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157 - Quel sera son choix?

Publié le par JaneDo


Je me meurs... Pascal a pris la fuite? Il voulait être seul? C’était forcément pour faire le point. Ça me terrorisait à fond. Et s’il choisissait Caroline? Ciel, du coup, je me rendais compte comme je l’avais fait du mal en ayant l’air d’avoir choisi Layne. Je peux imaginer le calvaire qu’il avait dû traverser en attendant puisque je traversais le même. Et pourtant, je ne pouvais rien y changer, je n’avais pas le courage de plaquer Layne.

J’étais trop déprimée pour avoir la force de faire semblant ce soir; sourire, rire, etc. De toute manière Pascal n’était pas là, alors je n’avais aucune chance de le voir même de loin. Sinistre. Je n’avais pas envie de sortir, alors j’ai prétendu être malade pour rester à la maison, tranquille. J’ai décliné gentiment la proposition de Layne qui voulait jouer les docteurs, question d’éviter son médicament miracle et me retrouver les 4 fers en l’air.

Pascal me manquait et ma vie était chaotique, il me faudrait prendre une décision et je n’en étais même pas capable.

J’ai passé la soirée à évaluer toutes les théories qui pourraient amené Layne à rompre avec moi. Mais est-ce que je le voulais vraiment? C’était ce dont je n’était pas très sûre. Est-ce que j’aimais Layne? Pourquoi j’avais tellement de scrupule à faire ce que je voulais vraiment? Et ce que je voulais, c’était Pascal. Je voulais être avec lui, respirer l’air qu’il respirait, entendre sa voix, le regarder dormir, voir tous ses sourires... Arrrrh, je voulais être avec Pascal. Alors pourquoi je ne plaquais pas Layne, tout bonnement?

Une des choses qui me rendait dingue, était, qu’après son week-end ailleurs, la 1ère de nous 2 que Pascal verrait, ce sera Caroline... Et elle aura toute la semaine pour le travailler au corps. J’avais perdu d’avance!

Arhhhh... assez! Je préférais déposer mon cerveau au fond d’un programme télé et me noyer dans les images qui dansaient devant mes yeux.

Peu avant minuit, Layne, adorable, quant il faudrait justement qu’il soit le pire crétin de la planète, a appelé pour savoir comment j’allais. Il voulait passer à la maison. Ce n’était pas son 1er appel de la soirée, mais je n’avais pas eu le courage de répondre plus tôt. Layne s’inquiétait sincèrement, ça m’a attendri, alors je lui ai dit que j’allais très bien, que j'avais juste voulu rester un peu seule. Il a compris. Zut, j’étais vraiment la pire des petites copines!!!

*   *   *   *   *
Qui sera son choix? (157-sam-06.juin.09)

Publié dans jane's diary

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156 - Pascal choisi la fuite?

Publié le par JaneDo


Enfin vendredi, Pascal devrait se trouver à son appart alors j’attendais avec impatience d’aller vers lui. Bien sûr, j’avais un peu la trouille d’arriver trop tard et qu’il soit sorti ou de me retrouver, nez à nez avec... avec... l’autre.

Je m’étais préparée bouillante d’impatience quant Layne est venu me tondre le moral. Il devait se douter de quelque chose pour être aussi présent tout à coup. Inssuportable. Comment réussir à le faire partir avant qu’il ne soit trop tard? Comment le faire partir rejoindre Alexia ou Miss Tennis pour ne plus l’avoir dans mes pattes?

Arf... je me sentais coupable de penser de cette manière, c’était horrible. Je suis une horrible bonne femme. Radouccie par mon sentiment de culpabilité, j’ai essayé de ne plus sentir la petite batterie d’impatience qui tapait au fond de ma poitrine pour accorder toute mon attention à Layne. Tout à coup, brillante idée; je devais voir une copine qui n’avait pas trop le moral. Layne, malin, m’a proposé de l’appeler et de l’inviter à la maison. Ben... voyons!

Pour finir, j’ai promis à Layne de ne pas faire tard, et de le rejoindre au Tiger. Il préférait attendre mon coup de fils et qu’on sorte ensemble pour changer. A contre coeur, il a accepté de me laisser partir. Après quelques kilomètres, j’ai réalisé que Layne me suivait. Pas bête lui... Je me sentais un peu prise au piège.

Même la culpabilité ne pouvait m’empêcher de courir chez Pascal, j’avais absolument besoin de le voir.

Poisse de chez poisse, pas de lumière chez Pascal. Mortifiée, je me demandais si je devais attendre un peu. Je piaffais d’impatience, ma tête rempli de doutes et me demandant si Pascal était déjà parti rejoindre Caroline, pensée qui me torturait à me rendre malade. Vu l’heure, il était peut-être déjà sorti? J’avais toujours les clés de chez lui et j’hésitais à aller l’attendre chez lui. Non... La seule chance qu’il me restait était éventuellement de le voir au Tiger, mais... avec l’autre.

A nouveau triste et débousollée, j’ai repris le chemin de la maison et rappelé Layne pour lui dire que je rentrais.

Pascal n’était pas de sortie, ni chez lui, je sombrais carrément dans la déprime, ne le voyant nul part. Caroline aussi était invisible. j’essayais tant bien que mal de sourire, pour ne pas gâcher la soirée à Layne, qui était adorablement gentil et agréable, ce qui me faisait me sentir encore plus coupable. Chaque qu’il me passait le bras autour des épaules en me faisant tout plein de bisous, ma culpabilité augmentait.

J’avais baissé les bras, rendu les armes... Pascal n’était pas là. Quant j’ai vu Thomas, sa soeur et des potes à eux passer la porte, une petite lueur d’espoir m’a redonné du courage et le sourire et encore plus quant j’ai vu Caroline passé la porte.

L’espoir de revoir Pascal me redonnait du peps.

Hélas, j’ai vite appris que Pascal n’allait pas venir. Il était parti en compagnie de Paul, et Thomas ne savait pas où. Re-plouf pour mon moral. Apparemment, Caroline lui avait posé la même question et avait cherché à savoir où le trouver. Pascal avait besoin d’être un peu seul et avait préféré fuir les environs le temps d’un week-end.

Hyper déprime... Pascal cherchait-il à me fuir? Peut-être? Sûrement?

Très vite, j’ai voulu rentrer, mais pas Layne. Finalement, il m’a déposée chez lui en me promettant de ne pas faire tard. Il savait pourtant que ça ne me gênait pas qu’il sorte seul, mais j’aurai préféré qu’il me ramène chez moi.

Je n’ai pas pleuré, j’étais juste un peu... perdue!


*   *   *   *   *
Pascal choisi la fuite?  (156-ven-05.juin.09)

Publié dans jane's diary

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155 - Petite Lueur d'Espoir...

Publié le par JaneDo


Vraiment ennuyeux qu’il fasse nuit si tard, je devais attendre la nuit pour aller surprendre Pascal chez lui, parce que je voulais m’assurer qu’il n’y ait personne. Pfffff, il y avait le risque de le manquer s’il sortait... Ce serait la poisse!

Je me suis assise sur un petit muret au bord du lac et j’ai laissé Max faire sa petite promenade, pendant ce temps, j’essayais de réfléchir à ce que j’allais lui dire. Enfin, il fait assez sombre pour que je puisse vérifier depuis le parc si Pascal... Pas de lumière... zut... il n’était pas chez lui. Raté!

J’ai fait un tour dans les endroits qu’on avait l’habitude de fréquenter, pas de Pascal non plus. Caroline non plus! Personne, juste une partie de ma bande. Je suis alors vite passée, 5mn, juste le temps de leur faire un petit coucou. La queue entre les jambes, de mauvais poil, je suis rentrée!

Affff, ça commençait hyper mal. Mon plan était tombé à l’eau, je n’avais plus qu’à attendre demain soir pour le voir. J’allais encore passer la nuit à tournoyer dans tous les sens sans trouver le sommeil, angoissée par l’anticipation de le revoir, seul à seul.

A peine rentrée, après m’être démaquillée et enfilé un training, je me suis plongée dans un film à la télé. Tout pour ne pas penser. Mais ma tête était un appareil multifonctions; j’arrivais à suivre un film tout en étant en ébullition, à répéter ce que je voulais dire à Pascal demain soir.

Sonnerie à la porte... J’y crois pas... Layne? Non...

  • J’ai reçu ton message.

Je lui ai fait signe de rentrer, mais il a fait non de la tête. Pascal s’était à nouveau rasé la tête et portait sa coupe militaire. Ça lui allait bien, mais j’aimais aussi beaucoup ses cheveux plus long. Bah, j’aimais toutes ses têtes en fait.

  • Jane, c’est complètement idiot, ça va juste nous faire du mal pour rien. Je n’aurai pas dû venir, c’est un peu bête, tu trouve pas?
  • Non, pas bête... j’avais besoin de te voir.
  • A quoi ça va nous servir, hein?

Son natel s’était mis à sonner, sans le regarder, il l’a simplement coupé. Ça m’a fait drôlement plaisir. Après avoir réfléchi un petit moment, il a enfin avoué qu’il avait eu aussi envi de me voir.

Pascal proposait d’aller se balader, je préférais rester à la maison, Pascal n’y tenait pas tellement. Il me fixait, ce qui me donnait l’impression qu’il voulait encore dire quelque chose, mais rien. Il avait fini par accepter d’entrer, mais il n’était pas à l’aise, et restait appuyé contre la porte de l’entrée. Ça ne se passait pas bien.

  • Et qu’est-ce qu’on fait maintenant?

J’étais aussi assez mal à l’aise, mais j’étais vraiment très contente de le voir. Je me suis avancée pour me serrer contre lui, avec la peur au ventre qu’il me repousse. Pascal m’a laissé faire, je l’ai senti hésitant, puis enfin, il m’a serrée contre lui, très, très fort. C’était drôlement rassurant. J’ai fermé les yeux pour graver toutes mes impressions dans ma mémoire à jamais.

Après, Pascal m’a quand même repoussée, doucement, lentement, mais fermement!!

  • On devrait éviter ça... Et s’enfermer chez toi, c’est pas une bonne idée... Mince, c’est vraiment nul, je n’aurai pas dû venir, je vais rentrer.
  • Non, reste stp.

Il me regardait hésitant. Peut-être qu’il ne voulait pas tromper Caroline? Rien que d’y penser, ça me rendait malade. Il était à moi, c’est en étant avec elle qu’il me trompait. Même s’il m’avait repoussée, je me suis serrée à nouveau contre lui, l’encerclant dans mes bras. Je ne voulais pas qu’il parte. Encore une fois, Pascal m’a serré très fort. Je l’ai regardé avec toute les supplications du monde, lui demandant de rester. Hésitant d’abord, puis plus pressant, ENFIN, il m’a embrassée. Miaaaam encore. J’avais le cerveau en bouilli et mon coeur battait tellement fort. J’aurai voulu que ça ne s’arrête jamais. J’aime la douceur de ses lèvres, j’aime le goût de ses baisers, j’en voulais encore et encore. Tout mon corps était en éveil après le long sommeil dans lequel je l’avais plongé.

  • Qu’est-ce qu’on fait là?

C’était un murmure, sa voix s’était légèrement cassée. Petit signe de son trouble, et Pascal me serrait toujours très fort.

  • Tu ne serais jamais venu si je ne t’avais pas envoyé de message?
  • Je ne suis pas aussi fort que tu l’imagine.
  • Je suis triste en me disant que si je n’avais pas eu la chance de connaître le reste de la bande, de t’avoir croisé à la montagne et dans les endroits qu’on fréquente, on se serait tout simplement perdu de vue et jamais on aurait pu se retrouver. Je trouve ça trop triste.
  • Si tu veux tout savoir, j'ai passé beaucoup de nuits à tourner autour de chez toi... J’en ai passé des heures à observer tes fenêtres, espérant t’apercevoir même un court moment. Tu n’étais jamais seule ou tu ne rentrais juste pas. Je suis aussi passé quant tu étais en Angleterre tu sais. Maintenant, je sais pourquoi il n’y avait pas de lumière. Personne! Je me suis dis que c’était un signe.
  • Conneries!

De sa main libre, Pascal a enlevé ma tresse de devant mes yeux, et me caressait le visage. Il souriait, un peu perplexe. Sa main était chaude et douce. Ciel, comme je l’aime, comme il était doux et tendre. Je l’adore, il n’y avait rien que je puisse faire contre ça.

  • Jane... tu me manques tellement fort tu sais... Tu n’as pas idée!

Je l’ai embrassé. Qu’est-ce que c’était bon de savoir que je lui manquais, qu’est-ce que j’aimais l’entendre le dire. Alors, il y avait de l’espoir, il ne m’avait pas totalement rayé de sa vie. Je voulais qu’il continue à m’embrasser et me serrer dans ses bras. Je décidais de ne pas le laisser rentrer, je voulais qu’il reste.

Dans ses bras, j’oubliais tout, pourquoi on avait eu des problèmes, pourquoi on s’était séparé, les rendez-vous manqués, tout. Après nous avoir fait sursauté, la sonnerie de la porte nous a ramené un peu brutalement à la réalité.

Merde, c’était Layne, il ne manquait plus que ça...

Pascal s’est repris immédiatement. Layne savait que j’étais là, inutile de me cacher et il avait dû voir la voiture à Pascal, donc il ne fallait pas trop tarder à lui ouvrir.

  • Pascal... hum, je ne sais pas pourquoi, mais j’avais dans l’idée que je te trouverais ici. Toujours à tourner autour de ma nana, hein?

Pascal m’a jeté un regard de côté sans répondre à Layne, il m’a annoncé qu’il devait y aller. Il m’a fait une petite bise sur la joue et il a filé.

L’arrivée de Layne m’a coupé les pattes. Je ne m’y attendais pas. J’étais vraiment triste de voir Pascal partir. Je me sentais plutôt lasse et abattue. Les choses commençait à aller bien avant que Layne ne se pointe, maintenant c’était fichu. On avait pas eu le temps de mettre les choses au clair et je ne savais toujours pas où on en était. Pascal allait sûrement regretter d’avoir failli flanché. Mince, l’apparition de Layne sur la scène lui rappelait probablement qu’il n’avait rien à faire ici. Quelle poisse.

Je me sentais déprimée, aussi molle que du papier mâché, triste à mourir. Est-ce que j’aurai dû demander à Layne de partir et à Pascal de rester pour lui prouver que je tenais à lui? Arfff, je n’aurai pas pu faire ça, ç’aurait été franchement dègue vis-à-vis de Layne, en plus sans savoir où j’en étais avec Pascal... pffff.

Layne a commencé son petit cirque avec des questions à la pelle. Mais, sorry, j’étais pas d’humeur. Après lui avoir juste dit, qu’on avait à parler, je me suis réfugiée dans le mutisme et sur le canapé. Assez vachement, j’allais le laisser s’énerver jusqu’au point où il partirait furibond. Parce que ça, je savais que je ne voulais pas qu’il reste ici, même si, pour Pascal, c’était fichu. Il allait rentrer auprès de Jess, donc, il était hors d’atteinte pour ce soir. Complètement à tord, j’en voulais à Layne.

En même temps, il n’y pouvait rien. Tout était de ma faute. J’aurai voulu être assez vache et méchante pour le planter, mais, je n’en avais pas le courage. Je m’en voulais d’être aussi lâche. Même s’il me trompait, il restait adorable quant on était ensemble, alors je n’avais pas le courage d’être aussi cruelle. Et pour ça, je m’en voulais un peu. Comme je le pensais, après s’être énervé, et avoir essayé de me faire parler, il est parti, espérant sans doute que je le retienne, mais je n'ai pas bougé.

La tête dans les pieds, triste, faible, je décidais de perdre la mémoire dans le sommeil. Pendant que Layne s’acharnait à trouver du répondant, j’en avais profité pour m’enfiler un somnifère. J’étais vraiment naze et trop triste!


*   *   *   *   *
Petite lueur d’espoir...  (155-jeu-04.juin.09)

Publié dans jane's diary

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154 - Le Pendule !

Publié le par JaneDo

 


Le reste de la semaine, j’allais la passer en stand-by impatiente de voir Pascal... Après le week-end que j’avais passé, je manquais sérieusement de repos! Les événements me pourchassaient partout, au lit, dans ma douche, dans la cuisine, au son de la musique, pendant la promenade du chien, partout, je n’arrivais pas à y mettre le holà! Donc, il fallait que je me prépare à voir Pascal, quitte à prendre un bon coup de savate. Après tout, je n’avais rien à perdre, au contraire, je saurais où j’en suis.

Je pourrais me fixer une petite séance de larmes durant le prochain week-end, et utiliser ces 48h pour pleurer sur mon sort, après, je tâcherais d’effacer Pascal de mon coeur et de ma tête. Ça, ça allait être infernal, mais bon!

Brian m’a appelée ayant trouvé un message sur sa boîte vocale. Il me proposait une petite fuite à la montagne pour le week-end, peut-être même au petit chalet de Moustique, ou dans son chalet à Gstaad.

Il me faudrait vite reprendre ma routine habituelle; la semaine, jusqu’à jeudi même vendredi soir. Le week, le vendredi et le samedi, rester ouverte pour une soirée avec les amis, mais le dimanche qu’on me fiche la paix, que je puisse peindre, écrire, lire, etc, en toute tranquillité sans être dérangée.

C’était une routine qui marchait super bien pour moi jusque là. Je m’étais toujours arrangée pour sortir avec un mec pris, comme ça, il me fou royalement la paix le week-end et les soirs, surtout les soirs de la semaine. En plus, je n’étais pas obligée de le voir souvent, vu qu’il avait ses obligations. Cela me laissait un max de temps libre, et surtout, j’évitais du coup toute cohabitation éventuelle. J’aimais bien être la copine cachée, la maîtresse... Je me demande pourquoi ça n’avait pas marché avec Pascal? Pourquoi est-ce qu’il a fallu que je perde le contrôle et que je tombe amoureuse de lui? Ciel, quel enfer d’aimer, je déteste franchement ça.


Me voilà en train de fabuler à me dire que je devrais peut-être finalement essayer avec Brian??? Il pourrait continuer sa vie, ses femmes etc, et on se verrait de temps en temps sans plus... Ce serait parfait? Bah, non, je tenais trop à Brian pour risquer de perdre notre amitié amoureuse! Je le connaissais depuis bien longtemps et c’était une relation qui me rassurait. Est-ce que j’allais prendre le risque de tout gâcher?

 

Encore une soirée avec des heures et des heures au téléphone avec Brig. Ciel, mes oreilles n’en peuvent plus.

En écoutant Brig, je pensais à Pascal. Je devais y penser tellement fort qu’à un moment donné, pour la 1ère fois, Brig m’a posé des questions sur ma vie privée. Je rechignais à lui en parler, mais d’un autre côté, pour une fois qu’elle s’intéresse à autre chose qu’à elle même!!!

Brig a un espèce de “pendule” auquel elle pose des questions. D’après elle, son pendule ne lui a jamais menti! Comme si un pendule... mais enfin! Je n’aime pas ce genre de chose, parce que ça fini par vous influencer même si vous n’y croyez pas! Elle a tenu à l’utiliser concernant Pascal. Après avoir passé 5 minutes à refuser, j’ai fini par capituler. Et ça m’a assommé!

D’après Brig et son pendule;

Pascal serait amoureux de Jess, sa femme et de personne d’autre. Il m’aurait utilisé pour la rendre jalouse. En attendant, Pascal serait parfaitement bien avec Caroline, à qui il tient beaucoup. Il n’avait pas l’intention de la quitter quoi que je fasse!!! Apparemment, Pascal n’a jamais eu de sentiments pour moi, je n’étais qu’une distraction et un instrument pour attirer l’attention de sa femme.

Je rapetissais en taille à mesure qu’elle me sortait les réponses de son pendule. Quant elle a eu fini, j’étais au bord du suicide, et je ne faisais plus que la taille d’un petit pois.

D’après son pendule, Pascal aime Jess, et entre Caroline et moi, il préfère Caroline. Bref, je me faisais des idées à propos de ma relation avec Pascal quoi! Brig a insisté que son pendule ne s’était jamais, jamais, trompé!

Eh ben, si j’espérais ne plus être déprimée... c’était raté!

De 2 choses, l’une; ou son pendule avait vraiment sorti ces réponses, ou Brig n’est pas vraiment une amie, et qu’elle me voulait du mal... Je n’arrivais pas à supporter de penser à la 2ème solution, donc son pendule n’avait pas menti. La 1ère? Non, je n’arrivais pas à croire à ça non plus!!!! Brig me conseillait de laisser tomber et d’éviter de le revoir, que ça n’en valait pas la peine, parce que de toute manière, il tenait à Caroline et ne la laissera pas tomber pour moi. Donc, je me ferais juste du mal pour rien.

Super, j’avais le moral dans les tongues...


Mais je voulais quand même voir Pascal, il fallait que j’en ai le coeur net.!!! Les fichus déclarations de Brig par rapport à son pendule était en train de m’atteindre... Waouh!!! Du coup, j’ai effacé l’email que j’essayais de préparer pour l’envoyer à Pascal...

J’étais hyper down à nouveau, avec la forte idée de courir me rouler en boule dans les bras de Brian. Mais je ne pouvais pas faire ça, alors j’ai couru me réfugier auprès de Layne... mais c’était juste pour recevoir encore une bonne claque!

J’avais fait la tête durant tout le trajet du retour, Layne avait cru que les choses étaient réglées et en se rendant compte que tout ce cinéma n’était que pour les beaux yeux de Pascal, il s’était vraiment énervé. On s’était quitté fâché. Depuis, on ne s’était pas appelé.

Layne n’était pas seul, Alexia était vautrée, les pieds nus, avec nonchalance sur son canapé. Layne ne s’attendait certainement pas à me voir de si tôt, il savait que j’étais du genre à faire la tête longtemps. Il savait aussi que, je n’étais pas douée pour faire le 1er pas. Pour une fois que je le faisais, je tombais bien mal... ça... je ne risquais pas de recommencer de si tôt!

Je ne m’attendais pas à ça. En fait, je n’y avais même pas pensé, sinon je serais passée par le jardin, et fait demi tour en réalisant qu’il n’était pas seul. Je n’avais pas besoin de ça ce soir, ayant le moral déjà au plus bas.

Là, je ne pouvais pas vraiment faire une scène ou quoi que ce soit, je n’étais pas en état. Après tout, ça pouvait n’être qu’une visite amicale. Tandis que si je les avais surpris, j’aurai pu en connaissance de cause aller me réfugier vers Brian.

  • Écoute, j’aurai dû appeler... j’avais... appelle moi plus tard ou passe à la maison.
  • Jane... Si t’es venu c’est que... Tu n’as pas l’air dans ton assiette, ça va pas?

Oups, je me suis rappelée les raisons de notre dispute. Si Layne venait à se douter que, c’était par rapport à Pascal que j’étais dans cet état, ce sera pire. Il sera ça de plus en colère. Alors, armée d’un sourire, j’ai prétendu aller très bien.

  • Affff, ça ira. Je faisais juste un saut en rentrant chez moi. Je vais vous laisser, je ne pensais pas rester de toute façon Layne.
  • Attend...

J’avais déjà rebrousser chemin, me dépêchant de rejoindre ma voiture. Je n’aurais pas dû passer, on avait pas réglé notre dispute, donc c’était idiot. Et ce soir, je n’étais pas d’humeur pour quoi que ce soit. Franchement, je n’aurai pas dû passer chez lui comme ça.

  • T’es sure que ça va? Tu veux que je vienne chez toi?

Layne s’est tourné pour demander à Alexia de nous laisser.

  • Non, non. Je voulais juste passer te faire un petit coucou et rentrer tu sais.
  • T’es sure que tu ne veux pas rester et dormir ici? Ou, je viens dormir chez toi?
  • Non, surtout pas. Je t’assure, ça va. Je suis hyper raide, et je ne rêve que de tomber dans mon lit et dormir.

Je l’ai embrassé en lui faisant un grand sourire, et je suis partie.

Layne m’a appelé encore dans la voiture. Je pense que c’était pour se rassurer et être sûr que je ne voulais pas qu’il vienne dormir à la maison. Je lui ai rappelé combien j’aimais dormir seule et que j’étais vraiment trop raide pour autre chose que dormir. Il a quand même insisté, et pour ça, je salue son effort, mais je préférais vraiment être seule.

Je me demande à quoi je pensais en allant vers Layne... Le seul qui sache vraiment comment me prendre, c’était Brian, pas Layne. Oui, mais Layne était mon petit ami... Arf, je ne voulais pas toujours me reposer sur Brian.
Allé... je serais une grande fille ce soir, je serais forte!

Une chose était sûr, fallait que je retrouve ma petite routine habituelle. Tous ces chamboulements m’épuisent!!!

*   *   *   *   *
Le Pendule!  (154-mer-03.juin.09)

Publié dans jane's diary

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153 - Sylvia? Sylvie? Non, c'est Vania...

Publié le par JaneDo

 


L'idéal serait qu’on me fiche la paix en début de semaine. Je préfère ne rien programmer, ne voir personne, parce que j’ai du boulot. Je commence à être visible et plus disponible à partir du jeudi soir.

Le lundi matin, souvent, je passe chez ma soeur prendre le café. Mercredi, si je n’ai pas trop de retard dans mon boulot, j’ai une ouverture pour les enfants l’après-midi. Le jeudi soir, en général, c’est réservé aux potes, juste boire un verre, éventuellement manger un truc et retour à la casa. Ça, c’est ma petite routine. Donc, pas de place pour un petit copain jusqu’au jeudi, voir vendredi soir!


Ce qui me rendrait super heureuse, c’est de ne voir personne jusqu’au vendredi soir, là, je pourrais caser les potes, puis hop, on me fiche la paix jusqu’au vendredi soir prochain.... Ce serait le rêve, ce serait géant! Mais hélas, les choses ne se passent jamais comme on le voudrait!

 Surtout depuis que Pascal est entré dans ma vie, c’est-à-dire depuis 1an! Tous mes petits plans ont valdingués dans tous les sens. Je me réveille Pascal, je respire Pascal, je pense Pascal, je dors Pascal... n’importe quoi.! Je ne me reconnais plus.

J’étais mon pire ennemi, je le savais bien. Quant il se passe quelque chose, je choisi toujours pour le scénario catastrophe, parce que je me dis toujours que “c’est trop beau pour être vrai”, que je ne peux pas toujours avoir autant de chance. Je pense toujours au pire, surtout quant il s’agit de ma vie sentimentale.

Arf, passé le moment de rêverie après avoir dansé avec Pascal, la réalité était vite venue me rappeler que c’était mieux d’envisager le pire pour éviter les déceptions. La chute avait été brutale et l’est encore. Je continuais à tourner en rond dans ma tête; je voulais lui parler et j’avais peur de lui parler, c’était d’un bête! Je me sentais hyper angoissée, tendue... je devenais cinglée.

Il me fallait le voir... De toute façon, ce ne sera pas possible avant le vendredi soir quant il sera dans son autre appart. Avant ça, il était avec Jess. Je ne voulais pas prendre le risque de l’appeler pour qu’il refuse de me voir. 4 foutu jours à attendre, j’allais perdre la tête d’ici là... L’attente allait être longue.

En attendant, autant m’occuper! Et pourtant, mardi a été une énorme perte de temps.

Entre mes sorties avec le chien et les heures avec Brig au téléphone, j’ai essayé de composer un email pour Pascal. J’étais à bout et je ne savais vraiment pas quoi lui dire. Ah zut, encore oublié de prendre mes médics pour la thyroïde. C’est seulement quant je commence à gonfler que je m’en rend compte... 7 jours, zut et re-zut.

Le soir, après une journée des plus chiantes, à courir dans tous les sens pour faire des trucs qui n’ont aboutis à rien, j’avais accepté d’aller prendre un verre avec la fille de l’équipe féminine de basket. Dire que je n’arrive même pas à me souvenir de son prénom; Sylvia? Sylvie? Je n’avais pas pu refuser, sinon elle n’aurait jamais osé me re-proposer quelque chose. Et la prochaine fois qu’on se serait croisé dans une sortie, on aurait été plutôt mal à l’aise, l’une vis-à-vis de l'autre, pas le choix donc!

Je n’avais pas l’impression qu’elle était au courant pour Pascal et moi, alors même si on a beaucoup parlé, et même un peu parlé de notre vie privée, j’ai évité de mentionner Pascal. Forcément, elle savait que je sortais avec Layne. Par contre, je me doute qu’elle sache que Layne batifolait ailleurs, parce qu’elle a voulu connaitre mes sentiments pour lui etc. Elle n’a quand même pas osé, à notre 1ère sortie amicale entre filles, me balançer ce qu’elle savait, mais j’ai senti qu’elle tâtait le terrain.

C’était sympa, même si j’ai frissonné chque fois qu'elle prononçait le nom de Pascal. Thomas, qui a téléphoné entre temps, est venu se joindre à nous et on a fini chez elle à papauter comme de vrais commères. Elle est vraiment très cool, pas très fofolle, même un peu coincée, mais très agréable. Après quelques verres, quant elle est un peu pompette, elle n’arrête plus de parler. La soirée a quelque peu rattrapé la journée!

 Je suis partie en même temps que Thomas. J’étais drôlement contente de n’avoir quand même pas trop pensé à Pascal. Mais dès le moment où je me suis retrouvée seule dans ma voiture, hop... la boule à l’estomac, la tête à l’envers à me demander ce que je devrais faire... Arfff.

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Sylvia? Sylvie? Non, c'est Vania... -   (153-mar-02.juin.09)

 

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152..1/3 - Déroute... He loves me... He loves me not ?!

Publié le par JaneDo


----- 152..1/3 -----

Après une bonne séance de prise de tête, Layne avait fichu le camp. Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir pour ça. Il n’avait pas aimé que j’accepte de danser avec Pascal et, il trouvait que celui-ci avait un certain culot d’avoir osé m’inviter, devant lui. Ce qui était un peu exagéré, parce que j’avais dansé avec Thomas, Paul et Michael, et Layne n’avait rien trouvé à redire. C’était juste une petite crise parce qu’il s’agissait de Pascal.

Après le départ de Layne, je ne suis étendue sur le lit, bien contente d’être seule à rêvasser en souriant.


Pascal avait osé. Il avait fait un pas vers moi, malgré la présence de Layne, sachant qu’il aurait très bien pu provoquer une bagarre, sachant que j’aurai très bien pu refuser... Il avait quand même osé.

Il avait seulement tendu la main, sans un mot. Les garçons qui ont des couilles, ça, ça me plaisait beaucoup. J’avais encore le coeur qui battait si fort et je flottais, la tête dans les nuages à me rappeler chaque seconde, malgré ma dispute avec Layne. J’étais perdue dans mes pensées. Je ressentais encore les palpitations de ce court moment passé entre les bras de Pascal.

Je me demande ce qu’il aurait fait si j’avais refusé? De toute façon, je ne pouvais pas, ç’aurait été humiliant. C'était tout moi ça, de passer des heures à penser à des trucs pareils. Soupir, on se refait pas!

Ha! douceur extrême de sentir son bras se resserrer autour de ma taille et d’avoir ma main dans la sienne. C’est dingue qu’on puisse s’emflammer pour de petites choses pareilles!!! Je savais qu’il essayait de capter mon regard, mais je ne pouvais pas le regarder sinon il aurait vu mon trouble et l’envie que j’avais de rester comme ça jusqu’à la fin de l’éternité. Il me serrait la main, alors j’ai aussi serré la sienne et c’était si bon.

Pascal m’a pris le menton pour me lever la tête et plonger son magnifique regard vert dans le flou du mien et il m’a fait un petit bisou sur le front. C’était doux et chaud. Arf, j’aurai bien voulu que tout le monde disparaisse illico presto, et je lui aurai sauté au cou. Il m’a serré un peu plus contre lui. J’avais les oreilles en feu et j’aurai aimer me transformer en glu pour lui coller à la peau.

  • Je t’aime espèce d’idiote, ne l’oublie pas.

Glups, palpitations, coup de chaleur, vibrations, frémissements le long du dos... Ai-je bien entendu?

Je souriais encore en me rappelant la douceur de sa joue et sa chaleur, le son de sa voix et des tas d’autres petites choses; comme sa manière de serrer mes doigts, de me coller à lui, la pression de sa main sur ma hanche. Je pouvais presque sentir son corps contre le mien, ce corps dont j’aimais chaque millimètre. Je me repassais ces moments encore et encore pour ne rien oublier. En fermant les yeux, je pouvais encore l’entendre me chuchoter ces mots si doux à l’oreille. C’était tellement bon de me les rappeler, moi qui avait été au bord du suicide depuis des semaines!!!


Gahhh, le seul petit problème était que, j’étais vraiment raide dingue de ce mec. En pensant à lui, je ne pouvais empêcher mon pauvre coeur de faire des claquettes. Je devrais me raisonner, et repenser à ces choses désagréables pour garder les pieds sur terre, mais pour l’heure, je voulais savourer chaque mili-secondes.

Arf, puis j’ai pensé à Layne. Qu’est-ce que j’allais faire? Non, je ne voulais pas penser aux autres, rien que moi quelques instants, c’était pas trop demander?


C’était vrai que je n’avais pensé à rien. Pourtant, au passage, sans y avoir vraiment fait attention, trop occupée à éviter les tremblements de ma main dans celle de Pascal , j’avais noté l’air renfrogné de Layne hypnotisé par son verre, Caroline se ronger les ongles, les yeux rivés sur Pascal et Alexia qui observait Layne du coin de l’oeil, Paul qui souriait en nous regardant, Jess, un petit air boudeur tout en discutant avec Ethan. Égoïstement, je n’avais pensé qu’à moi. Et Thomas? Où était donc Thomas? je ne me rappelais pas l’avoir vu!

Comment se fait-il que Pascal soit venu m’inviter à danser avec Jess et Caroline dans les parages, encore pire, avec Layne juste à côté? Pourquoi avait-il fait ça? J’aurai pu refuser? Et si Layne s’y serait ouvertement opposé? Peut-être espérait-il que je refuse, pour avoir l’excuse que je le repoussais une fois de plus? Son invitation m’avait mise en mauvaise posture. Ou je le laissais planté là, et il aurait eu l’air idiot, ou c’était Layne qui passait pour un idiot.... Oh là là, fallait vraiment que j’arrête ce genre de “masturbation cérébrale”.

Non, je ne voulais plus penser... pourtant..!

Qu’est-ce qu’il avait voulu me faire comprendre en me sortant un truc pareil? Pourquoi maintenant, après m’avoir laissé souffrir pendant tout 1mois? Qu’est-ce qui l’avait fait me dire ça?

StOoooop! Suffit, mode-débile OFF...

*   *  *   *   *

Déroute... He loves me... He loves me not ?!  (152.. 1/3-lun-01.juin.09)

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152..3/3 - Déroute... He loves me... He loves me not ?!

Publié le par JaneDo


----- 152..3/3 -----

Lundi matin, après une nuit de cauchemars, la tête dans le cul, je me suis dépêchée de quitter la chambre, sur la pointe des pieds, avant que Layne ne se réveille. Je n’avais pas très bien dormi. Fallait qu’un jour, qu’il pige que les galipettes du matin, c’était pas mon truc, surtout en plus après une dispute.

voir l'image en taille réelleJ’espèrais trouver la cuisine déserte, mais elle ne l’était pas. A part les 5 autres personnes présentent, il y avait aussi Pascal et Caroline. C'était vraiment ma chance! Quant on était ensemble, on était pas aussi collé collé, à croire qu'ils ne se quittaient pas d'une semelle. D’après leurs tenues, ils rentraient de leur jogging matinale.

Après un bonjour général, et un petit sourire à Thomas qui m’observait avec attention, je me suis servie un grand café dans un bol, ignorant Pascal et tout spécialement le coin où il était pour faire le tour et quitter la cuisine aussi vite que possible. Je détestais cette manière que les gens ont de vous regarder. Ce détestable regard compatissant, mêlé de pitié.

Je me suis installée sur la terrasse pour respirer le soleil et regarder Maxou gambader et pisser sur chaque brindille.

Pascal est venu s’asseoir dehors en face de moi, me bouchant la vue du coup. Caroline qui l’avait suivi est venue s’asseoir à côté de lui. Manquait plus que ça! Que je sois obligée de les regarder tous les 2! J’ai répondu à son salut parce que Caroline était là et je me suis tirée. Je l’ai entendu m’appeler, mais j’ai fait comme si je n’avais rien entendu. J’avais la boule à lestomac et mon café avait tourné.

Prise au piège, ne sachant pas où aller me cacher, j’ai fini par retourner dans la cuisine. Entouré par les autres, je pouvais mieux éviter tout contact visuel avec Pascal et tout contact vocal aussi.

Layne est arrivé peu après, il avait la mémoire courte, lui!!! Après s’être disputé, re-disputé, dormi chacun dans son coin, le voilà qui agissait comme si rien ne s’était passé. Mon premier réflexe aurait été de l’envoyer balader, mais comme Pascal revenait vers la cuisine, j’ai laissé Layne faire son petit cinéma.

Il ne perdait rien à attendre, je referais la gueule en rentrant.


Avant midi, avec une bonne partie de l’équipe, on a été jouer au PaintBall. Trop cool. Ça m’a beaucoup détendue. A midi, on a mangé tous ensemble. C’était génial, comme ça, je pouvais éviter Pascal sans trop me casser la tête. Je me mettais toujours à une distance respectable, quant c’était pas à l’autre bout de la table. Ma stratégie d’évitement marchait à la perfection.

Après la partie de PaintBall, on est rentré au chalet et les garçons ont joués dans le jardin. Pascal avait remarqué mon manège et me jetait des regards aux sourcils froncés. Grâce à Layne, hyper attentif, chaque fois que Pascal essayait de m’approcher, soit il m’embrassait en plein poire, me coupant la parole si je parlais, ou me passait les bras autour des épaules.

Difficile de ne pas remarqué à quel point Pascal était mignon, comme son joli ton de bronzage. Brrrr... stop. Pour ne pas le dévorer des yeux, je me suis plongée dans un Agatha Christie. Pourtant, mon oreille arrivait encore à capter, parmi tous les rires, son rire. Dire qu’il arrivait encore à rire après m’avoir brisé le coeur en mille morceaux.

Nos chaises longues étaient tous ensemble en cercle, et les boissons étaient dans une des glacière sur la table. Quant Pascal est passé boire avec sa Caroline collée au basque, pour l’emmerder, je me suis penchée vers Layne, qui somnolait sur sa chaise longue, pour lui faire des mamours. Ni 1, ni 2, Layne était allumé et d’attaque.

  • On va faire une sieste?

Layne m’avait attrapé par la main, il n'a pas eu besoin de me traîner derrière lui et ce n’était pas vraiment une question et je savais aussi que ce n’était pas vraiment pour une sieste. Même si j’en avais pas envie, je savais que Pascal avait entendu, c’était ce qui comptait. Pour bien marquer le coup, j’ai souri de tout mon coeur en miette et j’ai passé mon bras autour de mon petit chéri et je l’ai suivi comme si je n’attendais que ça et que je me réjouissais de regagner ma chambre.

Après notre petite escapade, tout câlin, Layne était plus calme et beaucoup plus détendu. Pascal de son côté, m’a évité royalement. Tant mieux, parce que moi, je n’avais pas oublié son escapade avec Caroline hier soir.

Plus tard, du coin de l’oeil, j’ai vu Pascal discuter avec Thomas. Je ne sais pas de quoi ils parlaient, mais Pascal s’est passé les mains dans les cheveux en faisant une drôle de grimace et à regarder dans ma direction. On aurait dit qu’il avait eu l’intention de venir de mon côté, mais Thomas l’a retenu par le bras.

Une dalle à la place du coeur, je n’étais que trop contente de partir quant Layne a proposé de lever le camp en fin d’après-midi. Pas la peine de prolonger cette infernale journée.


*   *   *   *   *
Déroute... He love me... He loves me not?!  (152..3/3-lun-01.juin.09)

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152..2/3 - Déroute... He loves me... He loves me not ?!

Publié le par JaneDo


Déroute... He loves me... He loves me not?!
Lundi, 1er Juin 2009 - 152/2009 - 2/3

J’en avais mal à la tête. Fallait que je m’occupe à autre chose pour me changer les idées. J’ai embarqué mon ordi et je suis descendue au salon. Je passais pas mal de temps sur mon ordi à tout moment, en me mettant dans un coin ou un autre. Ça faisait sourire tout le monde, sauf Layne qui aurait bien voulu savoir ce que je pouvais bien faire sur mon ordi. Il avait essayé à 1 ou 2 reprises de tripoter mon ordi, mais le petit système de verrouillage que Pascal m’avait installé fonctionnait à merveille. Impossible d’utiliser mon portable sans le mot magique. S’il savait que c’était simplement le nom de Pascal en entier, il ferait la gueule. Plus simple que ça tu meurs!

Surprise, presque tout le monde était rentré, mais personne ne semblait vraiment pressé d’aller se coucher.


Ils s’étaient installé sur la terrasse. Pascal avait sorti sa guitare et il grattait en chantonnant. Caroline collée à côté de lui le regardait les yeux émerveillée, il la regardait en souriant. Était-ce de la douceur que je voyais dans son regard? Grrrr... ça n’aurait pas de sens après ce qu’il m’avait dit. On aurait dit qu’il chantait pour elle. Il n’avait jamais chanté pour moi?

Pas de traces de Layne, ni d’Alexia, Jess ou Ethan. Layne aurait-il été rejoindre Alexia en boîte pour passer sa rage?

Je me suis assise dans un des fauteuil à côté de Paul. Pascal avait jeté un petit coup d’oeil dans ma direction quant je suis sortie sur la terrasse les rejoindre, sans plus. Caroline aussi, mais avec un certain dédain. Elle a chuchoté quelque chose à Pascal à l’oreille, qui a fait “oui” de la tête et elle s’est levée pour dire qu’elle allait se coucher. Une minute plus tard, Pascal l’a suivie. J’ai cru que j’allais avoir une crise cardiaque. Il n’allait quand même pas la rejoindre, non? Je me sentais mal.

J’ai levé les yeux et croisé le regard de Thomas qui m’observait. Je crois bien que Pascal avait été rejoindre Caroline, quelque chose dans le regard de Thomas et la gêne de Paul qui tentait de me faire la conversation, me l’ont fait comprendre. Oui, je me sentais mal. C’était donc pour ça qu’il lui avait fait oui de la tête?

Je ne comprenais plus rien de rien. Comment osait-il la suivre presque sous mon nez après ce qu’il m’avait dit plus tôt? Est-ce qu’il jouait avec mes nerfs ou quoi? Il se moquait de moi ou quoi? Après quelques secondes ou minutes, j’en savais rien, à rester tétanisée sur place, entre larmes et manque de respiration, j’ai voulu prendre la fuite vers ma chambre.

Thomas m’a attrapée par le bras, en me faisait non de la tête.

  • Jane... ça ne sert à rien de faire ça. Reste ici.

Wowhhh, il croyait peut-être que je voulais aller les surprendre ou quoi? Je crois bien que oui.

  • Je retournais seulement à ma chambre! Qu’est-ce que tu croyais?
  • Come on, allé, reste ici.

Une petite pointe de colère... Alors comme ça, Thomas avait peur que j’aille les déranger, hein? Il était dans leur camp. J’étais pas bien, je voulais juste me cacher dans ma chambre, mais Thomas insistait pour que je reste au rez avec eux. Du coup, sa réaction ne m’a fait penser rien qu’à une seule chose; ce qui se passait dans une des chambre à l’étage. J’étais révulsée, proche de la nausée et encore plus proche de l’évanouissement.

Le temps passait et je ne voyais que des images de Pascal et de Caroline, enlacés et...  IARK. Je les revoyais en train de s’embrasser, je me sentais vraiment pas top.


voir l'image en taille réelleMais pour ne pas le montrer aux autres qui surveillaient mes réactions, intrigués par ce qui pouvait se passer dans ma tête et savoir comment je prenais les choses, il me fallait faire bonne figure.

C’était l’enfer sur terre. Le coeur perdu, se cognait contre les parois de ma poitrine. Un sourire d’occas sur la face, je faisais semblant de participer à la conversation, et une 1/2h plus tard quant j’ai voulu monter, Thomas m’a encore empêchée de partir. Les boules quoi, là, je lui en ai voulu, parce que par sa faute, je m’imaginais des choses. De plus son attitude m'enrageait
et me faisait mal, comme s’il voulait leur laisser le temps, les protéger, que je n’aille pas les déranger.

Presque qu’1h plus tard, Pascal est revenu nous rejoindre sur la terrasse. Avec un sourire, qui m’avait coûté mes dernières forces, j’ai demandé à Thomas, avec un petit clin d’oeil si je pouvais y aller maintenant, avant de filer vers ma chambre. J’avais évité de regarder Pascal, je n’aurais pas supporter de voir un air satisfait sur son visage. J’aurai pu me crevé les yeux tellement je n’avais pas envie de le voir.

J’étais si mal mais je n’osais pas me mettre à pleurer au cas où Layne se pointerais, mais difficile de me retenir alors j’ai été me noyer sous la douche. Au cas où, je pouvais toujours dire que j’avais eu de l’eau dans les yeux.

J’avais raison. Layne est arrivé entre temps et en entendant la douche, il n’a pas eu de meilleures idées que de venir m’y rejoindre. C’était la bagarre, je n’avais pas envie qu’il me touche, et il a cru que j’étais encore fâchée à cause de notre dispute.

J’ai été pire injuste, je me suis défoulée sur Layne... Profitant de la situation, j’ai pris la balle au bond et je l’ai agressé en lui demandant où il avait été traîner? Que j’étais descendue le chercher mais qu’il avait disparu. Surpris d’abord, mais malin, il m’a demandé si j’avais profité de voir Pascal ou si je l’avais vraiment chercher? Bref, on s’est pris la tête, et on a fini par dormir dos à dos. Ça me convenait parfaitement. Je ne me sentais pas le coeur pour une partie de jambes en l’air. Je me demandais comment la plupart des hommes fonctionnaient au fond; on se dispute, ils prennent les voiles, puis au retour, ils vous sautent dessus! Non mais? Il manque pas quelque chose là au milieu? Comme une mise au point? Ou des excuses?

*   *  *   *   *
Déroute... He loves me... He loves me not ?!  (152.. 2/3-lun-01.juin.09)

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148/9 - Akemi-Sama & Basilik

Publié le par JaneDo

 


Article: 148 - C'était dit; Pascal est avec Caroline!

Oh... Jane, je dois avouer quelque chose c'est que tu as au moins le talent de me faire pleurer. Je ne sais pas ce qui s'est passé ensuite, mais même si tu vas avoir du mal, ne culpabilise pas de l'avoir chassé quand tu l'as trouvé devant ton appart. C'est très fréquent de faire les choses sans réfléchir quand on est bouleversée (nombre de fois que je me suis retrouvée à regretter d'avoir fait telles ou telles choses). Oui, pour Layne c'est ce que je te conseille... Seulement s'il n'y a plus aucune chance avec Pascal. Je suis dans le fond quelqu'un de plutot romantique, et je crois sincèrement que l'amour ne peut pas totalement mourir, mais seulement prendre d'autres formes (amitié, nostalgie...). Dans le fond je trouverais préférable que tu sois à nouveau avec Pascal, mais dans ce cas tu devras sacrifier ta relation avec Layne. C'est un choix à faire, et en fait tu te retrouves dans cette situation non pas parce que tu as choisi Layne, mais au contraire parce que tu n'as pas choisi. Je me trompe ? :))))

Posté par Akemi-sama - Jeudi 04 Juin 2009 à 03h38


Poster une réponse;

Purée Akemi-sama, tu as raison... Arrigato! j’en suis là parce que je n’avais pas fait de choix ou disons, que je n’ai pas eu le courage de choisir, j’ai laissé les choses se faire. Je donnerais n’importe quoi pour être à nouveau avec Pascal. Mais... c’est vrai que je n’ai pas le coeur de lâcher Layne. Go figure (va savoir pourquoi...)...

Je ne suis pas très méchante dans le fond, un peu trop gentille par moment et ça me joue souvent des tours! Et franchement, qui aurait eu le courage de le planter après qu’il se soit jeter à genoux comme ça?

Je n’ai jamais été très forte pour initialiser la rupture. En général, je suis plutôt du genre à laisser l’autre prendre la décision, avec la grosse tendance à tout faire pour me faire plaquer. Lâcheté? Sûrement. Ne pas avoir envie d’avoir le mauvais rôle? Sûrement aussi.

Si je voulais vraiment être totalement honnête, j’aimerai rester avec Layne jusqu’à ce qu’il se décide à me plaquer. Ça n’aurait sûrement pas posé de problème pour Pascal, s’il n’avait pas l’impression qu’encore une fois, Layne remportait la fille ou que la fille choisissait Layne plutôt que lui...

Je me sens pas trop bien, je regrette de n’avoir pas su casser avec Layne. Même, je n’ai pas le coeur à le faire... Faut que j’attende de l’attraper en mauvaise posture pour avoir une bonne excuse!

.... suis vraiment lâche, hein !

Posté par JaneD

 


Article: 149 - Chalet... Pas un mot!

Il est plutôt marrant et intéressant ce Layne ^≈^... mais AKEMI a raison, seulement si tu n'as plus aucune chance avec Pascal !!!! L'empêche que ça me rappelle de très mauvais souvenir de te lire, et ça me fait de la peine. C'est vrai que tu as eu raison de l'envoyer balader même si tu dois le regretter, il y a toujours possibilité de vous parler. Plus le temps passera, il risque aussi de se rapprocher de Caroline et de former un duo qu'il sera plus difficile de défaire. Est-ce que tu trouverais le courage de vite lui parler? Sinon, vaut mieux éviter toute la bande. Je sais que c'est difficile, mais si tu veux moins souffrir! PS; j'adore la musique... J'aimais bien Micky Green aussi Oh!

Posté par Basilik - Vendredi 05 Juin 2009 à 01h33


Poster une réponse;

Pour savoir si je n’ai plus aucune chance avec Pascal, je dois avoir le courage de l’affroner en me préparant à la grosse tarte! C’est vrai que plus le temps passe... plus il s’éloigne, plus il se rapproche d’elle... Mais j’avoue que j’ai un peu peur!

Posté par JaneDo


 

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