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04/2013 - Que veut Pascal? Remise en question?

Publié le par JaneDo


Vendredi - 04 Janvier 2012 - (04/2013) - Que veut Pascal? Remise en question?

Enroulée contre Pascal après l’amour, bien au chaud, entourée de tendresses, je me suis endormie. Je ne sais pas combien de temps j’ai dormi, mais je me suis réveillée parce que je ne sentais plus sa chaleur rassurante autour de moi, et il n’était pas là. J’ai ramené les draps sur moi, j’étais trop fatiguée pour que mon cerveau fonctionne, je me suis aussitôt endormie.

Ce soir, toute la clique habituelle allait se rappliquer au chalet pour fêter le "Petit Nouvel-An. Je voulais être en forme.

Vers 10h du matin, je suis descendue, Pascal préparait le déjeuner. Avec une moue marrante, il m’a reprochée de m’être levée, il pensait m’apporter le petit dèj au lit. Je n’avais pas l’intention de traîner en bas, après quelques cafés et l’estomac plein, je pensais bien retourner me coucher. Michael est arrivé peu après moi. Pas de Caro à l’horizon. On a donc déjeuner tous les 3.

Michael pensait que Pascal l’accompagnerait sur les pistes, mais ce n’était pas ce que mon petit chou avait prévu. Je crois qu’il pensait monter me faire des câlins. J’ai dit à Pascal que ça ne m’embêtait pas s’il voulait aller surfer avec Michael, puis je suis remontée me coucher, j'étais crevée. Pascal est monté peu après, vers midi, je me suis assoupie encore.

Oublié de lui demander où il était hier soir quant je me suis réveillée…

Plus tard, dans l’après-midi, Caroline est venue me réveiller. On s’est engouffrée dans les escaliers pour descendre, les garçons étaient en pleine discussion et ça semblait intéressant. Ils parlaient de nous, alors on s’est tassée en haut des escaliers pour les épier et écouter. Passionnant!


Je pensais que Michael m’aimait bien, en fait, je n’en suis plus si sûre!

  • Bordel, à quoi tu joues avec ces 2 filles? Qu’est-ce que Caroline fout ici? Je croyais que tu voulais profiter de ces quelques jours avec Jane? D’ailleurs, il se passe quoi, c’est laquelle que tu préfères?
  • D’abord, Jane n’est pas une fille, c’est une femme! Je l’adore tout simplement. C’est facile de dire pourquoi on aime bien quelqu’un, mais pas quant on est dingue de quelqu’un. Il y a des tas de petites choses qui font qu’on a le coeur qui bat plus vite. Des tas de petites choses secrètes, qui ne regardent personne.
  • Ouais! Et alors? Je croyais qu’on resterait entre mecs moi! Il se passe quoi avec ces nanas? Jane, tu l’aimes ou pas? Ou c’est peut-être juste sexuel tu crois pas?
  • Pfouhhh! Tu me fais chier avec tes questions.
  • Moi je pense que tu crois que tu l’aimes parce qu’elle te laisse coucher avec qui tu veux, comme Caro!

Pascal lui a dit qu’il avait tout faux. Que ça n’avait rien à voir avec la liberté que je lui laisse. Michael lui a dit qu’il ne le reconnaissait pas, il avait toujours été l’homme d’une seule femme à la fois. Que justement, il avait toujours été fidèle, même à Jess, qui pourtant le traitait comme son valet. Pascal a rigolé. Lui a dit que tout le monde évolue, change. Que l’air de rien, il nous aimait toutes les 2, et que contrairement à ce qu’il pouvait imaginer, ce n’était pas aussi simple, parfois même, pas très agréable. Difficile. Qu’il était chanceux d’être avec une femme qui ne lui demande pas de choisir.

Michael ne voulait pas en démordre, pour lui, Pascal m’aimait bien parce que je le laissais faire ce qu’il voulait. Pour lui, c’était clair, j’avais la trouille de le perdre, me faisait le partager. Que c’était pour ça qu’il restait avec moi. Pourquoi plaquer une fille qu’on a, quant il peut avoir en même temps toutes celles qu’il voulait.
Là, Pascal a franchement rigolé. Il lui a dit qu'il me connaissait mal, que je pouvais le plaquer dans un claquement de doigts. Je n'avais pas peur de ça, que j'avais confiance en moi. Pascal pensait que ce n'était pas mon genre d'avoir la trouille de perdre un mec. S'il savait...

Je sais que ça la discussion commençait à énerver Pascal. Ça s’entendait dans sa voix. Il commençait à perdre patience. Si Michael n’était pas un si bon copain, il l’aurait certainement envoyé sur les roses. Michael a rigolé; “elle est plutôt coincée ta copine”. Me traiter de coincée? Je ne sais pas à quoi Pascal a pensé, mais il a ri. C’est clair, coincée, je l’étais. Apparemment, ça se voyait.

Pascal lui a dit que j’aimais beaucoup Caro, et vice versa. On s’est regardée en souriant. Pourtant, on savait bien toutes les 2, qu’on se méfiait un peu l’une de l’autre quant même aussi.

  • Caroline est adorable, alors Jane a tendance à se sentir coupable. Comme moi aussi d’ailleurs.
  • Si tu l’aimes tellement, alors pourquoi tu n’arrêtes pas?

Pascal a avoué que c’était parfois dur de résister aux souvenirs. Difficile de résister à l’envie de faire l’amour à cette autre femme qu’il connaît si bien. Il a déclaré qu’il ne s’entend pas seulement bien, en général, avec Caro, mais aussi sexuellement.

  • Mouais! Je ne pense pas que tu aimes sincèrement Jane, tu essaies seulement de t’en persuader.
  • Rien à voir. Pense ce que tu veux! Je n’ai pas besoin de dire qu’on s’entend sexuellement, ça va de soi… C’est un petit animal sauvage, une petit bombe.

Pascal souriait encore après avoir dit ça. Je crois que ce qu’il a dit m’a plu. Un petit animal sauvage hein? Ok!

  • Ok! Mais, tu ne crois pas que Jane souffre de cette situation?
  • Peut-être par moment, mais je ne pense… Pas tout le temps..
  • Je comprends pas…
  • Y a rien à comprendre… C’est le sexe! Rien à voir vraiment avec les sentiments. C’est pas plus compliqué que ça..
  • Mais, je t’envie les petites parties de jambes en l’air à trois!
  • Avec Caro, tu es juste attiré physiquement? Je me demande comment ça se passe quant vous êtes les 3...

Pascal n’a rien répondu, seulement secoué la tête. Avec Caro, on s’est regardé, je crois qu’on se jaugeait… Hum.

  • Et si tu devais choisir? Si l’une d’elle te demandait de choisir? Hum, je pense que tu choisirais Jane, justement parce qu’avec elle, tu es libre.
  • Non. Je choisirais Jane, parce que je l’aime. Jane ne m’a jamais demandé de choisir. Depuis qu’elle a laissé Caro entrer dans notre couple. Elle ne me demandera jamais de choisir, parce qu’elle est comme ça. Elle sait que j’aime beaucoup Caro et que c’est partagé. Elle adore Caro et ne voudrait pas lui faire de la peine, pas plus que moi, et c’est pareil pour Caro..
  • Tu te sentirais frustré???
  • Waouh… Surement… Chaque fois que je serais un peu trop près de Caro.. Forcément je penserais aux fois où on a couché, et ce serait dur… Très dur même. Je suis même pas sûr que je pourrais résister.
  • Si tu ne peux pas résister c’est…
  • Pas du tout… Arrête d’imaginer les choses en blanc ou noir.
  • Ca te va bien de dire ça… Michael a rigolé.
  • Michael, c’est plus compliqué que ça. Jane ne me demande pas de choisir, même quant j’ai essayé de le faire, je n’ai pas pu… Alors, je me dis que j’ai vraiment de la chance d’être avec une femme aussi compréhensive. Qui a l’esprit ouvert aussi. Qui me comprends certainement mieux que moi-même. Faut pas croire que c’est uniquement moi, Jane a aussi des envies, aime expérimenter de nouvelles choses. Elle se sent en sécurité avec Caro. Les 2 s’aiment bien, se comprennent et se font confiance.
  • Tu rêves… 2 filles se faire confiance! J’y crois pas.
  • Pourtant, elles sont amies. Je sais que Jane n’aurait surement jamais envisagé la chose avec une fille qu’elle ne connaît pas et avec qui elle ne se sentirait pas à l’aise. J’ai beaucoup de chance je trouve.

Caro a serré mes doigts. Pascal m’imaginait plus forte que je ne l’étais!!!

  • Hum… Dis moi… C’est laquelle que tu as embrassé en 1er à minuit, le soir de Nouvel An?
  • Les 2…
  • Get out! T’as fait ça comment? Alors peut-être que tu n’arrives pas à triller tes sentiments? Aimer les 2 pareils! Je crois pas ça possible. Il y en a toujours une qui a la préférence.
  • J’ai embrassé Jane en 1er… Après tout, c’est elle ma copine.

Glups. J’ai rougi. Caro devait certainement me regarder et je ne savais pas quoi dire. J’aurai voulu avoir une télécommande pour couper le son. Elle n’était pas censé le savoir. Et surtout pas l’apprendre comme ça. En chuchotant; “Il se vante… Il nous a bien embrassée en même temps”. Caro avait une expression figée.

  • On en avait parlé, j’avais prévu de les embrasser en vitesse les 2. Surtout que Thomas m’avait tiré les oreilles. Mais… Je pouvais pas. Jane est ma copine, je ne voulais pas la mettre au même rang qu’une autre, même si cette autre était Caro. Jane n’aurait rien dit, mais je suis sûr qu’elle m’en aurait voulu secrètement.
  • Ha! tu vois… Sinon, tu aurai peut-être choisi Caro?
  • Ou peut-être celle qui aurait été là… Non… Je crois que c’est Jane que j’avais envie de voir à Minuit. Plus que n’importe qui d’autre. J’aime voir ses yeux s’illuminer quant je lui fais des surprises. Personne n’a des yeux aussi expressifs.

Pascal souriait, amusé au souvenir. Ça m’a fait chaud au coeur. Il me connaissait bien. C’est vrai qu’il me surprenait souvent, et ça me faisait complètement perdre pieds, perdre mon air austère.

  • J’ai l’impression que tu essaie de te convaincre. Moi, je crois qu’il y a pas mal du fait qu’elle te laisse libre de faire ce que tu veux.
  • Si ça peut te rassurer! Moi je savais pas qu’on pouvait aimer 2 filles en même temps. C’était une découverte. Figure toi que c’est agréable de ne pas avoir à choisir. Jane est cool, je l’aime comme un fou, je me sens bien avec elle. Il se trouve que j’adore aussi Caro, oui, je l’aime aussi. Et je suis content qu’elles s’entendent bien. Mais, je n’oublie pas que Jane est ma copine. Quand même, si Caro est dans le mixe, c’est parce que Jane l’a bien voulu. Et je crois que si elle l’a bien voulu, c’est parce qu’elle aime bien Caro.

Puis, ils se mis à parler de l’Allemagne, de Nina. Michael voulait savoir comment c’était avec Nina, s’il ne regrettait pas d’être rentré, etc. Cher Michael!!! Qu’est-ce qu’il est curieux. J’ai été contente d’entendre Pascal lui dire que là-bas, il souffrait parce que je lui manquais. Pourtant, il a bien dit que Nina était une belle rencontre, qu’il l’aimait vraiment beaucoup. Elle avait un petit quelque chose qui l’avait scotché. Mais, il voulait rentrer.

  • Pas vraiment… Non, je crois pas. J’étais amoureux de Jane. Je crois que je savais ce que Caroline ressentait. Disons que, j’avais un peu peur quant elle me faisait des avances plus ou moins explicites.
  • Peur parce que t’étais attiré par elle?
  • Non. Je n’avais jamais pensé à ça. J’avais plutôt peur de foutre en l’air notre amitié en devant la repousser si elle tentait quelque chose. J’suis pas trop doué pour ça. Il n’aurait plus été possible d’aller prendre un verre ensemble après ça.
  • Merde… T’as jamais pensé à la sauter?
  • Oh! Ça m’ait eu arrivé par la suite, après certaines remarques de Jane… Mais, j’étais avec Jane! Ça voulait dire qu’il n’y aurait pas eu de suite! Si Jane l’apprenait, je risquais de la perdre, alors il n’en était pas question. Puis, Caro aurait pu parler pour se venger, ou m’en aurait voulu… Donc, amitié foutu encore une fois. Donc, trop risqué.
  • Puis Jane l’a suggéré à nouveau… Je n’étais pas trop d’accord. Si ça n’allait pas, j’aurai perdu une bonne amie. Heureusement, j’aime faire l’amour avec Caro. Imagine si ça avait été la cata, si je n’aimais pas son odeur, sa peau, ses manières, ses bruits… je n’aurai plus pu la regarder en face… Comment lui dire que c’était nul et que je n’avais pas envie de recommencer?! J’y ai pensé, puis j’en ai parlé avec Caro. Je crois que Jane et Caro en ont discuté aussi. Puis, on a laissé tombé, je ne voulais pas. Je n’étais pas sûr. Jane est revenu sur le sujet un soir de Nouvel-An… Waouh! A vrai dire, j’ai pris peur. Je me suis posé des tonnes de questions. J’essayais de comprendre. Puis, il y a eu Thomas… Là, j’ai réalisé ce qu’elle avait dû ressentir… C’était dur.
  • Hé! Thomas? Qu’est-ce qu’il vient faire là dedans?
  • Waouh, j’ai plus envie d’en parler. 

Pascal s’était levé, nerveux. “Je me demande ce qu’elles font? Elles dorment encore tu crois?”. En s’étirant, il s’est dirigé vers les escaliers mettant un terme à sa conversation avec Michael. Apparemment, le souvenir de Thomas le perturbait toujours autant.

Sur la pointe des pieds on a filé comme des fusées dans ma chambre. On s’est assise sur le lit comme si on était en train de discuter. Quant Pascal a passé la tête à travers la porte, il a souri. S’il savait! Il nous demandé de descendre, on sortait manger.

Tous les 4 autour de la table, après ce qu’on avait entendu, c’était étrange. Michael faisait le gai luron, mais je crois avoir perçu qu’il n’approuvait pas trop ma relation avec Pascal. En fait, il pensait que Pascal ne tenait pas sérieusement à moi, et que ma complicité avec Caroline n’était que de la comédie. Que c’était juste une tactique pour ne pas perdre Pascal.

Je crois que sa conversation avec Michael l’avait perturbé, il nous observait beaucoup je trouve. Caro avait ressenti la même chose.

Puis, on a été boire un verre dans un bar qu’on avait pas l’habitude de fréquenter. Mais, il semblait avoir une bonne ambiance et n’était pas trop bondé. En tous cas, quant on est arrivé. Peu après, il était hyper bondé. J’aimais bien l’atmosphère et les petites tables dans les coins avec les grands écrans de cinéma. Il y avait du Golf. Je ne savais pas que cela intéressait Pascal.

Depuis le temps que je le fréquente, je ne savais même pas ça? Je ne savais même pas qu’il jouait au Golf!!!

De retour au chalet, Pascal est resté près, mais sans oser être aussi proche qu’avant… Thomas et une grande partie de la clique habituelle étaient arrivés au chalet pour le week-end. Après avoir déposé leurs affaires, partager plusieurs verres, question de se mettre dans l’ambiance, ils se sont préparés à finir la soirée de bars, en boîtes. Pascal n’avait aucune intention de sortir. Il voulait qu’on reste au chalet, rien que les 2. Je crois qu’il avait parlé avec Caro de ça.

Si quelqu’un restait au chalet, on resterait dans notre chambre. Si, au contraire, ils sortaient tous, alors on pouvait traîner au salon. Alors je priais pour qu’ils sortent tous. Quoique… Rester entre quatre yeux, dans notre chambre, n’était pas pour me déplaire!


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03/2013 - Retour surprise de Caroline!

Publié le par JaneDo


Jeudi - 03 Janvier 2012  -  (03/2013) - Retour surprise de Caro!

Agréable fin de soirée avec Paul et Michael. Ils nous ont fait rire jusqu’au larmes. Je suis allée à la cuisine pour pour chercher du café. Malgré les rires et la bonne humeur, je me demandais comment allait se passer la fin de cette soirée. J’étais presque sûr que Caroline allait demander à dormir avec nous et je ne savais pas comment lui dire non. Je réfléchissais aux mots, au ton à utiliser.

Comment ne pas avoir l’air de la méchante ou de la nana qui manque d’assurance. Qui ne peut pas assumer la concurrence. Pascal était surement très content de la voir. Pourtant, il m’avait en quelque sorte fait penser qu’il voulait passer ces prochains jours de vacances avec moi. Est-ce qu’ils avaient concoctés ce petit retour surprise ensemble? C’était possible! Pascal n’avait pas eu l’air très surpris de la voir. S’ils avaient planifié ça ensemble, évidemment j’aurai l’air stupide et deviendrait une chieuse si je m’y opposais!

Pascal m’a suivi. Penché, les bras sur l’îlot central de la cuisine, Pascal m’observait me servir mon café. Sentant ses yeux sur moi, me détaillant de la tête aux pieds, j’avais peur de ne pas pouvoir contrôler le tremblement nerveux de mes mains.

Je faisais mon mélange, la tête pleine de contradiction. Comment réagir? Garder le sourire? Voir venir? M’y opposer catégoriquement? Faire la tête? Peut-être que je devrais parler à Caroline, face à face, et lui dire franchement que ça m’embêtait qu’elle soit revenu. Qu’elle aurait peut-être dû me demander mon avis je pense.

J’ai très vite ressenti un petit soulagement quant il m’a demandé ce qu’on allait faire de Caro. En même temps, j’avais l’impression qu’il me testait. Ou qu’il me mettait au pied du mur. Pascal s’attendait peut-être, ou espérait me voir toute guillerette, ravie. Quoi faire? J’avais envie d’arrêter le temps, juste pour avoir assez de temps pour réfléchir à la bonne attitude à avoir. Comme c’était pas possible, j’ai opté pour la plus simple; la vérité.

J’ai fait la grimace pour dire que ça m’embêtait "un peu", je m’attendais à l’avoir pour moi toute seule.

Il a jeté un coup de d’oeil à Caro au salon, ce qui a fait plonger mon coeur dans les chiottes. J’ai pensé à ce moment là que c’était bien lui qui lui avait demandé de remonter. C’était peut-être ce qu’il faisait quant je l’avais surpris au téléphone. Je l’avais laissé pensant qu’il parlait à Jess. Mais Pascal s’est retourné et ses yeux verts se sont concentrés sur mon visage. Ouf, il lui avait dit la même chose. Ça l’embêtait aussi.

Tout un tas d’émotions m'ont traversées de la tête aux pieds; incrédulité, bonheur, gêne… Je pourrais même pas dire à quel point j’étais contente. Rassurée tout à coup, je me suis sentie molle. Toute la tension s’était évaporée.

Pascal a continué à me raconter sa conversation avec Caroline. Il pensait qu'elle
aurait dû prévenir et pas débarquer comme ça. Surtout qu'elle savait qu'il voulait passer du temps avec moi, sans avoir à faire attention à chaque geste de peur de la blesser. Il aurait préféré qu’elle s’en aille, qu’elle rentre. Mais Caro a prétendu qu’elle était certaine que ça ne me dérangerait pas moi. Alors, il lui aurait dit que ça l’embêtait lui. Il ne se sentait pas à l’aise avec elle dans les pattes.

Caroline a semblé comprendre. Elle lui a dit qu’elle ne demandait rien, elle resterait à sa place, se ferait toute petite pour ne pas gêner. Pascal n’avait qu’à faire comme si elle n’était pas là. Ce qui l’a encore plus dérangé. Il ne voyait pas comment il pourrait complètement l’ignorer. Pascal lui aurait aussi dit qu’on avait besoin de temps ensemble, on avait besoin de se parler, de se retrouver un peu à l’écart.

Pascal ne la croyait pas vraiment…

Je sais ce qu’il voulait dire. J’imagine que même si elle fait semblant de se faire toute petite, elle ne va pas lui épargner les petites larmes de temps en temps. Puis, il se sentira obligé d’aller vers elle, la consoler, lui parler. Caro en profitera pour en avoir plus. Et je sais que je me sentirais flouée.

Soudain, je me suis dit que ce serait l’occasion de le tester un peu. Alors, je lui ai demandé de la prendre au mot, qu’effectivement je me sentirais délaissée s’il lui accordait la moindre attention.

Glups! J’ai vu Pascal tiquer. Un peu surpris sans doute. Peut-être que j’avais été trop loin? Toute façon, c’était trop tard. Les mots étaient sortis tout seul. A lui de gérer maintenant. J’ai quand même emballé la fin de ma phrase avec un sourire mi-figue, mi-raison.

Pascal s’était rapproché pour me passer les bras autour. Il me faisait de petits bisous dans la nuque qui faisait monter ma température de manière vertigineuse. Je le sentais tout contre moi, tout dur. Caroline s’est pointée dans la cuisine alors que Pascal me demandait si j’avais envie d’aller me coucher ou si je voulais regarder un film; “Sinister”. Sa façon de nous coller me faisait penser qu’elle n’avait pas l’intention de se faire discrète. Bien au contraire.

  • Qu’est-ce que vous faites? Vous venez regarder le film aussi? C’est une film qui fout les boules, il paraît.

Pascal continuait ses bisous et je sentais les pointes de mes seins se durcir. La honte. Même avec tout ce monde autour, il arrivait à me faire réagir. Mon corps me trahissait lamentablement. A voir le petit sourire moqueur sur son visage quant je me suis retournée vers lui, je savais qu’il savait. Il faisait comme s’il n’avait pas entendu Caro ou qu’il n’avait pas entendu sa question. Alors j’ai répondu à sa place, qu’on arrivait.

Dès qu’elle est partie, son sourire s’est accentué, il a demandé si je voulais vraiment voir le film ou si on montait? En accord, on a décidé de regarder un bout du film avant de filer. Mais le film était terrifiant et aussi assez passionnant. Je n’ai pas vu le temps passer et même si j’ai senti Pascal me faire de petits signes, je voulais voir la fin.

A la fin du film, on a salué tout le monde, sans rester pour les discussions qu’on avait généralement après une séance ciné. Je sentais l’impatience de Pascal, c’était amusant, mais aussi stimulant pour moi. Qu’il ait toujours autant envi de moi, ou simplement de faire l’amour avec moi, après toutes ces années, était des plus rassurant. Son envie me donnait envie.

Pascal a fermé la porte à clé. Ça ne lui arrivait pas souvent. On ne voulait pas être dérangé.

Le jeudi après-midi, les garçons sont sortis entre mecs. Caro est restée au chalet avec moi. On a un peu discuté. J’ai fait semblant de ne pas remarqué ses mimiques tristes quant elle me questionnait ou me parlait de Pascal. Elle a essayé d’attirer mon attention pour que je puisse voir la petite larme qui menaçait de tomber. Même quant je la regardait, je faisais semblant de ne pas remarquer de tristesse. Je savais que c'était du cinoche. Bon, je pouvais comprendre qu'elle essaie le tout pour le tout. Je devrais essayer de temps en temps, sauf que je n'y arrive pas. Après tout, c'était une question d'entraînement non!?!

Pour finir, elle a carrément dit qu’elle s’était sentie seule hier soir après qu’on soit monté. Qu’elle aurait aimé qu’on reste encore un peu, qu’elle n’avait pas réussi à trouver le sommeil avant le matin. Je lui ai suggéré d’aller faire une sieste.

Les garçons nous ont appelé pour savoir si on voulait aller les rejoindre au pub pour manger. C’était une bonne idée. Ça nous a pris plus d’1h pour nous préparer. J’espérais rentrer au chalet après avoir dîner, je n’avais pas très envie de traîner dans les pubs, les bars ou les boîtes ce soir. Mais, si je sentais que Pascal en avait envie, alors je suivrais le mouvement. J'étais pas très contente de les voir entouré de filles! C'est énervant. Mais, c'était surement l'oeuvre de Michael.

En fait, après ma 2ème vodka, c’est moi qui scotchait au bar!

Vers minuit, Paul est reparti sur Lausanne. Il devait passer au boulot le lendemain matin, donc il ne pouvait pas dormir au chalet. On est rentré après son départ. J’étais légèrement cuite, alors je suis allée prendre une douche, tandis que Pascal est resté au salon en bas avec Caro et Michael. Après ma douche, j'étais crevée, alors je suis juste descendue pour dire bonne nuit.

Je sais pas, mais je m’attendais à ce que Pascal traîne encore un peu en bas avec Caroline et Michael, alors j’ai été surprise de le voir monter juste après moi. Il a pris une douche éclair avant de se coucher. J’étais contente, parce que c’était comme si Caroline n’était pas là.

J’ai eu quand même un petit pincement au coeur, un sentiment de culpabilité pour Caro. Je n’aurai pas aimé être à sa place. Je me suis demandé si je devais dire à Pascal de la laisser venir… Mais ce soir, je ne voulais pas le partager… Est-ce que c’était tellement égoïste? Elle devait se sentir si mal, tellement seule...


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02/2013 - mercredi - Coeur en paix

Publié le par JaneDo


Mercredi - 02 Janvier 2012 - (02/2013) - Mon coeur est en paix

Akemi-sama  (Janedo - (01/2013) - Rien ne se passe jamais comme prévu!)
Jane... Tu es dingue lol.

Ton mec insiste pour rester avec toi. Tu vas chercher Caro? Il va penser que tu es pas si sérieuse que ça a propos de lui après tout. Tu préfères l'amitié de Caro à l'amour de Pascal ? C'est un choix, mais il ne faudra pas le regretter ensuite quand il y aura des conséquences.
Courage. Sois moins sympa. Bisous.

Si seulement j’arrivais à être moins sympa, ce serait bien! Combattre l’empathie, oui, faut que je me travaille pour ça. Je sais à quel point on peut souffrir sans pour autant avoir de marques ou de blessures. Les blessures du coeur sont les pires. Je soupçonne Pascal d’avoir voulu juste être sympa, me prouver qu’il tenait à moi. L’empêche, j’ai regretté de m’être laissé entraîner juste après!!! Comme toujours le jeu l’emporte! Je crois qu’il avait de la peine de l’avoir mise de côté, et je suis sûre qu’il aurait tout fait pour se racheter. Il est gentil, c’est aussi pour ça que je l’aime.

Je préfère qu’il soit ennuyé par sa présence plutôt que le laisser penser à elle, regretter, se sentir coupable, la plaindre, être triste de ne pas la voir et avoir envie de lui remonter le moral! C’est pas que j’ai choisi l’amitié de Caro à l’amour de Pascal, c’est aussi parce que j’aime le risque, j’aime la folie. Je suis un peu dingue!! C’est aussi ce qui met du piment dans la relation… J’aime ça :)

C'est vrai que je dois faire attention, il semble que j'aime les ennuis!!!!!  ^-^  Bisous Akemi-Sama ;))) T'adore!


Mercredi - 02 Janvier 2012 - (02/2013) - Mon coeur est en paix

On pouvait enfin respirer dans le chalet. Il y avait beaucoup moins de monde le soir. Paul, Michael, Julien et des autres que je connais mieux de vue, sont restés. Ils ont congés. J’avais oublié que le 2 janvier était un jour de congé pour beaucoup.

Je me sentais bien. Heureuse même. Pascal était sorti avec ses copains après le déjeuner pour aller faire du patin ou une randonnée en montagne. Après avoir pris le café avec eux, et un Pascal tout amoureusement tendre, j’ai été enfilé un training et je me suis plantée devant la cheminée pour lire.

Quant ils sont rentré de leur journée sportive, Pascal avait les joues toutes roses d’avoir pris l’air. Il avait un sourire joyeux. Ses copains avaient ramenés des filles! Pas étonnant en somme. Pascal s’est attelé à la cuisine pour préparer à manger, j’ai été lui donner un coup de main. Une des filles est aussi venue proposer son aide. Moi j’y étais parce que je savais que j’aurai droit à des tonnes de bisous. Sa présence a un peu gâché tout ça.

On a passé une soirée agréable, très animée, remplie de blagues et d’anecdote de leur journée sur les pentes de la montagne. Pascal riait de bon coeur, les yeux remplis d’étoiles. Il avait l’air heureux, alors je me sentais heureuse aussi. On est ensuite sorti prendre un verre avec toute l’équipe.

La fille, Lisa je crois, diminutif pour Elisabeth, a posé pleins de questions à Pascal. Elle l’avait vu avec une autre fille, et Pascal lui a dit qu’il s’agissait de sa femme. Curieuse, elle a voulu savoir où avait passé sa femme. Ensuite, Pascal m’a confié que Jess avait été malade, qu’il n’avait même pas pensé l’appeler, il se sentait coupable.

Je l’avais vu sortir pour l’appeler… Ils ont parlé pendant plus de 20mn.

Les autres ont voulu aller en boîte. Ça me tentait bien, mais Pascal voulait rentrer. Je l’ai suivi. Une partie de ceux qui avaient passé la journée au chalet sont rentrés, il ne restait plus que Paul et Michael, et 2 autres copains à eux qui rentraient après. Ils ne rentraient pas au chalet. J’ai entendu Pascal dire à Michael qu’il les retrouverait au chalet à leur retour.

Hum, ces petites moments où on se retrouve en tête à tête, sont magiques. Pascal me fait me sentir belle, spirituelle et intéressante. J’aime ses sourires, sa voix tendre et chaleureuse. J’aime l’écouter parler. Après une petite baignade, j’ai eu de la peine à le tirer à l’étage, mon maillot de bain semblait de trop, mais je voulais retrouver le confort de notre lit. Je ne voulais pas traîner à la piscine au risque de se faire prendre. On est monté en vitesse pour faire l’amour.

Soulagé, fatigué, mais heureux, on est redescendu au salon.

Caroline était installée dans un des canapé et regardait distraitement la télé. Après que Thomas l’ait déposé chez elle, Caro est remontée avec sa propre voiture. Elle a prétendu avoir congé demain. Je savais que ce n’était pas vrai. Je ne savais pas comment les choses allaient se passer, ni à quoi elle s’attendait, mais son retour m’embêtait. Je pense que ça allait me peser.

J’étais assise entre les jambes de Pascal, contre lui. Ses bras me protégeait et me tenait chaud. Tout comme ses petits bisous dans la nuque, le cou et près de l’oreille. Il me chuchotait qu’il m’adorait, qu’il aimait la douceur et l’odeur de ma peau. Et il riait de me voir frissonner. Il agissait comme si la présence de Caroline ne le dérangeait pas plus que ça. Ou est-ce qu’il essayait de la titiller, la rendre jalouse?

Je ne sais pas pourquoi j’ai pensé à ça! Peut-être parce que comme j’étais contre lui, je ne voyais pas les regards qu’ils pouvaient s’échanger. Mais Caroline ne nous quittait pas des yeux et je voyais de temps à autre une petite moue de jalousie sur sa figure et j’avais perçue les regards qu’elle lui lançait.

On a bavardé tout en regardant distraitement la télé en attendant le retour de Paul et Michael.


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01/2013 - Jamais comme prévu!

Publié le par JaneDo


Mardi - 01 Janvier 2013 - (01/2013) - Rien ne se passe jamais comme prévu!

Après avoir trinqué avec les copains, je suis allée danser un peu. En revenant, j’ai passé mon bras sous celui de Pascal. Il l'a retirée pour me prendre la main et m’entraîner sur la piste de danse. Ça m’a inquiétée. Je l’ai senti embarrassé et je sais qu’il a enlevé ma main, comme s’il ne voulait pas de contact trop rapproché. Et je suis sûre qu’il m’a emmené danser pour ne pas le montrer.

Depuis notre discussion, ill avait laissé Caro dans son coin et passait plus de temps avec moi. Est-ce que ça voulait dire qu’il restait avec Caro après? Je comprenais plus rien.

C’est fou cette habitude qu’on a de s’inquiéter de tout, de n’avoir aucun contrôle sur notre imagination. Elle part dans tous les sens. Dès qu’il se passe quelque chose qu’on n’avait pas prévu, on commence à se faire de la bile, nos pires terreurs refont surfaces, et on en invente même des autres. Tout pour se torturer.

Pascal a dû voir les milliers de questions que je me posais sur mon visage ou dans mes yeux; “Thomas m’a remonté les bretelles”, il a souri; “Ce n’est pas parce que Jess n’était pas là que… Enfin tu vois! Et il n’a pas tord. J’avais un peu oublié”.

Je n’avais pas réalisé que Pascal m’avait entraîné hors de la piste. J’ai pas pu faire autrement que de le suivre en courant. Caché dans un coin, dans une autre salle, au milieu de gens qu’on ne connaissait pas, on a continué à danser langoureusement. Je ne comprenais rien. Qu’est-ce qu’on faisait là? Pourquoi m’avait-il fait quitter notre salon pour atterrir ici? Quant il m’a embrassée, j’ai compris. Là, il n’y avait personne qui nous connaissait!

Le compte à rebours à commencer; 10, 9 … 1 Et ses lèvres ont emprisonnés les miennes. J’avais encore les yeux remplis d’étoiles, j’ai juste vu ses lèvres bouger pour me souhaiter “Bonne Année”, je n’entendais rien. Un bonheur incroyable m’a secouée de la tête aux pieds.

Merde je l’adore! Je me rendais compte qu’il avait pris la fuite avec moi, pour être rien qu’avec moi à minuit. Oh, je l’adore trop fort. Je comprenais maintenant pourquoi il m’avait demandé de ne pas trop m’éloigner quant j’étais partie danser avec Caro. Ou est-ce que je devrais rester sur mes gardes? En pensant à elle, je me demande s’il réalisait à quel point elle avait dû être déçue, blessée même. Comme Caroline a dû se sentir seule et abandonnée au milieu de cette foule d’amoureux?

Pascal voulait qu’on s’éclipse, qu’on rentre. Aïe! Encore une fois, il allait se dire que j’étais vraiment chiante et pas spontanée du tout. Merde. Je ne pouvais pas m’empêcher de m’imaginer à la place de Caro, s’il s’était enfui avec elle, je serais à sa place, là-bas, toute seule, en train de le chercher partout. J’aurai tout de suite vu qu’elle avait disparu en même temps que lui, et j’aurai eu mal. Trop mal.

  • On peut pas faire ça! On peut pas faire ça à Caroline! Elle doit nous chercher partout, et ça va lui faire de la peine.
  • Je sors avec toi, pas avec Caroline! Pour une fois, tu ne pourrais pas arrêter de t'inquiéter tout le temps pour les autres?

Je pense que le souvenir du visage torturé de Caroline est venu le hanter. J’ai proposé qu’il retourne la chercher, et moi, je retournerai où on était au bar avant. On se retrouvera là-bas après. Il insistait pour qu’on s’en aille après, sans Caroline.

Pascal la trouvait superbe dans sa robe rouge, et avait aussi trouvé superbe son courage de mettre à plat, des choses qu’il avait préféré ignorer. Mais, il n’était pas tout à fait d’accord. On était ensemble, on sortait ensemble. Et malgré ce que j’ai dit, il était persuadé que ça ne me plaisait pas. Même si je ne disais rien maintenant, plus tard, quant je repenserai à tout ça, je lui en voudrais. Il voulait éviter ça.

Pascal voulait qu’on s’en aille, parce que, de retour là-bas, on allait être encore séparé.

Il avait totalement raison sur tous les points, mais je n’avais pas le coeur de laisser Caroline plantée là-bas en se sentant plus seule que jamais. Puis, peut-être qu’elle imaginera que c’était un de mes petits coups bas. Clair, c’est ce que j’aurai aussi imaginé à sa place.

J’ai trouvé Caro en train de pleurer à l’endroit où on avait discuté. Elle m’a repoussée quant j’ai essayé de passer mon bras autour de ses épaules. J’ai prétendu être à leur recherche. Elle a semblé se calmer un peu, et m’a avoué qu’elle avait pensé qu’on était ensemble. La dernière fois qu’elle nous avait vu, on dansait, puis on était parti dans le couloir. Elle nous avait cherché partout. Elle me faisait de la peine. Ciel, je pouvais imaginer comme elle avait dû souffrir de voir qu'on s'était éclipsé à minuit. Je ne pouvais pas lui dire que j’étais avec Pascal.

On est donc partie le chercher ensemble.

Pascal était au fond de la salle principale, vers notre table. Il trinquait,  faisait la bise aux filles et serrait la main des gars, tout en cherchant Caro dans la foule. Elle était assez repérable dans sa magnifique robe rouge. J’ai vu la petite surprise dans son expression quant il nous a vu traverser la foule, main dans la main.

Pascal a planté sa petite cours pour venir à notre rencontre. Arrivé à notre hauteur, il a demandé où on était passé, qu’il était plus de minuit, et il avait dû embrasser une douzaine de filles. Il a pris nos deux visages entre ses mains, nos lèvres se touchaient. Pascal nous a embrassé toutes les deux. C’était un rapide petit baiser. Rien qui puisse lui faire subir les foudres de Thomas.

Caroline avait les larmes qui coulaient sur son visage. Elle en avait encore gros sur le coeur.

Pour lui faire plaisir, Pascal a été danser avec elle. Pour ne pas qu’elle se doute qu’on était effectivement ensemble avant, il a aussi dansé avec moi après. Pascal m’avait fait trop plaisir avant, alors je pouvais bien céder ma place un moment et attendre tranquillement que Caroline se calme.

Une fille avait vu que Pascal nous avait embrassée sur la bouche, alors qu’elle n’avait eu droit qu’à une bise sur la joue. Alors, devant nous, elle lui a demandé si elle n’avait pas droit elle aussi à un bisou sur la bouche. Elle devait être saoul je pense. Pascal a rigolé et lui a dit qu’elle aurait à faire à nous s’il faisait ça. Elle ne comprenait pas pourquoi. Et on a filé au lieu de se perdre dans des explications. Du coin de l’oeil, j’avais vu Thomas secoué la tête, mécontent.

Pascal m’a kidnappée pour rentrer au chalet. J’étais un peu inquiète pour Caroline.

Pascal lui avait apparemment expliqué je-ne-sais-quoi. Il n’a pas voulu aller à notre chambre, alors on est monté dans l’attique. On a fait l’amour comme si rien d’autre n’avait d’importance, comme si le temps s’était arrêté pour nous. Puis, seule, je suis retournée à ma chambre. Je m’attendais un peu à voir Caroline, mais elle n’était pas là. Ok, je n’étais pas si bête, Pascal allait certainement la retrouver. De la voir en larmes l’avait certainement troublé. Je comprenais. Tant pis. C’était comme ça, c’est tout.

1h plus tard, Caroline s’est glissée dans notre chambre, ses chaussures à la main. Elle s’attendait à me voir endormie. J’ai fait semblant de me réveiller. A voir sa tête, je savais qu’elle avait dû voir Pascal. Sinon, elle aurait eu l’air triste, ou aurait été en larmes. Pascal est arrivé peu après. On s’est tous les 3 serrés dans un des grands lits. Et on s’est endormie. Pas de galipettes à 3 ce soir. Il devait être crevé. L’empêche, ça m’a fait sourire. J’étais soulagée qu’il se soit arrangé pour nous épargner l’une comme l’autre. J’ai posé ma tête au creux de son épaule, il m’a entouré de ses bras et je me suis endormie.

On a passé une journée tranquille le mardi. On était presque tous crevé après la longue soirée d’hier.

Dans le salon, Pascal restait à distance, discret. On se parlait, mais sans plus. De temps en temps, il passait son bras autour de mes épaules, mais c’était en toute amitié. Il en faisait autant avec Caro, ou d’autres filles. Rien de bien méchant. Apparemment, Thomas avait fait du bon boulot en lui faisant la morale.

On a fait pleins de jeux de sociétés. J’ai joué aux cartes. Ceux qui n’étaient pas trop fatigués sont allés faire du patin. Pascal en avait envie, mais pour me faire plaisir, il est resté au chalet. Thomas était crevé je pense, mais il est parti faire du patin. Ce qui nous a permis de faire de petites escapades dans nos chambres.

Caroline et moi lui avons fait la totale. C’était l’idée à Caroline… J’ai suivi le mouvement! C’était… chouette...

On est retourné sur les traces de nos 1ers amours, si on peut dire; dans la sauna, qu’on avait bouclé à double tour. La sauna, c'était aussi l'idée à Caro. Bouchant même les fenêtres pour qu’on ne puisse pas voir ou deviner ce qui se passait à l’intérieur. C’est Caroline qui s’est lancée la première. Pascal a compris qu’on était de mèche en voyant la petite lueur malicieuse dans mes yeux. J’aime les regarder, c’est plutôt excitant. Je n’étais pas trop chaude à l’idée ayant peur de ne pas me sentir à l’aise et de ressentir cette vilaine petite jalousie, mais les voir m’a donné envie aussi. Je n’ai pas ressenti de jalousie.

Voir ses mains parcourir son corps, ses lèvres caressantes parcourir ses seins, embrasser sa bouche pulpeuse, la regarder frémir de plaisir. Etendue sur le dos, Caroline se mordait la lèvre pour ne pas crier. Entendre son souffle, ses petits soupirs, regarder ses doigts s’accrocher à lui, ses griffes se planter dans son dos musclés. Pascal s’était redresser et Caroline s’est assise sur lui, sa poitrine volumineuse offerte. Pascal les a embrassés l’un après l’autre doucement, caressant ses seins du bout des doigts, suivi de sa langue qui la taquinait. Une de ses mains remontait le long de son dos. Elle frissonnait.

Caroline s’est penchée pour l’embrasser, et ses cheveux blonds ont cachés leurs visages un instant. Puis, elle a jeté la tête en arrière, accrochée à ses épaules. Il la maintenait fermement. Les mouvements de leurs corps en harmonie, la bouche de Pascal emprisonnant son mamelon, tout me donnait envie. Après leur orgasme explosive à l’unisson, je les ai laissé s’embrasser, s’accrocher, puis elle s’est écroulée sur lui, le couvrant de petits bisous un peu partout. Dès qu’elle s’est enlevée, j’ai repris le flambeau. Je sentais son odeur sur lui, mais il sentait aussi la chaude odeur de l’amour, de la luxure. J’avais faim de lui, soif de ressentir la même chose. Je frissonnais déjà dès que ses mains m’effleuraient, ayant encore l’image de leurs 2 corps dans les yeux.

Après avoir pris une douce ensemble, timidement, on est ressorti de la sauna pour filer à l’étage se changer. Pascal a été directement au salon. Totalement fille, Caroline et moi en avons encore parlé dans le secret de notre chambre. Pascal nous avait fait l’amour 2 fois à chacune. On était encore toute excitée, contente, encore palpitante. On rêvassait en parlant de la manière que les muscles de ses bras se tendent, ou comme les muscles de son dos roulent, ou de sa façon de se mordre la lèvre inférieur, ou la manière qu’il avait de nous observer pendant…  On aimait ça.

On s’étonnait encore de ne pas ressentir de gêne d’assister à l’autre en train de faire l’amour avec lui. Surprise aussi de ne pas ressentir de jalousie dans ces moments là. Mais, est-ce que c’était totalement vrai? Parce qu’il y avait eu des fois où j’avais été jalouse de les regarder… Je m’étais sentie envieuse… On se demandait ce qu’il pouvait bien penser ou ressentir...

On a fait a mangé en milieu d’après-midi. Avant, on avait pas trop faim. En fin de journée, la plupart des copains étaient rentrés. Pascal m’avait demandé de rester, il passait encore toute la semaine au chalet. Sans tergiverser cette fois, j’ai dit oui tout de suite. Caroline est rentrée avec Thomas. Elle aurait bien voulu rester.

Nouvelle année, nouvelle résolution; être plus spontanée… Et dire oui, plus souvent que non!


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365/2012 - Réveillon... avant minuit (3)

Publié le par JaneDo


Lundi - 31 Décembre 2012  - (365/2012) - 18h à minuit…  (3)

Caroline et moi, nous nous sommes préparée de notre côté. J’avais opté pour une simple longue robe noire, légèrement décolletée devant et derrière. Très sexy de par sa simplicité. Elle soulignait bien le dessin de mes seins. J’avais aussi prévu de porter des jarretelles, question d’exciter les fantasmes de mon petit chou. J’avais terminé le tout avec un long collier avec un hibou au bout, que j’avais acheté en Angleterre.

J’étais trop contente que Jess soit partie, qu'elle ait eu l’idée lumineuse de ne pas fêter le Nouvel An avec nous. Pascal n’avait qu’à bien se tenir, ce soir, je ne lâcherais pas, j’avais dans l’idée de lui faire la totale.

Caroline avait mis une robe rouge, qui lui arrivait juste sous les genoux,  avec de petits brillants argenté sur le bord de son décolleté en V. Pour la robe courte, c’était une bonne idée… Plus facile à retroussée! Elle avait également pris des escarpins assortis, Miss Zaza. Sur ses chaussures, elle a collé des sortes de petits pins argentés pour les assortir à sa robe. Caroline avait aussi mis des dessous affriolants. Je me demande bien pour qui? On s’est ensuite maquillée collée toutes les 2 devant le miroir de la salle de bains.
Caro semblait si contente.

Je n’avais pas l’intention de lui laisser Pascal ce soir. En y pensant, je me trouvait un peu méchante et égoïste.

Ça faisait plus d’1h qu’on se préparait, je suis sûre que la moitié des copains étaient déjà au restaurant. Je savais que Pascal m’attendrait, mais il fallait qu’on se stress. Caro était impatiente, elle sautillait à travers la chambre, admirait son effet dans le miroir derrière moi pendant que je finissais de me coiffer. Après s’être complimentée l’une l’autre sur notre allure, on a pris nos sacs à mains, on est descendu.

Pascal et Paul nous attendaient au salon. Waouh! Pascal était à croquer tout cru!!! Il était habillé de manière assez formel dans un costume noir qui lui allait trop bien. Une chemise couleur pêche qu’il avait laissé hors du pantalon et sans noeud papillon ou de cravate. Il nous a lancé un petit sourire qui a fait frissonner mon petit coeur. Je crois bien que ses yeux brillaient d’admiration. C’est vrai qu’on était pas mal toutes les 2 ce soir. Pascal a enfilé une longue veste noire doublée en cuir et ses gants et on est parti. Waouh, il est trop sexy!

Caroline toute souriante s’est précipitée pour prendre le bras à Pascal. Flûte, elle avait été plus rapide que moi. Faisant bonne figure, j’ai donc dû prendre celui de Paul. Ça m’a remis les idées en place, je devais faire attention de ne pas me faire battre sur le fils le reste de la soirée. On a pris la voiture, heureusement, parce que les talons dans la neige, c’est pas top. Paul n'était pas mal non plus dans son costume fumé, bleu nuit. Lui aussi n’avait pas coincé sa chemise bleu dans son pantalon, mais laissé par dessus sa ceinture. Sa chemise avait des broderies le long de la languette des boutons.

Waouh, quant Thomas organise quelque chose, il le fait toujours en grand. Thomas avait réservé une suite dans un grand hôtel, avec service compris! La vue était magnifique, sans parler du décor velouté dans les tons blancs avec de petites touches lavande, violet et or. Magnifique. Une véritable atmosphère de comte de fée. Il y avait des pans de tissu qui flottaient ça et là qui mettait une petite note de poésie dans le décor. La décoration sulfureuse de la salle avait la touche de Thomas partout.

Un bar était installé dans un des coins de la cheminée. De l’autre côté, il y avait un orchestre qui jouait une musique douce d’ambiance. Dès qu’on est entré, on a choisi nos places à la table principale. Je me suis placée à la droite de Pascal. J’allais le collé comme une limace. Le menu a aussi été soigneusement choisi par Thomas. Je sentais que ça allait être une soirée super. Les filles étaient toutes habillées avec classe, et les garçons aussi. Je regrettais un peu mes jeans et un simple t-shirt, mais j’étais contente d’avoir prévu cette robe pour être dans le ton de la soirée.

Au bar, on a trinqué avec des copains à lui, et j’ai enfilé ma main dans celui de Pascal. Il m’a lancé un petit regard surpris. Ses yeux verts souriaient. Il a serré mes doigts qui me disait qu'il appréciait mon geste. Quelques instants plus tard, il m’a fait un petit bisou sur la tempe. J’adore.

Après un verre ou deux, Pascal m’a chuchoté à l’oreille qu’il avait envie de caresser mes seins. Hihihi, j’avais bien choisi ma robe. Elle était moulante juste ce qu'il fallait, où il fallait, et était ouverte sur le côté. Juste ce qu’il fallait pour qu’on devine ou voit de temps à autre ma jarretelle. Pascal s’en était aperçu et j’ai vu ses yeux s’attarder sur mes courbes, l’ouverture de ma robe, mes jambes, mes seins. Il se mordillait la lèvre inférieure. C’était dans la poche!

Sa main s’est promenée sur la courbe de mon dos avant de s’enrouler autour de ma taille, simplement pour me demander ce que je voulais boire. Mon coeur cognait dans tous les sens en m’apercevant qu’il ne me quittait pas des yeux. J’aimais la lueur dans ses yeux, il me caressait du regard. Il m’a chuchoté qu’il aurait de la peine à rester sage toute la soirée. Pascal était si beau avec ses yeux verts pétillants de malice, son sourire adorable sous son bronzage et sa petite boucle d’oreille noire.

Un sourire heureux scotché sur la figure, j’étais si contente de lui faire encore de l’effet. Contente de la douceur et de l’attention dont il m’entourait.

J’avais un instant oublié Caro, et le monde entier, toute heureuse d’être le point de mire de celui que j’aime. Mais Caro avait pleins d’atouts dans ses manches. Elle a réussi assez facilement à attirer l’attention de Pascal. Elle avait de la répartie et n’était jamais à court d’idée quant il s’agit de briller en société. Elle a assez facilement réussi à le distraire. Elle a lancé une discussion sur la randonnée en raquette qu’ils avaient fait quelques jours plus tôt.

Pascal lui a souri. Je me demande s’il se doutait de notre petite bataille pour ses faveurs? Peut-être!

Le dîner était une petite merveille. Je ne pourrai pas dire tout ce qui était dans mon assiette, mais c’était délicieux. 2 entrées avec une trilogie de foie gras, des langoustines, puis des pommes aux calvados (je crois), du veau avec, au choix une sauce à la crème de Porto ou aux morilles. J’ai choisi les morilles. Thomas avait sélectionné des vins pour accompagner le dîner. Je ne bois pas de vin, ça m’endort. Pour le dessert, c’était un concert des éclairs colorés, et des macarons de toutes les couleurs avec de la glace.

Impasse sur le dessert, pour éviter de me sentir boudinée dans ma robe. J’ai fait plusieurs sauts dans les toilettes pour mettre mon journal à jour, et une dernière entre les desserts et les cafés. Quant je suis revenue, les gens commençaient à se lever de table. On n’était plus obligé de rester planter devant nos assiettes. Tant mieux, j’avais besoin de bouger pour digérer.

Pascal était au bar avec 2 copains, et une nuée de petites pouffiasses qui essayait de le faire boire. Caroline était à ses côtés et cherchait à l’éloigner de ces filles. Elle a réussi. J’avais vu la direction qu’ils avaient pris, alors j’ai traversé la salle pour aller les rejoindre. Je devais parler à Pascal. De préférence, seul à seul.

J’avais lu un message d’Akemi-Sama, et elle me conseillait de dire à Pascal ce que j’avais ressenti quant il m’avait remplacée au pied levé par Caroline, pour passer les fêtes de Noël avec sa famille. Il n'était pas trop tard, j’avais encore le temps. Ce serait bien de mettre les choses au clair avant d’entamer la nouvelle année.

Ils étaient dans une des salles prévus pour les fumeurs. Il y avait évidemment du monde.

J’ai vu passer une petite lueur de déception sur le visage de Caro quant elle m’a vue arriver. Elle pensait garder Pascal pour elle toute seule apparemment. Ce n’était pas possible de parler ici, il y avait vraiment trop de monde. D’ailleurs, Paul et Julien sont arrivés eux aussi et se sont assis au petit bar où Pascal et Caro s'étaient installés.

J’ai passé mon bras autour des épaules à Pascal et je suis restée debout.
Même si je n’aurai pas dû, je savais qu’il ne dirait rien. Pascal m’avait offert son tabouret, mais je préférais rester à sa hauteur. Il a souri et a continué de discuter avec Caro et ses potes.

A l’oreille, j’ai demandé à lui parler. Etonné, il m’a regardé m’invitant à parler, montrant que j’avais toute son attention. Comme s’il s’attendait à ce que je lui parle devant tout le monde. Il rigole! Comme je ne disais rien et que j’avais l’air d’attendre, il s’est levé pour me prendre par la main, et on a cherché  petit coin.

Caroline nous avait suivi. Je ne l’ai remarquée que quant on a enfin trouvé une petite alcôve presque à l’autre bout de la terrasse. Elle voulait aussi lui parler. Nous parler.

Rouge, gênée, Caroline a demandé à Pascal ce qu’il allait faire ce soir, on voulait toutes les 2 êtres avec lui, espérait autant l'un que l'autre être celle qui recevrait le 1er bisou de Nouvel An. Ciel, elle était vachement courageuse. Un petit coup de chaleur m’a parcouru de la tête au pied; ce qu’elle disait était entièrement vrai. Même si quelque part, un peu égoïstement, je pensais mériter la primeur. Et Caroline a enchaîné en lui disant qu’on en avait un peu discuté toutes les deux, et qu’il avait dû remarqué notre petit duel pour se l’accaparer.

Caro trouvait un peu lourd de se battre comme ça entre nous. Elle avait raison, moi aussi. Alors, elle voulait savoir s’il avait décidé avec qui il allait dormir. Est-ce qu’on pouvait dormir tous les 3? Si oui, alors elle pouvait bien jouer les second rôle en attendant. Elle ne voulait pas dormir seule, la fermer et se montrer compréhensive. Elle a continué en lui disant que soit on tire au sort, et elle se plierait au hasard, ou il devait choisir. S’il dort avec moi, alors elle trouverait normal qu’il s’occupe d’elle pendant la soirée. Ou on dort tous les trois!

Glups! Faut le reconnaître, Caroline avec des couilles!

Pascal a été secoué, je pense. Il a eu l’air dubitatif, peut-être un tantinet admiratif devant le courage de sa belle. Mais, il n’a pas osé me regarder. On attendait, tendue, le coeur dans la gorge qu’il parle. Je regrettais de n’avoir pas eu le temps de lui parler. Je suis sûre qu’il m’aurait choisie sans hésitation. Chapeau, le rouge lui allait à merveille, Caroline était spectaculaire debout là, à affronter Pascal comme ça. J’avais du boulot pour lui arriver à la cheville!!!

Après une super longue minute, il a regardé Caro, puis moi. Et calmement, il a dit préféré qu’on regarde ça entre nous. Mais, Caro lui a dit que ce n’était pas cool, ce serait une discussion stérile, on voulait toutes les 2 passer la 1ère nuit de l’année à ses côtés. Bien dit. Waouh, je devrais me méfier, elle parle bien. En plus, elle était loin d’être bête, ou la petite chose qu’on laisse de côté et qu’on utilise comme bouche-trou. C’était à lui de nous dire ce qu’il voulait faire.

Pascal m’a demandé ce que je pensais. Glups. Je ne voulais pas me prononcer, mais Caro avait raison, on aimerait bien savoir ce qu’il voulait. Moi aussi, j’étais capable de jouer les second rôle. Pascal n’avait pas l’air de vouloir être celui qui décide. Je lui ai rappelé que si je l’avais tiré ici, c’était parce que je voulais lui parler. Il a donc
demandé à Caro de nous laisser 10mn. Elle a dû penser que j’allais essayer de tirer la couverture à moi, alors, elle est restée au bout du couloir. Elle nous jetait des petits regards inquiets.

Avant qu'elle parte, Pascal lui a rappelé que si elle était là, c’était grâce à moi. C'était grâce à ma générosité qu’ils se voyaient. Sans ça, il n’aurait pas eu à choisir. Ça m’a réchauffé le coeur de voir qu’il se rappelait de ça. Puis, il a demandé à réfléchir.

Impétueuse, Caroline lui a rappelé qu’il ne lui restait pas beaucoup de temps avant minuit!!!

Une fois seul, j’ai rassemblé mon courage pour lui rappeler que les choses ne s’étaient pas très bien passé à mon arrivée. On était fâché. Je ne comprenais pas pourquoi il était fâché lui, et si c’était à cause de mon manque de communication, il n’en avait pas le droit.

Hum, j’essayais de me montrer aussi forte de Caro!

Je lui ai rappelé qu’il avait emmené Caro au chalet pour passer les fêtes avec sa famille après me l’avoir proposé. Sa manière de me remplacer au pied levé m’avait fait mal. C’était comme si je ne comptais pas plus que ça. J’étais un objet remplaçable. Ça m’avait déçue, brisée le coeur. Ensuite, pour le culpabilisé à mort, je lui ai dit que j’avais passé Noël à pleurer, que je n'avais même pas eu la force de fêter en famille. J’étais désespérée. Il m'avait blessée très profondément.

En parlant, les larmes me sont montés au yeux. Alors, Pascal émue, ma prise dans ses bras. Il m’a dit que sur le moment, il avait été énervé, ça l’avait déçue qu’une fois de plus, je cherche des tonnes d’excuses pour ne pas venir au chalet. Que j'étais compliquée, que c'était extra dur de pouvoir passer quelques jours avec moi. Ça lui avait fait penser aux vacances en Italie et en Sardaigne, où il avait dû passer des heures pour me tirer un minuscule oui.

Il s’est excusé, m’a demandé de lui pardonner. Il n’avait pas réfléchi à ce qu’il me demandait, il voulait simplement passé ses jours de congés avec moi. Il a reconnu que c’était une connerie, ses parents n’avaient pas du tout apprécié.

Pascal me serrait fort, me faisant de petits bisous sur la tempe, le front, dans les cheveux. Il m’a ensuite demandé ce que je voulais qu’il fasse pour Caro (ce soir). Etonnée, je lui ai demandé s’il aurait accepté aussi facilement de passer la nuit avec elle si on avait tiré au sort. Je crois qu’en posant la question, j’ai réalisé que le plus simple, c’était qu’on reste ensemble, tous les 3. Pour me faire plaisir, il a dit qu’il allait lui parler, lui dire qu’il ne pouvait pas dormir avec elle en me laissant dans mon coin, toute seule.

Ce qui voulait dire que j’allais devoir passer le reste de la soirée toute seule pour qu’il s’occupe de Caro? Ben Non!

J’étais encore dans ses bras quant Caro est revenue pour entendre la décision de Pascal… c’était bientôt minuit, et la soirée était loin d’être terminée.

Pascal lui a dit que pour bien faire, être logique, ils avaient passé Noël ensemble, donc il devrait plutôt passer cette soirée et le reste avec moi. Les larmes ont giclés dans les yeux de Caro. Ça a dû le toucher. Et moi aussi. Pascal s'était tu, ne sachant pas comment faire pour qu'elle ne se mette pas à pleurer. Alors, j'ai parlé à sa place. Pascal pouvait bien se débrouiller pour nous faire un bisou à toutes les 2 en même temps à minuit, et on pouvait bien partager la même chambre.

Caro a voulu comprendre ce que ça impliquait. Je savais ce qu’elle voulait savoir, lui aussi je pense. Alors, elle m’a questionné du regard. J’ai simplement souri; “On a l’habitude de dormir ensemble non? C’est lui qui a intérêt à être en forme et ne pas nous décevoir!”. Caroline s’est détendue.

Nous prenant chacune par la taille, on est retourné se joindre aux autres… et trinquer avec les copains.


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365/2012 - Réveillon (env. 6h du matin à 18h)

Publié le par JaneDo


Lundi - 31 Décembre 2012  - (365/2012) - Env. 6h du matin à 18h…  (2)

J’étais perturbée par les sentiments ambivalents ; J’aime que Pascal se sente libre, assez libre pour être lui même. J’aimais le regarder s’amuser, discuter, faire le clown par moment, partager des gros rires avec ses amis. Est-ce que j’aurai voulu le laisser libre pour que justement qu'au contraire, il soit à mes pieds comme un toutou? Non. Il manquerait ce petit piquant qui me garde en alerte, qui me fait continuer à me réinventer. Ça fait vibrer tous mes sens. Et je sais que s’il n’y avait pas de challenge, je me lasserais.

Pascal discutait avec une fille, qui posait la main sur son torse en lui parlant. Parfois, il se penchait pour l’entendre, et partait dans un fou rire. Elle lui faisait du charme. Ils ne se connaissaient pas il y a 1h, qu’est-ce qu’elle pouvait bien avoir à lui raconter? Surtout pour le faire rire autant? J’aurai aimé être à sa place, voir ses yeux briller, ses sourires, le faire rire. Il devait sûrement la trouver spirituelle, intéressante, attrayante, et drôle. Flûte.

Qu’est-ce que j’aurai pu lui raconter qui le fasse rire? On se connaît trop, depuis trop longtemps! C’est plus comme au début où on apprenait à se connaître. C’est vrai que quant on est tous les deux, ça nous arrive de beaucoup rire. Mais là tout de suite, j’avais beau me creuser la tête, je n’arrivais pas à trouver quelque chose à aller lui raconter, pour recevoir la même attention et la même réaction. Minable. Je me sentais minable.

Je me suis levée pour aller fumer dehors. Fallait que j’arrête de le manger des yeux. Ça devait se voir. Emmitouflée dans ma veste, mon écharpe enroulée autour de mon cou, j’avais enfilé même mes gants. J’allais fumer clopes sur clopes jusqu’à ce que je regagne un peu d’assurance avant de rentrer.

J’ai marché le long de la terrasse pour ne pas me mettre à geler. Je suis arrivée aux fenêtre qui longeaient le corridor qui menait à la cuisine, et là, je l’ai attrapé en train d’embrasser Caroline. C’était un bisou rapide, en passant. Ça m’a froissée, blessée. Avec moi, il fait tellement attention que personne ne nous voit, et là, dans un lieu de passage, le voilà qui embrasse Caro? Là où l’on pouvait les voir? Qu’est-ce qu’elle avait fait ou dit pour qu’il agisse sous l’impulsion?

Merde, vilaine jalousie. Je me suis cachée dans l’ombre. Je n’allais rien dire, rien montrer. Au moins maintenant, je sais que je n’ai pas à me casser le cul pour ne pas le mettre en danger. Déçue, mais remontée, je suis retournée à l’intérieur. Bien décidée à ne pas me laisser faire.

Pascal est venu s’écrouler dans le canapé à côté de moi, et je cherchais toujours quoi dire pour lui décrocher un rire. Mince, j’aurai dû aller le chercher, enfiler mon bras sous le sien, et l’autre aurait arrêter de le draguer, gênée par ma présence. Mais voilà, complètement coincée moi! Faut vraiment que j’arrête les cauchemars dans ma tête.

Pascal m’a dit que j’étais drôlement silencieuse. Et voilà, encore une discussion trop sérieuse, rien qui peut amener un éclat de rire. Alors, j’ai jouer la carte de la franchise et à l’oreille, je lui ai chuchoté que “j’étais une nana vachement coincée, que je me sens coincée”. Il a levé les yeux pour me regarder et il a rit en me voyant faire la grimace. Son visage s’était éclairé. Waouh, alors j’étais peut-être pas si nulle? J’arrivais encore à le faire rire.

Pascal m’a emmené danser. Malgré la musique danse, il me serrait contre lui. J’en ai profité pour me calfeutrer entre ses bras. Son menton posé sur ma tête, sa main caressait ma nuque. Il m’a fait un petit bisou sur la tête. Son autre main autour de la taille, je le sentais me serrer encore un peu plus fort. Puis, oubliant sa réserve, il a passé son doigt sur mon menton pour lever mon visage vers lui et m’a embrassée. Je me suis enflammée aussitôt. Je lui ai rendu son baiser. Libérée par son geste, j’ai passé mes bras autour de son cou.

Oublié de l’avoir aperçu en train d’embrasser Caro, oublié qu’il m’avait presque laissée toute seule toute la soirée...

Je sentais son corps se tendre, se durcir. Il me pressait encore plus fort contre lui. C’était passé 6h du matin, j’aurai voulu lui proposé de rentrer se coucher, mais personne ne semblait vouloir mettre un frein à la soirée. Je ne voulais pas être rabat-joie. Ça m’a fait sourire de voir que Pascal avait eu la même idée. Il cherchait à me faire comprendre son envie sans avoir besoin de le dire.

Pascal sait que j’avais compris, mais il continuait à me taquiner. De plus en plus câlin, Pascal restait collé à moi comme un amoureux transis, me trainant par la main avec lui. Avec ses copains, je sentais enfin bien près de lui. Son bras tendrement autour de mes épaules, je l'écoutais papoter et rigoler, avec un petit sourire heureux. Je n'avais pas besoin de parler. Pascal me faisant de temps en temps des bisous sur la joue, dans le cou. Il évitait de m’embrasser ostensiblement devant leurs amis.

Quelqu’un a proposé de faire des spaghettis. Pas envie moi. Je sentais que Pascal non plus. Je devinais son envie de rentrer se coucher. De me faire l’amour. Je le sentais dans ses gestes, ses câlins, ses petits sourires, ou la lueur dans ses yeux verts que j’aimais tant.

On a bu un café avec les autres pendant qu’ils préparaient la bouffe. Pascal avait envie de rentrer, il me l’a dit avec un petit bisou au coin des lèvres alors qu’on se rendait dans la cuisine. Savoir qu’on allait rentrer lui mettait du rose aux joues. Il était impatient. Mais l’attente aussi avait du bon. Pascal me couvait d’un regard caressant, doux. Ses yeux s’attardaient sur ma poitrine, sur ma bouche. Il se mordillait la lèvre inférieur d’anticipation.

Beaucoup ont commencé à immigrer en direction de la cuisine. Ils étaient surexcités, semblant vouloir continuer la fête jusque tard dans la matinée.

J’ai glissé ma main dans celle de Pascal, lui faisant comprendre que j’étais prête à rentrer.

J’ai cherché Caroline des yeux sans la trouver. Je voulais voir où Pascal avait l’intention de dormir; dans ma chambre? Avec Caro dans les pattes? Ou dans le secret de sa chambre? Jess n'était pas là. J’espérais qu’il choisisse la 2ème option. Pour moi, ça signifiera qu’il voulait m’avoir pour lui tout seul. L’autre option me décevra, parce que je penserai qu’il espère nous avoir toutes les 2!

Test. Epreuve réussie… Il a choisi sa chambre.

Caroline était déjà dans notre chambre. Il y avait de la lumière sous la porte. Je ne sais pas si Pascal l’avait remarqué aussi.

Au matin (milieu de l’après-midi), j’étais morte. Mal partout. Il ne m’avait laissé aucun répit. Gourmand, insatiable, il m’avait enveloppée d’amour. Me donnant l’impression qu’il avait attendu ce moment toute la soirée. Sous mes doigts, je sentais les muscles de son dos se nouer sous mes doigts, j’aimais m’accrocher à lui, à cette force qui écrasait, consumait tout sur son passage. Je fondais dans ses bras. J’étais heureuse. Enfin.

Les garçons avaient eu envi d’aller faire un tour à la patinoire. mais… j’ai réussi à garder Pascal au lit, jusqu’en fin d’après-midi. Ça faisait trop du bien de se larver, de se retrouver, se murmurer des mots d’amours, de se sentir proche à nouveau.

Caroline, ne nous voyant pas descendre, est venue frapper à la porte vers 18h. Alors on est descendu un moment juste grignoter un truc, parce qu’on avait des réservations au restaurant dans 2h. On n’avait rien manger à midi, ni les spaghettis du matin. Puis, fallait ensuite aller se préparer avant le dîner du réveillon.


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365/2012 - Réveillon... (minuit à env. 6h du matin)

Publié le par JaneDo


Lundi - 31 Décembre 2012 - (365/2012) - Depuis env. minuit à 6h du matin…  (1)

J’ai encore des frissons, les oreilles bouillantes. Rien de pire que de craindre de perdre son mec aussi lamentablement au cours d’une soirée. Ça peut arriver en l’espace d’une simple seconde. Il est beaucoup trop mignon, beaucoup trop charmant, beaucoup trop charmant avec les filles aussi et surtout, beaucoup trop tout… Grrrh.

J’ai foncé sur Pascal. Je ne savais même pas ce que j’allais faire ou dire, le coeur qui me boxait dans les oreilles, je devais absolument couper le courant qui semblait passer entre lui et cette fille.

Pascal avait le bras appuyé contre le mur derrière la miss face à lui, collée, qui baladait ses sales pattes sur son torse. J’ai tiré sur sa chemise et quant il s’est retourné tout étonné, j’ai demandé à lui parler. Après avoir fait un bisou sur la joue à la miss, et il m’a précédé en me prenant par la main.

Pascal m’a emmené dans un coin pour discuter. J’ai voulu sortir. J’ai demandé à Pascal pourquoi il m’avait demandé d’aller vers lui s’il fuyait dans tous les sens toute la soirée. Je me sentais perdue et je regrettais presque d’être venue.

Rhhh, c’était pas vraiment le moment de discuter avec lui, il était presque cuit! Alors il ne prenait pas très au sérieux ce que je lui racontais.

Il a pris mon menton pour relever mon visage fâché pour me manger les lèvres. J’ai immédiatement fondu, oubliant que quelques minutes plus tôt, Pascal draguotait une bimbo! Oublié! Dès qu’il s’intéresse à moi, qu’il m’accorde son attention, j’oublie tout.

  • Chou, j’aimerai qu’on évite de se fâché ces quelques jours. Au pire, réserve tes reproches pour après les vacances tu veux?

Il cherchait mon regard. Ses yeux verts scrutant le moindre des réactions de mon visage. Pfff, il avait peut-être raison. De toute façon, je voulais juste être avec lui, j’y étais, alors basta au reste.

  • D’accord, je veux bien. Mais, je n’aime pas te voir draguer chaque poulette qui passe.
  • Wahhh… Poulette hein? Un peu jalouse on dirait?
  • Pas du tout… Mais tu disparaît sans arrêt et je te retrouve toujours avec un nana. Ça m’énerve.
  • Je ne la draguait pas. On parlait juste de l’endroit où elle aimerait dîner c’est tout.
  • Dîner?
  • Ah! Oui, je dois l’emmener dîner. Je devais le faire hier, mais avec le truc chez Yumi, c’était juste pas possible.

Ils avaient fait une collecte pour les enfants déshérités, et les filles avaient misés de très gros montants pour choisir celui qui les sortirait un soir. Tous les garçons y avaient participé. C’était avant que je n’arrive au chalet. Heureusement, je n’avais certainement pas les moyens pour participer à ce genre de choses. J’aurai pensé que Caro se serait débrouillée pour l’avoir et j’étais étonnée que même une fille à papa ait réussi à la battre. J’ai ravalé mes observations. Je ne voulais pas trop savoir ce qui s’était passé pendant mon absence. Je pense que je risquerais de péter encore un plomb.

Jess s’était relevée. Et je sais pas si elle a un radar ou quoi, mais Jess a tout de suite retrouvé Pascal. Donc, on a été interrompu en pleine séance de réconciliation. Bref, de toute manière, je n’étais plus tout à fait fâchée. Je crois seulement que je me sentais un peu seule sans lui, et je trouvais qu’il y avait un peu trop de jolies filles!!!

Encore une fois, il a disparu de mon radar à moi.

Je suis allée errer encore à travers les pièces. J’avais aussi avalé un verre ou 2 et quant j’ai retrouvé Caro, je me suis plantée vers elle. Comme ça, je me sentais moins seule. Je continuais à chercher Pascal du regard. Puis, les choses ont changés, j’ai commencé à participer aux discussions, à m’amuser! J’ai aussi dansé avec Caro et quelques copains à Pascal. Il y avait presque toute son équipe de basket au complet. J’évitais juste le petit rouquin con que je ne supporte pas.

Pascal a réapparu 1h plus tard. Souriant et l’air de bonne humeur après avoir discuté avec sa femme? Surprenant. Elle lui prenait la tête aussi souvent que moi. Hum, en pensant à ça, je me suis dis que je devais opérer quelque changement si je ne veux pas commencer à lui ressembler!

Pascal m’a lancé un petit sourire. Il discutait avec des copains, il y avait aussi quelques petites garces qui essayaient de le draguer ouvertement. Mon sang n’a fait qu’un tour, mais je me suis retenue de courir vers lui. Je ne voulais pas qu’il se moque encore de ma jalousie. Caro avait aussi vu, mais elle, elle a eu le courage d’aller enfiler son bras sous le sien et se planter là. Moi, je suis restée dans mon fauteuil en les observant du coin de l’oeil.

Avec son sourire scotché d’un bout à l’autre de son visage, il a danse avec Caro, puis avec d’autres. Ce qui faisait bouillir mon sang. Dommage, que je ne sois pas la seule à le trouver mignon! J’attendais de trouver le courage d’aller tenter ma chance. Je suis retournée au bar pour avoir encore une vodka et me suis mise à discuter avec Julien. Il était cuit lui aussi. Il a l’alcool triste et se plaignait de ne pas être compris, que la fille qui l’intéressait s’en fichait, etc, etc. Même si je n’étais qu’une oreille, ça m’occupait.

Pascal est venu me murmurer à l’oreille qu’il avait envie de moi. Sa main a glissée sur ma hanche jusqu’à mon ventre, je sentais son menton sur mon épaule. Ses cheveux me chatouillaient la joue. Comment résister. Je l’ai suivi. On a trouvé une pièce qui semblait libre et on a tout de suite été scotché l’un à l’autre. Il n’avait pas menti, il était en éruption. J’ai disparu dans ses bras.

Jess était partie. Elle avait dit qu’elle ne se sentais pas trop bien. Jess ne reviendrait pas pour le Nouvel An. Pascal l’avait fait reconduire et maintenant, il se sentait libre comme l’air. Je suis étonnée que Jess ait décidé de filer juste avant la soirée du Nouvel An. Peut-être est-ce que c’était la raison qui faisait que Pascal ne la prenait jamais vraiment au sérieux quant elle dit vouloir être avec lui!!!

C’était parfait. Après notre petite escapade, Pascal était plus présent, plus proche, plus câlin. Je ne sais pas si c’était à cause de moi, ce qui s’était passé, ou parce qu’il se sentait plus libre. Mais j’étais contente.

J’avais arrêté d’être aussi coincé, occupée à suivre tout ce que Pascal faisait. Puis, je dois l’avouer, j’adore le regarder s’amuser, le voir danser, faire le zouave avec ses potes. Même si parfois, j’ai de désagréables petits picotements de jalousie. J’adore quant il est comme ça. Et je déteste être chiante. Je crois aussi que je me sentais nettement mieux depuis que Jess avait préféré rentrer.

En me voyant perdue dans mon coin, Pascal était venu me chercher pour m’installer à son point d’attache. Il est reparti danser, mais il revenait sans arrêt pour me faire un bisou ou pour s’écrouler à côté de moi. Caro et lui ont beaucoup dansé, il y a eu de petites disparitions, mais rien d’alarmant. Enfin j’espère. Bien sûr mon esprit tordu s’est aussitôt demandé s’il ne l’avait pas emmenée en vitesse au chalet d'à côté comme il avait fait avec moi. Ça me fichait des coups de chaleur.

Mais j’avoue que regarder Pascal, c’est comme regarder “Mon Film Préféré”. Je pourrais passer des heures, jusqu’à l’infini à le regarder.


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364/2012 - Fâchée parce qu'il a choisi Caro? Non. J'ai menti!

Publié le par JaneDo


Dimanche - 30 Décembre 2012  -  (364/2012) - Fâchée? Moi? Non. Mais, j’ai menti!

Pascal m’avait empêchée de sortir de la pièce. Encourageant d’un côté. Fallait juste que je me calme, ne pas raconter de conneries, et ne pas me mettre à pleurer comme une madeleine. Ça ne ferait que l’exaspérer. Il a attaqué direct où le bas blesse et je n’ai pas eu d’autres options que de mentir.

  • Tu es fâchée parce que j’ai emmené Caroline?
  • Pas du tout.
  • Caro n’est pas aussi compliquée que toi! Avec toi, faut toujours s’attendre à des tas d’excuses, passer des heures à essayer de te convaincre. J’en avais un peu marre. J’avais envie de passer Noël avec toi, mais toi non.
  • C’est bien. Je n’ai rien dit que je sache!
  • Alors pourquoi tu n’as pas répondu quant on t’as appelée?
  • Je te l’avais dit, j’étais occupée!
  • Oui, mais tu as répondu quant Caro a appelé, donc, tu ne voulais pas me parler.
  • Tu n’avais pas à m’imposer un dilemme pareil. Tu sais que ta famille me déteste, alors me forcer à m’incruster à Noël, c’était nul.
  • C’était que ça? Alors tu t’en fou que j’aie emmené Caro?
  • Oui.
  • Ah bon!

Stupide, stupide, stupide! J’aurai dû dire la vérité, au lieu de cacher ce que je ressentais. Mais je ne pouvais pas me résoudre à lui montrer à quel point il m’avait blessée. Humiliée même.

On est parti à la soirée chez Yumi sans se dire un mot. Pascal avait les mains dans les poches et marchait à côté de moi, mais il aurait aussi bien pu être à des années lumières.

Pascal m’a abandonnée à peine entré chez Yumi. Il a été rejoindre des copains et sa femme. Et paf, encore une fois, je me sentais perdue dans cette foule. Seule. Je ne savais pas vers qui me tourner, ni vers qui aller. Je me rends compte que, ça a toujours été le cas. Je ne suis qu’une pièce rapportée, je ne fais pas partie de leur clan. La plupart du temps, je ne cherche que Pascal, je ne vois que lui et tout ce qui tourne autour de lui. Je ne vois rien d’autre de ce qui se passe vraiment. Je ne fais pas attention.

J’ai vu Caroline en train de rigoler avec des gens que je ne connaissais pas, mis à part Julien. Et lui non plus, je ne le connais pas bien. J’ai été me planter à côté d’elle. Intérieurement, je me suis félicité de n’avoir pas fait une crise à propos d’elle, tout à l’heure, quant je discutais avec Pascal. Ça n’aurait pas été très malin. Je n’avais pas à parler, mais seulement à faire semblant de les écouter. Ou pas. Juste faire comme si je faisais partie de ce petit groupe pendant quelque temps. Ou pendant la soirée.

En pensant à la soirée, je me suis demandée ce qui se passerait après? Est-ce que je réussirais à me rapprocher de Pascal? Est-ce que j’en avais envie? Ou la rage brûlait encore trop fort? Est-ce qu’on ne finirait pas par se prendre la tête? Est-ce qu’il a envi de dormir avec moi? Ou va-t-il rester avec sa femme?

Déjà que Pascal me trouvait trop compliquée, ça me mettrait à nouveau en position d’infériorité. Zut. Autant faire semblant que tout va bien, que je ne suis pas fâchée. Je dois ravaler ma colère et ma fierté.Il me faut enterrer ma fierté et mon orgueil blessé si je ne veux pas finir les fêtes, seule dans mon coin.

Pascal avait l’air différent ce soir. Une lueur étrange que je ne connaissais pas brûlait au fond de ses beaux yeux verts. On aurait dit qu’il avait changé. On ne peut quand même pas changé en un week-end? Quelque chose avait changé chez lui. Et dans quel sens? Je regrettais d’avoir manqué ces quelques jours avec lui. Peut-être ses conversations sur l’oreiller avec Caro? Qu’est-ce qu’elle avait bien pu lui raconter? Et lui? Qu’avait-il pu dire? S’était-il plaint de moi?

Oups! Qu’est-ce qu’ils avaient à me regarder comme ça? “Alors? Qu’est-ce que t’en pense?”. Aucune idée de quoi Caro me parlait, mais à voir la lueur qui brillait au fond de ses yeux, j’ai répondu que c’était une bonne idée. Elle a rit. Donc, j’avais bien répondu.

Heureusement que j’étais assise sur le coin d’un tabouret, sinon je serais tombée. Pascal dansait avec Yumi et il avait l’air bien plus heureux que quant il était avec moi. Son visage n’avait plus cet air fâché, il souriait avec ce petit sourire qui cachait mal son amusement. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien lui raconter pour qu’il rigole?

Du coin de l’oeil, je les ai vu retourner à une table qui se trouvait près des fenêtres. Pascal s’est assis sur le bord, alors que Yumi s’écrasait au fond de celui d’en face. Jess est arrivée derrière Pascal et l’a entouré de ses bras. Elle lui a murmuré quelque chose à l’oreille et il s’est retourné vers elle en souriant et en faisant oui de la tête. Elle est repartie avec le sourire.

Pascal a pris un verre sur la table, s’est penché vers Yumi qui lui a chuchoté quelque chose à l’oreille avec la main devant la bouche et je les ai vu se perdre dans la foule. J’ai essayé de les suivre des yeux, sans succès. Il est grand, alors je pensais que ç’aurait été facile. Quelques instant plus tard, je les ai vu disparaître à l’étage. Purée, j’aurais voulu les suivre pour savoir où ils allaient. Je surveillais les escaliers, mais une 1/2h plus tard, ils n’étaient toujours pas revenu.

J’ai cherché Thomas des yeux et l’ai trouvé en train de s’embrasser avec une brunette. Assez jolie, je dois l’admettre. Je me suis demandée si c’était sa nouvelle copine. Ciel, je ne connais rien sur la vie des gens qui m’entourent, c’était fou. La plupart des copains à Pascal, je les connais de vue, je ne me rappelle pas toujours de leurs noms. Hélas, je ne les connais pas assez pour aller vers eux, ou même savoir quoi leur dire.

Il y avait un monde fou. Ils avaient tous l’air de s’amuser. Est-ce que j’étais la seule hors du coup? Même Caro, juste à côté de moi, riait à gorge déployé. Pourtant, je remarquais qu’elle aussi surveillait les escaliers. Elle avait dû voir Pascal et Yumi filer.

Caro m’a demandé si j’avais envie d’aller à la recherche de Pascal. Je n’osai pas. On aurait eu l’air complètement stupide. Il y avait tout ce qu’on avait besoin en bas, on avait aucune raison d’aller en haut. Mais, elle m’a fait remarqué que Pascal et Yumi n’étaient pas les seuls à l’étage.Il y avait du monde partout, on pouvait faire comme eux, chercher un coin tranquille pour discuter. Moi je savais que Pascal devinerait tout de suite qu’on le suivait. Yumi certainement aussi.

Mais, impossible de se retenir de partir à sa recherche.

Ils étaient au salon avec une bande de copains, étalés ça et là du canapé du salon à rigoler et faire les fous. Notre apparition les a réduit au silence. Ils nous ont regardés comme si on dérangeaient. Ils étaient en plein dans un jeu apparemment. Yumi était collée à Pascal, sa tête posée contre lui et lui son bras passé autour de ses épaules. Sur la table, il y avait tout plein de “shots”, et c’était au tour d’un des types. Il l’a avalé cul sec.

J’avais envie de battre en retraite, gênée. Caro, sans honte, s’est tout simplement jointe à eux et je suis restée debout à la porte comme une cruche. Quant elle m’a vue, elle m’a fait signe d’aller m’asseoir en tapotant sur la place à côté d’elle sur le canapé. Yumi et Pascal se sont regardés, comme pour dire “Elles se tapent l’incruste”. J’ai fait non de la tête, mais, je ne savais pas où aller d’autre. Sans Caro, je me sentais perdue. Heureusement, elle a insisté.

Caro a demandé à quoi ils jouaient et s’est tout de suite intégrée. Moi, je ne voulais pas jouer. J’avais besoin d’avoir les idées claires. Vraiment? Peut-être que je devrais me noyer dans l’alcool et tout ira mieux? Une des filles m’a dit que si je ne jouais pas, alors je devrais partir. Alors, ils m’ont rapidement expliqués les règles. Le jeu des “Thêmes”. Ensuite, ils se sont lancés dans “Je n’ai jamais”. Pascal évitait soigneusement de croiser mon regard. Le rat. Je n’aurai pas été là, ç’aurait été la même chose.

Est-ce qu’il n’était pas content de me voir? Aurait-il préféré que je reste chez moi? J’avais l’impression de déranger.

Wahhh, je ne voulais pas jouer! Je ne pouvais pas aller vers Thomas, il était occupé avec une fille. Paul aussi. Et Jess, c’était hors de question. Mon cercle était restreint, je n’avais pas beaucoup d’option. Je n’étais pas très concentrée et j’ai fini par avaler trop de verres. J’ai abandonné pour aller airer (je dois avoir écrit ça faux, mais bon) en bas.

J’ai été me planter à côté d’une bande de fêtard au bar, des copains de celui qui s’occupait du bar je pense. Un des mecs a réalisé que je n’avais pas de verre et il a demandé à son pote de me servir. Je me suis mise à discuter avec eux. Ils avaient envi de se tirer pour aller en boîte. C’était un peu tard pour ça à mon avis. Ils m’ont proposé d’aller avec eux, n’ayant rien d’autre à faire et sachant que je ne manquerais à personne, pourquoi pas.

Pascal a dû avoir pitié de moi. Il avait dû se rendre compte que je m’emmerdais à cent à l’heure, alors il est monté me chercher. Il n’a pas dû apprécier de me voir rigoler et boire avec une bande d’inconnus, alors que je n’arrivais pas à dire 2 mots quant il s’agissait de ses copains. Je n’étais pas très nette, alors on est sorti fumer et prendre l’air.

Je n’avais plus envie d’être fâchée, je ne voulais plus qu’il y ait autant de distance entre nous. Je ne voulais pas parler non plus. Juste envie d’être dans ses bras. Alors, je me suis appuyée contre lui, puis j’ai mis mes bras autour. Pascal est d’abord resté stoïque, puis il a passé ses bras autour de moi en me faisant un bisou sur la tête, puis il m’a gentiment repoussée en me rappelant qu’on ne pouvait pas faire ça. Mais, il devait lui aussi ne pas être très net avec ce qu’il avait bu.

J’avais penché la tête sur le côté avec une mine boudeuse, ça l’a fait sourire, et il m’a serrée contre lui. Et, jeeez, ça m’a trop fait du bien. Je me suis serrée contre lui de toute mes forces. J’aurai voulu ne jamais le lâcher. J’avais eu si peur. Puis, je crois que quant j’avais encore les idées claires, j’avais peur qu’il m’ignore tout le week-end. J’étais ivrement rassurée.

Après quelques minutes, il s’est détaché en me fixant, avant de me demander si j’étais encore fâchée, ou trop saoul pour savoir ce que je faisais. On dit, alcool vérité, et ça doit être vrai, parce que je lui ai dit que je ne me rappelais pas si j’étais fâchée ou pas, mais une chose était sûr, j’aime être dans ses bras. Et que si j’étais fâchée, alors, je voulais l’oublier. Tout ce que je voulais, c’était rester collée à lui. Ça l’a encore fait sourire.

On est retourné à l’intérieur pour s’asseoir au bar. J’ai voulu dansé. J’aime danser avec lui. Il en avait pas tellement envi, mais il m’a suivie. Dans ses bras, je me sentais revivre.

J’oubliais comme je m’étais sentie perdue tout au long de la soirée, oublié aussi que je m’étais emmerdée comme un rat mort jusqu’à ce qu’il soit prêt de moi. J’aimais sentir son corps bouger, sa main me caresser la nuque et sentir sa joue se frotter à mes cheveux. Sa voix est venue me tirer de mon nuage bleu “Et si on rentrait?”. J’ai écarquillé les yeux et fait oui de la tête.

En temps normal, j’aurai trouvé bête de suivre un type qui m’a ignorée toute la soirée, alors qu’il s’était intéressé à ma présence juste 2mn. Mais pas quant c’est lui. Je réfléchirais plus tard. Demain peut-être. Pour l’instant, j’avais juste envie d’être avec lui.

Pascal a dû aller avertir Jess qu’il rentrait et remercier Yumi. Je suis restée seule au bar. J’avais peur que Pascal change d’avis, ou qu’on lui fasse changer d’avis. Qu’il ne revienne pas. Déjà, je m’ennuyais. Je regrettais de ne pas être allée avec lui. Les minutes m’ont paru des heures jusqu’à que je le vois marcher dans ma direction. Mais même là, j’avais peur qu’il vienne me dire qu’il ne pouvait pas.

Pascal m’a prise par la main et on est parti en direction de son chalet. La main calée dans la sienne, je l’ai suivi le coeur en fête. Il était là, ma main était dans la sienne. Cette main forte, sûre, qui connaissait si bien chaque parcelle de mon corps. Cette main qui savait se faire si tendre. Pascal m’a jeté un coup d’oeil et a dû voir le petit sourire sur mon visage. Et certainement mon regard rempli d’amour. Il a lâché ma main pour me passer le bras autour des épaules. Afff, le bonheur.

Enfin seul, ensemble, enfin avec lui… Mon coeur a loupé plusieurs tours, j’étais dans ses bras. En sécurité. J’étais enfin heureuse.

Sa bouche taquinait la mienne et ses mains si chaudes, si tendres se promenaient et me faisaient frissonner. Perdue dans le vert de ses yeux, j’ai oublié que le temps existait. Je l’ai laissé me transporter dans un autre monde qui n’appartenait qu’à nous. Qui n’appartenait qu’à moi.

Mon rêve s’est brisé avec le retour de Caro. Pascal s’est aussitôt retirer, me laissant vide, en apesanteur.

Caroline aurait dû se retirer et nous laisser seuls. Elle aurait dû, mais elle ne l’a pas fait. J’aurai voulu le lui dire, mais j’étais trop… pour pouvoir parler. Pascal m’a encerclé de ses bras. Il parlait avec Caro. Je me sentais si bien, je commençais même à sombrer. Pascal frottait sa joue contre la mienne, faisant glisser sa bouche le long de ma nuque.

Caro se baladait à moitié à poil. Elle se changeait pour se coucher. Pour attirer son attention je pense. J’ai fait l’effort de ne pas m’endormir tout de suite. Je ne voulais pas qu’elle profite de mon absence mentale. Je me suis retournée vers Pascal. Aussi pour voir s’il la regardait. Il l’a regardait. Ses yeux étaient braqués sur elle. Petit pincement au coeur.

Caroline faisait de petites remarques sur des moments clés de la soirée et Pascal riait de ses commentaires.

Quant elle s’est couchée, Pascal m’a fait un bisou sur l’épaule, le nez avant d’effleurer ma bouche du bout des lèvres. Il s’est levé pour s’habiller. Caro avait ramassé ses vêtements et les avaient soigneusement posé sur le fauteuil près de la porte. Mes yeux ont caressés son dos musclés, se prélassant sur ses fesses que son jean à couvert trop vite, remontant le long de ses hanches jusqu’aux muscles de son cou, ses bras. Miam. J’ai toujours aimé le regarder s’habiller. Il me plaisait.

En reboutonnant sa chemise, il est venu se pencher sur moi pour me redonner un bisou. Puis, il a été embrasser aussi Caro. Jeeez, c’était normal, mais j’ai ressenti une pointe de jalousie. Pourquoi elle en dernier? J’ai tendu le bras vers lui, et il m’a encore embrassée avant de filer.

Caro m’a assommée de paroles. Elle n’avait pas sommeil et voulait discuter, moi non. Je crois que je me suis endormie quelque part au milieu…

A mon réveil vers midi, dimanche, Pascal n’était pas là. Caro non plus. Je pense qu’elle avait dû se lever tôt et avait suivi ceux qui partait faire une randonnée en raquettes en montagne. Je crois qu’ils dînaient sur les hauteurs et finiraient leurs tournée chez Yumi pour un dernier verre avant de rentrer. J’étais bien contente de ne pas aller m’épuiser sur les hauteurs.

D’ailleurs, j’étais encore crevée, envie de voir personne, et encore envie de dormir. Après un rapide déjeuner et 3 cafés, je suis vite remontée me couler sous les draps encore 2h.

Pascal m’avait demandé hier soir si je pouvais rester encore quelques jours avec lui. J’avais dis oui, sans hésiter cette fois. Je ne voulais pas qu’il puisse encore me reprocher d’être compliquée, de toujours trop réfléchir. Une partie des invités restaient aussi jusqu’après le Nouvel An. On n’allait même pas pouvoir être seul et ça m’ennuyait. J’aurai voulu qu’on puisse se retrouver, se parler, mettre les choses à plat.

Ils sont rentrés vers 17h, joyeux. C’était comme l’arrivée d’un vent d’air frais. Ils riaient des chutes, des conneries qu’ils avaient fait. Jess a fait préparer des chocolats chauds pour tout le monde et après avoir ôtés leurs combinaisons, ranger leurs affaires de skis, ils se sont étalés autour de la cheminée.

Pascal m’avait lancé un discret petit sourire. Ça suffisait pour faire mon bonheur. Pascal restait distant. Il ne m’approchait pas, restait entouré de ses copains ou de sa femme. Je me demandais comment j’allais meubler mon temps. Une chose était sûr, je devais éviter de l’approcher, ou tout du moins, éviter de me montrer trop collante. Ou peut-être pas? Pascal m’avait demandé d’aller vers lui, mais je n’osais pas. Pourtant, j’en avais envie. Et Caroline ne se gênait pas elle?

Je voudrais filer, rentrer chez moi. Revenir demain soir pour fêter Nouvel An. Mais, j’avais peur qu’en partant, c’était comme si je l’abandonnais au mains de Caroline et des autres filles qui lui tournaient autour comme des abeilles. Mais je ne pouvais pas partir. La poisse.

Ce soir, fondue ou raclette? Ben, après avoir mangé la fondue chez Dani, j’étais partante pour la fondue. D’ordinaire, j’aurai choisi la raclette sans hésitation. On mangeait au Chalet Suisse. Les garçons ne voulaient pas avoir l’odeur du fromage dans le chalet. Pour une fois, même si Pascal restait assez distant, mais, il m’avait placée à côté de lui.

Je trouve toujours une raison de me plaindre… J’aurai préféré être à la place de Caro; en face. Au moins j’aurai pu le regarder, l’écouter parler. Tandis qu’à côté, j’étais obligée de regarder devant moi. Thomas était cuit avant la fin du repas. Trop de vin blanc et Thomas supporte assez mal le vin blanc.

Après le dîner, retour chez Yumi.

Jusque là, Pascal avait passé la soirée avec sa femme. Prévenant, tendre, à son écoute. Je l'enviais. Elle était partout, partout sur lui; les genoux, dans les bras, la taille. Ils ont dansés comme de vrais amoureux. Un peu normal et je devais être habituée, mais je ne pensais pas ressentir encore cette petite pointe de jalousie qui piquait au coeur.

Mince, ça s’est imprimé tout à coup dans ma tête; si je ne sortais pas avec Pascal, je n’aurai aucun moyen de le voir. Je ne serais pas là. Alors, même si je n’ai aucun lien avec ceux qui m’entouraient, j’ai fait le point dans la poche. Le jour où Pascal en aura marre de moi et me plaque, je ne pourrais plus le voir. A moins de me rapprocher des autres, de m’en faire des amis, de participer à leurs activités. Zut, ça j’aurai de la peine.

Je commençais à croire que j’allais à nouveau passer une soirée toute seule, paumée au milieu de cette foule de gais lurons, quant Pascal m’a discrètement pris la main et tirée derrière lui dans le corridor, dans un coin derrière une porte. Il m’a embrassée avec passion. Au cours de la soirée, il y a eu beaucoup de petits baisers volés comme ça. Ça m’a remis du baume au coeur.

C’est drôle mais, je me suis dit qu’il avait oublié qu’il était fâché...

Pascal m’a demandé pourquoi je n’allais pas vers lui. Il ne pouvait pas me courir après, mais rien ne m’empêchait d’aller vers lui, de m’asseoir à côté de lui et tout. “Et quant tu fou le camp danser ou je ne sais où, je te suis aussi?”. J’avais demandé sur le ton de la plaisanterie, mais Pascal savait que j’étais sérieuse. Je pouvais le suivre partout, ça ne le dérangeait pas.

J’ai voulu savoir ce que c’était le petit regard qu’ils se sont échangés Yumi et lui quant j’étais montée avec Caro hier soir. Bien évidemment, il ne savait pas de quoi je parlais. Mémoire courte.

J’étais curieuse; est-ce qu’il avait été aussi distant avec Caro même après l’avoir emmenée avec lui, dans sa famille pour Noël? Et bien oui! Mais je crois que ma question l’a interpelé, il a fini par avouer qu’il avait été beaucoup plus “proche” de Caroline au grand dam de ses parents. Je crois aussi qu’il s’est alors senti coupable pour sa manière de me traiter. Il a trouvé l’excuse que, c’était parce qu’ils étaient en comité fermé, en famille, tandis que là, il y avait des tas de gens qu’ils ne connaissaient pas, et il ne voulait pas humilier sa femme.

Faut que j’arrête de chercher tout le temps la petite bête, tout le temps des explications, refuser de participer aux activités sportives. J’allais vraiment devoir me surpasser et faire un gros effort. Sinon, c’est sûr, j’allais le perdre. Il commençait à se fatiguer de mes hésitations.

Pour me donner du courage, j’avais aussi avaler quelques verres et j’ai été me coller à lui. Plus la soirée avançait, plus Pascal avait bu, plus il était gai. Il se lâchait de plus en plus. Quant il se lâchait comme ça, je préférais être à côté pour éviter que ses dérapages me fassent sauter au plafond. Son petit sourire scotché au visage, il se laissait aller à me prendre la main parfois, à me faire un bisou sur la joue. Et quant on dansait, il m’a embrassée.

Jess est venue aussitôt le chercher. Je pense qu’elle  dû le redresser les bretelles, parce qu’il s’est calmé un peu.

Zut, moi j’aimais bien quant il se lâchait. Hum, surtout quant c’était avec moi. Jess m’avait chopée discrètement, en me pinçant le bras vachement fort, elle m’a demandé de me calmer, et de calmer Pascal. Elle ne voulait pas le voir se comporter comme ça.

Après je l’ai perdu de vue pendant au moins 1h. Aucune idée où il était. Surtout que je ne savais pas non plus où était Caro. Sans elle, je n’avais pas le courage d’aller explorer les recoins à sa recherche. Glups, elle était peut-être avec lui? Il avait beau me dire que je pouvais le coller, mais il disparaissait souvent comme ça pendant la soirée. En me rappelant nos petites escapades pour s’embrasser, mon coeur s’est serré d’angoisse; peut-être que je n’étais pas la seule qui avait ses faveurs!

Puis zut, qu’il s’amuse… Mouais, j’essayais de me convaincre pour lâcher prise et ne pas être jalouse.
Jess était tombée comme une masse presque immédiatement après notre retour chez Yumi. Et après m'avoir pincé presque jusqu'au sang. Yumi avait proposé de la coucher à l'étage. Donc, j’avais enfin le champ libre...

En faisant le tour pour aller me chercher à boire, je l’ai retrouvé attablé dans un coin, entouré de potes et de nanas. D’accord… Ha, d’accord! Est-ce que je pouvais aller aussi vers lui là? Il aurait dû m’emmener sinon, non? A sa manière de sourire et de regarder la fille qui se collait à sa droite, Pascal avait carrément l’air de la draguer. Elle aussi.

Jeeez, comment ne pas ressentir de la jalousie? J’avais hyper chaud, les jambes en queue de boudin, toute tremblante. Rhahh, les mecs! Ils ne savent pas que ce genre de choses nous fait mal? J’ai foncé droit sur lui. J’allais rappeler à cette fille qu’il m’appartenait, qu’il n’était pas libre. Du moins, si elle ne le savait pas déjà. Enfin, c’était l’idée générale...


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