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73/15 - Journées pastelles....

Publié le par JaneDo


Samedi 14 mars 2015 - 73/15 - Journées pastelles....

  • Pourquoi est-ce que tu es si coincée? On est ensemble, week-end en amoureux, et pas un geste de tendresse, rien! On dirait même que tu essaies de fuir? Explique? Tu ne pourrais pas te laisser aller un peu?
  • Tu veux dire... comme Caro?
  • Disons que ça me plairait bien que tu sois un peu plus comme Caro ce soir.

Mon regard a évidemment balayé la pièce pour se poser sur la demoiselle en question. C’est vrai que j’étais coincée, je n’aimais pas beaucoup les démonstrations publiques d’amour. Je trouvais ça déplacé. Si on a envie de passer la soirée à se lécher la gueule, autant rester seuls dans son coin. Mais quant on est avec des copains, par respect, on se tient comme il faut.

Peut-être que Pascal avait raison, je pourrais me laisser aller de temps en temps quand même. Et j’avais drôlement envie de le toucher, d’être en lui, d’être sa peau, la chemise qui caressait ses épaules, le pantalon qui se frottait à ses jambes.

Hum, je dois être dingue de ne pas en profiter. Alors au diable les autres.

Sans que je m’en rende compte, mes mains avaient suivi mes pensées, mes doigts, mes mains se sont retrouvés dans ses cheveux, mes lèvres contre les siennes. Pascal venait de prendre d’une main 2 verres pour nous préparer à boire, mon geste l’a surpris. Une demi seconde en suspension, son bras valide m’a attirée contre lui d’une force. Il a lâché les verres. Lovés l’un contre l’autre, l’espace d’un instant on a oublié la terre entière.

Nos lèvres ne voulaient pas se séparer, nos corps scotchés ne le voulaient pas non plus. Mais il fallait bien reprendre son souffle à un moment où un autre. Nos visages en feu étaient à peine à un centimètre, nos souffles se mêlaient et l’envie de se jeter à nouveau l’un sur l’autre était plus fort que tout.

La main de Thomas devant nos yeux a stoppé notre élan; “Get a room!” (Prenez une chambre!). Pascal les sourcils froncés a repoussé cette main et l’a dévisagé avant de lui dire d’aller se faire voir. Son ton m’a fait sourire.

Thomas a dit qu’on gênait tout le monde, qu’il avait l’impression d’avoir débarqué dans notre chambre alors qu’on s’apprêtait à “copuler”. Copuler, quel drôle de mot. Je me rappelle avoir pensé que le mot était moche pour quelque chose d’aussi beau. Le regard de Pascal continuait à naviguer de mes yeux à ma bouche, et me donnait envie de l’embrasser encore.

J’ai croisé le regard de Caro qui s’est détournée aussitôt. J’ai eu le temps de voir qu’elle avait rougi.

On était retourné s’asseoir sur le coin du canapé, j’étais sur les genoux à Pascal. Sa main se promenait dans mon dos. De temps en temps il me demandait dans un murmure si je ne voulais pas monter, ce qui me faisait sourire. Non, je ne voulais pas; le plaisir était aussi dans l’attente.

Quant on est monté approximativement 1h plus tard, du moment qu’on passé la porte de sa chambre, mes pieds n’ont pas touchés terre jusqu’au lit. Samedi matin, je me suis réveillée en entendant la porte se refermer. J’étais rompue, mais le coeur rempli d’amour. J’avais encore envie de ses bras, encore envie d’amour. En fait, c’est le vide laissé par son absence qui m’avait réveillé.

Pascal m’avait laissé un mot, demandant que je l’appelle dès que je me réveille pour qu’il m’apporte le déjeuner au lit. Je savais qu’il voulait aller skier, mais pour moi, il avait l’intention de passer son tour aujourd’hui. Et ça, je ne le voulais pas. Je me suis donc précipitée en bas.

Pour lui faire plaisir, je l’ai accompagné sur les pistes. Pascal a laissé de côté le snowboard pour skier avec moi. Trop chou. J’ai passé une journée merveilleuse, avec lui qui jouait les profs par moment, il m’attendait, ou me suivait et quant il voyait que j’avais de la peine, me prenait entre ses jambes, me donnait des conseils pour mieux faire mes virages, ou pour serrer mes skis.

Bon, après 3h sur les pistes, j’étais épuisée, lessivée, si ça ne lui aurait pas gâcher sa journée, j’aurai voulu rentrer. Mais je ne pouvais pas lui faire ça, alors j’ai continué encore une petite heure. Pascal a remarqué que je n’avais plus de force dans les jambes et que mes skis partaient dans tous les sens. J’ai alors pu tranquillement aller lire au restaurant e attendant la fin de la journée de ski.

Toute l’équipe dont Pascal ont continué la glisse jusqu’à la station, moi je suis descendue avec l’oeuf. Ouais, j’suis pas une skieuse émérite, donc si les pistes ne sont pas top de chez top, ou glacée, je risquais de me faire mal. On a été prendre une bière dans le pub près des remontées mécaniques.

Un truc m’a fait un peu… j’ai surpris un regard entre Pascal et une des filles qui était là, et mon ventre s’est mis en programme lessive. Je crois au 6ème sens, et au fait que les femmes ont tendances à capter des choses qu’on ne s’expliquent pas. Mais je me suis dis que je me faisais des idées. Que c’était mon manque de confiance en moi qui me jouait des tours.

Pourtant, Pascal était adorable, toujours à me cajoler d’une façon ou d’une autre, me posant des petits baisers dans la paume, ce qui me faisait frissonner et rougir de bonheur. Pascal était parfait, le petit ami idéal; attentif, câlin à mort, me lançant des regards qui semblaient dire qu’il m’adorait. Toujours à rechercher le contact physique. Je me laissais aller aussi à me coller à lui, à passer mon bras autour de lui, ce qui le faisait sourire, et me valait des tonnes de bisous en récompense.

Bien sûr Thomas et Paul nous gavaient de leurs petits commentaires, de petites remarques, mais on faisait semblant de ne rien entendre, ou on en riait.

Mais… c’était ce petit regard qui se voulait discret, cet imperceptible sourire, des têtes qui se détournent un peu trop vite… et l’angoisse qui me bouffe de l’intérieur. Qui était donc cette nana? J’ai l’impression que Pascal et elle communique par code! Wahhh, je dois être folle!

Il y avait bien eu une des filles qui avait demandé à Pascal de lui apprendre quelques trucs, mais il lui avait demandé de voir avec Paul ou Jonas, qu’il s’occupait de sa copine (moi) et qu’il ne pouvait pas. Mais rien dans son comportement ne m’avait alerté comme ce discret échange avec cette fille.

Du coup, je me suis mise à l’observer. Et plus je l’observais, plus l’angoisse me coupait le moral et me faisait délirer. Je la trouvais belle, plus belle que moi, ça c’est sûr. Spéciale. Je remarquais qu’elle n’était pas avec qui que ce soit. Alors comment était-elle arrivée là.

Bah, je me suis faite violence, il fallait que j’arrête ça, sinon j’allais carrément tout gâcher. S’il n’y avait rien, alors ce serait vraiment dommage, et s’il y avait quelque chose, alors je ne ferais que l’encourager à me fuir.

En arrivant au chalet, Pascal s’est jeté dans la cuisine pour réchauffer et préparer une salade pour accompagner les plats qu’avaient préparer la Gouvernante. Il y avait du gratin, miam, j’adore. Il y en avait quelques uns qui voulaient aller manger au resto, mais nous, on a mangé au chalet.

Pascal n’avait pas spécialement envi d’aller traîner en boîte, donc on a traîné avec les autres jusqu’au moment où ils sont sortis pour aller faire la fête dans les gargotes du coin. On s’est enfermé dans la chambre, soit-disant pour regarder des films… :) Je ne m’en rappelle aucun.

Je me suis dis que je m’étais faite des idées… des idées qui auraient pu flingué notre petite soirée en amoureux...


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72/15 - Pessimiste...

Publié le par JaneDo


Vendredi 13 mars 2015 - 72/15 - Pessimiste...

Argh, ma coloc n’est pas là ce week-end… Comment ne pas avoir envie de passer un week-end tranquille et profiter de mon appart toute seule! C'aurait été mon 2ème petit week-end tranquille. Mais je doute que Pascal le prenne bien. Surtout après avoir passé la soirée d'hier avec Steven et n'avoir pas voulu aller chez lui.

Pascal avait un dîner chez ses grand-parents, qui étaient de passage, et montait ensuite à Gstaad ce soir pour skier demain. Si je voulais, il passait me chercher après le souper, sinon on se retrouve là-bas. Comment lui dire que je rêvais de rester à la maison. Par contre, un petit week-end en amoureux, ça me disait bien!

Pas réussi à obtenir ce que je voulais, mais Pascal m’a promis quand même mon week-end en amoureux, même si on était au chalet. C’était un compromis. Pascal a appelé vers 22h, pour me dire qu’il devait passer chez lui, ensuite il passait me chercher.

Pfff, j’étais sûre que c’était pour aller ramasser Caroline au passage, et je me suis dis que mon week-end en amoureux était foutu. Ça m’énervait. Je pensais qu’il aurait dû m’avertir et non pas prétexter devoir passer chez lui, juste pour aller la chercher. Avant moi en plus. Une fois devant le fait accompli, je ne pourrais plus refuser, surtout en face d’elle.

Mais je me trompais. Caroline était déjà au chalet. Elle était montée avec Paul et Jonas. Je crois que c’est Pascal qui avait tout organisé pour sa chérie. Ce qui m’énervait aussi.

J’avais un noeud à l’estomac. Non seulement d’aller au chalet me flinguait mon joli week-end en solitaire, mais en plus, j’y allais dans l’espoir d’un week-end en amoureux qui n’en avait pas l’air, vu qu’on sera entouré d'une horde de copains.

Je gardais le sourire devant Pascal, mais intérieurement, ça fulminait grave. J’étais furax contre lui, furax contre moi, parce que je l’avais laissé m’embarquer là-dedans. Je me traitais secrètement d’idiote.

Minuit. J’ai tout de même été agréablement surprise en arrivant au chalet. Je pensais le voir disparaître pour aller vers ses copains, mais non. Pascal me tenait par la main et après avoir discuté un peu avec tout le monde, on est monté s’installer. Pascal m’a demandé si j’avais envie de sortir ou si je préférais rester au chalet.

C’était fou, mais je me sentais “en couple”. Pascal restait à mes côtés, m’entourait d’attention. J’aimais qu’il me tienne par la main. Chaque fois que j’avais fait mine de m’éloigner -parce que je pensais qu’il aurait préféré rester avec ses copains- Pascal me retenait. Il faisait tout pour que je participe à la discussion. Je crois que mon imagination était mon pire ennemi, je voyais toujours les choses en noirs!

Je n’avais plus l’habitude d’être en “couple” et j’avais dû mal à ne pas me sentir mal à l’aise. Mais rouge de plaisir. J’aimais le sentir si près, si gentil, tendre… c’est seulement que... les autres qui me mettaient à mal. Je n’avais pas l’habitude de leurs regards, ni d’être pratiquement “attachée” à Pascal. Je rougissais comme une collégienne.


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71/15 - Nlle Coloc; Gislaine

Publié le par JaneDo


Jeudi 12 mars 2015 - 71/15 - Nlle Coloc; Gislaine

Accueilli ma nouvelle coloc vers midi. Une fois qu’elle a eu terminé son installation, on a pris un café ensemble. Ce soir, elle a rendez-vous à son cours de Gestionnaire de ressources humaines, donc on a décidé de profiter de chacune faire une sieste. En partant chercher Kaya pour son cours d’équitation, je l’ai déposée au métro.

Je pensais être rentrée vers 19h30-20h au plus tard, je ne suis arrivée à la maison que vers 22h. Bon, c’était un peu de la faute à Sébastian. Comme il habite sur mon chemin, je le dépose en rentrant. C’est devenu une habitude. Il est venu voir sa chérie à son cours d’équitation aujourd’hui. Il paraît qu’il fait aussi de l’équitation.


On a papoté pendant plus d’une demi heure. Il est gentil ce gamin, mais il mélange un peu, courage avec la bêtise de faire n’importe quoi pour se faire remarquer. La dernière fois, il m’avait montré ses dessins fait avec un pochoir; un oiseau, et aussi une toile; fond rouge et probablement un oiseau. C’est pas encore fini.

Je voulais rentrer pour prendre une douche, me changer et filer chez Steven. Cela fait un moment qu’on ne s’est pas vu. J’ai averti Pascal en laissant un mot sur sa boîte vocale. Je ne veux pas qu’on se fâche pour rien. Je ne me rappelle pas s’il avait le basket ou la natation ce soir. Il m’a laissé un mot; “appelle moi quant tu rentres”.

Petit malin… Il voulait contrôler; savoir que je rentre et quand! C’était presque minuit, alors j’ai décidé de ne pas l’appeler. Mais, rire, il m’a encore laissé un message vers 23h pour me dire qu’il attendait toujours mon appel, et que si je ne l’appelais pas, c’est que je dormais chez Steven, que ça l’énerverait un max.

J’ai donc appelé aussitôt. Pascal voulait que j’aille dormir chez lui, ou venir dormir chez moi. Mais j’ai une coloc, et pas question que dès le premier jour, il y a un mec qui vient dormir ici! Mais… je ne voulais pas aller jusque chez lui. J’ai dû faire appel à toute ma diplomatie pour qu’il ne le prenne pas mal.

Pascal m’a tout de même fait remarqué que je voulais bien sortir pour voir Steven, mais pas pour lui! Hum… Peut-être pour me faire changer d’avis, me rendre jalouse, ou par rébellion, il sort prendre un verre.


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70/15 - Flingué mon PC

Publié le par JaneDo


Mercredi - 11 mars 2015 - 70/15 - Flingué mon PC

Arhhhh, j’ai flingué le disque dur de mon PC! Café! J’ai renversé du café dessus chez Maria, quelle poisse! On avait prévu que je fasse mon album et elle le sien, et si elle a des questions, ben je suis à côté. Cauchemar. Marie a tenu à ce que je mange avec eux. En rentrant, comme je passais près de chez elle, j’ai appelé Dol. Elle n’a pas répondu et elle a rappelé alors que je venais de me garer chez moi.

Pas question que je retourne sur mes pas pour aller la chercher. J’étais crevée et je devais planter mon PC dans du riz!!!

J’étais chez Marie vers 16h. On avait dit 14h, mais je suis passée chez ma frangine, et j’ai un peu traîné.

Oh, et j’ai aperçu Mathieu, mon ex. Argh, il a les cheveux tout court, tout rasé, c’est dommage. Il avait de si beaux cheveux. Il a l’air… épais. J’ai toujours un sentiment d’affection pour lui, j’ai quand même passé de très bons moments avec lui. Il était chou. Tiens, il était Lion lui aussi!

22h15, enfin de retour chez moi… pfffouh, je suis épuisée et pas mal enragée de par ma maladresse, j’ai probablement détruit mon disque dur, et du coup, j’ai perdu toutes les photos que j’avais téléchargé dessus! Et ça, ça me gave terrible.

Argh! Parlé avec Pascal. Quant j'ai vu sa photo sur mon natel, glups, je frisonnais comme si c'était la 1ère fois qu'il m'appelait. Pfff, la même chose depuis le premier jour. Crevant. Je minaudais, riais à tout ce qu'il disait... Lamentable. J'ai toujours le coeur qui bat à la folie, et ça me fait toujours sauter au plafond de l'entendre à l'autre bout du fils. J'adore sa voix.


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69/15 - Ils se marièrent...

Publié le par JaneDo


Mardi - 10 mars 2015 - 69/15 - Ils se marièrent...

Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants… ça n’existent pas!  Depuis le temps de cette histoire avec Pascal, je ne sais pas, j’avais imaginé qu’un jour, tout roule comme sur des roulettes… Peut-être que je crois trop aux contes de fées!

Tous ces hauts et ces bas, un jour ça va, le lendemain c’est galère… Je n’avais jamais imaginé que les choses pouvaient être comme ça. Et pourtant je ne suis pas née d’hier!

Je sais pas, j’avais imaginé qu’un jour, la vie avec Pascal serait comme… un long fleuve tranquille! Je crois que je rêvais! Je n’avais jamais pensé qu’une vie à deux, en couple pouvait être si compliqué… si lent à devenir un petit fleuve tranquille. Probablement parce que ça n’existe juste pas? Qu’est-ce que je suis conne.

… Que mon coeur saute au plafond chaque fois que mes yeux se posent sur lui, chaque fois qu’il me sourit, ou qu’il pose la main sur moi...

Après toutes ces années, je pensais que ça se calmerait, que je n’aurai plus ces palpitations irritables. Que je ne me sentirais plus mollir comme une mauviette .

Est-ce que c’est pareil pour tout le monde et que je me faisais juste des illusions sur la vie? Sur les couples? Sur l’amour? Si c’est ça l’amour, bordel, c’est crevant!

Je crois que finalement, je rêve d’une relation “plate”. D’une relation où je garde mon identité, mon indépendance. Que je prenne plaisir à la compagnie de l’autre, sans pour autant perdre la tête. Sans pour autant avoir toujours besoin de penser à lui. Une relation où je pourrais continuer à réaliser mes rêves, aller au bout de mes envies, sans être handicapée par mon compagnon, handicapée par une relation de couple.

Je crois que je craque… Trop de battements de coeurs, trop de peurs, trop d’incertitude, trop de manque, trop de tout. Je n’en peux plus.

Oui… et pourtant, je n’ai pas le courage de l’éliminer de ma vie… de peur qu’il me manque!


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68/15 - Souper du lundi..

Publié le par JaneDo


Lundi - 9 mars 2015 - 68/15 - Souper du lundi..

Souper en famille comme d’hab. Sébastian était là aussi. C’était une énorme table. Ha le repas était un délice total. Autant que j’adorais Théo, j’ai de la peine avec Sébastian. Ma nièce semble l’adorer, mais il est trop bizarre. Monsieur croit tout savoir à 17ans! S’immisce dans les conversations des adultes en essayant d’imposer son point de vue… Pas top. J’ai appris ce soir que ses parents ne s’entendent pas.

Ma soeur avait passé tout le dimanche à tenter de me joindre, et je n’ai vu son message qu’en fin de journée quant j’ai vu celui de Pascal. Pas rappelé, parce que je ne pensais pas que c’était important. J’avais laissé mon natel traîner sur mon lit la plupart de la journée. Je ne voulais pas être dérangée et pouvoir passer un dimanche sans me faire harceler.

Ce matin, j’ai filé chez ma frangine pour lui corriger 18 pages qu’elle avait préparer pour ce matin. C’était pour ça qu’elle cherchait à me joindre. C’était bien ce que je craignais! J’avais peur d’un truc du style, qui aurait flingué ma journée. J’ai donc vite corrigé son truc et imprimé le tout pour son rendez-vous de 9h.


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67/15 - Me méfier de Caro!

Publié le par JaneDo


Dimanche - 8 mars 2015 - 67/15 - Me méfier de Caro!

Oh le pied! J’ai passé toute la journée toute seule; devant la télé, petite sieste, bain de mousse avec mon bouquin, qui finalement depuis le milieu commence à être intéressant. La journée a passé trop vite. Le soir, je regrettais déjà de passer à lundi! J’ai avalé une trentaine de café et me suis fait de petits plats délicieux. L’après-midi, une petite toile à terminer et retour sur mon canapé.

Pascal m’a encore demandé par sms   si je voulais dormir chez lui   ce soir. Argh, je n’avais encore rien décidé, mais sur le moment; non. Je voulais juste rester à la maison toute seule et profiter à fond de mon espace vital. J’aime la solitude. Peut-être un peu trop.

Bien sûr que j’aurai voulu le voir, être dans ses bras, mais pour ça, il faut; se préparer, virer le training pourri, prendre une douche, se laver les cheveux, se coiffer, faire l’aller-retour… Bref, trop de boulot! L’inviter à passer en coup de vent? Non. Il faudrait quand même faire la moitié de ce que j’ai énuméré avant, et aucune garantie qu’il parte juste après.

Pourquoi? Parce qu’il aura probablement l’impression d’être juste passé pour me sauter! Et je ne saurai pas comment lui dire de disparaître, sans avoir l’air de le virer! Ou peut-être qu’une fois là, je ne voudrais plus le voir s’en aller, et qu’il partira en pensant que c’est ce que je veux! Iiik!

Trop de place pour l’incompréhension ou un gros risque de déception, malaise… Pas envie de tenter le truc!

J’ai donc préféré jouer la sécurité et rester tranquille. En rentrant de Gstaad, Pascal m’a envoyé un message pour m’avertir qu’il sortait dîner avec Caroline et qu’elle resterait probablement dormir chez lui. Probablement? J’ai trouvé le mot comique, sachant qu’il n’y avait pas de probabilité que Caroline hésite.

Ma réponse; “Ok! Love U. Bisous à tous les 2 ;)”.

J’ignore si Pascal m’avertissait pour que je change d’avis et cours chez lui, ou s’il voulait simplement éviter que je ne débarque chez lui et sois surprise d’y trouver Caroline? D’avoir eu la décence de m’avertir, c’était un joli coup, une bonne intention. Je dois sérieusement me méfier de Caroline!


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66/15 - Je suis le cheveu sur la soupe!! (2)

Publié le par JaneDo


Samedi - 7 mars 2015 - 66/15 - Je suis le cheveu sur la soupe!! (2)

Pascal s’est penché pour m’embrasser, mais il restait en travers de la porte. Impossible de voir à l’intérieur, il occupait l’espace. Je le trouvais moins… chaleureux, moins câlin. Y avait-il quelqu’un d’autre à l’intérieur qu’il ne voulait pas que je vois?

  • On se retrouve en bas, d'accord. Descends nous préparer un petit café, je vais vite m’habiller.

Je n’ai pas répondu. Perplexe, je me demandais pourquoi il voulait tellement que je m’en aille pour qu’il se change! Comme si je ne l’avais jamais vu à poil!

  • Qu’est-ce qu’il y a?
  • On dirait que tu ne veux pas me laisser entrer?
  • Pas du tout. C’est juste que ce serait sympa de prendre un verre et discuter. Je m’attendais un peu à ça. Te voir arriver à l’improviste.
  • Personne ne sait que je suis là. J’aimerai que ça reste comme ça.

Son sourire avait disparu, Pascal me contemplait de ses yeux verts pétillants. Je crois qu’il évaluait la situation. En fait, je crois qu’il cherchait à me défier, à me voir perdre les pédales. Il restait toujours en travers de la porte et me barrait le passage.

  • Bon, je ferais mieux de rentrer. Je vais pas t’embêter, pas la peine de descendre. Je te laisse dormir.
  • Et pas la peine de t’énerver…
  • M’énerver? Est-ce que j’ai l’air énervé? Je n’ai pas l’impression que ça te fait plaisir de me voir, alors je rentre! Y a pas de quoi s’énerver.

Qu’est-ce qu’il raconte, je n’étais pas du tout énervé. Je n’avais même pas élevé la voix. Est-ce que je devais forcer le passage pour vérifier ma théorie, ou au contraire laisser couler?

  • Je pensais que ce serait chouette de passer un moment ensemble, à discuter un peu, au lieu de… se coucher directement.

J’avais l’impression qu’il me testait, et c’est ça qui aurait le don de m’énerver. Mais, j’avais aussi vachement envie de le surprendre et ne pas agir comme il s’y attendait. Alors j’ai souri et j’ai tourné les talons pour partir quand il m’a saisi par le bras pour m’attirer contre lui. Et dans sa chambre.

Il n’y avait personne. Ou peut-être que quelqu’un était planqué sous le lit? Ou dans l’armoire? Non, c’est de la paranoïa. Pascal ne m’aurait pas fait entrer s’il y avait eu quelqu’un, ou, il n’aurait pas voulu que ce quelqu’un se cache. Il savait qu’il pouvait compter sur moi pour ne rien laisser paraître tant qu’il y aurait eu quelqu’un.

Et il savait aussi que je n’aurai pas fait de scène. J’aurai peut-être fait la gueule, j’aurai foutu le camp après, ou peut-être pleurer, mais pas devant qui que ce soit.

Lorsqu’il m’a embrassée à nouveau, je me suis pressée contre lui, frémissante à la lueur de désir que je percevais dans ses yeux. Flûte depuis toutes ses années que je fais partie de sa vie, mon coeur palpite encore rien que de le voir. J’avais les jambes toutes molles.

Quant on s’est pelotonné l’un contre l’autre épuisé, rassasié, je lui ai demandé ce qu’il voulait dire par; “Je m’attendais à quelque chose comme ça?”. Pascal m’a dit qu’il avait espéré et pensé que j’allais monter lui faire une surprise. Il s’attendait déjà à me voir en rentrant après leurs sorties.

Je ne lui ai pas caché que je savais qu’il boutiquais avec une miss, et il ne l’a pas nié. J’ai voulu savoir ce qu’il aurait fait si j’étais arrivée en boîte? Il m’a dit qu’il était un peu cuit, qu’il avait avalé quelques cafés en rentrant et beaucoup d’eau pour diluer. Mais, ça ne l’aurait pas gêné que je vienne le retrouver même s’il était en train de se laisser draguer, bien au contraire.

Pascal a dit que c’était juste amusant de se laisser “draguer”, mais qu’il n’avait pas l’intention de faire quoi que ce soit avec cette fille. Qu’il n’allait pas tout de même pas sauter sur tout ce qui bouge parce que j’étais pas là. Il m’a demandé de lui faire confiance.

Peut-être que je suis naïve, mais j’allais lui faire confiance. Personne ne savait que j’étais là, alors j’allais filer et passer le reste du week-end comme je l’avais prévu. Larvée devant la télé sur mon canapé. Toute seule. Je lui ai donné ma bénédiction pour s’amuser comme il l’entendait.

Après tout, ce n’était pas un moine! Il n’a jamais fait voeux d’abstinence!

A la levée du jour, j’étais de retour chez moi. Epuisée d’une bonne fatigue, le coeur rempli d’amour de ces quelques heures dans les bras de l’homme que j’aime à la folie. Je sentais encore son souffle sur mon visage, le goût de ses baisers.

Le pauvre, il allait être crevé. Pascal avait rendez-vous avec les autres à 9h pour se lancer à l’assaut des pistes. Juste le temps d’avaler un café, et il sera dehors toute la journée. Je me sentais un peu coupable de l’avoir privé de sommeil.

De mon côté, je me suis lancée à l’assaut de mon lit en rentrant. J’étais crevée… Mon pauvre bébé, il allait vraiment souffrir aujourd’hui sur les pistes.

J’ai dormi jusqu’en milieu d’après-midi. En me levant, j’ai vu que Pascal avait essayé de m’appeler. Hum. Rien entendu. Je devais être dans un coma laiteux dans les bras de Morphée! J’ai essayé de le rappeler, mais cette fois, c’est lui qui ne répondait pas.

Pas de souci. Je me suis faite couler un bain et je m’y suis plongée avec délice, un bouquin en soutien. Je crois avoir gaugé au moins 2h dans une mousse à la lavande.

Pascal a rappelé vers 18h. Ils étaient dans une crêperie/sandwicherie pour avaler un morceau avant de retourner au chalet. En rigolant, il m’a dit qu’il était effectivement ratiboisé par la fatigue la première heure. Ensuite, ça a été. Il a eu un petit coup de pompe quant ils ont fait une pause à midi. Il avait besoin de bouger, sinon, il cale.

En rentrant, il avait l’intention de nager un peu et peut-être faire une petite sieste avant d’entamer la soirée, sinon, il serait sur les rotules. Hum, à vrai dire, ça ne me gênait pas des masses qu’il soit sur les rotules, parce que comme ça, il ne sortirait peut-être pas.

Pascal m’a demandé si je voulais le retrouver dimanche soir et passer la nuit chez lui. Je ne savais pas encore. Ce qui l’a fait rire. Il savait qu’il me fallait du temps pour me décider, que j’avais des difficultés à prévoir quelque chose en 24h.

Miam, j’ai passé une soirée de rêve à faire ce que je voulais… et c’était ne pas sortir, ne voir personne. J’avais bouclé mon téléphone que j’ai laissé traîner sur mon lit. Je ne voulais pas avoir à parler non plus le reste de la soirée. Le pied.

Je me trouvais idiote d’être montée jusqu’à Gstaad hier soir… et heureuse aussi de l’avoir vu. J’ai passé un moment magique dans ses bras. Ciel, comment est-ce qu’on peut aimer quelqu’un à ce point là? D’avoir le coeur qui flanche, qui bat et qui chante rien que de le voir? C’est de la folie! Je l’aime à mourir!


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66/15 - (1) Je suis le cheveu sur la soupe!!

Publié le par JaneDo


Samedi - 7 mars 2015 - 66/15 - (1) Je suis le cheveu sur la soupe!!

La décision de monter ou non a été prise pour moi. Caroline, affolée, m’a appelée pour me raconter que Pascal était un peu bourré et qu’il folâtrait avec une autre fille. Donc pas elle.

Forcément, Caro ne voulait pas avoir le mauvais rôle et intervenir, donc elle m’appelait à la rescousse. Pour jouer le mauvais rôle. L’empêche d’entendre que Pascal faisait le “zouave”, me retournait l’estomac. J’aurai voulu que ça ne me fasse rien. J’aurai voulu être une grande fille et rester gentiment chez moi et le confronter quant je le verrai. Ce serait la meilleure chose à faire.

S’il est bourré, les autres ne vont pas se gêner pour lui raconter ses écarts. Je crois. Pfff. Mais impossible de rester là sans rien faire. J’ai donc sauté dans ma voiture pour filer à Gstaad. Bien sûr, mes affaires étaient déjà prêtes, puisque je pensais lui faire la mauvaise surprise de me pointer sans avertir.

Faut dire que leur idée de parquer les filles dans les dortoirs réduisaient le champ des investigations! Je n’avais pas à chercher Pascal bien longtemps. S’il était avec une fille, ils ne pouvaient qu’être dans sa chambre. Dans l’attique, ça m’énerverait grave; c’était sensé être notre nid à nous, pas un endroit où il emmène les filles.

Sur la route, je me suis arrêtée pour réfléchir; est-ce que je voulais vraiment monter? Pourquoi? Pour l’empêcher de me tromper? J’étais tentée de faire demi-tour et le laisser s’amuser, après tout, pour une fois, je n’étais pas là, il pouvait bien faire ce qu’il voulait.

Est-ce que ce serait vraiment me manquer de respect? Vis-à-vis des autres, dans leurs yeux, sûrement, mais pour moi… je crois que non. Il s’amuse et alors? Bah, je n’allais pas me laisser titiller par la jalousie… j’allais le laisser faire ce qu’il voulait…

Je connaissais assez la boîte maintenant pour pouvoir me faufiler sans être vue dans un coin où le reste du groupe n’allait jamais, et d’où j’avais une vue circulaire. J’ai tout de suite repéré Caro qui ne le quittait pas des yeux. Certains de ses copains avaient remarqué le manège et s’amusait de ce qui se passait et se moquait un peu de Caro.

Pourquoi est-ce que Pascal choisi toujours une fille qui est carrément le contraire de moi????

Pascal était sur la piste et dansait avec une petite blondinette qui balançait sa longue chevelure à tout va. Elle avait passé ses bras autour de son cou et Pascal souriait comme à son habitude quant il a un verre de trop dans le nez. Ce petit sourire si charmant qui faisait craquer les filles.

Bien sûr j’avais l’estomac tout retourné. Un programme de lavage était en plein essorage et me fichait les boules. Mais, je n’avais pas envie d’intervenir. Je ne voulais pas lui tomber dessus comme une peste et lui gâcher sa soirée. Il ne faisait rien de mal; il dansait c’est tout.

Je sais que j’ai pensé; “s’il l’embrasse, je saute du balcon et je lui tord le cou”. Mais je savais que je ne le ferais pas, même si je lui en voudrais très probablement.

La nana accrochée à son cou lui lançait toutes sortes de sourires engageant, des oeillades et avait l’air de faire de petits rires qu’il semblait trouvé charmant. En quittant la piste, elle ouvrait la marche et ils se tenaient par la main. Ça, ça m’a bouleversée.

J’ai jeté un oeil autour de moi pour me calmer et m’assurer que personne de ma connaissance n’était dans les parages; “purée, j’aurai bien fumer 2 ou 3 clopes d’affilées, là tout de suite”. J’avais un besoin urgent de nicotine! J’ai hésité à envoyer un message à Caro pour lui dire que j’étais là, mais pas sûre qu’elle réussirait à garder le secret!

J’en avais assez. Je me suis éclipsée comme j’étais venue pour aller au chalet. Argh, il y avait du monde. Pas top pour la discrétion. Fallait que je trouve une autre moyen d'entrer. Il faisait froid quand même, et bientôt, à force d’être plantée dans la neige, j’aurai les pieds gelés.

Quant j’ai eu l’impression que ceux qui traînaient au salon semblaient occupés par le film qu’ils regardaient, emmitouflée dans ma veste, le capuchon sur les yeux, j’ai tenté ma chance sans un regard dans leur direction le plus silencieusement et discrètement possible. Je crois que personne ne m’a vu.

J’ai filé directement dans l’attique. Je pestais d’avoir dû laisser ma voiture à perpète, c’est-à-dire au village, et d’avoir eu à marcher tout ce bout dans le noir. Je m’étais larvée sur une plaque de glace, j’avais mal au bras. Je crois que je m’étais mal réceptionnée.

Je me suis couchée en travers du lit, puis sous la couette. Je ne voulais pas me cacher. Alors pourquoi avoir bêtement laissé ma voiture, rhhh, j’suis trop nulle. Il était un peu plus de 2h du matin et j’étais frigorifiée. Maintenant, la longue attente jusqu’au retour de toute l’équipe, et je l’espère, de Pascal.

Un peu après 4h du matin, j’ai entendu plus de bruit, donc j’ai été jeter un coup d’oeil en bas. Ils étaient presque tous rentré. Je n’ai pas eu le temps de vérifier si Pascal était avec eux, parce qu’un groupe s’était lancé à l’assaut des escaliers, alors j’ai rebroussé chemin.

Assis parterre devant la porte de la chambre de l’attique, j’entendais la bastringue en bas. Ils avaient l’air en forme. Je trouvais même qu’ils avaient l’air de s’amuser plus que quant je suis avec eux! Ou était-ce parce que j’étais toujours trop centrée sur Pascal?

Je n’entendais pas la voix de Pascal! Je suis presque sûre que malgré le monde qu’il y avait en bas, j’aurai reconnu sa voix. Je me suis concentrée plus. Et j’ai réalisé qu’il y avait des invités et j’ai entendu son rire. Pascal était bien là. Ouf.

Un moment, j’ai même eu peur qu’il soit parti avec la nana avec qui il dansait et donc, il ne rentrerait pas de la nuit au chalet. Ce serait la poisse. Je n’entendais pas Caroline.

Puis peut-être une demi-heure plus tard, j’ai réalisé que Pascal était monté, parce que je l’entendais parler avec Caro. Trop de bruits pour entendre ce qu’ils se disaient et je n’osais pas me pencher pour voir. Mais c’était bien eux. Bruits de portes, puis plus rien. Est-ce que Pascal était entré dans sa chambre? Et Caro? Est-ce qu’elle était avec lui?

20 minutes plus tard, ne sachant pas ce qui se passe, j’ai envoyé un message à Caro pour lui demander comment cela se passait si ça valait la peine que je vienne ou pas.

Elle m’a répondu presque aussitôt pour dire que Pascal et les autres mecs ont invités ces filles au chalet. Qu’elles étaient là et que Pascal venait de monter se changer. Elle m’a demandé où j’en étais, si j’étais en route ou toujours à Lausanne?

Je ne savais pas ce que j’allais faire… Puis je lui ai mis que j’arrivais. Elle m’a répondu; “Tant mieux! Mais t’aurai dû venir plus tôt!”. Elle m’a encore dit qu’elle allait aussi se changer et qu’elle allait faire le pied de grue jusqu’au départ des filles. Et s’il se passait autre chose avant mon arrivée, elle m’écrirait.

20 minutes plus tard, elle me disait que 3 des filles avaient disparues, que Pascal aussi. Il y en avait plus qu’une au salon. Elle avait les boules. Elle avait frappé à la porte de sa chambre et qu’il n’avait pas répondu. Elle avait même essayé d’ouvrir, c’était fermé à clé.

Ah! Il était temps que j’intervienne alors… mais est-ce que j’en avais le droit? est-ce que je le voulais vraiment? Bah, je devais savoir c’est tout. Je devais savoir si dès que j’ai le dos tourné, il fait le con ou pas. Je devais être maso, parce que ça n’allait que me perturber plus en mettant à mal ma confiance en moi et en lui. Je risquais juste de titiller ma peur de le perdre à tout bout de champs...

Je me demande si les personnes en couples se chient autant dans la tête que moi!!!

J’ai frappé sans beaucoup d’espoir, vu que Caroline avait déjà essayé. Pas de réponse. J’avais le coeur dans la gorge et un tourbillon dans le ventre. J’ai donc tenté l’appel. J’entendais son natel sonner.

Une fois, deux fois, trois fois… Oups, il n’allait pas me répondre? Donc il n’était pas là?

Puis, douche froide, Pascal était à l’autre bout du fils. J’espère que je semblais calme quant je lui ai demandé de m’ouvrir, parce que j’étais devant sa porte. Après un “what?”, j'ai entendu la clé tourner dans la serrure. Il s’est mis en travers de la porte et me bouchait la vue sur sa chambre. On dirait qu’il ne voulait pas me laisser entrer…


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65/15 - Moi d abord!

Publié le par JaneDo


Vendredi - 6 mars 2015 - 65/15 - Moi d’abord!

Ohhh, montagne ou pas montagne… hummm, ben, maison! J’avais trop envie d’avoir ces quelques jours pour moi. Pascal avait un truc en début de soirée, il montait à Gstaad ensuite. Il voulait aller sur les pistes demain. J’avais décidé de penser à moi un peu, et ne pas courir à Gstaad juste parce que je voulais le voir! J’ai décidé de me mettre en premier pour une fois.

Pascal était un peu déçu. Il a proposé de passer me chercher après sa verrée avec ses collègues. Je lui ai dis que ça n’en valait pas la peine, je restais chez moi ce soir. Je verrais demain si je voulais monter ou pas. Mais, je savais déjà que j’allais rester tranquillement chez moi et profiter du fait que je suis seule dans mon aquarium. Dernière occasion avant longtemps!

Bon… j’avais dans l’idée, vu qu’il ne neigeait pas et que les routes étaient propres… de faire un saut tardif et voir ce que Pascal allait fabriquer ce soir! Bon, peut-être. Tout dépendra de mon humeur. Je voulais ne pas le faire, et espérer que Pascal ne me fera pas honte en profitant de mon absence pour faire le “con”.

J’aimerai croire qu’il restera sage, on en avait parlé un peu le week-end passé… j’espère qu’il se rappellera de notre discussion. Je suis cool, ouverte, mais faut pas trop pousser non plus. Quoique… je n’aurai peut-être pas dû le laisser tomber comme ça et espérer qu’il restera dans une jolie boîte en attendant que je veuille bien sortir de ma bulle et être une partenaire à plein temps.

Hahhh… j’ai fait les courses pour passer en week-end en autarcie… miam…

Ma soeur m’a demandé de lui faire quelques corrections et une ou deux trucs administratifs. Ça m’a un tantinet fait chier, parce que pendant que je bousillais mon début de soirée, elle, elle mangeait tranquille au resto. Mais, elle avait passé la journée à essayer de préparer des paperasseries, alors, en fait, j’ai eu pitié et c’est avec plaisir que je me suis dépêchée de lui faire ça. Parce que je l’aime ma petite frangine.

Ensuite, pieds sur la table, un bon papet vaudois m’attendait… J’ai regardé un petit film en ouverture. J’avais envie de faire une sieste, mais en même temps, je voulais profiter de chaque seconde, chaque minute, alors tant pis pour la sieste.

Pascal a appelé vers 21h, il était à sa soirée et voulait être sûr que je n’avais pas changé d’avis. Ben non. Ou peut-être qu’il voulait être sûr que je ne lui ferais pas la surprise de monter à Gstaad??? Non quand même hein? Je sais qu’il passait chercher Caro qui l’attendait. Elle l’avait appelé pour s’assurer qu’il passait la chercher pour monter.

Hum… je sais pas quoi en penser. Caro m’étonne toujours par sa façon de.. s’insinuer, de se faufiler, de… trouver le moyen d’obliger Pascal. Je devrais me méfier un peu je pense de ma chère amie Caroline!

Je me suis demandée pourquoi est-ce que je voulais aller au chalet? Pour savoir si Caro allait se faufiler jusque dans le lit de Pascal? S’il se laissera faire? Est-ce que je devrais me fâcher si c’était le cas? Ou laisser couler? Ou si c’était vraiment seulement pour passer le week-end avec lui? Ou parce que j’étais sûre de le prendre en train de faire une connerie?


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