266/11 - Caroline compte plus que moi ???
Vendredi, 23 sept 2011
Je m’attendais à ce que Pascal soit quelque peu encore plus fâché avec moi, mais pas Caroline! D’après ce que j’ai cru comprendre, après avoir réalisé que je ne venais pas chez lui, mais chez Thomas, fou de rage, dans un mouvement d’humeur, Pascal a balancé parterre tout ce qui se trouvait à sa portée. Ensuite, il a fichu Caro à la porte. Il était en colère. Hihihi, tant mieux, bien fait.

Caroline regrettait de m’avoir mis au courant de ses allées et venues, qu’elle était chez Pascal et tout, elle pensait que j’avais fait exprès de me montrer pour le mettre en rage. J’avoue que je n’avais pas pensé aux conséquences, je ne voulais juste pas rester seule ce soir là. Je l’ai expliqué à Caro; elle pouvait bien imaginer comme ça avait été difficile pour moi de les saluer, sourire comme si de rien. J’imaginais bien qu’il serait fâché contre moi, mais pas contre elle.
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Tu voulais le rendre jaloux, mais c’est moi qui en ait pris plein la tête.
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Caro, c’est pas ce que je voulais... Bien sûr, quelque part, je voulais le rendre jaloux, mais j’étais persuadée que ça vous rapprocherait, pas le contraire!
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Ben, jusqu’à maintenant, ça n’a pas marché, tu le sais bien. Tu l’as fait exprès.
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Écoute, dis moi ce que tu veux que je fasse pour que ça s’arrange... Dis moi?
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Je te déteste en ce moment... je sais pas... je te laisse...
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Caro? Tu ne ferais pas tout ce que tu peux à ma place?
Petit silence à l’autre bout du fils, puis, elle a avoué que oui, et probablement la même chose, à part se jeter à la tête d’un autre. Elle m’a demandé si je me rendais compte que ça pouvait me péter à la gueule, que Pascal risquait de vraiment se détacher de moi? Pffff, elle s’était calmée, réalisant que, comme elle, j’étais prête à tout.
Oui, évidemment que j’en étais consciente, mais c’était dans un sens ou l’autre, je devais tout tenter et en même temps, ça me permettait de me détacher... Enfin, j’espère!
Caroline m’a proposé de sortir avec elle, aller prendre un verre avec l’équipe. Arf, mais je ne voulais pas, je préférais garder mes distances. Je crois que je redoutais de me retrouver face à Pascal. J’avais peur d’être encore trop fragile, trop amoureuse de lui pour pouvoir tenir le coup. Je craignais de flancher et faire une connerie, comme me remettre à lui courir après.
Non, non, non, je resterais tranquillement chez moi. Mais... Je ne pouvais pas abandonner Caro, alors j’ai accepté de l’accompagner jusqu’au bar, prendre un mini verre et filer dès qu’elle aurait retrouvé l’équipe. Caro m’a alors dit que les garçons avaient un match, et elle voulait y aller, et elle a insisté pour qu’on aille ensemble. Brrrrh, encore pire! Man, ça ne me disait rien du tout.
Et j’avais envie de voir Layne, alors je lui ai envoyé un message pour savoir ce qu’il faisait ce soir. J’avais trop peur de ne rien prévoir et finir par courir jeter un coup d’oeil chez Pascal, ou finir par aller me jeter à ses pieds, ou encore, aller chez Thomas. Donc, je ne voyais pas qui d’autre appeler au secours, à part Layne.
Layne avait déjà quelque chose; il mangeait avec une fille et ils avaient prévu d’aller prendre un verre après. Il avait pensé l’inviter chez lui après, mais de ne pas le faire pouvait être une stratégie pour mieux la ferrer, alors il m’a proposé de nous retrouver chez lui plus tard, vers les 3 ou 4h du matin, ou qu’il pouvait passer chez moi.
C’était parfait! Je pouvais faire ce que je voulais de ma soirée jusqu’au moment où on se verrait...
J’ai refusé d’aller au match, prétextant que j’avais déjà quelque chose, mais j’ai proposé d’aller la chercher après si elle ne rentrait pas avec Pascal, et que je l’accompagnerais au bar où l’équipe se retrouve ou en boîte.
En fin de journée, Caro m’a rappelé, changement de programme; Pascal filait illico après le match pour aller jouer avec le groupe. Rhhhh, de pire en pire, je me voyais mal débarquer à son concert, je le lui ai dit. Caroline a insisté, alors j’ai fini par accepté, mais ça me rendait franchement mal à l’aise.
Le soir, hop, vers 21h45, j’ai été prendre Caro à la salle de sport. Pascal était heureusement déjà parti. Caro savait où le groupe était sensé jouer, alors on s’est pointé là-bas. Caro s’était trompée, le groupe ne jouait pas. Une partie était là pour voir un autre groupe jouer c’est tout. La chanteuse à la con n’était pas avec eux non plus. Le concert était le lendemain. Pascal n’était pas là, donc il lui avait menti, Caro était dévastée.
Je lui tirait mon chapeau pour avoir osé aller demander à ses compères des renseignements, c’était la honte!
A tout hasard, on a été voir chez Nally, elle ne semblait pas être là. On ne se rappelait plus du code, alors on a attendu des heures pour pouvoir entrer dans l’immeuble. Caro a été sonner chez elle. Pas de réponse. On est donc parti faire le tour des bars que le groupe avait l’habitude de fréquenter. Jeeez, Caro les connaissait tous. Ne le trouvant pas, on a décidé d’aller voir du côté des bars qu’on fréquentait nous, mais là encore, rien. Alors en fin de compte, sans beaucoup d’espoir, on s’est résolu à aller voir du côté du local où le groupe répète. Mais c’était vraiment parce qu’on ne savait pas quoi faire d’autre.
Arf, Pascal était là, il avait été là depuis le départ et dire qu’on avait tourné en rond comme des chèvres!
Je pense que la majeur partie du groupe était parti, il ne restait plus que Nally, celui qui s’occupe du son et Pascal. (Hum, exprès je mets l’autre au milieu des 2 noms, je ne peux pas me résoudre à mettre les 2 noms côte à côte.) Caro voulait y aller, toutefois, elle savait que ça énerverait Pascal, après en avoir discuté, on a décidé d’attendre dehors.
Enfin, j’ai fait en sorte qu’elle ait l’impression de le décider seule, je ne voulais pas être responsable au cas où c’était une mauvaise idée. Et, je n’entrais pas avec elle, j’attendrais un peu plus loin dehors. Si elle ne rentrait pas avec lui, alors je la ramènerai.
On était accroché à notre petite ouverture à regarder ce qui se passait à l’intérieur. Comme ils fumaient, ils avaient entrebâillé la fenêtre, alors on entendait tout. Ils ont parlé du concert, puis ils ont rigolés sur des évènements qui se sont passés lors des concerts, ils ont parlé des prochaines répètes, des dates de concerts, celui du son a taquiné Pascal sur les fans féminines qui venaient au concert uniquement pour l’approcher ou le voir. Et horreur, le gars a rigolé en parlant de Caroline, comme quoi elle le suivait partout; encore une amoureuse transie...
Puis, le gars est parti laissant Nally et Pascal, non sans avoir fait la remarque qu’ils devaient être impatient de le voir partir pour rester seuls.
Caro avait envie de se précipiter dedans, mais on a dû se cacher et laisser le temps à l’autre de partir. Après son départ, on est retourné à notre poste d’observation.
Nally savait pour mes problèmes avec Pascal, et ça, ça m’a énervé. Qu’est-ce qu’il avait à lui raconter nos histoires? Elle lui demandait où ça en était, et ce qu’il y avait avec Caroline aussi. Bref, ils parlaient de choses privées, alors Caro a préféré les écouter parler. J’étais effondrée d’entendre Pascal lui dire à quel point il avait de la peine à m’approcher, dès qu’il était en ma présence, la colère l’envahissait aussitôt.
Pascal rangeait le matériel, puis il s’est laissé tomber dans le canapé contre le mur. L’autre s’était plantée devant lui, se tortillant en parlant. Elle essayait de le charmer ou je rêve? Pascal regardait le plafond et parlait de sa voix chaude et profonde, il essayait dans sa tête d’organiser ses horaires en fonction du groupe, du basket, du boulot, etc.
Trop craquant, j’aime trop le son de sa voix et ça me faisait frémir de l’autre côté du mur. Merde, c’est sûr, je n’étais pas prête à lui faire face, je n’étais pas encore guérie de lui, ou disons, pas assez forte pour ne pas fondre!!!
Un des prochains week-end, ils jouaient à Zurich, et Nally se réjouissait. Le groupe ne jouait que le samedi soir, Nally a proposé d’y aller déjà le vendredi ou sinon, ils pourraient dormir sur place samedi soir et ne rentrer que le dimanche dans la soirée. Pascal a eu l’air surpris, il n’a rien répondu, à part se renseigner à propos du retour du guitariste en titre, son remplacement était un peu stressant.
La pouffe s’est mise à califourchon sur Pascal... J’ai cru que la tête de Caro allait traverser direct dans la pièce, mes genoux ont un peu flanché quant Caro m’a raconté la scène, et au lieu de rester appuyée au mur avec nonchalance, j’ai plongé pour voir. Un mal de tête phénoménal m’a attaqué, mais j’ai eu la présence d’esprit de retenir Caro. C’était pour la forme parce que franchement, je l’aurai bien laissé intervenir.
Elle a osé l’embrasser, et même si je ne voulais pas le reconnaître, Pascal a répondu à son baiser. De le voir poser ses mains, ses mains qui sont à moi, autour de sa taille, j’ai eu du mal à avaler ma salive. Sa main est remonté le long de son dos pour s'attarder sur sa nuque. (Oh, je le déteste, il n'avait pas le droit de toucher une autre fille comme ça...), pour ensuite se promener dans ses cheveux. (Grrrrh). Si j’avais pu, je crois que je lui aurai coupé les mains. Mais, j’ai été contente de le voir tenté de se dégager. Il l’a repoussée gentiment. Un peu trop gentiment à mon goût. Il a voulu se lever, mais comme elle était sur lui, il ne le pouvait pas sans la faire tomber parterre. Ce qui m’aurait fait drôlement plaisir.
Quant elle a voulu l’embrasser encore, il a légèrement reculé la tête et l’a attrapé par le menton comme s’il la taquinait, et il lui a dit qu’il pensait que ce serait une mauvaise idée. Comme elle avait l’air d’être accrochée au canapé, il l’a quand même soulevée pour l’asseoir sur le canapé et il s’est levé.
Taquine, la pouffe lui a demandé si elle lui faisait peur. Pascal a rigolé en disant; “oui et non”. Il a dit que ce n’était pas une bonne idée d’avoir d’autre relation que celui de jouer ensemble, ça pourrait perturber tout le groupe. Elle ne voyait pas pourquoi, puis lui a fait remarqué que les membres du groupe les laissait souvent seuls, qu’elle pensait qu’ils ne voyaient pas de mal s’il se passait quelque chose entre eux.
Pascal lui a rappelé qu’il était non seulement marié, mais que si sa femme venait à soupçonner quelque chose, ça fera des histoires avec le groupe, d’autre part, il voyait déjà quelqu’un d’autre.
Elle lui a demandé qui, et je crois que j’espérais entendre mon nom, mais non, il a donné celui de Caro. Alors là, le sol s’est dérobé sous mes pieds. Je m’attendais à ce que ce soit moi la personne à qui il tenait, avec qui il entretenait une relation, pas Caro!!! En entendant les paroles de Pascal, elle avait souri, elle était toute heureuse. Pascal a rajouté, quand bien même, Caro comptait beaucoup pour lui, il ne voulait pas d’attaches (elle a déchanté et ça m’a fait méchamment plaisir), il pensait sincèrement qu’une aventure entre eux serait une sacré mauvaise idée, que c’était mieux d’oublier tout ça. Ça ne causerait que des histoires s’il s’amusait avec elle.
La pouffe a relancé son attaque, et je ne sais pas pour Caro, mais j’avoue que j’avais des envies de frapper!
Pascal a dû lui expliquer qu’il ne pouvait rien y avoir de sérieux entre eux, que de s’amuser avec elle ne causerait que des problèmes au groupe. Nally savait qu’il n’avait pas encore de sentiments forts pour elle, et qu’elle se fichait de savoir ce qu’il y avait entre lui et Caro, que ce serait leur petit secret, qu’il lui plaisait et ce, depuis qu'ils se sont rencontré, dès le début, qu’il devait s’en douter. Pascal a souri quant elle est venu se lover contre lui, promenant sa main sur son torse (arf, j'aurai pu le frapper). Ils se sont embrassés encore, puis Pascal lui a dit qu'il était temps de rentrer, mais Nally voulait qu'ils restent encore un peu, qu'ils étaient bien là, non? (Grrrraouh, péééééétassssse!)
Caroline a décidé de faire son entrée, alors j’ai couru chercher la voiture. Quant j’approcherai, elle viendrait au bord de la route m’attendre et ferait claquer la portière de la voiture, pour faire semblant d’arriver. Je filerai en vitesse, avant que Pascal ne puisse voir ma voiture, et j’irai l’attendre tout près, comme convenu.
Une fois seule à attendre, plongée dans le noir à l’abri dans ma voiture, j’ai eu de la peine à retenir mes larmes. Mais qu’est-ce qui m’arrive? Pourquoi lui servir de chauffeur, carrément lui servir Pascal sur un plateau? Être sa complice pour l'aider, puis quoi encore, l'aider à l’enrouler autour de son doigt? Et aussi, le fait qu’il l’avait mentionné, elle, Caro et pas moi... J’étais triste, j’avais l’horrible impression de l’avoir perdu à jamais, une boule de feu brûlait au fond de mon estomac, je me sentais terriblement mal. Me voilà réduite à jouer les second rôle!!!
Je les ai vu sortir tous les 3 et grimper dans la voiture à Pascal. Flou mais, 3 formes humaines quand même. Et ils ont disparus. Je crois que je suis restée où j’étais une bonne 1/2h à lécher mes plaies, puis je suis rentrée, pour me noyer dans un bain bouillant pour me réchauffer et me détendre.
Pour me remonter le moral, j’ai concentré mon esprit sur mon rendez-vous avec Layne. J’aurai préféré voir Thomas, beaucoup plus doux, tendre, mais je ne voulais pas lui donner de faux espoirs, c’était clair que si Pascal me siflait, je retournerais surement vers lui en courant!!!
En attendant l’appel de Layne, j’ai fait une petite sieste, il fallait que j’endorme ma tête pour l’empêcher de penser et m’éviter de me ronger, donc, de souffrir. J’avoue que j’étais à 2 doigts d’appeler Pascal, de passer sur tout ce que je ne devais pas lui pardonner, quitte à foutre en l’air cette soirée entre lui et Caro ou avec l’autre, même si Caro m’en voudrait à mort, juste pour être avec lui. Donc, il était préférable que je me plonge dans le sommeil.
Layne m’a fait signe vers 4h du matin. Après tout, ce n’était pas plus mal de me faire brutaliser un peu, c’était peut-être mieux que trop de douceur. C'est vrai que Thomas me faisait parfois penser à Pascal... Je me demande si c'est pour ça que je l'aime autant???
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266/11 - Caroline compte plus que moi ??? - Vendredi, 23 sept 2011