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275/11 - Craquer... Tout est cassé...

Publié le par JaneDo

275/11 - Craquer... tout est cassé...
Dimanche, 2 oct 2011

Chez Pascal, les stores étaient descendus, donc on ne pouvait rien voir de ce qui se passait à l’intérieur, mais il y avait de la lumière. J’aurai pu me servir de ma clé, qui ne me quittait plus, mais je ne voulais pas que Caro sache que j’en avais une. Caroline aurait voulu aller sonner, mais Pascal lui avait bien fait comprendre qu’il arrêterait de la voir si elle continuait à le harceler. Moi, il ne m’avait rien dit de tel, donc, c’était à moi d’y aller. Caro est restée en arrière, planquée dans les buissons... J’ai sonné, comme personne ne venait, j’ai insisté.

Pascal est finalement venu ouvrir... Arf, combien de fois doit-on avoir eu le coeur brisé pour mourir, je me le demande!!

Je ne pense pas qu’il était tellement surpris de me voir, j’ai remarqué qu’il barrait le passage, donc, il n’allait pas m’invité à entrer. Peut-être qu’il voulait éviter qu’on se retrouve enfermé chez lui? En tous cas, il m’avait menti en me disant qu’il avait déjà quelque chose, puisqu’il était toujours chez lui. C’était passé 1h du matin, s’il avait vraiment eu un rendez-vous, il serait déjà sorti. Donc, j’ai demandé si je pouvais entrer et là... Pa-Da-Boum!

Pascal a dit qu’il était désolé, mais pas ce soir, il n’était pas seul.

Je n’en croyais pas mes oreilles, je ne me suis pas rendue compte que je m’étais pliée en 2 sous le coup, mais j’avais de la peine à respirer. C’était comme si on m’avait donné un coup de poing dans le ventre. Puis, j’ai vu mes pieds, alors j’étais pliée en 2, je n’arrivais pas à me relever. Je crois que je l’entendais vaguement m’appeler par mon nom, mais je devais avoir du cotton dans les oreilles, les sons étaient inaudibles. Je crois qu’il a dû se baisser au niveau de mes yeux parce que j’ai vu son visage inquiet.

"Mais va te faire foutre, il me boxe et il se permet d’avoir l’air inquiet? Va te faire foutre."

J’avais les oreilles en feu parce qu’ils me brûlaient. Dans un état second, quant j’ai enfin pu me relever un peu, je l’ai regardé dans les yeux. J’ai voulu dire quelque chose, mais je ne savais pas par quoi commencer et rien ne sortait de ma bouche. J’ai reculé. J’ai failli me larver sur les marches de sa terrasse, heureusement, il m’a rattrapée, mais je lui arraché mon bras et j’ai filé.

J’avais oublié Caro, tout ce que je voulais c’est mettre le plus de distance possible entre lui et moi. Je ne savais pas s’il me suivait ou non, mais comme je devais m’arrêter pour reprendre mon souffle et attendre que mon sang circule à nouveau, je me suis planquée, pliée en 2 à essayer de capter un peu d’air. Je ne sais pas combien de temps je suis restée là, mais dès que j’ai retrouvé mes esprits, j’ai été chercher ma voiture chez Caro et je suis partie.

J’ai roulé au hasard, je n’avais aucune idée où j’allais, mais j’avais besoin d’être seule.

Je ne pouvais pas rentrer chez moi, je n’aurai pas tenu le coup. J’aurai passé la nuit à espérer que Pascal me poursuive, mais je l’aurai envoyé chier. Donc, ça se passerait mal. Je tournais en rond, j’ai dû m’arrêter 1 ou 2 fois pour laisser sortir mes larmes et m’essuyer les yeux pour pouvoir conduire. J'ai continué à conduire au hasard.

C’était lamentable, mais j’avais envie d’appeler Thomas au secours, d’aller me réfugier vers lui. J’avais aussi envie d’appeler Caro pour savoir si Pascal était tout simplement retourné à ses affaires ou s’il avait eu la bonne idée d’essayer de me retrouver, mais je n’ai pas osé. Suivant ce que Caroline me dirait, ça m’achèverait.

Je ne voulais pas regarder mon natel, parce que s’il n’a même pas essayé de m’appeler ça me ferait mal, mais j’ai fini par regarder pleine d’espoir... Pascal n’avait pas essayé de m’appeler, alors j’ai pleuré.

Super, maintenant j’avais les yeux comme des pastèques géantes!

Désespérée, j’ai fini par me réfugier chez Layne. Ciel, quelle chance de l’avoir, il a été compréhensif et adorable. J’ai essayé de lui raconter ce qui se passait dans ma tête, dans mon coeur, mais j’avais de la peine à trouver les mots sans fondre en larmes.

Dimanche, je suis restée avec Layne, je n’avais nulle part ailleurs où aller. Toute seule, je n’aurai fait que pleurer, tandis que là, je devais faire l’effort d’aller mieux. J’ai carrément coupé mon natel, je ne voulais pas voir que Pascal ne cherchait même pas à savoir comment j’allais. C’était bon, j’avais compris, mais ça ne voulait pas dire que j’acceptais.

Quoi qu’il en soit, je savais que c’était de ma faute si on en était arrivé là!

* * * * * * * * *
275/11 - Craquer... tout est cassé - Dimanche, 2 oct 2011

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274/11 - à 2 doigts de craquer...

Publié le par JaneDo

274/11 - à 2 doigts de craquer...
Samedi, 1er oct 2011

Pascal n’est pas rentré de la nuit. J’ai vraiment pas de chance. Chez Thomas, je n’ai dormi que d’une oreille, j’ai passé la nuit à espérer entendre le bruit de sa voiture. Même faire l’amour n’a pas réussi à dégager la boule que j’avais à l’estomac. Pourtant, je me suis répété des milliers de fois que je devais lâcher prise, oublier, passer à autre chose, mais rien ne marchait.

Je sais parfaitement que Thomas était une erreur, mais c’était ce qui se rapprochait le plus de Pascal...

Je suis lamentable, je n’arrive pas à me raisonner, je n’arrive pas à m’éloigner, à me faire une raison, je me balade toute la sainte journée avec cette grosse boule à l’estomac et je suis à 2 doigts de craquer, m’effondrer comme une lavette. Je n’en peux plus, tout tout pour ne plus me sentir aussi mal, n’importe quoi, même les pires conneries, même me ridiculiser. N’importe quoi.

Les garçons avaient un match ce matin, Thomas m’avait proposé d’y aller, mais j’étais tellement crevée, quant je suis rentrée, je me suis écrasée dans mon lit et j’ai enfin dormi quelques heures. Je n’ai donc pas pu aller au match, mais je crois que je n’en avais pas vraiment envie. L’après-midi les garçons avaient prévu de passer l'après-midi sur un circuit moto. Si Thomas ne m’avait pas invitée, je n’aurai même pas su ce qu’ils faisaient.

J’ai été les rejoindre sur le circuit. Je ne sais pas rouler en moto, alors je ne pouvais que regarder. La moitié du groupe était là, et avec horreur, j’ai vu que Pascal semblait être en compagnie d’une petite pouffe que je ne connaissais pas, mais le groupe par contre, si. J’étais dégoûtée. Pfff, comme s’il ne se rendait pas compte de ce qu’il me faisait, il est passé me faire la bise. Je n’ai pas rendu sa bise, je suis restée froide et distante. Et pourtant, j’avais envie de tout sauf ça.

Mince, Pascal était tout simplement sexy à mourir dans sa combinaison de motard, ça lui moulait le corps et je savais ce qu’il y avait en-dessous de tout ça. J’avais les vapeurs. Chaque fois que je le voyais passer son bras autour de la taille de la pouffe, j’avais les cheveux qui se dressaient. Je pense que je devais avoir une coupe punk à la fin. Pascal évitait de regarder dans ma direction, en fait, il m’ignorait totalement. C’est vrai que Thomas n’était pas mal non plus avec son look de bad-boy, il était chou, mais il n’y a que Pascal qui me mettait dans tous mes états.

C’était de la torture de rester là, je n’arrivais pas à me décider à partir, mais si je voulais garder un semblant de dignité, il le fallait.

J’ai donc attendu une des dernières pauses, j’avais retrouvé le sourire pour rigoler et discuter avec Thomas et quelques potes, en ignorant complètement à mon tour Pascal. On aurait dit qu’il s’en foutait, Pascal restait à l'écart, à roucouler avec l’autre pétasse. Je le déteste.

Le soir, je n’aurai pas dû sortir, mais l’envie de voir Pascal était la plus forte. J’affichais un large sourire, ma meilleure humeur, riait à toutes les blagues que j’entendais, même quant elles n’étaient pas drôle. Je voulais qu’en arrivant, Pascal ait l’impression que je m’amusais et qu’il était le dernier de mes soucis. Mais, pas de Pascal en vue. Caroline avait été frustrée de n’avoir pas été invitée au circuit, et elle aussi espérait voir Pascal se pointer.

Je n’ai pas osé lui demander si c’était elle chez Pascal jeudi soir... J’aurai dû, ça m’aurait rassurée... peut-être.

Layne était là aussi ce soir, seul. Il m’a draguotée, je l’ai laissé faire. 1) Parce que, je ne voulais pas que Thomas prenne les choses trop au sérieux entre nous, 2) Parce que, si Pascal me verrait avec lui, j’espérais que ça le rendrait furieux. Comme je ne voyais pas Pascal arriver, oubliant toute réserve, je l’ai appelé.

A ma grande surprise, il a répondu. J’avoue que je ne m’y attendais vraiment pas. J’ai demandé s’il sortait, et il m’a répondu que non, qu’il avait autre chose. J’étais encore en ligne avec lui quant Caro est sortie me rejoindre. Elle écoutait attentivement tout ce qu’on se disait, collant même l’oreille à mon natel. En désespoir de cause, je lui ai rappelé sa proposition de se voir pour discuter, et à ma plus grande honte, il m’a dit qu’on pouvait, mais pas ce soir. Bref, il m’envoyait promener en quelque sorte.

Je n’en pouvais plus, je trimbalais toujours cette énorme boule au fond de l’estomac, et il fallait que je m’en débarrasse d’une manière comme d’une autre. J’ai foncé chez lui. Si Pascal n’avait pas été là, je l’aurai cherché dans toute la ville. Caro était avec moi, et je suis presque sûre qu’elle aurait su où le trouver, et quitte à faire une scène, malgré ma timidité, quitte à me faire jeter, j’aurai été le chercher où qu’il soit.

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274/11 - à 2 doigts de craquer - Samedi, 1er oct 2011

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273/11 - Effacer l'ardoise?

Publié le par JaneDo

273/11 - Effacer l’ardoise?
Vendredi, 30 sept 2011

Ç’aurait dû être moi dans ses bras hier soir... J’avais trop mal... Est-ce qu’il m’avait déjà oubliée? Les larmes ne tarissaient pas. Une fois que je les avais laissé le premier sanglot franchir mes lèvres, je ne pouvais plus m’arrêter. J’avais tellement pleuré que j’avais les yeux comme des pastèques et un mal de tête à casser des pierres. Je ne pouvais pas laisser les choses comme ça, je ne pouvais plus rester là à attendre.

Je me suis rendue compte que j’avais certainement dû entendre du bruit venant de la chambre, mais mon esprit avait refusé de traiter les informations, que j’avais dû tout bloqué, que jusque sur le pas de la porte de sa chambre, j’avais été sourde en quelque sorte.
Même quant les premiers images ont frappés mon regard, les sons étaient absents, c’est seulement alors que je reculais, que j’étais en train de fuir que tout c’est entre-mêlé, le bruit du matelas, les bougies, les soupirs, et tout le reste.

Il allait falloir que je fasse quelque chose, ou ça passe, ou ça casse, mais je ne pouvais plus supporter de rester dans le flou.

Pourtant, je n’étais pas dans le flou, il était évident qu’on était plus ensemble. Pascal n’a pas eu besoin de le dire, il me suffisait de voir comment il agissait pour m’en rendre compte. J’avais peut-être trop attendu, ou peut-être que j’avais fait une bêtise en essayant de le rendre jaloux. Essayé d’aller de l’avant avait aussi foiré lamentablement, évidemment et malheureusement, je l’aimais toujours.

J’avais envie d’oublier tout, de passer sur tout, d’effacer l’ardoise, mais au fond de moi, je savais que je lui en voulais mortellement.

Et bon sang, je ne savais pas ce que je devais faire, ce que je pouvais faire. J’aurai voulu reculer le temps, revenir en arrière au temps où il m’aimait encore. Je me sentais perdue et complètement désespérée. Vendredi, on était vendredi, qu’est-ce qu’il faisait ce soir? Ou pourrais-je le trouver? Est-ce que je devais m’abaisser à demander de l’aide à Caroline?

Je devais le trouver ce soir, je devais retrouver le chemin de son cœur coûte que coûte.

Mince, je n’avais pas le courage de sortir ce soir, j’avais peur de le croiser et pourtant j’avais envie de le voir. Je voulais qu’il en ait envi aussi, je rêvais de lui manquer, qu’il ait envi de me serrer dans ses bras, que tout ne soit qu’un horrible cauchemar. J’avais les yeux tellement enflés qu’il a fallu plusieurs heures pour qu’ils dégonflent. Je me sentais fatiguée, triste à mourir, incapable de sortir un semblant de sourire. J’étais malheureuse.

Je n’ai pas pu me résoudre à sortir, je ne savais pas où le trouver, et demander à Caro était au-dessus de mes forces. Pourtant, il allait falloir que je le trouve, j’ai donc décidé, une fois de plus, d’aller l’attendre chez lui. Et s’il ne rentrait pas?

Puis non, enfin, je ne savais pas... je nageais entre l’envie de ne plus le voir tellement il me foutait en rogne, et l’envie désespérée d’aller m’enrouler dans ses bras. Pour ça, il aurait fallu que je perde la mémoire, et j’avais le défaut masculin d’avoir trop d’orgueil, parce que si c’était moi qui allait vers lui, je devrais accepter de porter tous les tords. Bref, c’était foutu.

Le soir, après beaucoup d’hésitation, je suis sortie avec Caroline. On a été retrouvé l’équipe au bar. Mes potes étaient là, alors j’ai passé le plus clair de mon temps vers eux, après m’être assurée que Caro se faisait pas toute seule dans son coin. Pascal n’était pas là quant on est arrivé, de toute façon, j’avais décidé de filer avant qu’il n’arrive. Je ne savais pas s’il sortait ou non, mais il devait arriver, sinon Caro ne serait pas là.

Mon humeur avait des hauts et des bas, des moments où j’avais envie de voir Pascal, et à d’autres où la colère dominait tout et je n’avais pas envie de le voir, et j’étais dans cette dernière phase. C’était passé 1h du matin, alors j’ai salué tout le monde et je suis partie.

Je ne m’attendais pas à le croiser... J’ai tout de suite senti sa présence, en levant les yeux, j’ai vaguement aperçu sa silhouette et j’ai plongé la tête dans mon sac à la recherche de mes clés et j’ai foncé vers ma voiture. J’étais à nouveau envahie par une grosse bouffée de colère. Je ne m’attendais pas non plus à ce qu’il me rattrape à la voiture. Si j’avais eu une bombe l’acrimo, je le lui aurai flanqué dans la figure.

Il avait juste touché mon bras, sans avoir besoin de regarder, je savais que c’était lui. Il croyait que je ne l’avais pas vu, et semblait étonné que je parte déjà. J’ai été froide avec lui, parce que la vision d'hier soir me tailladait le cœur. Je n’avais pas envie de lui parler, ni de le voir, ni d’être là en face de lui, je voulais qu’il disparaisse de ma vue. Pas un sourire, rien, je voulais juste m’en aller. Pour éviter qu’il ne me fasse la bise, je me suis tournée pour ouvrir ma voiture.

  • Hey! Coucou, tu pars déjà?
  • Comme tu vois.
  • Viens prendre un verre? Je viens d’arriver.
  • Non merci.
  • Est-ce qu’il y a une chance pour te faire changer d’avis?

J’ai jeté un coup d’oeil derrière lui, il y avait une pouffe qui l’attendait vers l’entrée du bar et elle poireautait en regardant dans notre direction. Alors j’ai dit non. Il a suivi mon regard, ça m’était égal qu’il pense que c’était à cause de l’autre betterave que j’avais refusé.

Là-dessus, Layne et ses copains sont arrivés et quant il m’a vue, debout, raide comme un gendarme à discuter avec Pascal, il est venu nous dire bonjour. J’avais retrouvé le sourire à la vue de Layne, lui aussi a insisté pour que je revienne prendre un verre. Là, j’ai accepté et on est retourné à l’intérieur.

J’ai pris un verre avec Layne et ses potes. Pour ne pas avoir à croiser son regard ou avoir à lui parler, ni même avoir à le regarder, j’ai tourné le dos à Pascal et son équipe. Thomas m’a demandé si j’avais envie qu’on se retrouve chez lui plus tard, j’ai préféré lui proposer de passer plutôt chez moi s’il en avait envi. Je ne voulais pas qu’il plante ses copains pour moi. Après mon verre avec Layne, comme j’avais déjà salué les autres un peu plus tôt, j’ai juste salué Layne et ses potes et j’ai filé, sans un regard en direction de Pascal.

C’était certainement pas la bonne attitude à avoir, j’allais probablement le regretter plus tard, mais, j’étais trop enragée pour faire autrement. Je me vengerai de Pascal en faisant sa fête à Layne.

Pascal m’a rattrapée une fois de plus vers ma voiture, et ça, c’était embarrassant. Non seulement, on pouvait nous voir, mais si je passais trop de temps à discuter avec lui, ils allaient tous me prendre pour une tarte.

Il m’a demandé si je lui faisait la tête. Huh, à ton avis? Mais je n’ai rien dit, je l’ai seulement dévisagé en fronçant les sourcils et en faisant une grimace qui pouvait passer pour de l’incompréhension. Je n’avais pas l’intention de lui répondre. A la place, je lui ai demandé ce qu’il en avait à foutre, puis j’ai changé de ton pour dire; “Je suis crevée, bonne nuit”.

Pascal voulait discuter, et m’a demandé si je voulais qu’on aille quelque part, qu'on se retrouve plus tard pour parler, ou le lendemain, mais je ne voyais pas trop où ça pouvait nous mener, et je ne savais pas comment le prendre.

Je ne voulais pas non plus sonder mon cœur, ni mes sentiments pour lui. Je voulais juste qu’il me fiche la paix. J’avais peur aussi de flancher, de dire quelque chose que je ne devais pas. La fuite me semblait la meilleure option.

C’était qui cette nana? Comment osait-il se pointer avec elle? Est-ce que c'était celle d'hier soir?

Est-ce que je ne devais pas profiter de l’occasion pour lui parler au lieu de fuir? Est-ce que je pouvais laisser tomber Thomas juste pour discuter avec Pascal? Ou passer vers lui et l’avertir que je ne passais que pour voir Pascal? Ce serait ridicule, non? Il penserait que je suis vraiment une girouette? Et si Pascal ne rentrait pas seul? J’aurai l’air encore plus crétine! Qu’est-ce que je devais faire???

Je ne savais pas quoi faire, mais je devais aller sur place, alors j’ai appelé Thomas pour lui dire que je passais chez lui. Si Pascal ne rentrait pas seul, alors je n’aurai pas de scrupules à avoir...

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273/11 - Effacer l’ardoise? - Vendredi, 30 sept 2011

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272/11 - Le CHOC... Pascal n'était pas seul

Publié le par JaneDo

272/11 - Le Choc... Pascal n’est pas seul
Jeudi, 29 sept 2011

Quant je mangeais, travaillais, quant je sortais le chien, quant j’ai été à Yverdon au Tribunal concernant mon beau-frère, toute la journée, tout le temps, je réfléchissais pour savoir ce que je pouvais faire pour que les choses changent entre Pascal et moi. J’étais à nouveau tombé sous sa coupe, complètement énamourée, désorientée sans lui.

Est-ce que je devais lui forcer la main et arrêter d’attendre qu’il se calme? Demander à le voir, et insister s’il refuse? Débarquer chez lui? L’appeler en larmes? Lui faire le coup de la tentative de suicide? Ou attendre de le croiser en sortie et lui parler? Comme il ne sortait pas et rentrait après sa répète, ne devrais-je pas aller chez lui? Ou continuer à aller de l’avant en espérant? Pfff, je ne savais pas.

L’estomac à l’envers, je me suis dit que, si je le harcèle maintenant, il risquait peut-être de regretter d’avoir appelé? Malgré mon impatience et mon anxiété, j’ai décidé qu’il était préférable de ne rien faire.

Le soir, Dol voulait à nouveau passer chez moi. Bouhhh, je ne voulais pas, ça n’allait pas fort chez elle, et quant elle m’a dit qu’elle travaillait le lendemain matin tôt, qu’elle ne pourrait pas rester longtemps, j’ai finalement accepté.

Vania était passée en début de soirée aussi. On s’était parlé quelque fois au téléphone depuis qu’elle ne sortait pratiquement plus, et elle savait que je n’allais pas bien. J’ai senti que ça ne plaisait pas à Dol qu’on ne soit pas seule, Vania l’a senti aussi, alors elle est partie. Dol a confirmé qu’elle n’aimait pas trop partager. Ça m’avait fait du bien de parler avec Vania, je ne me sentais plus trop à l’aise pour parler de Pascal avec Dol.

Elle a parlé de son mecton, encore une fois, elle m’a sorti comme quoi, elle aimerait que je la débarrasse de lui, que je pourrais lui demander de venir habiter chez moi. Une fois de plus, merci, mais non merci. J’ai dû une fois encore lui rappeler, et ça commençait à m’énerver, qu’il était à l’opposé de mon genre, que ça ne m'intéresserait jamais. Puis, et je crois que je le lui avais déjà dit, je voulais qu’elle arrête ces allusions, ça n’arrivera jamais, même s’il était le dernier homme sur terre. Cette fois, je lui ai dit que je le trouvais moche et sans charme. J’espère que cette fois elle avait compris. Grâce au ciel, Dol n’a pas traîné.


Je m’ennuie de Pascal... Je me demande ce qu’il fabriquait ce soir...

J’avais décidé de ne rien faire, mais j’avais trop envie de voir Pascal, même si c’est pour passer le reste de la nuit à juste parler ou se serrer l’un contre l’autre sans plus. Oui, j’espère qu’il acceptera, je l’imagine mal me renvoyer.


Pascal était rentré et il devait être sur le point de se coucher, son appart était plongé dans l’obscurité, il y avait seulement de la lumière provenant de sa chambre. Je suis entrée et je me suis dirigée directement vers sa chambre, vers la source de la lumière. La porte était grande ouverte.

Je ne sais pas, peut-être que j’avais pressenti quelque chose, ou peut-être que j’étais dans ma bulle en imaginant que les choses se passeraient comme dans mes rêves.

Je ne sais pas... Pourquoi je ne lui avais pas envoyé un message pour l’avertir que je venais? Pourquoi je n’ai pas frappé ou sonné? Je ne sais pas. Ahhh, le choc...

Parfois quant on est en état de choc, il n’y a rien qui fonctionne, on ne réagi pas, on reste bloqué et il ne se passe rien dans la tête. Rien de rien. Court-circuit. On ne croit ou ne réalise pas ce qu’on voit, ça bloque, les messages ne sont pas transmis au cerveau. Si je me rappelle, j’ai eu l’impression d’avoir une douche froide. Je n’ai même pas pensé qu’ils auraient pu me voir, les larmes m’ont sauté aux yeux et j’ai reculé. Je me suis enfuie.

Pascal n’était pas seul... Il n’était pas seul... Pas... pas seul... Pascal n’était pas seul...

C’est tout ce qui me trottait dans la tête, comme un disque rayé, je n’arrivais même pas à imprimer! Je commençais à me sentir malade, la nausée. Je ne sais même pas comment je suis rentrée, je ne me rappelle pas de la route, ni d’avoir conduit non plus.  Rien. J’étais hébétée.

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272/11 - Le Choc... Pascal n’est pas seul - Jeudi, 29 sept 2011

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271/11 - Petite lueur d'espoir?

Publié le par JaneDo

271/11 - Une petite lueur d’espoir? - Mercredi, 28 sept 2011

Mercredi, petite surprise qui m’a fait presque tomber de mon canapé... Pascal a appelé... Afff, entendre sa voix m’a plongée dans un bonheur indescriptible. Je n’en ai pas cru mes yeux en voyant son nom apparaître sur mon écran de natel. Evidemment, j’ai répondu tout de suite malgré les battements effrénés de mon coeur et le tremblement qui m’a parcouru. La mini seconde quant j’ai pesé sur répondre, j’ai eu peur que ce soit une erreur et qu’il raccroche. Mais non, ouf. J’ai fait celle qui était toute calme et qui trouvait normal.

-Je suis contente de t’entendre... Ca faisait longtemps...
(Gros soupir à l’autre bout)
-J’avais envi de t’entendre aussi, mais... Je t’avoue que c’est pas la 1ère fois que j’ai envi de t’appeler...
(Rire désabusé)
-Et voilà, je ne sais pas quoi dire...
-Je m’en fou. Tu peux appeler 10milles fois même si tu ne sais pas quoi dire.
-Ce n’est pas tout à fait ça... J’avais envi de te parler, de t’entendre, mais maintenant que je t’ai en ligne, je ressens de la colère. Ca me donne envi de raccrocher, mais j’ai envi... de te voir et en même temps, pas.
-Tu sais, c’est pareil pour moi...
-Je vois pas pourquoi!
-Je suis sûre que si.

Gros silence des 2 côtés. J’avais peur qu’il décide de raccrocher, j’attendais tendue comme une hélice.

-Tu va bien?
-Oui, ça peut aller... Tu me manques...

Glups, Pascal n’a rien répondu. J’aurai espéré un; “Tu me manques aussi...”!

-On pourrait se voir?
-Je ne crois pas.

Aoutch, grosse décharge électrique dans tout mon corps. Afff, j’avais drôlement envi de le voir. Dire qu’il appelait quant je réussissais peu à peu à prendre le large, à me détacher, même si je partais dans tous les sens, je réussissais à ne pas ressentir le manque de plus en plus souvent. Je ne pouvais pas laisser les choses en l’état, mais quoi faire?

  • Je ne voulais pas dire ça comme ça... J’ai envi de te voir, mais j’ai peur de ressentir la même chose qu’au téléphone.
  • Mais... Quant on se croise, tu paraît... Alors pourquoi tu arrive à me parler? Est-ce que même là, tu es en colère?
  • Euhm, des fois, des fois moins... Je sais pas...

Jeeez, tout à coup j’ai pensé à cette nana avec qui il traînait, et j’ai eu envie de lui demander des tas de trucs, mais j’ai préféré m’abstenir. Puis, il y a des choses qu’il n’est pas bon de discuter au téléphone, comme; “on en est où?”.

  • Tu sors prendre un verre ce soir?
  • Oui... Si tu veux
  • Ah, je voulais dire avec l’équipe.
  • Ah! euh non. Avec toi oui, autrement non.
  • Je ne sors pas. J’ai une répète ce soir, après je rentre. Je peux te poser une question indiscrète?
  • Au téléphone?
  • Ca change rien... Je veux que tu sois franche ok? Oui?
  • Il se passe quoi avec Layne?
  • Avec Layne? Et toi tu me répondra concernant Caro et cette... nana avec qui tu étais? Oh et attend, il y a aussi la chanteuse non? Tu répondrais sans mentir?
  • Ok, laisse tomber... Je crois que...
  • Faudra quand même qu’une fois, on mette tout ça sur la table.
  • Pas envi.
  • Pascal? J’ai envie de te voir tu sais...

Petit silence de l’autre côté. Ok, je crois que j’avais compris, il n’en avait pas vraiment envi. Petit silence pesante qui venait de l’autre côté du téléphone.

  • Tu sais, moi aussi, mais je crois pas que je suis prêt pour ça.

Quant on a raccroché, je ne savais pas exactement ce que je ressentais... Du bonheur de savoir qu’il avait envi de me voir malgré tout? Soulagement, parce qu’il avait quand même appelé? Du ressentiment? Pour me rassurer et faire taire la petite anxiété qui grandissait et aussi, la folle envie de le voir, je me suis dis qu’il avait quand même fait l’effort de m’appeler, tout n’était peut-être pas perdu et que c’était un grand pas. Pascal regrettait probablement de m’avoir appelé maintenant, mais j’espère qu’il était content aussi un peu.

Je ne suis pas sortie le soir avec l’équipe.

Vers 22h, Dol m’a demandé si elle pouvait passer un petit moment après le boulot. Elle n’était sensée rester qu’1 petite heure, mais une fois de plus, elle est partie vers les 6h du matin. Rhhh, j’étais naze. J’avais complètement oublié qu’elle passait quant je l’ai entendu gratter à ma porte. Pfffou, Thomas venait de partir. Elle m’a dit l’avoir croisé en bas.

Puis à un moment dans la soirée, elle m’a demandé de lui présenter un mec riche. Glups, surprise, je lui ai dit que je n’en connaissais aucune, alors elle s’est un peu vexée en me disant que je ne voulais juste pas lui présenter mes connaissances parce que j’avais honte d’elle. Puis j’ai compris qu’elle parlait de mes potes, Thomas, Layne, Paul et même Pascal.

Mais... J’allais pas lui présenter des mecs avec qui j’entrenais une relation quand même! Je me demande ce qui lui passait par la tête. A un moment dans la conversation, et je pense qu’elle devait avoir dépassé la dose de boisson qui lui permettait d’être encore sobre, parce qu’elle m’a dit que j’avais sûrement peur de lui présenter Pascal, parce qu’elle le séduirait et me l’enlèverait.

Bizarre d’entendre une copine te balancer un truc pareil.!

Bon, je connais Dol, je sais qu’elle essait toujours d’allumer tout ce qui porte un pantalon, mais, mon mec? Ca m’a laissé une impression désagréable. Pour être sûre d’avoir bien compris, je lui ai dis qu’elle n’était peut-être pas son genre, et pas assez rondelette. En rigolant, elle m’a dit qu’une fois qu’elle lui aura fait la totale, il n’aurait peut-être plus envi de me voir. Puis, sautant du coq à l’âne, Dol a essayé de m’embrasser, mais j’avais senti venir un geste déplacé, alors j’ai réussi à l’éviter, ensuite, elle m’a demandé si parfois Caro et moi on avait bidulé ensemble sans Pascal. Euh, non, que ce soit Caro ou moi, on est pas intéressé par les femmes!!! Ensuite, à ma surprise, Dol m’a rappelé qu’elle couchait parfois avec sa coiffeuse et m’a demandé pourquoi elle ne remplacerait pas Caro dans nos trios sexuels!

A vrai dire, après m’avoir fait comprendre qu’elle aimerait me voler Pascal, elle imaginait pas que je pouvais encore avoir envie de le lui présenter, non?

Et si Pascal n’était pas intéressé? La connaissant, je savais qu’elle se jetterait à sa tête même devant moi, et s’il la rejetait, elle risquait de se sentir vexée et il en prendrait plein les dents.

Je n’aurai peut-être pas dû lui raconter tout ce que je lui ai dit sur Pascal, tous mes petits secrets, c’était bizarre, mais je ne savais pas qu’elle avait des pensées pareilles concernant Pascal. Même après son départ, j’avais une sâle impression, je n’avais pas aimé ce que j’avais entendu, et pourtant je l’aimais bien quand même.

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271/11 - Une petite lueur d’espoir? - Mercredi, 28 sept 2011

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270/11 - Je n'arrive à rien!

Publié le par JaneDo

270/11 - Je n’arrive à rien!
Mardi, 27 sept 2011

Lundi, retour à la réalité, au boulot, et tous les petits soucis du quotidien. J’avais beaucoup de boulot et j’avoue que depuis quelques temps, je n’avais pas la tête à ça, pourtant, je sais qu’une fois plongée dedans, j’oublie tout et je suis heureuse. Mais vas y, encore faut-il se donner le coup de pied au cul pour s’y mettre.

Il faisait encore beau et chaud, Layne m’a demandé si ça me disait de sortir manger avec lui et ensuite finir la soirée ensemble. Après avoir accepté, Thomas m’a proposé à peu près la même chose, et j’ai dû refuser. C’était chou et j’aurai voulu dire aussi oui à Thomas. J'avais pratiquement passé le week-end avec Layne, ce n’était pas dans ses habitudes d’avoir envi de revoir la même nana le jour d’après, je voulais l’encourager dans cette voie, alors je ne pouvais pas annuler. De plus, tous les 2 se connaissent, alors ce ne serait pas terrible s’il venait à savoir que je l'ai planté pour Thomas, et il avait été adorable avec moi.

Sans beaucoup de peps, j’ai passé la journée à bosser. Pfff, rien de ce que je faisais ne me plaisait, rien ne semblait correct. Je n’arrivais pas à coucher sur la toile ce que j’avais comme image dans la tête. J’ai commencé plusieurs sujets, refait certains, changé les couleurs, modifié, pfff, ça n’allait pas.

Le rendez-vous avec Layne tombait bien pour me changer les idées. J’ai failli annuler, parce que j’étais crevée, même un peu mal à la tête. Je pensais bien sûr de temps à autre à Pascal, à tout le malentendu qui nous sépare, mais pour aujourd’hui, j’avais réussi à séparer mes émotions de mes pensées, alors je ne souffrais pas trop.

Un copain à Layne est venu manger avec nous. Je crois qu’il était déjà venu avec Layne dans les sorties, mais je ne me rappelais pas de sa tête. Je ne l’avais jamais remarqué, mais un moment donné, il m’a demandé si je ne sortais pas avec Thomas, alors Layne lui a dit qu’on était sorti ensemble avant que je ne sorte avec Thomas. Je pense qu’il croit que Layne et moi sommes seulement de bons copains, que malgré notre rupture, on s’entend toujours bien. Tout de même, il était surpris que Layne soit sorti sérieusement avec une fille, alors en rigolant, je lui ai dit qu’il n’avait pas été si sérieux que ça.

Après avoir mangé, on est rentré chez lui. Bizarrement, même si je suis folle de Pascal, je n’ai eu aucune peine à faire l’amour avec lui, ni de mauvaise conscience. L’être humain est quand même assez complexe!!! J’ai passé la soirée avec lui et je suis rentrée dormir chez moi.

Mardi, pfff, même topo question boulot. Arf, je n’avance pas, je dois être bloquée dans la tête. Rien de ce que je fais ne me plaît vraiment. En plus, j’ai pleins de projets à droite et à gauche, des traductions anglais-français de mangas que je fais de manière bénévole, des uploads d’animés pour un site de mangas, etc etc, et j’ai de peine à joindre les 2 bouts. J’ai de la peine à joindre les 2 bouts, sans compter que j’ai la tête ailleurs et le coeur en friche.

Dans la soirée, je suis passée faire un petit coucou à Dol à son nouveau boulot au Mont... Elle a réussi à me faire l’attendre jusqu’à la fermeture, puis on a été manger au White vers minuit... Je l’ai déposée chez elle vers 1h30 du matin. C’était râpé pour ma petite soirée tranquille. En fait, j’étais passée à son boulot parce que je l’avais promis, je pensais y passer juste 1h puis rentrer.

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270/11 - Je n’arrive à rien! - Mardi, 27 sept 2011

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268/11 - Effrayée par mes sentiments

Publié le par JaneDo

268/11 - Effrayée par mes sentiments
Dimanche, 25 sept 2011

L’accueil était plutôt froid, les petits regards qu’ils se sont échangés, l’air de dire; les revoilà ou qu’est-ce qu’elles foutent là, était embarrassant. C’était exactement ce que je voulais éviter. Je ne sais pas pour Caro, mais je me sentais hors jeu, de trop et tout le reste. Contrairement à l’habitude, ils étaient presque tous en couple; Maeva était avec Thomas ce soir, Layne était avec sa petite miss, Paul avec Alexia, et Pascal... qu’est-ce que la pouffe de Gstaad faisait donc là, et avec lui en plus?

Peut-être que c’est moi, mais j’avais l’impression qu’ils formaient, comme un cercle fermé, j’ai eu l’impression qu’on était exclue, comme si on aurait dû forcer une sorte de barrage. Arf, je ne voulais pas que Layne pense que je l’avais suivi, si ça se trouve, il ne m’appellera pas tout à l’heure, s’il imagine que j’essaie de m’accrocher à lui?? La honte.

Et Pascal! De le voir avec cette fille m’a donné la chair de poule, comme si quelqu’un marchait sur ma tombe. L’horreur. Paul, et même Alexia, jetait des petits regards en direction de Pascal, de nous 2, des autres pour voir leurs réactions. On aurait vraiment dit qu'on n'était pas les bienvenues. J’en avais l’estomac complètement retourné et j’ai dû faire un effort pour sourire, comme si je ne remarquais pas l’ambiance de merde, et vraiment arraché chaque pas pour m’approcher et les saluer tous.

La fille s’était rapprochée de Pascal comme si elle s’attendait à ce que je fasse une scène. Elle lui avait chuchoté quelque chose à l’oreille et ça m’a énervé; je suis sûre que ça me concernait.

J’ai fait la bise à tout le monde, même à la fille qui était avec Pascal, mais j’ai pas pu faire la bise à Pascal. Ça me semblait trop bizarre, et j’avais les jambes molles. J’espère que ça pouvait passer pour un oubli, du moins sauf pour lui. Je suis sûre qu’il sait que c’était voulu. La fille avait eu un petit mouvement de recul, normal, étant donné la manière dont je l’avais traitée la dernière fois. Après avoir fait le tour, j’ai annoncé, haut et fort que je partais et Caro a insisté pour que je reste prendre un verre.

Arhhh, je ne voulais pas, mais alors pas du tout. Quelle horreur, surtout pas. Je me connaissais, je ne suis pas comme elle, je n’avais rien à dire, ne savait pas à qui parler à part elle. Donc une fois plantée là, dans l’incapacité d’ouvrir la bouche, je vais faire comment pour me tirer? On aurait l’impression que je me tire parce que je me fais chier ou que personne ne veut me parler. Hélas, c’est plutôt moi qui ne sait pas aller vers les autres, et c’est pour ça que je ne voulais pas, mais... vu l’ambiance, est-ce que je pouvais abandonner Caro? Ce serait vache... Mais, je ne lui dois rien, qu’elle se débrouille, merde!

Déjà, je ne savais dans quel coin me glisser, je me retrouvais mentalement bloquée!

Thomas m’a sauvée en me tendant la main et en me faisait une petite place à côté de lui. J’ai préféré me mettre à côté de sa copine. De cette manière, elle restait entre nous. Thomas m’a demandé comment ça se faisait que je sois sortie, d’après ce qu’il avait compris, je ne sortais pas. J’ai fait un petit signe du menton en direction de Caro;

  • Elle ne voulait pas débarquer seule!
  • C’est nouveau! (Thomas a ri)

Maeva m’a demandé comment ça se faisait que je ne voulais pas sortir, et surtout, pourquoi je me sentais obligée de faire plaisir à Caro, d’après ses souvenirs, on était pas vraiment copine? On a discuté un moment toutes les 2, Caro était venu se mettre près de moi, je pense qu’elle ne se sentait pas très à l’aise non plus. C’était la 1ère fois que je la voyais avoir de la peine, à se joindre aux discutions, ou de s'incruster aux côtés de Pascal.

Je croisais parfois le regard à Pascal, mais je ne savais pas s’il était furieux ou tout simplement indifférent.

Maeva et Thomas ont été adorable avec moi, heusement qu'ils étaient là. J'ai cru remarqué un petit sourire sarcastique de la part de Pascal en me regardant bavarder avec Maeva, et je devine pourquoi.

Layne s’est débrouillé pour me faire sortir fumer et me demander ce que je fichais là, il pensait que je ne sortais pas, et heureusement, j’ai eu l’occasion de m’expliquer. Malgré le froid qui s’était installé entre Pascal et moi, il est sorti nous rejoindre pour fumer une clope, en faisant comme de rien, ce qui me faisait encore plus mal que tout.

Non, pas vrai... De voir Pascal parler et rigoler avec cette fille me faisait encore plus mal. Chacun des sourires qu’il lui distillait m’appartenait, et ça me rendait dingue. Je n’aurai pas dû venir, je n’aurai pas dû m’imposer ça. Ça me faisait replonger, et la souffrance était insoutenable. Sourire et faire semblant que j’acceptais tout ça était encore plus destructeur.

Pascal plaisantait et me parlait comme à une simple copine, me demandant comment j’allais et moi lui répondant que ça allait bien. Comme si c’était possible!! Bizarrement, j’ai retrouvé un peu de courage et de peps quant je me suis rappelée ce que Pascal avait dû endurer quant je sortais avec Layne, il avait su le supporter, alors je devais en faire autant. Malgré ça, on avait réussi à trouver le chemin vers l’un, l’autre, alors, il y avait peut-être un peu d’espoir. Je ne devais pas abandonner.

Je me suis dépêchée d’écourter la conversation et de retourner à l’intérieur pour saluer tout le monde et me tirer de là vite fait. J’en avais assez, le cœur dans les baskets, je peux dire que je me suis enfui.

Je ne pensais pas que Layne pouvait être sensible à mes humeurs, tout en est-il qu’il avait remarqué que j’avais l’air déprimée, et à peine 1/2h après, il me faisait signe. Je venais à peine de franchir ma porte, le temps de me changer pour me mettre en training, j’ai filé chez lui. J’étais déprimée, et j’ai fondu dans ses bras. C’était une manière d’essayer d’effacer mes idées noires, de ne pas penser, d’oublier jusqu’à l’existence de Pascal.

Malgré tout, j’avais une grosse brique dans la poitrine et rien n’arrivait à faire disparaître l’anxiété qui me bouffait l’estomac. Layne a fait tout ce qu’il pouvait se transformant même par moment, en quelqu’un de câlin et romantique, me couvrant de tendresse. C’était très surprenant, ça le rendait intrigant et même pas mal sexy.

J’étais contente d’être en sa compagnie, de bavarder avec lui, il était drôle, pleine de surprises, j’étais contente de dormir dans ses bras. Ce soir, Layne m’avait sauvée des larmes et d’une nuit à me détruire de chagrin.

On a passé tout le dimanche ensemble. Layne avait bien prévu une sortie avec ses copains, mais il est resté avec moi. On a mangé sur une terrasse à midi, puis on a été boire un verre avec ses potes un petit moment avant de retourner à la maison, chez lui. On a regardé la télé, passé notre temps à se faire des mamours, on a rien fait de spécial, mais c'était chouette. Ça m'a fait du bien et reposé mon pauvre cœur meurtri.

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268/11 - Effrayée par mes sentiments! - Dimanche, 25 sept 2011

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267/11 - Malheur... est-ce que ça pouvait être pire!

Publié le par JaneDo

267/11 - Malheur... Est-ce que ça pourrait être pire!
Samedi, 24 sept 2011

J’ai bien fait de voir Layne, on a passé une fin de soirée tout à fait délicieuse. Le fait de savoir que Caroline était certainement avec Pascal a contribué à me mettre d’humeur à faire l’amour. Ce qui était chouette, c’est de n’avoir aucun compte à se rendre, on passait de bons moments sans plus.

Je savais qu’il avait un truc avec ses potes, alors j’ai voulu rentré, Layne ne voulait pas me laisser partir, il m’a convaincue de rester dormir. Le lendemain, on a même pas pris de déjeuner, juste quelques cafés en vitesse, puis il est parti. Layne aurait voulu que je reste là, à faire je ne sais quoi, qu’en passant ou, quant il décide de rentrer, il aurait voulu me retrouver là. Mais, je préférais rentrer chez moi.

Layne et moi avions décidé de nous retrouver en fin de soirée, comme hier soir. Ça me va très bien!

J’ai flemmardé toute la sainte journée, mis la musique à fond, chanter à tue tête, tout tout tout pour ne pas penser à Pascal. Je ne voulais pas sentir mon cœur me lâcher, commencé à me faire des films sur ce qu’il pouvait bien faire. J’ai passé une bonne journée somme toute, et chaque fois que l’ombre de Pascal se profilait, je me répétais qu’il me fallait lâcher prise. Juste lâcher prise... Ne pas penser à ses baisers, à ses câlins, sa manière de sourire et tout le reste. Criiiips, niet.

Par contre, j’étais quand même curieuse de savoir ce qui s’était passé entre Caro et Pascal, et comme je n’avais pas de nouvelle de Caro, j’ai fini par l’appeler. Ça ne s’était pas si bien passé que ça, après avoir bavardé un moment avec elle, chez elle, il est rentré chez lui. Pas de petite séance crapuleuse. Caro était très déçue, elle avait l’impression qu’il voulait garder ses distances. D’autre part, il n’avait pas apprécié qu’elle le poursuive jusqu’au local, il avait l’impression d’être sous surveillance et ça l’agaçait.

Du coup, elle n’a pas osé lui dire qu’elle avait vu ce qui ce passait avec l’autre pouffe dans le local, parce qu’elle était là.

Le soir, j’ai su que Pascal lui avait de nouveau filé entre les doigts. Il n’avait pas voulu lui dire où il jouait, il ne voulait pas qu’elle le suive. Il voulait qu’elle le lâche ce soir, qu’elle ne prévoit rien en fonction de lui. Oui, surtout ça, ça commençait à lui peser. Quant il rentre, il ne voulait pas non plus la retrouver derrière sa porte ou dans son jardin, il ne voulait pas non plus qu’elle passe la soirée à l’appeler, il ne répondrait pas.

Glups, s’il m’avait balancé des trucs aussi durs, je crois que je ne l’aurai dit à personne!

Ma faute, je n’aurai pas dû demander, ni appeler Caro tout court, parce que le soir, elle voulait que je l’accompagne pour chercher Pascal. Mais ce soir, hun hun, non merci. Hier soir, j’avais morflé de le voir prendre du bon temps. Le voir avec une fille, n’importe quelle fille me rend malade... J’ai dû chercher toutes les excuses du monde, je me devais de refuser. Caro cherchait à ce que je l’encourage à aller quand même chez Pascal, mais je lui ai rappelé la dernière fois où je suis intervenue et que ça avait foiré, alors je préférais m’abstenir.

Elle voulait quand même... alors... je lui ai dit; "très mauvaise idée...", son attitude semblait le faire fuir, alors si elle insistait encore, il continuerait à
prendre ses distances avec elle!

Rhhh, pourquoi je lui donne des conseils moi, je ne veux pas que ça marche pour elle, mais... en même temps... en attendant qu’il se calme, je préfère le savoir avec elle qu’avec une autre...

Je lui ai proposé de sortir prendre un verre toutes les 2, loin des autres, qu’ils se demandent une fois où l’on était. On a pu ainsi se lamenter en paix pendant quelques heures. Puis, et ça j’aurai dû m’y attendre, Caro a voulu aller prendre un verre où les garçons se retrouvaient d’habitude.

Je m’étais faite avoir, c’est tout simple, obligée de faire ce que je ne voulais pas faire.

L’empêche, je peux prétendre ce que je veux, faire semblant que tout va bien, semblant de ne pas être touchée, mais cette situation avec Pascal, cette... peut-être séparation, que je ne veux pas appeler comme ça, me fait horriblement souffrir. Je ne veux pas envisager, ni même imaginer que ce soit vraiment fini. Ça ne se peut pas, tout simplement. J’agis comme si on allait se retrouver, parce que dans ma tête, je n’y crois pas, je ne peux pas croire qu’on puisse s’aimer et aussi facilement se... séparer? Arhhh, je peux pas.

1h du matin, on a fait notre entrée... Saperlipopette, il y avait tout le monde, même ceux que je ne voulais pas voir... et Pascal, et même Layne et son date...

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 267/11 - Malheur... Est-ce que ça pourrait être pire! - samedi, 24 sept 2011

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266/11 - Caro compte plus que moi ???

Publié le par JaneDo

266/11 - Caroline compte plus que moi ???
Vendredi, 23 sept 2011

Je m’attendais à ce que Pascal soit quelque peu encore plus fâché avec moi, mais pas Caroline! D’après ce que j’ai cru comprendre, après avoir réalisé que je ne venais pas chez lui, mais chez Thomas, fou de rage, dans un mouvement d’humeur, Pascal a balancé parterre tout ce qui se trouvait à sa portée. Ensuite, il a fichu Caro à la porte. Il était en colère. Hihihi, tant mieux, bien fait.

angelik pink

Caroline regrettait de m’avoir mis au courant de ses allées et venues, qu’elle était chez Pascal et tout, elle pensait que j’avais fait exprès de me montrer pour le mettre en rage. J’avoue que je n’avais pas pensé aux conséquences, je ne voulais juste pas rester seule ce soir là. Je l’ai expliqué à Caro; elle pouvait bien imaginer comme ça avait été difficile pour moi de les saluer, sourire comme si de rien. J’imaginais bien qu’il serait fâché contre moi, mais pas contre elle.

  • Tu voulais le rendre jaloux, mais c’est moi qui en ait pris plein la tête.
  • Caro, c’est pas ce que je voulais... Bien sûr, quelque part, je voulais le rendre jaloux, mais j’étais persuadée que ça vous rapprocherait, pas le contraire!
  • Ben, jusqu’à maintenant, ça n’a pas marché, tu le sais bien. Tu l’as fait exprès.
  • Écoute, dis moi ce que tu veux que je fasse pour que ça s’arrange... Dis moi?
  • Je te déteste en ce moment... je sais pas... je te laisse...
  • Caro? Tu ne ferais pas tout ce que tu peux à ma place?

Petit silence à l’autre bout du fils, puis, elle a avoué que oui, et probablement la même chose, à part se jeter à la tête d’un autre. Elle m’a demandé si je me rendais compte que ça pouvait me péter à la gueule, que Pascal risquait de vraiment se détacher de moi? Pffff, elle s’était calmée, réalisant que, comme elle, j’étais prête à tout.

Oui, évidemment que j’en étais consciente, mais c’était dans un sens ou l’autre, je devais tout tenter et en même temps, ça me permettait de me détacher... Enfin, j’espère!

Caroline m’a proposé de sortir avec elle, aller prendre un verre avec l’équipe. Arf, mais je ne voulais pas, je préférais garder mes distances. Je crois que je redoutais de me retrouver face à Pascal. J’avais peur d’être encore trop fragile, trop amoureuse de lui pour pouvoir tenir le coup. Je craignais de flancher et faire une connerie, comme me remettre à lui courir après.

Non, non, non, je resterais tranquillement chez moi. Mais... Je ne pouvais pas abandonner Caro, alors j’ai accepté de l’accompagner jusqu’au bar, prendre un mini verre et filer dès qu’elle aurait retrouvé l’équipe. Caro m’a alors dit que les garçons avaient un match, et elle voulait y aller, et elle a insisté pour qu’on aille ensemble. Brrrrh, encore pire! Man, ça ne me disait rien du tout.

Et j’avais envie de voir Layne, alors je lui ai envoyé un message pour savoir ce qu’il faisait ce soir. J’avais trop peur de ne rien prévoir et finir par courir jeter un coup d’oeil chez Pascal, ou finir par aller me jeter à ses pieds, ou encore, aller chez Thomas. Donc, je ne voyais pas qui d’autre appeler au secours, à part Layne.

Layne avait déjà quelque chose; il mangeait avec une fille et ils avaient prévu d’aller prendre un verre après. Il avait pensé l’inviter chez lui après, mais de ne pas le faire pouvait être une stratégie pour mieux la ferrer, alors il m’a proposé de nous retrouver chez lui plus tard, vers les 3 ou 4h du matin, ou qu’il pouvait passer chez moi.

C’était parfait! Je pouvais faire ce que je voulais de ma soirée jusqu’au moment où on se verrait...

J’ai refusé d’aller au match, prétextant que j’avais déjà quelque chose, mais j’ai proposé d’aller la chercher après si elle ne rentrait pas avec Pascal, et que je l’accompagnerais au bar où l’équipe se retrouve ou en boîte.

En fin de journée, Caro m’a rappelé, changement de programme; Pascal filait illico après le match pour aller jouer avec le groupe. Rhhhh, de pire en pire, je me voyais mal débarquer à son concert, je le lui ai dit. Caroline a insisté, alors j’ai fini par accepté, mais ça me rendait franchement mal à l’aise.

Le soir, hop, vers 21h45, j’ai été prendre Caro à la salle de sport. Pascal était heureusement déjà parti. Caro savait où le groupe était sensé jouer, alors on s’est pointé là-bas. Caro s’était trompée, le groupe ne jouait pas. Une partie était là pour voir un autre groupe jouer c’est tout. La chanteuse à la con n’était pas avec eux non plus. Le concert était le lendemain. Pascal n’était pas là, donc il lui avait menti, Caro était dévastée.

Je lui tirait mon chapeau pour avoir osé aller demander à ses compères des renseignements, c’était la honte!

A tout hasard, on a été voir chez Nally, elle ne semblait pas être là. On ne se rappelait plus du code, alors on a attendu des heures pour pouvoir entrer dans l’immeuble. Caro a été sonner chez elle. Pas de réponse. On est donc parti faire le tour des bars que le groupe avait l’habitude de fréquenter. Jeeez, Caro les connaissait tous. Ne le trouvant pas, on a décidé d’aller voir du côté des bars qu’on fréquentait nous, mais là encore, rien. Alors en fin de compte, sans beaucoup d’espoir, on s’est résolu à aller voir du côté du local où le groupe répète. Mais c’était vraiment parce qu’on ne savait pas quoi faire d’autre.

Arf, Pascal était là, il avait été là depuis le départ et dire qu’on avait tourné en rond comme des chèvres!

Je pense que la majeur partie du groupe était parti, il ne restait plus que Nally, celui qui s’occupe du son et Pascal. (Hum, exprès je mets l’autre au milieu des 2 noms, je ne peux pas me résoudre à mettre les 2 noms côte à côte.) Caro voulait y aller, toutefois, elle savait que ça énerverait Pascal, après en avoir discuté, on a décidé d’attendre dehors.

Enfin, j’ai fait en sorte qu’elle ait l’impression de le décider seule, je ne voulais pas être responsable au cas où c’était une mauvaise idée. Et, je n’entrais pas avec elle, j’attendrais un peu plus loin dehors. Si elle ne rentrait pas avec lui, alors je la ramènerai.

On était accroché à notre petite ouverture à regarder ce qui se passait à l’intérieur. Comme ils fumaient, ils avaient entrebâillé la fenêtre, alors on entendait tout. Ils ont parlé du concert, puis ils ont rigolés sur des évènements qui se sont passés lors des concerts, ils ont parlé des prochaines répètes, des dates de concerts, celui du son a taquiné Pascal sur les fans féminines qui venaient au concert uniquement pour l’approcher ou le voir. Et horreur, le gars a rigolé en parlant de Caroline, comme quoi elle le suivait partout; encore une amoureuse transie...

Puis, le gars est parti laissant Nally et Pascal, non sans avoir fait la remarque qu’ils devaient être impatient de le voir partir pour rester seuls.

Caro avait envie de se précipiter dedans, mais on a dû se cacher et laisser le temps à l’autre de partir. Après son départ, on est retourné à notre poste d’observation.

Nally savait pour mes problèmes avec Pascal, et ça, ça m’a énervé. Qu’est-ce qu’il avait à lui raconter nos histoires? Elle lui demandait où ça en était, et ce qu’il y avait avec Caroline aussi. Bref, ils parlaient de choses privées, alors Caro a préféré les écouter parler. J’étais effondrée d’entendre Pascal lui dire à quel point il avait de la peine à m’approcher, dès qu’il était en ma présence, la colère l’envahissait aussitôt.

Pascal rangeait le matériel, puis il s’est laissé tomber dans le canapé contre le mur. L’autre s’était plantée devant lui, se tortillant en parlant. Elle essayait de le charmer ou je rêve? Pascal regardait le plafond et parlait de sa voix chaude et profonde, il essayait dans sa tête d’organiser ses horaires en fonction du groupe, du basket, du boulot, etc.

Trop craquant, j’aime trop le son de sa voix et ça me faisait frémir de l’autre côté du mur. Merde, c’est sûr, je n’étais pas prête à lui faire face, je n’étais pas encore guérie de lui, ou disons, pas assez forte pour ne pas fondre!!!

Un des prochains week-end, ils jouaient à Zurich, et Nally se réjouissait. Le groupe ne jouait que le samedi soir, Nally a proposé d’y aller déjà le vendredi ou sinon, ils pourraient dormir sur place samedi soir et ne rentrer que le dimanche dans la soirée. Pascal a eu l’air surpris, il n’a rien répondu, à part se renseigner à propos du retour du guitariste en titre, son remplacement était un peu stressant.

La pouffe s’est mise à califourchon sur Pascal... J’ai cru que la tête de Caro allait traverser direct dans la pièce, mes genoux ont un peu flanché quant Caro m’a raconté la scène, et au lieu de rester appuyée au mur avec nonchalance, j’ai plongé pour voir. Un mal de tête phénoménal m’a attaqué, mais j’ai eu la présence d’esprit de retenir Caro. C’était pour la forme parce que franchement, je l’aurai bien laissé intervenir.

Elle a osé l’embrasser, et même si je ne voulais pas le reconnaître, Pascal a répondu à son baiser. De le voir poser ses mains, ses mains qui sont à moi, autour de sa taille, j’ai eu du mal à avaler ma salive. Sa main est remonté le long de son dos pour s'attarder sur sa nuque. (Oh, je le déteste, il n'avait pas le droit de toucher une autre fille comme ça...), pour ensuite se promener dans ses cheveux. (Grrrrh). Si j’avais pu, je crois que je lui aurai coupé les mains. Mais, j’ai été contente de le voir tenté de se dégager. Il l’a repoussée gentiment. Un peu trop gentiment à mon goût. Il a voulu se lever, mais comme elle était sur lui, il ne le pouvait pas sans la faire tomber parterre. Ce qui m’aurait fait drôlement plaisir.

Quant elle a voulu l’embrasser encore, il a légèrement reculé la tête et l’a attrapé par le menton comme s’il la taquinait, et il lui a dit qu’il pensait que ce serait une mauvaise idée. Comme elle avait l’air d’être accrochée au canapé, il l’a quand même soulevée pour l’asseoir sur le canapé et il s’est levé.

Taquine, la pouffe lui a demandé si elle lui faisait peur. Pascal a rigolé en disant; “oui et non”. Il a dit que ce n’était pas une bonne idée d’avoir d’autre relation que celui de jouer ensemble, ça pourrait perturber tout le groupe. Elle ne voyait pas pourquoi, puis lui a fait remarqué que les membres du groupe les laissait souvent seuls, qu’elle pensait qu’ils ne voyaient pas de mal s’il se passait quelque chose entre eux.

Pascal lui a rappelé qu’il était non seulement marié, mais que si sa femme venait à soupçonner quelque chose, ça fera des histoires avec le groupe, d’autre part, il voyait déjà quelqu’un d’autre.

Elle lui a demandé qui, et je crois que j’espérais entendre mon nom, mais non, il a donné celui de Caro. Alors là, le sol s’est dérobé sous mes pieds. Je m’attendais à ce que ce soit moi la personne à qui il tenait, avec qui il entretenait une relation, pas Caro!!! En entendant les paroles de Pascal, elle avait souri, elle était toute heureuse. Pascal a rajouté, quand bien même, Caro comptait beaucoup pour lui, il ne voulait pas d’attaches (elle a déchanté et ça m’a fait méchamment plaisir), il pensait sincèrement qu’une aventure entre eux serait une sacré mauvaise idée, que c’était mieux d’oublier tout ça. Ça ne causerait que des histoires s’il s’amusait avec elle.

La pouffe a relancé son attaque, et je ne sais pas pour Caro, mais j’avoue que j’avais des envies de frapper!

Pascal a dû lui expliquer qu’il ne pouvait rien y avoir de sérieux entre eux, que de s’amuser avec elle ne causerait que des problèmes au groupe. Nally savait qu’il n’avait pas encore de sentiments forts pour elle, et qu’elle se fichait de savoir ce qu’il y avait entre lui et Caro, que ce serait leur petit secret, qu’il lui plaisait et ce, depuis qu'ils se sont rencontré, dès le début, qu’il devait s’en douter. Pascal a souri quant elle est venu se lover contre lui, promenant sa main sur son torse (arf, j'aurai pu le frapper). Ils se sont embrassés encore, puis Pascal lui a dit qu'il était temps de rentrer, mais Nally voulait qu'ils restent encore un peu, qu'ils étaient bien là, non? (Grrrraouh, péééééétassssse!)

Caroline a décidé de faire son entrée, alors j’ai couru chercher la voiture. Quant j’approcherai, elle viendrait au bord de la route m’attendre et ferait claquer la portière de la voiture, pour faire semblant d’arriver. Je filerai en vitesse, avant que Pascal ne puisse voir ma voiture, et j’irai l’attendre tout près, comme convenu.

Une fois seule à attendre, plongée dans le noir à l’abri dans ma voiture, j’ai eu de la peine à retenir mes larmes. Mais qu’est-ce qui m’arrive? Pourquoi lui servir de chauffeur, carrément lui servir Pascal sur un plateau? Être sa complice pour l'aider, puis quoi encore, l'aider à l’enrouler autour de son doigt? Et aussi, le fait qu’il l’avait mentionné, elle, Caro et pas moi... J’étais triste, j’avais l’horrible impression de l’avoir perdu à jamais, une boule de feu brûlait au fond de mon estomac, je me sentais terriblement mal. Me voilà réduite à jouer les second rôle!!!

Je les ai vu sortir tous les 3 et grimper dans la voiture à Pascal. Flou mais, 3 formes humaines quand même. Et ils ont disparus. Je crois que je suis restée où j’étais une bonne 1/2h à lécher mes plaies, puis je suis rentrée, pour me noyer dans un bain bouillant pour me réchauffer et me détendre.

Pour me remonter le moral, j’ai concentré mon esprit sur mon rendez-vous avec Layne. J’aurai préféré voir Thomas, beaucoup plus doux, tendre, mais je ne voulais pas lui donner de faux espoirs, c’était clair que si Pascal me siflait, je retournerais surement vers lui en courant!!!

En attendant l’appel de Layne, j’ai fait une petite sieste, il fallait que j’endorme ma tête pour l’empêcher de penser et m’éviter de me ronger, donc, de souffrir. J’avoue que j’étais à 2 doigts d’appeler Pascal, de passer sur tout ce que je ne devais pas lui pardonner, quitte à foutre en l’air cette soirée entre lui et Caro ou avec l’autre, même si Caro m’en voudrait à mort, juste pour être avec lui. Donc, il était préférable que je me plonge dans le sommeil.

Layne m’a fait signe vers 4h du matin. Après tout, ce n’était pas plus mal de me faire brutaliser un peu, c’était peut-être mieux que trop de douceur. C'est vrai que Thomas me faisait parfois penser à Pascal... Je me demande si c'est pour ça que je l'aime autant???

* * * * * * * * *
 266/11 - Caroline compte plus que moi ??? - Vendredi, 23 sept 2011

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265/11 - Petit tour au creux de la vague

Publié le par JaneDo

265/11 - Petit creux de la vague...
Jeudi, 22 sept 2011

Il y a toujours des jours où l’on se bien, forte et d’autres, ben... et aujourd’hui, c’était un de ces jours! Ah, jeudi... Que pouvait bien faire Pascal? Est-ce qu’il sortait ce soir? Avec ses potes ou...? Afff, est-ce que je lui manquais un peu? Hahhh, est-ce qu’il ne pourrait pas avoir la géniale idée de m’appeler, sous un prétexte ou un autre? N’importe quelle excuse me ferait hyper plaisir. Est-ce que je ne devrais pas sortir, juste question de l’apercevoir une 1/2 seconde!

Zut, je dois arrêter de penser à lui, arrêter de rêver de lui, de ses lèvres, de son odeur, ses sourires, ses yeux verts pétillants... Arfff, j’étais grave!

Complètement débile, j’ai appelé Caro pour savoir ce qu’elle faisait. Elle sortait prendre un verre, Pascal avait une répète avec le groupe et elle pensait qu’il passerait prendre un verre après. Au fil de la discussion, j’ai appris qu’elle avait quelques petits problèmes avec Pascal. Il était distant, taciturne, il ne voulait pas essayer de comprendre sa position, elle était découragée par moments, mais au moins, ils se voyaient.

Ils se voyaient... Plouf, gros pavé dans ma poitrine... Elle au moins, elle avait de la chance! Le salaud...

Je me rendais compte que s’ils avaient des problèmes de communication, c’était de ma faute, alors encore une fois, je me suis mise à me confondre en excuses. Dire que je m’excusais envers elle, c’était le comble, le monde à l’envers. Je me sentais hyper mal, presque malade. Caroline pensait que les choses s’arrangeraient rapidement, elle était sûre que Pascal finirait par se calmer. C’est vrai qu’il a toujours été comme ça; il faisait des grosses crises en se dispersant dans tous les sens, faisait n’importe quoi, c’était sa manière à lui de péter un câble. J’espérais juste être au bon endroit au bon moment quant il se calmera...

Puis non. Pourquoi? C’était à lui de me présenter des excuses? Afff, voilà que je débloquais! Apparemment, je n’étais pas encore prête à le voir, alors ce soir, je ne sortais pas.

Plus tard dans la soirée, Caro m’a appelé pour savoir si, par hasard, Pascal était avec moi... Ben non!!!

Oups, ça a foutu en l’air le reste de ma bonne volonté! Ou était-il? Caro avait été voir chez lui, il n’y avait personne. Est-ce que... Est-ce qu’il était avec la pouffe du groupe? Ça y est, je l’appelais “pouffe”, j’étais jalouse!!! Merde. On a fait une douzaine de spéculations, on n’était pas plus avancé. Caroline a décidé d’aller tourner autour de chez la chanteuse, de faire le tour des bars où le groupe se retrouvait, d’aller voir chez les quelques membres du groupe dont elle connaissait l’adresse.

Pendant ce temps, j’avais l’estomac à l’envers, j’aurai bien avaler un bœuf question de faire taire l’angoisse qui me bouffait de l’intérieur. J’ai essayé de me dire que ça ne me regardait pas, mais rien ne semblait pouvoir me calmer. J’attendais avec impatience que Caro me rappelle. Comme ça traînait, je me suis persuadée qu’elle avait dû le retrouver et que tout allait bien.

Mais alors pourquoi j’avais toujours des tonnes de pavés qui se baladaient dans mon estomac?

Pour finir, j’ai jeté l’éponge et je l’ai appelé. Caroline n’avait toujours pas retrouvé Pascal, elle tournait encore. Elle avait même été voir à notre bar s’il n’avait pas rejoint les potes, mais niet. Elle s’était même résoud, malgré le ridicule, à appeler Paul, puis Thomas et aucun d’eux ne semblait savoir où il pouvait être. Je lui ai suggéré d’aller voir au local où ils répétaient, mais elle pensait que c’était peut-être trop tard et s’injuriait de ne pas y avoir pensé tout de suite. Hélas, 1/2h après, elle m’a appris qu’il n’y était pas.

Caro aurait aimé qu’on soit 2 sur ce coup là, ç’aurait été plus rapide pour faire le tour des endroits connus!!!

Cette fois, elle pleurait au téléphone, elle aussi avait l’estomac à l’envers, elle se sentait désespérée. Elle n’était pas toute seule du coup. Arrêtée au bord de la route, elle me débitait toutes ses déboires, toutes ses tentatives pour ne pas payer les pots cassés à ma place. Du coup, j’ai bien senti qu’elle me pensait responsable de son chagrin.

Avec beaucoup de peine, j’ai réussi à la calmer et lui dire que maintenant, il devait être rentré, alors elle a foncé chez lui. En effet, il était rentré.

 

J’étais au bord de la crise de larmes, achevée, la peau brulante, je me sentais mal de chez mal. A l’heure qu’il est, Caroline devait sûrement être avec Pascal, il devait la consoler et elle devait se sentir si bien que le traumatisme des heures précédentes avaient dû disparaître.

Alors, j’ai appelé Thomas... J’avais besoin d’amour, d’être rassurée, consolée...

Il était sorti avec ses potes, et il était en train de rentrer, alors, je lui ai proposé de passer et il n’a pas hésité une seconde pour accepter. Et tant pis si Pascal me voyait, tant pis si ça l’énerverait, m’en tape. Hein, il était où lui avant? Et avec qui hein? Est-ce qu’il m’avait appelée? Non. Est-ce qu’il avait des regrets? Non. Il faisait ce qu’il voulait, ben moi aussi!

Pascal m’a bien entendu arriver, il est sorti sur son palier.

Peut-être la rage, peut-être parce que je ne voulais pas me poser de questions, que je ne voulais pas savoir où il était, je n’ai pas chercher le contact. Le temps que je ferme ma voiture, prenne mon sac, Caro l’avait rejoint sur le palier. Comme si c’était normal, je les ai salué en passant avec mon sourire le plus naturel et pote, et j’ai couru en haut des escaliers. Thomas avait aussi entendu ma voiture, il était aussi sorti m’accueillir en haut des escaliers.

Ouais, après tout, Pascal était avec Caro, il n’y avait pas de raison que je sois restée toute seule à me morfondre chez moi!

* * * * * * * * *
 265/11 - Petit creux de la vague - Jeudi, 22 sept 2011

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