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163 - Bon... Il veut ou il veut pas?

Publié le par JaneDo


J’avais attendu toute la semaine, toute la journée... Je ne me rappelle même pas ce que j’avais fais de la journée, à part attendre ce moment; le moment, de voir Pascal, enfin, en tête à tête.

Finalement, je n’avais pas pu me résoudre à annuler notre rendez-vous. Impossible. Même si j’avais la trouille, la gorge nouée, j’étais aussi super impatiente. J’allais enfin arrêter de me faire des films et savoir où on en était.


Je suis arrivée légèrement en retard. Pascal m’attendait, assis sur les marches qui menaient à son appartement

  • J’ai pensé qu’on pourrait aller faire un tour?

Pascal préférait qu’on ne reste pas chez lui, trop tentant, on risquait de faire des bêtises au lieu de discuter. Ça m’a un peu titillé. C’était pour ça qu’il m’attendait dehors, il tenait tant que ça à éviter qu’on se retrouve seuls entre 4 murs? Ce n’était pas ce que j’espérais, alors j’ai essayé d’insister, mais il a eu le dernier mot. Alors on a été s’asseoir sur le muret au bout du parc qui fait face à son appartement. Maxou, après avoir pissé sur tous les arbustes au passage s’était couché en boule à nos pieds.

En apercevant ma voiture en rentrant mardi soir, Pascal avait compris pourquoi Thomas était filé comme une flèche après l’entraînement, et a pensé qu’il ne serait pas enchanté de le voir débarquer. Pascal avait traîner avec son équipe au bistrot du club, Vania et 2 de ses copines ont pris un verre avec eux. Vania, de l'équipe féminine de basket, celle qui venait de temps en temps se joindre à nous. Dire que je n'arrivais pas à me rappeler de son nom! J'avais cru, Sylvie ou Sylvia...

  • Et non. Je n’étais pas avec Caroline.

Pascal avait anticipé la question qui me trottait dans la tête, que je ne pensais pas lui poser. J’étais quand même rassurée de connaître la réponse.

  • Alors? Tu n’avais pas vraiment pris la fuite le week-end passé?

Assis à califourchon, on se faisait face et Pascal m’avait pris la main et jouait avec mes doigts. De le sentir si près me coupait le souffle.

  • Oui et non, mais je ne te fuyais pas, ou plutôt... J’avais besoin d’un peu de temps pour remettre un peu d’ordre dans ma tête.
  • Après que tu aies décidé de recommencer avec Layne, enfin... quant tu as choisi Layne...
  • Je n’ai pas choisi. Si j’avais choisi, ça n’aurait pas été Layne.

Pascal a d’abord paru perplexe, puis il a souri. God que j’aime son sourire... Pascal s’était redressé et s’était assis de manière à avoir mes jambes entre les siennes. Mes genoux s’appuyaient sur ses cuisses musclés. J’avais tellement envie de lui sauter dessus, affff. Avec son pouce, il me caressait les lèvres. J’ai cru qu’il allait m’embrasser, mais non. Et zut. Il m’a juste pris par le menton et fait un petit bisou sur le nez.

  • Alors quant tu es retournée avec Layne, ça m’a retourné. C’était difficile, je ne vais pas te mentir en te disant que je l’avais bien pris. Je l’ai très mal pris. J’avais décidé de te laisser tranquille et ne plus chercher à te revoir. Je voulais t’éviter le plus possible, éviter tous les endroits où je pouvais te croiser... Comme tu l’as remarqué, je n’ai pas tenu longtemps. Je me suis dis que ça ne pouvait pas faire de mal, de juste te voir de loin. De plus, avec tous les gens qui nous entouraient, ce n’était pas trop risqué. C’était dur. De ne pas te voir, c’était dur, te voir, aussi dur. Inutile de t’expliquer comme c’était difficile de résister aux milliers de fois où j’avais envi de t’appeler question de t’entendre, où chercher des excuses pour t’appeler. Mais je savais que je ne voulais entendre qu’une chose; que c’était terminé avec Layne et que tu ne pouvais pas te passer de moi. Fantasmes quoi!

Je le regardais parler, sans oser le toucher. Ciel, lui aussi avait un petit monde imaginaire, pleins de fantasmes du genre? Je croyais être la seule à voyager dans ma tête au pays des illusions! Je ne savais pas encore où il voulait en venir, ni si ce qu’il disait était bon signe ou pas.

  • Ce que tu as pu me manquer, tu n’as pas idée...

Pascal me caressait le menton de temps en temps, distraitement tout en parlant. J’adorais ça. Comme s’il ne pouvait pas s’empêcher de me toucher, d’avoir un contact physique. Est-ce que ça voulait dire que “nous 2” c’était encore d’actualité?

  • L’autre jour... J’ai compris que ça ne marchait pas d’essayer de t’effacer de ma mémoire. Je t’aimais toujours autant, malgré que tu m’aies jeté pour... j’allais dire; cet abruti de Layne... mais, il est plutôt sympa comme gars.
  • Ha oui, c’est quoi cette amitié soudaine?

Pascal m’a dévisagé un petit moment en plissant les yeux.

  • Il ne t’a pas raconté?
  • Si... petite dîner à 4... en couple...
  • Ouais... On s’était senti plutôt mal barré. Mais, si ça te gêne pas, j’ai pas vraiment envi de parler de ça pour l’instant... tu veux bien?
  • Ok. Excuse moi.

Jiiiaaahh, ça me faisait mal au bide, mais je voulais ignoré cette petite rage qui risquait de tout gâché avec Pascal. Pascal m’a embrassé au coin des lèvres, lentement, tout doucement. Affff, j’aurai eu envie qu’il remonte juste un centimètre de plus à gauche. Qu’importe ce qu’il raconte, tout ce que je voulais savoir, c’était; si j’avais une chance encore ou s’il ne voulait plus de moi. Qu’il me le dise que je puisse courir m’enfermer chez moi et verser des torrents de larmes. Si, au contraire, il voulait encore de moi, je m’en bats l’oeil de tout le reste. Mais, j’ai rien osé dire. Je ne voulais pas trop m’avancer. Il faisait durer le suspens, et ça me déstabilisait à mort.

  • Donc, après l’autre soir, j’ai préféré m’éloigner un peu avant de faire une bêtise...

Glups!!! C’était donc une bêtise? Il voyait ça comme une bêtise? J’étais une bêtise? Pas bon du tout. J’ai ouvert la bouche pour me lancer dans un de mes blablas sans fin pour ne pas entendre la suite.

  • Chuuuut... Laisse moi finir...

Aïe. Les larmes menaçaient de venir écrabouiller le peu de dignité qui me restait, et... j’avais terriblement envie de prendre la fuite. C’était bon, il n’avait pas besoin de continuer, j’avais compris.

voir l'image en taille réelleJe pouvais peut-être me jeter à ses pieds, m'accrocher à sa jambe en le suppliant de ne pas me laisser tomber. Mais tout ça n’était que dans ma tête, jamais je n’oserais faire un truc pareil, même si j’en mourrais d’envie. Alors, il ne me restait plus qu’à partir. J’ai tenté de me lever, mais Pascal m’a fait me rasseoir et il a souri.

  • Après l’autre soir, où j’avais carrément échoué à démontrer mon indifférence, j’avais l’intention de te demander de choisir séance tenante, c’était Layne ou moi... Je voulais te poser un ultimatum. Pas question d’attendre. Si tu restais avec lui, on ne se verrait plus. Parce que... j’avais cru comprendre que tu ressentais la même chose que moi, et il n’était pas question que je te laisse jouer avec moi. Que tu ne pouvais pas nous avoir les 2, alors tu devais te décider... Mais ça, c’était avant de partir...
  • Avant? Avant que tu partes avec Paul? Après être passé chez moi?
  • Ouais... Je ne voulais plus attendre... Je me serais risqué à te poser un ultimatum si je n’avais pas eu le temps de prendre un peu de recul et essayer de comprendre ce qui pouvait se passer là haut, dans cette petite tête hyper compliquée et surchargée!
  • Ok. Et ça veut dire quoi?
  • Jane... Ça veut dire que je t’aime. Tu ne m’as pas écouté quant je te l’ai dit. Je t’aime et ne plus te voir, insupportable. J’en ai un peu parlé avec Paul, mais je n’ai besoin de personne pour prendre les décisions à ma place. Je suis seul à savoir ce qui me fait du bien et ce qui me rend heureux. Mais j’ai aussi réalisé une chose...

Pascal me faisait basculer du chaud au froid. Je n’en pouvais plus. J’aurai eu envi de le tondre. Ha mais non! Il n’y avait plus rien à tondre!

  • Je voulais t’avoir à moi tout seul, que tu quittes Layne. Pour être sur que c’était vraiment fini, je voulais être présent quant tu lui règle son compte. Mais, les choses ont un peu changé depuis...

Jeeeez, ça y était, il allait me régler mon compte. Les choses avaient changés? Qu’est-ce qui avait changé? Flûte, Caroline? Je me sentais mal. C’était donc ça, il tenait vraiment à Caroline. Qu'il arrête de me torturer, qu'il me liquide tout de suite. Pourvu qu’il ne prononce pas des mots comme; Je l’aime, sinon, je ne pourrais pas me retenir de pleurer. Même si j’aurai préféré m’arracher la langue, c’était trop tard, malgré la peur, les mots son sortis tout seul,

  • Caroline... c’est ça?

Pascal m’a observé un moment, comme s’il hésitait, ce qui a fait chuter ma température de plusieurs degrés. J’avais la chair de poule. Que je meurs sur place s’il dit qu’il l’aime. Pitié.

  • Justement Caroline...

Ça y est. Il allait m’asséner le coup final. Je me suis ramollie de partout, mes muscles étaient complètement ankylosés. Je ne pouvais que rester là à regarder ses lèvres remuer, ces lèvres que j’adorais, qui allaient prononcer des mots qui allaient me briser en milles morceaux. J’étais fichue.

  • Je te vois te tasser sur place... Regarde moi... Hey? Tu devrais avoir plus confiance en moi... J’ai entendu Layne te dire hier soir qu’il ne voulait être avec personne d’autre... Ben, moi non plus!

Hein? Espoir? Ou illusion? Ou Pascal s’amusait à jouer avec mes sentiments?

  • Je veux juste t’expliquer sincèrement ce que je pense, et tu n’as pas à avoir peur... Allez, viens plus près.

Il m’a attiré contre lui en me serrant fort. Ça m’a redonné un peu de force, mais, j’avais quand même peur.

  • Pascal?
  • Oui!
  • On peut reprendre la discussion une autre fois si tu veux bien... Tout ce que je veux savoir, c’est... est-ce que je suis “IN” ou “OUT de ta vie? Si...
  • Tu ne veux plus parler?
  • Je ne veux plus parler, je ne veux rien savoir d’autre... si tu dois m’assassiner... fait le tout de suite...
  • Wowhhh, t'assassiner hein? (Il a ri). Tu y va un peu fort! Je disais, justement Caroline... On a juste commencé à se fréquenter...

Jeeez, d’entendre parler d’elle me torturait.

  • Je ne veux pas entendre parler d’elle!
  • Ok. J’ai compris que je ne pouvais pas te demander de plaquer Layne comme ça. J’ai réalisé que ce n’était pas aussi simple...
  • Pascal... Accouche STP...

Il a souri, et mon monde s’est un peu éclairé.

  • Tout ça pour dire que... Je t’aime et je serais patient. Mais, ne fait pas durer trop longtemps non plus... Je ne veux pas et ne peux pas te rayer de ma vie.
  • Ça veut dire quoi? Qu’est-ce que tu veux dire par “je serais patient”?
  • Que je t’aime et je ne veux pas te perdre. Je suis rentré en me disant que j’allais te dire ça. Te dire que je n’allais plus me fermer, que j’allais être là, que ce sera comme tu le voudras...

Il m'aime? Comme je voudrais? Hahhh... Je me sentais complètement épuisée, et pourtant, ce n’était pas moi qui venait de vider mon coeur. Je le regardais avec de grand yeux rempli de petits coeurs emflammés. Ciel, ce que je pouvais l’aimer lui. J’aurai dû trouver quelque chose d’intelligent à dire, quelque chose de super smart, mais rien ne venait. J’avais trop envie de l’embrasser, alors je l’ai fais en le goûtant avec passion. Pascal m’a tendrement prise dans ses bras si solide et je me suis laissé fondre.

  • Pascal, je t’aime. Je t’aime tant.
  • Je t’aime encore plus.

voir l'image en taille réelleJ’étais épuisée d’avoir eu tellement peur, aussi d’avoir perdu tout ce temps, que ç’en était douloureux. On fera comme je voudrais, hein?

  • Est-ce qu’on peut aller chez toi maintenant?
  • Héééé... Je sais pas... Tu crois pas qu'on devrait attendre un peu? Finir cette discussion? Attendre de régler un peu les choses...
  • Pas envie d'attendre. Alors, pitié, je demande une pause, une sorte de trêve... Appelle ça comme tu veux...

Pascal avait été surpris. Évidemment, j’avais les oreilles en feu et il me regardait en souriant, amusé par  mon embarras à oser lui faire des avances aussi ouvertement.

  • J’ai plus envie de parler... Si tu me dis non, je penserais que tu ne veux pas la tromper...

Je ne voulais pas prononcer son nom. Il sentait mes mains trembler dans les siennes, il les a embrassé. God, j’étais vraiment folle de lui. Peut-être encore un peu la trouille qu’il refuse? Mais j’en doutais.

  • Et si on rentrait?

Pascal... Ciel, comme je l’aime ce mec, c’était vraiment de la folie. J’aimais tous ses gestes, sa manière de sourire, ses yeux, la douceur et le goût de ses baisers... Tout. Je le laissais me couvrir de ses baisers enflammées, doux, chaud, et mon coeur battait dans tous les sens.

Comme il savait dire ce qu’il fallait...

Pascal avait un match le lendemain matin, mais tant pis. Il allait sûrement être sur les rotules, parce qu’on avait pas fermé l’oeil de la nuit. Enfin... jusqu’aux premières lueurs du jour! J’ai été la 1ère à capituler. Soulagée, heureuse de le retrouver, je n’arrivais pas à être rassasiée de lui, mais crevée, j’ai fini par m’endormir, collée à lui comme une limace gluante.

Avant de plonger dans le coma, je crois l’avoir senti bouger, sortir du lit. Après m’avoir remonté les couvertures sur mes épaules, j’ai dû marmonner un “merci” et “tu vas où?”, Pascal a sorti Maxou une dernière fois. J’étais déjà dans les bras de morphée quant il est revenu se coucher.


*   *   *   *   *   *
Bon... Il veut ou il veut pas? (163-ven-12.juin.09)

Publié dans jane's diary

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162 - Je t'aime moi non plus!

Publié le par JaneDo


Thomas avait proposé qu’on se réunisse chez lui, pour prendre un verre entre amis. Les amis des amis, même inconnus du reste de la bande, étaient, comme d’hab, les bienvenus. Je n’avais pas envie d’y aller, je voyais Pascal le lendemain soir, donc, je me réservais avec impatience dans cette unique attente. Ce qui m’avait intrigué, était que, sachant que je n’avais pas trop envie de sortir, Layne avait paru soulagé. Alors, j’ai changé d’avis. L’idée de probablement croiser Pascal me troublait un peu.

Les garçons avaient leurs entraînements, alors en attendant leur arrivée, c’était Jess qui jouait les hôtesses. Elle jouait parfaitement son rôle, alors quel ne fût ma surprise de la voir fondre en larmes.

J’étais allée dans la cuisine rajouter un peu d’eau dans mon verre et prendre une bière pour Layne. Jess disposait des canapés sur un plateau et après lui avoir lancé un petit sourire de circonstance, je me suis servie dans le frigo. J’avais inconsciemment remarqué le frémissement de ses épaules, et je n’ai pas vraiment fait attention jusqu’à ce que j’entende ce qui ressemblait à un sanglot. Intriguée, je lui ai lancé un regard en coin. De l’endroit où je me trouvais, je voyais son profil et j’ai vu la crispation de son visage, dans un effort pour retenir ses larmes. Glups, ben ça!

Plutôt gênée, ma bière dans une main, mon verre dans l’autre, je suis restée une petite minute à hésiter à partir vite fait et faire semblant que je n’avais rien vu.  Mais c’était difficile de rester insensible au chagrin de quelqu’un et je ne suis pas en pierre.

En entendant du monde approcher, j’ai posé en vitesse ce que j’avais dans les mains et je l’ai embarquée dehors sur la terrasse, pour éviter que qui que ce soit puisse la voir dans cet état. Qu’est-ce qu’elle avait? Jess en larmes, ben ça, j’étais scotchée. En sortant, j’avais fermé la porte fenêtre derrière moi. Les vannes ont lâchés. Jess sanglotait comme un bébé, alors, je l’ai prise dans mes bras. Que pouvais-je faire d’autre? Elle avait de la peine pour je ne sais quelle raison, et j’avais une épaule sur lequel elle pouvait se pencher.

  • Je devine ce que Pascal aimait tellement chez toi; tu es gentille même après toutes les crasses que je t’ai fais. (des hoquets et des pleurs). Je sais qu’il ne m’aime pas ou plus de cette manière, mais ça fait vachement mal par moments.
    (...pleurs...)
    Tu es douce.
  • Je ne suis pas si douce que ça...

Après quelques hoquets, de pleurs entrecoupés de paroles, Jess s’est clamée petit à petit. J’ai été lui chercher du papier ménage pour qu’elle puisse se moucher, au lieu de renifler avec force. Dans un verre, j’avais mis quelques glaçons pour appliquer sur les yeux au cas où.

  •  J’ai été vache, n’est-ce pas? La vidéo?
  • Hahhh... ça... Ouais... c’était très vache.
  • Je suis désolée.

Me rappeler de la vidéo ne me faisait pas du bien. Derrière nous, on pouvait entendre les garçons rentrer de l’entraînement. J’ai préféré ne pas me retourner, mais j’ai reconnu le bruit de leurs voitures, et le son de leurs voix.

  • Maintenant que tu n’es plus avec Pascal, tu crois qu’on pourrait devenir amies?

Aoutch; “plus avec Pascal”... C'est bon, pas besoin de me le rappeler... ça me faisait, quand même, toujours frémir de l’entendre.

  • Même si je l’ai un peu poussé dans les bras de Caroline, ça me fait mal tu sais. Je voulais juste savoir avec qui il était, au lieu de laisser une inconnue rentrer dans notre vie.

Ciel, et elle avait le toupet de me dire ça...

  • Je suis hyper jalouse de le voir avec une autre, même si je m’amuse avec d’autres mecs. Il passe beaucoup de temps avec Caroline, tu sais, même plus que quant il était avec toi. J’ose te demander quelque chose?

Génial, je me ramassais à la petite cuillère, la petite info du temps que Pascal passait avec Caroline m’avait atteint en plein coeur. J’étais en miette.

  • Oui... Bien sûr...
  • Vous avez commencé quant à être plus que des amis?  Combien de temps après mon arrivée? Je me suis toujours posée la question. J’ai essayé de demander à Pascal, mais il n’a pas voulu me répondre. Tu sais qu’il est devenu distant, c’est trop dur à supporter par moments...

Glups, si Pascal n’avait pas voulu lui répondre... c’était peut-être pas à moi de le faire. Je réfléchissais en regardant mes pieds. D’après sa voix, elle s’était calmée et reprenait du poil de la bête... tant mieux.

  • Je sais pas exactement... Peut-être que... Non, je ne me rappelle pas, je ne sais vraiment pas... (gros mensonge!)
  • Je pense qu’il ne veut pas la tromper. Ça me fait mal de penser qu’il l’aime plus que moi.
  • Aoutch... Je me suis transformée intérieurement en flaque.
  • Tu sais, j’aurai toujours voulu que mon partenaire soit... plus ouvert... plus échangiste, plus... folie furieuse. Que même en étant un couple, on puisse continuer à s’amuser. Mais, je voulais aussi, toujours être sure qu’on resterait toujours ensemble même si on avait des aventures à côté de notre couple. Pour ça, Pascal est un peu coince. Qu’est-ce qu’il est sensuel... Bizarre de dire ça pour un mec, hein?
  • Pas du tout...
  • Oui, bien sûr, tu sais de quoi je parle hein? Ce que ça peut me manquer...

Elle a souri. Moi, j’avais les oreilles en feu. Elle s’était calmée, son coup de chagrin était passé.

  • En fait pour être honnête... J’aurai aimé être la seule qui aurait des aventures à côté, et lui m’attendrait sagement à la maison. J’avais toujours cru qu’il m’aimait plus que je ne l’aimais... J’ai dû...

Thomas nous ayant trouvé avait passé la tête par la porte.

  • Hé, les filles, qu’est-ce que vous fabriquez là dehors?

Avec un sourire heureux, Thomas a voulu sortir nous rejoindre, mais le get lost” (=dégage) de sa soeur ne lui a pas laissé d’autre option que d’aller se faire pendre ailleurs.

  • Jane? Tu sais que Thomas espère toujours qu’un jour, lui et toi...
  • Non, je ne pense pas. On est juste amis.

Je me suis retrouvée à corriger son maquillage qui avait lamentablement coulé après l’application des glaçons. Je pense que c’était pour ça qu’elle avait voulu que Thomas s’en aille.

  • J’aime jouer la forte, je ne voudrais pas qu’on puisse m’imaginer comme une espèce de faible bécasse. Ce serait gentil si, tu pouvais garder ça pour toi.

J’ai ri, j’étais pareille. Inutile de me le demander, je ne l’aurais de toute façon raconté à personne.

  • Tu sais que, parfois, tu me fais penser à Pascal par moment... Vous êtes avare de mots! Est-ce que tu trouves que je suis trop.. inquisiteur? Pascal me dit toujours que je pose trop de questions et que je me mêle toujours de ce qui ne me regarde pas.
  • Tu veux vraiment que je te réponde?
  • Heum... pas la peine. Je vais me... remaquiller.

Jess souriait gaiement en dévalant les marches pour rejoindre son appatement à l'étage inférieur. Ouais, elle avait repris du poil de la bête, pas de doute. L’air de rien, elle était sympa et marrante dans son genre. C’était vrai que, sans Pascal là au milieu, on aurait pu devenir amies. Mais j’aimais toujours Pascal.

Une chose bizarre, qui allait attirer mon attention en cours de soirée, était les relations entre Pascal et Layne. Ils n’avaient plus l’air d’être des ennemis jurés, au contraire, ils avaient l’air d’avoir un semblant de relation amicale.

Après être passé me saluer et discuter 2mn, Caroline était venu rejoindre Pascal et était restée debout à côté de lui, sans me parler, ni même me saluer ou
me regarder en face. Mal à l’aise, Pascal est parti rejoindre ses copains avec Caroline sur les talons. 1mn plus tard, Layne s’était joint à eux.

Trop trop strange!!! Est-ce que j’avais loupé un chapitre ou quoi? Ça me perturbait beaucoup de les voir causer ensemble et même rire de concert. Qu’est-ce qui s’était passé? Petits moments de doutes tragiques. Ça ne pouvait pas être bon. Si Pascal et Layne se parlaient normalement, et... C’était quoi ça? Ils étaient devenu amis? Waouhhhh, cauchemar! C’est qu’il n’y avait plus d’espoir entre Pascal et moi? Non, non, arrête ma fille, pas de ça. Tu va encore te construire un enfer dans ta tête, alors arrête.

Pourquoi est-ce que je n’arrivais pas à trouver les couilles pour aller vers Pascal, comme Caroline savait si bien le faire? Ni même rejoindre Layne, qui était pourtant mon petit ami. Alexia, comme Caroline, était à ses côtés. Je me sentais comme un Alien”. Pourquoi est-ce que je n’arrivais pas à faire une chose aussi simple?

Je tombais carrément de la Lune! Pascal et Layne sont sortis sur la terrasse en rigolant, comme de vieux compères. Même là, les pieds dans un bloc de ciment imaginaire, je n’ai pas pu me résoudre à les suivre. Depuis l’intérieur, on pouvait les voir causer, c’était surréaliste.

  • Bizarre, hein?
  • Heu... plutôt!

Thomas avait aussi remarqué ce grand changement. Donc, je n’avais pas la berlue, je n’étais pas la seule à remarquer ce gros, gros chamboulement. Mes jambes devenaient coton et j’avais une grosse boule de malaise dans le ventre. Une grosse vague de nausée s’abattait sur moi.

Mon regard a croisé, à distance, à quelques reprises celui de Pascal... Neutre. Impossible d’y lire quoi que ce soit. Si j’en avais le courage; j’annulerais demain soir, parce que là, j’avais le trouillomètre à 0. Comment est-ce que Caroline s’arrangeait, aussi facilement, à passer toute la soirée avec Pascal? Je l’enviais à mort!

  • Faut que je te parle, faut que je te dise un truc...

Layne m’a surprise en plein délire mental. J’espère que je n’étais pas en train de fixer Pascal ou Caroline.

  • Tu sais, un soir, j’avais été invité à dîner chez Alexia, je pensais que c’était une soirée entre amis, comme ici. L’occasion de prendre un verre, bavarder et qu’elle avait eu envi de faire à bouffer. J’ai été surpris de ne voir arriver que Caroline et Pascal. Je ne m’y attendais pas, et je me suis demandé ce que je foutais là (ben tiens!). C’est bizarre, non?

Mon estomac était devenu le tambour d’une machine à laver le linge. Ça tournait à fond, j’étais en plein programme d’essorage. Je nageais entre la fureur, la tristesse, déception... Bah, impossible de choisir entre la colère et l’envie de pleurer. Les mots me manquaient.

Pascal et Caroline? Dîner à 4? Soirée couple? Et ils y avaient été, l’un comme l’autre? Ils avaient tenu le rôle du petit ami, pour un petit dîner en couples. J’étais verte. Heureusement, il faisait sombre, il ne pouvait voir la fumée me sortir par les oreilles!!!

  • Pascal et moi, face à face, seuls, imagine un peu! On était surpris, puis finalement c’était plutôt sympa. Ça nous a permis de discuter et j’sais pas... Finalement, Pascal est vraiment sympa comme mec. C’est dingue, dire que je n’avais jamais remarqué qu’il était si cool.
  • Soirée en couples? Toi et Alexia, Caroline et Pascal?

Ça m’avait échappé.

  • Heu... Non... Ce n’était pas une soirée en couple. Je ne suis pas en couple avec Alexia. Je sais pas pourquoi elle m’a invité comme ça. Je pense que, c’était peut-être une tentative de nous donner l’occasion, à Pascal et à moi, d’enterrer la hache de guerre... ouais, je pense que c’était ça.
  • Comme dans; Caroline étant ma meilleure amie, et elle, étant avec Pascal, et moi avec toi, autant que vous vous entendiez bien???
  • Qu’est-ce que tu va imaginer.

L’estomac en feu, les bras et les jambes en chicklet, j’étais trop furax pour bouger. J’avais envie de poser des milliers de questions pour connaître chaque milli-seconde de la soirée, mais... je ne voulais pas m’abaisser à ça.

Alors Pascal allait à des soirées en couple avec Caroline? Et Layne se faire avoir aussi stupidement... j’étais hyper verte, et malade aussi. Et aussi hyper, super furax.


Je les détestais tous les 2 tiens!

  • Ne te fâche pas contre moi. Je t’assure que je pensais que c’était une soirée entre amis, je ne pensais pas me retrouver à 4 comme ça. Si je l’avais su, je n’y aurais pas été, tu le sais bien, non? Je tiens à toi, je n’ai envi d’être avec personne d’autre que toi.

S’il me connaissait mieux, il n’aurait pas essayé de me prendre dans ses bras et je n’aurait pas eu à l’envoyer chier. Si je n’avais pas les jambes en banbou, je me serais tirée. Tout ce que je pouvais faire, c’était de lui tourner le dos et lui dire de me laisser.

  • Jane, je t’aime, tu sais!

Et encore une tentative pour me prendre dans ses bras. C’est pas que je lui en voulais moins ou quoi, mais je l’ai laissé faire, encore sous le coup de la surprise. C’était la 1ère fois qu’il me disait qu’il m’aimait, et ça, ça me surprenait beaucoup et je n’avais pas le courage de l’envoyer balader après ça. Même si... quelque part, c’était peut-être justement le but rechercher.

Du coin de l’oeil, j’ai aperçu la silhouette de Pascal sur la terrasse, juste au dessus. Il avait dû entendre toute la conversation. Quant j’ai laissé Layne me prendre dans ses bras, Pascal s’est discrètement retiré.

Layne avait vraiment le don de me couper les pattes. J’aurai pu profiter de la situation pour rompre, mais une fois de plus, il m’avait eu par surprise. J’avais un mal de tête incroyable, je me sentais toute molle de fatigue. Je n’avais qu’une idée... rentrer.

Je n’ai pas voulu passer la nuit chez lui, comme ça avait été prévu au départ, ni qu’il vienne chez moi.

*   *   *   *   *   *
Je t'aime moi non plus! (162-jeu-11.juin.09)

Publié dans jane's diary

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161 - Menteur pro... j’aime assez!

Publié le par JaneDo


  • Désolé pour hier à midi. Un truc de dernière minute, juste après notre coup de fils... sorry. Qu’est-ce que tu fais à midi?
  • Oh... rien je crois. Mais Pascal, tu crois vraiment qu’une petite heure entre 2 suffit pour discuter?

 Là, ma tension avait augmenté d’un coup. S’il pensait qu’ 1h suffisait, c’est qu’il pensait rompre, forcément. Quant il s’agit de dire que t’es “OUT”, une petite minute suffit. J’attendais sa réponse assise, parce que sinon, il m’aurait entendu versé.

  • Peut-être pas...

 Ouf... je pouvais reprendre mon souffle!

  • ... mais... c’était plutôt question de se voir un peu?
  • Ah...

Ciel, je n’avais rien trouvé d’autre à dire.

  • Ah? C’est tout?  Je pensais qu’on pourrait aller se balader au bord du lac?
  • C’est que... j’ai déjà quelque chose à midi, et cet après-midi, ben, j’ai les enfants...
  • T’as quoi à midi?

Ha! Rien, hum... mais je ne pouvais pas le voir, je n’avais pratiquement pas dormi depuis 2 jours, les yeux bouffis et tout... Non, je ne pouvais pas le voir à midi, j’étais pas prête.

  • Ok. J’ai pas l’impression que tu aies envi de me voir, alors je ne vais pas t’embêter.
  • J’ai peur...
  • Hein? Mais de quoi?
  • De ce que tu veux me dire...

Pascal a éclaté de rire. Qu’est-ce que j’adore son rire. Je pouvais imaginer son sourire amusé à l’autre bout du fils, quant il m’a dit que je n’avais vraiment pas de quoi. Il proposait de se voir après le boulot, mais je ne pouvais pas non plus, j’avais déjà prévu de voir Brian.

Il ne nous restait pas beaucoup d’option, alors Pascal m’a demandé de lui réserver vendredi soir. Yiiiipi. Je ne pouvais pas espérer mieux. Jétais aux anges, je l’aurais à moi tout le vendredi soir. Ce qui m’a fait encore plus frissonner de plaisir a été sa petite réflexion que d’attendre jusqu’au vendredi, c’était long. Alors, il était impatient?... moi aussi... hmmmm!

Layne savait qu’il ne fallait pas compter sur moi en début de semaine et jusqu’au jeudi. Donc en principe, il avait sa semaine de libre, pratiquement jusqu’au vendredi soir. Dans la soirée, je me suis préparée pour aller manger avec Brian, qui rentrait d’un voyage d’affaire, je voulais faire un crochet chez Layne avant.

Il était là, alors j’ai appelé pour ne pas avoir l'air de débarquer à l’improviste. Le temps d’aller promener le chien et j’étais de retour, comme si je l’avais appelé de chez moi. Mon initiative avait l’air de lui faire très plaisir. Il pensait me faire une surprise, lui aussi, en passant chez moi ce soir.


J’ai pas pu m’empêcher de lui dire que je savais qu’il n’était pas chez lui hier soir, prétendant l’avoir appelé sur sa ligne fixe. Layne a parfaitement joué la surprise, me demandant vers quelle heure et tout, prétendant avoir été là toute la soirée et qu’il s’était couché tôt. Comme j’avais prétendu avoir essayé de l’appeler vers les 23h, en partant de chez Thomas, il était couché et n’avait pas entendu le téléphone. Il avait l’air parfaitement sincère, et si je ne savais pas, je l’aurais cru sans problème et ses réponses m’auraient convenu.

J’avais beau l’observer, il était égal à lui-même; chou, adorable avec moi, comme d’habitude. Pas froid ou légèrement distant. Je n’avais vraiment rien à lui reprocher. Si je n'étais pas tombé raide amoureuse de Pascal, j'aurai été parfaitement heureuse d'être avec Layne!

Après avoir tenté en vain de me faire annuler Brian, il a proposé de m’accompagner. Ça... pas possible, Brian n’aurait sûrement pas aimé. Layne est revenu à la charge avec une invitation de ses parents qui insistaient pour connaître la copine de leur fils. Agrhhh, inutile pour moi de les rencontrer puisque ça allait péter entre nous dans pas longtemps, mais ça, je ne pouvais pas le dire.

Brian m’avait apporté un petit souvenir de Stockholm et un alcool, qui, selon lui, ressemblait assez à de la vodka, mais plus forte. On a mangé devant la télé et il m’a raconté tout son voyage. Il avait été avec une collègue féminine, qui avait fini dans son lit.
Elle lui plaisait pas mal, était mariée, ça l’amusait beaucoup, il se demandait comment le retour au bureau allait se passer.  Moi aussi hihihi.

Évidemment, je lui ai raconté de long en large mes histoires avec Pascal, et on a décrypté ensemble, tous les petits recoins du, pourquoi du comment. Quant je suis partie de chez Brian, j’avais le moral au beau fixe. Brian était certain que Pascal ne voulait pas me voir pour rompre, sinon il l’aurait déjà fait. Il pensait qu’au contraire, qu’après s’être forcé à garder ses distances, il s’était rendu compte que, c’était inutile.

En rentrant, j’ai eu la surprise de trouver Layne devant ma porte. Petit stress, en réalisant que j’ai été bien avisée de ne pas dormir chez Brian comme j’avais été tentée de le faire!!!

Ce que j’aime particulièrement chez Layne, c’est qu’il ne s’embarrasse jamais de fioritures. Il avait une idée en tête, et il va droit au but, sans perte de temps dans des discussions inutiles, ou à faire semblant qu’il était passé pour me faire la conversation. Ça faisait une petite heure qu’il m’attendait impatiemment, et sachant que je n’aimerais pas qu’il reste dormir, il est parti comme il était venu, sans blabla inutiles.

Pour une fois, j’ai dormi comme un bébé, sans faire d’horribles cauchemars.


*   *   *   *   *   *
Menteur pro... j’aime assez! (161-mer-10.juin.09)

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160 - Le moral dans les tongues!

Publié le par JaneDo


Impossible de dormir, des scènes cauchemardesques dansaient dans ma tête et Pascal avait toujours le rôle principal. Les héroïnes qu’il embrassait avec passion et qu’il entraînait vers sa chambre, le lit couvert de pétales de roses... n’étaient jamais moi... J’avais soif, j’étais complètement desséchée de trop rêver. Après avoir rampé jusqu’à la cuisine, les jambes complètement flagada, j’ai été me recoucher espérant retrouver un semblant de sommeil. Mais impossible, ma tête tournait en “mode-débile” et à plein régime en plus. Après une nuit presque sans sommeil, mon cerveau partait en vrille, des boules de billard se baladait au fond de mon estomac et j’avais le moral dans les chaussettes.

A midi, je devais voir Pascal pour déjeuner. J'ai bien sûr noter que, pour une fois, Pascal ne m’avait pas proposé de venir l’attendre au travail...

Ciel, j’ai aussitôt basculé en “mode-taratata” et je flippais comme une idiote. Il avait peur que je croise Caroline ou quoi? Qui était l’obstacle? Moi? Elle? STOooooP... AOUTCH... Trop tard, je balisais à mort. Non et non, j’allais insister pour l’attendre au boulot. Qu’est-ce qu’il allait faire avec “ses 2 nanas” face à face? Pas la peine de continuer à me torturer la tête, j’ai sauté sur mon téléphone et je l’ai appelé. Il a fini par accepté, mais quelques minutes plus tard, il m’envoyait un texto pour annuler grrrr :(  Il n’en fallait pas plus pour me replonger dans les flammes de l’enfer. C’était donc ça. Il ne voulait pas qu’on se croise!

Le reste de la journée, j’étais aux abonnés absents, la tête dans le “swartz”, impossible de me hisser hors du puits profond et sombre dans lequel j’étais tombée! Je ne voulais, une fois de plus, voir personne. Qu’on me fiche la paix, j’étais invisible et je souffrais le martyre.

C’était donc ça...  Il préférait sans doute ne pas me voir  parce qu’il allait sûrement manger avec elle, donc, je passais à la trappe...!

Après le message de Pascal, je me suis arrangée pour me faire inviter chez Thomas, après son entraînement. Il avait dû être surpris de n’avoir pas à insister comme un fou pour une fois. Pascal allait certainement voir ma voiture.

J’étais en avance, et Jess qui m’avait vue arriver était sortie bavarder. Elle m’a proposé d’entrer en attendant les garçons, mais j’ai refusé. Je n’avais pas envie de respirer l’atmosphère de Pascal, trop de souvenirs me rattachait encore à cet appartement. Ça m’aurait foutu le moral parterre. Alors, on s’est assis sur les marches extérieures qui séparaient leurs appartements.

Thomas avait dû se dépêcher comme un dingue parce qu’il est arrivé 10mn après moi. Jess a encore proposé qu’on reste pour prendre un apéritif avec eux, mais “non merci”. J’avais répondu à la place de Thomas. Nos têtes à têtes étaient rares, alors on voulait en profiter au max., et il était déjà tard.

Thomas a essayé de s’excuser d’avoir jouer le “garde-du-corps” au chalet. Il voulait juste éviter les histoires et les disputes. Je lui ai dit que c’était pas la peine, même si je pensais le contraire.

Je n'ai pas vu Pascal. Il était rentré plutôt tard après son entraînement. Malgré la présence de ma voiture, il n'est pas passé chez Thomas même pour dire bonjour. Boh, ça ne me dérangeait pas, je n'avais pas vraiment prévu de le voir. Je voulais pouvoir passer une soirée  avec Thomas, même si c'était juste au-dessus de sa tête, sans mourir à petit feu en sachant que Pascal était à 2 pas. Cela faisait partie de mon entraînement perso pour me renforcer.

En rentrant, j’ai fait un petit tour du côté de chez Layne. Personne. Il pouvait être avec des copains. Pour être sûre, je suis passée chez Alexia. Niet. Mais quant j’ai repassé chez lui 2h plus tard, en sortant le chien, toujours pas de Layne. Il n’était pas chez Alexia, ni chez miss Tennis. Ou est-ce qu’il pouvait bien traîner à des heures pareilles??? Est-ce qu’il y avait une autre petite nouvelle que je ne connaissais pas? A 4h du matin, comme je n’arrivais toujours pas à dormir, j’ai fais une dernière petite sortie avec mon chien... toujours pas rentré!!

Tiens, tiens... Le petit filou!

C'était décidé, j'allais m'arranger de surprendre Layne chez Alexia ou qui que l'autre soit, et ce sera la fin! Enfin... pour autant que je sois sûre de Pascal... Peut-être attendre de lui parler d'abord!!!

*  *  *  *  *  *

Le moral dans les tongues!  (160-mar-9.juin.09)

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159..1 - Pessimisme!

Publié le par JaneDo


Consciente que mes amis KaZeo avaient raison, je devais absolument rompre avec Layne.

J'avais décidé de devenir une chieuse à 2 balles! Si ça, ça ne réussissait pas, si lui rendre la vie infernale ne fonctionnait pas? Extrême dernière solution; le ligoter à la maison pour lui faire croire que je voulais l’empêcher de voir Alexia, ce qui aura pour effet, de le faire courir ça de plus vite vers elle? Provoquer une situation où il en viendrait aux mains? Ça, ça donnait de bons résultats en général, parce que non seulement, je rendais les coups, mais les marques qu’il laisserait et la honte qu’il éprouverait le fera fuir. De plus, il comprendra parfaitement ma réticence s’il tentait une réconciliation... Hum... ouais, ça, ce sera la dernière option, parce que des marques sur la figure ça fait un peu chier!

J'avais bien commencé la journée du lundi, toute heureuse d'avoir revu Pascal. Heureuse d'avoir eu l'impression qu'il tenait vraiment encore beaucoup à moi. De temps en temps, je me refaisais mon petit bilan, et le résultat était vraiment TOP. Pas de doute, il m'aimait toujours!

Que Pascal soit passé aussi rapidement chez moi, après avoir reçu mon petit message, c'était de bonne augure, et c'était d'un adorable! Ça me faisait sourire de plaisir. C'était vraiment très chou et c'était une des petites choses qui me faisait l'adorer autant.

Mais... Puis... Comme j'ai toujours été une horrible pessimiste... les idées noires ont refait surface! Des tonnes de pensées atroces venaient noircir mon beau tableau du début de journée et me planter le moral dans les tongues..

  • Et s'il était passé pour éviter que je me pointe chez lui?
  • Et si Caroline attendait gentiment son retour, lui préparant un petit dîner d'amoureux?
  • Et s'il voulait qu'on parle tant, c'était pour me dire que c'était fini?
  • Et si Caroline avait l'air si sûre d'elle-même, c'était parce qu'elle était sûre des sentiments de Pascal?

Mince... En début de journée,  je flottais sur mon petit nuage, tout mauve... En fin de journée ma bonne humeur était partie et mon sourire avait disparu.  Peut-être que ma petite comptabilité était toute faussée par mes désirs persos, et qu'en fin de compte... je devrais recommencer!

J’aurai voulu profiter de ce soir et des prochains jours pour essayer de prendre Layne en flag et provoquer la rupture, mais je n’étais pas en forme pour ça. Avec toutes les pensées négatives qui venaient me voiler la vue, j'avais un mal de tête terrible et je n'avais pas la force de mettre mon projet "rupture" en route.

Je n'avais envie de voir personne, ni même de passer des heures à bavarder avec Brig au téléphone. J'étais down. Même les messages de Pascal n'arrivait pas à me remonter le moral. Je ne savais même pas quoi répondre à sa proposition d'un rendez-vous pour parler

Ouais... j'allais pas fort!

*   *   *   *   *

Pessimisme! - (159..1/4-lun-08.juin.09)

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159..3 - Réponse à JP

Publié le par JaneDo


Commentaire à l'article; 156 - Pascal choisi la fuite?

Ha petite Jane! C'est normal qu'il te fui, en fait, il fui aussi l'autre fille, sa femme et la pression que ça lui créé. Il est aussi normal qu'il pense être amoureux de cette nouvelle fille, c'est l'attrait de la nouveauté c'est tout. C'est difficile de trouver mieux que ce qu'on avait déjà, mais en général pauvres hommes que nous sommes ne le réalisons que trop tard. Ait un peu de patience, une fois rassasié il te reviendra probablement. C'est vrai que c'est difficile parce qu'en général tout se met en travers pour rendre les retours impossibles. Le seul petit problème est que ton intervention risque de les rendre plus proches par la petite excitation que va leur procurer le fait que tu lui cours après!!! Si tu fais attention à ça, tout ira bien.

PS; je ne crois pas que ta copine au pendule a raison... je crois qu'elle n'aimerait juste pas te voir heureuse!

Posté par JP - dimanche 14 Juin 2009 à 20h58



Poster une réponse;

Oui JP, apparemment il ne me fuyait pas vraiment ;))). Il fuyait, comme tu le dis si bien, la situation, la pression que nous nanas lui mettons en lui tournant autour comme des hélices! Pour le; “difficile de trouver mieux que ce qu'on avait déjà”, nous les filles, on est pas mieux... Ça doit être un défaut humain; “l’herbe semble toujours plus verte ailleurs”, la plupart du temps, c’est du pareil au même, voir pire. C’est tellement difficile déjà de trouver une personne qui nous convienne! Quant on y réfléchi vraiment, la passion a vraiment peu d’importance on a tendance à accorder un peu trop d’importance à l’esthétique !

Je sais bien que c’est l’attrait de la nouveauté, , mais c’est dur de ronger son frein et d’attendre.... Se retrouver après? Aïe... carrément difficile... c’est une question de “timing” et le timing est rarement bon. Je connais peu de personnes qui auraient assez de cran pour oser, surtout si l’autre a quelqu’un!!

Tu as raison, trop raison quant à mes interventions, ça risque de les rapprocher !!! Logique, je le sais pourtant!!!!!... mais c’est hyper dur!!!

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159..4 - Réponse à Akemi-Sama

Publié le par JaneDo


Commentaire à l'article; 158..2/2 - Comment réussir à le quitter?

Mouais, tu oublies juste certaines choses... c que si toi tu arrives à t'accomoder d'un mec infidèle, les mecs n'aiment pas du tout que leurs nanas aillent voir ailleurs... d'oùla rupture avec Pascal et la jalousie de Layne. Les deux en même temps ça ne marchera pas, tu dois te rendre à l'évidence. Et depuis que tu es exclusivement avec Layne, tu te meurs de Pascal. C'est donc Pascal qui compte le plus pour toi. Alors oublie Jess, sa femme, mes tes scrupules de côté et plaque Layne une bonne fois pour toutes. Rapidement. Car je ne sais pas si tu t'en souviens, mais je t'avais conseillé de rester avec Layne uniquement s'il n'y avait plus aucune chance avec Pascal. Or Pascal a l'air de t'aimer encore, même si, comme tout homme il n'aime pas rester seul et a besoin de compagnie (Caroline). Tu peux le récupérer, j'en suis mtn sure. Mais ça ne marchera que si tu plaques Layne. Alors... tu sais ce qu'il te reste à faire ? ; )))

Posté par Akemi-sama - Mardi 16 Juin 2009 à 22h03




Poster une réponse;

Aïe... j’avais oublié ça! C’est vrai, les mecs détestent que leurs nanas aillent voir ailleurs, même si eux le font tout le temps!!! Je suis idiote, j’avais oublié que déjà 1x, j’avais failli perdre Pascal à cause de ça et me voilà qui remet le couvert... Nul. Tu as parfaitement raison Akemi-sama, les 2 en même temps, ça ne pourra jamais marcher!

Je me meurs de Pascal parce que je l’aime et que je ne suis avec Layne, à la base... je ne sais même plus pourquoi... Pas envie que Pascal me manque trop? Pas envie de regarder les heures passer en attendant de le voir? Ne pas trop penser à ce qu’il fait quant je ne le vois pas? Peur de trop m’attacher à lui? Besoin de distraction? Plaquer Layne est plus facile à penser qu’à faire. A part le fait qu’il m’attire quand même, il arrive toujours à me couper l’herbe sous les pieds en dévoilant son côté sensible, c’est un truc qui m’attendri toujours. Hélas, je suis une vrai midinette! Ce qui fait que je n’ai pas le coeur de froidement le plaquer.

J’espère tellement que tu aies raison et que Pascal tienne vraiment à moi. Je sais bien que, comme tout homme, il n’aime pas rester seul. Le fait qu’il “prenne une compagnie” ne me gêne pas en soit (bon, un peu différent quant il s’agit de Pascal quand même), mais c’est le fait qu’il puisse lui dire les mêmes mots qu’à moi, ou avoir les mêmes gestes, ça me sclérose. Même s’il me disait que non, je ne pourrais jamais en être sûre... arf.. j’arrête, je balise encore! Il faut que j’arrive à faire l’impasse là-dessus parce que, au bout du compte, tout ce que je veux, c’est être avec lui!

T’as raison, faut que j’arrête avec Layne, et le plus tôt sera le mieux. L’air de rien, je voudrais quand même être sûre à 100%, qu’on sera à nouveau ensemble, si je plaque Layne! Imagine le pire des scénarios (toujours ce qui me vient en 1er dans la tête) et si Pascal ne voulait pas la quitter? Là, je serais hyper mal...

Posté par JaneDo

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159..2 - Réponse à petit conseil d'une amoureuse

Publié le par JaneDo


Commentaire à l'article; 155 - Petite Lueur d'Espoir...


l'amour triomphe toujours!
Pascal est le bon, car ses baisers ne semblent pour toi comparables à aucun autre...tu respires pour lui. A mon avis, tu ne dois pas te culpabiliser comme cela pour Layne...il a été certes présent quand il le fallait, mais ce n'était pas sans ambition personnelle puisque sa période "fidélité" n'aura duré qu'un temps (le temps nécessaire à ce qu'il s'assure que tu lui appartenais bien à nouveau)... alors que Pascal lui, t'es toujours fidèle, jusqu'au plus profond de son coeur. Il y a bien le rapprochement avec Caroline, mais elle ne lui sert que de protection face au choc qu'à été pour lui ton retour vers Layne...Au plus profond de toi, tu sais très bien lequel tu veux des deux, alors ne fais pas deux fois la même erreur.Pascal a beau être un ange, si tu lui donnes l'impression que c'est lui que tu veux, il ne supportera alors pas une éventuelle nouvelle déception comme celle qu'aura été Layne.
Lorsqu'on te lis (et tu écrits vraiment très bien) Layne te regarde comme un objet qu'il possède, alors que Pascal te vois comme une âme libre qu'il aime éperdument, et c'est là la plus grande, et la plus importante, différence.
Cela ne représente certes que la parole d'une inconnue, mais il s'agit d'une inconnue qui a déjà trouvé l'âme soeur, et qui a l'impression de le revivre lorsqu'elle te lis en train de parler de Pascal.

Posté par petit conseil d'une amoureuse - dimanche 14 Juin 2009 à 19h52




Poster une réponse;

C’est vrai, je n’aimerai être avec personne d’autre que Pascal, même si je tremble à l’idée d’aimer quelqu’un aussi fort.

Oui la période fidélité de Layne, ben ouais.. ça n’a pas duré!  Je m’y m’attendais! C’est vrai que je n’ai pas besoin que mon partenaire me jure fidélité, je conçoit qu’il ait envi de s’amuser. Je voudrais juste ne pas sentir quoi que ce soit, qu’il fasse tout pour que je n’en sache jamais rien. Le principal est qu’il soit adorable, tendre et amoureux, que rien ne change dans son comportement, quant on est ensemble, alors tout ira bien. Ressentir des vibrations négatives, que l’autre a envie d’être ailleurs, se sentir délaissé, qu’il y a comme une sorte de distance... alors je maille!

Tu as carrément raison, Layne me voit comme un objet, son petit jouet. Il a ce côté “tu m’appartiens” et aime s’assurer que ses jouets sont toujours à leurs places. A sa décharge, il est amusant, et il est adorable quant on est ensemble. Tu sais, je savais que c’était un coureur de jupon, avant même de sortir avec lui, et ce que j’apprécie, c’est qu’il ne m’a jamais fait croire le contraire.

J’espère que tu as raison et que Pascal m’aime autant que je l’aime. Depuis le truc du pendule de ma copine, je suis remplie de doutes, je balise et je ne me sens plus très sûre de rien. Je doute de tout. Je flippe en me disant que, peut-être, Pascal aime vraiment sa femme, et je ne serais qu’un bouche-trou en attendant que les choses s’arrangent entre eux... iahhh, ce serait atroce pour moi. D’ailleurs, rien qu’en le pensant ou en écrivant ça, j’ai des palpitations d’angoisses.

J’ai l’impression que Pascal m’aime vraiment, et je l’aime à la folie et ça me terrorise; je l’aime tant, lui seul pourrait vraiment me faire mal comme personne!

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158..1/2 - Comment réussir à le quitter?

Publié le par JaneDo


Je me suis réveillée en surssaut en plein milieu de la nuit; Pascal allait devoir rentrer d’où qu’il soit pour son match dimanche soir. Même le sominifère ne semblait pas pouvour anésthésier mon cerveau. Même en dormant, je ne pensais qu’à ça. Oui mais voilà, jamais je n’oserais me pointer à son match, je n’y allais jamais, alors du coup j’aurai l’air plutôt bizarre. M’arranger pour que quelqu’un me propose d’y aller? Peut-être Thomas?

Et voilà, re-plongeon dans les profondeurs d’un puit sans fond parce que je ne voyais pas de solution. Caroline, elle, allait certainement s'y pointer avec Alexia. Pourquoi est-ce que je ne trouvais pas de couilles pour faire un truc pareil... Ouais, je n’avais aucun moyen d’aller à son match sans que ça paraisse plus qu’évident que c’était dans le but de voir Pascal. zut, je n’avais plus qu’à essayer de me rendormir.

Vers les 19h, j’avais une grosse boule à l’estomac, sachant que Pascal était dans les environs de Lausanne, à son match, envieuse de tous ceux qui pouvaient poser les yeux sur lui, lui parler et passer un moment en sa compagnie. Et Caroline était du nombre.

J’avais passé mon temps à me demander comment j’allais passer toute cette foutue journée, sans compter toute la soirée!!! Etant de mauvais poil et de très mauvaise compagnie, j’avais prévenu Layne que je ne voulais voir personne. Il l’a mal pris et était passés chez moi vérifier dans tous les recoins si j’étais bien seule à la maison avant de repartir furibond.

Les parents à Layne nous avaient invités à dîner avec eux, dans le but de rencontrer la “copine”. Je n'y tenais pas. Ce n’était pas vraiment le bon jour pour les rencontrer et de plus à quoi ça aurait servi puisque je ne pensais pas être la femme de sa vie. De plus, je savais qu’on allait pas durer, alors inutile de rencontrer les parents. Si j’avais déjà des scrupules, ç’aurait été pire après avoir rencontrer ses parents.

Le match à Pascal devait être terminé maintenant et je m’étais rongée tous les ongles d’une main, prête à attaquer la seconde. Heureusement, Layne est passé me chercher après son dîner avec ses parents, avant que je ne fasse plus de dégâts. J’avais accepté de sortir prendre un verre avec les potes. C’était un compromis proposé par Layne, et que j’avais accepté, à la place d’aller chez ses parents, j’acceptais de sortir prendre un verre avec ses potes. J’avais une petite chance de croiser Pascal.

Mais là encore, grave déception... Pascal n’était pas sorti... et Caroline n’était pas là non plus. Damnation.


N’ayant pas envie de me scléroser le cerveau, je me suis résolue à demander à Paul, qui lui, était là. Je ne pouvais pas demander à Thomas, qui ne m’aurait certainement pas répondu, vu sa manière d’agir au chalet, en voulant protéger Pascal et Caroline

  • Afff Jane... Ils sont partis ensemble après le match! Je suis désolé, j’aurai préféré te dire le contraire.

Rassuré de voir que ni Pascal, ni Caroline n’étaient dans les parages, Layne était détendu et de bonne humeur. Alexia avait également dû le renseigner, je les ai vu discuter pendant que je buvais un verre avec mes potes. Je m’ennuyais comme un rat mort, et je ne rêvais que d’une chose, rentrer chez moi et me planter devant mon ordi avec la télé en toile de fond, mais Layne n’avait pas envi de rentrer.

Il ne pouvait pas imaginer comme ça allait être ma chance!!!

Peut-être 5min plus tard, mon coeur s’est lancé dans une rumba endiablée en voyant une tête rasée que j’adore et la grande stature athlétique de Pascal passé la porte, et sans Caroline. Il m’a fait un petit sourire de loin, hélas, il n’a pas eu le temps de passer dire bonjour, parce que cette fois, c’est Layne qui voulait rentrer. Et ni 1 ni 2, je me suis retrouvée dehors. Layne m’avait attrapé par le bras et je n’ai pas eu le temps de protester, qu’il me traînait vers la sortie.

Le retour a été des plus silencieuse. A la maison, je n’ai pas voulu qu’il me touche, alors on a fini par se disputer et il est parti en claquant la porte. De toute manière, j’avais mes ragnagnas, alors “peace”.

Fatiguée, triste, mais incapable de fermer l’oeil, je me suis jetée sur le canapé devant la télé, la tête en ébullition.

Dans une dernière tentative désespérée, j’ai fait la connerie suprême d’envoyer un message à Pascal. Rhhhhh, idiote. Je l’ai regretté aussi sec. En substance, je lui disais avoir compris qu’il me fuyait, que je regrettais qu’il ait été obligé de partir aussi loin pour m’éviter. Quelle tâche, je n’aurais pas dû faire ça, mais c’était parti.

Evidemment, je n’avais reçu aucune réponse, mais je devinait qu’il avait dû recevoir mon message.

La sonnette à ma porte quelques minutes plus tard m’a agacée. Layne revenait, sans doute, à la charge pour une ultime séance de prise de tête, parce que c’était un peu vite pour qu’il soit déjà calmé. C'était vraiment pas le moment! D’habitude, quant il partait comme ça, soit je ne le revoyais pas de la soirée, ou, il revenait une heure ou deux plus tard, calmé. C’était une de ses qualités-défauts que j’appréciais beaucoup chez Layne.

*   *   *   *   *
Comment réussir à le quitter!  (158..1/2-dim-07.juin.09)

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158..2/2 - Comment réussir à le quitter?

Publié le par JaneDo


  • Hey... T’es toute seule?

Glups, j’avais avalé ma langue, aucun son ne réussissait à franchir mes lèvres, alors j’ai fait “oui” de la tête.

  • J’ai reçu ton message... alors... je suis venu tout de suite. Et non, je ne cherchais pas à te fuir, ou... peut-être un tout petit peu.

Pascal était apuyé contre le cadran de la porte avec un petit air de gamin boudeur, suvi d’un de ses sourire qui me fait perdre les pédales et la parole. J’étais muette de surprise.

  • Est-ce que tu me laisse entrer ou on discute sur le pas de la porte?

Discuter, comme si j’avais envie de discuter!

  • Non. Peut-être mieux si on fillait d’ici avant que ton cerber ne décide de se pointer? Heum... Peut-être que tu devrais enfiler quelque chose?

J’étais restée tétanisée à le regarder, tout bronzé, tout “trop mignon”, trop surprise aussi qu’il soit là devant moi que, je n’avais pas réalisé de quoi j’avais l’air, avec mon grand t-shirt bleu et mes grosses chaussettes. Pas une de mes tenues des plus glamour! Crap, shoot me! (la traduction la plus juste est; “Zut, qu’on me flingue ou flingue moi”), pensée que j’ai eu quant il m’a dit d’enfiler quelque chose!!! Aussi, que je devrais prendre l’habitude d’utiliser le petit trou dans la porte fait pour voir qui se trouve derrière. grrrrrr.

C’était vrai que Layne pouvait débarquer à tout moment, alors je n’avais pas traîner pour enfiler le 1er training que j’avais sous la main et je l’ai suivi. Tendre douceur quant il m’a pris par la main... iiiiahhhh! Heureusement qu’on arrive à ne pas montrer ce qui se passe intérieurement, sinon; il aurait eu une espèce de mollasse, qui le regardait avec des yeux rempli de petits coeurs, la langue pendant et un sourire bêbête à mort, qu’il aurait traîné jusqu’à sa voiture.

  • On va chez moi?
  • Ha... heu... Je peux pas (j’étais mortifiée de devoir lui rappeler Layne)... Si Layne...
  • C’est bon.
  • Suis désolée, je voulais pas...
  • Chuuuut... c’est bon, j’ai compris, on ne peut pas se voir longtemps.

Pascal s’était arrêté et m’avait empêchée de continuer à parler en me couvrant la bouche de sa main. J’avais voulu m’excuser d’avoir mentionné Layne.

  • Il va falloir qu’on prenne le temps, parce qu’il faut que je te parle...

Ben, il ne me restait plus qu’à faire “oui-oui” de la tête. Je n’avais pas envie de le laisser continuer, au cas où, me dire des choses que je n’avais pas envie d’entendre, et j’avais trop envie de le toucher, alors je l’ai embrassé.

D’abord surpris, Pascal m’a ensuite collée à lui. Même si ça n’a duré qu’un instant, je retrouvais sa passion. J’aime tellement quant il me serrait comme ça dans ses bras, que j’étais au bord de la crise cardiaque, après avoir frôlé le désespoir en pensant ne plus jamais avoir l’occasion de ressentir un tel bonheur. Ca a l’air bêbête quant je l’écris et j’ai même l’impression que les mots manquent de substances, mais j’aime tellement son geste de me tirer à lui, ou celui de me caresser les lèvres quant il les embrasse, comme s’il les étudiait ou les enregistrait. C’est difficile à décrire le plaisir qu’on peut éprouver d’être avec quelqu’un de particulier.

  • Attends Jane... Faut qu’on parle d’abord...

Pascal a essayé de me détaché de lui, mais j’étais bien ancrée, hihihi, je ne l’ai pas laissé finir sa phrase. Que dalle que j’avais envie de parler!!! Il a flanché, et on a oublié l’heure, la discussion, etc.

Mais, il me fallait rentrer. Layne, calmé entre-temps, m’attendait en effet à la maison. Ayant trouvé porte close, il avait essayé de me joindre sur mon natel. J’allais devoir trouvé une bonne excuse et voilà.


Pascal m’a déposé à quelques mètres de la maison et j’ai filé le coeur en fête. On allait se revoir très vite, même si le fait qu’il voulait parler me faisait un peu flipper. Pendant les quelques mètres qui me séparaient de Layne, j’ai fait une rapide comptabilité; il a dit qu’il m’aimait il y avait à peine une semaine, jeudi soir, il m’avait embrassée et j’ai ressenti de la passion, je ne pouvais pas me tromper à ce point quand même... et ce soir, aussi, même s’il avait voulu garder un semblant de distance, je l’avais encore ressenti... Donc ça m’appasait et me donnait du courage en attendant de le voir et faisait taire un peu ma frousse.

Une grosse vague de culpabilité m’a encore frappé en voyant Layne assis avec son regard de chien battu en haut des marches. Pour ce genre de choses, je suis un peu... molle? fragile? mais je ne peux pas m’empêchée d’être touchée. Je n’ai pas eu le temps de lui servir mon excuse d’avoir été acheté des cigarettes, qu’il m’attrapait et me serrait tellement fort, qu’un peu plus et je me brisais en milles morçeaux..

  • Je suis tellement désolé. Je sais bien que parfois, suis le roi des cons. Ne m’en veut pas, je t’en prie. Je comprends que tu n’en ai pas tout le temps envie, et je n’ai pas à essayer de te forcer. C’est juste que je me sens parfois en danger face à Pascal... Je te promets de faire un effort et essayer de ne pas me conduire comme un piêtre idiot, d’accord? Tu m’en veux pas?

Plaffff. Comment avoir le courage de rompre après ça? Même demain? J’étais profondément dans la merde.

Layne avait l’art de me prendre par les sentiments et de m’impressionner. Du coup, une partie de moi, se sentait hyper honteuse d’avoir filé avec Pascal, le sentiment d’être une horrible femme infidèle. Et, pendant une seconde, je me suis même dit; qu’il faudrait que j’arrête de voir Pascal, parce que j’adorais quand même cet espèce de tête de noeud, avant de me souvenir que, question infidélité, il ne n’avait rien à m’envier!!!

Je comprenais le dilenme de certains, qui ont des sentiments pour quelqu’un d’autre, mais également pour leurs conjoints et ne peuvent pas se résourdre, malgré tout, à leurs briser le coeur.

Rhhhh, j’étais vraiment dans la “M”.



*   *   *   *   *
Comment réussir à le quitter!  (158..2/2-dim-07.juin.09)

Publié dans jane's diary

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