-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Pascal passait la soirée avec Jess
(18 sept 08 - jeu)
J'étais rongée. Je n'ai réussi à dormir qu'après avoir avalé des somnifères. Aujourd'hui, je suis patraque, mais le nœud dans l'estomac était toujours là. J'avais décidé de tout faire pour oublier ce gros nœud, si ma tête y revenait, je n'avais qu'à penser à autre chose, changer de sujet quoi; penser à mes prochaines vacances, louer un chalet pour les fêtes, etc... Tout pour ne pas m'angoisser. Et franchement, ça avait l'air de fonctionner. Je me programme moi-même. J'ai l'habitude de faire ça depuis mes 12ans. je suis plutôt rodée!
En baladant Maxou, je me suis mise à repenser à Pascal et Jess. Je suis nulle. Je ne voulais pas penser à ça non plus! Mais quand même, Pascal m'aimait-il vraiment? Pourquoi m'aimerait-il d'ailleurs, je suis une peste!
Pascal passait la soirée avec Jess. Il ne savait pas encore s'ils allaient sortir et rejoindre les potes. De mon côté, je n'étais pas tellement en forme pour aller faire la fête! Je me suis quand même habillée sexy. Pas de Pascal à l'horizon. Il devait être en train de jouer au joli coeur avec sa chérie. Mince, il me manquait. J'avais mis les distances sans raison, et maintenant je n'avais plus qu'à me bouffer les ongles.
C'est vrai que les choses avaient beaucoup changé depuis que Thomas savait pour nous. Thomas ne m'envoyait plus de sms, je n'avais plus d'infos sur ce que faisait Pascal et son groupe, je n'étais plus invitée à toutes leurs petites sorties. Triste.
Finalement, Thomas et sa bande ont fait leur apparition. Ben, pas de frissons, rien. Aoutch! Il semble que je ne ressente ça que quant mes yeux effleurent Pascal. Pascal et Jess n'était pas avec eux. Je ne pouvais franchement pas demander à Thomas où ils étaient ou s'ils allaient venir.
Et j'avais envie de voir Pascal... Oh oui, j'avais envie de le voir, ciel... Et j'ai fait la bêtise que je m'étais promise de ne jamais faire; le déranger quant il passait la soirée avec elle, Jess. Je m'étais promise de toujours faire en sorte, de ne pas éveiller les soupçons de Jess. Où était passé mon self-control? J'avais envie de bouffer mon natel une fois le sms envoyé. Je n'aurais pas dû faire ça. J'avais peur qu'il se dise; "Rhooo, qu'est-ce qu'elle me veut encore"...
Plus les minutes s'écoulaient, plus j'avais mal au bide et regrettait de lui avoir envoyé ce message; "Tu me manques, envie te voir". J'avais envie de me couper les mains, écraser mon natel parterre... mais aussi, j'avais peur que Pascal ignore carrément mon message. Il n'allait pas me répondre. Bon dieu, mais qu'est-ce qui m'a pris? C'était stupide.
Il était avec elle, et il n'avait pas besoin que je le dérange! Poisse. D'habitude, il me répondait rapidement, tandis que là, 10mn, 15mn, 30mn... rien, niet. Il aurait au moins pu m'envoyer un simple; "Je peux pas", mais rien. J'étais mortifiée. Le bar allait fermé et c'était le moment de se retrouver en boîte.
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
J'avais pas la frite. Il n'était pas venu en boîte. J'étais triste. Pascal avait reçu mon message, mais il était sûrement trop occupé. Il ne s'était pas donné la peine de me répondre. Peut-être qu'il était rentré chez lui et il avait autre chose à faire... pouerk... Veux pas y penser. Suis down! Puis, petit à petit, la mauvaise fois prenant du service, je me disais qu'il ferait mieux d'avoir une super bonne excuse pour ne pas m'avoir répondu; être passé sous un train, dans le coma dans un hôpital quelconque, avoir perdu la mémoire.. grrrr.
Puis mon natel, que je gardais sous la main, s'est mis à vibrer. Enfin Pascal. J'ai dû me précipiter dehors pour pouvoir lui parler. Il avait bien reçu mon message. Pascal m'a demandé où j'étais. Il passait me prendre, on reviendrait plus tard pour ma voiture. Je me suis lancée dans toute une liste d'excuses, pour avoir osé lui envoyer ce message, mais je l'entendais "sourire" à l'autre bout du fils. Il m'a dit que ce n'était rien, il passait me prendre quand même si j'avais envie de m'excuser, je pourrais le faire plus tard. Trop, trop chou-x.
Comment ne pas l'aimer? Comment ne pas avoir envie de me jeter dans ses bras? Carrément impossible de lui résister!
Miam, il sentait si bon. Son sourire me faisait frissonner de partout, même si je me sentais vaguement coupable. Tout en conduisant, il a pris ma main. Ciel, comment est-ce qu'un geste aussi insignifiant peut devenir aussi doux et sensuel par moment et faire gigoter mon pauvre petit coeur... Ciel, que je l'adore. Il m'a demandé où je voulais aller? J'ai essayé de me mordre la langue, mais je n'avais pas envie d'être une pote ce soir non plus. Je n'osais pas croire que, moi, j'avais osé lui dire ça. Pascal devait se dire que je ne pensais qu'à ça! Il a juste souri et j'ai pris un coup de fard. Il a embrassé ma main en demandant; "On va chez toi?"
Je n'ai pas eu à répondre...
Comme je l'adore. Je ne sais pas du tout ce qu'il a inventé pour être là, mais ce soir, j'avais besoin de lui. J'étais heureuse de me laisser couler et de fondre dans ses bras. Pascal n'avait pas envi de rentrer, et rien à faire pour l'amener à la raison. J'ai pas trop insisté non plus, après le 1er "Je T'Aime", j'étais cuite. je rêvais de rester collée à lui encore un peu. On savait tous les deux que c'était une bêtise, mais il est resté.
Au matin, il était évident qu'il n'allait pas rentré se changer. Après sa douche, j'ai remarqué une légère tension qu'il essayait de me cacher. Pascal savait bien qu'il aurait des comptes à rendre. Pascal ne voulait pas qu'on passe une semaine à ne pas se voir, il trouvait ça vraiment trop dur. Et moi donc! Il allait aussi être en retard au travail, mais il restait là et ne semblait pas trop pressé.
Il aurait voulu qu'on parle, mais je crois que la tension qu'il n'éprouvait pas, s'était transféré sur moi. Absolument impossible pour moi de parler maintenant, ça me tendait trop qu'il soit en retard et qu'en plus, qu'il ne soit pas rentrer dormir chez lui. Pascal s'en rendait compte.
Alors, il a dit avant de partir, qu'il fallait qu'on parle sérieusement. Oui, oui, on allait faire ça, mais pas maintenant.
Depuis ma fenêtre, je l'ai regardé sortir sa voiture du garage et partir quant je me suis rendue compte que ma voiture était toujours devant la boîte. De toute façon, je ne pouvais pas aller la chercher en t-shirt. Je suis une horreur, je lui ai fais faire une bêtise. Je me sentais coupable et j'avais peur qu'il le regrette après. Je ne voulais pas qu'il ait à regretter d'avoir passé la nuit avec moi. Mince.
Je me suis recouchée en boule, la tête dans les draps, il y avait encore son odeur et sa chaleur. Tout mon corps vibrait encore en rappel... Ça y était, je me transformais en chien! Je me suis enroulée dans les draps et je me suis rendormie après lui avoir juste envoyé un petit message; "I love you".
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------