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86/15 - Plus tard peut-être

Publié le par JaneDo


Vendredi 27 mars 2015 - 86/15 - Plus tard peut-être

Pascal avait un souper avec son travail ce soir. Il m’a demandé si je voulais qu’on se retrouve chez lui après et j’ai dit oui. Mais... j’étais bien à la maison, chez moi. D’aller poireauter chez lui pendant des heures, sans toutes mes affaires, ça m’emmerde un peu. Mais bon... on verra plus tard...

J’ai la gorge serrée, une plaque de métal lourde dans la poitrine. Je me sens épuisée, légèrement down (déprimée). Pascal me manque certes, mais j’ai aussi envie de rester tranquille chez moi. Entre les deux choix, mon coeur balance! Mouais, j’ai envie de dormir dans les bras de Pascal...


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85/15 - Gavée

Publié le par JaneDo


Jeudi 26 mars 2015 - 85/15 - Gavée

J’ai été mangé avec Steven. Ce week-end, lui et ses copains ont été en montagne pour la photo, mais aussi faire des repérage pour aller faire de la varappe dès le printemps. Steven a voulu savoir où j’en étais avec Pascal. Il m’a dit que, personne n’osera plus me faire des avances, parce que tout le monde sait que je retourne toujours vers Pascal.

Je suis ai expliqué que je commence à réaliser que je devrais... partir. Le quitter. Et ça me fait peur. Steven pense que je ne suis pas heureuse, et que ce serait la meilleure chose que je pourrais faire. Si je le voulais vraiment. Il pense que ce serait mieux pour moi. Est-ce qu’il y a une vie après Pascal? Argh!

00h10 - Ma coloc vient de se coucher. Argh, je commence déjà à en avoir marre. Elle vient de se faire à manger, bruits de papier d’alu, d’eau qui coule pour rien, prendre une douche, et j'ai dû lui rappeler de tirer le rideau et reposer le pomo de douche dans son support.

Elle essaie toujours de voir ce que je fais sur mon ordi. Je ne vais quand même pas devoir me planquer dans ma chambre ou les toilettes, pour mettre mon journal à jour. Avoir quelqu'un dans les pattes toute la sainte journée, ça me gave.


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84/15 - Fait pas ci, fait pas ça!

Publié le par JaneDo


Mercredi 25 mars 2015 - 84/15 - Fait pas ci, fait pas ça!

Argh, Gislaine sur les talons toute la sainte journée! Difficile de bosser! Fait chier! Pourtant, j’ai essayé de me contenir.

J’ai l’impression de passer mon temps à lui faire des remarques. Son parfum est beurk; une forte odeur de fleurs... pourries. Je ne comprends pas qu’une fille soit aussi bordélique.

Son désordre, les trucs qui traînent partout, son lavabo dégueulasse; des cheveux, des traces de dentifrice séché, le rideau de douche chiffonné, tout ça commencent à pourrir ma patience. Elle n’arrive pas à quitter un endroit sans le laisser patraque. Si elle utilise les sièges du bar, elle part en les laissant de trabiole! Agaçant.

Peut-être que c’est moi... Je veux peut-être trop que les choses soient comme je le veux et pas autrement... Non. Non et non. Ce n’est quand même pas trop demander que de laisser l’endroit aussi propre et net comme on l’a trouvé tout de même, si? Est-ce que je chipote en lui demandant de ne pas laisser traîner son verre sur le bar?

Et ce qui m’énerve grave au plus haut point, c’est de devoir passer mon temps à lui dire toutes ces choses!


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82/15 - M’arracher à ses bras!

Publié le par JaneDo


Lundi 23 mars 2015 - 82/15 - M’arracher à ses bras!

Au petit matin, j’ai filé en douce de chez Pascal. Je ne voulais pas être là à son réveil. Sinon, je crois que j’aurai fais semblant de dormir. Pas réussi à trouver le sommeil, la mélancolie me barrait le coeur. J’ai passé un long moment à le regarder dormir. J’adore le regarder. C’était si bon d’être tout contre lui.

J’ai laissé un petit mot sur sa table de nuit, pour lui souhaiter une bonne journée. Pas de « I Love You ». Je me demande juste comment Pascal a réagi en constatant mon absence. J’espère ne pas l’avoir blessé.

Ben, je n’ai pas été au souper de famille ce soir. C’était dur pour moi de dire non à ma frangine et aux enfants.

Je n’avais envie de voir personne, et je voulais profiter de l’absence de ma coloc. Et aussi le besoin d’être seule, complètement seule. Pas mis le nez dehors de la journée. Passé mon temps à remettre en question toute ma vie, mon histoire avec Pascal, et je me suis sentie encore plus déprimée.


Mardi 24 mars 2015 - 83/15 - Les idées brouillées!

Encore quelques heures avant d’avoir ma coloc sur le dos. J’en ai profité. Elle avait oublié ses clés en France. Quelque part, ça m’a réjouis, parce qu’elle devra compter sur moi pour la porte. Hihihi, gardienne de porte! Une heure après son retour, j’ai été me cloitrer dans ma chambre. Toujours besoin de solitude.

Dès qu’elle est partie à son cours, j’ai ré-émergé pour occuper la place.

Pascal m’a laissé un message pour me demander de manger avec lui ce soir. J’ai réussi à me contrôler pour ne pas l’appeler sur le champ et accepter. C’est la folie ce que j’avais envie de le voir, et toujours un immense travail et effort sur moi-même pour ne pas courir dans sa direction chaque fois qu’il le veut.

J’imagine qu’il voulait aussi discuter, et je n’ai pas encore les idées assez claires...


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81/15 - Ignorée!

Publié le par JaneDo


Dimanche 22 mars 2015 - 81/15 - Ignorée!

Mes yeux me picotaient, les larmes menaçaient. Il était peut-être préférable que je me tire. Pascal n’avait pas l’air ravi de me voir. Depuis le moment où il m’a ouvert, un bisou rapide sur les lèvres, nos regards se sont peut-être croisés 2 fois. Le néant total.

Peut-être que je me faisais des idées? Non, je ne me suis jamais sentie aussi seule, de trop, intruse. Pascal était distant comme jamais, et tellement froid. Je n’ai vraiment pas l’habitude qu’il soit comme ça. Ça me rappelle de mauvais souvenir. Mon coeur se serre. Pascal agit étrangement, jamais je ne l’avais vu comme ça. Ça me faisait trop mal.

Fatiguée du traitement de silence, j'ai pris mes affaires et je me suis tirée. J'ai fondu en larmes quelques kilomètres plus loin, parce qu'il n'avait pas cherché à me retenir, et n'avait même pas appelé. Ouais, c'était râpé. En fait, il n'avait même pas fait attention, et n'avait même pas réalisé que j'étais partie. Il lui a fallu 15 bonnes minutes pour me rappeler.

 

  •  Reviens. Pourquoi tu es partie comme ça. STP reviens. Ne m’oblige pas à devoir te pourchasser sur les routes, allé... Reviens Jane. 

 

Je ne disais rien, ma voix aurait tremblé. J’aurai voulu lui dire qu’il lui avait fallu plus de 20 minutes pour réaliser que j’étais partie, alors ça ne valait pas la peine que je revienne. Mais je n’étais pas capable de lui parler. Alors je gardais le silence, essayant de deviner d’après sa voix, s’il était sincère.

  • Jane? Reviens je t’en prie. On ne va pas se disputer comme ça? Jane, stp... J’étais un peu distrait, tu ne va pas m’en vouloir pour ça, allé viens, je t’en prie. Dis quelque chose?

Je ne répondais rien, mais je m’étais arrêtée. Je ne savais pas si ça valait la peine que je fasse demi-tour ou pas. En plus, vu que j’avais pleuré, j’avais les yeux bouffi. Arhhh, bien sûr que j’avais envie de retourner vers lui, mais... ce serait trop facile, non? Mince, que faire!

J’ai raccroché et n’ai pas décroché malgré ses nombreux appels. Je voulais un peu de temps pour réfléchir, mais comme il insistait, j’ai fini par lui répondre. Je lui ai promis de l’appeler demain, mais Pascal ne voulait pas attendre demain et menaçait de venir me chercher chez moi.

Pascal m’a averti que s’il ne me trouvait pas à la maison, il me chercherait partout. Il m’a encore suppliée de rentrer, qu’il ferait tout ce qu’il peut pour se racheter. Et j’ai fini par fondre et courir comme d’habitude chez lui. Pfff, je suis nulle.

Pascal m’attendait sur le pas de la porte, pieds nus et toujours en short. Ciel, pourquoi est-ce qu’il devait avoir l’air si mignon, même quant je lui en veux et que tout va mal?

Il a tout de suite remarqué mes yeux gonflés et rouges. Pfff. Pascal s’est confondu en excuses, m’a demandé de lui pardonner de m’avoir laissé partir. Waouh, ça, ça m’a scotché, j’ai carrément fondu en larmes. Je ne tenais plus. Je n'arrivais plus à faire semblant, de garder tout ça à l'intérieur.

Je ne lui en voulais plus, mais je pleurais pour toute la tristesse que j’avais ressenti quelques instants plus tôt, alors que j’étais près de lui, de la peur aussi, et aussi parce que j’étais contente d’être dans ses bras. J’étais contente qu’il me console, me caresse la tête. Contente de le sentir contre moi. D'être lovée dans ses bras.

Je n’ai pas voulu qu’on reparle de ça. Pascal a dit qu’il était distrait, parce qu’il cherchait comment me  demander encore une fois de vivre ensemble. Qu’il échafaudait les différents scénarios, mes réponses, mes refus... Bref, il cherchait comment faire pour enfin entendre un « oui ».

Je veux bien, c'était plutôt mignon, mais je n'étais pas d'humeur à discuter. Trop triste. Je n’ai pas voulu qu’on en parle. Vu mes larmes, Pascal a laissé tombé. On en parlerait une autre fois, mais pas ce soir, ni demain.

Inutile de préciser que je n'ai rien mangé. Pourtant, ça sentait bon, mais je n'avais plus faim.

J’étais un peu mélancolique tout le dimanche, me contentant d’apprécier ses câlins en me calfeutrant dans ses bras. Pascal a abandonné sa guitare, et n’a même pas osé partir courir, de peur de constater mon absence à son retour.

La seule chose que je lui ai demandé, c’était concernant le week-end passé, quant il avait disparu. Je lui ai dis que j’avais remarqué qu’il avait disparu en même temps que... Natacha? Pascal avait violemment rougi, puis il m’a raconté en gros; «Natacha, heu, lui avait fait des avances. Ça l’avait étonné, il ne s’y attendait pas. Il pensait qu’elle courait après Thomas.».

Après, j’ai changé de sujet. Je n’aurai peut-être pas dû, mais je savais ce qui s’était passé, alors pourquoi s’étaler dessus et le faire penser à elle. C’était pas le moment. J’aurai plutôt voulu savoir qui était la fille avec qui il échangeait de petits regards bizarres. Mais ça, je ne savais pas comment le lui demander, ni comment elle s’appelait. Et je ne voulais pas le faire penser à elle non plus.

On a passé une journée tranquille. Je n’étais pas très en forme, pas d’humeur joyeuse. Je me sentais encore toute triste. Je n’arrivais pas à oublier ce que j’ai ressenti hier soir, comment il s’était comporté, sa froideur...


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80/15 - Pascal est froid!?

Publié le par JaneDo


Samedi 21 mars 2015 - 80/15 - Froid!

Caroline l’avait suivi bien sûr. Elle savait où il avait parqué sa voiture. Elle est restée à proximité. Elle le verrait passer pour prendre sa voiture. Pascal a terminé la soirée aux env. de 2h du matin, et elle a vu Pascal et une fille, qui avait passé son bras sous le sien, se diriger à sa voiture.

Elle avait espéré les voir partir chacun de leur côté et a été dégoûtée de voir la fille grimper avec Pascal. Les filles n’ont plus de voitures de nos jours ou quoi? Caro avait emprunté une smart, et très vite elle a perdu Pascal dans la circulation. Pfff, pas étonnant, avec une de ces horribles petites caisses à savon qui n’avancent pas. Ou peut-être avait-il remarqué qu’elle le suivait?

Après avoir cherché un peu dans la direction où Pascal avait disparu, elle a fini par rentrer attendre près de chez lui. J’aurai peut-être dû lui donner mes clés qu’elle puisse attendre à l’intérieur? Non, non.

Tenace, Caro a attendu des heures, elle claquait de froid et tombait de sommeil. Pascal est rentré après 9h du matin. J’enrage!

Après le retour de Thomas vers 3h du matin. Fatiguée d’attendre près des buissons, les pieds plantée dans l’herbe froide, Caroline l’a attendu sur balancelle de son balcon. Apparemment, il n’a pas apprécié. Attitude quant on a quelque chose à se reprocher!

Pascal n’a pas apprécié de voir Caroline sur son balcon, pas apprécié d’être attendu, et probablement qu’on sache à quelle heure il est rentré! Après une petite prise de tête, parce que Caro a voulu savoir où il était jusqu’à maintenant, Pascal l’a renvoyée. Je suis sûre qu’il devine que Caroline allait me raconter?

Je n’avais pas beaucoup dormi, vu que Caroline m’a appelée à midi pour me raconter ce qu’elle avait vu. A 15h, comme Pascal n’appelait toujours pas, je l’ai appelé. Il était en ville. Déjà? Il dort quand lui? Il m’a proposé de le rejoindre. Hum, il savait pertinemment que ce serait impossible; d’ici que je sois prête, que j’aille jusqu’à Genève les magasins seront tous fermés et il serait en route pour chez lui.

On s’est donc retrouvé chez lui vers 19h. Argh, j’étais un peu crevée, mais bon. Encore une fois, j’ai senti cette distance. Pascal était plus froid que d’habitude. Renfermé même. Alors que je lui posais des questions sur sa soirée, il répondait par monosyllabe, et gardait le dos tourné.

  • Alors t’es rentré à 9h ce matin?
  • Oui, comme Caro a dû te le dire.
  • Tu me l’aurais dit autrement?
  • Pourquoi? Y a rien à dire.

Mes questions l’emmerdaient. Pour éviter des histoires et qu’on se prenne la tête, j’ai préféré bâcher. Ça ne me ressemble pas, mais j’avais l’impression que ce n’était pas le moment. J’ai lâché l’affaire. Autant y aller mollo. Sans un mot de plus, j’ai été regardé par la fenêtre. Grande contemplation du lac. J’attendais que ce soit lui qui engage la conversation. Pascal semblait à fleur de peau.

Waouh, rien ne venait et je ne savais pas quoi dire. Du coup, je me suis sentie mal à l’aise, comme de trop. Je n’aurais pas dû venir. Jamais je ne m'étais sentie aussi mal en sa compagnie.

Pascal était en t-shirt et moi j’avais froid. Il s’affairait dans la cuisine. D’après sa tenue, on ne sortirait pas ce soir. Peut-être qu’il ne voulait pas se montrer avec moi? Ou il aurait aimé me voir partir? Il avait peut-être rendez-vous? Peut-être qu’il s’ennuyait tout simplement avec moi? Argh, voilà que je me torturais à nouveau parce qu’il ne parlait pas.

  • Tu veux un coup de main?
  • Non. Ça ira.

Point. Rien d’autre à ajouter. D'habitude, il aimait bien que je traîne près de lui dans la cuisine, on papote, on boit un petit verre de vin, des bisous par-ci par-là, mais là, niet! Je me suis alors installée sur le canapé pour lire. L’odeur qui venait de la cuisine était alléchante. Je me suis rendue compte que j’avais faim. Je crevais la dalle.

Je relisais la même phrase, incapable de me concentrer sur mon bouquin, parce que je pensais à l’atmosphère, à la froideur de Pascal. Ça ne lui ressemblait pas. Une fois qu’il eu terminé de tout préparer et que ça mijotait, il s’est assis près du piano -loin de moi- et s’est mis à gratter sa guitare.

Mais qu’est-ce que je faisais là? Est-ce qu’il essayait de me faire comprendre qu’il fallait que je dégage ou quoi? Est-ce que je dormais ici ce soir? On dirait qu’il cherchait à me faire fuir pour pouvoir ensuite se tirer et aller dieu-sait-où! Quant un mec coure une autre lapine, il agit toujours comme ça. L’angoisse m’a terrassée à nouveau. Le chagrin m’a anéantie.


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79/15 - Le danger rôde...

Publié le par JaneDo


Vendredi 20 mars 2015 - 79/15 - Je ressens le danger qui rôde autour de moi...

J’avais fais les courses, j’avais des clopes, alors j’ai eu une journée des plus merveilleuse dès que Gislaine a tourné les talons pour rentrer en France s’occuper de son appart. Je me suis plongée dans un long bain et j’ai passé presque 2h à lire dans une mousse au Gingembre. Le pied!

Je suis toujours déprimée, angoissée au max… je me demande si c’est à cause de Pascal? Ou peut-être parce que, malgré que Pascal soit gentil, peut-être trop gentil, je sens le vent tourner? J’ai l’impression qu’il va me larguer!

Tout me plonge au fond du puits; je pense à mon papa, mon grand frère, ma mom, pfff… Je déprime!

Pascal et Thomas avait une soirée sur Genève, donc pas de chalet ce week-end. La dîner se passe à l’Hôtel Président Wilson. Sûre que Caro sera dans les parages. Pascal aurait aimé aller profiter jusqu’à la dernière goutte de neige. Il paraît que les pistes n’étaient pas très bonnes de toute façon.

Pascal pense monter samedi soir, je crois que Thomas aussi, pour fermer le chalet. Quoique… je sais qu’ils montent avec les parents le week-end de Pâques! Jess risque d’être là aussi.

Pascal ne m’a pas demandé de l‘accompagner ce soir, et c’est tant mieux. Cela m’a quand même un peu surprise. Caroline non plus, je me suis renseignée. Je crois que c’était un truc avec le boulot. Arh, j’aurai dû lui poser la question. Il risque d’interpréter ça comme un manque d’intérêt.

Moi et ma déprime vont pouvoir profiter d’une petite soirée en solitaire et ruminer à fond. Ou pas!


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77/15 - L angoisse m étrangle...

Publié le par JaneDo


Mercredi 18 mars 2015 - 77/15 - L’angoisse m’étrangle...

Arhhh, j’ai le moral dans les pompes, et je ne sais pas pourquoi. Je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. J’étouffe. La présence de ma coloc m’étouffe. Tout m’étouffe. Incapable de parler, j’ai laissé mon téléphone sur silence. J’avais peur de fondre en larmes pour rien. Je me suis réfugiée dans ma chambre. Simple, je ne voulais voir personne.

Je sais très bien que quant on est comme ça, au contraire, on devrait sortir, voir du monde, bouger. Un jogging m’aurait sûrement fait du bien.

J’ai emmenée Gislaine faire les courses ce matin. Elle voulait passé à la poste. Ça a pris des plombes! Dans la Migros, un moment donné, j’ai dû lui dire d’accélérer le mouvement. Je n’avais pas l’intention d’y passer la sainte journée! Elle traînait dans chaque rayon, à regarder quoi? Tu prends ou tu prends pas? Mais, y pas de raison de rester des heures à regarder les yaourt quoi!

Bon, je sais que je suis intolérante, mais c’est pour ça que je n’aime pas faire les magasins avec quelqu’un. Hum, je crois que j’aime faire la plupart des trucs que les autres font à deux, toute seule!!! Est-ce que c’est grave Docteur?


Jeudi 19 mars 2015 - 78/15 - Pas de ménage cette semaine!

La femme de ménage devait venir ce matin, et je lui ai laissé un message pour dire qu’on lui ouvrira. Gislaine a dit qu’elle se levait à 8h pour étudier. Je me suis réveillée peu avant midi, et je n’avais pas l’impression que Shaska avait fait le ménage. J’ai donc vérifié mon natel, et effectivement j’avais une dizaine de message en absence, des messages incompréhensibles de Shaska. Gislaine ne s’était pas levée, elle roupillait encore! Donc personne n’avait ouvert à la femme de ménage.

Je ne vais pas dire que j’étais contrariée, ce serait un euphémisme. J’ai aussitôt rappelé, et Shaska m’a dit avoir sonné, tapé à la porte pendant plus de 15mn. Tous les voisins ont entendus, sont venus voir, mais nous, là-dedans, niet! Pfouhhh!

J’ai failli oublié l’équitation… Gislaine est partie vers 14h pour faire des trucs en ville avant son cours, alors j’ai profité de traîner chez moi. Vers 16h45, j’ai pensé me mettre à peindre, et en sortant mes affaires et sur le point de couper mon natel, pour ne pas être dérangée, j’ai vu la petite “alerte”!

Je suis rentrée avant Gislaine, alors j’ai pu encore profiter de la paix de ma caverne. Je dois dire que je me sens toujours au fond du gouffre. Moins visible parce qu’après une journée d’entrainement, je le dissimule mieux. Et je crois qu’elle ne va pas faire tard, comme elle a des cours demain après-midi, et qu’elle part ensuite en France.

Oui, je sais pourquoi je suis angoissée. A force de réfléchir, on fini toujours par trouver…

J’ai ressenti de la distance avec Pascal. Tant que nous étions au chalet, il était attentif, adorable, présent, constant, mais c’était autre chose dès qu’on a passé la porte chez lui. C’était imperceptible, mais je le fréquente depuis assez longtemps pour sentir immédiatement quant quelque chose ne va pas.

Ce sont de toutes petites choses, mais c’était “distant, froid, absent”. Je voyais bien qu’il était dans la lune, dans ses pensées par moments. Est-ce que c’était à cause de moi? Ou Caro lui manquait? Ou cette fille avait réussi à le toucher? Je sentais qu’il y avait quelque chose avec cette autre fille! J’en étais traumatisée, parce que je n’arrive pas à voir comment c’était arrivé.


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76/15 - Son string qui traîne!

Publié le par JaneDo


Lundi 16 mars 2015 - 75/15 - Nothing special...

Mince, encore en retard! Je dois filer à mon souper de famille du lundi soir! Je n'ai même pas encore troqué mon training contre un pantalon correct. Oups, c'est vrai que je suis souvent en pantalon!!! Pascal m'en a fait la remarque ce week-end! Bon c'est quand même moi qui me taperait les courants d'air autour des jambes et du reste, et les collants qui tirent et tout, pas lui.

Repos total aujourd’hui. Après tout, ma coloc ne rentre que demain, alors autant en profiter. Je n’ai même pas voulu répondre au téléphone de la journée. D’ailleurs, je l’avais laissé dans ma chambre. J’ai commencé la journée par la lecture.

Hier, je n’ai pas voulu non plus répondre au téléphone. Dol a essayé à répétition, comme d’hab. Elle voulait sortir, qu’on se voit. J’étais son excuse pour se saouler la tête. Elle cherchait à fuir le regard désapprobateur de son compagnon, et j’étais son “bouche-trou”.

On dirait qu’elle oublie que j’ai autre chose à faire de mes week-ends, et surtout de mon dimanche soir.

J’ai alors seulement remarqué qu’elle avait aussi essayé vendredi et samedi soirs. Non mais, elle abuse. Bon, je vais lui jouer les mêmes scènes qu’elle me pratique depuis le temps!!! On va voir si elle aime!

... 18h51... on vient de m'appeler pour savoir où j'en étais... petit mensonge; je me suis arrêtée au kiosque... mon oeil... bon j'y vais...

Retour à la maison vers 22h, et j'ai trouvé une voiture sur ma place de parc! Je l'ai bloquée. Non mais c'est quoi ça encore! Dol m'a harcelée au téléphone. Je n'ai pas répondu, Steven était là. J'étais déjà franc énervée de trouver une voiture à ma place, que je n'étais pas trop d'humeur à recevoir. J'essayais de garder mon calme, mais il a senti que les appels de Dol m'énervait.

On s'est installé devant la télé qu'on regardait pour regarder quelque part, et on a discuté. C'était chouette de le voir, mais j'étais inquiète de ce qu'en penserait Pascal. Peut-être qu'il ne le saura jamais. Steven est parti vers 2h du matin. J'étais un peu crevée, je n'ai pas eu le courage de faire quoi que ce soit, comme peindre par exemple. Je ne voulais pas me coucher, parce que je voulais profiter de ma solitude encore ce soir.


Mardi 17 mars 2015 - 76/15 - Déjà agacée! String qui traîne!

Grrrrh, ma coloc m'énerve déjà! Faut toujours qu'elle laisse traîner quelque chose. Elle aussi me scouate. Qu'est-ce qu'ils ont à venir s'asseoir au salon comme si je les y invitais??? Le rideau des douches n'était pas tiré... moisissure! Le papier ménage? C'est qui qui va le ranger? Maman? Est-ce que sa mère va venir ranger après elle? Non!

Elle a cuisiné je ne sais quoi, qui a une couleur bizarre... et devine quoi? Elle l'a laissé traîner! Non mais, c'est qui qui doit jeter et laver la casserole déjà? Wahhh, ça commence déjà à m'énerver.

Elle est restée assise là, à tripoter son mac, et à regarder ce que je faisais sur le mien. Du coup, impossible de mettre mon journal à jour. Sauf si je fuyais dans ma chambre. Mais non, pas envie. Va falloir qu'on mette les choses au clair. Demain ça va chier. Je ne voudrais pas qu'elle se sente gênée, ça m'embête de lui faire de la peine.

Mais c'est ça, ou je vais continuer à m'énerver. Ha! J'oubliais... son slip pend sur le pose-linge... non mais! Et si quelqu'un passait, on fait quoi? C'est moi qui devrait débarrasser son string? Ou sinon, les visites seront interdit de salle de toilettes? Pfff.


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74/15 - Tablé sur le mauvais cheval !

Publié le par JaneDo


Dimanche 15 mars 2015 - 74/15 - Tablé sur le mauvais cheval !

L’angoisse est traître, elle vous bombarde la tête de mauvais “trip”. Et ma tête tournait à plein régime. En même temps, je gardais le sourire, me forçant à avoir l’air détachée, détendue et de bonne humeur. Me forçant également à rire des blagues, que je ne comprenais pas, j’étais ailleurs. De toute façon, je ne comprends rien aux blagues. Discrètement, j’observais l’autre fille avec qui j’avais vu Pascal échanger un regard qui m’a semblé “équivoque”. Du coin de l’oeil, je surveillais Pascal aussi.

Quant j’ai senti que je perdais le contrôle, j’ai décidé de me rapprocher de Caroline. Peut-être qu’elle avait elle aussi remarqué quelque chose? Pascal a voulu me garder près de lui, mais un petit bisou dans le cou et j’ai pu filer. Il me sourirait, et mon coeur s’est atrophié. J’espère que je me trompais, sinon ça allait faire mal.

J’ai tiré Caroline loin de Pascal. Je ne voulais pas qu’il entende notre discussion. Je ne voulais pas non plus lancer le sujet. Si Caro avait senti ou vu quelque chose, elle m’en parlerait. Je me suis arrangée pour tourner le dos à Pascal, mais j’avais les jeux de glaces un peu partout pour continuer ma surveillance discrète.

Mon coeur a loupé un étage quant j’ai vu une brunette, que je connaissais bien sûr de vue, venir mettre son bras sous le celui de Pascal. Je l’ai vu se redresser, jeter un regard dans ma direction, peut-être rassuré que je ne regardais pas dans sa direction, il lui a souri en posant une main sur ses mains.

Elle lui chuchotait quelque chose. Il en a fait de même et elle est partie. Je l’ai suivie des yeux et l’ai vu disparaitre, tourner sous les escaliers qui menaient aux étages. Direction, la bibliothèque. Je me suis sentie rassurée. Pas très longtemps. Quant mon regard s’est reporté vers Pascal, il s’était levé et prenait la même direction.

Quel idiot… Bien sûr que ses copains ont remarqués la manoeuvre… pfff. Eux aussi ont regardé dans notre direction. Evidemment Caro avait également vu ce qui se passait et était prête à se jeter à leurs poursuites. Je l’ai retenue par le bras pour lui demander ce qu’il y avait. Mais j’ai pensé que ça m’arrangeait qu’elle retienne Pascal pour me laisser le temps de retrouver par l’extérieur notre petite demoiselle. Alors je l’ai laissé partir.

Elle n’avait pas besoin de me dire qu’il s’agissait de Pascal, on devinait toutes les deux… Je lui ai fais un clin d’oeil en lui souhaitant bonne chance et que j’espérais qu’elle arriverait à l’attraper. Elle a filé comme l’éclair et l’a rattrapé vers les escaliers.

J’ai foncé en direction de la cuisine et j’ai ramassé le trousseau de clé de la maison dans le tiroir à thé. Je savais que la Gouvernante et Thomas laissait toujours le trousseau entier là. Après je suis sortie en faisant semblant de me préparer à allumer une clope. Pour que ceux qui m’observent pensent que je sortais fumer.

Une fois dehors, j’ai couru pour atteindre la porte de la pièce utilisé comme bureau pour la secrétaire. Le père à Pascal travaillait parfois à la maison et faisait venir sa secrétaire. Elle pouvait accéder au bureau de l’extérieur. Le bureau avait l’avantage d’être contiguë à la bibliothèque. C’était une chance de connaître le chalet presque comme ma poche. J’étais un peu paniquée de ne pas savoir qu’elle clé utiliser.

En passant devant les fenêtres, j’ai constaté que la bibliothèque était vide, ce qui m’a un peu déstabilisée. Peut-être qu’ils iraient discuter ailleurs? Mes mains tremblaient si forts. Avec l’aide de mon natel, j’ai vérifié la serrure, ensuite les 3 clés du porte-clés. Le premier essai a été un échec. Je connaissais la clé de l’entrée, elle ouvrait également la porte piscine-jardin, et celle du jardin d’hiver, ainsi que la porte à l’arrière. Ce ne pouvait être qu’une des deux autres. Bingo.

Rapidement, j’ai traversé le bureau pour aller verrouiller la porte de l’intérieur (pour éviter qu’on m’y surprenne, ou que quelqu’un s’avise d’y pénétrer) et me faufiler dans la bibliothèque. De toute façon, j’imaginais mal Pascal utiliser les 2 autres pièces du fond de sa mère.

Je n’ai pas osé aller jusqu’à la porte de peur qu’elle s’ouvre dans ma figure. Hésitante, je restais près de la porte du bureau. J’aurai voulu aller coller mon oreille dessus. Mon regard  s’était habitué à l’obscurité et faisait le tour de la pièce, me demandant où j’aurai pu me cacher.

Sous le bureau? Mauvaise idée, si Pascal s’assoit dans le fauteuil de son père, il me verra! Tirer les rideaux et me mettre derrière? Non, pas assez de place, on risquait de distinguer une forme! L’interphone? Ha oui, je pouvais ouvrir la communication. Non, Pascal risquait de s’en apercevoir et vouloir aller l’éteindre dans le bureau!

Boh, je pouvais toujours verrouiller? La fenêtre, oui la fenêtre! J’ai ouvert la lunette de la fenêtre derrière le bureau. Depuis l’extérieur, je pourrais entendre tout ce qui se passait dans le bureau au cas où.

J’ai juste le temps de m’enfuir quant j’ai entendu quelqu’un toucher la porte de la bibliothèque. J’avais eu chaud. La prudence m’avait retourner près de la porte dès que j’aie ouvert la fenêtre, même quant j’ai été regardé l’interphone, je suis retournée aussitôt près de la porte.

Je connaissais cette fille, je sais que je l’avais déjà vue avec le groupe. Je ne me souvenais pas de son nom; Barbara? Vania? Non, sinon je m’en serais rappelée. Ou pas.

Je refermé doucement la porte. Pascal avait allumé en entrant et s’est retourné vers elle, en s’asseyant au coin du bureau; “Alors, qu’est-ce qui se passe? Raconte?”. J’étais assise sous la fenêtre. Heureusement que j’étais assise, je ne pouvais pas tomber plus bas. Je me suis traitée d’imbécile d’avoir passé la soirée à surveiller l’autre pouffe, alors que celle-là, je ne l’avais même pas remarquée! Je dois être aveugle ma parole!

Elle est amoureuse de Pascal et le lui dit sans détour!

  • Je suis amoureuse de toi… Depuis longtemps, je crois que tu le sais déjà.

Pascal s’est levé, il voulait qu’elle arrête de parler. Qu’elle ne devait pas parler comme ça. Elle lui a dit qu’elle a attendu sagement qu’il la remarque, qu’il fasse attention à elle, qu’il arrête de la traiter comme une gosse. Il était amical peut-être, mais elle espérait qu’avec le temps… Pascal a tenté de la faire taire en posant un doigt sur sa bouche.

Pascal n’aurait pas dû faire ça, c’était un peu trop intime, je trouve. Quant elle a commencé à parler, je n’ai pas pu me retenir de me lever pour regarder. Je ne voyais pas le visage à Pascal, mais elle oui, par moment. Quant Pascal ne me bouchait pas la vue.

  • Natacha, je suis désolé… Je sais pas… j’imaginais que Thomas...
  • Thomas? Non, c’était seulement pour t’approcher. Il a pensé la même chose, mais tu connais Thomas, il a tout de suite mis les choses au clair en me disant de ne pas y penser. C’était drôle. J’ai dis que je le trouvais sympa, mais rien de plus.

Pascal a rigolé. Natacha hein? Donc elle s’appelait Natacha!

Natacha a penché la tête et est redevenue sérieuse, pour lui répéter que c’était pour être plus près de lui, pour qu’il réalise qu’elle existait. Mais que rien n’avait changé et ce soir, en le voyant traîner avec “cette femme” au vue de sa copine, elle a pensé qu’il y avait de l’eau dans le gaz, qu’ils avaient rompu, ou qu’il voulait la rendre jalouse, bref, elle s’est dit que c’était le moment ou jamais de lui révéler ses sentiments.

Tout comme moi, Pascal ne captait pas de quoi elle parlait. Cette femme? Elle parlait de moi là? Sa copine? A part moi, je ne voyais pas? Pascal avait été adorable depuis qu’on est arrivé, il ne m’a pas quitté d’une semelle, toujours au petits soins, me cajolant, me faisait des bisous tout le temps.

Alors de qui parlait-elle? De la fille avec qui il échangeait des regards ambigus?

Natacha a essayé de s’approcher, de se s’enfiler entre ses jambes pour se coller à lui. Pascal s’est levé et lui a pris les mains. Du coup, je ne voyais ni son visage à elle, ni le sien. Puis, coup de chance, il s’est déplacé de côté, donc je les voyais de profil. J’ai reculé. Je ne voulais pas, que s’ils tournent la tête vers la fenêtre, qu’ils remarquent mon visage collé contre la vitre. J’entendais très bien sans avoir besoin d’être aussi près.

Pascal lui a dit qu’elle était adorable, qu’il était plutôt flatté, mais qu’il avait une copine. Natacha a fait la grimace. Pascal a continué à la bourrer d’excuses comme elle disait. Il lui a demandé de ne pas dire des trucs pareils, qu’elle ne devait pas croire qu’elle était amoureuse de lui, qu’elle était très jeune, que c’était probablement pour ça, et qu’elle ne devait pas.

Natacha l’a coupé pour lui dire qu’elle savait ce qu’elle ressentait et que ça ne datait pas d’aujourd’hui. Elle avait la voix qui tremblait, elle était au bord des larmes de voir qu’il ne la prenait pas au sérieux. Puis Pascal a fait la connerie de la serrer contre lui. Je l’aurai étranglé pour ça.

Il lui a pris le menton pour relever son visage et plonger son regard dans le sien; il a dit qu’il valait mieux faire comme si elle n’avait rien dit. Natacha a cherché à lui voler un baiser.

Comme il s’était défilé, Natacha lui a demandé carrément de l’embrasser. Mon coeur cognait si fort que j’ai eu peur qu’on puisse l’entendre jusqu’en Russie, alors je me suis accroupie, mais je continuais de regarder. S’il l’embrasse, je me casse d’ici sans passer par le start, sans l’avertir. Je serais trop dégoûtée et furax pour pouvoir le regarder en face sans lui en coller une.

En réponse aux interrogations de Pascal, Natacha s’est expliqué plus clairement; elle pensait que Caroline était sa copine. Pas moi. Que j’étais le jouet pour rendre cette dernière jalouse ou un truc du genre. Ça m’a un peu énervée. C’était la 2ème fois que quelqu’un prenait Caro pour sa copine. Jamais moi!

  • La blonde. Caroline. Vous êtes tout le temps ensemble. Elle vient presque tout le temps à tes entrainements et à tes matchs. Chaque fois que je suis venue, elle était là, et vous partez toujours ensemble. Puis, au dernier souper de l’équipe, j’ai bien compris que c’était ta copine.
  • Heum… c’est un peu compliqué, mais celle que tu appelles “cette femme”, Jane, c’est ma copine!
  • Oh? Ha d’accord!

Elle est restée un moment dans ses pensées. Pascal a pris ses mains dans les siennes, ce qui l’a éloignée un peu. Je crois qu’il avait rougi;

  • Natacha, j’ai une copine!
  • Et alors? Je vois bien ce qui se passe avec Caroline quant “ta copine” n’est pas là. Je sais qu’elles sont amies. Tu peux quand même me donner juste un petit baiser?

Pascal a secoué la tête et avait reculé d’un pas; “Arrête!”.

  • Juste un?

Pascal continuait a secoué la tête. Il s’est éloigné et s’est passé la main sur la nuque. Drôle, mais il semblait très embarrassé.

  • Oh Pascal, un tout petit? En attendant que…
  • Ecoute, la dernière chose que je voudrais, ce serait te faire de la peine ou te blesser, mais… je peux pas. Et puis ton frère est un pote, il me tordrait le cou.
  • Ce qui se passe entre nous ne le regarde pas. Je fais ce que je veux, j’ai le droit d’aimer qui je veux…
  • Chuuut! Arrête, il ne se passe rien entre nous. Dis pas de bêtise. On va faire comme si on n’a jamais eu cette dis…
  • Tu ne me vois pas. Pourquoi tu ne me regardes pas? Pourquoi Caroline et pas moi?
  • Tu es jeune, tu ne sais pas ce que tu dis. Jane et Caroline sont copines, tu as raison, et elles se parlent. Ma copine sait très bien, elle sait tout.

Natacha eu l'air sceptique. Pascal lui a dit qu’il ne pouvait pas rester là à discuter, il ne voulait pas que je m’aperçoive de son absence. Natacha a joué la pleureuse. Sûrement pour le faire rester. Elle insistait, Pascal cherchait comment lui faire comprendre qu’il n’était pas un type pour elle, et qu’ils devaient retourner au salon.

  • Elle ne t’aime pas. Jane… elle ne t’aime pas. Si elle t’aimait comme moi je t’aime, elle ne pourrait pas le supporter. Ça veut dire quoi avec son autorisation?

Pascal a changé de sujet pour répéter qu’il ne pouvait pas rester là. Il ne voulait pas que je m’imagine des choses. Natacha s’est accrochée à lui en lui demandant encore une fois un petit baiser. Cette fois, j’ai remarqué qu’il était embarrassé et cherchait à s’échapper. Il l’a prise par la main pour l’entraîner vers la porte, pour qu’elle le lâche.

D'habitude, Pascal dit pleins de choses adorables, comme quoi il m'aime et tout, et ça avait le don de remettre l'église au milieu du village. Ce qui mettait les choses au clair. Mais là, rien! Juste qu'il avait une copine! Pourquoi?

Bon, faut dire que si j’avais été un mec, à sa place, je l’aurai sûrement embrassée. Juste pour savoir si c’était bien, et aussi parce qu’elle s’offrait. Mais, étant à ma place, s’il le fait, je l’étrangle! Faites ce que je dis, pas ce que je fais!

Quant ils ont ouvert la porte, Caroline était derrière. A vrai dire, je n’étais pas tellement surprise. Pascal oui. Mais il a dû aussi se dire que c’était une chance, il a fait passer Natacha devant lui et il a pris Caroline par la taille. La porte s’est refermée.

Le spectacle était fini. Je me suis écroulée sur place. J’avais surveillé le mauvais cheval! Je n’arrivais pas à croire que je me sois si vulgairement trompée. J’avais tout faux. Comment avais-je pu me fourvoyer de la sorte? Est-ce que mon 6ème sens était tellement faussé? Ou est-ce que je voyais le mal partout!

Au risque de me faire surprendre, je ne pouvais pas rester là. Je suis retournée prendre les clés que j’avais posé au pied du bureau, déverrouillé la porte du bureau et j’ai quitté les lieux pour aller traîner près du salon à fumer. Ni vue, ni connue.

Aussitôt de retour dans le salon, Pascal a remarqué mon absence et est parti à ma recherche. On lui a dit que j’étais dehors en train de fumer. Bien vu. Cela ne faisait pas 2 minutes que j’étais assise au bas des marches qu’il sortait pour s’assoir à côté de moi.

Vicieuse, je lui ai demandé où il était. Caroline avait filé, et quant je l’ai cherché, je ne l’ai pas trouvé, alors je lui sortie fumer. Je sentais les clés dans ma poche, il ne fallait pas que j’oublie de les remettre en place. Pascal était embarrassé. Il n’a pas voulu ou pas trouvé nécessaire de me raconter son escapade. Il a juste dit que Natacha voulait lui parler d’un truc et il a passé son bras autour de mes épaules et m’a fait un bisou dans la nuque.

Je savais très bien que c’était pour m’empêcher de continuer à le questionner, alors il cherchait à me distraire. J’ai accepté, sachant que je reviendrais sans doute sur le sujet plus tard.

  • T’as envie de sortir? Ou… on pourrait monter s’enfermer dans notre chambre… Qu’est-ce que t’en dis? Ras le bol de tout ce monde. T’en a pas marre toi?

Dimanche matin, après le petit déjeuner, Pascal était pressé de quitter le chalet. Il voulait qu’on rentre. J’ai suivi le mouvement. Je crois qu’il cherchait à fuir Natacha. Pourtant, ils ont échangés quelques mots, quelques sourires, ont plaisantés ensemble comme si de rien n’était.

J’ai quand même remarqué les regards empreint de mélancolie qu’elle lui lançait quant leurs regards se croisaient. Pascal faisait celui qui ne voyait rien, et ne changeait rien à sa manière d’être avec elle. Pour un oeil non averti, c’était invisible.

Mais, connaissant Pascal, il l’avait certainement remarqué aussi. Je me demande qui est son frère? Je me rend compte que je ne faisais pas assez attention aux gens qui m’entourent! Trop concentrée sur Pascal. C’est pas la première fois que j’en fais le constat non plus, et je me promets chaque fois de faire plus d’efforts, plus attention.

C’était génial de rentrer, je serais moins tendue. Moins de choses à observer. Ça fera taire mes peurs et mes angoisses. Etre seule avec lui, c’est exactement ce qu’il me fallait. Fini le pouls qui s’affole.

De retour à la maison, Pascal est sorti faire un jogging. De retour, il a été prendre une douche. Je l’ai regardé sortir de la chambre une serviette autour du cou en se frottant la tête pour sécher les cheveux. Ce corps si parfait. Il est passé près du piano pour aller prendre un verre de lait dans le frigo. Il a souri en surprenant mon regard. Miam, j’avais envie de lui sauter dessus. Il est venu se couler dans le canapé à côté de moi.

Une petite voix dans ma tête m’a rappelée qu’il m’avait reproché de tout le temps faire le premier pas. Alors, je me suis jetée sur lui. Son sourire s’est accentué. En deux temps trois mouvements, il était sur moi. Il avait réussi à reprendre l’avantage et me mettre sur le dos. Je n’allais pas me plaindre ;)

Afff, on a passé une journée magnifique. J’aurai voulu arrêter le temps et rester collée dans ses bras, collée contre lui. Continuer à se courir après dans le salon, manger les yeux plongés dans les siens, l’embrasser encore et encore. Le laisser jouer avec mes doigts, et les embrasser un à un. Je me sentais heureuse comme jamais.

Pourtant, l’image de ce regard énigmatique échangé avec cette autre fille me taraudait toujours!


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