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288/11 - Souffrir le martyre...

Publié le par JaneDo

Souffrir le martyre...
Samedi, 15 oct 2011 - (288/11) - samedi minuit à env.3h du matin

Je me suis sentie pas mal seule au cours de la soirée et mal à l’aise de la manière qu’il était avec cette fille. La petite blonde était de retour, et moi qui avait pensé qu’elle était hors jeu! J’avais l’impression d’avoir déjà vu sa tronche quelque part, à part l’autre soir, puis ça m’a fait tilt, ce devait être la sœur d’un de ses potes du basket.

Si c’était bien elle, Pascal devrait savoir qu’on ne s’amuse pas avec la sœur d’un pote! Ou peut-être qu’il ne s’amusait pas? Chaque sourire, chaque petit chuchotement, petit geste de sa part me rendait folle. En plus, Pascal m’évitait, ça j’en étais sûre. Il évitait même de croiser mon regard.

Je n’étais pas à l’aise, je me sentais hyper mal et je souffrais le martyre de voir l’intérêt qu’il semblait lui porter. Je ne voulais pas accepter de l’avoir perdu. Est-ce que c’était vraiment fini? Combien de temps j’allais encore souffrir? Est-ce qu’un jour je supporterais d’être dans la même pièce que lui sans souffrir? Et supporter de le voir avec une autre? Est-ce qu’un jour cette douleur dans ma poitrine disparaîtra?

Le pire, c’est que je ne savais plus quoi faire. Au cours de la soirée, la boule au fond de mon estomac n’a fait que grossir. Des images folles me traversaient la tête; comme d’aller vers eux et faire un scandale, lui foutre une claque, ou encore aller sauter sur le poil de cette grognasse.

Le groupe a décidé d’aller en boîte.

Pascal et cette fille n’avaient pas l’air de suivre, et j’ai entendu Pascal lancer qu’ils nous rejoindront peut-être plus tard. Ça m’a retourné l’estomac. Clairement ils voulaient rester seuls. Ne savait-il pas que cela me faisait souffrir? Ou il n’en avait rien à foutre? J’ai failli rester, mais j’aurai eu l’air idiote, alors je suis partie avec tout le monde.

Caro, elle, a osé rester, quitte à se faire jeter dès que tout le monde sera hors de vue.

Qu’est-ce que je fais? Cela valait-il la peine que je revienne sur mes pas? Est-ce que je n’allais pas me faire du mal inutilement? Ne serait-ce pas mieux de ne rien savoir et d’imaginer la fin qui me convient; comme; il allait rentrer chez lui tout seul? J’ai décidé de rester dans les parages, de savoir ce que ferait Pascal. J’ai bien fait, Pascal et cette fille sont allés chez lui.

C’était horrible, les choses n’avaient fait qu’aller de mal en pire entre Pascal et moi, c’était l’enfer. Je ne pouvais pas me passer de lui, j’avais besoin de lui, de son amour, besoin de ses sourires, de ses câlins.

Je ne savais pas ce que j’allais dire ou faire, ça ne me ressemble pas, j’ai toujours besoin de tout planifié avant de faire quoi que ce soit, je me méfie de mes impulsions, de cette manière, je suis moins tendue et il y a moins de marges d’erreurs. Je savais que c’était une idiotie d’aller chez Pascal, je m’étais assez ridiculisée, pourtant, je ne pouvais pas résister.

Sur place, j’ai constaté que Caroline n’était pas là, alors je l’ai appelée.

Pascal l’avait renvoyée, elle n’en menait pas large. Elle m’a demandé de passer chez elle, je lui alors dit que j’allais tenter ma chance. Caro m’a dit de ne pas y aller, Pascal allait me renvoyer aussi, il avait rendez-vous avec l’autre miss. Elle s’était incrustée dans la voiture à Pascal, qui a été obligé d’aller déposer l’autre fille, il lui a dit qu’il la rejoindrait plus tard, il l’a ensuite déposée à son tour pour aller se changer. Caro avait essayé de lui parler, mais il était resté de bois.

Tant pis, je voulais quand même y aller, rien n’aurait pu me faire changer d’avis. Au moins, je savais qu’il était seul, qu’il n’allait pas m’humilier devant cette fille ou Caro.

Pascal ne s’attendait pas à me voir devant sa porte. Mince, je ne savais pas quoi dire, et j’ai commencé par lui rappeler son mot, comme quoi, si je change d’avis, etc. En plein milieu de mes explications scabreuses, je me suis excusée de ne pas avoir répondu à son message l’autre jour. Il a dit que ce n’était pas grave. Il a dit qu’on ne pourrait pas parler très longtemps, il devait partir. Alors, oubliant ma réserve, mes principes bidons, je lui ai demandé si on ne pouvait pas faire une “trêve”?

Après tout, il avait déjà utilisé la même excuse plus d’une fois... Quitte à avoir l’air idiote, j’avais l’intention de m’incruster... Et il a souri... Il m’a souri à moi toute seule... Ça faisait longtemps...

Sans un mot, il m’a fait entrer et m’a serré dans ses bras. Afff, le sol s’est dérobé sous mes pieds. J’aime trop fort qu’il me serre comme ça. Puis ses lèvres ont cherchés les miennes, il a caressé mes lèvres du bout des doigts... afff, j’avais l’impression que ça faisait une éternité. Ses mains ont emprisonnés mon visage, ses baisers se sont fait de plus en plus tendres, plus passionnés... Ah? Est-ce que...?

Non! Aussi soudain qu’il s’est mis à m’embrasser, il m’a repoussée. Il devait s’habiller. Glups, il ne voulait pas de moi? Aïe, il pensait sûrement à Thomas, une fois de plus, il ne pouvait pas (me toucher). Je savais aussi que c’était pour aller rejoindre l’autre. J’étais déçue et je recommençais à avoir des palpitations d’angoisses.

Je l’ai suivi dans sa chambre. Il a sorti un polo et a enlevé sa chemise. J’avais envie de toucher sa peau, alors je me suis approchée, ma main a effleuré doucement son dos, et j'ai posé un bisou sur son dos.

Il avait son sweat dans les mains, mais il a suspendu son geste. Mon cœur battait à 100 à l’heure, je m’attendais à ce qu’il me repousse sèchement, qu’il me balance qu’il ne pouvait pas. Pascal s’est éloigné de moi, sans se retourner, sans me regarder, il a dit qu’il ne pourrait jamais oublier ce qui s’était passé avec Thomas, qu’il ne pouvait pas passer là-dessus et faire comme si ce n’était jamais arrivé. Puis sans attendre que je dise quoi que ce soit, il m’a dit qu’il devait y aller et il a enfilé son polo.

Je ne pouvais pas le laisser partir... pas maintenant, pas après qu’il m’ait quand même embrassée... pas pour aller rejoindre une autre fille... il fallait que je l’arrête coûte que coûte.

Je lui ai demandé si ce n’était pas juste une excuse, qu’il cherchait n’importe quel prétexte pour se débarrasser de moi? Il a dit que non. Je lui ai demandé s’il était avec Caro, si c’était à cause d’elle qu’il me fuyait, m’évitait? Ça l’a surpris, il a dit qu’il n’était pas avec Caroline. Légèrement sarcastique, il m’a dit que comme moi,   il avait l’intention de s’amuser, qu’il n’était avec personne  .

Clairement, il m’avait fait comprendre qu’il était libre de faire ce que bon lui semblait, qu’il n’avait pas l’intention de laisser qui que ce soit lui mettre la corde au cou, d’autant plus qu’il en avait déjà une de corde!

Alors, j’ai joué le tout pour le tout, j’ai laissé couler les larmes. Tête basse, je me suis assise sur le lit, et j’ai laissé libre cours à mon chagrin. Comme je m’y attendais, il a craqué. Il s’est assis à côté de moi, m’a serré dans ses bras en appuyant ma tête contre son épaule. J’ai passé mes bras autour de lui, et j’ai laissé parlé mon cœur.

Je lui ai dit qu’il me manquait beaucoup, que je ne pouvais pas imaginer la vie sans lui, que je ne le voulais pas, je ne voulais que lui, que je l’aimais à la folie. Que si parfois je fais des bêtises, c’était parce que j’étais terrifiée de l’aimer autant, d'être si dépendante de lui, que ce n’était pas parce que j’étais plus âgée que lui que j’étais plus maligne ou sans défaut... Et tout ça entre mes hoquets de larmes... Tendrement, Pascal m’a fait taire en posant un doigt sur ma bouche. J’ai pris sa main pour le coller contre ma joue, j’aime sa chaleur, j’aime sa peau, son odeur et tout le reste.

Son natel avait annoncé quelques messages et même un appel, il n’a pas osé aller voir, ni répondre.

Je me suis incrustée à fond. Pascal n’a pas osé m’abandonner en pleurs pour partir voguer ailleurs. On s’est étendu sur son lit, il a attendu que je me calme en me caressant la tête, le visage. Il m’a fait quelques bisous sur la tête et le front et je me suis accrochée à lui comme une huître à son rocher. Il n’aurait pas pu me détacher même s’il avait voulu.

Une fois calmée, on a discuté gentiment. Pascal campait sur ses positions sans pour autant le dire et moi je faisais celle qui comprenait, mais on pouvait très bien imaginé aussi que je ne comprenais rien. Tant qu’il ne disait rien clairement, je n’allais pas non plus lui poser de questions directes.

Pascal n’est pas parti à son rendez-vous avec l’autre.

Quant j’ai commencé à m’endormir, Pascal m’a proposé un t-shirt et il s’est changé aussi avant de s'allonger à côté de moi. Là, j'ai su qu’il n’allait nul part. Glups, j’ai pensé; Pas question de me coucher dans ce lit où d’autres ont couchés, mais j’ai été bien inspiré de la boucler. J’étais folle de joie de dormir avec lui même s’il n’avait pas l’intention de tenter quoi que ce soit. C’était déjà un grand pas!

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288/11 - Souffrir le martyre... - Samedi, 15 oct 2011
(samedi minuit à env.3h du matin)

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287/11 - Perte de terrain... (suite)

Publié le par JaneDo

Perte de terrain... (suite)
Vendredi 14 oct 2011 - 287/11

Dimanche, j’avais l’anniversaire à Ella, alors il me fallait faire des courses pour lui faire son gâteau d’anniversaire. J’avais aussi mes modèles à déposer à l’agence, des tonnes de téléphones à faire. Bref, le stress.

Je m’étais promise de laisser Caro prendre sa voiture la prochaine fois qu’on sortais, alors j’ai déposé ma voiture chez elle, et je l’ai laissé faire le chauffeur. De cette manière, si c’était possible, je pourrais rentrer avec Pascal, ce qui m’évitait de l’avoir sur le dos puisqu’elle sera obligée de prendre sa voiture.

Au local, je n’ai pas voulu rentrer tout de suite regarder le groupe jouer, ça m’embêtait, alors j’ai attendu dehors. De temps à autre, je jetais un coup d’oeil par les fenêtres, et vers la fin, j’ai été rejoindre Caro. Elle avait dit à Pascal que j’étais là, donc il n’a pas été surpris de me voir. Dès qu’ils ont eu fini, je suis ressortie attendre dehors, je n’avais pas envie de supporter le regard narquois de la pouffe de chanteuse du groupe. Ça m’a déçue de penser que Pascal lui avait raconté nos histoires. Non, je n’étais pas seulement déçue, mais énervée. Qu’est-ce qu’il avait à raconter nos trucs à tout le monde? Quel idiot!

En arrivant sur place, au local, j’avais avertie Caro que j’espérais avoir l’occasion de parler à Pascal, j’ai tout de suite senti que ça ne lui faisait pas plaisir, mais elle ne pouvait plus rien y changer. On était là, pas moyen de faire demi-tour. Elle m’a demandé comment je pensais faire ça, certainement pas devant tout le groupe? J’avais pensé que peut-être, on irait discuter quelque part, pour être tranquille, ou peut-être chez moi. Caro a tiqué mais, j’ai fait semblant de ne pas m’en apercevoir. Comme à la guerre, il n’y a que le résultat qui compte.

Ils ont mis des siècles pour sortir, Pascal était dans les 1ers. J’ai immédiatement demandé à Pascal si je pouvais aller avec lui, que j’avais à lui parler. Flappy, Caro a donc été prendre sa voiture et je devinais bien qu’elle tenterait de nous suivre, mais j’étais contente d’être seule avec Pascal. Ma joie a été de courte durée, avant qu’il ne démarre, la chanteuse a couru lui demander s’il pouvait l’emmener parce que les autres traînaient encore et avaient d’autres plans.

J’ai eu peur que mon plan tombe à l’eau. Sarcastique, j’ai proposé que Caro la ramène, mais Pascal a, en quelque sorte, ignoré ma proposition. Il savait que ça ne plairait pas à Caroline, elle est donc montée avec nous. Pfff, donc, pas possible de discuter tant qu’elle était dans la voiture. Ça m'énervait qu'il fasse aussi attention à ce qui pourrait plaire à madame, et moi alors? Je voulais lui parler, n'aurait-il pas pu penser à ce que je voulais moi aussi?

Après l’avoir déposée, j’ai proposé à Pascal de venir chez moi... rhhhh, il a hésité...

Ok, je ne savais pas à quoi m’attendre, mais je n’avais pas prévu qu’il hésiterait et chercherait des excuses pour éviter qu’on se retrouve enfermé entre 4 mûrs. J’avoue que ça m’a un peu coupé les jambes, et j'ai dû faire un gros effort pour ne pas lui dire d’aller se faire cuire un œuf et me faire déposer sur le champ n’importe où. Je m’étais préparée à faire taire mes mouvements d’humeur, je voulais absolument lui parler ou du moins, renouer le contact.

Finalement, il m’a proposé d’aller chez lui. J’aurai dû peut-être refuser, mais je n’ai pas tout de suite pensé que c’était peut-être pour être près de Caro, ou du moins lui permettre d’avoir un oeil sur nous. Mince, c’était bizarre d'être mal à l’aise en présence l’un de l’autre, comme si on était des étrangers. Comment est-ce qu’on en était arrivé là?

J’ai engagé la conversation en lui demandant s’il cherchait à m’éviter, évidemment oui. Il avait cherché à me parler et je l’avais envoyé balader, donc il avait compris que je ne voulais plus rien avoir à faire avec lui. Il a donc pensé que c’était préférable de garder nos distances.

Même là, il gardait ses distances, il s’est assis en face sur le bras du fauteuil, il ne me regardait pas vraiment non plus. Rhhh, on a pas eu le temps de briser la glace, il a fallu que Caroline pointe le bout de son nez. Zut. Je n’arriverais jamais à rien si tout le monde s’amusait à nous interrompre chaque fois. Et flûte de chez flûte, je ne voulais vraiment pas qu’elle soit là alors que j’essayais de briser la glace. Ça m’a coupé et énervée que Pascal la fasse entrer. Il aurait pu lui dire qu’il n’était pas seul, comme il me l’avait fait la dernière fois.

J’avais eu la bonne idée de lui demander de couper son natel pour qu’on ne soit pas interrompu, et il a fallu que Caro vienne nous interrompre. Je pense qu’elle ne voulait pas nous laisser seul trop longtemps. Je ne pouvais pas me permettre de me la mettre à dos, alors j’ai fait le poing dans ma poche. Je me demande si elle ne réalise pas des fois qu’elle est juste de trop?

Il s’en ai fallu de peu que je retombe dans un mutisme total...

On a donc repris notre discussion, et Pascal m’a répété qu’il avait essayé de me parler, mais que ça n’avait plus d’importance, c’était trop tard. Il ne savait pas à quoi il avait pensé, il me connaissait, il aurait dû se douter de ma réaction. Je lui ai demandé s’il avait essayé de me parler ce soir là, le soir où il m’avait dit qu’il n’était pas seul, s’il avait tenté de me trouver, s’il m’avait suivi? Non, il ne l’avait pas fait. Caro a eu la bonne idée d’ajouter qu’il était resté avec cette fille, qu’elle avait passé la nuit chez lui.

Pascal a réalisé alors qu’elle l’avait épié, il lui a posé directement la question. Pour se défendre, elle a dit qu’on était ensemble, j’ai fait l’étonnée, ensuite je me suis empressée de confirmer sa version. Pascal a pensé que j’essayais de la couvrir, vu ma tête, il a pensé qu’elle mentait. Je l’avais fait exprès, je ne voulais pas qu’il sache.

Les choses ont légèrement dégénéré. Pascal lui avait demandé d’arrêter ce cirque et ça l’énervait de penser qu’elle continuait. J’étais hors course. Ils ont commencés à se prendre la tête, c’était entre eux, je n’étais pas concernée. Caroline s’est mise à pleurer, et j’ai vu Pascal se radoucir, craquer et la prendre dans ses bras pour la calmer. Chier, j’aurai dû faire une petite séance de larmes moi aussi, mais voilà, je n’en avais pas eu le temps.

Pascal a décidé qu’il ne voulait plus discuter, il avait eu une longue semaine, qu’il en avait plein la tête, et j’ai été subitement inclue dans le lot, il a demandé qu’on le laisse, qu’il nous retrouverait au bar. Il a dit avoir juste besoin d’un moment, il voulait rester seul.

J’ai pensé lui rappeler que je voulais lui parler, mais à voir sa tête, ça aurait été le mauvais moment. Il m’aurait sûrement demandé de le laisser, et je me serais sentie blessée, alors je n’ai rien dit.

Dans la voiture alors que Caro nous conduisait au bar, je lui ai dit que ce n’était pas cool d’être venu nous interrompre. Je n’avais pas eu le temps de discuter avec Pascal, rien, on avait pas pu s’expliquer. Rhhh, et elle s’est remise à pleurer. Elle m’a demandé si j’avais remarqué à quel point il avait été froid avec elle (pfff, froid? c’est ce qu’elle appelait être froid?). Caro avait fait l’erreur de parler de ce soir là, elle avait oublié que Pascal ne savait rien. Caro était sûr qu’il lui en voulait maintenant.

Hum, je crois qu’elle avait raison... Je ne suis même pas sûr qu’il viendrait nous rejoindre au bar... C’était minuit, je lui laisse jusqu’à 1h du matin, s’il ne venait pas, j’irai faire le pied de grue chez lui.

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287/11 - Je n’abandonnerai pas - Vendredi, 14 oct 2011

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287/11 - Perte de terrain...

Publié le par JaneDo

Perte de terrain...
Vendredi 14 oct 2011 - 287/11

J’ai trouvé le 1er prétexte pour partir. Fuir, rentrer, n’importe quoi pour me casser d’ici. J’étais en train de craquer, aussi sûrement qu’il fera jour demain, et je voulais que personne ne me voit dans cet état. En quittant le bar, j’étais au bord de la crise de larmes, mais je devais me retenir, en tous cas pour le moment. J’ai filé chez Caro, j’espère qu’Alexia n’était pas là. Je savais où elle laissait la clé pour Pascal, alors je suis entrée l’attendre.

Je devais lui dire que j’avais l’intention de parler à Pascal, que je ne laissais pas tomber. Je lui devais un minimum de franchise. J’avais l’intention de passer chez Pascal après.

Caroline m’en voudra sûrement, elle n’était pas bête, elle devinera ce j’avais l’intention de faire, qu’elle n’allait pas l’avoir pour elle toute seule si je pouvais y changer quelque chose, que je ferai tout pour le récupérer, quitte à la pousser hors champ. Mais Pascal,  est-ce qu’il en avait envi? Ou est-ce qu’il me repoussera?

Pascal travaillait demain, alors je ne m’attendais pas à ce qu’il vienne chez Caro. Glups. Je me suis planquée du mieux que je pouvais. J’ai été prise de cours, alors j’ai foncé dans la chambre d’Alexia. Il y avait bien l’armoise, mais je serais coincée dedans et si Alexia arrivait entre temps, si elle l’ouvre, je serais découverte et j’aurai l’air idiote. J’ai opté pour le dessous du lit. Heureusement qu’elle n’avait pas un lit aussi bas que le mien, là, impossible de se planquer. Personne ne regarde jamais dessous les lits.

Ils discutaient à propos de la petite blondinette, Ophélie. D’après ce que j’ai compris, Pascal l’avait raccompagnée à sa porte. Elle n’avait pas compris ce que Caro faisait là, collée aux basques de Pascal, elle lui avait demandé s’il repasserait après l’avoir déposée, ou s’ils se voyaient le vendredi soir. Elle aurait préféré qu’ils évitent les endroits qu’il fréquentait avec ses copains, ça éviterait... Caro et consoeurs. Pascal a dit qu’il l’a rappelerait et ça n’a pas plu à Caroline, qui lui reprochait de lui laisser une porte ouverte.

Même si ça ne lui a pas plu, Caro a laissé tombé pour se blottir dans ses bras. Ils ont commencés une séance de bisous qui a bien failli me faire bondir de ma cachette. Heureusement, Pascal a dit qu’il devait rentrer, mais Caro l’a entraîné dans la chambre. Je n’avais pas trop envie d’assister à leurs ébats. Aussi discrètement et silencieusement que possible, je me suis extraite de ma cachette, les 2 chambres sont face à face, je doutais fortement que je puisse tenter une sortie par la porte d’entrée, alors j’ai choisi la fenêtre sur le côté.

J’ai fait le tour et je suis venue sonner... Ben oui, ç’aurait le mérite de les stopper...

Caro a été surprise de me voir, mais Pascal encore plus. J’ai fait comme si je ne savais pas que Pascal était là et je suis entrée avant qu’elle puisse m’arrêter ou me barrer la route. Je me suis laissée tomber sur son canapé. J’ai fait comme si je n’avais pas remarqué qu’elle était à peine vêtue. J’ai dit que j’avais à lui parler sérieusement. J’ai bien remarqué son embarras, mais quant je veux, je peux être carrément aveugle.

Pascal était vers la cuisine. Hum, il avait dû se précipiter pour pas que je le vois sortir de la chambre. Il a dit qu’il nous laissait entre filles, qu’il rentrait, m’a fait la bise au passage. A la porte, j’ai bien remarqué que Caro s’attendait à un baiser, mais il lui a fait une bise sous la joue et il a filé. J’étais contente qu’il ne l’ait pas embrassée, probablement gêné par ma présence et contente de les avoir interrompu.

Dès qu’elle a fermé la porte derrière lui, sans attendre, je lui ai dit ce que j’avais prévu de lui dire, que je n’abandonnais pas.

Caroline m’a demandé si j’étais sûre de moi, elle ne pensait pas que Pascal serait ouvert à mon changement, et puis, elle était certaine que Pascal lui aurait en quelque sorte fait penser qu’ils étaient ensemble. Caro ne pensait pas qu’il ait encore réussi à me pardonner mes frasques. Puis, et c’était la 1ère fois que je remarquais une pointe d’énervement, elle m’a demandé en face si je faisais ça parce qu’elle m’avait dit qu’ils étaient ensemble. Elle voulait savoir si je cherchais à tout gâcher.

  • Tu sais, je ne veux pas te faire de peine, mais je crois qu’il ne t’aime plus...

Vache! Tant pis, je ne voulais pas relever sa remarque, je lui ai dit que j’avais l’intention d’aller chez Pascal, que je voulais lui parler. Avant que j’ai pu finir, Pascal l’a appelé pour dire qu’il devait aller dépanner un pote. Sans que je m’y attende Caroline en a profité pour lui dire que j’avais voulu passer le voir. Ca m’a énervé qu’elle le lui dise. J’ai cru voir un petit sourire et elle a raccroché.

Quant Caroline lui a dit que j’avais l’intention de passer chez lui, Pascal lui aurait dit qu’il s’y attendait et c’était pour ça qu’il n’était pas chez lui. C’était donc ce qui lui avait fait sourire... alors Pascal cherchait bel et bien à m’éviter! Pourquoi avait-il dit ça à Caro? Il ne se rendait pas compte à quel point c’était humiliant?

J’ai donc changé de tactique... Même si j’étais verte et que je bouillonnais intérieurement, je ne voulais pas le montrer et je devais absolument la garder comme alliée. Donc, j’ai montré ma déception et j’ai énoncé tout haut ce qu’elle savait déjà; qu’il m’en voulait encore et qu’il ne voulait ni me voir, ni me parler. Je lui ai montré des yeux tristes, cherché du réconfort et elle s’est radoucie.

On a longuement parlé. Caroline me disait que les réactions de Pascal vis-à-vis de moi n’étaient que normales, que je devais me mettre à sa place (hum, ça je le savais déjà, mais j’ai fait l’innocente), qu’il était difficile de me faire confiance après ça. Caroline a essayé d’être gentille, mais elle ne faisait que jouer au péroquet, traduisant ce que Pascal devait penser. Je ne lui en demandais pas tant.

Me prenant en pitié, c’était le but recherché, Caro m’a proposé de l’accompagner le vendredi soir le regarder répéter avec le groupe, puis prendre une verre avec l’équipe. Elle connaissait mon côté timide, et elle avait l’impression qu’elle devait me prendre sous son aile dans ce passage à vide. Caro m’a proposé de dormir à la maison. J’ai failli dire oui, au moins de cette manière, je m’assurais que Pascal ne revenait pas, mais je préférais aller voir chez Pascal et dormir chez moi.

Vendredi soir, ça m’emmerdait un peu d’aller le regarder répéter avec Varios et son équipe, ça me faisait mal au bide d’avoir l’impression d’être la pièce rapportée. Je ne sais même pas si je supporterais de sortir prendre un verre avec toute cette équipe qui me regarde de travers, qui ne cherche qu’à voir sur mon visage ma déchéance. Mais, grâce à Caro, je connaissais son programme, et ça me permettait de chercher à trouver le moyen de le voir, seul à seul.

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286/11 - Les flammes de la jalousie

Publié le par JaneDo

286/11 - Dégoûtée et jalouse - Jeudi, 13 oct 2011

Ciel, je ne me rendais pas compte qu’il se passait des choses, que je qualifierai de graves, et moi pendant ce temps, je nageais dans ma petite bulle, inconsciente du danger.

Après une fin de journée de marathon, une fois rentrée, je me suis décidée à appeler Caro. Je n’avais pas encore décidé si je sortais, mais au cas où, je préférais ne pas y aller seule. Ce qu’elle m’a raconté m’a désarçonné, laissé perplexe et quelque peu tordu l’estomac. Je n’ai pas voulu en parler au téléphone, je préférais la voir en face, et je voulais aussi voir de mes propres yeux.

Non non non... NON! Ça ne se peut pas...

Caro semblait penser qu’elle sortait à nouveau avec Pascal, qu’il allait se calmer avec les autres filles. Elle lui avait ouvert son coeur, lui avait dit à quel point il la faisait souffrir, qu’elle ne supportait pas de le voir s’amuser en la laissant de côté. Que si Pascal ne voulait plus d’elle, il devait le lui dire clairement, méchamment s’il le fallait. Il avait essayé, mais de la voir complètement aussi dévastée, en larmes, etc, il a flanché.

Pascal a promis de se calmer. Ils avaient partagé trop de choses pour qu’il puisse supporter de la voir pleurer et souffrir autant. Il lui aurait dit que ces filles ne comptaient pas, que ce n’était que des passades, qu’elle devait bien le savoir.

J’étais estomaquée... dégoûtée, jalouse... Pourquoi elle?

Je n’arrivais pas à le croire, alors je sortais ce soir, je devais voir ça par moi-même, je voulais savoir s’il allait vraiment se calmer. Pourquoi est-ce que je n’avais jamais laissé voir mes émotions, pourquoi n’avoir jamais pleuré à chaudes larmes pour obtenir ce que je voulais? Peut-être qu’il m’aurait suffit de le demander tout simplement? Je regrettais aussi de l’avoir envoyé paitre. Peut-être voulait-il savoir où on en était avant de s’engager envers elle, parce que ce n’était que le mercredi soir qu’ils en étaient arrivé là!!! Et moi, qu’est-ce que j’avais fait? Je l’avais envoyé balader! Pas seulement 1 fois... Purée!

J’avais l’estomac complètement noué!

Face à Caroline, je souriais, comme si j’étais contente pour elle... Je l’étais mais en même temps, pas tant que ça, et moi alors? Je gardais un visage serein, mais intérieurement, mon cœur avait fondu, je ne sais même pas s’il battait encore, ou s’il battait c’était de désespoir. Comment est-ce que j’avais pu me louper aussi tragiquement? Comment?

J’essayais de le cacher, mais je tremblais de la tête aux pieds. J’ai failli fondre en larmes quant Pascal l’a appelée alors qu’il quittait la salle de sport pour aller au bar avec ses potes. Il ne m’appelait jamais pour me donner son timing, c’était toujours Thomas qui le faisait? Je le déteste pour ça. Mais bon, ce n’était plus l’heure de jouer la femme bafouée, ou de détester, si ce que Caro me disait était vrai, j’allais me sentir vraiment mal... Il allait falloir que je fasse quelque chose, je ne pouvais pas accepter...

... Il semble bien que Caroline ne mentait pas, Pascal se tenait tranquille...

Pascal discutait toujours avec les filles qui lui parlaient, mais parce que je le connais bien, j’ai tout de suite remarqué qu’il était sur la défensive à nouveau face aux attaques féminines. La petite blondinette était là ce soir, il a discuté avec elle, ça se voyait qu’elle pensait que les choses n’avaient pas changé entre eux, mais elle se trompait lourdement. Il est clair qu’elle ne connaissait pas Pascal.

Au cours de la soirée, nos regards se sont croisés 1 ou 2 fois, Pascal a tout de suite détourné le regard. Quant on s’est retrouvé côte à côte, on a fait le tour des banalités usuels, sans plus. Je suis sortie fumer et je pensais que Pascal me suivrait, mais il n’a saisi aucune des perches que je lui tendais.

Les flammes de l’enfer ne sont rien à côté de ceux qui me brûlaient de l’intérieur!

La blondinette avait dû demander à Pascal de la raccompagner, vers minuit et demi, quant il a été sur le point de partir, il a fait signe à Caro de le rejoindre, et ils sont partis ensemble tous les 3. Je regrette de l’avoir emmenée, j'aurai dû la laisser prendre sa voiture, comme ça, elle n’aurait pas pu rentrer avec Pascal. Curieuse, je les ai suivi du regard et j’ai vu que Caro s’était installée à l’avant et l’autre à l’arrière.

Je brulais littéralement sur place, si on avait été dans un dessin animé, mon siège aurait été cramé et moi avec. Il m’avait ignorée, je me sentais laissée pour compte, et il n’y a pas à dire, mais la jalousie laisse une sensation brûlante! Je tremblais encore plus violemment, mes jambes étaient aussi molles que du marshmallow, mais au lieu de pleurer, j’étais dans un état d’hébétement totale.

J’étais torturée par l’idée que je devais absolument faire quelque chose, tout de suite, agir absolument, que je ne pouvais pas attendre, il fallait que je fasse vite... et juste... en même temps, j’étais tétanisée... Qu’est-ce que je pouvais bien faire?

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286/11 - Dégoûtée et jalouse - Jeudi, 13 oct 2011

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285/11 - Jamais ignorer son 6ème sens!

Publié le par JaneDo

285/11 - Jamais ignorer son 6ème!
Mercredi, 12 oct 2011

(Mar.11.oct.11-284/11) - Mardi , je voulais profiter d’une petite journée à moi. Pascal a essayé de me joindre sans succès, alors il m’a envoyé un message pour me proposer qu’on mange ensemble à midi. Mais je n’avais pas vu ses appels, et quant j’ai vu son message, c’était trop tard pour dîner ensemble. Bofff, de toute manière, j’aurai sûrement refusé.

Au lieu de prendre la peine de lui répondre un petit truc, j’ai zappé. J’allais le regretter amèrement, mais je ne le savais pas encore.

En milieu d’après-midi, il a encore essayé de m’appeler, mais mon natel était toujours sur silence. Je bossais, je ne voulais pas qu’on me dérange toutes les 5mn, alors mon natel est resté sur silencieux. Après 3 essais, Pascal m’a encore envoyé un message pour savoir si on pouvait se voir et parler. Ça m’a énervé, je lui ai rétorqué qu’il avait eu plein d’occasion pour me parler s’il avait voulu ce week-end, alors laisse béton, je n’en avais pas envie. Il a juste répondu “C’est noté, ok”. Purée, si j’avais su!

Son insistance aurait dû m'alerter, mais ça m’intriguait seulement un peu. On devrait toujours se fier à ses intuitions, moi j’ai ignoré les miens, ignoré la petite alerte qui clignotait dans ma tête. Je n’ai pas fait attention à tous les petits signes, par contre, je devais sûrement sentir le vent tourner, et c’est pour ça que j’ai appelé Caro.

Elle allait avec Pascal à son entraînement, ensuite, ils allaient prendre un verre tous les 2.

On a toute une sorte de 6ème sens qui nous titille et nous dit qu’il se passe quelque chose, mais au lieu de ça, j’ai laissé parler ma bêtise et je me suis sentie en colère; “Non mais le culot, il cherchait à meubler son espace, il n’avait rien à faire, alors paf, il voulait me parler après son entraînement, juste me caser entre 2, vite avant de rentrer se coucher?”. Parce que c’était clair qu’on aurait pas eu le temps de vraiment parler.

On a tous les 2 le même défaut, il nous faut un long temps de chauffe, à parler de tout et de rien avant de venir sur le sujet qui nous intéresse vraiment. J’ai complètement zappé tout ça, je me suis plongée dans le boulot.

Vers 22h, Dol a voulu savoir si elle pouvait passer à la maison vers minuit. Demain, j’avais une longue journée avec les gamins, je ne pourrai pas faire grand chose d’autre, alors ce soir, je devais bosser. J’ai bien fait, parce que j’ai terminé tard, il devait être 2h du matin. Ensuite, comme ils repassaient toute la saison-1 de la série “The Walking Dead”, je me suis larvée devant.

(Mer.12.oct.11-285/11) - Mercredi à midi, je suis passée chercher ma puce à l’école et on a été faire notre tournée des magasins pour voir les mezzanines. Son choix s’est arrêté sur celui chez Ikea. On a croisé Ella, la copine à son frère, chez Conforama. Vers 18h, on avait terminé et on est rentré. Je suis restée un peu chez ma sœur à aider Lilice avec sa peinture. C’est pas mal ce qu’elle a fait pour Marco et Ella. Joli. Elle avait encore du boulot, elle voulait le terminer avant jeudi soir, parce qu’elle sortait vendredi soir, et samedi elle voulait le lui offrir. Vers 22h30, je suis rentrée enfin.

Rose nous a rappelé d’appeler Pam pour lui souhaiter bon anniversaire... ouf! D’habitude, c’est moi qui pense à des trucs pareils.

Je n’avais pas vu qu’on avait essayé de me joindre. Mais bref, j’étais crevée, mal aus jambes d’avoir couru les magasins, je n’avais pas envie d’être plantée au téléphone pendant des heures. En plus, demain, jeudi, vers 14h30, je passais chercher ma puce à l’école, la descendre à la permanence de Longeraie pour enlever son plâtre au poignet, ensuite on file acheter son nouveau lit. Donc ce soir, il fallait me foutre la paix. Je me repose.

Jeudi, je raconte même pas la galère pour enfiler les divers cartons dans ma voiture et retour chez ma frangine, le coffre mini-sécurisé par une simple ficelle de nylon! Mais, on l’a fait, à 2, ma nièce et moi. Yes! Trop forte.

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285/11 - Jamais ignorer son 6ème sens - Mercredi, 12 oct 2011

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283/11 - Caroline a gagné contre la blondinette

Publié le par JaneDo

283/11 - Caroline a gagné contre la blondinette
Lundi, 10 octobre 2011

Dimanche matin, quelques heures après être passé chez moi, Pascal m’a envoyé un message; “Si tu change d’avis... appelle-moi! Bisous”. Apparemment, il avait finalement réussi à composer quelque chose, il aurait pu rajouter; “je t’aime, ou je t’aime encore, toujours???”.

Pascal avait raison, des fois, c’est dur d’écrire. Je ne savais pas quoi lui répondre, alors je n’ai pas répondu. Puis le soir, je ne sais pas ce qui m'a pris, probablement j'espérais que ça le fasse réagir... j'ai écris à Pascal qu'on avait rien à se dire, que JE n'avais rien à lui dire et que je n'avais aucune envie de lui parler. Rhhh, j'ai regretté immédiatement après!!!

J’ai coupé mon natel, je suis restée à l’écart des drames en restant dimanche chez moi. Je n’avais envie de voir ou de parler à personne, juste passer une journée tranquille à la maison, à regarder la télé, lire et peut-être faire une petite sieste. Le soir, j’ai soudain eu envie de voir du monde, alors j’ai décidé de faire un saut chez Thomas. Il m’avait laissé un message pour dire qu’ils passaient la soirée chez lui et non chez Paul.

En fait, tout le monde était chez Pascal, au rez, et non chez Thomas à l’étage.

Il y avait la petite blondinette de l’autre fois, et on aurait dit qu’ils se draguaient. D’après son sourire et l’expression de son visage, je crois qu’elle lui plaisait. Jeeez, ce que ça pouvait faire chier et mal.

Pascal n’est même pas venu me dire bonjour, de loin il m’a juste fait signe de la tête. Soit il préférait garder ses distances, parce qu’il en avait marre de se faire jeter, soit il avait envi de rester vers cette... minette. Caro se rongeait les ongles nerveusement à côté d’eux. Apparemment, elle n’arrivait pas à se joindre à leurs petits échanges et chuchotement aux oreilles de l’un et l’autre.

Je lui en ai voulu... Pourquoi voulait-il me parler s’il en draguait une autre?

Puis les garçons ont voulu aller en boîte. Heu, un dimanche soir? Ils bossaient tous le lendemain? Par contre, Pascal n’avait pas envi d’aller en boîte, il ne venait pas. La petite blondinette n’avait pas l’air de suivre ce qui m’a fait un peu hésiter à partir, Caro aussi. Pfff, à quoi ça servait de rester, alors j’ai embarqué Caro et on a suivi les autres.

Dans la voiture, Caro a explosé en larmes. Je ne trouvais rien à dire pour lui remonter le moral, d’autant plus que je comprenais ce qu’elle ressentait, j’imaginais ce qu’elle imaginait, et moi non plus je n’avais pas envie de laisser Pascal avec cette nana. Caro n’a pas eu à insister pour que je fasse demi-tour. Elle voulait aller parler à Pascal, elle ne voulait pas encaisser sans rien dire, ne voulait pas lui faire croire qu’il pouvait faire ce qu’il voulait sans rien faire.

Elle aurait voulu que j’aille avec elle... J’aurai peut-être dû, ç’aurait été à moi de réagir!

A peine parqué, elle s’est précipitée chez Pascal. Je l’ai suivi, mais je suis restée en arrière. Elle a quand même du courage cette petite bonne femme, Pascal allait sûrement l’envoyer sur les roses, mais elle y allait quand même. On ne voyait pas grand chose de ce qui se passait à l’intérieur, les stores étaient dans une position qui ne laissaient filtrés que peu de lumières. Mauvais signe, il avait mis de la lumière tamisée?


Caro a tiré Pascal en bas des escaliers de sa terrasse, elle ne voulait pas que l’autre nana entende ce qu’ils se disaient, du coup, j’entendais rien non plus. Je ne voyais pas bien vu qu’ils n’étaient pas devant la porte de l’appart et dans la nuit, on voit pas des masses. J’avais l’impression qu’elle s’était collée à lui, ou qu’elle le frappait, puis elle est tombée à genoux. Heu?

Elle n’allait pas se mettre à le supplier ou quoi? Il s’est baissé pour la relever, et je crois qu’il l’a serré dans ses bras. Ils ont discuté encore un moment, puis j’ai remarqué qu’il se tenaient par la main quant ils sont retourné à son appart tous les 2. Peu après, j’ai vu l’autre nana sortir, Pascal l’a raccompagnée à sa voiture, ils ont parlés une petite minute.

Bah, il y avait rien à dire, Caroline avait gagné la partie... J’ai failli en tomber parterre!

Je suis rentrée. Même si j’étais légèrement jalouse que Pascal soit avec Caro, je crois que j’étais pas mal soulagée de voir que l’autre nana était partie, qu’elle était hors jeu.

Lundi soir, j’ai été manger chez ma frangine comme d’hab. Pourtant, j’avais voulu annuler parce que j’avais déjà passé la soirée avec tout le monde samedi, mais les gamins m’ont tous envoyé des messages pour savoir où j’étais, si j’allais venir et tout. Ma frangine a réussi encore à me faire faire des courses sur le chemin. Grrr, je n’aurai pas dû y aller.

Mercredi, j’ai organisé d’aller chercher ma puce à la sortie de l’école, on va aller voir les lits mezzanines pour sa chambre. Ben oui, je lui offre sa mezzanine. J’en profiterai pour apporter des couleurs, du vernis, des pinceaux, etc,  à mon autre nièce pour qu’elle puisse finir la peinture qu’elle a commencé pour Marco et Ella.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’espérais avoir des nouvelles de Pascal, ou peut-être de Caro. Ça m’embêtait de devoir appeler Caro ou même Pascal. Flûte, encore une journée sans nouvelles!!!

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283/11 - Caroline a gagné contre la blondinette - Lundi, 10 oct 2011

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282/11 - Mauvais timing...

Publié le par JaneDo

282/11 - Mauvais timing...
Dimanche, 9 oct 2011

Après la fête d’anniversaire de ma nièce, je suis rentrée me changer et je suis sortie rejoindre Caro au bar. En arrivant, j’ai vite regardé pour être sûr qu’elle était là. J’ai tout de suite remarqué Pascal et mon cœur a tout de suite commencé son bal infernal. Pfffouh, il ne fallait pas que je me laisse emporter par mes sentiments, du calme.

J’avais décidé de faire un petit tour, question de le rappeler à mon bon souvenir. Je pense que de rester invisible n’était pas la bonne décision, il prendrait l’habitude de ne pas me fréquenter, se renforcerait et je finirais à la trappe. J’ai vu que mes potes à moi étaient là aussi, alors je suis passée d’abord saluer Thomas, Pascal et leurs potes. J’ai fait la bise à Pascal dans la foulée, Thomas en dernier et j’ai discuté avec lui 2mn. J’avais choisi de passer dire bonjour à Thomas et son équipe en 1er, pour ensuite me réfugier vers mes potes, ce que j’ai fait. De temps en temps, je regardais ce qui se passait du côté de Pascal. J’ai ri, plaisanté et fait comme s’il ne s’était rien passé avec Pascal la semaine passée. Pascal avait l’air d’aller bien, d’être de bonne et il regardait assez souvent dans ma direction.

C’était dur de lui faire la bise, de faire la bise à la flopée de nana qui traînait avec eux. Difficile aussi d’ignorer les petits regards en coin des copains. Ils devaient tous être au courant et cherchaient à voir si j’étais dévastée. Je me suis montrée forte, je ne montrais rien. Je n’étais pas trop gaie, ni triste, juste neutre.

Thomas est venu scouater vers mes potes, on a discuté un peu. Maeva est venue se joindre à nous. J’ai zappé Pascal, s’il voulait me parler, il allait falloir qu’il se déplace. C'était de voir que Thomas sortait de plus en plus souvent avec Maeva, avant on ne la voyait jamais. Après une petite 1/2h, je suis retournée me joindre au groupe que formait Pascal et les autres pour papoter avec Caro. J’ai ignoré Pascal. J’avais laissé Thomas et Maeva avec mon groupe. Après 10mn, j’ai salué Caro, je suis repassée vers mes potes et après 5mn, je suis partie la tête haute.

J’étais fière de moi, mais j’en avais bavé. J’avais mal au cœur, au ventre, ça avait été très dur. C’est affreux d’avoir été si proche, si complice, s’aimer autant puis tout à coup, rien. Le vide total. Faire comme si c’était un étranger parmi tant d’autres, lui que j’aimais tant.

Quant ça a toqué à ma porte, j’étais déjà en training, démaquillée. Je ne crois que je n’étais pas très surprise de constater que c'était Pascal.

J’étais dans l’incapacité totale de le regarder en face, ça me donnait la chair de poule de devoir supporter sa présence, ça me fichait en boule, aussi, me renvoyait immédiatement à des images que je voulais occulter complètement de ma mémoire. Et le voilà sur le pas de ma porte, je sentais son odeur, sa présence remplissait immédiatement la pièce. Même si j’étais fâchée contre lui, je l’aimais quand même, j’ai failli perdre pieds, heureusement, le souvenir, l’image de lui sur le pas de sa porte me disant qu’il n’était pas seul m’a remis sur pieds direct.

  • C’est difficile d’écrire, j’ai tapé, et retapé encore et encore, mais chaque fois que je me relisais... Afff, trop court, c’était inconsistant, je craignais que tu ne comprenne pas, trop long et tu me trouverais collant, et il manquait tellement de choses. Chaque fois que je me relisais, c’était du n’importe quoi. Et puis, je suis trop jeune, tu ne me prends pas au sérieux...
  • Arrête ça... Arrête ces excuses à la con. Tu devrais retourner où tu étais. C’est vrai, t’es trop jeune, tu ne connais rien à rien. Rentre chez toi ou chez qui tu veux, mais laisse moi tranquille.
  • C’est vache...

J’ai ouvert la porte, je voulais juste qu’il disparaisse de ma vue. Je ne le regardais pas, je ne voulais pas le regarder, voir ses yeux verts que j’adore tellement me fichait la trouille. Au moins, on peut dire que j’avais retourné la situation, c’était pas voulu, mais c’était lui qui portait désormais le manteau du coupable. J’étais la femme bafouée, innocente, lui le monstre super méchant.

Dégage, dégage, fou le camp, disparaît de ma vue. Si seulement il pouvait repartir pour l’Allemagne ou New York que je n’ai plus à le croiser, j’oublierai combien je l’aimais et combien c’était bon d’être dans ses bras.

  • Tu n’es pas juste. Tu sais ce que ça fait de retrouver la femme qu’on aime sortant du lit de son frère? Thomas est comme un frère, mon plus vieil ami, savoir que je ne t’avais pas manqué autant que ça... Savoir que celle que tu aime couche avec ton propre frère? Je veux t’oublier, je ne veux plus... mais je t’aime aussi et ça me déchire...
  • Pascal, arrête ça, va-t-en stp. Dégage.

Aoutch, je n’aurai peut-être pas dû lui dire de dégager, mais il aurait dû comprendre que ce n’était juste pas le moment pour discuter. Juste pas le moment.

Je me suis calmée. Après tout, il avait fait l’effort de venir jusqu’à moi, c’était ce que je voulais non? Je n’aurai peut-être pas dû le jeter encore, j’aurai dû avoir la patience de l’écouter, le laisser m’ouvrir son cœur et pas l’envoyer sur les roses. Je le veux lui, je le veux de toutes mes forces, mais je n’arrive pas à contrôler ma rancœur, les images de lui qui viennent me court-circuiter la tête ne sont pas agréable, alors la moutarde me monte au nez direct. Puis, il aurait dû se bouger le cul plus tôt. Attendre 2 jours pour venir me parler après ce qui s’était passé, il se fou de ma gueule ou quoi? Puis toute cette semaine, il a foutu quoi, il aurait pas pu trouver le moyen de... Injuste, j’étais injuste...

Afff, il a essayé de m’écrire mais il n’a pas su quoi dire, j’aurai aussi pu le faire, mais je ne l’ai pas fait non plus. Afff, je suis trop susceptible. Je pète les plombs quant il ne fallait pas, si je continuais comme ça, j’allais le repousser dans les bras d’une autre. Oui, mais maintenant, j’avais l’air maligne de le rappeler! J’ai scié la branche sur laquelle j’étais assise. Zut.

Pascal... Où es-tu? En ce moment... J’aimerai te serrer de tous mes forces dans mes bras.

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282/11 - Mauvais timing... - Dimanche, 9 oct 2011

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281/11 - Anniv. Kachouka

Publié le par JaneDo

281/11 - Anniv. Kachouka - Samedi, 8 oct 2011

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de ma puce. Donc, vendredi soir, j’aurai aimé faire le gâteau tôt, et le glacer samedi matin, mais avec Dol dans les pattes, me voilà donc à faire de la pâtisserie à 4h du matin, argggh. J’allais être raide moi.

Dol est partie samedi matin vers 3h20, pffff. C'est chiant qu'elle colle comme ça, il faut toujours lui répéter x fois qu'on est crevé et là encore, elle arrive à vous culpabiliser. Ça ne donne pas envi de répondre à ses appels, et pourtant, je l'aime bien.

La fête se passait chez Carmine. Bien sûr avec, Annick, Fred et Alysée, la copine d’enfance de ma puce, les frères et sœurs, oncle, tantes, cousin, etc, bref, on était 16 à table. Seul, Didine et sa troupe manquait à l’appel, tout ça à cause de mon beau-frère!!! Lamentable.

Vers minuit, j’ai pu m’éclipser en même temps que mon frangin et son fils. Repos prévu au programme! Ce week-end, j'avais l'intention de me faire discrète. Si je pouvais, si j'y arrivais, je m'enfermerais à double tour, je ne mettrais pas le nez dehors; week-end en tête à tête avec moi.

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281/11 - Anniv. Kachouka - Samedi, 8 oct 2011

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280/11 - Week Rush...

Publié le par JaneDo

Évidemment, j’ai regretté d’avoir fichu Pascal à la porte. C’était nul, on ne fait pas ça à quelqu’un à qui on tient. Même fâché contre moi, il ne m’aurait jamais fait un truc pareil. J’ai voulu lui dire que je m’excusais, mais il risquait de revenir sur ses pas, et je savais que je lui dirais de dégager encore. Donc, motus, niet, je le ferais un autre jour.

Mardi, 04.oct.11 - 277/11 -- Pour éviter de penser, j’ai bossé comme une folle. J’ai eu une petite réunion à l’agence, c’était carrément interminable. Je crois que certains adorent s’écouter parler, mais en attendant ils emmerdent tout le monde. C’était dur de ne pas s’endormir sur place, tellement le boss du secteur développement nous tuait d’ennui. Son ton était tellement monocorde, sans effet, c’était même fatiguant de le regarder, il était dans son monde, gesticulant comme une marionnette. Il n’y avait que lui qui prenait son pied.

Le soir, je me suis larvée sur mon canapé, c’était géant. J’en avais besoin. J’ai lu des mangas avec la télé en fond, sans le son. J’ai coupé mon natel, je ne voulais pas être dérangée.

Mercredi, 05.oct.11 - 278/11 -- Mercredi pareil. Ça fait un bien fou quant on a pas besoin de déserrer les dents. Ça me faisait 2 jours de vacances, de tranquillité. Je savais que jeudi serait une journée chargée; la famille. J’évitais même de sortir de chez moi pour ne pas croiser ma voisine du rez et être obligée de passer l’après-midi à boire le café au lieu de bosser.

Jeudi, 06.oct.11 - 279/11 -- Et jeudi, c’était parti mon kiki. Je suis sortie le matin vers 9h30 pour passer à l’agence apporter mes croquis. Ensuite, j’en ai profité pour faire un saut chez Ikéa, je voulais absolument de nouvelles fourres pour mes canapés, j’hésitais pour la couleur, alors j’ai pris les 2. Vendredi en début de soirée, Dol devait passer avec des copains qui connaissaient bien la République Dominicaine, on voulait organiser un voyage ensemble pour visiter. Donc, mon jeudi serait une journée ménage, courses, etc, il fallait bien que je puisse leur offrir quelques amuse-gueule. Pas question de cuisiner.

Vendredi, 07.oct.11 - 280/11 -- En fait j’étais hyper naze, j’ai essayé de reporter la soirée. Avec Dol dans l’histoire, je savais toujours quant elle arrive, mais jamais quant elle s’en va. Ça ne me disait rien d’être bloquée avec eux jusqu’à, je ne sais quelle heure. Impossible d’annuler la soirée, mais j’ai réussi à déplacer tout le monde au resto. Au moins, je pourrais me tirer à une heure raisonnable.

C’était sympa, ils étaient très sympa, plus que je ne l’aurai imaginé. Vers 23h, j’ai décidé de lever le camp. Malheureusement, Dol n’avait pas envie de rentrer chez elle à cause de la situation avec son plouk. Mince, j’aurai voulu être tranquille, seule. J’avais envie de me larver dans un long bain, regarder la télé, lire, peindre peut-être, bref, une petite soirée à moi quoi!

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280/11 - Week Rush - Vendr, 7.oct.2011

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276/11 - Fin du w-e de cauchemar

Publié le par JaneDo

276/11 - Fin du w-e de cauchemar
Lundi, 3 oct 2011

Thomas m’a invitée à les rejoindre au pub ce soir, j’ai gentiment refusé. A son ton au téléphone, je me doutais que Pascal avait dû tout lui raconter. Il y avait un je-ne-sais-pas dans sa voix, il cherchait à savoir si j’allais bien. Alors, il a insisté pour m’inviter à dîner. Là, Layne a pris le téléphone pour lui dire que je restais avec lui.

Ca m’a un peu dérangée qu’il fasse ça. Pas que je voulais cacher à Thomas où j’étais, non, c’est juste que je n’aime pas qu’on sache tout ce que je fais, où je suis et tout le reste. C’est juste que c’est ma vie privée et j’aime que ça reste privé. Puis, je ne me sentais pas le coeur de voir tout le monde, peut-être de croiser Pascal, et ça, je ne pouvais pas le supporter.

Thomas m’a finalement dit que Pascal me cherchait partout, c’est comme ça qu’il a su ce qui c’était passé, qu’il avait essayé de m’appeler sans arrêt. Pascal avait pensé me retrouver éventuellement chez Thomas.

C’était presque ridicule de me cacher chez Layne comme une gamine, mais je n’avais vraiment pas envie de voir Pascal. Je n’avais pas envie d’entendre ses explications, il n’y avait rien qu’il puisse dire qui puisse effacer ce qui c’était passé. Afff, je dramatisais peut-être, après tout, qu’aurait-il pu dire, à part qu’il n’était pas seul. Ce n’était pas de sa faute si ça m’avait fait mal.

Tout le monde était sûrement au courant, et ils se foutaient probablement de ma gueule, donc, je n’avais aucune envie de les voir.

Layne et moi avions été manger au-dessus de Montreux le soir, puis on a été au ciné. Je ne sais pas pourquoi il a voulu aller au ciné, je préférais regarder des DVDs à la maison. Puis on a traîné avec des copains à lui dans un pub où ils ont joué au billard. Il y avait une autre fille avec eux qui a essayé de faire copine-copine, mais je suis restée distante. Je n’avais aucune envie de faire connaissance.

On est rentré tard, Layne m’a proposé de rester chez lui, j’ai accepté parce que j’avais peur qu’éventuellement Pascal cherche à me coincer chez moi. Je ne supporterais pas de lui parler, ni même de le regarder. J’espère qu’il avait passé un bon week-end, en tous cas moi non. C’était un véritable cauchemar.

Lundi soir, je n’ai pas été dîner chez ma soeur, j’ai prétendu être absente pour quelques jours. Je ne voulais voir personne.

Vers 23h, Pascal est venu sonner chez moi. Je ne voulais pas lui répondre et j’ai fait comme s’il n’y avait personne à la maison. D’abors légèrement rassurée de voir qu’il tentait quand même de me voir, j’étais ensuite furax en me demandant pourquoi maintenant? Pourquoi si tard? Qu’est-ce qu’il avait fait jusqu’à maintenant? Est-il avec l’autre nana, ou Caro, ou qui sait qui? Quel culot.

Pascal a insisté, il était sûr que j’étais là et a commencé à me parler à travers la porte. Il me suppliait d'ouvrir, que ce n'était pas cool de le laisser planter derrière la porte comme ça. Qu'il ne savait pas ce qu'il pouvait bien dire après ce qui c'était passé, il devinait que j'étais durement secouée, il ne pouvait pas faire comme si rien ne s'était passé. Pour éviter que mes voisins ne soit au courant, j’ai fini par ouvrir. Mais je ne voulais pas lui parler, ni le voir, je ne voulais pas le laisser entrer non plus et je lui l’ai dit.

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276/11 - Fin du w-e de cauchemar - Lundi, 3 oct 2011

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