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240/11 - Misunderstanding, false impression

Publié le par JaneDo

240/11 - Fausse impression... Trop mal...
Dimanche, 28 août 2011

Oui, avoir un autre corps chaud près de soi, sentir la chaleur nous traverser, entendre la respiration... Oui, ne pas se sentir seul au monde. C’était pour toutes ses raisons que je suis restée dormir chez Thomas, et aussi... Mais non, je ne pouvais pas, je ne pouvais pas faire ça à Pascal.

Il avait plut toute la nuit, il faisait aussi plus frais que les jours précédents, alors c’était encore plus agréable de se coller l’un contre l’autre à entendre le déluge à l’extérieur. C’était un temps pour les amoureux, et j’aurai bien aimée être dans les bras de Pascal, mais il n’était pas là. On peut dire qu’on a flirté, on s’est embrassé, mais je ne voulais pas aller plus loin.

C’était très difficile de ne pas craquer, mais j’avais déjà de la chance d’être avec lui, de passer la soirée avec Thomas, de la chance de penser que j’avais toujours Pascal dans ma vie, j’ai résisté.

J’ai résisté peut-être grâce à la petite pensée qui m’a fait me rappeler que, quant j’étais avec Thomas, je le trompais avec Pascal, quel respect aurait-il pour moi si je craquais si facilement et si je trompais Pascal aussi et avec lui en plus!

Épuisé à force de se chercher, on a fini par s’endormir, j’étais vraiment heureuse d’être là, de sentir ses bras protecteurs et amoureuses autour de moi, et j’étais trop contente de n’avoir pas laissé mes instincts et ma colère contre Pascal me faire flancher.

Je n’avais pas entendu sonner, ni entendu de bruits de voix, rien, je me suis seulement réveillée en ressentant l’absence de Thomas dans le lit. Alors je me suis levée. J’ai enfilé un de ses t-shirt qui traînait par là, et pieds nus, je suis sortie de la chambre, après m’être assurée que je n’étais pas coiffée comme un as de pique.

Glups... glups... glups! Pascal?

J’ai cru que mon cœur allait s’arrêter net, j’aurai au moins pu m’évanouir ou quelque chose du genre, mais, je n’étais pas la seule à être surprise à mort!

Assis face à face autour du comptoir de sa cuisine à l’américaine, Thomas et Pascal déjeunaient. Le geste de Pascal est resté suspendu, les yeux ronds, incrédule, il me dévisageait de la tête aux pieds. Puis il a rougi et son regard s’est assombri, il a jeté un oeil en direction de Thomas, lui a jeté; qu’il ne savait pas qu’il dérangeait..., et il s’est barré avant que j’ai eu le temps de recouvrer mes esprits. J’étais tellement surprise de le voir là, je ne comprenais pas comment...

Je n’avais pas réalisé que j’étais à moitié à poil, que je sortais de la chambre de Thomas, ni imaginé qu’il pouvait tirer de fausses conclusions en me voyant là. Quant la porte s’est refermée derrière lui, j’ai regardé Thomas surprise, étonnée et je me suis juste demandée pourquoi il était parti comme ça? J’ai même pas remarqué que Thomas semblait mal. J’ai voulu lui courir après et Thomas m’a dit que je devrais peut-être me mettre quelque chose sur le dos.

C’est seulement là que j’ai réalisé de quoi j’avais l’air...

J’ai couru m’habiller et j’ai entendu la porte de chez Pascal claquer. J’ai couru à la fenêtre pour le voir traverser le jardin. Il partait en direction de chez Caroline. Afff, j’ai eu l’impression d’avoir un building qui me tombait sur la tête. Précipitamment, j’ai ouvert la fenêtre pour l’appeler, il a continué, puis soulagée, je l’ai vu s’arrêter et j’ai lui ai crié que je descendais.

J’ai filé sans même faire attention à la présence de Thomas.

J’ai couru vers Pascal. Il avait poursuivi son chemin sans m’attendre, je l’ai rattrapé presque au bout du jardin. Waouh, à mesure que j’approchais, je pouvais presque sentir sa colère. Purée, c’était palpable. J’ai touché son bras pour l’arrêter et d’un geste brusque, il s’est arraché.

  • Ne me touche pas! Retourne où tu étais, et pendant qu’on y est, ne m’appelle pas.
  • Mais... Pascal, c’est pas ce que tu imagine, il ne s’est rien passé avec Thomas. J’ai seulement dormi là... Je me sent...
  • Ben voyons!

Et sans un regard, il a tourné les talons. Il ne m’écoutait pas, ce que je disais ne l’intéressait pas. Je suis restée debout là comme une conne pendant au moins 10mn. Je crois que j’espérais qu’il fasse demi-tour. A son regard, je n’osais pas le suivre chez Caroline pour essayer d’avoir une explication, j’aurai l’air ridicule. Peut-être que j’aurai dû, mais voilà, j’ai attendu le regard visé à l’angle où il avait disparu. Rien, il ne revenait pas.

Puis, j’ai senti la présence de Thomas et à peine senti qu’il essayait de me déplanter de là. Une seconde reconnaissante, avec l’envie de m’effondrer en pleurs contre son épaule accueillante, la seconde d’après, j’ai explosé.

  • Tu ne lui a pas dit qu’il ne s’était rien passé? Pourquoi tu ne lui as rien dit?
  • Quant? Et je ne m’attendais pas à ce que tu déboule de la chambre. Il était rentré et il était tout excité à l’idée de te faire la surprise... Je ne pouvais pas lui dire qu’il n’avait pas besoin d’aller si loin... Que tu étais dans ma chambre! Je savais de quoi ça aurait l’air.
  • Pourquoi tu n’es pas venu m’avertir? Tu l’as fait exprès. Je suis sûre que tu es de mèche avec ta sœur... Je te déteste.
  • Jane... Arrête! J’ai pensé le faire dès qu’il serait parti et tu crois quand même pas ce que tu dis?
  • Je te déteste, je suis sûre que tu as fait exprès. Je te déteste.

J’étais trop mal pour réfléchir, sinon j’aurai peut-être réalisé que c’était de la mienne, et que j’avais été injuste avec Thomas. Mais comme toujours, c’est beaucoup plus facile et ça fait du bien de reporter sa faute sur les autres.

J’ai foncé prendre mes affaires et toujours bouillante de rage, j’ai sauté dans ma voiture. Après quelques mètres, j’ai dû m’arrêter, je ne pouvais pas respirer. Seule, sans personne pour me regarder, je pouvais laisser ma peine éclater. Je n’avais plus personne non plus contre qui passer ma rage, alors je me suis effondrée. Ça serrait dans ma poitrine, je ne voulais pas imaginer qu’il puisse être moins mal que moi. Ça me faisait trop mal qu’il soit avec Caro, que ce soit elle qui passe ses 1ères heures de retour avec. En ce moment, c’était elle qui était dans ses bras et pas moi, et je ne pouvais pas le supporter.

Je ne savais pas quoi faire! Aller chez elle le récupérer? Il m’avait dit de ne pas le toucher d’un ton... Et aussi de ne pas l’appeler. Aïe, ça fait trop trop mal. Si j’y allais et qu’il me fiche à la porte, ce serait trop horrible, mais si je n’y vais pas, ce serait admettre ma culpabilité, non? Afff, non, je ne pouvais pas aller me retrouver avec la porte dans la gueule, et je ne pouvais pas supporter de ne pas y aller... Rhhaaah, ça fait trop souffrir.

Les larmes pleins les yeux, je me suis rendue compte que ça faisait bien 1h que j’étais arrêtée au bord de la route à pleurer aux regards que me lançaient les passants. Pfff, en plus je me tape le ridicule, heureusement que je n’habite pas là.

Complètement folle, j’ai essayé de joindre Pascal sur son natel, mais, et ça je l’ai entendu, il a coupé son natel, et ensuite, tous les appels passaient directement à la boîte vocale. Entendre sa voix à l’autre bout ne me faisait pas du bien, au contraire, ça me faisait encore plus mal.

En miettes, j’ai fini par arriver jusque chez moi. La douleur était insupportable, plus que les mots ne peuvent l’exprimer. J’avais mal partout, ma peau me faisait mal, tout comme ma tête qui cognait comme si on m’avait frappé avec une batte. Pleurer me faisait encore plus mal à la tête, j’étais impuissante, je ne savais pas quoi faire.

Si seulement il m’avait écoutée, si seulement j’avais pu l’arrêter... Là, il me plantait un couteau dans le cœur.

Quoi que je dise, quoi qu’il arrive après, ce serait trop tard, il était avec Caroline et pas moi, il n’y a rien qui pouvait effacer tout ça... ou peut-être si je dormais un peu... ou tout le dimanche... Au moins comme ça, je ne penserais plus, je ne regarderais pas les heures passer, interminables et douloureuses.

J’ai avalé quelques somnifères, je voulais dormir comme un boulet.

Avant ça, j’ai encore vite envoyé un message à Pascal pour lui dire que; Il ne s’était rien passé, j’avais seulement dormi chez Thomas. Que s’il avait pris la peine de demander à Thomas, il lui aurait dit la même chose. Que finalement, il avait profité de la situation comme excuse pour aller retrouver Caroline.

J’ai voulu lui dire que je le détestais, qu’il avait sauté aux conclusions sans preuves et qu’il me faisait du mal... Mais je ne l’ai pas fait. Ensuite, mon natel à la main, le fixant en essayant de le faire sonner avec ma seule volonté, j’ai attendu qu’il me rappelle. 5mn, 10mn, rien, et les larmes ont recommencés à couler sans fin. Ça fait trop mal, c’était l’enfer...

Puis j’ai sombré dans un sommeil salvateur... Vers les 2h du matin, je me suis réveillée... Pas de messages sur mon natel de Pascal, rien que des appels et des messages de Thomas. Ceux-là, je ne voulais pas, alors je les ai pas lu. Le cœur trop lourd et les larmes menaçants de me terrasser à nouveau, j’ai avalé encore quelques somnifères. Je préférais être dans le coma. Je sais que j’ai souhaité mourir pour ne plus jamais me sentir aussi mal, j’ai aussi pensé aller jusque chez Caro et frapper à la porte jusqu’à ce qu’il m’ouvre, mais j’étais trop engourdie et faible à cause des somnifères. Je ne tenais pas debout et ma tête était prête à exploser.

Et... ce qui s’est passé ou allait se passer chez Caro, c’était déjà passé... c’était trop tard... trop tard... Ça ne servait à plus rien, je ne pouvais plus rien empêcher... C’était trop trop tard... Il me faut dormir, il le fallait...

* * * * * * * * *
240/11 - Fausse impression... Trop mal... - Dimanche, 28 août 2011

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239/11 - Un autre corps chaud

Publié le par JaneDo

239/11 - Un autre corps chaud pour oublier que j'ai si froid
Samedi, 27 août 2011

Comme je ne répondais pas à ses messages, vers 19h, Thomas a commencé à me harceler par téléphone, pour finir, j’ai répondu. Il voulait m’inviter à dîner. Je n’avais toujours pas de nouvelles de Pascal, c’était étrange et ça me plombait les ailes. J’aime beaucoup Thomas, alors si je voulais que ce soit vraiment un ami, je me devais d’être un peu plus franche avec lui, alors je lui ai dit que je n’avais aucune envie de sortir, que j’étais déprimée. J’ai gardé pour moi ce que je crois être la raison de ma déprime.

  • Arrête... Si t’es déprimée, justement, reste pas enfermée chez toi, viens... Je passe te chercher dans 1h, t’as intérêt à être prête, sinon, je t’embarque tel quel, et tu sais que je blague pas!

Il rigolait, mais je savais qu'il ne blaguait pas.

  • Non, viens pas, je ne veux pas sortir, ça ne me dit vraiment rien du tout.

Thomas pensait qu’au contraire, c’était justement une bonne raison pour sortir et me changer les idées. J’étais pas d’accord. Il ne voulait pas raccrocher tant qu’il ne réussissait pas à me convaincre. Je lui ai pourtant dit que ça ne servait à rien.

Thomas avait un truc avec ses potes en début de soirée et aurait aimé que j’y aille avec lui... Alors là, sûrement pas!

Têtu, Thomas n’a pas baissé les bras, il a insisté. Comme je n’avais pas envie de sortir, il a proposé qu'on mange chez lui, on avait qu’à se faire livrer quelque chose. Il était d'accord que je vienne en training, puisque je n’avais pas envie de sortir, mais de prendre de quoi me changer, si d’aventure je changeais d’avis. Je ne voulais pas, alors il a menacé de débarquer.

  • Alors, j’arrive... Tu finira bien par m’ouvrir. Tu ne pourra pas me laisser planter derrière la porte indéternum!
  • Ok... Ok t’as gagné... Je viens, mais je t’averti, je n’ai pas l’intention de sortir!
  • Prend quand même de quoi te changer, on ne sait jamais!

Je n’avais pas l’intention de prendre quoi que ce soit pour me changer. Au pire, si tout à coup, par miracle, je changeais d’avis, je rentrerais me changer. Thomas avait rendez-vous avec ses potes, alors après tout, je pense que je serais rentrée vers 22 ou 23h au plus tard. Arf, j’avais vraiment pas la frite, pas envie du tout de quitter mon refuge à moi.

Thomas est un amour, il était... raffraichissant, de bonne humeur et il n’a pas fallu longtemps pour qu’il réussisse à me faire sourire sans que je sois obligée de me forcer. Finalement, c’était agréable d’être là. Sa présence, son bavardage, sa gentilesse me faisaient du bien. On a mis des plombes pour commander, on ne savait pas quoi choisir; chinois ou italien? La pizza a gagné!

Je savais que Thomas avait fait des films de son voyage à New York, j’aurai bien aimé les voir, mais il a refusé de me les montrer. Il ne voulait pas me déprimer plus. Donc, il y avait de quoi?

Après avoir mangé, on est sorti fumer sur la terrasse, il était déjà 22h30, et je savais que si je ne me décidais pas à partir, Thomas ne me ficherait pas dehors, donc... Thomas m’a pris ma cigarette des mains, a tiré une taffe avant de la balancer et il m’a entraîné à l’intérieur par la main. Dedans, à l’abris des regards, il m’a embrassée. Ouuuuh là, je crois que je devinais la suite, il fallait que je prenne la fuite illico presto, mais, c’était... si... Non, non, je ne pouvais pas. J’ai tenté de le repousser, mais il avait prévu mon geste, pourtant mes lèvres restaient accrochées aux siennes.

Non non non, je ne pouvais pas, pas avec lui, il était bien trop proche de Pascal, c’était trop risqué. Au prix d’un grand effort, j’ai réussi à me soustraire de son étreinte.

  • Jane, tu ne peux pas me laisser comme ça, pas dans cet état? Et je sais que tu en as envie aussi, reste...
  • Je dois... Tu sais bien si je reste, ce ne serait que parce que...
  • Oui, je sais... un autre corps chaud et parce que quelqu’un d’autre te manque... Je sais tout ça!
  • Oui, Pascal me manque, alors ce serait pas... et qu’est-ce que tu fais de ta copine au fait?
  • Tu veux vraiment parler de ça, là maintenant?

Pour tenter de me faire fléchir, il m’a encore embrassée en me tirant vers lui. C’était tendre et romantique, difficile de résister, mais j’ai préféré prendre la fuite. Je connaissais la chaleur de ses baisers, la sensation de ses mains sur mon corps, son regard, iaaaah, je ne devais pas penser à ça, ni laisser ma libido penser à ma place, je devais laisser ma raison prendre le relais.

Puis zut, à quoi je pensais... Pascal faisait quoi de son côté? Serait-il aussi raisonnable? J’en doute.

J’ai fait demi tour. Thomas avait raison, j’en avais envie, j’avais envie de le laisser me bercer dans ses bras. J’avais envie qu’il me fasse oublier le gouffre qui s’était creusé dans ma poitrine, la douleur des minutes qui passent sans nouvelles, qu’il me fasse perdre la tête et oublier Pascal ne serait-ce que quelques minutes, qu’il me fasse oublier que je souffrais.

Thomas était en train de se changer, il était à torse nu et de me voir revenir sur mes pas a fait briller une lueur de plaisir au fond de ses yeux. Son visage s’est illuminé d’un petit sourire et il a posé le t-shirt qu’il s’apprêtait à enfiler pour me tendre la main en guise d’invitation à le rejoindre.

Ce soir, Thomas n’allait pas rejoindre ses amis...

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239/11 - Un autre corps chaud - samedi, 27 août 2011

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238/11 - sans news, je dépéri...

Publié le par JaneDo

238/11 - Sans news, je dépéri...
Vendredi, 26 août 2011

Toujours déprimée, je n’ai rien foutu de la journée, sauf bosser. Il faisait beau, mais je n’ai pas mis le nez dehors. C’était aussi le moyen d’éviter mes voisins, de me retrouver à jouer au Monopoly toute l’après-midi avec Roméo et me forcer à devoir sourire, rigoler, question de donner le change. Ciel, ce que je me sens mal, je nage au fond du gouffre et je ne vois aucune raie de lumière à l’horizon. Je n’ai même pas trouvé le courage de répondre aux appels ou messages de Thomas.

Dol et moi avions planifié de nous voir aujourd’hui, je n’ai pas eu le courage de lui envoyer un message pour savoir quant et chez qui. La connaissant, je suis sûre qu’elle m’appellera plus tard, espérant passer toute la soirée chez moi, et je n’en avais aucune envie. Caro aussi allait sûrement s’y mettre ce soir, alors en prévision pour éviter qu’elle ne réussisse à me convaincre, je lui ai envoyé un message pour dire que je ne sortais pas et inutile d’essayer de me faire changer d’avis.

Tenace, Caro m’a proposé de passer chez elle. Elle nous a préparé à manger. Je suis restée jusqu’à ce qu’elle soit prête à sortir. Ce soir, je ne l’accompagnais pas, elle le savait et avait prévu de rejoindre Alexia et Paul, donc, les copains à Pascal.

On a parlé des heures, et presque tout le temps de Pascal. Il y a des moments ou on a ri, des autres où l’on était proche des larmes. Il lui manquait aussi.

J’ai appris avec déception qu’elle avait eu des nouvelles de Pascal. Ça m’en a bouché un coin. Baf, j’ai reconnu honnêtement que je n’en avais pas eu. Je crois que c’était pour me rassurer qu’elle m’a dit que Pascal avait essayé de m’appeler, mais qu’il n’avait pas réussi à me joindre.

Thomas par contre m’envoyait messages sur messages, il voulait savoir si je me joindrais à eux ce soir. Malgré mon projet d’hier de sortir me saouler la tête, je n’en avais pas l’énergie, je me sentais bien trop déprimée.

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238/11 - Sans news je dépéri - Vendredi, 26 août 2011

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237/11 - En manque...

Publié le par JaneDo

237/11 - En manque...
Jeudi, 25 août 2011

Mon frère et mon neveu devait passer chez Carmine pour des tests Dell, donc Carmine a improvisé un petit dîner avec sa fameuse sauce tomate et os à moelle, il m’a invitée à me joindre à lui et ma sœur pour dîner. J’avais le projet de rester tranquillement chez moi, mais je ne pouvais pas refuser. Je suis partie de là-bas vers 22h pour aller retrouver mes potes pour prendre un verre. Comme j’étais déjà en mouvement, autant en profiter.

Mes copains étaient surpris, mais content de me voir rappliquer. Hum, inutile de pointer le fait que j’étais là parce Pascal était absent. Caro m’a appelée alors que j’étais avec mes potes, elle cherchait du renfort pour aller se mêler au groupe de Thomas, mais je n’en avais aucune envie, alors je lui ai proposé de me rejoindre. Elle a été rapide comme l’éclair, 10mn plus tard, elle était là.

Caro a passé l’heure suivante à essayer de me convaincre de l’accompagner au Tiger et moi à dire non.

Finalement, elle a gagné! Après tout, si j’avais envie d’y aller, j’aurai été contente de ne pas y aller seule, alors je ne pouvais pas la laisser tomber. Je l’ai donc accompagnée, après quelques bisous par-ci, par-là, discuté un petit moment avec Thomas, qui était adorable comme d’habitude, j’ai filé dès que j’ai senti que Caro était bien intégrée et à l’aise.

Rhhh, j’ai été contente de retrouver mon refuge... et mince, Pascal me manquait trop fort!

Je n’avais pas eu de nouvelles depuis 2 jours, qu’est-ce que je dis; 3 jours, je me demande si je lui manquais!!! J’étais en manque de lui, de câlins, je commençais à me faire des tonnes d’idées, des frayeurs aussi.

J’attendais que le temps passe et plus vite que ça. Ça m’arrivait de m’effondrer en écoutant de la musique et pleurer, surtout en écoutant Don’t u cry” de Gun’s n’Roses. Bref, tous les slows me faisaient pleurer!

J’étais tellement désespérée que, pour ne pas ressentir la douleur du manque, j’ai presque failli appeler Layne ou Thomas... Ouais... Tout pour éviter de laisser ma tête divaguer! Arf, j’aurai peut-être dû sortir et me saouler la gueule? Si demain je ne me sentais pas mieux, je ferais ça!

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237/11 - En manque... - Jeudi, 25 août 2011

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236/11 - Restée sur ma faim!

Publié le par JaneDo

236/11 - Restée sur ma faim!
Mercredi, 24 août 2011

Mardi, j’étais juste fatiguée, envie de voir personne, alors j’ai bossé. En fin de journée, j’étais assez contente de ce que j’avais fait. J’ai essayé de me reposer, mais intérieurement, ça grondait. La boule que j’avais dans l’estomac ne voulait pas me lâcher. J’ai fait l’erreur de répondre au téléphone de Brig et j’ai passé 3h au téléphone et devant skype. Pour finir, j’ai dû raccroché, j’en pouvais plus et quant elle a essayé de me rappeler, j’ai pas répondu. Pas envie, mes oreilles en avait ras la patate.

Mercredi, Thomas m’a invitée à manger le soir, Layne aussi avait eu la même idée. Comme je ne pouvais pas dire oui à un, et non à l’autre, j’ai décliné l’invitation des 2. A Thomas, je lui ai rappelé que ça ne ferait pas très plaisir à Pascal, alors je préférais pas, et à Layne, j’ai simplement dit que Thomas m’avait aussi invitée, et comme j’avais refusé, j’étais obligée d’en faire autant.

De toute façon, j’étais encore bouffée par l’angoisse et je m’ennuyais ferme de Pascal. D’entendre sa voix me transportait de bonheur, mais tout de suite après, ma tête analysait le ton de sa voix, ce qu’il avait dit, et je sombrais dans les méandres de la déprime. J’avais l’impression qu’il était détaché, distant et aussi, qu’il n’avait pas grand chose à dire, presque comme si ça ne l’emballait pas plus que ça de me parler. Pascal m’avait semblé fatigué et sans entrain.

Ha la la, quant on déprime, on se s’en aussi pleins de doutes pour tout... Layne m’avait fait la surprise de débarquer à la maison. Le voir m’a fait plaisir, puis j’ai voulu qu’il s’en aille, je ne voulais pas qu’on le trouve chez moi, et il a juré ses grands dieux qu’il n’essayerait rien, alors j’ai accepté qu’il reste.

De toute façon, je le connais, il n’avait pas l’intention de me laisser le fiche dehors, j’aurai pu dire ce que je voulais, Layne ne serait pas parti. Sourire... Je crois que c'est une des choses que j'aime chez Layne, il n'en fait qu'à sa tête.

Tout de même, après des bisous-bisous, il n’essayait vraiment rien! Bon, je sentais bien qu’il me titillait un max et attendait que je fasse le 1er pas, ou que je craque et lui saute dessus, mais quand même, qu’il n’essaie pas de passer par dessus mes résistances m’ont encore plus fait me poser des questions et flotter encore plus dans le doute. Est-ce que je ne l’intéressais plus? Il n’en avait plus envi de moi? Bref, j’ai eu de la peine à dormir, alors que lui, pas du tout. J’ai passé la nuit à me poser des tonnes de questions et à avoir envie en plus qu’il me saute dessus... J’ai tout fait pour le faire réagir, pour briser sa résistance, mais niet, il s’en ait tenu à sa promesse avec un petit sourire malin; il attendait que je lui fasse un signe ou que je lui demande carrément. La seule dans l’histoire qui est restée sur sa faim, c’était moi!

Je me demande si j'en avais envie parce qu'il semblait que lui, non, ou pour combler le manque de Pascal, ou parce que j'avais besoin de câlins et d'être rassurée!!!

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236/11 - Restée sur ma faim! - Mercredi, 24 août 2011

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234/11 - Journée merdique...

Publié le par JaneDo

234/11 - Journée merdique
Lundi, 22 août 2011

J’aurai bien été chercher Thomas a l’aéroport ce matin, mais il avait sa voiture là-bas! Dommage. On s’est retrouvé vers 11h. Il était naze, il n’avait pas beaucoup dormi dans l’avion et normalement, il devait reprendre le boulot dans l’après-midi, mais il ne pensait pas être en état.

Thomas avait fait pleins de petits films pendant ces quelques jours, j’en ai vu quelques uns et ça m’a fichu le moral dans les pompes.

Dans un sens, je me demande si Thomas ne le faisait pas exprès pour que je tire un trait sur Pascal. Presque tout ce qu’il a filmé de Pascal, on pouvait voir un Pascal joyeux, souriant ou en train de rire, détendu quoi! Sur un des petits films, Jess était à cheval sur lui, ils parlaient, souriant tous les 2, j’ai eu le temps de voir que Pascal lui remettait les cheveux derrière l’oreille avant que Thomas le coupe, faisant mine qu’il me l’avait montré par erreur.

Ça m’a sapé le moral et j’ai passé le reste de la journée rongée par le doute, la boule à l’estomac. J’étais torturée à l’idée que peut-être Pascal n’avait plus envi de rentrer, tout semblait aller pour le mieux à New York. Mais quand même, il m’appelait tous les jours, disait que je lui manquais, alors je ne devais pas me faire de soucis? Mais quand même, il avait l’air si heureux... arfff.

A 14h, j’étais à l’aéroport pour aller chercher ma frangine et sa petite famille qui eux rentraient de vacances. L’air de rien, j’étais contente d’avoir une excuse pour abréger le dîner, j’étais trop mal.

Ma frangine m’avait dit qu’ils atterrissaient vers 13h30, mais j’étais en retard, et heureusement. J’ai poiroté 2h! Vers 15h45, j’ai aperçu Lilice, puis Karinette. 1/4h après quant ma sœur est enfin apparue, c’était pour me faire des signes que je ne comprenais pas à propos de Carmine. J’ai compris après; il avait été arrêté pour une pension alimentaire non payée il y a plus de 7ans! S’il ne l’a réglait pas sur le champ, les flics l’embarquaient direct en prison. Pfff, heureusement pour eux, j’ai pu lui prêter les 1’200Frs dont il avait besoin. Sacré rentrée de vacances!!!

Entre mon frère, la semaine passée, 500Frs, et aujourd’hui Carmine 1200Frs, pfff, j’étais vernie... Ma famille me suce mon fric au passage, moi qui avait prévu des vacances mi-septembre! Je sais que je peux mettre une croix sur un remboursement presto, donc, ils feront tous de petites vacances, mais moi, je n’aurais plus qu’à mettre une croix dessus!!!

Hum... J’étais trop fatiguée, anxieuse pour même être furax... Ça viendra plus tard je pense...

On a dû attendre plus 1h30 pour que Carmine sorte de là, puis on devait passer chez Marco pour les clés de ma frangine, etc. Pfff je ne suis rentrée que vers 18h!

Inutile de dire que j’étais hyper vannée, sans compter triste... J’ai annulé le dîner en famille de ce soir, je n’avais pas le moral pour ça non plus. Puis, hum, j’avais assez vu ma famille pour la journée! Je n’avais envie de voir personne.

Mouais... Je sais bien que je me mens à moi-même... J’étais juste déprimée à cause de Pascal...

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234/11 - Journée merdique - Lundi, 22 août 2011

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233/11 - Layne me fait encore craquer...

Publié le par JaneDo

233/11 - Layne me fait encore craquer...
Dimanche, 21 août 2011

C’était passé 1h30 du matin quant on a atterri en ville, nos potes n’étaient ni au Blue, ni au Tiger, donc on a été dans notre boîte habituelle de fin de soirée. Ils étaient tous là. Après avoir passé un moment avec les copains à Pascal et Thomas avec Caro, j’ai été rejoindre mon groupe de vieux potes. Je n’avais pas l’intention de faire très tard, et je pensais filer après avoir bu un verre ou 2 avec mes amis.

J’ai commencé à danser et j’ai oublié... Puis Layne s'est pointé vers les 3h du matin...

Layne a apparu vers les 3h du matin, il est venu se planter devant moi pour danser. Jeeez, il danse bien, sa manière de bouger fait soupçonner des tas de petites choses qui seraient classés x si on devait les lister. Je ne m’attendais pas trop à le voir 2 jours de suite, on ne le voyait pas très souvent lors de nos sorties depuis quelques mois.

  • Waouh, qu’est-ce que tu fou là! On te croise jamais et là, tout à coup, 2 jours d’affilés? T’es en chasse ou quoi?

Il a eu un petit rire amusé. Ciel, il y a des moments où il était vraiment charmant, ou était-ce son sourire?

  • Si on veut... Je te cherchais... J'espérais te trouver ici...

Il m’a fait un petit clin d’oeil pleins de sous-entendu, ça m’a fait rougir jusqu’au scalp. Heureusement, on était en boîte, il faisait chaud, donc ça pouvait passer pour une crise de chaleur. A l’oreille; “et si on allait chez moi?”. Il se mordait la lèvre inférieur avec un petit sourire coquin en me dévisageant. Blu-p, encore plus rouge moi. Caroline l’avait vu arriver et elle nous observait. Non, je ne pouvais pas même si j’en avais envie, elle se douterait vite qu’il y avait anguilles sous roches si je disparaissais ce soir encore. Puis, on avait prévu de dormir chez elle, alors si je n’y allais pas, C.Q.F.D., elle saura que je suis avec Layne.

  • Hahhh, Layne, je peux pas...
  • Pourquoi?

J’ai dû lui raconter les questions de Caro, qu’elle nous observait, que je ne pouvais pas partir sans que certains se doutent que j’étais avec lui, et franchement, je ne voulais pas être l’objet des ragots, et en plus, j’avais promis d’aller dormir chez Caro. Même ses petites chuchoteries à l’oreille attiraient l’attention sur nous et ça me mettait mal à l’aise. Layne pensait que j’exagérais, que personne n’en avait rien à fiche de nos histoires, ils avaient bien assez sur leurs assiettes que de s’occuper de nous. Mais, respectant mes réticences, il a arrêté les chuchoteries et les petits bisous discrets.

Ses copains lui avaient fait signe, ils avaient envi de partir, d’aller ailleurs. Layne m’a reposé encore une fois la question, en me disant qu’à la limite, on pouvait se retrouver dans 1h ou 2. Il partirait maintenant avec ses cops, et comme ça, personne ne se douterait de rien. Je lui ai rappelé que j’allais chez Caro, alors...

Pour éviter les regards insistants, j’ai circulé un peu; vers Caro et les potes à Pascal, puis un moment avec mes potes.

Puis, j’ai été au petit coin, pour me rafraîchir. J’avais beaucoup dansé, et j’avais besoin de me mouiller la figure, etc. En ressortant, j’ai sursauté de voir Layne. Il m’a attrapé par la main et s’est enfilé dans l’un des WC libre. Heureusement, les toilettes sentaient bons, il n’avait pas dû être utilisé récemment, et il n’y avait personne dans les parages, ou la seule nana qui s’était pointée, on ne la connaissait pas.

Afff... Layne...

J’ai voulu lui rappelé que cette relation ou ces petits intermèdes devait rester secrète, mais je n’ai pas été au bout de ma phrase... Mes mots ont été noyés dans les siennes. De toute évidence, il n’entendait rien, moi trop. Il me chuchotait que je l’attirais sexuellement, qu’il aimait me faire perdre pieds, me surprendre, me toucher, etc... Il savait prendre le contrôle, me dirigeait, brisait mes barrières...

Je crois que la peur accentuait aussi le plaisir de se retrouver; j’avais peur que Layne ne sache pas tenir sa langue, surtout, qu’il n’en ait pas envi, mais j’ai été incapable de résister.

Rouge d’embarras, je n’osais pas sortir des WC, j’ai préféré que Layne parte en 1er. Il est resté devant la porte jusqu’à ce que la voie soit libre, pour me permettre de sortir de là-bas. Mais, je suis restée encore vers les lavabos. Je voulais lui laisser le temps de réapparaître, laisser quelques minutes passer, ensuite, je retournerais dans la salle. Je suis restée une bonne 10zaine de minutes à m’asperger le visage d’eau froide et quant je suis retournée à la table, Layne avait déjà quitté la boîte. Ouf, c’était préférable.

Caro m’a tout de suite demandé où j’avais passé. J’ai inventé être sortie fumer, puis j’ai croisé quelqu’un au bar, puis aux toilettes, j’avais chaud. Elle a eu l’air de me croire, pourtant, elle m’avait cherché partout. On est partie peu après toutes les 2. J’étais raide mais je devais faire semblant d’être encore d’attaque.

On a discuté au moins 1h, je n’ai pas vraiment fait attention à la conversation, trop occupée à garder les yeux ouverts. Finalement, je me suis endormie sans m’en rendre compte.

On s’est réveillée vers 14h, on a traîné au lit en racontant les petits potins de la soirée. Caro en connaissait un rayon, moi je ne faisais jamais attention, alors je ne savais rien. Elle a essayé de me faire parler de Layne, mais, même si on s’entendait bien, ce n’était surtout pas à elle, ma plus dangereuse rivale, de raconter mes petites escapades. On s’est ensuite traîné jusqu’à la terrasse avec nos cafés et croissants pour déjeuner.

Layne a appelé vers les 15h30 pour proposer de le rejoindre lui et ses potes au bord du lac. Je lui ai demandé s’il était tombé sur la tête et il m’a dit qu’au contraire, pour éviter les soupçons de Caro, je devrais la prendre avec, on était des copains après tout, et on lui ferait la démonstration de notre amitié “pure et sans ambiguïté”, ce qui le faisait rire. Layne a encore ajouté que Caro plaisait beaucoup à un de ses potes, et m’a demandé d’un ton rireur, si je ne serais pas ravie de me débarrasser d’elle!

Alors ça oui, alors j’ai accepté après avoir demandé à Caro.

Caro était toujours partante, alors on a été traîné avec eux. J’avoue que c’était sympa, divertissant et on ne s’est pas ennuyé. Layne savait mettre à l’aise quant il le voulait, et ce n’était pas comme s’il ne connaissait pas Caro. Elle lui a quand même fait une petite remarque à propos d’Alexia, elle trouvait qu’il avait été plutôt vache avec elle. Layne, toujours joviale, comme si elle lui avait fait un compliment, lui a rappelé qu’il tenait à sa liberté et n’avait pas envi de s’encombrer d’une nana hyper possessive. Il ne voulait pas d’une relation sérieuse, Alexia le savait depuis le départ, donc il ne se sentait pas en faute.

Comme on était toujours avec eux en début de soirée, on a été manger tous ensemble. Ensuite, j’ai pu rentrer tranquillement chez moi et toute seule. Enfin... un bout de soirée à moi... J’avais l’impression de n’avoir pas eu de week-end du tout!

* * * * * * * * *
233/11 - Layne me fait encore craquer - dimanche, 21 août 2011

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232/11 - Caro dans les pattes!

Publié le par JaneDo

232/11 - Caro dans les pattes
Samedi, 20 août 2011

Layne et moi sommes parti séparément pour se retrouver chez lui. J’ai posé ma voiture au parking chez lui. Au moins, personne ne pouvait la voir. Avec Layne, il n’y a pas de semblant, à peine à l’intérieur, il s’est jeté sur moi.

Layne n'aime pas tourner autour du pot, il est toujours assez brusque, mais il sait ce qu'il fait et ce qu'il veut, alors c'est sexy.  Ce n'est pas le genre à attendre que la fille fasse le 1er pas où des trucs du genre, on savait pourquoi on était rentré, alors les simagrées de séance de café, etc, c'était pas pour lui. Layne ne m’a pas entendu partir, je suis partie assez tôt le lendemain, j’avais des trucs à faire, et je n’aime pas traînasser.

J’ai vu les messages de Caro, mais je n’avais pas envie de répondre. J’espérais bien passer une journée tranquille. Aucune envie d’aller boire des verres, ni faire les boutiques, ni rien. Je voulais juste me larver en paix, seule, chez moi. Thomas aussi m'avait envoyé quelques textos et j'aurai été bien avisé de ne pas les regarder, mais je ne m'attendais pas à des messages animés!

Maintenant qu'il m'avait montré comment lire les MMS, il m'avait envoyé un petit message filmé pour dire qu'il allait bien, que tout se passait à merveille et qu'ils faisaient la fête, images à l'appui.

En arrière plan, j'ai entre-aperçu Pascal et Jess, puis il a filmé Pascal et Jess, qui riaient avec un groupe d'amis. Pascal avait le bras autour de la taille de sa femme, et le peu que j'ai vu de son expression, Pascal avait l'air drôlement heureux, à l'aise. Ca fait mal de le voir si heureux loin de moi.

Ca m'a déprimée et je me suis couchée illico... dormir fait oublier...

Vers midi, Caro m’a réveillée avec son coup de fils, j’ai répondu, je me devais d’être une grande fille et lui dire carrément que je voulais qu’on me fiche la paix. Sans détour, elle m’a demandé si j’étais rentrée avec Layne, évidemment, j’ai dit que non. J’entendais bien qu’elle ne m’a pas cru. Après avoir raccroché, je me suis tournée pour me rendormir, mais 1h plus tard, elle était devant ma porte avec des croissants et tout.

J’étais franc furax, j’avais pourtant été claire, mais en la voyant là, avec son petit air “je m’ennuie”, je l’ai laissé entrer. Chiotte. J’ai pensé qu’elle devait faire la même tronche quant elle débarquait à l’improviste sur Pascal!!! Mouais, difficile de l’envoyer balader ou d’être désagréable avec elle. Ouais, si ça marchait sur moi, aucun doute que ça marchait sur lui. Bravo!

Je n’ai pas trop insisté sur le “je-suis-naze”, sinon elle se serait doutée que je n’avais pas beaucoup dormi, donc que j’étais bel et bien rentrée avec Layne. J’ai eu beau protesté, elle était persuadée que j’étais partie avec lui. Elle a promis de ne rien dire à qui que ce soit, mais je n’avais pas confiance à ce point là, j’ai continué à nier. Layne m’a envoyé un petit message à son réveil; “Je t’adore minette”.

Caro a installé les chaises longues sur le balcon, et s’est larvée au soleil, alors que j’étais retournée faire une sieste. Je n’ai pas su comment lui demander de partir. Pour éviter d’ailleurs que ça arrive, elle nous avait préparé des petits trucs à grignoter, ranger ma cuisine et tout.

Afff, c’est pas qu’elle me dérangeait, mais elle me dérangeait... Sa présence m’empêchait de me sentir à l’aise chez moi, je me sentais obligée d’articuler parfois quelques mots, ce que je n’aurai pas eu à faire si j’avais eu la chance d’être toute seule. Ça me fiche la pression, même si elle me répétait sans arrêt que, je ne devais pas faire attention à elle, qu’elle était contente de ne pas être seule. Tout ça rendait la tâche de lui dire d’aller voir ailleurs si j’y suis encore plus difficile.

Et le soir, elle a recommencé avec son envie de sortir... Moi pas envie, pas vouloir... Il y avait pas moyen!

Je l’ai encouragée à y aller, mais elle ne voulait pas sortir toute seule comme une pauvre tarée. Elle disait avoir besoin d’une amie, elle ne voulait pas rentrer toute seule dans les bars, comme si elle cherchait un mec.

Et flûte, une fois de plus, pour lui faire plaisir je suis sortie. Intérieurement, je râlais contre moi-même, parce que j’en avais aucune, mais aucune envie, ça me faisait carrément chier, et aussi rhahhh, parce que je n’avais pas su dire non.

Évidemment, comme je n’avais pas la frite pour sortir, ça m’a pris des heures pour m’habiller. Après 1h à réfléchir sur quoi mettre, à la chaleur de l’endroit où on irait et touti quanti, en 5mn j’ai été prête quant je me suis rappelée que, Pascal n’était pas dans le coin donc qu’importe. Un jean, un t-shirt, un bandeau pour tenir les cheveux et basta. Ensuite, il a fallu aller chez elle pour qu’elle se change, et c’était déjà minuit...

* * * * * * * * *
232/11 - Caro dans les pattes - samedi, 20 août 2011

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231/11 - Sans l’un, ni l’autre; l'ennui total...

Publié le par JaneDo

Sans l’un, ni l’autre; l'ennui total...
231/11 - vendredi, 19 août 2011

Comme je n’avais pas vu Thomas hier soir et que je n’avais aucune nouvelle, j’ai failli l’appeler. Heureusement, Caro m’a fait remarquer que s’il était avec Pascal aux USA, Pascal risquait de prendre mal le fait que je m’amuse à appeler Thomas et pas lui. Glups! Elle avait raison.

Hum, j’aurai peut-être dû lui demander (à Caro) de se renseigner pour moi à propos de Thomas. Finalement, je lui ai simplement envoyé un message, après en avoir envoyé un à Pascal. Il m’a immédiatement répondu pour me dire qu’il était aux Etats-Unis lui aussi et qu’il rentrait lundi.

Rhhhhah, tout un week-end sans les voir, ni l’un, ni l’autre, pffff.... l’ennui total!

J’avais dormi chez Caro hier, parce que si elle avait dormi ici, j’aurai eu de la peine à m’en débarrasser, mais diantre, en début d’après-midi, elle a débarqué pour me proposer d’aller faire un tour à Ouchy et manger avec elle. Zut, j’en avais pas envi, je voulais juste rester un peu tranquille dans mes pénates.

Je me suis faite violence et je suis sortie de mon refuge en sachant qu’au moins comme ça, après le dîner, j’allais pouvoir retourner vite fait chez moi, et seule.

Caroline a cherché tous les prétextes du monde pour essayer de me tirer de chez moi, pour sortir ce soir, mais j’en avais pas envie.
Ca me déprimait carrément de ne pas voir Pascal, qu’il ne soit pas dans les parages, où qu’on aille aucune chance de le voir. Donc, ce serait ça s'il s'en allait pour de bon? Afff, l'horreur! Les autres mecs sont... inssipides, sans classes, nuls, pas drôles, pas intéressants... pfff... Autant devenir nonne!

Mais elle a fini par réussir à me convaincre en arguant que, je me sentirais plus à l’aise si je me donnais la peine de fréquenter ses potes, de leur parler, etc, je ne me sentirais plus mal à l’aise d’aller prendre un verre, même si c’était principalement pour lorgner Pascal. Alors j’ai fait l’effort.

Mais, rien à faire, je m’ennuyais ferme!

Après 1 petite heure, j’étais sur le poing de disparaître sans laisser de traces, quant   
Layne est apparu  . Ha! Je dois dire que ça m’a fait plaisir de le voir, d’avoir quelqu’un que je connaissais un peu mieux avec qui discuter. Puis, j’en avais marre de la tronche à Alexia, qui semblait ne pas apprécier de voir Caro et moi tout le temps fourré ensemble. Je crois qu’elle n’aimait pas partager ses amis.

Elle était déjà là avec Paul quant on est arrivé. Layne les a salué, a lancé un petit regard narquois à Alexia. Puis, il s’est installé entre Caro et moi. Il est toujours amusant lui, toujours des combines à raconter. De temps à autre il me chuchottait à l’oreille; il a voulu savoir comment je tenais le coup sans Pascal dans le coin, et honnêtement; “je supportais très mal”.

Je ne me suis pas rendu compte, sur le moment, qu’il essayait de me saouler... seulement le lendemain!

Vers les 1h du mat, on est parti en boîte, et j’ai suivi la troupe. J’avais envi de danser, et Layne a toujours été un bon partenaire, que ce soit pour danser, discuter, ou faire la fête. Caro m’a dit qu’elle se sentait mal à l’aise vis-à-vis d’Alexia. Elle aurait aimé que je garde Layne à distance. Moi, pas envie. On a beaucoup dansé, c’était vraiment chouette. Par moment, j’oubliais même la présence de Caro, et même des autres.

Puis, discrètement, Layne m’a proposé d’aller chez lui... J’ai dit oui.

Ca peut sembler bizarre puisque j’aime Pascal, mais faut pas se leurrer, il a une femme, et je ne pense pas qu’ils font que jouer au Monopoly! Je savais bien ce que Layne avait derrière la tête! Puis, j’ai toujours aimé batifoler avec Layne, alors je ne voyais pas pourquoi j’aurai des scrupules, ni pourquoi je me reserverai comme une nonne... ou c’était peut-être parce que j’avais un peu trop bu, que je me trouvais toutes les excuses du monde, ou la raison pour laquelle je n’avais pas les mêmes limites que d’habitudes... je ne sais pas, mais j’ai accepté!

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231/11 - l’ennui total sans l’un et l’autre - vendredi, 19 août 2011

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230/11 - Caro a trouvé du boulot

Publié le par JaneDo

230/11 - Caro a trouvé du boulot 
Jeudi, 18 août 2011

Caroline a trouvé du boulot. J’ai compris pourquoi ça lui avait pris si longtemps. Ce n’était pas parce qu’elle ne trouvait rien, ou qu’elle avait de la peine à trouver, non non, c’est parce qu’elle voulait trouver un boulot tout prêt du travail à Pascal. Je n’ai pas su quoi lui dire quant elle m’a dit ça, je suis restée sans voix, perplexe.

Plus tard, je lui ai dit que ça ne me plaisait pas beaucoup...

Layne a voulu m’inviter à sortir avec lui ce soir, mais comme j’étais avec Caro, j’ai refusé. Je ne voulais pas qu’elle puisse raconter quoi que ce soit de louche à Pascal.

On a passé l’après-midi à faire les boutiques aujourd'hui, puis on a été prendre un verre à Ouchy, au bord du lac. Là on a croisé 2 de ses copines. C’était intéressant. Ses copines, après avoir raconté leurs histoires, leurs problèmes personnelles avec leurs mecs et autres, elles lui ont demandés comment ça allait avec son apollon. Apollon, hihihi, c’est drôle, si Pascal savait qu’il était décrit comme un apollon, ça le ferait sûrement marrer.

Caro leur a raconté qu’il était aux États-Unis avec sa famille, puis à ma surprise, elle m’a désignée en leur apprenant que je sortais aussi avec lui. Les 2 ont fait des yeux ronds, elles n’arrivaient pas à le croire. Elles étaient surprises qu’on s’entendent, qu’on se voit, elles nous ont cuisiné à fond! Elles étaient étonnées d’apprendre qu’on avait été en vacances ensemble, tous les 3, qu’on passait souvent les week-end ensemble.

J’ai dit à Caro que ce n’était pas une très bonne idée de parler de ça, à qui que ce soit, elle le savait pourtant.

Le soir, on est sorti rejoindre les potes au Tiger. Bizarrement, Thomas n’était pas là. Ni Caro, ni moi ne savions s’il était parti avec Pascal à New York. C’était bizarre de se retrouver avec tout ceux-là sans la présence de Thomas ou Pascal. Je ne les connaissais finalement pas beaucoup, je n’avais pas grand chose à leur dire et j’ai été contente de voir mes potes à moi se rappliquer, j’étais aussi contente d’être avec Caro.

Je l’ai présentée à mes potes, on a jonglé entre les 2 clans.

Vers minuit, on est rentré. J’ai été dormir chez elle, parce que demain, j’avais envie de rentrer chez moi et rester un peu seule. Je ne savais pas encore si j’avais envie de sortir vendredi soir, c’était assez déprimant quant Pascal n’était pas là!

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230/11 - Caro a trouvé du boulot - jeudi, 18 août 2011

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