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361 -- Petite Visite de Dani

Publié le par JaneDo

  Petite Visite de Dani 
361 (26 déc 08-ven)

Arf, les fêtes de Noël... enfin fini... Je me sens comme une énorme autruche, une baleine! Bouffer, bouffe et quant il y en a plus, y en a encore, ieeeerrk. Suis repue, crevée et pourtant, il faut que je prépare des affaires pour la retraite à la montagne.

On a plannifié de passer les fêtes de fin d'année au chalet. Je me réjouis vraiment, parce que j'adore être en vacances de neige. J'espère réussi à me ménager un peu de temps en solitaire, malgré ou grâce au nombre des invités. Ce sera au chalet de mon petit coeur... heum, celui de Pascal et sa famille. Ses parents seront présent les 2 premiers jours, ensuite on sera qu'entre nous. J'ai pris mes livres et mon ordi, les 2 premières choses que je prends partout. Les livres sans quoi je ne peux subsister et mon ordi qui est aussi une sorte de livre ;)) et mon loulou, Maxou. Il y aura 2 autres chiens, donc mon bébé aura des camarades pour jouer. Je rigole d'avance, ils vont nous faire un de ces bals.

Pour l'heure, je récupère encore de mon ernie discale. Vraiment ma veine!  Réussir à avoir une attaque d'ernie discale pendant les fêtes, y a qu'à moi que ça pouvait arriver ça! C'est sûrement le contre-coup de plusieurs petits chocs,  étant introvertie, ce sont des symptômes psychosomatiques, il paraît..

Layne et moi sommes dans un "no-man's-land". On est ensemble sans pour autant se comporter comme tel. Evidemment, c'est pas terrible. Mais je l'aime bien ce voyou. Il a été à mon chevet, essayant de faire ce qu'il pouvait avant que je ne l'expédie chez lui. Je suis une très mauvaise malade. Si par malheur quelqu'un ose m'approcher quant je suis mal, je me plains non-stop! Pire que le mur des lamentations; "Oh, j'ai mal" - "C'est inssuportable" - "J'ai faim" - C'est pas bon - Oh mon Dieu que j'ai mal..." et vas-y que je te casse la tête toute la sainte journée avec mes plaintes. Me connaissant mieux que personne, hihihi, je préfère rester seule, comme ça, je ne peux  me lamenter. Je trouve la force que je n'ai pas quant je peux le déverser sur quelqu'un d'autre, surtout en général mon partenaire.

Aujourd'hui ma best friend, Dani, est passée me faire un coucou. Elle a même été faire mes courses. Elle est vraiment trop chou. Je l'adore cette fille, c'est vraiment une perle et dire que j'ai la chance de la connaître et qu'elle soit ma meilleure amie. Qu'est-ce qu'elle me manque depuis qu'elle vit en Angleterre.

Je savais qu'elle rentrait pour les fêtes et j'avais reçu avant hier un message où elle me disait être en Suisse. Vu mon état, je lui ai répondu que je pourrais pas la voir vu mon dos bloqué douloureux. Elle savait de quoi je parlais étant donné que la dernière fois que j'ai eu une crise d'ernie discale, j'étais chez elle à Cambridge. On faisait du vélo, un faux mouvement, et j'ai passé le reste de mon séjour dans des souffrances incroyables droguée aux anti-douleurs de toutes sortes. Je les avalais comme des bonbons.

Ce qui me fait avoir une petite pensée pour Heath Ledger, qui en janvier 2008, est mort d'une overdose médicamenteuse.

Ciel, quant on souffre, on avale tout ce qui nous tombe sous la main. Et ça avait duré un mois. J'étais triste de ne pas pouvoir la voir, parce que j'allais être couchée comme une grosse larve. Et hier, elle m'a répondu qu'elle passerait quand même. Trop cool. Ca tombait pile poil, j'étais en train de préparer un message pour lui dire que, si ça ne la gênait pas que je sois larvée sur le canapé... Après tout, elle m'avait déjà vue comme ça, et que si elle trouvait le moyen de venir chez moi... Et hop, transmission de pensée! Cool.

On a passé la journée ensemble, ça me faisait trop plaisir de la voir.

En début de soirée, après avoir avalé quelques anti-douleurs, j'ai osé prendre la voiture pour la ramener. Sur le moment, tant que les médics faisaient leurs effets, je me sentais bien... Une demi-heure plus tard, à mon retour à la maison, les médics m'ont lâchés et j'ai souffert le martyr.  Mais tant pis, j'avais vu Dani. J'ai rampé jusqu'à mon lit, et je me suis lamentée toute seule.

Cette fois, c'était décidé, si je veux être sur pied rapidemment,  je ne bougerais plus...

*  *  *  *  *

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360 -- Joyeux Noël :(

Publié le par JaneDo

   Joyeux  Noël  :( 
360 - (25/déc/08 -mer)

La mémoire enregistre avec exactitude la dose de douleur qu'on ressentira en faisant tel ou tel mouvement... aïe, alors après quelques exercices de respirations près natal, j'ai finalement résolu de me laisser glisser hors du lit. Douleur pour douleur, un bon coup et ce serait fait. Je suis bien restée 10mn à voir les étoiles danser dans ma tête parce que j'avais les yeux fermés tellement la douleur était vivace.

Après avoir passé la journée d'hier à faire tout ce qu'il ne fallait pas, au matin, il m'a fallu approx 1h et pas mal de courage pour rouler hors de mon lit. Je me retrouvais face contre moquette à chercher le courage de me mettre à quatre pattes et avec l'aide de mes bras m'accrocher à un meuble ou deux pour me remettre en position humanoïde. Quelle calvaire. Je me suis promise que cette fois, la visite chez un oesthéopathe s'imposait au plus tôt.

Je ne supporterais plus de souffrir comme ça.

Je n'ai sorti Max qu'une seule fois de la journée, vers midi, juste faire un pipi. Je souffrais encore plus qu'hier, et même les médics n'arrivaient pas à soulager la douleur et je ne tenais pas longtemps debout. Et les escaliers?... c'était carrément le délire.

Pauvre chien... Il me regardait avec de gros yeux compatissants. A croquer. Avec la pile de neige sur le balcon, Maxou a résolu de faire ses pipis urgents sur le balcon. Sauvée. Mais pour les grosses commissions... je priais qu'il attende l'arrivée de son papa. Il venait me faire des câlins voyant que j'étais à l'article de la mort. Petit chou va.

Pascal bouleversé voulait absolument venir m'aider avec le chien, me faire les courses, à manger... mais non, non... Hors de question qu'il me voit dans cet état. Je lui ai dit que mon ex passerait chercher le chien, ce qui était vrai. Que ma voisine du rez s'occupait de moi. J'ai eu de la peine à le convaincre, alors je lui ai fais croire que Layne était déjà sur mon dos, que ce serait mieux qu'il n'intervienne pas. Ça a résolu le problème.

Aux appels de Thomas et Layne... je n'avais pas le coeur à répondre, d'ailleurs à aucun appel. Résultat; ils n'ont pas arrêtés de rappeler jusqu'à ce que je finisse par répondre. God... qu'on me fiche la paix quoi !

J'avais trouvé une position plus ou moins agréable sur le canapé devant la télé, et je priais pour ne plus avoir à bouger. Mathieu savait que la porte serait ouverte, il est venu prendre Maxou. Petit cœur ne voulait pas partir. Il est venu se coucher à côté de moi et quant Mathieu l'a appelé, il a posé sa tête sur mon ventre. Je l'aurai couvert de bisous ce petit nounours. Malgré la douleur, je lui ai quand même fait des bisous-câlins, je savais que je ne le verrai pas pendant quelques jours, et il allait me manquer.

Après son départ, Marie a envoyé son fils, Yves m'apporter à manger. Vraiment trop trop chou. Je n'avais pas trop faim alors j'ai tout laissé pour le soir. Elle avait ajouté de la glace et des gâteaux.

Je n'aimais pas les gâteaux... trop suisse-allemandes... rempli de noix, de raisins confits, de chocolat et tout... Berk. Mais comme elle s'était donnée autant de peine, même si elle n'était pas là pour voir, j'ai tout mangé. Un de mes défaut. Et la bouffe... trop bon. J'ai rarement mangé une dinde aussi bonne. Il y en avait pour 4 personnes, j'ai tout mangé quitte à en être malade. Je ne pouvais pas jeté quoi que ce soit parce que c'était de la pure gentillesse. Mais ciel, demain je ne veux pas voir de bouffe et je cherchais déjà le moyen de l'éviter.

J'avais de la peine à tenir les hommes de ma vie à distance. Sachant que je risquais de mordre, je préférais qu'on me fiche la paix, sinon ils découvriraient une autre moi vachement moins sexy et adorable !!!

En tous cas, la fête de Noël battait son plein sur mon canapé d'où je n'ai pas bougé... Joyeux Noël !

J'ai passé la soirée à répondre aux adorables messages de mes neveux trop déçu de ne pas me voir. Pascal voulait juste passer voir si j'allais bien, mais c'était exclu. J'ai aussi envoyé Layne sur les roses.. Je ne devais pas bouger, et je ne voulais de la présence de personne... à part Brian.

Brian a été le seul que j'ai laissé passer la porte. Il me connaissait mieux que personne, et lui ne me voyait pas autrement que telle que j'étais et je n'avais pas de secret pour lui. Brian m'a forcée à bouffer encore. Ouais, je peux pas appeler ça autrement que bouffer.

Après quelques heures avec sa famille, il avait pris la fuite avec l'excuse de Noël avec sa nana... mais ce n'était que pour se réfugier chez moi.

Brian avait apporté une télé qu'il a installé dans ma chambre, pour éviter que je n'ai besoin de quitter mon lit. Il a joué au docteur. Adorable. Il a aussi installé un de mes lecteurs DVD et on s'est larvé. Ca m'a fait un bien fou. Je n'ai plus bougé de là. Quel amour. J'ai même mangé au lit. Dans la soirée, j'avais l'impression que ça allait déjà mieux.

Encore de la dinde, encore du gâteau et encore de la bouffe... Suis dégoûtée, ça me sort par les oreilles... eeeeerk.

*  *  *  *  *

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359 -- Avant Goût des Fêtes

Publié le par JaneDo

  Avant Goût des Fêtes 
359 - (24/déc/08 -mer)

Génial, super... les fêtes commençaient bien !

En forme de gâteries, je m'enfilais des tonnes de ponstans ou de brufens. Moi qui déteste les médicaments, je n'avais pas le choix. Douleur oblige! Beurk, beurk, beurk. Je n'arrivais pas à me tenir droite, c'était l'enfer. Et m'extirper du canapé ou de mon lit.. c'était une autre paire de manche. Ce devait être le résultat de ma discussion avec mon beaufre hier soir. Vraiment pas de chance.

Chaque mouvement me tirait des larmes. Il a fallu que Maxou ait la chiasse aussi... franchement!

J'avais passé la soirée à devoir le sortir. La 1ère fois, comme une vieille de 100ans, courbée et lentement. Chaque pas me coûtait ma sanité. Folle de douleur, en rentrant j'ai avalé un anti-douleur et un anti-inflamation. Puis, pour plus de sûreté, encore une dose de chaque. Les promenades suivantes ont été moins pénible, mais je savais que je payerais le prix fort quelques heures plus tard.

La dernière fois que j'avais eu des douleurs pareilles et fait toutes les conneries habituelles; conduire, bouger, marcher, etc, ça avait duré plus d'un mois. Cette fois, sans trop me poser de questions, j'ai demandé à mon ex, Mathieu, le papy à Maxou de s'en occuper pendant quelques jours. Une bonne chose de faite. Mathieu passait chercher Max demain dans l'après-midi. Ensuite, j'ai averti ma petite famille de mon indisponibilité pour Noël. J'ai dû appeler mon frère à la rescousse pour aller me chercher un supplément de médics à la pharmacie. Ces plouks fermaient plus tôt et le livreur était déjà en congé!

Ma voisine du rez, quel amour, m'a préparé à manger; de la morue à la Portugaise. Faut dire qu'avec la tonne de médics que je m'étais enfilé, je ne pensais pas avoir faim, mais j'ai avalé l'énorme assiette que Marie m'avait préparée. Vraiment adorable.

Malgré les anti-douleurs, j'avais un mal de chien et pas mal de peine à marcher. Couché, c'était le pied géant. Se coucher c'était bien, mais il fallait pouvoir se relever après... et ça, c'était plus qu'un calvaire. La douleur était incroyable et m'empêchait d'avoir envie bouger. Il a fallu beaucoup d'amour pour mon chien pour essayer de le sortir malgré tout.

Layne croyait que je blaguais quant je lui ai dit que j'étais clouée au canapé et que je ne voulais voir personne. Il n'a pas pu s'empêcher de passer quand même et il m'a fallu presque 20mn pour arriver jusqu'à la porte. J'en avais les larmes aux yeux.

Profitant de la situation, aussi pour éviter une prise de tête inutile, je lui ai fait croire que j'étais déjà dans cet état dimanche. Il m'a cru... Il a sorti mon petit nounours. Intérieurement, je riais un peu parce que je voyais la culpabilité voiller son regard. Peste!

Il devait se dire que samedi soir pendant qu'il faisait des galipettes, je devais être au plus mal. Et le dimanche matin, pendant qu'il roucoulait encore, j'étais en train de me tordre de douleur. Et comme si ça ne suffisait pas, il a fallu qu'il me bombarde de messages débiles le restant de la journée et de la soirée... Dieu sait ce qu'il avait fait ces derniers jours et qui devait lui peser sur l'estomac... Suis vraiment une chipie! Hihihi...

Probablement poussé par un gros gros besoin de se racheter, Layne a voulu passer la soirée ici. Mais je me connais, suis la pire malade de la planète. Si j'ai quelqu'un dans les pattes, je l'utilise comme défouoloir et je n'arrête pas de me plaindre et rien de ce que la personne fera ne me conviendra.Raison pour laquelle je préfère qu'on me fiche la paix quant je vais mal. Suis comme ces oiseaux qui se cachent pour mourir, j'aime souffrir caché et en paix.

Layne avait sorti mon bébé, donc je n'aurais plus besoin de le ressortir alors je me suis couchée complètement stone de médics.

*  *  *  *  *

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358 -- Mise au Point avec Roger

Publié le par JaneDo

  Mise au point avec Roger 
358 - (23/déc/08 -mar)

Demain, c'était la veille de Noël. C'était le jour que ma famille avait choisi, depuis des années, pour fêter Noël. Le 25, en général, c'était dans nos belles-familles. Quelle chance de ne pas avoir à subir ça! Mais j'avais quelque chose d'important à régler avant; organiser une réunion avec mon beaufrère pour lui dire en face ce que je pensais de lui.

Comme toujours, c'était toujours au dernier moment que certains arrivent à se libérer...Pffff.

Donc, j'avais rendez-vous chez ma frangine, avec mon frère et mon beaufrère à 19h. Ils étaient là comme témoin de la discussion. Je déteste les "il a dit, elle a dit", c'est un petit jeu qui ne m'amuse pas. Cela évitait aussi que mon beaufre aille ensuite pleurer vers ma frangine en jouant la victime. 18h30, ma soeur m'envoie un message pour me demander de reporter à 20h30-21h. Grrrr.

Mais bien sûr...  je suis posée sur une étagère. Je n'avais rien d'autre à faire que de glander...

Ni mon beaufre, ni mon frère n'étaient pas encore arrivé. Ma soeur essayait de me tirer les vers du nez, mais tant que je n'avais pas dit à quelqu'un en face que c'est un enfoiré, je n'aime pas le faire dans son dos. 22h45, enfin mon frangin s'est pointé. Non mais!!! Mon beaufre, qui habite à 2 pas, est arrivé une demi heure plus tard.

Avec les problèmes que j'avais eu avec mon appartement, mon beaufrère l'avait racheté en juillet dernier. Roger a commencé par essayer de me passer la pommade. Ensuite, il a essayé en me berner en me disant que le loyer était moins élevé que ce qu'il m'avait dit au début. J'ai dû  lui couper la parole pour lui dire qu'il m'avait volé et pas une petite somme, 100'000 francs suisses c'était pas rien. Sans doute, avait -il imaginé qu'en rachetant mon appartement, ça ferait l'affaire et que cela m'empêcherait de me plaindre? C'était mal me connaître! En attendant, je ne lui devait pas grand chose comme loyer et plus de la moitié de l'appartement m'appartenait toujours. Du prix d'achat, j'ai déduis ce qu'il m'a volé, et le crédit supplémentaire qu'il s'était fait sur mon appart  et mon dos au taux hypothécaire. La 2ème solution, c'était la plainte pénale.

Ca l'a énervé. Bien sûr, comme tout voleur quant ce sont des proches, il pensait que je n'allais rien dire parce que c'était le mari de ma soeur... Ben voyons! Il pensait aussi que j'allais être si reconnaissante, que j'allais avaler plus facilement la pilule sur le fric qu'il m'avait volé et gentiment payer les intérêts sur son crédit? Pfff... Il y en a qui rêve en plein jour!!! Je lui ai donné le tableau de mes calculs avant qu'il ne prenne la fuite, laissant à ma frangine le soin d'essayer de le défendre. Mais il n'y avait plus grand chose à dire.

Sa cupidité me dégoûte, au moins il sait ce que je pense.

D'avoir enfin pu libérer toute la rage et la colère que j'avais emmagasiner jusque là m'a libérée. Même si j'avais trop mal à la tête, je savais que j'allais enfin retrouver le sommeil. Je n'avais plus à trimbaler un sac de colère. C'était lourd. Comme je suis plutôt une introvertie, d'habitude j'avais tendance à des réactions extérieures; comme des plaques rouges sur tout le corps, une grippe en plein été... Donc, quant mon mal de tête à commencé à s'estomper, j'ai cru que c'était bon. Mais non... je me suis retrouvée paralysée par une douleur insoutenable dans le dos. Coucou... petite visite d'une ernie discale!

Fabuleux... juste pendant les fêtes... manquait plus que ça.

*  *  *  *  *

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357 -- Pascal va partir

Publié le par JaneDo

  Pascal va partir 
357 - (22/déc/08 -lun)

Pascal ne montrait aucun signe de malaise, ou il le cachait drôlement bien. Quant je lui ai posé la question, il m'a assurée que je n'avais pas besoin de me faire inutilement du soucis, que ça ne posait aucun problème qu'il passe la nuit dehors. J'aurai dû me douter de quelque chose. J'aurai dû faire attention... l'expression de son visage et au ton de sa voix... J'avais enregistré au passage et ça m'a perturbé une milli-seconde, mais j'avais la tête un peu trop dans les nuages, je nageais trop dans le bonheur. Chaque minute passé ensemble était bien trop précieuse pour que je passe du temps à me casser la tête et me torturer l'esprit... J'avais envie de rester toujours blottie dans ses bras jusqu'à la fin des temps.

Pascal avait parcouru chaque contour, chaque ridule, chaque trait de mon visage amoureusement et avec tendresse. A mon tour, j'ai parcouru les siens, le contour de ses lèvres, de ses sourires. J'avais envie d'imprimer chacun de ses traits dans ma mémoire. Il avait l'art de me faire rire et me taquinait beaucoup.

A plusieurs reprises, j'ai surpris son regard, j'ai eu l'impression qu'il voulait me parler de quelque chose. J'ai essayé de le questionner mais il éludait mes questions.

Pascal se sentait coincé et étouffer et il rêvait de changements. Il avait décidé de faire un pause dans son travail, et de quitter le coin pour un temps. Il espérait que ça pousserait peut-être Jess à retourner au Etat-Unis. C'était ce qui avait été prévu avant le mariage, mais elle ne semblait plus vouloir quitter la Suisse. C'était bizarre, il ne m'avait jamais autant parlé de Jess... J'aimais pas trop ça.

On a passé le plus clair de notre temps collé comme des limaces gluantes. Même quant on s'était décidé à manger, je me suis encastrée sur ses genoux, et on a un peu parlé. Pascal était toujours un peu surpris que je n'avais jamais tenté de lui poser un ultimatum avant ou même après son mariage.

Il a essayé de me convaincre de l'appeler quant je voulais, il se débrouillerait toujours pour courir à mes appels. Il n'osait pas toujours proposer, lui, qu'on se voit, vu la situation. La plupart du temps, il attendait sur moi, et quant je tardais trop, il finissait par craquer. Lui, pensait à moi tout le temps et avait tout le temps envi qu'on se voit.

J'ai prétendu que moi aussi. Dommage de devoir lui mentir pour ça, mais c'était un tout petit mensonge. Je ne voulais pas gâcher l'atmosphère du moment en lui rappelant mon énorme besoin d'être seule de temps à autre... à-> souvent, sinon je finirais par mordre! Son projet de faire une pause avec son travail ici, voulait dire déplacement, qu'il allait partir, probablement loin... trop loin de moi... Alors ça m'inquiètait. Comment allait-on faire pour se voir? L'idée qu'il ne serait plus dans les parages me donnait une boule à l'estomac. J'étais inquiète. Je sentais que je n'aurai plus tellement envie de sortir, qu'il allait me manquer... Je n'avais pas envie qu'il parte où que ce soit. Evidemment, je n'allais pas le lui dire, ni essayer de le décourager, ce n'était pas mon rôle.

Le  lendemain matin, Pascal m'a déposée chez moi avant d'aller se changer pour aller au boulot.

Notre discussion m'a poursuivie toute la journée, de même que le sentiment qu'il aurait voulu me parler de quelque chose. Layne m'avait laissé quelques messages. Apparement, il m'avait cherchée. D'après l'heure, seulement dans l'après-midi. Hum, je savais pourquoi!!! En début de soirée, toujours sans nouvelles, il était repassé chez moi. Niet. Puis le ton de ses messages ont commencés à changer. J'y sentais sa fureur. Après en avoir parcouru quelques uns, j'ai effacé le reste sans les lire. Je savais déjà qu'il était énervé, je n'avais pas besoin de lire ses autres messages pour m'en convaincre. J'ai commencé à préparer mon excuse pour n'avoir pas rappeler et j'ai plannifié ma journée.

Je devais aller encore courir les magasins pour acheter les derniers cadeaux. Terminer pour mon boulot, un des projet en cours assez rapidemment et les présenter cet après-midi. Mais en attendant, j'ai été me coucher. J'étais crevée.

*  *  *  *  *

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356 -- Pris.. Mickael & Antony.. Bravo!

Publié le par JaneDo

  Pris.. Mickael et Antony.. Bravo! 
356 - (21/déc/08 -dim)

Réveil un peu dans le coton parce que je n'avais réussi à fermer l'oeil avant le matin, torturée par mes réflexions plus ou moins logique. Je n'arrivais pas à me comprendre et ça, c'était embêtant.

Avec Layne, je faisais tout pour me faire larguer, et quant on y arrivait, je faisais marche arrière... Qu'est-ce que je veux à la fin? A quoi je joue? Pourquoi vouloir rester avec un homme à femmes pareils? Est-ce que, sans m'en apercevoir, j'étais finalement tombée sous son charme? Est-ce que j'étais amoureuse de lui? Si c'était le cas, ma pauvre, je me plains crrrrre! Je n'avais pas fini de la piler avec lui. Waouh, j'espère que je n'étais pas amoureuse!

J'avais toujours eu des goûts très précis en amour et des priorités auxquels je ne dérogeais jamais. Les coups de foudres n'ont jamais été mon truc non plus. Mais alors? Pourquoi reculer quant j'avais tout fait pour arriver au résultat recherché? Layne batifolait à droite et à gauche, c'était le moment idéal... Je l'avais pris la main dans le sac et je n'avais plus qu'à tirer un trait en lui laissant porter le chapeau! Alors pourquoi avoir fermé les yeux? C'était pas bon.

Ou est-ce que quelque part, caché bien profondément, j'avais peur de me retrouver toute seule à passer mon temps à attendre le bon vouloir de Pascal?

Clairement, mon choix pour Layne avait été basé sur son incompétence à rester fidèle. Cela facilitait la rupture à tout moment et je n'avais pas besoin d'être fidèle non plus. Mais alors, comment est-ce qu'on était arrivé à cette situation étriquée dans laquelle je ne pouvais pas être aussi libre que je l'avais espéré? Comment est-ce que je me suis retrouvée là? Peut-être que j'avais sous-estimé son pouvoir de séduction, je n'avais pas pensé que je m'attacherais à lui, ni qu'il arriverait à prendre de la place dans ma vie.

Layne jouait dans un tout autre registre que Pascal. Pascal était douceur, câlins, tendresses, le meilleur partenaire batifole de la planète, il était aussi; compréhension, calme, pondéré, réfléchi, tranquille... arfff, des tonnes de qualité que j'aimais. Tout à fait le genre avec qui j'aimerai finir ma vie.

Layne, c'était autre chose, si on était attiré par les drames, les prises de têtes, l'envie de passer le reste de sa vie avec des soupçons et des batailles, passer son temps à s'arracher les cheveux, ouais alors, fallait pas hésité, c'était le candidat idéal!!!

Alors pourquoi est-ce que j'avais peur de le perdre? Ahhhhhhh assééééé, ma tête va exploser!

Non, non et non, je ne veux pas le trouver chou, je ne veux pas m'attacher à lui, je ne veux pas être amoureuse de lui, même un tantinet. C'était très bien qu'il boutique ailleurs, j'y comptais bien. C'était très bien comme ça. Donc, je n'avais pas à me sentir coupable vis-à-vis de lui. Tout allait bien.

J'ai coupé mon natel, décidée à passer une journée tranquille, un dimanche comme je les aime. Ok, quelque part, là-bas derrière dans ma tête... Pascal passait sa journée avec Jess... Layne avec Miss Tennis... Mouais, pas fameux, mais ça allait.

J'ai été faire une longue balade dans la neige avec mon petit nounours. En rentrant, je me suis plongée dans un bon petit bain tout bleu. J'avais prévu de passer la soirée avec mes potes. On avait prévu une partie de cartes chez Eric. Ensuite, j'avais prévu d'aller chez Brian qui m'avait invité à manger, mais j'avais dû refuser parce que j'avais déjà la soirée avec mes potes. Mais tout allait tomber à l'eau.

Pascal est passé en milieu d'après-midi me kidnapper pour le reste de la journée et la soirée.

Je venais à peine de quitter la douceur de mon bain, les cheveux encore mouillés, en bataille quant ça a sonné à ma porte, je m'attendais à tout sauf à lui. Pascal était debout là devant ma porte. Moi qui l'imaginais dans les bras de Jess. Il était toujours à couper le souffle, mon coeur chavirait toujours, et me voilà toute tremblante. Vraiment l'enfer. Si j'avais eu à choisir, j'aurai voulu immobiliser le temps pour me faire une tête, je ne me sentais pas au mieux, mais je lui ai ouvert tout de suite. Arhhh son sourire... j'suis vraiment folle de lui... Je me demande s'il s'en rendait compte? J'espère que non, mon orgueil en prendrait un coup.

Il savait bien que j'aimais qu'on me fiche la paix le dimanche, mais il n'avait pas résisté à l'envie de venir m'extirper de ma tanière. J'ai adoré sa manière de me tirer dans ses bras et de m'embrasser dès que je lui ai ouvert comme s'il n'attendait que ça. Je n'arrivais pas à contrôler les tremblements qui secouaient mon pauvre corps. S'il s'en était aperçu, il n'en disait rien. On ne pouvait pas rester chez moi, Layne aurait pu débarquer n'importe quand.

J'avais l'impression qu'il savait que Layne n'était pas là. La voiture peut-être? Ou devinait-il ou savait-il? Difficile de m'habiller avec lui sur les talons à me faire des bisous, mais j'adorais ça. Le temps d'attraper mon ordi, mon natel, mon bonnet, mes gants, etc, on a filé. On a été se faire une balade en amoureux au bord du lac, désert vu le temps, c'était génial. J'ai même réussi à oublier qu'on était pas vraiment un couple et pas vraiment ensemble. On arrivait pas à faire 2 pas sans qu'on se fonde l'un sur l'autre pour se bisouter. Je crois que j'avais dû lui manquer beaucoup beaucoup.

Maxou faisait des siennes et saluaient tous les chiens de passages. C'est vraiment un chien top. Il est puissant et fort malgré ses 15ans, et d'une gentillesse totale. Je pense que le fait qu'il soit fort, lui confère une suprématie qui fait qu'il n'a aucun besoin de prouver sa force et en fait un beau gros nounours.

Si d'aventure un chien s'avisait de l'attaquer, je le plains, Maxou ne lui laisserait aucune chance. Un de ces chiens sur la liste des chiens dangereux l'avait agressé il y a pas si longtemps, Maxou lui a refait une chirurgie. J'avais eu peur pour mon bébé, mais il y avait pas de quoi. Sorry pour le copain, son chien a eu besoin de points de soutures, Max n'avait rien.

Depuis, chaque fois que le copain se pointe avec son chien, Max et lui sont toujours à 2 doigts de se sauter dessus. L'autre chien veut toujours prendre sa revanche. Ouais, c'est un bon gros nounours absolument adorable avec les enfants, mais il est puissant et vif. J'avais pensé qu'avec l'âge... mais même pas!

Donc, quant je suis avec lui, je le laisse vadrouiller sans aucune appréhension, sachant qu'il saurait se défendre mais aussi qu'il est un amour et n'est pas un chien agressif, sauf si on avait l'air de s'attaquer à moi. Bon... ok, je l'adore mon nounours.

On ne s'occupait donc pas du chien et on s'embrassait. J'adorais ses cheveux courts, mais maintenant qu'ils étaient plus long et lui tombaient sur le front, j'adorais aussi. Ça lui allait si bien.

Ses yeux verts me troublaient toujours autant et j'avais toujours de la peine à croire qu'on sortait ensemble, même si c'était en secret, et que j'étais dans ses bras. Puis le charme a été rompu par un raclement de gorge... Mickael ! Mickael, sa copine et Antony! Génial... Il n'y avait nul part où je pouvais me planquer, alors j'ai éviter de les regarder. J'avais voulu m'éloigner de lui en me mettant à part, un peu en arrière, mais Pascal a gardé son bras là où il était... rassurant. Mais c'était effrayant de se faire surprendre par ses amis. Mes oreilles ont virés au rouge sang.

Après cet épisode à couper l'appétit, on a été se réfugier dans l'appartement à l'hôtel. Le chien n'avait plus besoin d'être sorti, on a viré nos natels et très vite oublié l'épisode de Mickael.

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355 -- Elle m'énerve, Il m'énerve

Publié le par JaneDo

  Elle m'énerve, Il m'énerve
355 - (20/déc/08 -sam)

On était rentré depuis 2 ou 3 heures et le natel à Layne n'arrêtait pas de vibrer. On s'apprêtait enfin à dormir quant ça a sonné à sa porte. D'abord une fois, puis 2 coups longs et rapprochés et encore avec plus d'insistance. Layne a fini par s'extirper du lit pour enfiler un jean et aller voir ce que c'était. J'étais crevée et je voulais en profiter pour vite m'endormir avant qu'il ne revienne se coucher. Je me suis larvée de mon côté avant de me demander aussi qui ça pouvait être à cette heure-ci? Des problèmes dans sa famille? Un copain qui avait besoin d'aide? J'ai enfilé une des chemise à Layne pour aller voir. Pas possible... c'était Alexia!!!

Caroline et toute sa clique commençait vraiment à me porter sur le système.

Elle a sursauté en me voyant. A sa place j'aurai aussi sauté au plafond. Layne a fait la grimace en se grattant la tête. La visite nocturne d'Alexia tombait plutôt mal. On commençait seulement à recoller les morceaux et il a fallu qu'elle débarque celle-là! Non mais! Layne était un peu embarrassé, et je le comprenais. Il avait peut-être peur que je fasse une scène, pas question, ce serait donner trop d'importance à Alexia. J'ai fait signe à Layne que je retournais me coucher.

Layne était à torse nu, avec le froid, ils étaient resté à l'intérieur. Après mon apparition éclair, Layne a enfilé un de ses veste et ils sont sortis sur le porche. Ils discutaient à voix basse devant la porte d'entrée. J'ai été m'asseoir sur le coin du fauteuil à l'entrée d'où je pouvais les voir et j'ai entrouvert  doucement la fenêtre.

Layne se passait nerveusement la main dans les cheveux;

  • Bravo, manquait plus que ça.  J'y crois pas. Rentre chez toi. Tu n'as pas à venir sonner ici. Je ne veux pas que tu vienne chez moi comme ça sans avertir. A quoi tu joues?
  • J'ai essayé, tu ne répondais pas à ton natel. Je pensais pas qu'elle...
  • Jane. Elle s'appelle Jane. C'est ma copine. Je n'ai pas répondu parce que de "1", je n'en avais pas envi, de "2", on était occupé. J'avais autre chose à faire que de répondre à mon natel. A quoi tu t'attendais?
  • Je pensais que c'était terminé entre vous. Je ne croyais pas... Je n'aurais jamais pensé la trouver ici, je pensais que ça te ferait plaisir!

Layne secouait la tête. Il était drôlement énervé.

  • Écoute, ça aurait été mignon et tout si j'avais été célibataire, mais je ne suis pas célibataire, tu pige?
  • Je voulais te faire une surprise.
  • Je déteste les surprises!

Alexia le fixait, elle semblait avoir épuisé ses prétextes. Je me demandais pourquoi il ne la renvoyait pas tout simplement et rentrait?

  • J'ai pensé que tu étais peut-être avec celle de l'autre jour... mais Jane? Je n'y avais pas pensé.
  • Alexia, écoute... Y a rien entre nous ok. On s'amusait un peu c'est tout. Je tiens à ma copine même si ça en a pas l'air, et je n'ai pas l'intention de la planter pour une histoire de fesses, ok? Alors, fais moi plaisir, rentre chez toi. Et Alexia ne recommence plus, s'il-te-plait, je n'aimerais pas devoir devenir désagréable d'accord.
  • Je suis venue en taxi.
  • Rhhho... Et?
  • Tu pourrais me ramener.

Il a poussé un long soupir et lui a jeté un regard qui semblait dire "c'est une blague?".

  • Non. Comme tu peux très bien l'imaginer, je ne peux pas.

Ça me faisait un peu mal au coeur pour elle, mais j'en avais assez de leur "palabre". Ce qui m'embêtait, c'était ce stupide sentiment de me sentir concernée pour elle. Je n'avais pas à me sentir concernée. Elle avait qu'à se débrouiller, Layne n'avait pas intérêt à la raccompagner, ni à lui payer son taxi. Mais en même temps... Je ne pouvais pas m'empêcher de me mettre à sa place; en m'imaginant comment je me sentirais, si le mec qui m'attire me plante dehors dans le froid, en me fermant la porte au nez, après avoir fait tous ces kilomètres pour lui faire un surprise... Je me sentirais trop mal. Et ça m'embêtait de penser ça, de penser à elle, d'avoir mal au coeur pour elle. Je ne voulais pas qu'il la raccompagne et tout, mais je ne pouvais pas lui en vouloir de le faire. Crap. Quelle poisse.

J'ai été me recoucher, je ne voulais pas penser à tout ça, je ne voulais pas savoir, je voulais dormir. Ne pas savoir. Je lui poserais la question demain. Mais voilà, j'étais trop énervée pour dormir. Je me demandais ce qu'il allait faire. 10mn plus tard, il est  revenu s'enfiler dans le lit en me prenant dans ses bras. Il était frigorifié et moi, je faisais semblant de dormir. Il a laissé la porte ouverte, comme on le faisait d'habitude, pour que Maxou puisse circuler à sa guise et surtout se rassurer en vérifiant que j'étais bien là. Bien au chaud dans ses bras, je me suis effectivement endormie presqu'aussitôt, même si je pensais être trop énervée pour ça.

Juste avant de m'endormir, je me souviens avoir pensé que j'aurai dû prendre mes cliques et mes claques et partir quant ils étaient en train de discuter dehors...


J'ai passé ma journée de samedi à courir dans tous les sens; les cadeaux à acheter, les gâteaux et bûches de Noël à programmer, les préparatifs à faire et tout, ça commencait à devenir un peu le stress.  Je déteste faire les magasins le samedis; la foule, les bousculades, le manque de places de parcs... l'enfer. Même si on se parlait au téléphone presque tous les jours avec Pascal, je n'avais pas beaucoup de temps pour le voir.

Layne avait voulu m'accompagner faire les magaz, mais j'aime faire les magasins toute seule. Encore une petite chose qu'il avait de la peine à comprendre chez moi! Je n'avais pas envie de sa compagnie non plus, parce qu'on finirait sûrement par revenir sur nos petits problèmes domestiques, et je n'en avais pas envie. Pourtant, il le faudrait bien. Je ne voulais pas être celle qui ramenait, encore et encore, le sujet sur la table, ça faisait un peu "emmerdeuse de première". Pourtant, tant qu'on avait pas fait le tour du problème; ce qu'on ressentait, pensait, etc... on pouvait difficilement enterrer la hache de guerre. J'aurai dû prendre mes cliques et mes claques et me tirer pendant qu'Alexia et lui discutaient. Pourquoi je ne l'avais pas fait? Pfffff. Après ça, Layne avait sûrement l'impression que les choses étaient réglées, mais c'était loin d'être le cas.

Il me cassait les pieds à m'appeler sans arrêt et ça me gavait. Ca partait peut-être d'une bonne intention ou au contraire, il essayait de me contrôler. Il se mettait en pétard si je ne lui répondais pas et me demandait où j'étais et avec qui... Fallait que je règle ça dès que j'aurai un peu de temps!

Thomas avait suggéré de passer la soirée chez eux, je n'en avais pas très envie parce que je préfèrais ne pas croiser Layne ce soir. Quant il a compris qu'on ne se voyait pas ce soir, vitesse turbo il était chez moi et on s'est pris la tête. Ce que je ne pouvais pas lui dire était que je ne pensais pas pouvoir supporter de le voir papillonner avec une nana ce soir. J'étais sensée lui faire la tête depuis l'autre soir quant je l'ai surpris avec Alexia et tout avait l'air d'être passé inaperçu. Je ne pouvais pas laisser les choses se passer comme ça. Il n'apprendrait rien et on risquait encore d'avoir le même problème, mais la prochaine fois, il ne prendrait pas ma colère ou mes ressentiments au sérieux. Zut. C'était de ma faute, j'avais été faible.

Donc ce soir, quitte à me faire chier, je n'irais pas chez Thomas. Point final. Fallait que je face un pas en arrière.

J'ai donc passé la soirée avec mes potes. Layne avait été vraiment contrarié et était parti furieux. Après avoir passé une super soirée avec mes copains, je n'ai pas voulu prolonger la soirée en boîte. C'était trop risqué, je risquais de croiser Layne, et vu son humeur, ça n'allait pas être joli. En rentrant, je décidais de faire un tour par chez lui. Évidemment, il n'y était pas. J'ai essayé de l'appeler sur son natel, mais il ne répondais pas, alors je suis rentrée. Il devait toujours être plutôt en colère après moi. Pascal m'avait laissé des petits mots et avait envi qu'on se voit. J'en avais envie mais ce n'était peut-être pas une géniale idée. Si près des fêtes, valait mieux éviter les histoires.

Entre temps, Layne avait essayé de me joindre, mais j'avais mis mon natel sur silence. En rentrant, j'ai essayé de le rappeler, mais pas de réponses, alors je suis repassée chez lui... Toujours pas là.

J'en partais quant il m'a rappelé. J'ai parqué la voiture pour lui parler, je ne voulais pas qu'il sache que j'étais en voiture. Il ne devait plus être en boîte, il n'y avait pas de musique. Je lui ai posé la question, il m'a dit qu'il venait de rentrer! Ha bon... j'en viens, il se fiche de ma tête ou quoi! Il était paraît-il crevé, mais il voulait savoir si je voulais qu'il passe? Euh non... Je l'appelais parce qu'on s'était quitté un peu en brouille, c'était tout. On s'est souhaité bonne nuit, et on a raccroché. Hum... je savais bien qu'il n'était pas chez lui...

Je n'avais toujours pas bougé  après notre coup de fils en plein réflexion. Layne m'a rappelé encore pour me souhaiter plus gentiment "Bonne Nuit". Là, c'était clair, il avait quelque chose à se reprocher.

J'avais pensé réussir à m'endormir facilement, j'étais crevée, mais rien à faire. Alors j'ai été faire mon tour d'inspection.

Je suis vite repassée chez lui confirmer mes soupçons. Il n'y étais pas. J'avais raison. Quant il m'appelait à plusieurs reprises comme ça, c'était pour me tranquilliser et être sûr que je ne l'attendais pas, aussi parce qu'il y avait anguilles sous roche. Il devait être avec Alexia, chez Alexia. Chez elle, j'ai fait les parkings dans tous les sens, pas de traces de sa voiture! Alors ils étaient encore dehors? Sur le chemin? Je ne savais pas.

Il n'y avait pas de lumière chez elle non plus. Connaissant son numéro privé, j'ai fait sonner son téléphone et, oh surprise, elle a allumé pour répondre, donc elle était chez elle. Hum... il avait planqué sa voiture ou quoi? J'ai raccroché quant elle a répondu.

Je me demandais si je ne devrais pas aller sonner chez elle et demander à Layne de sortir?!? Puis le 6ème sens a fait TILT... Et s'il était chez Miss Tennis? Le coeur battant à la folie, j'ai pris le chemin de chez elle, espérant contre toute attente que Layne n'y serait pas... Il était bien chez Miss Tennis! Mes intuitions ne me trompaient pas. C'était inutile que je reste plantée là à me geler, alors je suis rentrée. Je pensais pouvoir dormir sans problème, mais niet. J'étais torturée en l'imaginant. J'essayais de me convaincre de ne pas réagir comme ça. Bahhh... je ne valais pas mieux. Grrr. Mais rien à faire, je tournais dans mon lit comme une crêpe en pensant que ses bras fort et rassurant tenait une autre amoureusement au chaud.

Arf... à quoi je m'attendais!

Je savais comment il était avant de sortir avec lui! Poisse, je n'arrivais pas à chasser les images de ma tête. Je l'imaginais lui faisant l'amour, sa manière possessive et sans concessions, ses cheveux qui lui tombent devant les yeux, ses silences, ses sourires amusés, son regard brûlant... Carrément chiant. Pouerk.

* * * * *

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354 -- Assise sur des braises

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  Assise sur des braises
354 - (19/déc/08 -ven)

La semaine prochaine, c'était Noël. Au lieu de me réjouir comme les années précédentes, j'étais tendue. Je n'avais vraiment pas envie de le fêter en famille. Arf. J'avais envie de profiter de ces fêtes pour avoir un peu de temps à moi, d'avoir un peu de solitude. J'en avais jamais assez. Suis raide, crevée, vanée, j'ai besoin de repos, de calme.

De plus juste après les fêtes, on était sensé tous se retrouver à la montagne, cette fois dans le chalet de la famille à Pascal. Ses parents seront là à notre arrivée et quitteront le chalet le lendemain ou le jour après, je ne me rappelais plus. C'était peut-être ça qui me tendait.

J'étais tendue ce soir aussi. Toujours aucune nouvelles de Layne. C'était pas comme si je lui en avais donné non plus. Ce serait pire si je lui avais fait signe et qu'il ne m'avait pas répondu. Je me demandais s'il allait avoir la délicatesse de me dire bonjour si on se croisait? Bof, s'il ne le faisait pas, ça empirerait juste les choses. Mais alors... Est-ce que ça voudrait dire que c'était fini?

Avant de retrouver Thomas et Pascal au Tiger, j'ai été rejoindre mes potes pour prendre le café. J'aurai dû aller manger avec eux, mais manger avant de sortir me coupe les jambes et me donnait envie de dormir. Et être prête pour sortir avant minuit, c'est pas vraiment dans mes cordes. Je traîne toujours chez moi et quant je me sens d'attaque pour sortir, c'est toujours passé minuit. Là, j'ai fait un effort pour prendre un café avant de retrouver les autres. J'étais finalement tiraillée entre les 2 équipes, je commencais à ressentir un certain malaise avec mes potes. M'en voulaient-ils? Peut-être! Va falloir que je trouve une solution.

Pascal, Thomas, Jess, Barbie, Paul et les autres étaient déjà là. Ayant décidé de passer plus de temps avec mes potes qu'avec eux ce soir, je suis donc passée les saluer. Caroline et Alexia sont venu se joindre au groupe de Thomas peu après.

Layne est arrivé presqu'à la fermeture du bar. Il était tout sourire, jusqu'à ce qu'il passe vers moi. Là, son sourire disparaissait pour faire place à un visage froid et distant, place à Monsieur Sérieux, me demandant si j'allais bien pour la forme, mais en fait il s'en fichait. pas mal. Il est retourné aussitôt rejoindre son groupe d'amis.

Mouais... il était fâché!

On s'est tous retrouvé en boîte et les 2 groupes se sont  heureusement aglutinés à la même table près du bar. Pratique. Ce qui était sûr, c'était que Layne m'ignorait. Ils discutaient et riaient avec tout le monde, sauf moi. Quant nos regards se croisaient, une lueur de colère brillait dans le sien. Ou était-ce de l'indifférence? Ca m'atteingnait plus que je n'aurais voulu le reconnaître. Je ne savais pas quoi faire pour améliorer les choses ou pour rattraper la situation. Pascal m'observait. Je devinais à son expression, qu'il se posait des questions, pourtant je faisais bonne figure.

Les regards d'Alexia m'énervaient carrément. Jess est venue me poser des questions à propos de ce qui se passait avec Layne. Elle était curieuse de savoir si on sortait toujours ensemble ou si on avait rompu. Tout semblait porter à croire qu'on s'était quitté à cause d'Alexia. Embarrassée, je lui ai dis qu'on s'était juste disputé. Je me suis promise de lui faire avaler ses sourires à cette Alexia, un de ces quatre!

Layne avait l'air de passer une bonne soirée... sans moi. Presque devant mes yeux, je le voyais s'amuser et danser avec Alexia. Ca me rendait malade, mais je n'avais pas envie de me couvrir de ridicule en essayant d'intervenir. Pascal a voulu m'emmener danser quant les slows ont commencés. J'aurai bien voulu, mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser à Jess. Avec ce que je ressentais de voir Layne me traiter comme un chien, je ne pouvais pas faire ça, alors j'ai refusé. Il m'a alors proposé de partir, mais là aussi... Jess... Il m'a prise la main de force et m'a traînée sur la piste.

Je ne sais pas si Thomas s'était rendu compte de la situation, mais il est venu prendre la relève. J'étais soulagée, danser avec Pascal m'avait vraiment mise mal à l'aise. Me retrouver dans ses bras me faisait toujours perdre toute notion et perdre la tête. J'avais tendance à tout oublier...

Layne m'a fusillé du regard. Heureusement, que ce n'était pas de vrais balles, je serais trouée et en train d'agoniser.

Miss Tennis est arrivée en millieu de soirée à la boîte. Comme si elle avait rendez-vous avec Layne, elle a été directement vers lui. Ils ont été prendre un verre à l'autre bar. On ne les voyait pas bien de la table et je n'osais pas aller vers lui, étant donné qu'il m'avait ignoré toute la soirée.

Toutefois, Alexia a osé se pointer vers lui. Je n'aurais pas voulu être à sa place. Je les ai vu, tous les 2 s'éloigner du bar, pour discuter. Miss tennis les observait un peu surprise, mais dédaigneuse vis-à-vis d'Alexia. Quant Layne a voulu retourner la rejoindre, Alexia a essayé de le retenir par la manche. Il lui a pris les mains, je ne sais pas ce qu'il lui disait, mais ça avait l'air gentil parce qu'il souriait. Mais il est quand même allé rejoindre Miss Tennis. Tout en faisant la tête, Alexia est repartie rejoindre ses copines, mais ne quittait pas Layne des yeux.

Poussée par je ne sais quelle idiote folie, j'ai senti mes jambes se mettre en mouvement, et je me suis retrouvée auprès de Layne. Quelle honte. Je n'avais pas pensé à ce que je faisais et je n'avais pas prévu non plus quoi dire. Il a haussé les sourcils, surpris. Sous son regard, je me suis sentie me réduire à la taille d'une punaise, ucomme un moustique. Si j'avais pris le temps de réfléchir à ce qui pourrait se passer, je n'aurai jamais osé aller vers lui. En plus devant tout le monde, tous ceux que je connaissais... Je n'ai rien trouvé d'autre à dire que; "On peut rentrer maintenant?"

J'avais le coeur qui faisait des claquettes dans ma bouche, et les secondes qui ont suivis ont été les plus longues qui existent. Je l'ai vu hésité, puis il s'est tourné vers Miss Tennis, sans même m'adresser un mot. Je me suis sentie malade. Voilà, j'étais morte. Impossible de creuser un trou et m'enterrer dedans, j'allais devoir faire demi-tour et retourner comme une cloche à la table. Humiliée à jamais. Impossible de lui pardonner ça. Mais... il nous a présenté. J'étais tellement tremblante à l'intérieur que j'avais l'impression d'avoir les oreilles bouchées. Il n'y avait que mes yeux qui fonctionnaient et qui ont compris à l'expression de surprise sur le visage de Miss Tennis (Daniella) et des quelques mots captés au passage "Ma copine, Jane". En se retournant vers elle, il lui a marmoné quelque chose comme quoi, je devais être fatiguée et qu'on rentrait. Puis il m'a prise par les épaules et on est parti.

Je n'ai pas pu dire au revoir à qui que ce soit. J'étais bien trop sous le choc pour faire autre chose que de le suivre sans discuter. Pourtant, à son profil, je voyais bien qu'il était encore en colère. Mais je me suis surprise à éprouver beaucoup de tendresses pour ce type avec un si sale caractère. Je crois même que ce devait être de l'amour. Je me disais qu'il avait quand même une sacré paire de couilles. Il était drôlement Grand! J'étais carrément épatée par lui. C'était donc ça le charme qu'on trouvait à ce genre de mecs!

Seulement dans la voiture, en revenant un peu sur terre, que j'ai commencé à me taper la tête contre les murs en me disant que je venais de lui donner un bien mauvais exemple. Désormais, pour me faire réagir, il allait sans doute jouer à me rendre jalouse... Mauvais ça. Je n'aurais jamais dû faire ce que j'avais fait. Je le regrettais amèrement. Très très mauvais.

Sa main a cherché la mienne... et comment ne pas lui la donner?

Layne a voulu me déposé et repartir. Je lui ai demandé s'il retournait rejoindre les autres en boîte et il a haussé les sourcils; "Après avoir dit que je rentrais? Sûrement pas". Je n'osais pas lui demander de monter, je me sentais un peu ridicule et peut-être que j'avais peur qu'il m'envoie ballader. Mais il avait été tellement chou que je voulais qu'il sache à quel point je l'adorais d'avoir agi comme il l'avait fait, que je ne pouvais pas le laisser juste partir comme ça. Ce serait trop nul, mais je ne trouvais pas les mots.

  • -Tu veux que je monte?
  • -Si tu veux...

Je me serais tapée si j'aurai pu... non mais "si tu veux" ? Pffff, quelle idiote! Il m'a jeté un coup d'oeil en secouant la tête. Voilà, il ne voulait pas. Je n'arrivais toujours pas à m'exprimer correctement, et nous voilà face à l'incompréhension grâce à ma bêtise. Il a remis la voiture en marche. Voilà, c'était foutu. La prochaine fois que j'irai le déranger quant il parle avec une de ses copines, il m'enverra sur les roses, c'est sûr. Poisse. Ma langue pesait une tonne et mon cerveau fonctionnait à reculons.

  • -Tu devrais peut-être aller chercher ton chien, on va chez moi.

Il avait arrêter le moteur et s'est  laissé aller contre l'appuie-tête les yeux fermés, les bras croisés. Je me demandais ce qui se passait dans sa tête, parce qu'il n'avait toujours pas l'air de bonne. Il a dû sentir mon regard, parce qu'il m'a jeté un regard en coin et il a eu un petit sourire amusé. Grrrrr.

  • -Je n'ai pas l'intention de parler de nos histoires ce soir. Et je t'averti que tu va passer un sale quart d'heure.

M'en fiche, tout ce qu'il voulait. J'aurais pu lui sauter au cou et le vénérer jusqu'à l'aube, lui faire la danse du ventre et tout. Il me comprenait plus que je ne l'aurais pensé. Sale type! Je l'aimais à la folie en ce moment.

* * * * * * *

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353 -- A 2 doigts de me faire plaquer

Publié le par JaneDo

  à 2 doigts de me plaquer 
353 - (18/déc/08 -jeu)

A mon réveil, Layne était déjà parti. Il avait été vraiment en colère. Layne avait été à deux doigts de me plaquer, je ne sais pas pourquoi il ne l'a pas fait, mais on était pas plus avancé. Ohhh Layne... Qu'est-ce qu'on allait bien pouvoir faire? Ou est-ce qu'on va depuis ici?

J'avais parlé avec Pascal au téléphone. J'avais été un peu distante... Arf, il devait se dire que, comme d'habitude, plus on passe du temps ensemble, plus je deviens distante. Et pourtant, ça n'avait rien à voir directement avec lui ou avec le fait qu'on ait passé du temps ensemble. Pourtant, je me tatais, et j'hésitais. Je me demandais s'il ne serait pas temps de prendre mes distances avec Pascal sinon je risquais de perdre Layne... Ou est-ce que je devrais laisser Layne s'en aller? Ensuite, je fais quoi? Je passe mon temps à attendre les petits trous dans l'emploi du temps à Pascal? Galère!

Jeudi soir... Evidemment, tout la troupe se retrouve pour prendre un verre. Layne allait sûrement m'en vouloir, mais je n'avais pas le courage de sortir ce soir. Je travaillais du chapeau, alors je préfèrais continuer, et rester tranquillement chez moi. Et sourtout, je n'avais envie de voir personne.

Avant d'aller rejoindre toute l'équipe, Thomas a fait un saut chez moi. Arf, j'avais besoin de faire le tri dans le brouillard dans ma tête. Malgré ses encouragements, je ne pouvais tout de même pas lui parler; Layne était son meilleur ami, tout comme Pascal, qui était en plus son beau-frère. Non vraiment, je ne pouvais pas lui parler. Si Brian n'avait pas été en voyage pour son boulot, j'aurai sûrement foncé chez lui.

Je n'avais pas de nouvelles de Layne et je savais que j'aurai au moins dû lui donner signe de vie. Mais j'avais la flegme.

Après le départ de Thomas, Pascal est passé lui aussi pour avoir de mes nouvelles. Il avait senti que quelque chose ne tournait pas rond quant on s'était parlé au téléphone. C'était un soulagement de pouvoir fondre dans ses bras même si ce n'était pas que quelques minutes. Pour couronner le tout, Thomas a fait demi-tour, il avait pensé passer un moment vers moi avant d'aller voir ses potes. Il a été surpris de trouver Pascal chez moi. Il pensait qu'on avait cessé de se voir depuis que je sortais avec Layne.

C'était ridicule, on a essayé un peu trop lourdement de se justifier.

Après leur départ, j'ai été faire une ballade avec mon chien malgré le froid. Ca c'est le truc qui me détend à fond. Je me suis ensuite effondrée dans mon canapé. L'idée d'aller vérifier si mon cher Layne était en train de se faire consoler ailleurs m'a effleuré, mais j'avais la flegme. C'était sûrement le cas, mais je n'avais pas envie de me geler les fesses dans le froid ce soir.

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352 -- Prise en Flag de Mensonges

Publié le par JaneDo

   Prise en Flag de Mensonges 
352 - (17/déc/08 -mer)

Layne était très, très fâché. Il n'a pas apprécié de se retrouver devant une porte close. Après le travail, il m'a prévenue qu'il passerait ce soir à la maison. Je ne voulais pas le voir. Arhhhh, c'était pas bon ça. Son ton était sec et sans appel. Je n'avais même pas osé commencé avec ma liste d'excuses pour l'éviter. Arfff. Non, non et non, je ne voulais pas le voir.

Ses yeux étaient comme des sondes, et sans le vouloir, je me suis mise à rougir.

Layne avait vu Pascal partir, il était venu sonner et je n'avais pas voulu lui répondre. Glups. Une autre chose qui l'avait énervé était que Pascal se soit mêlé de nos histoires et s'était permis de la ramener. Et encore plus, que je ne dise rien. Que je laisse Pascal décider qui avait le droit de me raccompagner. Il était passé à la maison après et je ne lui ai pas répondu. Layne pensait que j'avais voulu lui tendre un piège lui disant que je ne voulais pas qu'il change.

Il voulait savoir si mon but était de rompre, autant le lui dire de suite!

Peut-être à cause de ça que je lui ai menti... Je ne voulais pas lui dire que j'avais dormi chez Thomas, ni que Pascal avait passé la soirée ici. Il a voulu savoir combien de temps Pascal avait passé à la maison. Mon esprit a divagué, en pensant qu'heureusement, je n'habitais plus au rez.

Ses yeux se sont transformés en poignards. Il savait que je lui mentais, que j'avais dormi chez Thomas. Il savait aussi que Pascal était chez moi en début de soirée et l'avait vu repartir bien après minuit. Crap. Je ne trouvais rien à dire. Ma tête n'arrivait plus à fonctionner pour trouver une parade. J'étais dans une impasse. Layne était furieux, mais ce qui me faisait frisonner quant il était en colère, était ses silences et ses yeux.

Non, ce n'était pas un piège, je le pensais vraiment. Je ne voulais pas qu'il devienne l'ombre de lui-même. J'aimais bien son côté fou-fou. Non, je ne voulais pas qu'il change, et j'étais sincère.

Puis Layne m'a tendu la corde pour le pendre. Je lui avais dit que j'allais lui rendre la monnaie de sa pièce, qu'il allait falloir qu'il s'y fasse. Il venait de me rappeler mes mots. Il refusait de s'y faire. Je le regardais s'énerver et tout à coup, j'ai réalisé qu'il... il était jaloux? Layne? jaloux??? pas possible! Cela finissait par être attendrissant. J'étais hyper possessive, lui hyper jaloux... On s'était vraiment trouvé. On se ressemblait beaucoup sur certains points. Le plus bizarre était que je ne me rappelais plus pourquoi je devais être fâchée avec lui, parce que je ne l'étais pas vraiment.

Quelle poisse, je me retrouvais en pleine confusion.

On s'estbeaucoup disputé... Layne s'est beaucoup énervé. Et... il n'avait pas tout tord. Ses reproches pour la plupart étaient justifiées; notamment que je n'étais pas vraiment investie dans notre relation, que je le laissais trop souvent sortir seul, que j'avais toujours des sentiments pour quelqu'un d'autre, etc. Et je n'ai pas su le rassurer ou répondre à ses questions. Ouais, je ne pouvais pas dire que sa colère n'était pas justifiée.

Il me posait des questions embarrassantes auxquelles je ne pouvais pas répondre. J'ai prétendu qu'il était tard, et je voulais qu'il rentre. Mais Layne n'était pas du genre à se laisser commander, ni à s'avouer vaincu. Qu'il soit tard, n'était pas une excuse suffisante pour lui. Il voulait savoir où on en était, et qu'on règle les choses une fois pour toute.

Il ne voulait pas partir... Il avait une autre idée en tête. J'aurai dû le savoir, je le connais pourtant assez depuis le temps! J'étais crevée et j'avais mal partout. Il a tout de suite su. Ça l'a rendu brutal. Il a pris un malin plaisir à me faire souffrir et il m'a fait payer mon infidélité. Je n'avais pas le choix, j'ai serré les dents. Ça l'a calmé.

Je me sentais coincée. Il allait falloir que je me décide et vite, avant que l'un des deux, ou les deux ne décident à ma place. Je ne pouvais pas continuer à naviguer entre les deux.

Malgré son petit côté dominateur et caractériel, je l'aimais vraiment beaucoup. J'aimais son côté joueur, amusant, un peu fou-fou, il redevenait tendre et attachant dans l'intimité. Par moments, j'avais l'impression qu'il tenait plus à moi qu'il ne voulait bien l'admettre. Mais est-ce que j'avais vraiment envie de prendre le risque de sortir avec un type aussi incontrôlable?

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