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225/14 - Plus l habitude!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 13 Août 2014 - 225/14 - Plus l’habitude!

Argh, 9h, c’est tôt, j’avais perdu l’habitude de me lever tous les jours si tôt le matin. J’ai passé la journée chez Nadine, pour ses traductions et un peu de secrétariat. A 19h, en rentrant, je suis passée chez Aurora.

Depuis une semaine, elle a des problèmes avec les reins. Pendant plus de 6 mois, elle s’est fait soigner pour le dos. Et ce n’était pas le dos. C’est 40 de fièvre qui l’a fait aller en urgence à l’hôpital. Elle passe ses journées à l’hôpital sous perfusion. Il était passé 22h quant je suis enfin rentrée chez moi.

Avant de m’endormir, j’ai beaucoup pensé à ce que me demande Pascal; vivre avec lui. Aïe, ça me fait peur. Mais peut-être que si je ne veux pas le perdre, je ferai mieux de l’envisager. Arh, j’y penserai demain, pour l’heure, j’étais trop crevée.

Et mercredi, rebelote. Ces jours-ci, je ne trouve même pas le temps de peindre. Nadine doit relancer une marque. La marque s’essouffle, et elle doit redonner du punch aux boutiques, donc changer la déco des 800 boutiques à travers le monde. C’est intéressant.

Cette fois, on a encore traîné jusqu’aux envirions de 19h. Faut dire qu’elle ne sait pas très bien par quoi commencer, alors elle tourne un peu en rond. Inutile de dire quelque chose, je n'y connais pas grand chose. Mais, s'amuser à faire le travail du secteur Marketing ne me semble pas pertinent.


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223/14 - Calme olympien

Publié le par JaneDo


Lundi, 11 Août 2014 - 223/14 - Calme olympien

C’est fou, chaque fois que j’essaie de m’éloigner de Pascal, on dirait qu’il le sent, et… argh, il fait tout pour me faire changer d’avis. Dimanche, ok c’était son anniversaire, mais sa femme était là, donc, je ne m’attendais pas à avoir des nouvelles. Et hier en fin de journée, paf, un petit message. Pour me faire penser à lui? Grhhh, ça a marché! Après, c’était carrément impossible de ne pas me demander ce qu’il faisait, de penser à son sourire, ses yeux rieurs, et tout le reste.

Puis, Pascal s’est pointé chez moi vers 21h. Il doit certainement sentir quant je m’éloigne. Je ne comprends pas! Quant sa femme n’est pas là, je n’ai parfois pas de nouvelles pendant plusieurs jours. Et alors quant elle est là, il débarque chez moi! Pourquoi? Pour l’emmerder? La rendre jalouse? M’attirer ses foudres? Franchement, je ne pige pas!

D’abord, il m’a appelé au téléphone. Inutile de dire que j’avais enfilé un de mes trainings pourri, troué par endroit, de grosses chaussettes roses bonbons, un t-shirt informe tâché, rose-bleu. Bref, pas top, mais c’est ma tenue standard à la maison. Pas peur de me tâcher quant je fais de la peinture, ou du bricolage. Je ne sais pas pourquoi je me lève presque toujours quand il m’appelle. Je n’arrive pas à rester allongé dans mon canapé, les pieds sur la table. Va comprendre!

Donc, je me suis levée, et je marchais à travers l’appart tout en lui parlant. Heureusement, quant il m’a demandé ce que je faisais, je lui ai demandé pourquoi. Pascal voulait me voir. Parce qu’on ne s’était pas beaucoup vu à la soirée hier, et que je lui manquais.

Alors là, même si j’étais toute seule j’ai rougi de plaisir. Et, vu ma tenue, j’aurai inventé que je n’étais pas à la maison, pour me donner 1 ou 2h pour me préparer, et au cas où ranger mon appart. Surtout débarrasser ma chambre des bouquins qui traînent par terre, des soutiens-gorges qui traîne sur la chaise près du lit, etc.

Mais aussi, je crois que je ne l’ai pas pris au sérieux, parce que je pensais qu’il était obligé de rester chez lui, puisque Jess était là. Donc, je n’ai eu aucune peine à lui dire qu’il me manquait aussi, et que j’aurai aimé aussi le voir. Je ne prenais aucun risque… Man! Est-ce qu’il joue avec mes sentiments?

Alors, Pascal m’a demandé de regarder par la fenêtre. Glups, et il était là! Pascal était là, juste devant mes fenêtres!

J’habite au premier, mais on peut voir chez moi depuis le chemin qui mène au parking couvert. J’ai perdu mes couleurs. Dans ma tête, ça tournait à toute vitesse; si je vais me changer, il s’en rendra compte. Je pourrais peut-être juste virer le bas, mais… je n’aurai pas le temps… Rhhh, la poisse!

Merde, qu’est-ce qu’il foutait ici? Pourquoi? Ou était donc Jess? Mais, je n’avais pas trop le temps de me poser des questions, il fallait que je me précipite, au moins changer mon bas de training! Voir si j’ai une tête potable, et tout ça en 3 secondes, avant qu’il ne sonne à ma porte.

J’étais hors d’haleine quant j’ai ouvert ma porte. Dès que je suis face à lui, mon coeur s'affole et fait des cabrioles; “Arhhh mince, comme je l’aime… ”, c’est la seule chose qui me passe par la tête! Mon coeur va finir par lâcher un jour. Oh, je crois qu’il s’est douté de ma course poursuite avant de lui ouvrir, mais il n’a rien dit.

C’était la première fois qu’il entrait chez moi. Ça lui a plut. Pour une fois, peut-être parce que le salon est spacieux, je me suis sentie à l’étroit, à l’aise de l’accueillir chez moi. Il l’a trouvé tout de suite chouette. Je lui ai fait faire le tour. C’était rapide, il n’y a que 3 pièces. Puis, son sourire s’est effacé. Il a pensé au fait que Steven était venu là avant lui. Il me l’a dit.

Pascal m’a prise dans ses bras et m’a serré très fort. Encore une fois, Pascal a dit que je lui manquais. Pourquoi maintenant?

Bien sûr, j’ai voulu savoir comment cela se fait qu’il soit venu ici, alors que sa femme est à la maison?! Pascal se doutait que j’allais m’imaginer des choses, mais il n’y avait rien entre eux, à part une grande affection. Qu’il me l’avait déjà dit à plusieurs reprises, mais je n’avais pas l’air de le croire. Pour me le prouver, il pouvait même dormir là si je le voulais, ou on pouvait même aller chez lui, Jess ne trouverait rien à redire.

Mouais… je n’allais quand même pas m’imposer chez lui! Le sujet était clos.

Je me suis lovée dans ses bras et on a bavardé et regardé la télé. Après, il n’avait pas envi de rentrer, mais il ne voulait pas dormir dans mon lit. Il s’imaginait encore que Steven y avait passé avant lui, et ça le perturbait. Bizarrement, il ne semblait plus aussi fâché. Moi, j'en perds mon latin!!! Glups. Je n’ai pas insisté, mais je ne l’avais pas invité à rester non plus.

J’ai préféré qu’on change de sujet. Demain, j’avais du boulot, et je devais me lever relativement tôt, alors je ne pouvais pas rester debout toute la nuit, lui non plus d’ailleurs. Il a commencé à me faire des câlins de plus en plus… chaud. Trop tard de toute façon pour aller plus loin.

Pascal est rentré, et même après son départ, j’avais le coeur et le corps en folie!

Lundi... Je viens seulement de rentrer de chez ma frangine…  Corrections de courriels. Impossible de lui dire non. Mais, je me suis surprise à penser que je devrais m'épargner ces dîners du lundi, parce qu'on me chope toujours pour faire du bureau.

J’ai encore des traductions français-anglais à faire pour Nadine avant de me coucher. Demain matin, je me lève à 7h et j'aurai une longue journée de boulot de secrétariat… Je suis éreintée!

J'ai failli perdre mon calme olympien à plusieurs reprises ce soir. Ouf, j'ai réussi à me contenir. Mais, ça n'avançait pas, et je voulais rentrer, impossible d'avancer d'un paragraphe, sans que ma soeur disparaisse, pour s'occuper de sa SwissBox, de son ménage. Entre temps, j'avais rangé toute la cuisine, alors je piaffais un peu.

Grace au ciel, parce que j'adore ma frangine, j'ai réussi à sourire et ne pas montrer mon impatience. Je voulais juste rentrer chez moi.


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222/14 - Anniv. Pascal

Publié le par JaneDo


Dimanche, 10 Août 2014 - 222/14 - Anniv. Pascal

Je sais bien que tout le monde avait déjà essayé de le joindre, sans succès. Je me devais de faire aussi ma petite tentative.

Caro voulait déjà partir en randonnée de recherche; chez Elodie, Maud, la pouffe de l’autre soir, celle chez qui Pascal m’avait plantée derrière la porte. Bref, le grand tour.Moi, je pensais qu’il était peut-être au chalet. Pascal ne répondait même pas à sa femme.

Miracle, il m’a envoyé un petit message, peut-être 1/2h après le mien. Il était à Verbier avec Michael.

Ha?! Comme il n’avait répondu à personne d’autre, j’ai pensé qu’il avait sans doute envi de me voir, donc, probablement que je monte à Verbier? Cela me semble logique, ou je me fais des idées sur ses intentions? J’ai tout de suite répondu pour lui demander si je pouvais l’appeler.

Ben, Pascal n’avait aucune idée de la surprise qui avait été projetée à son intention. Au contraire, quant il avait demandé à Paul d’aller prendre un verre avec lui, Paul a refusé en lui disant qu’il avait déjà autre chose. Pareil pour Thomas, qui passait soi-disant la soirée chez sa “copine”. Frustré, ils ont décidé, lui et Michael, de partir pour le week-end à Verbier.

C’était presque 22h30, et je lui ai dit que sa femme était là aussi. Ça l’a surpris. Pascal avait vu 2 appels de Jess, mais il a pensé que ce n’était rien d’urgent, sinon, elle lui aurait laissé un message texte. Ohhh, ça m’a fait plaisir qu’il m’ait répondu. C’était vraiment chou. Pascal s’est rendu compte en riant pourquoi Paul l’avait laissé tombé. Vu l’effort de tout le monde, il allait se dépêcher de rentrer.

Michael avait invités des copines, comme ils ne pouvaient pas les planter pour rentrer sur Genève, ils venaient avec!

23h20, Pascal et Michael ont fait leur entrée. Je m’étais habillée en fille ce soir! Ça m’a fait chaud au coeur de le voir. Qu’est-ce qu’il est chou! Trop, trop mignon! Arhh, il m’a souri. Le temps qu’il embrasse sa femme, salue ses copains et copines, j’avais trouvé le courage de l’approcher. Cela lui a plu, il m’a souri encore. Iiiiih, coeur flappy, les oreilles en feu, bref, je planais. Le débardeur blanc qu'il portait épousait les lignes de son corps. Hum, ça me donnait envie de lui sauter dessus.

Ciel, je suis une midinette, j’étais toute retournée rien qu’avec une bise et parce qu’il avait passé son bras autour de ma taille. A l’oreille, il m’a chuchoté que j’étais très jolie ce soir. Et voilà que j’avais l’impression d’avoir la tête qui enfle!

Pascal était très entouré, très occupé, alors je suis restée un peu à l’écart. Il s’en est rendu compte et me faisait signe d’approcher, alors je me suis forcée à le faire. J’avais déjà eu mon moment de courage, alors, c’était un gros effort cette fois. Sa femme l’a très vite monopolisé. Me suis sentie seule et un peu abandonnée. Du coup, je mourrais d’envie de partir. Mais, j’étais obligée d’attendre minuit pour son anniversaire.

Je me suis arrangée pour être près de lui à l’approche de minuit. Je me suis arrangée pour être la première à lui souhaiter un bon anniversaire. J’en ai profité pour lui dire que j’avais laissé son cadeau au milieu de la table du salon. Ce n’était que chez Thomas que j’ai vu que Jess était là. Elle avait peut-être fait disparaître mon cadeau!

Etant donné que Jess était rentrée, elle s’était sans doute installée chez lui. Donc, je savais que je pouvais marqué une croix pour passer la nuit chez lui. Et dire qu’il voulait que j’emménage chez lui! Ce soir, j’aurai dormi où alors? Dans ma voiture? Faudra que je lui en fasse la remarque. Cette situation ne nous permet pas de vivre ensemble. Et je n’en avais pas envie.

Pascal finirai par se lasser de moi. Je risquerais de m’investir à fond dans notre couple. Le bonheur me rend bête. J’aurai perdu mes repères, perdu mon identité, ce qui est déjà le cas avec lui. Je perdrais l’habitude de me méfier, de rester sur mes gardes, et ça fera mal si ça tourne court. J’ai trop souvent fait confiance, et je me suis ramassée.

Une fois qu’il a fini d’ouvrir ses cadeaux, et soufflé ses bougies, il était temps pour moi de m’éclipser en douce.

Caro m’a proposé de dormir chez elle, mais elle resterait là, tant que Pascal y serait. Ensuite, comme je la connais, elle passerait la nuit à l’épier. Ça, je ne voulais pas. Pas question de passer la nuit dans les buissons à le dévorer des yeux, alors qu’il est avec sa femme. C’est le genre de truc qui te flingue le moral, qui fait flipper, alors je ne vois pas à quoi ça servirait.

J’ai passé un dimanche tranquille, chez moi. C’est clair que j’étais anxieuse, me faisant des tas de films, l’imaginant heureux de retrouver sa femme, et même plus. Je me donnais beaucoup de peine pour ne pas penser à lui, pour faire taire mon imagination. C’était difficile.

En fin de journée, Pascal m’a envoyé un petit coucou, disant qu’il aurait aimé me voir, mais… y avait Jess quoi! Ça, il n’avait pas besoin de me le rappeler, je ne le savais que trop.

Je me demande seulement si Jess va encore s’incruster en Suisse, chez lui, ou si elle aura la décence de repartir assez rapidement!


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221/14 - Ou est donc Pascal?

Publié le par JaneDo


Samedi, 9 Août 2014 - 221/14 - Ou est donc Pascal?

J’ai passé la journée chez Nadine! Impossible de partir plus tôt. J’étais chez elle à 9h30, ce matin, et je ne suis repartie qu’après 19h30! La vache! J’ai commencé à travailler pour elle, à côté, pour la relance d’une chaîne de boutique. Normalement, je n’avais que de la traduction à faire, mais il s’avère que je me tape pas mal de secrétariat pour le moment.

Vers 17h30, sa copine, Michelle, est arrivée alors que je partais, et Nadine a insisté pour que je reste prendre un petit verre. Et je n’ai pu partir avant 20h, sinon c’aurait semblé malhonnête. Michelle a tenu à me tirer les cartes. Hum, tout leur mic-mac ésotérique ça me gonfle un peu. Ceux qui sont à fond là-dedans, essaie toujours de vous fourguer leurs bougies débiles, leurs pierres chakkra, bref, des trucs pour les gens naïfs.

Ce soir, on fête l’anniversaire à Pascal, et je suis tellement… raide!

Courir me préparer, emballer mon cadeau; je lui ai offert un pendentif avec une petite porte gravé sur un médaillon. Un truc qui ne devrait pas le gêner au basket. J’espère comme ça qu’il le portera autant que la montre que lui avait offert Caro.

Je vois qu’il porte tout le temps l’autre pendentif que je lui avais offert, c’est pour ça que j’ai eu cette idée. Pourtant, Pascal m’avait dit, que la seule chose, le seul cadeau qui lui ferait plaisir, c’est que j’accepte d’emménager chez lui. Au moins, on pourrait faire un essaie pour voir.

Ben, Pascal n’était pas là! Il avait pris la poudre des champs! Introuvable? Et il ne répondait pas à son téléphone non plus! Si j’avais su, je ne me serais pas dépêchée. Thomas, Caroline, Paul, on a tous essayé de l’appeler, mais niet. Que se passe-t-il? Ou que s’est-il passé? Où pouvait-il bien être? Et… question moins ragoutante,  angoissante, avec qui?

Thomas s’était donné un mal de chien pour tout organiser en douce, pour lui faire une surprise, et voilà que l’homme du jour, le principal concerné a disparu! Jess, sa femme, était même rentrée pour l'occasion. Tout le monde est là, sauf Pascal. De toute façon, je dois le trouver. Je ne vais pas laisser minuit passer sans savoir où il est.


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220/14 - Pas la frite!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 8 Août 2014 - 220/14 - Pas la frite!

Arhhh, je devrais être en train de me préparer pour aller au ciné ce soir, mais je suis vannée. Aucune énergie, je suis vidée, et somnolente.

Le temps se couvre, assommée par les médics que je prends pour les dents, je n’ai qu’une envie; dormir. Et je n’ai aucune idée de ce que je vais mettre non plus.

Pour une fois que je n’ai pas de visites impromptu, j’aurai pu vite mettre mon journal à jour; il s’agit juste de copier/coller, refaire la mise en page, ajouter une image, bref, pas très compliqué, mais wafff, trop naze.

Je ferais ça en vitesse après une sieste, ou sinon, je prendrais mon ipad. Je trouverais bien un petit coin et 10mn.

De toute façon, je ne serais jamais sur pieds pour le ciné, donc, je n’ai plus qu’à trouver une excuse et annuler. Par sms, ce qui évite les questions. Mais, est-ce que j’ai vraiment envie de sortir moi?!? Pas vraiment!


...


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216/14 - Remise en question

Publié le par JaneDo


Lundi, 4 Août 2014 - 216/14 - Remise en question

Je me déteste d’être aussi lâche. Je sais que Pascal a passé son dimanche à penser à Elodie, toute seule dans son coin, chez elle. Mais, égoïstement, j’ai fait celle qui ne voyait rien. L’autruche. J’aurai peut-être dû crever l’abcès, le confronter? Mais non, je voulais profiter des moments que j’avais avec lui, et tant pis pour la terre entière. Même Caroline.

Les choses sont si compliqués. Trop compliqué. J'ai l'impression que ça fait des lustres, trop longtemps, que je ne suis pas vraiment heureuse avec Pascal. Tout va de travers. Tout va mal. Je passe plus de temps à pleurer, à me morfondre, qu'à baigner dans l'allégresse.

Pourquoi? Cela ne devrait pas se passer comme ça.

Tout devrait couler de source, être simple! Est-ce de ma faute? Est-ce que je m'accroche pour rien? Serais-je plus heureuse sans lui? Argh, non, je ne crois pas. L'idée de ne plus savoir comment il va, ce qu'il fait, d'être dans ses bras de temps en temps me rendrait cinglée. J'ai besoin d'être prêt de Pascal à n'importe quelle sauce!

Pascal m’a encore demandé ce que je voulais de lui, comment je voyais le futur. Il voulait savoir si j’envisageais éventuellement de m’installer chez lui. J’ai très bien compris que sinon, on n’avait pas d’avenir ensemble. Comment faire?


Mardi, 5 Août 2014 - 217/14 - Anniversaire Mathieu & Collin

Dentiste ce matin vers 11h. Ma frangine m'a appelée alors que j'étais sur le chemin de ma maison, elle avait besoin d'un coup de main pour des lettres en anglais. Tant que la piqûre d' anesthésie faisait son effet, ça allait, je ne ressentais aucune douleur. Vers la fin de la journée, la partie droite de mon visage a commencé à me faire   un mal de chien  . L'enfer! La dent se réveillait! Aïe aïe...

Je ne suis rentrée qu'après 18h. Inutile de dire que je n'avais pas faim, toute ma mâchoire me faisait souffrir. J'ai voulu dormir un peu, mais je n'ai pas réussi. J'avais trop mal et pas de médics. Tout ce que j'ai réussi à faire, c'est perdre du temps et du coup, je ne suis pas allée à la pharmacie pour les anti-douleurs.

Argh, douleur torride… impossible de dormir. Et un mal de tête à tout casser!

C’était aussi l’anniversaire à Mathieu, mon ex, et Collin. J’ai donc envoyé un petit sms pour leur souhaiter un joyeux anniversaire, comme je le fais chaque année. Même si eux ne se rappellent jamais de mon anniversaire. Mais bon, j'ai l'habitude, on m'oublie toujours, enfin... sauf Pascal! C'est peut-être pour ça que je l'aime autant!


Mercredi, 6 Août 2014 - 218/14 - La Dent Dure!

Je viens de rentrer! Je suis exténuée... A ramasser sur le bitume. J'ai mal aux dents. Je viens d'emmener Théo au Lac de Joux rejoindre Kaya. Il s'était perdu dans les trains!!! Je venais de rentrer ce soir, quant j'ai remarqué que ma nièce avait essayé de me joindre. Encore heureux, je n'avais pas encore enfilé un training. J'ai pu repartir de suite. Théo était au fin fond de La Sarraz.

Ma soeur m'a proposé de passer prendre un café au retour, alors j'ai fait un petit stop. J'en ai profité pour lui prendre encore des médics. La pharmacienne m'a dit de ne pas abuser, vu mon hypertension, mais je sens que... tant que j'aurai mal, j'avalerai tout ce que j'ai sous la main!!!

Hier, j'avais le dentiste vers 11h. Ma frangine m'a appelée alors que j'étais sur le chemin de ma maison, elle avait besoin d'un coup de main pour des lettres en anglais. Tant que la piqûre d'anesthésie faisait son effet, ça allait, aucune douleur. Je suis donc passée vers elle.

Vers la fin, la partie droite de mon visage a commencé à me faire un mal de chien. L'enfer! La dent se réveillait! Aïe aïe aïe...

Je ne suis rentrée qu'après 18h. Inutile de dire que je n'avais pas faim, toute ma mâchoire me faisait souffrir. J'ai voulu dormir un peu, mais je n'ai pas réussi. J'avais trop mal et pas de médics. Tout ce que j'ai réussi à faire, c'est perdre du temps et du coup, je ne suis pas allée à la pharmacie pour les anti-douleurs. Douleur, impossible de dormir. J'avais même mal à la tête.


Jeudi, 7 Août 2014 - 219/14 - Sous la pluie, sur les routes!

Soirée sur la route! J’étais chez Aurore à Morges, on voulait passer une petite soirée tranquille, entre filles, à se raconter nos histoires. Mais, une fois de plus, 1h après, j’ai dû partir. Mince, c’est la 2ème fois! On a été cherché Kaya, Alizée, Martin et … (je ne sais plus), au Lac de Joux.

Nos petits campeurs voulaient rentrer, il pleuvait trop depuis 2 jours. Alizée était trempée de la tête aux pieds. Comme une grosse patte qu’on avait plongé dans une fontaine.

On a dû aller à 2 voitures pour emporter toutes les affaires et les 4 gamins. J’avais la petite Dobby avec moi. Donc, je ne pouvais prendre qu’une personne, et les affaires de camping. Rose a pris les 3 autres. On a fait un arrêt au MacDo, pour les gamins, puis chez ma frangine. Ils dormaient tous là. Une manière de continuer le camping! J’ai envoyé Alizée sous la douche dès l’arrivée, sinon demain elle sera malade.


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215/14 - Bombastique!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 3 Août 2014 - 215/14 - Bombastique!

(nuit du samedi à Dimanche)

Enroulé tous les deux sur le canapé, on passait une adorable une soirée, en amoureux, à regarder des films. Entre deux, j’avais envoyé un message à Caroline pour lui dire qu’elle pouvait venir si elle le voulait.

En fait, je trouvais mon attitude vraiment égoïste. De plus, je me suis rendue compte que, si je ne sortais plus réellement avec Pascal, et qu’on ne ferait que passer de petits moments sympas ensemble, j’avais besoin de Caroline. Elle m’a répondu qu’elle arrivera plus tard, elle a les yeux explosé d’avoir trop pleuré. Aoutch, c’était un peu de ma faute.

En plus, je crois que Pascal avait d’autres plans pour ce soir. Cela se voyait dans son attitude. Je crois qu’il avait rendez-vous, et il ne savait pas comment se débarrasser de moi. Alors quant je l’ai averti que j’avais invité Caro, il a fait la moue. Il a bien essayé de me dire qu’il devait s'en aller. J’ai bien sûr demandé où ça, et il a baragouiné; copain, déjà prévu, que ce serait mieux de dire à Caroline que ça ne jouait pas.

Mais avant qu’il ait pu trouver une meilleure excuse, Caroline était là. Bravo et merci Caro. Toujours à pic. Je l’ai accueillie à bras ouvert. Pascal était emmerdé, ça c’est sûr. Je crois qu’il s’est fait une raison, il ne pourra pas filer sans devoir nous mettre méchamment dehors, et les points sur les “i”.

Pascal s’était renfermé, il avait l’air ailleurs. Il avait tenté d’appeler quelqu’un, mais c’état difficile sans que je m’en rende compte. J’avais posé son natel au milieu de la table du salon. Quant il a pris son natel pour aller dans sa chambre, je l’ai suivi. Je lui ai demandé s’il en avait marre que je sois là, est-ce qu’il voulait que je m’en aille?

C’était question de parler. Mais aussi, pour l’empêcher de mettre son projet à exécution. Pascal n’a pas osé me dire que oui, il a vu combien ça m’aurait blessée. Alors, il m’a rassurée et on est retourné au salon. Il a s’est laissé tomber dans le canapé en éteignant son natel. Ouf.

Mais, je rêvais… Elodie n’avait pas arrêté de l’appeler depuis hier. Ils avaient parlé au téléphone un petit moment, mais il avait raccroché subitement, et ne l’avait pas rappelée depuis. Elodie lui avait envoyé des tonnes de messages pour lui demander ce qui se passait, mais il n’avait pas répondu non plus. Elle en a eu marre, et a décidé de venir chez lui.

...

Elodie à flipper en me voyant, n peu moins en voyant Caroline. Elle a essayé de se rassurer en se disant que c’était une soirée entre amis. Mais alors, si c’était vraiment le cas, pourquoi Pascal ne l’a-t-il pas rappelée! J’ai compris que Pascal avait rendez-vous avec elle. L’empêche, c’est méchant, mais ça m’a fait plaisir qu’elle lui prenne la tête.

Ils sont sorti discuter dehors sur la terrasse. Caroline et moi avons choisi la discrétion, devenir invisible si possible. C’était pas le moment d’intervenir, ou de se montrer trop curieuses. On chuchotait, plantée toutes les deux sur le canapé à faire semblant de regarder la télé.

On avait mis le film sur pause et j’ai zappé sur “Esprits Criminels” en attendant le retour de Pascal. Evidemment, on aurait aimé entendre ce qu’ils se disaient. A voir la tête que faisait Elodie, elle ne s’attendait pas à nous trouver chez Pascal!

Avant qu’ils aient pu réglé quoi que ce soit, Elodie a eu un autre petit choc. Bon, Caroline et moi aussi.

Selena, une pouffe que Pascal connaît, s’est pointée avec une bande de copains, des bouteilles et des verres à la main. Elle imaginait peut-être que Pascal n’avait pas de verres? Ou s’il était absent, ils auraient investis le jardin? Gonflée celle-là! Mais, je pense qu’elle savait qu’il serait à la maison, tout dans son attitude l’indiquait.

Tout d’un coup, c’était l’encombrement… Ils se sont invités chez lui, alors qu’il était déjà empêtré avec Elodie. Pascal m’a lancé un regard, et j’ai compris qu’il était dépassé par les évènements.

Caroline avait un gros point d’interrogation planté au milieu des yeux. J’aurai pu essayé de les foutre dehors, mais, je crois que j’attendrais que Pascal se soit débarrassé d’Elodie.

Elodie a croisé les bras, et on pouvait voir qu’elle se retenait de fondre en larmes. Ciel, elle était rouge. Elle voulait lui parler, mais, avec ceux qui venaient de débarquer, elle se rendait compte que c’était fichu.

Pascal a dû l’abandonné devant la porte pour venir parler à Séléna. Elle lui a dit que c’était de sa faute, il lui avait seulement dit qu’il ne sortait pas, alors elle a emmené la fête chez lui. Pascal lui a dit qu’elle tombait mal, qu’il s’excusait, mais qu’ils allaient devoir repartir. Séléna et ses potes ont insisté. Ce n’est que quant Pascal a accepté de les retrouver plus tard chez Séléna, qu’ils ont accepté de partir.

C’est seulement après ça qu’Elodie a laissé libre cours à ses larmes. Pascal était mal barré. Il a fermé la porte. Certainement pour qu’on ne le voit pas la prendre dans ses bras.

Je piaffais d’impatience sur place. J’avais chaud. Si Caroline ne m’avait pas retenue, j’aurai été voir ce qui se passait. Je me serais jetée sur la porte pour lui demander s’il ne se foutait pas de ma gueule par hasard. Arh, j’avais du mal à rester assise là sans rien faire. Ça me rendait franc folle.

Je ne sais pas ce qu’ils se sont dit, mais Elodie est partie en larmes. Pascal aurait voulu lui courir après, j’en suis sûre. Mais, comme on était là, il n’a pas osé. J’imagine aussi que, c’est ce qu’elle attendait. Pascal a essayé de le cacher, mais il était perturbé de l’avoir laissé partir comme ça. Il n’a pas dit grand chose après ça et pendant un long moment.

C’était donc avec Elodie qu’il avait rendez-vous… Hum!

Elodie a appelé 1h plus tard, et cette fois, Pascal a répondu. Je crois qu'il se foutait qu'on soit là ou pas. Il avait besoin de lui parler. Petit pointe de jalousie. Il est monté chez Thomas pour lui parler. Ils ont parlé pendant presque 1h. Je crois que Pascal aurait voulu aller la retrouver. Aurais-je dû le laisser y aller?

Je me sentais mal. Mal au bide. De ne pas savoir si Pascal tenait ou non à cette fille me préoccupait. Je suis sûre que s’il avait osé, il nous aurait plantée là pour aller chez Elodie.

Comment se sentir à l’aise et faire semblant de rien dans ces conditions. Caro m’avait encouragée à ne rien dire, mais de voir Pascal aussi mal dans ses pompes, ça me faisait mal aussi. Alors j’ai craqué. Je lui ai demandé s’il voulait partir, pour aller chez Elodie, parce que je voyais bien qu’il était absent. Je me sentais de trop là.

Pascal a répondu que non. C’était juste que ça l’avait un peu perturbé c’est tout. Après, il a fait l’effort de paraître moins fermé. Mais, son esprit était toujours avec Elodie.

Caroline est partie un peu après le 3ème film, et 3h du matin. Pascal a semblé beaucoup plus détendu, a point que je me suis demandée si ce n’était pas la présence de Caroline qui l’avait gêné.

(Dimanche)

On a éteint et abandonné nos natels au salon tout le dimanche. On a larvé la journée entière; câlins, bisous, bouffe, dodo. C'est comme ça que j'aime les dimanches. Dommage que le week-end soit déjà terminé!

Par contre, même s’il a voulu être discret, je l’ai surpris en train de parler à Elodie. Cette fois, j’ai choisi de ne rien dire, et de ne pas lui montrer que je le savais. D’autant plus que, je l’ai entendu lui dire; qu’ils ne sortait pas ensemble, qu’il pensait que c’était clair entre eux. Que j’étais peut-être son ex, mais que ce n’était pas si facile de couper le cordon.

L’empêche, ça me faisait un peu mal au coeur qu’il ait autant de problème à cause de moi… Mais je sais que Pascal ne veut pas tirer un trait sur notre relation, aussi bizarre soit-elle.


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214/14 - Bonheur éphémère?

Publié le par JaneDo


Samedi 2, Août 2014 - 214/14 - Bonheur éphémère?

J’ai encore la tête dans les nuages et des petits papilons frénétiques dans le ventre. Mes yeux remplis de petites étoiles, je nage dans le bonheur. Faire l’amour avec Pascal a toujours été comme gagner à la loterie. Des milliers de sensations fortes, d’extase totale. Je l’aime à la folie.

Je sais bien que c’est complètement dingue, mais je n’arrive pas à le quitter. Je le voudrais de toutes mes forces, et de toutes mes forces, je veux le garder. Rester près de lui. Même dans un trou de souris, pourvu que je puisse le voir, ou qu’il me  sourit, me caresse la tête, comme on le fait avec un bon chien. C’est nul.

Pas de surveillance, pas d’intrus, sans Thomas, c’était le pieds. Petit déjeuner sur la terrasse, préparé par Pascal. Ok, je me doutais bien que, quelque part dans les broussailles, Caroline épillait nos faits et gestes. J’en donnerais ma main à couper. Je suis sure qu’elle se doute que c’est moi qui ne voulait pas d’elle. Elle doit m’en vouloir. Je me sentais un peu mal vis-à-vis d’elle. Ce n’était pas cool, mais en même temps, j’avais besoin d’être égoïste de temps en temps.

Le natel à Pascal n’arrêtait pas de buzzer. La curiosité me piquait le nez. Dès qu’il a plongé sous la douche, j’ai sauté sur son natel; Elodie, Caro, Maud, Elodie, Elodie, Caro, Elodie, Maud… Pffff. L’envie d’effacer toute l’historique me titillait le bout des doigts. Je ne m’en sentais pas le droit. Pascal est ressorti tout frais, tout mignon avec ses cheveux tout mouillé. Miam.

J’ai plongé dans ses bras. Avant de partir prendre une douche à mon tour, je lui ai dis que j’avais regardé dans son natel. Il a haussé les épaules. Je ne sais pas si ça le gênait ou pas. Il n’a pas fait de commentaires. J’étais sûre qu’une fois le dos tourné, il allait certainement rappeler. J’étais curieuse de savoir qui, et dans quel ordre.

J’ai réalisé qu’il avait discrètement vérifié si j’allais bien prendre ma douche, tout en faisant semblant de débarrasser le déjeuner. Dès qu’il a entendu l’eau couler, il a pris son natel. J’ai couru arrêter l’eau, pour retourner au salon fouiller dans mon sac. Je m’attendais à le voir sursauter et poser précipitamment son natel. Mais non.

Bon, j’ai remarqué qu’il a interrompu le numéro qu’il composait pour appeler Caroline à la place.

J’ai souri et je suis retournée dans sa chambre pour aller dans la salle de bains. J’ai pris une douche éclair. D’après mes calculs, il avait juste le temps de parler avec Caro, rien de plus. En guignant par la porte de sa chambre, j’ai vu qu’il était sur la terrasse. Et ce n’était plus Caro en ligne. C’était Elodie.

Ça m’a fait une drôle d’impression. Peut-être que je devrais me méfier beaucoup plus d’elle que je ne le voudrais. Peut-être que Pascal tient plus à elle que je ne l’imaginais. Peut-être était-il… amoureux d’elle? Non. Je ne veux pas le croire. Pas l’admettre. Je n’entendais pas ce qu’ils se disaient, mais l’expression sur son visage par moment m’a fait frémir. Il avait l’air concentré, attentif, ou peut-être.. triste? perturbé? Ou peut-être que je me faisais des idées.

J’ai préféré zapper. Faire semblant de rien. De toute façon, je n’aurais pas su comment aborder le sujet. Ni si c’était avisé. Tant que je ne savais pas, autant ignorer.

Je me suis habillée en vitesse et je suis sortie pour aller me poser sur ses genoux. Elodie était encore au bout du fils. Je l’ai compris en le voyant changer de couleur. Pascal a aussitôt raccroché, sans même prendre le temps de dire au revoir, à plus ou autre. Juste raccroché. Louche. Ou peut-être était-il simplement gêné. Zappons. Inutile de me prendre la tête pour rien.

Il m’a entouré de ses bras, et on est resté un moment sans rien dire. Il faisait bon, Pascal a proposé de courir les magasins cet après-midi, moi, je préférais rester à la maison. Juste enfermé dedans tous les deux et passer notre temps à faire l’amour. C’est tellement bon de sentir qu’il avait toujours envi de moi. Pascal a quand même réussi à me traîner dehors.

Bras dessus, bras dessous, on a parcouru les rues de Genève. J'étais tellement heureuse. Ces boutiques ultra chics étaient beaucoup trop cher pour mon porte-monnaie. Pascal m’a traîné dans certains, persuadé que j’allais me laisser tenter. Mais non. Je n’ai jamais été le genre qui laisse un type lui payer des choses, sous prétexte qu’il en a les moyens.

Ce n’était pas mon anniversaire, donc ce n’était pas des cadeaux. Je n’accepte que si je pouvais me le payer moi-même. Et j’aime faire les magasins toute seule, si je veux vraiment faire des achats.

Pascal a acheté quelques t-shirts, que je sais que je lui emprunterai à l’occas, un short bermuda et quelques babioles. J’ai fini par accepter une montre “Ice” (je crois qu’on les appelle comme ça). Elle est toute blanche et Pascal a la même. Pascal porte très souvent la montre que Caroline lui avait offert. J’espère que maintenant, il la portera un peu moins, pour porter celle qu’il venait d’acheter, parce qu’on avait la même.

On s’est arrêté pour écouter un gars qui jouait dans la rue. C’était chouette d’avoir son bras autour de ma taille. Pascal est toujours aussi tendre et me couvrait de bisous à chaque occasion qu’il avait. J’en faisais autant. Je crois que je ne m’étais pas sentie aussi heureuse depuis très très longtemps. Je crois que, c’était surtout parce qu’on était ensemble.

En rentrant, on s’est arrêté pour louer des DVDs. On a prévu une petite soirée à la maison, rien que les 2. Pascal a acheté 2 films. L’un concernait le basket, donc aucun intérêt pour moi, l’autre était à l’eau de rose. Je crois qu’il l’a acheté plus pour moi que pour lui. Pascal ne se défendait pas d’aimer les films romantiques, c’est une des choses que je trouve si touchant chez lui.

Dans la voiture, j’ai vu la photo d’Elodie sur l’écran de son natel. C’était la 3ème fois en 1h qu’Elodie appelait. Hum! Je lui ai proposé de s’arrêter et de lui répondre. Que je ferais un tour pendant ce temps. Il n’a pas voulu.

  • Je peux répondre pour toi si tu veux?
  • Non, ça ira.
  • Faudra quand même que tu la rappelles!

Pascal a gardé le silence un moment. Puis, il a tenté de justifier le harcèlement téléphonique d’Elodie, en disant qu’elle voulait juste savoir s’il sortait. Traduction; elle voulait le voir. Quoi dire? Rien. Ou peut-être qu’on devrait sortir? Non. Je sais que de ma part, ce serait juste pour lui jeter à la figure que, ce soir, ce week-end, Pascal était avec moi. Je n’aurai peut-être pas dû insister. C'aurait été un peu méchant. Mais justifié! Peut-être c’était ce qui a déclenché la suite.

Comme Pascal ne semblait pas enclin à parler… de nous… j’ai fini par me décider à aborder le sujet. Pascal était dans la cuisine et nous préparait à manger, et ça me démangeait de savoir où on en était. Je préparais les légumes, et coupais les oignons. Donc, si je me mettais à pleurer, ça ne se verrait pas.

J’ai assez vite compris que je devrais me contenter de petits moments comme celui-ci. Comme ce week-end, mais pas d’engagement. Si je voulais son engagement, il fallait que j’envisage de m’investir beaucoup plus dans notre relation. Que j’envisage d’emménager chez lui. Le ton de la discussion était léger, presque comme une plaisanterie. Mais je savais, je devinais, que Pascal était sérieux. Il m’avait déjà reproché plusieurs fois de ne rechercher qu’une aventure. Pour lui le “chacun chez soi”, ce n’était pas sérieux. Ce n’était pas ça construire un avenir..

Bref, tant que je peux le voir, passer des moments comme ça avec lui, c'était peut-être éphémère, mais ça me convenait et me suffisait!


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213/14 - Petit répit?

Publié le par JaneDo


Vendredi 1er, Août 2014 - 213/14 - Petit répit?

(Vendredi 1er Août - Fête Nationale Suisse)

Evidemment, impossible de dormir. J’avais laissé une petite lumière, de manière à ce que Pascal devine qu’il y avait quelqu’un chez lui. Evidemment qu’il devinerait que c’était moi, j’étais la seule en dehors de lui et Jess à posséder une clé. A moins qu’il en avait donné une à quelqu’un d’autre?

2h du matin, enfin le bruit du moteur de sa voiture. Mon coeur s’est senti soulagé, mais les battements ont sérieusement augmentés. J’ai fermé les yeux pour faire semblant de dormir. Je pouvais voir la porte à travers le pare-feu vitré devant la cheminée. Pascal s’est immobilisé sur le pas de sa porte.

Etait-ce un sourire que j’ai vu se dessiner sur son visage? Alors, il n’était pas mécontent de me trouver chez lui? Ça fait plaisir.

Pascal s’est retourné pour faire signe à quelqu’un de garder le silence, ou de ne pas faire de bruits, en plaçant son doigt sur ses lèvres. Je n’ai hésité qu’une seconde pour gicler du canapé et aller voir par la fenêtre de la chambre d’amis qui l’accompagnait. J’ai reconnu Paul, mais pas les 2 filles.

Pascal a prétendu que “sa cousine” dormait sur son canapé!!! J’étais tout à coup sa cousine? Il n’a pas voulu parler de moi?!

Il leur a rappelé qu’il n’avait pas voulu qu’ils viennent, qu’il leur avait dit d’ailleurs, qu’il était fatigué. Celle qui avait passé son bras sous le sien, je pense pour bien montrer à l’autre que Pascal était sa proie, lui a alors passé les bras autour des épaules. J’ai cru que c’était pour lui faire la bise, pour dire au-revoir, je pense que lui aussi.

Son cops, Paul, regardait la scène avec un petit sourire entendu. Paul et l’autre fille faisaient de la figuration.

Pascal se tenait droit comme un “i”, ce qui empêchait heureusement la fille super entreprenante de lui voler un baiser au passage. Malgré tout, étant donné le comportement de la fille, je m’attendais à le voir l’embrasser. Ils avaient l’air d’avoir dépassé le stade de simples connaissances. Elle leur a alors proposé de laisser la cousine dormir et d’aller chez elle. En entendant Pascal décliner l’invitation, je l’ai aimé encore un poil de plus.

L’invitation, rempli de sous-entendus, n’était clairement destiné qu’à Pascal, les deux autres n’étaient là que pour faire du remplissage. S’il avait accepté, je crois que j’aurai passé des heures à baliser en attendant son retour.

Les filles sont donc parties. Je m’attendais à voir Paul partir, mais ils se sont installés sur la terrasse et parlait doucement. Mais, ils étaient juste sous la fenêtre de la chambre, donc mes oreilles étaient aux anges. Paul a deviné qu’il n’y avait pas de cousine fantôme, mais qu’il s’agissait de moi. Par curiosité sans doute, Paul a voulu savoir où en était notre “séparation”.

Affalé dans son siège, Pascal souriait mystérieusement. Il lui a dit que ça n’avançait pas des masses. Qu’il avait essayé mais pas pu. Et mon coeur s’est gonflé d’amour infini en entendant Pascal dire qu’il tenait encore à moi, qu’il m’aimait toujours, envers et contre tout. Et je crois que désormais, j’adore le sourire qu’il avait. Un mélange de constatation, de résignation, de contentement. Paul a secoué la tête l’air de dire qu’il était dingue. Oui, mais c’est mon dingo et je l’adore comme ça.

Ok… Je sais que je ne devrais pas! Je ne devrais pas tomber en amour comme ça! Que je devrais plutôt me résigner à le quitter. Mais comment faire quant il sort des trucs comme ça? Surtout quant je ne suis pas sensée le savoir! Alors comment ne pas tout lui passer, tout lui pardonner. Tout le monde commet des erreurs, moi la première.

Peut-être me laisser encore un petit répit ce week-end? Ouais, j’avais déjà oublié que je voulais passer le week-end tranquillos chez moi. Je pouvais bien m'accorder une petite faveur, une petite gaterie.

Je suis retournée me coucher sur le canapé, et cette fois, je me suis endormie.

Pourtant, je voulais tenir jusqu’au départ de Paul. Je voulais lui faire la fête. Oui, comme un toutou quant il voit son maître. Mais voilà, flap, endormie comme une carpe. Ce sont ses petites caresses dans mes cheveux, ses petits bisous qui m’ont réveillés.

Pascal souriait toujours, et j’adore le voir sourire. J’oublie toutefois pas qu’il m’en veut encore pour l’histoire avec Steven.

Une sourire encore plus grand s’est dessiner sur son visage, dans ses yeux. Il me regardait avec tendresse, et je fondais à mesure. Il m’a demandé avec un petit air ironique ce que je foutais là; “Tu n’aurais pas pu m’envoyer un petit message?”. Puis avant que je puisse répondre, il m’a embrassée. Alors, j’étais cuite!

Main dans la main, ...

Main dans la main, collée contre lui, on s’est dirigé vers sa chambre en s’embrassant comme des malades. J’avais oublié toutes mes bonnes résolutions. C'était comme ça avec Pascal. Il arrivait à me faire perdre la tête!

Evidemment, j’ai entendu son natel vibrer. Ça m’a un peu énervée. Ce pouvait être une de ces bonnes femmes, ou tout simplement Caroline. Elle avait dû voir que j’étais déjà là. Oui! Je suis dans la place!

Le samedi matin, Caroline s’est pointée avec croissants, pain frais et tout le toutime. Ce qui rendait les choses un peu difficile. Difficile de l’envoyer balader. J’ai bien senti qu’elle pensait nous coller toute la journée et le soir avec . Hier soir, j’en avais discuter avec Pascal, je ne voulais pas avoir à composer avec elle tout le week-end.

Pascal a eu de la peine à le faire. Je voyais bien qu’il cherchait mon regard, cherchant à se défiler. Mais non. Caroline est restée accrochée un moment en début d’après-midi, alors j’ai dit que j’allais faire une sieste. Je n’avais pas beaucoup dormi la nuit précédente, et pas plus avec Caro qui s’était pointée à 10h! Il a tout de même réussi à la faire partir quelques minutes plus tard. Mais ce n’était que temporaire. Ils avaient convenu qu’elle reviendrait en fin d’après-midi, début de soirée.

Là, j’étais pas d’accord. Comme je lui ai dis; il n’avait qu’à se la coltiner quant il sort avec Elodie. Pourquoi c’est toujours moi qui doit me la farcir, hein? Trop bonne. Pourquoi il ne l’impose pas à Elo, Maud, etc? Moi aussi je voulais que quant j’étais avec lui, je puisse aussi profiter, comme Elodie du temps complet avec lui, et pas avoir Caroline dans les pattes, même si je l’aimais beaucoup. Pour une fois, j’ai été intraitable.

Hum, je me demande si j’exagérais pas un peu… Parce que je l’avais entendu dire qu’il m’aimait encore, alors je prenais la grosse tête??? Glups!

J’ai eu pitié de Caroline, et de Pascal aussi. On avait décidé d’aller faire un tour sur la place à à Genève, pour voir les feux d’artifices, alors je lui ai dit qu’il pouvait l’inviter. Mais qu’après, elle devra rentrer. Pascal s’est débrouillé pour lui transmettre le message. Caro était contente de venir voir les feux avec nous. On a mangé des glaces et on a même pris un verre sur une terrasse déserté par les spectateurs agglutinés sur la place principale.  C’était un moment agréable, plein de rire et de complicité.

Impossible de se débarrasser de Caroline. Elle nous a suivi à la maison, s’est installée sur le canapé pour regarder un DVD avec nous. Elle a fait comme si elle avait oublié ce que Pascal lui avait demandé quelques heures plus tôt.

Pour finir, en voyant ma mine renfrogné et l’avoir pincé en douce pour qu’il se débarrasse d’elle, Pascal a dû insister pour qu’elle se casse.

Moi, j’ai fait celle qui préparait le café et qui n’entendait rien. Elle a cherché mon soutien, mais j’ai fait comme si je n’avais rien vu.

Enfin, j’ai pu passer le reste de la soirée dorlotée dans les bras de Pascal. On a pas reparlé de nos fâcheries. Je sais que ça finira par revenir sur le tapis, mais pour l’heure, on jouait les amnésiques. D’entente tacite, on voulait profiter du moment présent, sans se compliquer.


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212/14 - Il m impose une autre femme!

Publié le par JaneDo


Jeudi 31, Juillet 2014 - 212/14 - Il m’impose une autre femme!

Comme Pascal ne m’appelait toujours pas, je me suis résolue à l’appeler. En composant son numéro, mon coeur battait la chamade. J’appréhendais le fait qu’il ne réponde pas, en voyant mon numéro. Parce que je le soupçonnais de n’avoir pas voulu sérieusement m’inviter. Quant j’ai entendu sa voix, j’ai failli m’évanouir. J’étais tellement persuadée qu’il n’allait pas répondre, ou qu’il avait donné la consigne qu’on ne lui passe pas mon appel. Ma tête était vide.

Pascal n’avait pas rappelé parce qu’il était persuadé que j'allais refuser, et ne voulait pas essuyer un beau gros non. Un peu facile. Mais bon, il avait pris mon appel, donc il y avait peut-être un peu de vrai.

Il a dit qu’il avait un peu de problème à annuler, le groupe n’était pas content. Il semble qu’ils avaient fait une sorte de jeu et récolter des mises pour ce voyage, et que Pascal devait un dîner en tête à tête à la fille qui avait misé sur lui. Elle allait être furieuse. Je crois que j’étais arrivée au chalet en retard le soir où ils avaient joué à ce jeu. Je crois que Caroline m’en avait parlé.

Si Pascal veut vraiment qu’on fasse un truc ensemble, je me fou pas mal que le reste du groupe soit mécontent.

Pascal m’invitait chez lui, mais, pas ce soir. Il honorerait son pari en invitant la demoiselle à dîner ce soir. Il ne savait pas de qui il s’agissait, c’était un “blind Date”.  C’était une des filles du groupe de toute manière, donc, il n’est pas très stressé. Après le rendez-vous, ils retrouvent le reste du groupe au Time-Out. Hum… je pouvais toujours y aller pour savoir comment ça c’était passé???

Au lieu de passer le week-end chez lui, j’ai pensé qu’on pourrait plutôt aller au chalet. Pascal pense que ce n’était pas nécessaire, Thomas n’étant pas là, on aura la paix. Dans le cours de la conversation, Pascal m’a demandé s’il pouvait aussi inviter Caroline à se joindre à nous. J’avoue que ça m’a un peu contrariée.

Je croyais que Pascal voulait parler de “nous deux”? Alors que vient faire Caroline au milieu de tout ça?

De plus, ce n’était pas vraiment une question. Il m’informait simplement qu’il invitait aussi Caroline! J’aurai eu l’air d’une peste si je refusais. Hum, je me demande ce qu’il aurait fait si j’avais dit non… Pascal avait aussitôt changé de sujet ne me laissant pas le loisir de donner mon avis. Curieuse, je l’ai interrompu pour dire que ça m’embêtait.

  • Ah! Ben… Ecoute, elle habite à côté, alors si ça t’embête à ce point, elle rentrera et c’est tout. Bon, faut que je te laisse…

Et paf, Pascal avait raccroché. Je crois surtout que c’était pour éviter que la conversation ne dégénère, ou que j’insiste pour qu’il annule Caroline. Là dessus, je l’ai appelée. Je voulais savoir s’il lui en avait déjà parlé. Effectivement, il l’avait aussi invitée hier. Caroline savait pour le week-end à Paris, et elle était du voyage.

Hum, si je comprends bien, la seule à ne pas être invitée à Paris, c’était moi!!!

Apparemment, Pascal voulait aussi discuter avec elle. Pour Caroline, il était évident que Pascal était en pleine transition et que ce week-end, il allait nous tester. En fait, il voulait nous parler à toutes les deux, donc, il faisait d’une pierre deux coups quoi. Je ne sais pas si elle a raison, mais je trouvais assez désagréable qu’elle soit là. On aura aucune intimité. C’est nul.

Pour un week-end que j’imaginais romantique, rien que tous les deux, c’était râpé.

Ou est-ce qu’il veut choisir entre nous laquelle des deux il continuera à voir? Ou carrément nous plaquer les deux en même temps? Argrhh! Voilà que je me stress toute seule avec mon pessimisme habituelle et mes idées noires!!! Et pourtant, impossible de chasser l’idée qu’il allait se passer quelque chose de moche. La tension me bouffait les nerfs. Ce n’était pas un petit noeud que j’avais à l’estomac, mais un de la taille de la tour Eiffel.

Et je me demandais comment se passait son rendez-vous!!! Et avec qui??? Je sais que Caroline va tenter de le suivre ce soir… S’il la chope, elle sera grillée! Du coup, il ne voudra pas la voir ce week-end…

Et me voilà qui passe la soirée toute seule à la maison, alors que Pascal sort faire le coq! Je suis vraiment trop nulle. Il y a pas si longtemps, je me serais moquée d’une fille, qui comme moi attend derrière son téléphone! Si flasque et si dépendante d’un mec!

Dire que c’est bientôt l’anniversaire à Pascal… J’espère qu’on le passera ensemble… Aïe, mais qu’est-ce que je dis moi!

Non, je ne dois pas penser comme ça. Au contraire, je devrais me sentir calme, s’il décide qu’on s’était assez vu, ce sera réglé, je pourrais reprendre ma vie et arrêter de me tortiller la tête. Même, je devrais prendre l’initiative de mettre un terme à ce jeu débile; “je te veux, je te veux plus”. Au moins, après, Pascal arrêtera de torturer mon pauvre coeur.


(nuit du jeudi à vendredi)

Impatiente, mais aussi très intriguée, je suis sortie rejoindre les copains au Time-Out. Assez curieuse de savoir comment s’était passé la soirée en tête à tête de Pascal avec cette femme mystérieuse. J’ai noté la surprise sur les visages à mon entrée. Mais, j’ai très compris, on me l’a dit; on s’attendait à me voir arriver avec Pascal.

Ils pensaient tous que Pascal avait annulé le week-end à Paris, et qu’il y avait du Jane là-derrière. La surprise était de me voir arriver seule, donc il était bien à son rendez-vous. Pourquoi ces connards lui faisaient des rendez-vous pareils? Il n'avait pas besoin de ça en plus pour rencontrer des filles! Rhhh, ça m'énerve.

Quant ils ont parlé du rendez-vous, Thomas qui n’était pas très loin à fait la grimace. Il les a traîté de crétins génétiques. Surtout Van Den Meer, c’était lui qui insistait sur le “Blind Date”. Thomas lui a glissé que si j’étais pas au courant, l'abruti venait simplement de me flinguer le moral.

Pour montrer que ça ne me faisait rien (même si c’était le contraire), j’ai éclaté de rire. Et pour faire bonne mesure, j’ai lancé, haut et fort, que je n’étais pas venue pour Pascal et que je ne voulais pas le croiser. Déclaration un peu stupide.

Incapable de se taire Van Den, comme on l’appelle, a précisé qu’ils attendait de voir s’il allait venir les rejoindre comme prévu ou sinon… Et là, moultes clins d’oeils et rire graveleux.

Les commentaires me faisaient mal, ils pensaient tous que Pascal allait finir la nuit avec cette nana.

L’angoisse a commencé à me gagner. Pascal aurait dû être de retour vers 23h. Pour ne pas m’effondrer devant tout le monde, j’ai préféré me tirer.

Au lieu de rentrer, j’ai roulé un moment au hasard. Je me demandais où ils avaient dîner. J’aurai pu essayer d’appeler Caro, qui était sûrement en train de les pister, mais, comme je ne voulais pas qu’elle soit là ce week-end, c’était mieux pas. Ça, je devais encore le dire à Pascal et le laisser se débrouiller avec Caro.

J’ai fini sur la terrasse chez Pascal à fumer clopes sur clopes. Ce n’était pas très futé, mais j’étais… je voulais le voir… Ma fierté était planquée au placard encore une fois. Encore une fois, je m’abaissais à laisser voir mes sentiments. Je savais bien que c’était nul.

La célébration de la fête nationale était déjà en train, les pétards sautaient un peu partout et de merveilleux feux d’artifices jonglaient dans le ciel autour du lac. Je me suis avancée jusqu’au ponton pour les admirer et j’ai fondu en larmes. Pascal admirait certainement tout ça avec une autre, et ça me tordait le coeur. J’aurai donné cher pour être avec lui Ne pas être avec Pascal me brisait le coeur.

J’ai décidé de me rouler en boule sur son canapé et l’attendre. Je ne voulais plus voir de feux d’artifices, plus entendre de la musique au loin, je ne voulais pas entendre mon natel ne pas sonner. Et je priais de le voir rentrer bientôt… Il était déjà 1h du matin.


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