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279 - Coeur d'Artichaud !

Publié le par JaneDo

 Coeur d'Artichaud!
(5 oct 08 - dim)

Thomas est arrivé 1h plus tard. Je n'étais même pas encore couchée, j'étais angoissée à mort. Je tournais en rond avec des pensées sombres qui m'empêchaient de réfléchir. Thomas m'avait laissé me débrouiller avec Jess, effectivement parce qu'il avait été déçu que je lui raconte des cracs pour sortir avec Lane.

Il m'a demandé ce que je pensais de Lane, et où j'en étais avec Pascal, et avec Brian? Aoutch, je n'avais pas envie de parler de ça avec lui. Pas avec lui. J'ai changé de sujet, même s'il insistait en me disant que s'il ne pouvait pas se rapprocher de moi, au moins il voulait être là pour moi et que je pouvais lui parler de tout. De tout? Ca j'en doutais fort.

Pour couronner le tout, Lane s'est pointé. Pas top à une heure aussi tardive. Ce qui est un peu gênant, c'est l'interphone. On ne peut pas parler discrètement sans que les personnes présentent chez vous entendent.

Sachant que Lane était venu jusqu'ici, ce serait plutôt pas très cool de le laisser dehors. Il avait vu la voiture à Thomas de toute façon, alors il n'était pas surpris de le voir. C'était vraiment super chiant. Ils étaient là les 2 à attendre que l'autre s'en aille. J'avais beau leur dire que j'étais crevée, pour leur faire comprendre qu'il fallait qu'ils partent, mais rien à faire. Arf. Puis Thomas à dit, en me regardant, "Tu m'as invité  à passer, pas Lane, je crois non ?". Lane a compris, et Thomas l'a gentiment mis à la porte. J'ai pas eu à prendre les choses en main. Merci Thomas.

On a encore traîner à discuter et il est parti au levé du jour.

C'est vrai que Thomas commençait à me plaire de plus en plus. Ou est-ce que j'étais tellement en manque d'affection que je commençait à le regarder autrement? Ou était-ce pour trouver un remplaçant à Pascal? Ou pour avoir quelqu'un avec qui partager autre chose que 5mn par-ci par-là? Ho-là-là, j'étais dans une période bizarre. Je débloquais!

J'avais été surprise de revoir Caroline, ça faisait un moment qu'on ne l'avait pas vue. J'ai appris que maintenant cette pétasse, cette vache... que maintenant Caroline travaillait aussi chez PM avec eux. J'étais dégoûtée. Et il semble qu'elle avait été mangé à plusieurs reprises avec Pascal. Ses collègues avaient même commencé à les charrier. J'ai pas osé demander s'ils étaient dans le même département, ou si elle travaillait directement avec Pascal, mais j'étais dégoûtée, berk. Caroline le voyait plus souvent que moi.

J'ai passé mon dimanche à me larver. Enfin un peu de repos. J'étais vraiment crevée. Même si Pascal me manquait, j'essayais de ne pas y penser, parce que dès que je le faisais, automatiquement, l'image de Jess apparaîssait dans ma tête. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire aujourd'hui? Est-ce que je lui manquais? Pascal pensait-il seulement à moi? Pourquoi n'appelait-il pas?

Pascal n'avait même pas essayé de me joindre après avoir remarqué que je n'étais pas sortie les rejoindre. Je le déteste.

En début de soirée... j'avais tellement envie de voir Pascal, que je lui ai laissé un message "Tu me manques, envie te voir ou au moins t'entendre?". 10mn après, je commençais à regretter d'avoir envoyé le message parce qu'il ne me répondait pas. Mon natel restait muet. Crap, j'aurai pas dû, maintenant, il se rendait compte comme j'étais faible et tellement en manque de lui. 1/2h après, il m'a répondu en me disant "Pas évident, tu tombe plutôt mal". Manquait plus que ça, maintenant j'étais encore plus down.

Je ne savais pas quoi répondre à ça. Et oui, j'ai fondu en larmes et j'ai envoyé un message à Lane pour lui demander s'il voulait passer. Lane était là dans les 10mn. Crap. Je ressemblais à une pastèque, les yeux rouges. C'était super après avoir laisser Thomas le jeter dehors qu'il soit venu. Je lui en étais reconnaissante, c'était chou. Mais 10mn plus tard, Pascal frappait à ma porte (Pascal a le code pour l'entrée). Là, je me sentais super prise de court...

Si je lui ouvrais et qu'il m'embrassait, ce serait la cata... mais encore, se pointer chez moi comme ça le soir... Bref, dans tous les sens c'était la cata. Comment j'allais faire? Je n'avais pas non plus le temps de réfléchir. Si je ne lui ouvrais pas, il se poserait des questions et Lane irait voir qui c'est... Si je lui ouvrait, Lane se poserait des questions quand même... Je n'avais pas le choix, j'ai ouvert et je me suis reculée pour pas qu'il y ait des gestes inappropriés, et lui laisser le temps de voir que je n'étais pas seule. La poisse. La super, super poisse. J'aurai dû savoir que Pascal avait le don de faire des choses inatendues, et que s'il ne pouvait pas, il me l'aurait simplement dit. Bien joué ma fille! J'avais le coeur qui battait, mais c'était par malaise. C'était pas bon ça.

Les garçons se sont mesurés du regard. Génial. Le regard de Lane allait de l'un à l'autre et il a eu un petit sourire qui en disait long. Les 2 attendaient que je dise quelque chose et j'avoue que ma langue pesait une tonne et mon cerveau n'arrivait pas à fonctionner. Je restais là, les bras ballants et si j'avais été une souris, je me serais enfuie dans mon trou. Lane nous a sorti la phrase que Thomas lui avait servi vers 3h du matin; "Tu m'as invité  à passer, je crois non?. Il m'a fait un petit clin d'oeil; "Je suis sûr que tu sais ce que je veux dire". Le visage de Pascal s'est durçi et son regard m'a poignardé. Lane semblait amusé par la situation et il a rajouté; "Alors? On fait quoi maintenant? Un duel?" . Pascal l'a fusillé du regard avant de me jeter un regard de feu et disant qu'il allait nous laisser, et il s'est tiré. J'avais le coeur dans les basquettes.

Effectivement, j'avais invité Lane a passé, parce que je ne savais pas que Pascal passerait. Alors je ne pouvais pas le mettre à la porte quand même. Et maintenant, Pascal m'en voudrait sûrement. La prochaine fois, ça m'étonnerait qu'il passe même si j'avais le moral dans les tongues! Ho-là-là, il allait m'en vouloir.

Bravo ma fille!!! Maintenant, je me sentais super mal.

Lane a voulu savoir ce qui se passait. Il n'a pas arrêté d'essayer de me tirer les verres du nez, mais j'ai esquivé. Même si c'était pas la joie de mon côté, j'ai fait contre mauvaise fortune, bonne figure.

J'avais quand même trop mal au coeur que Pascal se soit donné la peine de venir jusqu'ici. Prendre le risque de partir d'où il était, pour finalement tomber sur Lane encore. Déjà hier soir, il était de mauvaise d'après Thomas, alors aujourd'hui, j'avais vraiment foiré. Puis comment aurais-je pu deviner que Pascal allait passer. Mince. Pendant que je bavardais avec Lane, je me demandais; s'il partait tôt, peut-être que je pouvais essayer de voir Pascal? Non. Je ne pense pas qu'il me répondrait. Si j'étais lui, je ne me répondrait pas non plus. Et il ne viendrait sûrement pas. Déjà, parce que ce serait trop tard, et parce qu'après ça, il faudrait que je m'explique.

Bah... Choisir la mauvaise foi? Me taire? Mais était-ce une bonne idée?

Publié dans diary, jane-do, journal

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278 - Mal à l'aise... ignorée...

Publié le par JaneDo

Mal à l'aise... ignorée...
(4 oct 08 - samedi)

Aoutch. J'avais peur que Mathieu, mon ex, soit fâché que j'ai rasé Maxou. ouf, non. Je m'étais faite du soucis pour rien, parce qu'au contraire, il trouvait que c'était très bien. Cher Mathieu, c'est vrai qu'il n'avait jamais été très compliqué comme mec. Ca m'a fait plaisir de voir que Mathieu avait l'air d'aller bien.

Maxou est endormi sur le canapé. Ouais, je le laisse monté sur le canapé maintenant. J'ai déjà tellement mal au coeur en sachant que je vais le perdre vu qu'il a 15ans mon petit bébé, alors je lui passe tous ces caprices. Comme c'est un chien qui demande beaucoup d'attention et qui adore les câlins, je lui en fais tout pleins tout le temps. Je ne voudrais pas avoir de regrets avec des "j'aurai dû ceci ou cela". Je déteste les regrets.

Pascal m'a envoyé un petit message très court; "Envi de toi". Non, Brian n'avait pas raison, sinon je ne serais pas dans cet état. Et j'avais envie de le voir aussi, alors je l'ai appelé. Il ne devait pas être seul, parce que j'ai dû attendre un petit moment qu'il s'isole. Il était au basket.

Pascal est venu directement après son match. On a presque pas parlé. Le temps était grisou, il pleuvine, mais il avait apporté avec lui la châleur et du soleil dans mon petit coeur.

Il commençait à faire nuit quant il est parti. J'ai fait semblant d'être endormie. Je ne voulais pas lui montrer que j'avais envie qu'il reste et surtout ne pas me laisser flancher à le lui demander.

Je l'ai senti me regarder, il a doucement enlevé les cheveux qui couvrait mon visage avant de m'embrasser. Il faisait attention de ne pas me réveiller. Il est resté longtemps à me regarder, et j'avais peur qu'il s'aperçoive que je ne dormais pas.

J'ai couru me planquer derrière la fenêtre pour le regarder partir. Je crois que je suis désespérément fichue parce que je l'adore vraiment trop fort. Je me demande s'il s'en rend compte? Un peu triste de savoir qu'il quitte mes bras pour aller dans ceux de Jess. Arrrr, non, pas penser comme ça. Nul.

Lane a essayé de me faire annuler ma soirée avec Thomas. Thomas avait été lent hier soir, Lane l'avait battu de vitesse, alors on avait remis à ce soir.

Si c'était une stratégie, de la part de Pascal d'être passé cet après-midi, c'était bien joué. Parce que du coup, je me sentais un peu mal à l'aise de sortir avec Thomas pour seulement prendre un verre. J'avais peur que ça ne lui fasse pas plaisir. Mais aussi, j'étais contente de ne pas sortir avec Lane ce soir... Arf... Je ne devrais pas me mettre tellement de barrière, mais je n'y pouvais rien, certainement mon côté culpabilisant! Mais Thomas ne se laisse pas facilement manipuler. Il venait me chercher.

Thomas voulait m'inviter à manger chez lui avant de sortir, mais je ne voulais pas que Pascal me trouve chez eux. Poisse! Je savais bien qu'on irait rejoindre ses potes, donc Pascal y serait ou sinon, il l'apprendrait forcément.

Le plus pratique pour moi, serait de ne pas sortir voilà.

On mangeait encore, évidemment de la livraison à domicile, Thomas n'était pas un grand cuisinier, quant Lane a débarqué. Le petit malin. Comme j'avais refusé de le voir ce soir et que, stupidité suprême, je lui ai dit que j'allais chez Thomas, il a décidé de venir contrarier mes plans.

Le rat m'a mise mal à l'aise en parlant d'hier soir. Thomas souriait jaune, il savait pourquoi j'avais refusé son invitation. Si j'étais quelqu'un qui rougit, j'aurai été écarlate, j'avais menti à Thomas en lui disant que je restais chez moi, que je ne me sentais pas bien... arf. (Plus mentir, plus, plus, plus) Ca l'a contrarié. Je ne lui aurais rien dit. Lane s'est invité à manger avec nous. Thomas fait semblant que ça ne le dérangeait pas plus que ça. De toute façon, n'importe qui pouvait débarquer chez lui et toujours être bienvenu. Moi, ça m'aurait contrariée.

Jess est passée aussi chez son frère. C'était un vrai halle de gare, ciel. Jess faisait une petite sortie entre filles avant d'aller rejoindre les garçons, elle voulait que je reste avec elle et ses copines. J'ai essayé de ne pas me faire coinçer, mais sans succès. Thomas trouvait que ce serait sympa, et on se retrouverait plus tard. Poisse. Jess organisait ça chez Thomas. Elle n'était toujours pas revenue s'installer chez Pascal d'après ce que j'ai compris... Ah ha!

Mais non, non, non, je ne voulais pas passer une partie de la soirée avec Jess. Thomas a vu mon désarroi dans mes yeux, mais je crois c'était ma punition pour avoir passé la soirée d'hier avec Lane. Quelle super poisse. Ca me dérangeait mais, j'essayais de ne pas le montrer. J'ai remarqué Lane en train de lui faire du charme. Incorrigible celui-là. En tous cas, si j'avais été célibataire, il aurait dû ramper encore plus fort pour arriver à me fourrer dans son lit. On ne commence pas à draguer une fille et se mettre à draguer la 1ère autre fille sur son chemin. C'est irrespectueux.

Mentalement, je lui ai fermé la porte pour la soirée. Il n'avait qu'à continuer à faire son petit cinéma avec Jess.

On a entendu Pascal arrivé, Jess est descendue le rejoindre. Je me demandais s'il allait monter chez Thomas, mais il n'est pas venu. Pourtant, il devait savoir que j'étais là haut, à quelques mêtres de lui. Plus tard, il m'a appelé, rhhhh, ça me faisait toujours frisonner d'entendre sa voix. Il m'a demandé si je m'étais faite harponnée par Jess, ça l'a un peu amusé, je crois. Je me suis isolée sur le balcon pour lui parler, et je l'ai vu aussi à l'extérieur. Il m'a fait un petit signe de la main avant de me tourner le dos. Fallait pas qu'on puisse deviner qu'on se parlait en fait. Je m'étais mise à chuchoter. Lane est venu nous interrompre, Pascal s'est retourné à ce moment là. Il ne disait plus rien au téléphone, puis il a coupé court en me disant qu'on se verrait plus tard.

Lane l'a aussi vu. "Mais Lane, mon vieu, la porte n'était pas entrebaîllée ce soir, tu avais fait la connerie de te mettre à siflotter aux oreilles d'une autre, alors continue et fiche moi la paix, en tous cas pour ce soir". J'ai voulu rentrer, et il m'a attrapée par le bras. Lane voulait que je sache qu'il était là rien que pour me voir. Dans ma tête, je me suis demandée ce qu'il voulait que je fasse de cet info? Une petite danse du ventre? Je lui ai dit que l'intention était sympa, mais qu'après, il s'était un peu loupé et je lui ai arraché mon bras et je suis rentrée rejoindre Thomas. J'avais aperçu Pascal qui nous observait depuis le jardin.

Pascal restait dans son coin. Il n'était pas très sociable ce soir, et pas très bavard non plus. Il a même évité soigneusement Caroline. Par moment, je le voyais m'observer. Son expression était illisible. Même quant je me suis mise à part du groupe en espérant qu'il me rejoindrait, il est resté planté à la table. Hum, je me suis dite qu'après tout, il avait eu ce qu'il voulait cet après-midi, il n'avait plus besoin de se casser la tête pour ce soir.

Je ne savais pas alors, qu'en fait, il était plutôt en colère et que la soirée était pénible et interminable pour lui. Qu'il avait appris que j'étais sortie avec Lane, en tête à tête. Bah... je n'avais pas vraiment de compte à lui rendre. Par contre Thomas était ravi, il avait l'impression qu'on avait mis la pédale douce à nos rencontres, et que peut-être même, on avait arrêté de se voir.

La petite soirée entres filles etaient plutôt sympa. Je trouvais Jess vraiment gentille. Si je n'étais pas si amoureuse de son mec, on aurait pu vraiment être amies. Je ne m'étais jamais retrouvée dans la position à devoir fréquenter la nana d'un mec avec qui je sortais en douce. D'habitude, dès que je rencontrais la fille, je plaque le mec. Encore plus si j'apprécie la fille, il est pas question que je continue à fréquenter le mec. Mais là... j'étais vraiment mal à l'aise, parce que je la trouve sympa et amusante, mais aussi... je suis vraiment amoureuse de Pascal. C'était vraiment la cata. J'étais dans mes pensées phylosophique et Jess est venue me secouer un peu en me demandant "à quoi je pensais?"... (toux... je ne pouvais pas lui dire).

Rien ne se passait bien ce soir. Pascal m'avait évité tout le temps que les garçons ont passé avec nous avant de sortir de leur côté, sans compter que Jess était carrément dans ses bras, ou toujours tout prêt. Non, vraiment, rien ne se passait bien. J'avais l'impression que Pascal s'éloignait petit à petit de moi. Le coeur serré, je crois que j'étais en train de le perdre. On ne s'était pratiquement pas parlé chez Thomas. Pascal avait même évité mes regards, pas de sourire, rien. Et je n'avais pas vraiment le courage d'aller encore me faire du mal en boîte, à le regarder avec Jess et le voir continuer à m'ignorer.

Je décidais de rentrer tôt après la soirée entre filles. J'ai envoyé un message à Thomas seulement pour l'avertir que je n'allait pas les rejoindre et que je rentrais. Thomas était déçu, mais pour me faire pardonner, je lui ai proposé de passer à la maison après. Je crois que j'avais besoin d'être rassurée, et je n'avais pas vraiment envie d'être seule.

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277 - Je suis trop nulle

Publié le par JaneDo

Je suis vraiment trop nulle
(3 oct 08 - vendr)

...Arf....

Je n'aurai pas dû aller chez Brian. J'ai fini par me laisser aller et j'ai couché avec lui. Et ça, je ne pourrais jamais l'avouer à Pascal. Les vieilles habitudes ont la vie dure. Quelle tâche. Du coup, je n'arrivais pas à me résoudre à faire face à Pascal, et cette fois, je n'avais pas besoin de faire beaucoup d'efforts pour trouver le courage d'éviter de lui parler. J'ai évité les coups de fils de Pascal, pas eu le courage de lire ses emails, pas répondu à ses sms... Je n'aurai pas su quoi lui dire.

J'ai filé avant que Brian ne se réveille, je ne voulais pas lui faire face non plus! J'étais trop nulle.

Le reste de la journée, je me suis occupée pour ne pas trop penser. Penser me rendait nauséeuse. A part, l'angoisse qui me terrassait le moral, je sombrais dans une sorte de mélancolie que je détestais carrément. Ca me rendait faible et me donnait un fort envi de câlins.

En début de soirée, j'ai répondu au coup de fils de Layne. Pas de Thomas. Maintenant que j'y pense, je ne trouve pas que ce soit vraiment trop cool. Si Pascal évitait mes coups de fils pour quelques raisons que ce soient, mais répondait à ceux d'une autre, et que je l'apprenais, je serais verte de rage. Mais bon, sur le moment, je n'y avais pas pensé. Tête de linotte.

Avant même de savoir ce que Layne voulait me proposer, je lui ai dit que j'avais un truc ce soir. Il m'a demandé d'annuler parce qu'il passait me prendre et me demandait si passer le week-end à Gstaad me tentait? Euhm non, oui, mais non.

1h plus tard, Layne était devant ma porte. J'avais déjà 1 connerie à mon actif, je ne voulais pas rajouter une 2ème, mais je ne pouvais pas expliquer ça à Layne. Il m'écoutait amusé en m'entraînant vers la porte. Je ne pouvais vraiment pas y aller, il n'était pas question que je disparaisse avec lui pour le week-end. Pourtant ça me tentait bien... l'idée de pouvoir me cacher quelque part, assez loin, pour ne pas craquer et aller retrouver Pascal. Et s'il venait à débarquer chez moi, ne pas être chez moi, sinon je me connais, je fondrais comme neige au soleil.

J'étais un peu prise de court.

Layne était un petit mâlin ou il tombait à pique, juste quant j'étais le plus vulnérable? Mais j'ai tenu bon, et j'ai refusé. J'ai prétendue ne pas me sentir bien, peut-être une petite grippe qui pointe le nez? Alors Layne a proposé le cinéma, mais je ne voulais pas soritr de ma maison. Layne n'a pas été dupe.

Layne espérait que je changerais d'avis en cours de soirée et accepterais de sortir. Mais il n'y avait aucune chance. Après avoir pris un café ou 2, il est finalement parti et moi, je me suis rongée les ongles, en me demandant ce que Pascal pouvait bien être en train de faire. Est-ce qu'il pensait à moi? Est-ce que je lui manquais?

Après n'avoir pas répondu à son message de la matinée, rien. Je n'avais pas de nouvelles de Pascal. Parlé finalement un petit moment au téléphone avec Thomas. Il savait que je ne sortais pas, donc je n'ai pas demandé ce qu'ils faisaient de leur côté. Il se douterait que c'était pour savoir ce que faisait Pascal.

Je me suis faite une petite soirée tranquille, j'en avais bien besoin.

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276 - Sortira... Sortira pas!

Publié le par JaneDo

Sortira, Sortira pas?
(2 oct 08 - jeudi)

Je n'avais pas revu Pascal depuis le dimanche, et j'avoue qu'il me manquait cruellement. Je savais bien qu'il avait autre chose à faire que de passer son temps à concocter des plans sur la comette avec moi. Je ne savais pas grand chose de ce qu'il faisait même si je voyais Thomas. Forcément, Thomas n'allait pas se mettre à me parler de Pascal et de mon côté, je n'allais pas lui poser de questions non plus.

Thomas m'invitait à me joindre à eux, chez lui, pour un verre avant de sortir.

La question du jour était, sortira ou sortira pas?? Je n'avais pas trop envie d'aller chez Thomas, ce serait un peu faciliter les choses pour Pascal. Après tout, s'il avait envi de me voir, Pascal n'avait qu'à se débrouiller. S'il n'éprouvait l'envi de me voir que parce qu'on se croisait chez Thomas ou en boîte, alors ça n'était pas très fort le lien que je pensais avoir avec lui.

De mauvaise foi et d'humeur, je décidais, quitte à me menotter à mon radiateur, qu'il était exclus, ce week-end, que je croise Pascal au hasard, ou parce que je sortais dans les mêmes endroits que lui. Ca ne me plaisait pas trop non plus, l'idée que s'il ne me voyait pas, alors seulement, il chercherait à me joindre.

J'étais à ce stade de mes réflexions quant Pascal s'est mis à essayer de m'avoir au bout du fils, comme s'il devinait les vacheries qui pouvaient sautiller dans ma tête.

Pascal voulait savoir si ça me dirait d'aller prendre un verre tous les 2. Si ce n'était pas de la transmission de pensées alors, je savais pas ce que ça pouvait être. Il était un peu dépité parce que, s'il ne m'appelait pas, je ne me donnais jamais la peine de l'appeler et se demandait si j'avais envie de le voir ou si je voulais qu'il me laisse tranquille? Arf... j'ai failli lui rentrer dans le cadre en lui disant que si c'est ce qu'il voulait, il n'avait qu'à le dire.... Bah... il fallait que je fasse attention à mon humeur. Bien sûr que j'avais envie de le voir quelle question! Ca m'a fait plaisir quant il m'a dit que de me voir aussi peu le rendait fou, qu'il passait son temps à essayer de ne pas penser à moi, mais que ça ne marchait pas trop bien.

Oh oui, j'avais envie de le voir, mais je savais aussi qu'on était jeudi, et qu'il ne pourrait pas faire tard, parce qu'il travaillait le lendemain. Et seulement prendre un verre avec lui ne me suffirait pas. Mais pour lui, c'était mieux que rien. Il n'avait pas trop envi de sortir avec les autres, mais plutôt envi qu'on se retrouve quelque part. Je me suis faite violence pour refuser et j'aurai bouffé mon téléphone et me serait pendue au lampadaire après avoir raccroché, mais j'avais résisté à mon envie d'accepter.

Sa voix chaude et tendre me donnait envie de courir le rejoindre au fin fond de la planète. Mais, j'avais envie de rester dans ses bras plus que 5mn, alors non. De plus, j'avais pris la décision de ne pas le voir ces prochains jours. Mais tout à coup, je me demandais, pourquoi j'avais pris une décision aussi stupide? Qu'est-ce que j'espèrais? Pourquoi me punir moi-même? Après tout, le pauvre, il se débrouillait toujours pour qu'on se voit chaque semaine malgré la présence de Jess. Pourquoi est-ce que je compliquais les choses? Qu'est-ce qui m'arrivait à la fin? Grrrr... voilà que je me trouvais des excuses pour le voir! Ciel, je débloquais ferme.

Non, je résisterais, et ne le verrai pas ce soir. J'étais trop angoissée par cette stupide état de prémonition et je savais que je ne voudrais pas le laisser partir, alors c'était préférable de ne pas le voir. J'aurai peut-être dû, au moins, le lui l'expliquer au lieu de le laisser se poser des questions... Ciel, ce que Pascal pouvait me manquer.

Layne avait envi de savoir si j'allais chez Thomas le soir. Je lui ai dit que j'avais déjà quelque chose. J'avais déjà envoyé un message à Thomas, pour m'excuser de ne pas pouvoir passer chez lui ce soir, juste après mon coup de fils avec Pascal. Donc, Thomas serait un peu froissé si tout à coup, je débarquais avec Layne.

Voilà, je venais de flinguer ma soirée...

Je n'avais plus qu'à m'empifrer et me planter devant la télé, en espérant ne pas trop penser à Pascal. Pour éviter que cela n'arrive, j'ai filé chez une copine en début de soirée. Brian avait un truc avec une nana, et comme il devinait mon état, il a abrégé sa soirée. Donc, de chez ma copine, je suis allée directement finir la soirée chez Brian. N'étant pas à la maison, si par hasard, Pascal décidait de passer chez moi... pas là. Et s'il ne passait pas, ben, je ne serais pas triste qu'il n'ait pas essayé. J'ai éteint mon natel pour éviter toute tentation ou pour éviter de répondre à Pascal. Celà m'évitait que je ne change d'avis et me retrouve à finalement sortir en espérant croiser Pascal.


 

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275 - Soirée avec Layne

Publié le par JaneDo

Tête à tête avec Layne
(1 oct 08 - mer)
 

Layne... celui-là. Un vrai player. En tous cas, lui, je savais qu'il voulait coucher, il n'en faisait aucun mystère. Il voulait sûrement juste m'accrocher à sa collection. C'était sans doute le style à coucher avec une fille et l'éviter après. Comme il avait été plutôt direct, je pouvais me le permettre aussi. Layne savait qu'il ne s'était encore rien passé de sérieux avec Thomas. Si j'étais avec Thomas, il ne se serait pas permis. Ca m'a fait sourire. Apparement, il ne savait rien pour Pascal. Rassurant.

Il m'a fait la totale, grand restaurant ultra chic et tout. Mais, désolée Layne, c'est pas encore pour ce soir.

S'il n'avait pas été une connaissance à Pascal et Thomas, peut-être que... Layne est plutôt amusant et agréable et ce qui ne gâchait rien mignon. Une vrai gueule d'amour. Mais c'était pas avec lui qu'il fallait chercher l'amour. Je savais parfaitement ce qu'il cherchait. Ce qui ne m'aurait pas gênée en d'autres circonstances. J'aimais beaucoup être avec lui. Agréable aussi, qu'il n'ait pas mal pris que je refuse de le laisser m'embrasser.

Là-dessus Brian est arrivé. Pffff... bien sûr qu'ils se connaissaient. Je commençais à me demander qui est-ce que Brian ne connaît pas!!! Ils se sont fait cet espèce de salut typiquement masculin, où ils se prennent dans les bras tout en se donnant la main, et cet espèce d'épaule contre épaule machin. Brian s'est planté un me faisant un bisou sur la bouche, j'ai vu le sourcil à Layne prendre la tengante. J'avais demandé à Brian de passer, moi qui d'habitude vais chez lui. Là, je lui avais demandé de venir à la maison. Brian était une sorte de ceinture de châsteté... Sachant que Brian allait venir, je ne me serais pas laissée embarquer à aller chez Layne, ni à le laisser monter. C'était mon parefeu de la soirée. Layne avait beaucoup de charme, et je ne voulais pas me laisser tenter.

Ils ont papauté un petit moment, puis Brian est monté chez moi pour nous laisser nous dire au revoir.

Layne n'a pas fait de commentaire sur Brian, il avait juste un petit sourire amusé. Est-ce qu'il m'avait perçée à jour? Avait-il deviné pourquoi Brian était là? Je me suis même mise à regretter d'avoir écourtée la soirée, parce que j'aimais bien sa compagnie! Bouh... qu'est-ce qui m'arrive là? J'allais sûrement et certainement pas tombée amoureuse d'un type comme Layne. Oh non. Il n'avait eu besoin de personne pour annoncer la couleur. Avec lui, on savait d'avance à quoi s'attendre. Non, j'allais pas tombée amoureuse de lui, je ne suis pas mazôt.

Pascal commençait vraiment à me manquer beaucoup, et je savais bien que je meublais mon temps en attendant de le voir. Mais bon, si c'était juste pour le voir 5mn, ça ne valait pas la peine. ARF, je commençais à débloquer. Je n'avais pas reçu beaucoup de nouvelles non plus. Je commençais à cruellement me rendre compte de notre situation, et surtout de l'avenir. Est-ce que je le supporterais? Est-ce que c'était vraiment ce que je voulais? J'avais tellement envie de le voir que ça me rendait dingue. Je l'imaginais en train d'avoir du bon temps de son côté, il ne se sentait pas seul comme moi. J'avais envie d'entendre sa voix, de sentir ses bras... l'enfer.

Brian, lui, avait deviné pourquoi je l'avais fais venir, et s'est un peu moqué de moi. J'ai tenté de me justifier, mais bon, avec Brian, pas besoin, il me connaissait trop bien. Il pensait que si j'avais besoin de me protéger contre moi-même, c'était peut-être parce que mes sentiments pour Pascal commençait à s'estomper. What? Sûrement pas! Mais ça m'a travaillé. Je ne pouvais pas m'empêcher de repenser à ce qu'il m'avait dit...

Glups, Brian avait-il raison?


 

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274 - Jacques - Mon âme soeur

Publié le par JaneDo

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Jacques - Mon âme sœur
(30 sept 08 - mardi)

Engagée cette journée avec un peu plus de sérénité. Je me suis tellement énervée contre ma famille hier, que passé le cap de la culpabilité, pour n'avoir pas été les voir, j'ai téléphoné à ma petite smala. Ensuite, je me suis préparée mentalement au passage de mon frère.

J'avais juste oublié un détail... j'emmenai mon Maxou chez son coiffeur, donc je ne pouvais pas être là à 16h. Et je l'ai fait tondre.  Je regrette un peu, parce que j'aimais bien sa grande touffe de poil, sa barbichette et tout. Maintenant, j'ai l'impression que c'est un autre chien. En plus, il est tout mince sous tous ces poils. Mais aussi, maintenant, je vois qu'il ressemble à sa maman, Tétine.  Même trufette. Surprise, surprise, mon frère est passé comme prévu, pile à l'heure!

==> Je vérifie encore dehors pour voir s'il neige... mais non ?

C'était difficile de laisser, Maxou, mon petit bout de chou, chez le toiletteur. Désespéré en me voyant partir, il s'est mis à aboyer. J'ai fait une énorme connerie, je suis retournée pour essayer de le calmer... Grave bêtise!! Erreur qu'on ne doit pas faire, comme avec les bébés qui pleurent. Quant je suis retournée le chercher, 3h plus tard, il aboyait encore. La toiletteuse m 'a appris qu'il n'avait pas arrêté! 3h... ciel. Pauvre chou, il a dû penser que j'allais revenir s'il aboyait. Je lui avais fait plus de mal que de bien.

Mieux que personne, je devrais pourtant le savoir. Quant j'étais petite, chaque fois que ma tante me prenait en week-end ou chez elle pour quelques jours, je pleurais pendant tout le trajet et il y avait un peu plus de 50km. Je continuais jusqu'à ce que je m'endorme. Ciel, quant j'y pense, qu'est-ce que j'étais pénible comme gosse. Persuadée que ma tante allait faire demi tour pour me ramener vers mes parents, je m'accrochais à mes larmes. Je refusais même de me coucher dans le lit, de peur de m'endormir, alors je me mettais en boule dans un coin de la chambre et je pleurais. Les bras de ma maman me manquaient. Je refusais aussi de me nourrir. Oh-là-là, j'étais pénible, mais pour mon excuse, j'étais désespérément triste d'être séparé des autres membres de ma famille.

Je n'ai jamais très bien supporter les changements ou les séparations. Je n'avais jamais réalisé que ça pouvait faire de la peine à ma tante qui m'adorait et qui aimait me prendre chez elle. Quelle horreur. Comme j'aimais jouer avec mes cousins, elle pensait me faire plaisir. Mais non, non. Si d'aventure je prenais plaisir à jouer avec mes cousins, ce n'était qu'une impression.

Ma cousine, Nicole, m'attrapait tout le temps pour me faire des câlins, et mon cousin, Phil, le plus grand des 2 garçons, passait son temps à me donner le tourni. A l'époque, je ne savais pas que c'était pour m'épater, je le trouvais juste collant et bruyant. L'autre cousin, Jacques, le petit dernier de la troupe, était plus timide, plus potelé aussi, mais lui, je l'aimais beaucoup. Il restait en retrait, jouait plutôt tout seul dans son coin, écoutait de la musique, etc. Il n'était pas comme avec les 2 autres, avec leurs pattes partout, essayait de capter mon attention. J'ai donc été plus attiré par l'envie de me rapprocher de Jacques, qui correspondait mieux à mon caractère de solitaire déjà. On est tout naturellement devenu ami et proche. Je l'adorais.

Jacques... C'était mon cousin préféré, mon meilleur ami, mon âme sœur. Et je l'aimais.

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 Jacques s'est tué en moto, avec la petite sœur de son meilleur ami, sur une route campagnarde, un soir d'été...

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273 - GRRRR.. Scouateur 5 ???

Publié le par JaneDo

GRRR.. Scouateur 5 ???
(29 sept 08 - lundi)

Je vais vraiment finir par péter un câble moi... RHHHH... J'EN AI MARRE, DEBARRASSEZ MOI DE MA FAMILLE. Je veux être fille unique. Qu'on oublie mon adresse, mon numéro de téléphone, mon nom et touti quanti. pfffffff. RAS LE BOL. Ouais... je dis ça, mais passé le moment de colère, je sais bien que je les adore... CRAP!

Je viens à peine de me débarrasser de ma dernière scouateuse en date, Pat, scouateuse numéro 4 et voilà que mon frère veut m'envoyer encore quelqu'un qui se trouve dans la merde. JE LUI AI DIT NON. Ca fait 2 semaines que je lui dit NON, NON et NON.  Merde à la fin. Mais rien à faire, je parle chinois ou quoi? NON. Je veux qu'on me foute LA PAIX. DEGAGEZ, loin du balle. Ciel, comment est-ce que je dois le dire à la fin!

Alors monsieur passe demain entre 15h-16h? Pfff, comme s'il sera à l'heure!! Ca va être dieu sait quant et ça me mettre d'une humeur! Je veux qu'on me laisse en paix, je ne veux personne d'autre dans mon appart à part MOI.

Aujourd'hui, mon jour de tour familiale. Ben, je n'ai pas été voir ma famille, je n'en avais pas trop envie. Par contre, j'ai bossé, comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps, parce que trop chargée par ma vie sentimentale.

C'est pas terrible, quant on est une solitaire invétérée comme moi, de vivre dans un environnement où on connaît ses voisins!!! Ma voisine du rez et copine, m'a harponnée dans les escaliers pour m'offrir un café. Je n'en avais pas, mais alors, pas du tout envie. Mais après qu'elle ait lourdement insisté, j'ai finalement cédé, en me disant que c'était ma B.A. (bonne action) de la semaine. J'ai prétendu avoir une angine, mais pas de chance, elle aussi, alors je n'avais pas d'autres excuses pour éviter l'invitation! Wafff, après je me suis enfermée chez moi, et je m'arrangeais pour sortir en douce! Non mais c'est dingue, se planquer pour parcourir la cage d'escaliers de son immeuble! Faut le faire!


 

 

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272 - Aucun caractère moi!

Publié le par JaneDo

Aucun caractère moi !
(28 sept 08 -dimanche)

Complètement crevée. Je n'avais envie de rien aujourd'hui à part rester tranquille chez moi. Alors, j'ai passé la journée à me larver. Qu'est-ce que c'est bon de se larver quand même. Je me suis faite plaisir dans un long bain de bulles et fait de longues promenades avec mon Maxou.

Pour éviter de me laisser envahir par qui que ce soit, j'ai coupé mon natel. Après tout, le dimanche c'est sacré!

Dans l'après-midi, Thomas a essayé de passer chez moi. Arf... Depuis la fenêtre, je l'ai regardé repartir tout déçu. Hum, mais tant pis. Pascal a essayé de m'appeler et je n'ai pas répondu non plus. Puis Pascal aussi est passé à la maison, et là, faiblesse totale, honte à moi, je lui ai ouvert. C'était difficile d'être là à se regarder sans se sauter dessus, alors on a été balader le chien. J'étais un peu surprise de le voir. Il avait prétendu partir pour faire un jogging. Hum, alors c'était moi le jogging?

Comme je l'avais prévu, je lui avais manqué à mort pendant la soirée. Il espérait me voir réapparaître avec ou sans Lane. Je savais qu'il chercherait à savoir ce qu'on avait fait, mais je l'ai laissé nager. J'avais envie de lui poser pleins de questions, tout à coup, sur lui et Jess, mais la pudeur m'a empêché de le faire. Et je crois, que je connaissais la réponse à certaines questions, et je ne voulais pas les entendre. Ouais, suis une autruche, aller hop, la tête dans le sable. Hum... je crois que j'ai toujours été une autruche. Si on connait déjà la réponse, pourquoi poser la question, surtout quant on ne veut pas entendre la réponse!!! Donc motus. Quand même, j'étais curieuse de savoir si Jess était de retour chez lui ou... mais je crois que je préfèrais imaginer que non.

Bien entendu, il ne pouvait pas rester longtemps. J'étais un peu distante, malgré mon plaisir de le voir, je n'aurais pas supporter qu'il me prenne dans ses bras, comme je l'avait vu le faire avec Jess. Ahrrrr. Il se rendait compte que quelque chose n'allait pas. Pascal a essayé de me faire parler, mais j'étais pas d'humeur. Il a voulu me prendre la main et je les ai fourrer dans ma poche. L'idée qu'il me touche me fichais la chair de poule, je n'en avais pas envie. Surtout parce que je me connaissais, j'allais encore fondre malgré les visions qui roulaient en boucle dans ma tête.

Pourquoi est-ce qu'il était venu? Pourquoi a-t-il fallu qu'il vienne? Pourquoi idiote moi lui avait ouvert? Rhohhh. En plus, j'étais en colère contre moi-même d'avoir envie qu'il me prenne quand même dans ses bras.

Quant il est parti, on s'est juste regardé. Je me suis tenue assez à distance et je priais pour qu'il ne dise pas "Viens là". Je l'ai regardé partir la mort dans l'âme. Ciel... envie d'être dans ses bras et ne pas pouvoir le supporter. C'était bête, mais j'avais l'impression qu'il m'avait trompée, qu'il m'avait trahie. J'ai monté les escaliers au bord des larmes. Je ne me comprenais pas, entre ce que j'avais envie et ce que je devrais faire, il y avait un gros gros trou. J'ai entendu du bruit dans les escaliers, j'ai pensé que c'était un des voisins. Ciel, je n'avais envie de voir personne. J'ai réalisé que c'était pour moi, quant j'ai senti des frissons me parcourir tout le corps. Quelque part dans mon cerveau, dans un petit coin en éveil, j'ai senti que c'était Pascal. Ma température à grimper d'un coup.

Atroce faiblesse de ma part, je l'ai laissé me prendre dans ses bras, et le pire c'est que j'en avais envie. Et comme toujours quant il s'agit de lui, je perds les pédalles. Je suis restée comme ça, la tête enfouie contre lui. Je me serais arrachée la langue quant je me suis entendue dire; "Je t'aime". 'CRRREK' complètement nulle. Il m'a pris le visage dans ses mains un peu moqueur en demandant si c'était vrai ça et je l'ai laissé m'embrasser. Vraiment pas de caractère! Aucune réponse n'était nécessaire, je crois qu'il connaissait bien la réponse. Ses bras ont serrés un peu plus fort. Mes résolutions avaient pris la tengante! On est resté un long moment serré l'un contre l'autre en silence. J'étais heureuse.

Waf... C'est horrible, j'en veux toujours plus. Il était sur le poing de partir et je lui ai demandé de rester. Trop trop nul. Je savais bien qu'il ne pourrait pas et je n'aurai pas dû le lui demander. J'ai baissé les yeux, je ne voulais pas qu'il puisse lire de la faiblesse dans mon regard.

Qu'est-ce que j'aime ces manières. C'était toutes ces petites choses, tous ces petits gestes qui me rendaient si dingue de lui. Sa manière de prendre mon visage entre ses mains quant il m'embrasse, sa manière de m'attirer à lui avec tendresse, de me prendre les mains et de les embrasser, comme si j'étais sa petite princesse. Ou encore, parfois en parlant sa manière de me caresser la joue ou le bras ou la nuque, l'épaule... arf. Ca avait le don de me mettre dans tous mes états et me rendre toute molle et sans volonté. Ces tonnes de gestes de tendresses que j'adorais tellement... C'est pas possible, il avait dû écrire le manuel de "comment banir toutes résitences chez une femme" ou "trucs infaillibles pour séduire"... Déjà quant il plonge ses magnifiques yeux verts dans les miens, je me liquéfie! Ouais, c'était toutes ses petites choses qui me faisaient tant craquer.

Pascal a gentiment pris mes mains dans les siennes, elles étaient chaude et douces. J'imagainais déjà ce qu'il allait dire, mais à ma surprise, il a jeté ses clefs dans ma boîte à clefs et refermé la porte. Pascal, quel fou furieux! (sourire) Mais je ne pouvais pas le laisser encore faire une bêtise, fallait pas pousser non plus. Alors je lui ai avoué que ce n'était qu'un petit moment de faiblesse en faisant la grimace. Il avait envi de rester. 'Ahrrr', ce sourire que j'aime tellement...

En le poussant gentiment vers la porte, je lui rappelais les raisons pour lesquels, c'était pas possible qu'il reste. Il fallait qu'il rentre. Je trouvais déjà vraiment chou qu'il se soit donné la peine de passer; un dimanche en plus. L'empêche que j'aurai bien passé le dimanche collée dans ses bras... arf. On s'est embrassé encore et encore et il a filé. Je me sentais un peu vide.

De la voiture il m'a rappelé. Pascal voulait vérifier si j'avais changé d'avis, un seul mot et il faisait demi tour. Quel amour. J'ai ri en lui disant que j'avais mon stock de tendresses pour la journée. Ca l'a fait rire.

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271 - Sortie avec Thomas

Publié le par JaneDo

Sortie avec Thomas
(27 sept 08 - samedi)

Lane m'a raccompagnée et je lui ai offert un café. On a batifolé comme des enfants et beaucoup rigolé. Puis je l'ai fichu dehors gentiment avant qu'il ne se fasse des idées.

Je n'ai pas réussi à dormir tout de suite. Les images de Pascal et de Jess me hantaient encore. Ils avaient l'air si... couplé, si bien ensemble. Apparemment, les choses s'étaient bien arrangé et Pascal avait réussi à se rabibocher avec Jess. En me remémorant le visage de Jess, je me rendais compte qu'elle avait l'air de nager dans le bonheur. Je me demandais si... ARF, je ne voulais pas y penser, et pourtant...

Je n'avais pas reçu de nouvelles de Pascal de la journée, et ça me travaillait.

Thomas m'invitait au cinéma et je voulais refuser. Je voulais éviter d'être dans les parrages de Pascal pour ce soir. Je ne voulais pas, en tous cas, le voir avec Jess. Serais-je en train de devenir jalouse? Je tournais en rond chez moi. Je ne voulais pas sortir mais, je ne tenais pas en place. Je m'ennuyais ferme. Je décidais de sortir un petit moment, juste faire une apparition.

Lane et Thomas m'invitaient tous les deux, mais chacun de son côté. J'aurais plutôt accepté l'invitation de Lane pour éviter Pascal, mais je ne pouvais pas faire ça à Thomas. Alors, j'ai fini par accepter de voir Thomas, mais je n'avais pas trop envie d'aller au cinéma.

On a fini par aller manger ensemble et je suis rentrée.

Thomas a soigneusement évité de me parler de Pascal et moi aussi. Il m'a demandé de me méfier avec Lane, en avouant être quand même un peu jaloux. Lane était un coureur de jupons, pire que Brian. Il avait remarqué que le courant était passé aussitôt et qu'on avait déjà l'air très complice. Depuis qu'il sait pour Pascal, il avait espéré qu'avec le temps, si je devais choisir quelqu'un, que ce serait lui. Il avait dit ça sans oser me regarder dans les yeux, avec un petit sourire de défaite. Ca m'a fait de la peine. Je me suis rendue compte que je m'étais mise à l'observer et que dans ma tête, je me faisais la liste de "pour et contre". Mauvais ça. C'est ce que je fais en général quant quelqu'un intègre ma liste de "possible", aoutch.

Qu'est-ce qui m'arrive? Est-ce que j'avais l'intention de me rabattre sur Thomas parce que Pascal n'est pas disponible? Beurk, je peux pas faire ça. Pourtant, je me suis demandée pourquoi je n'étais pas plutôt tombée amoureuse de Thomas au lieu de Pascal??? Oh la, je commençais vraiment à débloquer sec! Gênée par mes propres pensées, j'avais évité de trop le regarder. J'étais un peu gênée d'avoir ressenti de petits battements de coeur un peu désordonnés. Glups.

Peut-être un peu de pitié, peut-être par dépit, peut-être parce que j'avais besoin de gentillesse ou de tendresse, j'ai laissé Thomas me prendre par la taille quant on marchait côte à côte. Je l'ai laissé aussi me prendre la main, me faire des bisous dans la nuque et me serrer contre lui, un peu plus que nécessaire. Bien joué si je voulais me retrouver dans la super merde. Re-Glups, je devrais me méfier de mes pulsions! Je savais que si je finissais par sortir avec Thomas, je ne pourrais pas résister à Pascal ou à l'envie de me retrouver avec lui. Un seul regard sur Pascal et j'aurai des palpitations, crrrri . Un seul de ses petits sourires en coin et je serais foutue.

De fils en aiguilles, difficile de le repousser après. Je l'ai laissé m'embrasser. Ca l'a rendu fou de joie, et il est parti tout heureux. Moi, je l'étais un peu moins. Si d'aventure j'avais eu des envies de m'amuser, je n'aurai pas choisi Thomas. Je ne pouvais pas me permettre de jouer avec ses sentiments et certainement pas avec quelqu'un aussi proche de Pascal. Lane aurait été un meilleur choix. Comme c'est un courreur de jupon, il n'aurait rien espéré en retour, ce qui n'était pas le cas de Thomas.

Pffffffouuu... j'étais pas très fière de moi.

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270 - Faut que je me bouge

Publié le par JaneDo

Faut que je me bouge
(26 sept 08 - vendr)

Thomas est parti au matin. Rhhhh... j'ai même pas eu l'idée de lui proposer un café, suis trop nulle. Suis complètement à côté de la plaque. Il a passé toute la soirée avec moi au lieu d'aller rejoindre ses potes. Bon,c'est vrai, je sais bien qu'il a une idée derrière la tête et que ce n'était pas par bonté d'âme... arf, suis méchante, peut-être que c'était par pure amitié... hum, quoique je n'y crois pas. Il voulait rester dormir là, mais je préfèrais pas.

Mon angoisse prémonitoire ne me quitte pas, au contraire, c'est encore plus virulent et ça me rend à cran.

Cloîtrée à la maison, je ne répondais à aucun appel. J'ai attentivement lu les emails de Pascal, lu entre les lignes, au-dessus et tout. J'ai fait un décryptage complet. Rien. Il me demandait comment j'allais, qu'il regrettait que j'ai été obligée de subir ce qui était arrivé à notre retour, que pendant quelques temps, il fallait qu'il évite de suivre  ses impulsions. Par contre, le "il faut qu'on parle" me laissait un peu frileuse. On sait tous ce que ça veut dire; "Il faut quon parle", traduction; c'est over = je te largue = du balais! Pourquoi dire qu'il faut se parler, se parler pour se dire quoi? Ou c'est plutôt; je veux voir ta tête quant je te blesse? Non, suis pas juste, c'est vrai que c'est mieux face à face que par sms ou post-it... quoique...

Le soir, j'ai décidé de me bouger un peu, sans avoir répondu aux emails ou aux messages de Pascal. Je ne savais pas bien quoi répondre.

J'avais un petit espoir, c'était de le croiser en ville et même si j'étais un peu fébrile à l'idée, j'étais aussi assez impatiente.

J'ai mis du temps à me préparer. Il me fallait la petite touche qui ferait tomber les chaussettes à Pascal. Décolleté mais pas trop, juste au corps, des couleurs qui m'allait spécialement bien, mais aussi, spécial sortie soirée. J'ai opté pour un mélange de blanc cassé, avec de petites touches turquoise, bleu et rose fuchsia. Avec ma couleur de peau, je peux carrément tout mettre, mais ce soir, je ne voulais pas être dans le tas. J'étais parée. Les cheveux serrés dans un bandeau, j'étais prête. Pas question de passer inaperçu. J'avais RV chez Thomas. Comme à son habitude, Thomas avait organisé un petit verrée chez lui avant d'aller en boîte.

J'avais des palpitations à l'approche de leur maison;  j'allais voir Pascal. En prenant le chemin qui menait à la villa des garçons, je me suis demandée ce que je fichais là. J'allais être sous la loupe de ceux qui étaient au courant, Thomas et Paul. La honte. Tout à coup, je me sentais légèrement moins sûre de moi. J'ai pris une grande bouffée d'air, redressé les épaules et je suis rentrée dans l'arrène. Pour écraser la trouille, une petite dose de rage. La chasse était ouverte.


Exprès, j'ai évité de chercher la silhouette à Pascal, même si mon oeil avait immédiatement repéré sa position. J'ai remarqué qu'il s'était retourné à mon arrivée. Hum! Thomas est venu tout de suite jouer son rôle d'hôte. Je lui avais préparé mon plus beau et doux sourire. Je suis sûre qu'il devait se poser des questions et se demander si c'était la même fille déprimée du soir d'avant?

Le sourire accroché, je participais aux discussions et j'évitais soigneusement tout ce qui pouvait ressembler à Pascal. Je jouais le rôle que j'avais choisi de jouer ce soir. A l'aise blaise. Comme si de rien n'était, j'ai parlé avec presque tout le monde, même Jess. Sauf Pascal. Je sentais son regard, mais j'évitais soigneusement de regarder dans sa direction. Je ne voulais pas être obligée de le saluer de loin, je préfèrais le laisser se débrouiller. Après tout, ça aurait l'air plutôt bizarre qu'on ne se parlait pas. Thomas ne me quittait pas d'une semelle, et ce soir, j'avoue que ça ne me dérangeait pas.

Avant même qu'il me parle ou qu'il me touche, j'avais senti la présence de Pascal. J'avais tous les poils au garde à vous. Il avait choisi un moment où Thomas s'était éloigné. On s'est un peu mis à l'écart. Ou est-ce lui qui m'a emmené à l'écart? Pascal m'a demandé si j'avais reçu ses messages? Bien sûr, il savait que je les avais reçu. Pour ne pas répondre, je lui ai demandé comment il allait. Il a répondu par une autre question; il voulait savoir s'il avait fait quelque chose de mal, si j'étais fâchée? On aurait pu continuer comme ça un moment, mais je crois que le passage d'armes m'ennuyais, alors j'ai arrêté.

Je lui ai dit que, franchement, je ne savais pas très bien ce que je ressentais, c'était confu. Je ne savais pas comment interprêter ce qui s'était passé au retour, alors... Que je n'avais pas répondu, parce que je n'avais aucune idée quoi répondre. Dans ses messages, il m'avait demandé si j'allais bien... Si j'allais bien? aucune idée! Je ne savais pas comment j'allais. Je voyais sa machoîre se contracter, et je me suis dite que ça ne présageait rien de bon. J'avais la trouille qu'il m'ait attiré à l'écart pour me flinguer le moral, suite au "il faut qu'on se parle", qu'il vienne me larguer là, tout de suite!!! Alors, ça m'a soulagée et fait sourire quant il a dit qu'il me trouvait absolument.. renversante. C'était le but que j'avais recherché. Avec un petit sourire, il a ajouté que ça devait être interdit de sortir comme ça. Ciel, j'avais envie de lui sauter dessus. A la place, je lui ai fais un petit bisous sur la joue pour le remercier du compliment. C'était drôle, mais quant je me suis approchée pour l'embrasser, il n'a pas sursauté, ni eu un mouvement de recul. Pourtant... il devrait se méfier! Hahh Pascal... Il était un peu trop gentil avec moi.

Jess est venue reprendre possession de son homme, Thomas était aussitôt à côté de moi. J'étais un peu triste de le voir s'éloigner, mais j'ai masqué ça avec un grand sourire.

Lane était arrivé en milieu de soirée, et avec Thomas, ils jouaient aux chevaliers servants. C'était assez amusant parce que je savais que cela énervait Pascal. Il ne nous quittait pas des yeux. Quant je discutais avec Pascal, Lane était passé dire bonjour. Dès qu'il avait  tourné les talons, Pascal m'a posé des questions, puis il m'a avoué ne pas beaucoup l'apprécier, qu'il était poli parce que c'était un pote à Thomas. Pascal nous observait, et je n'ai pas cherché à fuir Lane.

Lane me proposait de filer à l'anglaise, mais je ne pouvais pas faire ça sans blesser Thomas. Alors je ne voulais pas. Lane n'y allait pas par 4 chemins, il m'a demandé, sans détour, si je sortais avec Thomas et si on avait couché ensemble. La réponse aux 2 questions, était non. Il m'a donc aussi, sans détour, proposé de filer à l'anglaise. Ses intentions étaient des plus claires. Ca me faisait sourire.

J'avais rarement rencontré quelqu'un qui avait le culot de me faire des propositions aussi directes. J'étais partagée... J'avais envie d'accepter, parce que je savais que ça ferait dresser les cheveux sur la tête à Pascal. Mais d'un autre côté, sachant qu'il ne l'aimait pas beaucoup, se serait un peu dégueu. La prochaine fois, il ne me parlerait pas aussi ouvertement de ses sentiments, si après coup, je m'amusais à marcher dessus.

Je n'avais pas l'intention d'aller en boîte, mais plutôt d'aller rejoindre mes potes ou rentrer. J'espèrais que Pascal aille en boîte et qu'il s'ennuie à mort de mon absence. Arf, j'suis une peste. Après le coup du long week-end, c'était pas vraiment le moment de lui faire faire encore une connerie...

Pascal m'aurait bien kidnappée ce soir, mais, il devait éviter de faire des bêtises pour le moment. En disant ça, il a jeté un coup d'oeil en direction de Jess qui, s'amusait à faire avaler des petits fours à Ethan. Après la 1ère seconde où j'ai trouvé ça mignon, l'image de Pascal prenant Jess dans ses bras avec tendresse est venu assombrir le tableau. J'ai quand même souri, mais j'avais envi de lui arracher les yeux.

C'était pénible par moment de le voir avec Jess. Ils étaient collés ensemble presque tout le temps. Ce qui me faisait tiquer, c'est de le voir lui passer tout naturellement les bras autour de la taille ou des épaules quant elle s'approchait de lui, tout en continuant à discuter avec ses copains. De le voir lui sourire ou encore lui faire des bisous, même si c'était distraitement, mais c'était tout aussi naturellement et tendrement. C'était comme des milliers de petits coups de poignard.

Parfois nos regards se croisaient et il me souriait ou me faisait des clins d'oeil. Ca me faisait mal au coeur. Je n'avais que des sourires et des clins d'oeil, Jess elle avait droit à son touché, à ses bisous. Arf... fallait que j'arrête ça, je débloquais!!!

J'ai navigué encore un peu avant de filer avec Lane. Je ne voulais pas filer à l'anglaise, je voulais que Pascal nous voit partir. Evidemment, il nous a vu partir, j'avais juste oublié de penser à Thomas... On a été rejoindre mes potes.

Normalement, je ne laisse jamais un outsider m'accompagner dans mes soirées avec mes copains, mais ce soir c'était différent. Lane insistait pour m'emmener chez lui, mais ça c'était exclu. Mais, il ne fallait pas que Lane aille rejoindre Pascal et les autres, Pascal saurait qu'il ne se passait rien et ne s'inquièterait pas. Donc, je m'arrangeais pour qu'il reste avec moi, ce qui ne semblait pas lui poser de problème. Tandis que là, ne voyant pas Lane de la soirée, son imagination pouvait s'en donner à coeur joie. D'ailleurs, mon natel n'arrêtait pas de s'agîter, c'était Pascal et quelques fois Thomas.

On est sorti sur Genève, et j'ai passé une soirée super sympa. Bien sûr, Pascal ne quittait pas mes pensées. J'ai fini par lire ses messages et par lui répondre, parce qu'il menaçait de débarquer chez moi si je ne lui répondait pas. Je me suis sentie coupable d'avoir voulu lui faire mal et le faire sortir de ses gongs. C'était pas vraiment très cool de ma part.

Alors, j'ai rassuré Pascal en lui disant qu'on avait été rejoindre mes potes.

 

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