292/2013 - Selon Caro, Pascal a changé...
Samedi, 19 octobre 2013 - 292/2013 - Selon Caro, Pascal aurait changé…
Pfouh, pour flinguer une journée, rien ne vaut une mauvaise nouvelle su saut du lit. Je devais accompagner ma soeur à son travail, comme elle ne peut pas encore conduire. Donc, sourire de façade. Après l’avoir déposée au boulot, j’ai fait un saut chez Caro. La pauvre, elle dormait encore.
Pascal avait donc déposé sa femme hier soir, après le gala de charité, pour aller chez Maud. Il est rentré vers les 3h du matin.
- Tu ne crois pas qu’il profite de la présence de sa femme pour… voir Maud?
- Comment ça?
- Ben… Comme Jess est là, tu ne peux plus débarquer comme tu veux chez lui, donc il a moins de pression. Et il peut faire ce qu’il veut!
Glups, Caroline n’avait pas tout tord. Mais, j’avais cru comprendre que Pascal n’éprouvait plus rien pour elle. Passé les premières impressions, il n’était plus sous son charme. Est-ce que je faisais fausse route? Est-ce que je prenais pour argent comptant tout ce que Pascal me disait?
Après un moment de silence, Caro a rajouté;
- Je crois qu'il ne veut pas admettre que cette garce l'intéresse. Peut-être par fierté. Si ça marche pas, ou si elle ne fait que le mener en bateau, je pense qu'il ne veut pas avoir l'air d'un con.
- Tu as sûrement raison, mais… je peux difficilement imaginer Pascal aussi… machiavélique, cachotier… Il n’est pas comme ça! Mais c’est vrai que ça doit être plus facile pour lui maintenant que Jess est là. C’est clair que je ne peux pas débarquer quant je veux chez lui.
- Pascal a beaucoup changé Jane, je crois que tu es la seule qui ne t’en rend pas compte… La seule à ne pas le remarquer!!! Ou tu veux pas le voir!
- Mais son fond est le même… C’est quelqu’un de profondément gentil, c’est ce que j’aime chez lui. Il ne ferait rien qui puisse me faire souffrir.
- Justement, c’est exactement ce qu’il tente de changer… Il ne veut plus être gentil.
Arf, je ne crois pas être si… aveugle. Je ne crois pas qu’on puisse changer ce qu’on est au plus profond de soi. Je croyais aussi ce que Pascal m’avait raconté concernant Maud. Je ne veux pas croire qu’il m’ait menti, ou du moins, tenté d’endormir ma méfiance.
Ni une, ni deux, je l’ai appelé. Zut, j’avais juste oublié, l’espace d’un instant, qu’il n’était plus seul chez lui. C’est Jess qui a répondu. J’entendais Pascal derrière qui tentait de récupérer son natel. Jess a été très sympa. J’ai prétendu que je venais seulement d’apprendre qu’elle était là.
Jess me surprend. On n’a jamais été de grandes amies, même plutôt le contraire, mais là, elle me parlait comme si on était en bon terme. Elle a même dit qu’elle se réjouissait de revoir tout le monde, et voulait savoir si je venais ce soir chez Thomas. Je lui ai dit que j’aimerai bien, mais que j’avais une angine et une sinusite pour couronner le tout. La fièvre me laissait de courts moments de répits.
Jess a dit que c’était dommage, alors j’ai dit que je passerai peut-être un petit moment. Quant elle a su que j’étais chez Caro, elle a voulu lui dire bonjour et a réitéré la même invitation. Surprenant! Après elle m’a passé Pascal. Vu la situation, je ne pouvais pas lui poser les questions que je voulais, c’était chiant.
Pascal m’a demandé aussi si je viendrais ce soir. Et notre dîner en tête à tête alors? Pascal m’a fait penser que si j’y tenais, alors il s’y plierai. Hum. Mais bon, après avoir discuté avec une Jess transformée en gentille copine, je ne pouvais pas insister pour le voir en douce avant de nous rendre chez Thomas.
Le pire, est que j’étais malade, ma fièvre montait et descendait de manière aléatoire. Malgré les analgésiques, les néo-citrans, les inhalations d’eucalyptus, rien n’y faisait. Le stress augmentait encore ma fièvre, et là, chez Caro, j’étais au bord du vomissement. La nausée me faisait trembler et frissonner de froid. Si ça continue, je ne pourrais pas aller chez Thomas ce soir non plus. Quelle poisse.
Je ne me sentais pas bien du tout, mais j’ai fait l’effort d’aller faire un tour chez Thomas. C’était surtout parce que je voulais voir Pascal. Ce que Caro m’avait dit me trottait dans la tête, et je voulais le regarder de plus près.
Mince, j’étais vraiment mal. Jess nous a accueilli, Caro et moi, chaleureusement. A cause de mon rhume, j’évitais les contacts, genre bisous, etc. Mais, Jess a balayait ma protestation d’une main et m’a fait la bise. Grhhh, si elle tombe malade, ça allait être de ma faute :( Les autres, y compris Pascal et Thomas, ont respectés mon refus de faire des bises.
Pascal était mignon de chez mignon; il portait un t-shirt avec un mélange de verts et un cardigan gris anthracite avec les bords en cuir noir, sur un simple jeans. Ce qui me donnait envie de le manger. avait mis un pull qui soulignait tout ce qu’il y avait de musculature; bras, torse. Trop mignon. Juste pas normal. Ça m’enrageait un peu.
Jess nous a pris par la main et on s’est assis près de la cheminée. Elle était anormalement volubile. Elle nous a raconté son dernier voyage en Chine pour le boulot. Elle était émerveillée par la capitale. Puis, elle a parlé de son séjour ici, avant de retourner à New York, elle voulait qu’on sorte entre filles!!! Qu’est-ce qui se passe avec elle!
Caroline était aussi étonnée que moi, mais on souriait toutes les deux. Trop gentille pour être honnête! Elle nous préparait peut-être un de ses coups vache dont elle a le secret??? Puis, j’ai remarqué l’absence de sa meilleure copine, Miss Barbie.
Peut-être que cette fois, elle se sentait un peu seule et cherchait de la compagnie???
Je crois que Thomas est mal à l’aise avec mon attitude. J’ai noté une certaine raideur quant on se retrouvait face à face. J’ai réalisé qu’on n’avait pas encore pu discuter de ce qu’il m’avait dit quelques jours plus tôt. Et pourtant, je l’adore!
Thomas a capté mes regards amoureux en direction de Pascal. Il a détourné la tête d’un air triste en me regardant me pavaner au bras de Pascal. C’est vrai que j’étais fière qu’il me présente comme sa “chérie”.
Pendant les 20 minutes que j’étais là, Pascal a été adorable. Il avait un bras autour de ma taille, et restait à mes côtés, comme un parfait petit couple. A tel point, que je me suis sentie même embarrassée. Vue mon esprit méfiant, ou tordu, c’était à croire qu’il voulait prouver à sa femme qu’on était encore ensemble, et que tout allait bien.
Je me demande si Jess imagine qu’hier soir, Pascal était avec moi???
Je ne pouvais pas boire d’alcool avec mes médics, et j’en prends tellement que j’ai l’impression qu’ils n’agissent plus! Après 15 minutes de bruits et tout le monde qui naviguait à travers l’appart à Thomas, j’avais la tête qui tournait. Déjà que je n’avais pas l’impression d’avoir une tête, mais plutôt un gros cailloux à la place, je ne tenais plus, il me fallait rentrer et me coucher.
Si je restais 10 minutes de plus, j’allais finir par vomir en plein milieu du salon de Thomas!
Je ne sais pas comment j’en suis arrivée à dire à Pascal que, demain, j’allais jouer aux cartes avec ma frangine, les enfants et mon papa. Stupide idiote. Du coup, il savait que je ne serais pas sur son dos! Nul. Mais bon, c’est fait.
Jeeez, j’ai eu de la peine à dormir. Impossible de respirer correctement. Après une x-ème inhalation, je me suis faite des gouttes avec de l’eau salée. Question de dégager les voies respiratoires. L’effet salutaire n’a duré que 10 minutes. Pas assez pour que je puisse trouver les bras de Morphée. Ma tête continuait à me faire un mal de chien.
Malheureusement pour moi, Pascal m’a dit qu’il avait un truc; un gala de charité. Il ne pouvait pas s’y soustraire. Jeeez, pourquoi chaque fois que je parle de sa famille, je change de ton, pour m’exprimer de manière pompeuse!!! "S'y soustraire...", depuis quant je parle comme ça moi!!!




Pascal s’est occupé de tout, 
Pascal riait. Mais il a dit que ce qu’il y avait entre nous était précieux. 
Soulagée, après avoir raccroché, j’ai attendu quelques minutes, le temps de laisser les battements de mon coeur se calmer.
Zut, est-ce que ça allait être comme avec Elodie? Flûte, c’est aussi bientôt
Je dors très mal, me réveille souvent, fait des rondes pour être sûr que tout va bien. Bref, je suis raide. Donc,