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068/2012 - J'étais si facile à berner!

Publié le par JaneDo

Jeudi, 8 mars 2012  -  (068/2012) – J’étais si facile à berner!

Ok, il n’y avait pas de raison que je n’appelle pas mon mec? C’aurait été mieux que ce soit lui qui en prenne l’initiative, mais s’il ne le fait pas, pourquoi pas. A cause de ma timidité, téléphoner était souvent une épreuve pour moi, je ne savais pas comment commencer la conversation, ne savais pas quoi dire au téléphone. C’était idiot.

Sans que j’aie à poser de questions, j’ai su qu'il avait un match ce soir, ensuite ils mangeaient avec l'équipe, iront probablement prendre un verre, ensuite, il pensait rentrer, il était crevé.

Rire. Je me suis faite complètement submergé et je n’ai pas pensé lui demander ce qui c’était passé hier soir, ni si on pouvait se voir un moment. Rien. Il n’y avait pas de place pour moi, c’était normal, connaissant son programme, je n’allais pas l’emmerder en insistant!!! Pascal semblait ravi de mon coup de fils, alors j’étais contente de lui avoir parlé avant de réaliser que j’avais complètement oublié les raisons de mon appel.

Je ne me suis méfiée de rien, pourtant le soir, l’envie de le voir, j’ai été à la sortie du terrain…

Rien de vraiment étonnant de voir Caro sortir de là avec lui, par contre, à sa manière de saluer ses coéquipiers, j’ai deviné qu’ils ne se voyaient pas après. L’équipe s’était séparée et je n’ai pas réussi à suivre Pascal. J’ai alors essayé de l’appeler, mais il ne répondait pas.

J’ai donc été faire la tournée des endroits où on avait l’habitude de se retrouver, rien. Pas de Pascal. J’ai repéré la voiture à Thomas, il était de sortir. C’est bizarre, mais chaque fois que je tombe sur sa voiture, j’ai un petit pincement au cœur,  je me demande ce qu’il fait, ce qu’il va faire de sa soirée. Affectueusement, il me manquait parfois. J’ai regardé partout, pas de Pascal, éreintée, je suis rentrée.

Tout de même, j’avais le cœur lourd, une boule qui me barbouillait l’estomac, j’avais l’impression qu’il m’avait menti et je ne voulais pas qu’il passe une soirée tranquille et sans remord; « Coucou Toi, je t’ai vu quitté la salle sans l’équipe… Tu m’explique?». Ça n’a pas tardé, Pascal m’a envoyé un message au lieu de m’appeler, avec un petit bonhomme qui rigole, pour dire qu’il y avait eu un changement de programme. Il m’appelle demain. C’était idiot, mais j'ai bu la tasse sans sourciller, je me suis sentie rassurée.

C’est plus tard que j’ai réalisé que son message n’était pas clair, que j’étais vite rassurée par du vent. Changement de programme? Ça veut dire quoi? Rien? Ça lui laissait du temps pour me concocter un joli mensonge pour le lendemain. J’étais vraiment trop bête. J’étais si facile à berner. Mais maintenant, je ne pouvais pas lui renvoyer un message, pour dire quoi?   Je sais que tu me ment?   Ridicule!

J'étais vraiment idiote! Encore une soirée où l'on aurait pu se voir, et il le passait avec une autre, avec qui il avait déjà passé la soirée hier!!!

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067/2012 - Amygdales, Pascal, Caro, Dol... Je perds la boule!

Publié le par JaneDo

Mercredi, 7 mars 2012  -  (067/2012) – Amygdales, Pascal, Caro, Dol… je perds la boule!

Mercredi soir, Pascal mangeait avec Caro, je crois…Je le savais parce qu’il me l’avait dit. J’aurai dû lui poser des questions, lui demander pourquoi et tout, mais je n’en ai rien fait. Pascal doit penser que ça ne m’intéresse pas beaucoup, mais c’était faux, ça m’énervait, alors j’ai préféré ne rien dire, sinon, je me serais montrée agacée,  jalouse et je ne voulais pas.

Je ne sais pas si elle faisait à manger chez elle ou s’ils sortaient. J’espère pour lui que c’était dehors. Chez lui, ça me ferait plus que péter un plomb après ce qu’il m’avait dit. Ça me rasait les chaussettes de devoir aller vérifier. Puis zut, non, il fallait que j’arrête cette folie. J’aurai plutôt dû lui demander s’il avait dit la même chose à Caro ! Ou peut-être pensait-il le faire ce soir? Cool, au moins il m’en a parlé en 1er. Heu, est-ce que je devais vraiment me réjouir qu’il m’en ait parlé en 1er? Ou ç’aurait été mieux que ce soit en dernier cette fois? Arf, je suis nulle, j’aurai dû lui poser la question!!!

Peut-être pour être sûr, s’il ne l’avait pas déjà fait, qu’il n’oublie pas de le faire, je lui ai envoyé un message pour lui poser la question qui me rongeait. 2mn…. Pas de réponse… grrrr… Il ne lui avait sans encore rien dit. Zut, ce bal entre nous 2 ne pouvait pas continuer. Ou je dois trouver la force d’accepter? Mais où sont passé mon goût du partage, ma sérénité?

J’ai décidé de me consacrer à moi, à mon travail, à faire ce que j’aimais faire, et surtout, oublier un peu que j’avais perdu la tête pour un type comme Pascal.

Ma frangine et sa petite puce se faisaient opérer aujourd’hui. Ma sœur m’avait demandé de la déposer à l’hôpital. No blêm, je faisais le taxi. Elle se faisait opérer des cordes vocales et la petite des amygdales.  J’espérais que tout se passe bien. Après l’hôpital, j’ai été acheté de la glace pour la petite et de la soupe pour ma frangine, puis je suis rentré attendre son appel pour les ramener à la maison. Puis, il a été décidé que c’était Carmine qui passait les chercher vers 18h.

Le soir, je me suis tapée Dol pendant que Pascal faisait le joli cœur avec Caro...

Arhhh, il faut vraiment que je m’occupe d’elle, elle a un vrai problème avec l’alcool et elle a tout juste 30ans, c’est horrible. Dès qu’elle a passé la porte chez moi, elle s’est dirigée tout de suite vers le bar. Comme je ne l’avais pas re-fourni, elle s’est tapée toutes les petites bouteilles d’alcool comme le kirsh, la prune, la poire et autres, qui sont des alcools pour parfumer les desserts ou le glaçage des tourtes. J’étais… choquée. Et moi qui pensait qu’elle avait changé!

Elle m’a fait sa crise de jalousie à propos de Tchoy, questionnée pour savoir si j’avais couché avec Alain ou l’autre là, son pote! Je me suis un peu énervée. Non mais, je venais de lui dire que le pote à Alain, je ne l’avais rencontré qu’à l’aéroport quant on rentrait en Suisse, alors e lui ai demandé si elle imaginait que, vite fait, allé hop, une petite sauterie dans la file d’attente ??? Que pour certaine fille, il ne suffit pas que la personne porte un pantalon pour écarter, il faut qu’il lui plaise un minimum! Que contrairement à elle, qui pense acheter leur admiration en écartant ses cuisses à tout va, je suis difficile! Je n’accepte pas n’importe qui juste parce qu’il a une paire de couille.

Rhhha, elle est incroyable celle-là! Je me suis même demandé pourquoi on était amies!!!

Je l’ai aussi reprise sur sa petite crise à cause de Tchoy. Tchoy n’est qu’un copain et ne sera jamais autre chose. Maintenant, je comprends mieux pourquoi elle avait essayé de se le taper. Il ne lui plaît pourtant pas du tout, mais elle pensait certainement qu’en couchant avec, il la préfèrerait à moi! Pfff, quelle idiote, Tchoy et moi sommes amis, on le sera après elle, et qu’elle couche avec ou pas! Là, je me suis dit qu’elle était vraiment très tarte.

Non contente de m’avoir énervée, elle a recommencé ses insinuations à propos de son plouk. Pfff, alors là, je lui ai dit que même si c’était le dernier homme, et si on était les 2 derniers survivants sur une île, je préfèrerais encore tenter ma chance avec les requins! Ciel, mais qu’est-ce qui se passe dans sa tête? Son mec ressemble, en moins bien, au chanteur français surnommé « La Tortue », alors question charme, il lui faut repasser.

Fatiguée de ses petites débilités, je l’ai ramenée vers 23h. Pendant tout le trajet, elle espérait me faire changer d’avis, mais je n’avais aucune envie de subir ses idioties jusqu’à je ne sais quelle heure du matin. Elle m’a fait passer par chez l’autre abruti, celui qui a une énorme verrue sur la figure. Il était déjà au lit forcément, et il ne voulait pas qu’elle reste, alors j’ai enfin pu la jeter devant sa porte à Froideville. Pfff.

A peine 2h plus tard, elle a essayé au moins 25 fois de m’avoir au bout du fils. Je n’ai pas répondu. Elle m’avait assez gonflé.

Avant d’aller me coucher, j’ai hésité longtemps à appeler Pascal, mais je ne l’ai pas fait. J’aurai l’air insécure. Il aurait pu m’appeler quand même, même si ce n’était que pour me dire bonne nuit. Il devinait bien que je m’inquièterais, que ça allait me rendre folle de rester encore sans nouvelles. J’estimais que c’était à lui de m’appeler. Rhhh, pour finir, je ne savais plus ce que je faisais, si je devais ne pas le laisser m’oublier en le harcelant? Ou au contraire rester tranquille et attendre?

Pfff, ça commençait à devenir ridicule! Non, JE commençais à être ridicule!

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066/2012 - Il ne veut plus qu'on aille chez lui...

Publié le par JaneDo

Lundi-Mardi, 5-6 mars 2012  -  (065-6/2012)

Lundi, comme d’hab, manger en famille et c’est tout. J’ai un peu discuté avec Pascal aujourd’hui, seul bémol, c’est moi qui aie appelé, et je n’aime pas ça. Par contre, j’ai fait ma Caro, j’ai voulu savoir ce que Caro faisait chez lui hier soir, et je lui ai reproché de n’avoir pas téléphoné, que j’avais l’impression que c’était tout le temps moi, et que finalement ça me donnait l’impression de lui courir après. Ça l’a juste fait rire.

Il a essayé de me rassurer en disant que ça lui faisait plaisir que je l’appelle, qu’il ne fallait pas que je me torture la tête comme ça. J’ai réussi à glisser qu’il n’avait pas à la laisser entrer s’il ne voulait voir personne. Petit plus, il voulait me voir. Il m’a proposé demain soir et j’ai failli dire non, mais je me suis ravisée, il pourrait commencer en avoir marre de mes refus.

Je pensais qu’on se verrait chez lui ou chez moi, mais chaque fois que j’essayais de le proposer, il insistait pour qu’on aille quelque part, que ça nous ferait du bien d’aller ailleurs, etc. C’est nul parce qu’on ne pourrait pas être trop « câlins ». On s’est donc retrouvé en ville. Pascal avait proposé Morges, je ne voulais pas, c’était s’il ne voulait pas qu’on nous voit ensemble.

Comme toujours, gros trac, palpitations, etc… Tsssh, tout ça pour voir quelqu’un que je fréquentais depuis plus de 3ans!!!

Arf, il est toujours aussi chou, chaque fois que je l’ai en face de moi, mon cœur me lâche, je frémis à chacun de ses sourires, ses yeux verts me font fondre, et rien que le petit bisou de salutations sur la joue me fait rougir jusqu’au plafond. Horrible. Mince, je suis vraiment folle amoureuse de lui, rien n’avait changé en moi. J’aime chaque petit mouvement de sa bouche, de son visage, sa gestuelle, sa manière de marcher, de rire. Rhhh, je suis vraiment ravagée. J’avais envie de le toucher, de l’embrasser, de me coller contre lui, sentir ses mains me caresser, plhhh, il me botte à mort.

Je me suis étonnée que Jess se soit installé à son appartement, je pensais qu’ils avaient convenu que quant elle venait en Suisse, elle irait chez les parents? Pascal avait oublié ça. Puis, embarrassé, il m’a dit qu’il n’avait jamais rien dit avant, il ne voulait pas que je le prenne mal ou que je me fasse tout un tas de d’idées, mais ça l’avait toujours gêné de me recevoir chez lui, parce qu’après tout, c’était aussi chez Jess. Il avait toujours eu l’impression de faire quelque chose de mal, même s’il aimait qu’on soit là-bas, le fait de dormir avec une autre femme chez lui, dans son lit, etc. Enfin bref, il n’avait pas su comment me le dire, cela faisait un moment que ça le travaillait.

Bon, je ne pouvais pas afficher un sourire l’air de dire que tout allait bien, alors j’ai baissé la tête. C’est vrai que je commençais déjà à me poser tout un tas de questions, de chercher à comprendre ou me rappeler à quel moment il pensait des trucs pareils, est-ce que j’aurai pu m’en douter, l’expression de son visage peut-être? Non, je n’avais rien vu, rien soupçonné. Mais, je comprenais. Je pouvais difficilement me mettre en colère, me rebiffer contre lui, mais j’étais persuadée que Jess était derrière ses mots, elle lui avait monté la tête.

Je l’ai regardé, il jouait avec son verre attendant une réaction… Je comprenais maintenant pourquoi il avait tenu à ce qu’on sorte!

Je ne devais pas faire celle qui prenait les choses à la légère ou qui ne voyait pas le mal. Je suis resté égal à moi-même, mais un peu moins souriante. Je devais prendre le temps de penser à ça, seule. J’ai simplement changé de sujet. Pascal me dévisageait cherchant à connaître mes pensées, mais je lui ai dis que je ne voulais plus en parler.

On a pourtant passé une bonne petite fin de soirée, mais pas de bisous-bisous, il ne m’a pas prise dans ses bras, pas fait de petits câlins discret, je me sentais flouée. Une fois vers nos voitures, Pascal m’a juste fait une petite bise sur la joue.

Il était peu après minuit, j’étais persuadée que Pascal rentrait directement, mais pour être sûre et avoir l’esprit tranquille, je l’ai quand même suivi. Une fois chez lui, je me suis trouvée drôlement conne d’être là à me faire des idées. Je ne pouvais pas continuer ce cirque, j’allais me rendre malade. J’ai fait demi-tour et je suis rentrée. Ce serait idiot de passer la soirée dehors pour être sûr qu’il n’allait pas finir chez Caro. Mince, l’empêche ça me rendait folle de ne pas avoir de certitude.

A la maison, au lieu de me laisser aller à mon jeu favori du « pourquoi-comment », j’ai fait de la peinture. Ça m’évitait de trop commencer à me faire des idées. Je voulais croire que Pascal tenait vraiment à moi, alors je ne devais pas commencer à tout remettre en doute. C’était la meilleure attitude à adopter. Pourtant, est-ce qu'on s'éloignait l'un de l'autre? Est-ce que je devrais être plus méfiante? Surveiller?

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064/2012 - Lécher ses plaies?

Publié le par JaneDo

Dimanche, 4 mars 2012  -  (064/2012)

Comme une cloche, j’ai attendu, persuadée que Pascal m’appellerait dès qu’il aurait fourré sa bonne femme dans l’avion. En fin de journée, j’ai commencé à baliser, je savais que Jess devait déjà être confortablement installée dans son avion en route pour les Etats-Unis, donc je ne comprenais pas le manque de nouvelles.

Arf, sûre que Caro avait déjà fait un pas vers lui, j’ai envoyé un message à Pascal. Sa réponse m’a un peu désarçonnée; il voulait rester tranquille ce soir!Waouh, pour quelqu’un qui disait que je lui manquais, c’était un peu raide. Si c’était vrai, il aurait déjà dû avoir sonné à ma porte, envoyé des dizaines de messages, harcelée par téléphone… Mais non, rien. Il a attendu que je le contacte pour me dire qu’il voulait être seul? Trop bizarre. Il n’en fallait pas plus pour me rendre suspicieuse.

Ou sa femme lui manquait déjà et il voulait rester seul chez lui pour lécher ses plaies? Ou il avait prévu autre chose? Ou je ne lui manquais pas vraiment?

Je n’avais pas l’intention d’aller voir s’il restait vraiment tranquillement tout seul chez lui, mais, comme il ne faisait pas si froid, et que je n’arrivais pas à penser à autre chose, j’ai été voir. En arrivant, j’ai été contente de le voir pencher sur sa guitare, il était tout seul, alors j’étais sur le point de faire demi-tour et rentrer chez moi.

Mais le soulagement a rapidement fait place à un mélange de stupeur, d’incrédulité, de colère et j’en passe. Je ne m’attendais pas à voir Caro entrer dans mon champ de vision.

Elle devait être aux toilettes, ou dieu sait où. Après, c’est clair, je me suis creusée la tête pour essayer de me rappeler de quel angle Caro était sortie pour savoir où elle était dans l’appart avant d’apparaître au salon. Alors c’était ça qu’il appelait vouloir être tranquille? J’étais verte bleu. Oh, je lui en voulais, j’étais fâchée et j’étais à 2 doigts de débouler lui demander si c’était ce qu’il avait voulu me cacher; qu'il préférait passer la soirée avec Caro!

Fâchée? Colère? Ça ne veut rien dire, j’avais dépassé ce degré, il n’y a pas de mots pour exprimer ce que je ressentais!

Pas question que je fasse encore la bêtise d’aller m’humilier là-bas, et devant Caro en plus. Non. Grâce à lui, de concert avec elle, je me sentais minable, abandonnée, incomprise. J’ai fait demi-tour, puis indécise, je me suis arrêtée pour réfléchir si je devais ou non intervenir, qu’il sache ce que je ressentais. Puis non, je redémarre, puis oui, et je m’arrête à nouveau. Bref, après une bonne heure à me torturer, j’ai décidé d’arrêter de me faire des idées et de ruer dans le tas.

De retour à mon poste d’observation, Caro était vautrée dans le canapé à le regarder jouer. J’ai appelé Pascal, j’étais curieuse de voir ce qu’il allait me raconter.

Caroline a du deviné que j’étais quelque part dans le jardin parce qu’elle s’est dirigé vers les baies vitrées pour regarder dehors. Et là, j’ai un peu regretté de m’être montée la tête toute seule. Pascal a dit qu’il voulait être seul mais que Caro, bien que le sachant, a débarqué chez lui. Il m’a dit que si j’étais dans le coin, je n’avais qu’à passer aussi. Il a continué sur sa lancée en disant qu’il ne savait pas comment faire pour la faire comprendre qu’il fallait qu’elle s’en aille. Il la regardait en me disant tout ça, et je pense qu’elle a dû comprendre. Je lui ai dit que je ne voulais pas le déranger, que je comprenais, que j’avais juste appelé pour lui faire un petit coucou, c’est tout.

Après mon coup de fils, Pascal avait posé sa guitare et debout, ils ont discuté un moment, ensuite Caro est partie. Je me suis dépêchée de m’aplatir dans mon coin, je ne voulais pas qu’elle me voit. Elle a cherché du regard dans les fourrés en passant, mais elle ne m’a pas vue. J’ai suivi le bruit de ses pas, puis quant tout était silencieux, je l’ai suivi pour être sûre qu’elle était bien rentrée et pas embusqué dans un coin pour me surprendre. Elle est bien rentrée.

Pascal avait repris sa guitare et jouait, toujours assis sur le tabouret du piano. Après le départ de Caro, Thomas était descendu chez Pascal. Les garçons avaient prévu de passer la soirée ensemble à la maison. Normalement, Pascal était censé monter chez Thom, mais en voyant Caro débarquer chez lui, il avait demandé à Thomas de descendre. J’ai su après que c’était pour la faire partir et que Thomas était censé descendre pendant qu’elle était là et pas seulement après.

Pascal ne m’avait pas menti, il voulait donc vraiment rester tranquille…

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063/2012 - A Sminette :)

Publié le par JaneDo

Samedi, 3 mars 2012  -  (063/2012)

coucou jane ,

Moi je pense au contraire que tu ne devrais pas te faire consoler par quelqu'un d'autre , tu sais bien que Pascal n'est pas du genre a pardonner ce genre de fautes .

Tu sais , je me rends compte que ces derniers temps votre relation devient monotone et que vous etes   entrain de tomber dans la routine   que tu voulais à tout prix éviter .

Hm... tu devrais faire quelques efforts , parce-que j'ai l'impression que plus vous vous éloignez , plus sa femme et lui se rapprochent . Tu devrais faire quelque chose avant que Jess ne tombe vraiment enceinte cette fois çi ou une autre horreur du genre . Tu imagines ?

Tu devrais aussi te demander pourquoi Pascal finit toujours par aller rejoindre Caro dès qu'il peut se l'iberer , ce n'est pas logique .

Après tout ce que vous avez vècu , tu ne peut pas   le laisser te filer entre les doigts aussi betement  . 

Aussi , excuse moi d'étre indiscrete , mais est-cu que tu as l'impression de ne plus plaire à Pascal , parce-que tu dis que Pascal aime les rondeurs ( oh ! la chance en passant , prètes moi ton homme !!) mais tu dis que tu as perdu du poids et certains attibuts qui fesaient qu'il ne pouvait pas te résister .

Tu sais ma chérie , il faut parfois faire des concessions pour plaire à ces messieurs , et une bonne grosse tablette de chocolat de temps en temps ne peut faire que du bien

En passant , je suis désolée pour mon absence , j'ai quelques soucis avec Kazeo , et en ce moment méme , je ne sais méme pas si ce commentaire va te parvenir

- Réponse -

Ha la la Sminette, si j’avais lu ton message avant…..

C’est vrai que j’ai perdu beaucoup de poids, d’ailleurs Pascal me fait souvent la remarque, mes rondeurs ont disparus et je sais que ça lui manque. Fesses, poitrine sont moins rembourés qu'avant. Moi, je me sens beaucoup mieux, moins lourdes. Surtout ce qui est agréable, c’est de ne pas avoir autant de poitrine, ne plus avoir cette énorme masse à transporter, grrrh, mais certains hommes aiment ça et malheureusement Pascal en fait partie, lui, il aime… poisse!

Je n’avais pas l’impression qu’on était tombé dans la routine, mais maintenant que tu le dis …

Ma façon de ne pas vouloir être un pot de colle, une chieuse fait que je reste en arrière, et cette foutu timidité aussi. J’avais aussi remarqué qu’avec le temps, il semble que Jess prend de plus en plus de place, même à distance. C’est énervant parce que je me sens impuissante. Et du coup, je prends de moins en moins de place dans sa vie.

Je vois bien que les autres filles le font rire, brillent, sont intéressantes, elles proposent des choses, moi non. Celles qui l’intéressent sont toujours plus… voluptueuse que moi… Dire que la plupart des hommes sont des « fashions victimes » et il fallait que lui non!

C’est un beau mec et dès que les filles un peu plus enveloppées se rendent comptent qu’il est plus intéressé par elle que par les « stock affiches », elles deviennent des pots de colle et je me sens larguée, alors je reste à l’écart. Je ne vais pas me mettre à me crêper le chignon avec ces nanas? Je me demande si par son attitude, il n’essaie pas de me pousser à reprendre du poids… Arhhh, je ne veux pas! J’aime pouvoir enfiler n’importe quoi et que ça me va sans avoir à me prendre la tête pour coordonner, combiner, choisir avec soin ce que j’achète ou que je porte !!!

Hhhhhhah, non non non, si Jess tombe enceinte… je ne sais pas ce que je ferais, je ne pourrais pas le supporter, pas cette fois!!!!!

Il court tout le temps vers Caroline, ha non, ce n’est pas logique! Parce que, je trouve que parfois il la traite de manière atroce, et pourtant elle tient bon, et du coup, il retourne toujours vers elle…

Je voudrais qu’il m’aime MOI, mince ou ronde… mais c’est vrai que, comparé à Caro, je fais un peu pauvre… Elle a des fesses, une poitrine volontaire, et c’est clair qu’il doit préférer sentir la sienne sous ses doigts que le peu (résultat) chez moi. Pourtant, je n’ai pas l’impression qu’il aime moins faire l’amour avec moi, je ressens toujours la même passion de sa part… à moins… noooon… non non, il ne pourrait pas simuler quand même ?????? Il serait trop fort alors !

En plus, Caro est maligne, toujours là où il faut……… Dès qu’il a envi de câlins, il n’a qu’à se tourner et devine qui est collé à côté ??? Elle ! Moi je suis….. heu… là-bas dans le fond, trop coincée pour lui coller aux fesses! Et maintenant elle fait copine copine avec sa femme qui semble plus l’apprécier que moi !!!!!!

Ouais, j’ai l’impression de courir à côté du train pour le coup !Ce serait horrible de le perdre sans savoir pourquoi, ni comment… Ce serait la pire des souffrances… Je ne m’en remettrais pas!!!

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062/2012 - Caro aurait dû choisir mon camp!!

Publié le par JaneDo

Vendredi, 2 mars 2012  -  (062/2012)

Bien fait de sortir hier soir après le petit mot de Pascal, parce qu’aujourd’hui, probablement encouragé par ma réaction et surtout de voir que je n’étais pas fâchée, il m’a à nouveau envoyé un petit message pour savoir si je sortais ce soir et où j’allais.

Je n’avais rien prévu, ce soir c’était training défoncé et plateau TV. De toute façon, j’imagine qu’il devait s’occuper de sa femme vu qu’elle partait dimanche, et je n’étais pas sûre d’avoir envie de tenir la chandelle. Je me suis donc débrouillée pour me procurer un autre natel et je l’ai appelé au bureau. Je lui ai dis que je n’avais pas trop la forme et que je n’avais pas envie de sortir. Pascal et sa femme étaient invités chez des amis, si je sortais, il se serait arrangé pour venir boire un verre dans le même endroit question de se voir un moment.

Pour moi, c’était un peu compliqué, je n’avais pas envie de passer toute la soirée à attendre et ensuite courir juste pour se voir 5mn. C’était trop de boulot, je pouvais attendre dimanche le départ de sa femme.

Dans le cours de la discussion, j’ai appris que Jess avait invité Caro à les accompagner. J’avoue que ça m’a un peu fait chier. Celle-là!

L’air de rien, j’ai demandé si je connaissais, où c’était et tout, et sans problème, Pascal m’a raconté.   Je savais qui c’était et même où il habitait  , donc si vraiment, je pourrais toujours aller jeter un coup d’œil. On a même discuté pour savoir si on demandait à Thomas de m’emmener avec lui. Mais, ça ne me disait rien. Thomas le ferait, mais je savais que ça lui déplairait de servir de tampon.

Layne allait aussi à la même soirée et quant il m’a proposé de l’accompagner, cette fois j’étais certaine de ne pas vouloir y aller. Si je me pointais là-bas avec Layne, Pascal pèterait un plomb, c’est sûr. J’ai donc passé une soirée tranquille à la maison… C’était ma seule soirée tranquille du week-end.

Demain j’avais des tonnes de trucs à faire la journée, notamment aller acheter un cadeau d’anniversaire avec mon petit voisin du rez, Roméo, pour son cadeau d’anniversaire, le soir, je sortirais sûrement un petit moment et dimanche j’avais la fête d’anniversaire. Je n’avais pas du tout, mais du tout envie d’aller à cet anniversaire, mais j’avais promis au petit, et ça ferait tellement plaisir à Marie aussi, donc impossible de m’y soustraire. On avait aussi prévu de jouer aux cartes dimanche avec ma frangine, et mon frère avait pti Marc et on avait aussi envi d’aller faire un coucou à mon papily, donc,   j’étais over-booker!   Je me sens déjà stressée.

Et dimanche soir, j’avais le fol espoir de voir Pascal… Sa femme sera partie, alors Caro n’a qu’à bien se tenir, elle aurait dû choisir mon camp!

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061/2012 - Caro retourne sa veste...

Publié le par JaneDo

Jeudi, 1er mars 2012  -  (061nième jour / année 2012)

Les paroles de Thomas me poursuivaient; est-ce qu’il avait raison? « Tu sais Jane, à force de vouloir ne pas emmerder Pascal, de rester de côté, tu laisses les autres filles prendre le pas sur toi. Tu devrais un peu plus t’affirmer et imposer ton existence, revendiquer ta place. Ouais, je ne devrais pas dire ça, Jess est ma frangine, ha la la, mais tu es trop passive. »

Comme décidé, je ne voulais pas sortie ce soir, si Pascal avait envi de me voir,   il n’avait qu’à se débrouiller   pour me le faire savoir. Rhhh, mais si Thomas avait raison, j’aurai peut-être dû sortir, aller le retrouver et lui proposer qu’on aille ailleurs, tout normalement, sans faire la tête ou lui faire de reproches? Pfff, mais je suis timide, et vraiment, vraiment, je détesterais me transformer en pot-de-colle. Mince.

J’avais espéré un appel ou un message de Pascal dans la journée, mais toujours rien. Pourtant, sa femme n’était pas là d’après ce que j’avais entendu, alors pourquoi n’appelle-t-il pas? Je ne comprends rien, je ne sais pas quoi faire. Zut, j’ai l’impression qu’il commence à me traiter pire que Caroline? Peut-être qu’en ne me voyant pas, il finira par se décider à appeler?

Puis en fin de journée, enfin quelque chose; Pascal m’a envoyé un petit mot avec des fleurs; il disait regretter d’être si absent, Jess et son père l’avait à l’œil, que je lui manquais beaucoup, qu’il m’expliquerait si je n’étais pas déjà trop fâchée contre lui. Il espérait que non. Qu’il aimerait bien me voir, mais devait faire attention tant que sa femme était là (j’ai noté qu’il avait écrit "ma femme" et non Jess). Si je sortais ce soir, il sortira juste pour me croiser, sinon il ne sortait pas. Il me demandait de lui faire un appel en absence sans laisser de messages sur sa boîte vocale, ni de sms, là aussi il m’expliquera. Qu’il était content d’apprendre que j’allais mieux.

J’ai noté qu’il n’y avait pas de « I Love You ». A la fin de son message, il m’a demandé de faire attention à ce que je racontais à Caro, qu’elle et sa femme étaient devenues inséparables…

Hum, alors Caro avait tourné sa veste? Mince, même si je l’avais pensé, j’avais espéré que non. Ça m’a fait plaisir son petit message, et les fleurs aussi, mais tout de même, il aurait pu y penser plus tôt? Presqu’une semaine sans nouvelles, c’était intenable. J’étais contente qu’il se soit débrouillé quand même pour entrer en contact, mais voilà; est-ce que je devais courir dès qu’il me siffle? Ben oui… Puisqu’il avait fait un effort, la moindre des choses était de montrer que j’appréciais, et l’encourager, donc, je lui ai fait un appel en absence.

Pendant que je me préparais, je me suis rendue compte que j’étais légèrement nerveuse et impatiente aussi. Ma tête commençait déjà à imaginer comment ça se passerait, pourtant j’essayais de ne pas y penser sinon je risque d’être salement déçue. Mais rien à faire, ma tête fonctionnait sans moi.

Après mon appel en absence, j’ai reçu un sms d’un numéro que je ne connaissais pas, signé par Pascal; après le basket, il pensait être au Bleu vers 23h. Il ne fera pas long vu qu’il travaillait le lendemain et qu’il était assez fatigué ces temps. Quand il s’agit de moi, il est fatigué? Hein? Non, vraiment super!!! Peut-être que je ne devrais pas y aller, et lui dire que ça n’en valait pas la peine, autant qu’il rentre se reposer! Hum, ça me titillait grave de lui faire le coup et peut-être que la prochaine fois, il oubliera sa fatigue.

Chiant, je ne savais pas à qui demander de m’accompagner, et je ne voulais pas me pointer là-bas toute seule!

Comme je ne trouvais personne et que je ne voulais pas appeler Thomas juste pour ça, j’ai jeté mon dévolu sur Caro malgré les avertissements de Pascal. Et Pascal avait raison! Caro un peu gênée de m’accompagner a finalement fini par me dire que Jess et elle avaient déjà prévu autre chose. J’ai noté qu’elle n’avait pas dit quoi, ni où. D’habitude, elle m’aurait dit, mais là, elle a fait comme si elle ne savait pas. Ça m’a un peu fait mal au cœur, je sentais qu’elle voulait aussi mettre un peu de distance, étant donné que Jess ne m’aimait pas beaucoup.

Pas très sympa. Je lui en voulais un peu, et je sais que le mot « vengeance » a traversé mon esprit.

Donc, j’ai fini par appeler Thomas pour lui dire que je sortais un petit moment. Je n’ai pas eu besoin de lui demander où ils allaient, spontanément, il m’a dit qu’il pensait qu’ils iraient prendre un verre au Bleu avec les copains du basket vers 22h-22h30. Je lui ai dis que je ferais un saut, si mes copines ne voulaient pas aller là-bas, je viendrais seule. Hum, il n’y avait pas de copines, mais je ne voulais pas qu’il pense; « oh, la pauvre, elle est toute seule! ». Avant de raccrocher, il m’a averti que Pascal serait peut-être là.

Le soir, comme Pascal m’avait dit pas avant 23h, je suis arrivée vers 23h10. J’ai cherché où était parqué sa voiture pour être sûre qu’il était déjà arrivé là avant de me pointer là-bas comme une mordue. J’ai tout de suite trouvé la voiture à Thomas et bien sûr, celle à Pascal n’était pas loin. Donc, comme une grande, l’air complètement à l’aise, je suis descendue dans le puits du gouffre. J’avais peur que ma timidité bloque ma vision et que je passe à côté d’eux sans les voir, mais, je reconnais toujours immédiatement Pascal, et mon coeur se met à faire des flip-flap. Piouhhh, j’ai eu de la chance qu’il ne soit pas au petit coin ou assis à une table, sinon, je ne l’aurai pas vu.

Je sais que Jess a reproché à son frère de m’avoir dit où ils allaient. Un peu gêné d’avoir commis un impair, Thomas m’a averti qu’il avait, par mégarde répété à Jess que je m’étais plainte de ne pas avoir de nouvelles de Pascal. Donc, Jess savait qu’on s’était vu, mais je pense qu’elle devait danser de joie de savoir que Pascal m’avait en quelque sorte, laissé de côté. J’ai eu une petite pincée au cœur en voyant Caro faire semblant de ne pas me voir. Elle était avec Jess et ses copines accoudée au bar. J’ai aussi remarqué la petite expression du chat qui vient d’avaler un canari de miss Jess parce qu’elle pensait m’avoir volé l’amitié de Caro. Pfff, rien à cirer, rira bien qui rira le dernier.

J’ai fait comme si je n’avais pas remarqué l’attitude de Caro et j’ai été les saluer. J’ai aussi salué Jess, puis j’ai salué les garçons avec Pascal dans le tas. La copine à Thomas était là, et je suis restée avec eux, tout en me rapprochant de Pascal. Il m’avait vu descendre les escaliers et m’avait fait un petit signe de la main en souriant. Il discutait avec ses potes de basket. L’horrible petit rouquin était là aussi, lui, j’ai fait celle qui ne l’avait pas vu et salué tous les autres.

Je m’étais assise sur un des tabourets du bar et dès que le tabouret à côté de moi s’est libéré, Pascal est venu s’y asseoir. Immédiatement, Jess et Caro sont venu vers nous, et Jess s’est s’installé entre les jambes de son mari. Elle suivait notre conversation.

On parlait normalement, sans que ce soit une conversation privée. Je lui ai raconté que le lendemain, je devais rendre un boulot et je n’avais pas fait grand-chose, que j’avais un peu le trac. Thomas était debout devant moi, le bras autour de la taille de Maeva et participait à la conversation. Malgré la présence de Jess et Caro, je lui ai reproché de ne pas donner de nouvelles. Dans le cours de la discussion, Pascal m’a appris que Jess repartait dimanche et je peux avouer que j’ai ressenti une immense joie. Bon débarras, asta la vista ma grande!

Puis, décidée à partir avant que Pascal et sa femme, et aussi pour continuer dans la lancée de celle qui avait juste fait un passage pour dire bonjour mais qui avait d’autres plans. Digne et la tête haute, j’ai quitté le champ de bataille. Jess n’avait pas ouvert la bouche, elle s’était juste contentée de nous écouter. Elle surveillait. Caro, un peu gênée, est restée là à essayer d’éviter de me parler, gloussant et rigolant des plaisanteries de Jess. Quant nos regards se croisaient, elle se dépêchait de détourner le regard ou la tête. Pas très cool. Ça fait un peu mal quand même.

Au moins, j’avais vu Pascal... Quelque chose dans son sourire, dans son regard, me faisait croire qu’il ne se foutait pas de ma gueule. Ou est-ce que je me la raconte?

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060/2012 - Fu..uuu..rax malgré ses yeux menthe à l'eau...

Publié le par JaneDo

Mercredi, 29 février 2012  -  (060/2012)  -  Chaud – froid

Pas mal de balades avec la chienne aujourd’hui, ça m’a fait du bien. Je crois que c’est le fait de devoir m’occuper de quelqu’un d’autre et de ne pas passer mon temps à écouter et analyser mes petits bobos qui me fait du bien. J’ai hésité à la garder encore pour la nuit, mais finalement, je l’ai ramené. J’avais dans l’idée d’aller pleurer dans le gilet de Thomas ce soir… C’est ce que j’ai fait.

Toutes mes histoires le gavaient, mais il m’a écouté. De temps à autre il me demandait à quoi je m’attendais, je connaissais la situation, c’est en pleine connaissance de causes que j’ai sauté à pieds joints dedans, alors je devais arrêter de me plaindre. Glups, il avait bien sûr raison, mais ça fait du bien de se plaindre…

Pascal est passé et je ne voulais pas qu’il sache que j’étais là, alors je suis restée planquée dans la chambre à Thomas. La porte était restée entre-ouverte pour ne pas donner de soupçons sur la présence de quelqu’un.   Pascal rentrait après avoir déposé sa femme je ne sais où.   Apparemment, Caroline était au courant parce qu’elle l’a appelé, il a convenu avec elle qu’il passait après. La rage, c’est incroyable, alors que je n’avais pas de nouvelles, avec Caroline, ils se fixaient de petits rendez-vous? Ça m’a retourné l’estomac.

 

  •  Caro hein?
  • Oui, j’ai promis de faire un saut chez elle tout à l’heure. On ne sait pas beaucoup vu ces derniers temps.
  • Et Jane alors? 

 

Gros soupir et le regard dans le vague. Je suivais chacune de ses expressions, de ses mouvements, jusqu’à la formation des mots sur ses lèvres. L’empêche que je fulminais.

  • Rhhh, je ne veux pas parler d’elle…

Pascal s’était assis sur le coin de la table du salon, tassé sur lui-même, la tête basse, il a continué…

Pascal a demandé comment est-ce qu’il pouvait mettre de la distance entre nous si on lui parlait tout le temps de moi. Sympa! Puis j’ai compris que lors de son séjour aux Etats-Unis, il avait menti en disant qu’on était juste amis, qu’on ne se voyait pas tant que ça   (ça c’était hyper cryper vrai)  . Pascal avait eu la stupidité de promettre à sa femme de m'éviter, apparemment ça risquait de me faire croire qu’il y avait encore une chance. Pfff. Jess s’attendait à me voir répliquer dès que Pascal rentrerait, il savait qu’elle surveillait son téléphone, alors il a évité tout contact.

Thomas a rigolé, il pensait que c’était de fausses excuses, parce qu’enfin, il aurait pu m’appeler avec son téléphone, celui de Paul ou autre, depuis le bureau de quelqu’un d’autre ou même d’une cabine. Pour Thomas ce n’était que des foutaises, s’il voulait vraiment m’avertir, il aurait eu milles occasions de le faire.

Je ne sais pas si Thomas le mettait au pied du mur de ses bêtises parce que j’étais là et qu’il savait que j’entendais tout…

Pascal s’est très mal défendu en disant qu’il n’aurait pas su quoi me dire, puis qu’il avait peur que le simple fait d’entendre ma voix lui aurait donné envie de me voir. Dans le ton de la voix de Thomas, on pouvait   entendre son scepticisme  . Pascal était toujours tassé sur lui-même. Thomas lui a fait remarquer que comme il arrivait si facilement à ne pas entrer en contact avec moi, mais par contre sans problème avec Caroline, je pourrais me sentir blesser, mais aussi, il n’avait qu’à le faire une bonne fois pour toute et arrêter de tourner autour du pot. Thomas pensait que s’il était sincère et qu’il tenait vraiment à moi (j’ai noté qu’il n’avait pas utilisé le mot "aimer" mais "tenir à"), il me devait bien ça.

Mon cœur battait à mes tempes et j’ai trouvé que Pascal avait mis long à répondre, chaque seconde d’attente était une torture. Que pouvait-il bien répondre à ça? Et, mais non, je ne veux pas qu’il me plaque sous prétexte qu’il tient à moi? C’est quoi ce délire? Puis, mes muscles se sont relâchés et mon cœur a palpité d’amour pour cet adorable idiot, de ce beau mec avec des yeux verts menthe à l’eau, de sa voix suave un peu rauque sous l’émotion; Il n’arrivait pas à se détacher, qu’il ne pouvait pas me quitter.

Pascal lui a demandé comment s’éloigner si on lui parlait tout le temps de moi, Jess n’avait pas arrêté de le cuisiner à mon sujet chaque fois qu’elle en avait l’occasion. Surprise, j’ai appris que Jess avait invité Caroline a passer la nuit chez eux l’autre soir   (quel soir??? Vendredi??? Ah bon ???)  . Il a dit qu’il ne s’était rien passé et Thomas s’est un peu moqué. Il lui a demandé s’il n’avait pas peut-être plus de respect et de sentiments pour sa femme que pour moi, puisqu’il arrivait très bien à coucher avec Caroline quant j’étais là, mais pas devant Jess? (Hum… Tiens, je me demande aussi?

Pascal a reconnu que c’était peut-être bizarre, mais il ne pouvait pas. Il ne voulait ou ne pouvait pas partager nos trips avec elle, elle ne faisait pas parti de notre équipe, de nos jeux…   (Bizarre en effet!) 

Etrangement, Pascal a dit qu’il ne savait pas pourquoi, mais     voir Caro lui faisait penser à moi  ,   alors si Jess l’avait invitée en pensant qu’il m’oublierait ou ne penserait pas à moi, c’était pire. D’ailleurs vendredi soir, il n’a pensà qu’à ça; ce que je pouvais bien être en train de faire, sûrement rigoler, mais avec qui, est-ce qu’il me manquait ou est-ce que j’étais définitivement fâchée?

Bref, je n’avais pas quitté ses pensées… Tant mieux, parce qu’il a rongé les miennes…

Thomas ne lui a fait aucun cadeau; il lui a posé la question de ce qu’il avait fait samedi soir, il n’était rentré qu’après 4h du matin ? Alors comment pouvait-il avoir le culot de dire que je lui manque et passer la nuit avec une autre?

Là Pascal s’est défendu en disant qu’ils s’entendaient bien, et que c’était tout naturellement qu’il a accepté d’aller prendre un verre chez elle. Mais, une fois en haut, il a presque immédiatement regretté, pris au piège. Il a réalisé un peu tard qu’il aurait dû refuser, apparemment, la fille s’attendait à autre chose.

  • Tsss, alors toi… Tu t’attendais à quoi? Tu as passé toute la soirée à boire ses mots comme du petit lait, ensuite tu acceptes comme un grand de monter chez elle??? Tu plaisantes ou quoi? Ça voulait bien sûr dire ce que ça voulait dire! Tu voulais la sauter, point final. Tu n’es quand même pas aussi naïf??? Et si tu t’en ai rendu compte presque immédiatement, tu as fait quoi pendant plus de 3h??? Tu as été chez Caroline ou Jane pour baisser la température?
  • Non… On a continué à discuter. C’était juste… un petit peu embarrassant…
  • Mouais… A d’autre…

Pascal a assuré qu’il n’y a rien eu. Il aurait pu, il y avait des moments où il se demandait pourquoi il essayait d’être aussi sage, il n’avait de compte à rendre à personne, et même pas spécialement à Jess, elle n’en aurait rien su, mais même s’il y avait des moments où il en avait envie, il avait l’impression de faire quelque chose de mal. Thomas l’a un peu titillé pour savoir s’il n’y avait pas eu un petit bisou, mais Pascal a assuré que non, il avait réussi à éviter toutes les petites tentatives; il n’avait pas été là-bas pour ça, mais juste pour ne pas penser à Jess, Caro ou moi pendant quelques instants. Mais c’était raté, quand il a senti qu’elle voulait tenter une approche, aussi bizarre que ça puisse paraître, il n’a fait que penser à moi et comment je risquais de réagir si j’apprenais un truc pareil.

Thomas a éclaté de rire, il trouvait assez faramineux que Pascal pense à mes réactions au lieu de celle de sa femme ou de son autre maitresse en titre. Pascal n’appréciait pas vraiment ses moqueries et il s’est renfrogné encore un peu plus. Dans des moments comme ça, ce qu’il pouvait être chou, les sourcils tout froncés, ça me donnait envie de le prendre dans mes bras et de lui faire des câlins, mais… il ne fallait pas que j’oublie qu’il avait eu des idées, qu’il n’était pas tout innocent là-dedans, ce serait un peu trop facile!

Je pense que Pascal trouvait que Thomas avait un peu la dent dur ce soir, il s’est donc levé pour partir. Thomas lui a encore demandé si c’était pour rentrer ou pour aller chez Caro, et… il allait chez Caro. Le rat.

Pourtant, je ne lui en voulais plus autant que les jours précédents. J’étais contente que les tentatives de sa femme ou autre finissaient toujours par le ramener vers moi. Peut-être que je pardonne un peu trop facilement… malgré tout, j’avais une petite boule qui me rongeait un peu l’estomac… Malgré ce qu’il avait dit, il cherchait à mettre de la distance entre nous, il allait chez Caro ce soir, et elle avait passé la nuit chez eux vendredi… Rien de très rassurant en fait!

J’ai couru à la fenêtre pour le regarder traverser le jardin la tête basse et les mains dans les poches. Je me demande combien de temps il passerait chez Caro? Et qu’est-ce qu’ils allaient se dire ou faire? C’est là, accroché aux fenêtres que Thomas m’a retrouvée, il avait sa tête des mauvais jours.

Thomas s’est plaint qu’il ne voulait pas être pris au milieu de nous 2, 3 même, et pourtant, il n’arrivait pas à se défaire de toutes nos histoires. Il en avait un peu plein les bottes.

Je ne suis pas restée très longtemps après le départ de Pascal. Déjà, parce que Thomas était persuadé que je voulais rester pour savoir quant son adorable frérot allait rentrer, et ensuite, parce qu’une fois que Pascal serait rentré, je pouvais difficilement m’éclipser sans me faire voir. Puis, je crois que Thomas n’appréciait pas non plus qu’il ne soit pas autorisé à dire que j’étais chez lui, il n’a pas aimé que je me cache comme si on faisait quelque chose de mal.

Hum, si je m’étais montrée, déjà, ils n’auraient pas autant parlé, puis ensuite, Thomas aurait pensé que j’étais venue que pour le voir… Faudrait savoir!

L’empêche,   j’étais un peu verte, Jess n’était pas là   et Pascal n’a pas pensé qu’il aurait pu essayer de m’appeler? Tous les téléphones qu’il approche tombent en panne ou quoi? Dans la voiture, j’ai appelé Layne. Ah oui, encore. J’étais mal dans ma peau, d’ailleurs ma peau me faisait mal, tout comme la boule de billard au fond de l’estomac. Layne était inatteignable, la poisse.

Je ne voulais pas courir chez Caro parce que, même s’ils ont seulement l’air de discuter, je ne pourrais pas me décider à partir, persuadée qu’il se passerait quelque chose. S’il ne se passait rien, je me serais gelé le cul pour rien, en plus, j’avais une furieuse envie de tousser, je m’étais retenue tout le temps que Pascal était chez Thomas. Heureusement qu’il avait de la musique de fond, je pouvais discrètement me racler la gorge.

C’était à Pascal de m’appeler, en tous cas moi,   je ne bougerais pas le petit doigt…   Mince, ce que je pouvais passer de l’amour aveugle à la rage tout aussi aveugle…

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059/2012 - Et pourquoi pas Layne...

Publié le par JaneDo

Mardi, 28 février 2012  -  (059/2012)

Hier soir, Shanna, le chien à Marco a voulu rentrer avec moi, alors je l’ai prise. Je ne sais pas si c’est grâce aux conseils de Maria ou aux promenades avec le chien, mais j’allais mieux. Maria m’a demandé de prendre mon « Seretide » contre l’asthme et bizarrement, je tousse beaucoup moins. Je devais ramener la petite ce soir, mais j’ai décidé de la garder, elle a l’air tellement contente d’être avec moi. J’ai reçu un message de ma puce, Kachouka, elle est à Vercorin. Il paraît que la neige est bonne et qu’elle s’amuse bien.

Toujours pas de nouvelles de Pascal… Je trouve ça horrible! On passe des moments supers ensemble, puis, blafff, pas de news, ce n’est pas normal. Son attitude me rend dingue …

Je ne suis pas une sainte, j’ai besoin d’attention, de câlins, de sentir un autre corps chaud contre le mien, de bisous, de tout ce qui fait se sentir bien, d’être comprise, aimée, et Pascal est aux abonnés absents. Pascal n’appelle pas, ne donne pas de nouvelles, me laisse dans le noir le plus complet, je me sens délaissée, seule et triste. Thomas ne voulait pas qu’on se voit si c’est pour parler de Pascal, avec Layne je n’ai pas ce genre de discussions, et je n’avais pas envie de continuer à ressentir ce gros vide, alors   j’ai appelé Layne  .

Après tout, je n’avais pas de compte à rendre à Pascal…

Avant de passer à l’acte, j’ai eu une pensée pour Pascal ; j’ai imaginé ce qu’il devait ressentir dans la même situation… certainement la même chose que moi!

Emporté par les instants présents, il était difficile de résister, difficile de faire appel à la raison, aux bons sentiments comme l’amour qu’on ressent pour quelqu’un d’autre, on a juste envie de se laisser emporter et on réfléchira après. Et j’aime coucher avec Layne, pas autant qu’avec Pascal, parce que lui je l’aime, les émotions sont décuplés, mais là, ce n’était que du sexe, rien à voir avec les sentiments, à part qu’on apprécie la personne avec qui on partage ces moments.

Avec l’excitation du moment, on oublie tout le reste, on se sent bien, en osmose, et après, hum, un peu coupable peut-être… parce qu’on cherche à comprendre comment on peut faire l’amour avec quelqu’un d’autre, alors qu’on en aime un autre!!! Je pense que pour Pascal, ce doit être pareil… Alors pourquoi je lui en veux tellement? Je ne suis pas mieux?

Layne est parfait, il est hot,   ne pose pas de questions  , prend les choses comme elles viennent sans se prendre la tête.

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057/2012 - Son coeur s'éloigne de moi...

Publié le par JaneDo

Dimanche, 26 février 2012  -  (057/2012)  -  Son cœur s’éloigne…

J’ai donc passé tout le dimanche au lit à frissonner et à transpirer et juste un mini message de Pascal qui me demandait comment j’allais. Un peu pauvre comme attention, ça m’a déprimée. J’ai dû m’abaisser à l’appeler pour le voir, et bien sûr, il a dit qu’il ne pouvait pas. Pfff, ça m’a flingué le moral. J’avais insisté dans tous les sens, mais rien à faire, il a dit que ce n’était pas possible, qu’il essayerait de passer lundi.

Lundi, ça me faisait une belle jambe qu’il daigne "essayer de passer", le week-end, il était censé avoir plus de temps que la semaine. Il passera quoi? 5mn? Ça n’en valait pas la peine. J’avoue que ça m’a fâché, mais je n’ai rien dit, je verrais bien si je lui ouvre ou pas!

Pour quelqu’un qui n’en avait rien à cirer de sa femme, je trouvais qu’il lui consacrait beaucoup de temps. Peut-être qu’il n’était pas honnête concernant Jess, il y tient peut-être plus qu’il ne le dit, après tout, c’était son 1er amour!

Afff, fallait que j’arrête de me monter la tête. Pour me distraire et glaner des infos, j’ai appelé Caro. C’était ce qu’il y avait de plus proche de Pascal après Thomas. Ça m’a énervé de savoir qu’elle avait été courir avec lui dimanche matin… Elle le voyait nettement plus que moi!

Holala, c’était de l’autodestruction, j’avais un peu trop tendance à faire ça. Dès que quelque chose ne se passait pas comme je le voulais, j’enfourchais mon cheval de doutes et c’était parti; je me racontais tout un tas de truc qui me faisait peur et mal. Je devais absolument arrêter ça; Pascal avait des obligations et autre chose à faire que me consacrer tout son temps, alors je devais rester positive.

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