Dimanche, 17 juin 2012 - (169/2012) - Suite… Et la fête continue…
J’ai eu du mal à dormir malgré la fatigue. Je crois que je regrettais d’avoir quitté la fête. Je ne savais pas ce qui se passait, ce que faisait Pascal, je ne voyais pas ce qui se passait, l’ambiance, rien, et je crois que ça m’angoissait. Ce qui m’angoissait, c’était de ne pas être là-bas avec tout le monde, de ne pas participer, de faire bande à part, de m’être exclue. Et maintenant, en y retournant, je serais hors du coup. J’avais été un peu bête d’être rentrée, pfff!
Je me suis donc levée avec un mal de tête à tout casser, tous les bruits, les odeurs, la luminosité, tout me donnait mal à la tête. Et la nausée.
Depuis que j’étais rentrée d’Allemagne, je me baladais une angoisse d’enfer. Je crois que même si je fais celle qui a confiance, inconsciemment, je dois certainement baliser à mort. Même la longue douche bouillante que j’ai pris n’a pas réussi à balayer la fatigue, ni le mal de cailloux. J’avais une barre en métal dans le dos, tous mes mouvements me semblaient lourds, lents, douloureux. Zut, j’avais toujours la boule à l’estomac de retourner là-bas. J’ai envoyé un message à Thomas et à Pascal pour savoir où ils en étaient.
Ils avaient fait des grillades et étaient tous plus ou moins attablés pour manger. J’ai dû me mettre à une place libre, tout à l’autre bout de la table. Je ne connaissais pas bien ceux qui m’entouraient, et ils ne me parlaient pas. Seulement de vue pour certains. Waouh, je me sentais vraiment comme une étrangère parmi des gens qui se connaissaient bien, qui avaient pleins de choses à se dire. Pascal était à l’autre bout de la table, de même que Thomas.
Il m’avait proposé de se serrer pour que je me mette à côté de lui, mais il y a eu un tel silence, tous les regards se sont tournés vers moi, alors ça m’a bloqué. Alors, j’ai dit que ça allait, mais en fait, ça n’allait pas du tout. Je me sentais exclue, pas à ma place, et gênée de ne pas savoir quoi dire, ni comment participer aux conversations.
Pascal semblait éviter de regarder dans ma direction. D’ailleurs, il n’avait pas répondu à mon message, Thomas oui. Bon, il n’avait pas son natel avec lui, alors je comprends. Pascal était entouré de Thomas, Paul, son pote de toujours, sa femme. Nina n’était pas très loin, mais à l’opposé de sa femme. De temps en temps, elle et Pascal s’échangeaient de petits sourires ou des clins d’œil. Mouais, j’avais manqué le train moi.
Caro était assise en face de Pascal et bavardait avec Jess. Elles avaient l’air de bien s’entendre.
Michael et Paul s’occupaient des grillades. C’était bon, mais je n’avais pas très faim. Ils se parlaient entre eux. Ils ont remercié Jess et Caro pour les salades et tout. Hum, j’aurai peut-être dû proposer mon aide. Après avoir mangé, Thomas est venu s’asseoir à côté de moi. A l’oreille, je lui ai chuchoté de me sortir de là. Il m’a donc emmenée à la place qu’il m’avait proposée dès le départ. Je me sentais soulagée. Pascal rigolait avec une nana de l’autre côté de la table, à côté de Caro, nos regards se sont croisés. Je n’ai même pas su lui faire un petit sourire.
On aurait dit qu’on s’évitait…
Thomas portait une des ICE que Pascal lui avait offert, donc je pense que l'échange de cadeaux avaient dû se faire après mon départ!
Enfin, on a pu se tirer de la table et s’éparpiller un peu. Pfffouh, je me sentais moins mal à l’aise. Je n’avais qu’à me planter dans un coin ou aller m’enfermer un moment aux toilettes et voilà. En ressortant, j’ai fait l’effort d’aller un peu vers Pascal et je me suis coincée à côté de lui sur le banc. C’était pas franchement une bonne idée, on ne pouvait pas se parler avec tout ce monde autour et toutes ces oreilles. Il m’a seulement demandé si ça allait et après un vague oui, on ne pouvait plus rien se dire de plus.
Puis, Pascal a demandé à la ronde à ceux qui voulaient quelque chose à boire, et Caro a proposé son aide, mais Pascal a dit que ça allait, j’allais l’aider. Dire que je n’avais même pas capté, ni même pensé à me proposer. Pfff, lamentable. On a pu échanger quelques mots, et je lui ai dit que je me sentais hors-jeu, mal à l’aise, puis Christian l’a appelé pour jouer au volley. Pascal m’avait dit qu’ils étaient crevés, Jess avait dormi un moment, mais pour la majorité, ils n’avaient pas fermé l’œil de la nuit.
Hum, je suis restée à la table avec Caro et Jess. La poisse. Je n’osais plus bouger de là et pourtant, j’avais envie de partir en courant.
J’ai très vite oublié mon malaise en regardant les garçons préparer le terrain, monter le filet. Les garçons s’étaient mis à torse nu, hum, donc perdue dans la contemplation de celui qui me fait craquer, j’ai oublié les autres à côté et je n’entendais même pas leurs conversations. La plupart des filles avaient enlevé leurs t-shirts et jouaient ou en soutien-gorge, ou pour celles qui avaient prévu la chose, en haut de maillot. J’aurai pu jouer, mais je ne me sentais pas d’attaque. Et puis, je joue pour le fun, je suis très mauvaise. Aucune technique et je ne connais pas vraiment les règles, seulement en gros.
C’était marrant de les regarder se démener sur le terrain.
En fin de journée, il ne restait plus grand monde, et ils se sont tous réuni autour de la table dans la patio. La plupart des gens étaient rentré complètement fatigué. Encore une fois, je me suis sentie mal à l’aise. C’est quant même bizarre que je sois si coincée, que je ne trouve jamais rien à dire, que je ne sache pas comment faire partie de la conversation. J’avais une fois de plus l’impression d’être de trop, que j’aurai dû avoir la bonne idée de me lever et partir. Je crois que personne ne s’en rendrait même compte
Je me suis donc levée pour partir et j’ai fait un bisou à Thomas, parce que la fête était à l’occasion de son anniversaire.
Pascal a alors remarqué que je partais et il m’a demandé de rester pour manger avec eux, que c’était bête que je parte maintenant. Je me sentais trop mal pour rester, alors j’ai prétendu être crevée pour filer. Thomas m’a aussi demandé de rester, d’ailleurs il tenait toujours ma main qu’il avait attrapé quand je lui ai fait la bise. Julien s’était posé sur le coin d’un des bancs après le volley et il s’était endormi.Mais ceux qui restaient ont commencé à dire qu’ils allaient partir, qu’il se faisait tard et qu’ils étaient crevés. Thomas m’a demandé de rester encore un peu, mais je me sentais trop mal à l’aise, alors j’ai filé.
Plus tard, vers 20h, avant d’aller se coucher, parce qu’il était carrément crevé, Pascal m’a appelée pour me demander si je ne m’étais pas fait trop chier. Il venait seulement de voir mon message. On n’avait pas su gérer la soirée, ni la journée. C’était bête. Du coup, on n’avait même pas osé se coller l’un vers l’autre. C’était nul.