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178/2015 - Baisers volés

Publié le par JaneDo


Samedi - 27 juin 2015 - 178/2015 - Baisers volés

Pascal a dit qu’il voulait rester avec Jess ce week-end, et m’a demandé de ne pas lui en vouloir; « Tu sais, elle n’est pas souvent là, alors on en profite pour passer du temps ensemble, discuter et sortir avec nos amis ». C’est le; « sortir avec nos amis », que je n’ai pas bien avalé. Je croyais que c’était les miens aussi!

Mais bon, étant donné que je refuse toujours de le mélanger à mes amis, je peux comprendre.

En début de soirée, il m’a tout de même laisser un message pour dire qu’ils iraient certainement au Time-Out vers minuit, et que si je voulais passer, ça lui ferait plaisir de me voir un moment. Jess avait envie de sortir, boire des verres, danser. Faire la fête quoi.

Pascal avait envoyé exactement le même message à Caroline. La connaissant, elle ira rejoindre notre petit groupe, moi non. Je suis quand même passé chez Pascal, mais ils traînaient encore là avec des amis. Thomas, Paul, Mathias, Barby, ils étaient tous là. Même Caroline.

J’ai appris que Jess avait demandé à Pascal de ne pas lui imposer ma présence pendant ces quelques jours. Ce qui m’a un peu déstabilisée, c’est que Pascal accepte! Qu’aurait-il fait si j’avais fait la connerie d’accepter d’habiter avec lui, hein? Hum, il m’aurait offert un séjour dans un hôtel 5 étoiles!

Je lui aurait bien dit que ça devrait être dans l’autre sens! Mais, je n’ai pas voulu m’énerver et qu’on se prenne la tête. Ce n’était certainement pas le bon moment.

Ça me gavait de les regarder s’amuser, je suis retournée à la maison. Je ne voulais pas aller au Time-Out, mais quant il m’a envoyé un message pour dire qu’ils n’étaient pas allé au Time-Out, mais qu’ils allaient en boîte, je me suis laissée gagner par l’envie de le voir. Et peut-être lui voler un petit baiser avant de rentrer... ou peut-être plus.

Dès que j’ai mis les pieds dans la boîte, j’ai regretté d’être venue. Pascal dansait avec sa femme. C’est fou comme ils vont bien ensemble. Cette pensée m’a broyé le coeur. Ils dansent tous les 2 très bien, et je trouve Pascal spécialement mignon quant il danse. A part ses yeux verts perçants, son sourire à faire  fondre les glaces du Pôle Nord, sa façon de danser qui m’a séduite.

Manuella était là aussi. Je me suis demandée si Pascal l’avait avertie, elle aussi. Après réflexion, j’en doute. Pascal ne passerait pas la soirée à ignorer Manuella comme il le faisait. J’aimerai bien qu’il en fasse autant quant il est avec moi, ça, je vais le lui dire.

Manuella aussi faisait mine de ne pas le connaître, et que ce n’était que pur hasard quant ses yeux flottaient dans leurs directions. Pascal et Jess échangeaient des sourires, de petits secrets à l’oreille et riaient d’un même élan.

Dépitée d’avoir eu la stupidité de venir jusque là, le coeur gros, je suis revenue sur mes pas. J’ai décidé de ne pas les déranger. N’avait-il pas averti Caro, qui était comme d’hab collée à ses basques? Je ne manquerais à personne. Je pouvais bien tenir un week-end sans le voir.

De retour à la maison, il était trop tard et j’étais trop crevée pour lire, alors je me suis plantée devant un film que j’avais loué. Je ne sais pas si c’est moi, mais le film était à chier. Mauvais choix. Malgré l’ennui, je l’ai regardé jusqu’au bout. Peut-être que j’espérais que Pascal pense à venir me voir. Ou qu’il m’appelle.

Après le 2ème, je me suis couchée. Jupiter Rising. Ben, c’était bof aussi, surtout le son. Les pseudo combats étaient à plein volume, il fallait baisser le son, mais les discours trop bas, là il fallait augmenter le volume. Carrément chiant. C’est pas du tout ce que j’attendais d’un tel film.

Avant de m’endormir, des images de Pascal et de sa femme m’ont traversé l’esprit. Ils avaient échangés quelques baisers en dansant, et même avant d’aller sur la piste, alors qu’ils étaient tous deux accoudé au bar. Puis, j’ai réalisé que c’était de simples baisers volés, furtifs, aucune passion là-dedans. Rassurée, j'ai réussi à trouver le sommeil.


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177/2015 - Sa femme en priorité

Publié le par JaneDo


Vendredi - 26 juin 2015 - 177/2015 - Sa femme en priorité

Je ne peux pas dire que je ne m’y attendais pas... Etant donné que sa femme était là, on ne se voyait pas. J’ai entrepris de faire le pieds de grue, attendant de les voir quitter la maison. Niet. Pascal et Jess sont restés à la maison. Pourquoi? J’aimerai bien le savoir! J’aurai pensé resto.

Ils avaient des invités; notamment Paul et Barby. Plus, un autre couple que je ne connaissais pas, ou peu. Hum, ils avaient l’air de passer une bonne soirée. Beaucoup de rire, de bonne humeur, de longues discussions autour de la table, puis au salon.

Arhhh, j’aurai bien aimé le voir. Je ne savais pas quant elle repartait. J’avais eu Pascal en ligne 5mn ce matin. Il a dit que Jess partait dimanche matin. Que ce soir, ce sera difficile de se voir, ils avaient un dîner. Super! Ce qui veut dire que je passe en dernier. Il avait promis d’appeler dès que les invités seront partis.

Je m’étais postée de l’autre côté du jardin, Caroline est passée jeter un coup d’oeil. Elle est resté une bonne heure, avant de retourner chez elle. J’ai failli passer chez elle, pour ne pas être seule. Puis, je me suis ravisée. Je savais que dès que j’aurai sonné, je le regretterais et voudrais être chez moi.

Après le départ des invités, j’ai pensé qu’ils sortiraient un moment, mais non. Mon plan était à l’eau!

Pascal et Jess se sont assis dans la balancelle sur la terrasse. Ils ont discutés longtemps, rit, fumé. Jess avait posé sa tête au creux de ses épaules et Pascal avait son bras autour d’elle. Je dois avouer que je ne pensais pas qu’ils étaient si proches. Ils avaient l’air de... trop bien s’entendre!

Jess s’était assise en tailleur et ils ont continué à discuter, puis bras dessus dessous, ils sont rentrés. Les ombres ont navigué entre le salon et la cuisine, les lumières se sont éteint dans le salon, celle de la chambre a pris le relais, tamisé. 1h plus tard, l’appartement du bas était dans le noir. Le silence.

Enfin, je crois. Je n’ai pas approché pour m’en assurer. Tout ce que je savais, c’est que Jess n’a pas dormi dans la chambre d’amis. Pascal n’a pas tenté de m’appeler. Cela ne me surprend même pas. Pourtant, pendant le dîner, il était sorti pour parler au téléphone. Ce n’était pas avec moi, et j’étais trop loin pour entendre.

Le système de surveillance m’avait coûté cher, et je suis impatiente de les mettre en place... Je sens que je ne le verrais pas beaucoup, sinon pas du tout, ce week-end!!!


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176/2015 - Surveillance

Publié le par JaneDo


Jeudi - 25 juin 2015 - 176/2015 - Surveillance

Pascal avait la natation en début de soirée. Il voulait rentrer et préférait qu'on mange chez lui. Moi, je voulais sortir. Il s'est pliée à mon souhait. J'aime l'odeur de la piscine sur lui. Il s'était douché, mais il a toujours cette odeur de brise marine que j'adore. Pascal disait être fatigué, mais il n'en avait pas l'air. Bien au contraire. Hihihi, il essayait de me tortiller pour que j'aille dormir chez lui. J'ai eu du mal à résister.

J'avais des trucs à faire demain, vendredi, et je voulais profiter de dormir le matin, et être en forme le soir pour faire la fête.

Chez lui, forcément que je me lèverais pour prendre le café avec lui avant qu'il parte au boulot. Ensuite, je me connais, je n'irais pas me recoucher, parce que j'essayerais de liquider ce que j'avais à faire en ville.

Ce matin déjà, je me suis levée tôt, dans le but de me dépêcher de faire ce j’avais à faire en ville et rentrer tôt et passer le reste de l’après-midi à peindre. Je devais passer à l’agence avec mes modèles et les planches que j’avais préparer pour une campagne de pub. Il y a bien moins de monde qui traîne le matin. J'ai fait un petit saut chez ma frangine pour boire le café avec elle, ce qui plombait un peu mon planning.

J’avais rendez-vous avec un copain à Steven. Hum, un de ses potes travaille dans la sécurité, et je lui ai demandé un service... Un système de surveillance... C'est géant, je n'aurai plus besoin de me cacher chez Pascal... Je suis allée directement après chez Pascal, mais hélas, sa femme de ménage était là. Poisse. Apparement, elle n’a pas parlé de mon passage à Pascal. Bon, c'est vrai qu'elle me connaît.

J'avais oublié un détail; Jess! Elle aurait pu se trouver là. J'aurai eu l'air maligne tiens. Bon, j'ai dis que j'avais oublié une veste et je n'ai pas été plus loin que le vestiaire.

Après le dîner, on a été se balader au bord du lac, main dans la main. J’adore. J’aime qu’il me tienne par la main et j’aime ses petits câlins, ces petits arrêts pour s’embrasser à en perdre haleine. J’ai failli craquer et rentrer avec lui. Même là, il essayait encore de me faire changer d’avis. On s’est quitté vers 23h, et je l’ai suivi. Je voulais savoir s’il rentrait chez lui, comme il me l’avait fait entendre. J’étais contente de voir que c’était le cas.

Bon, faut dire que Jess était encore là, ce qui me fait me demander ce qu'il aurait fait d'elle si j'avais accepter sa proposition!


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175/2015 - Brig en Suisse.. suite - (Mercredi, 24 juin 2015)

Publié le par JaneDo


Mercredi - 24 juin 2015 - 175/2015 - Brig en Suisse.. suite

Je ne sais pas pourquoi je me sens toujours obligée de me plier en quatre pour mes amis! Tout en est-il que, Brig avait rendez-vous avec ma soeur et ma nièce pour une analyse couleur et coiffure. Roberto et son fils partaient sur Genève chez la soeur de celui-ci, donc il fallait quelqu’un pour ramener Brig à son hôtel.

Je ne sais pas très bien (how it went down) comment ça se fait, mais j’ai fait office de chauffeur. Normalement, elle aurait dû en avoir terminé à 14h30, je pensais rentrer tôt, travailler un peu. A 16h30, je rentrais enfin chez moi, et j’ai pris le temps d’appeler Pascal à son travail. Effectivement, il pensait que j’étais fâchée!

Hum... il y avait peut-être de quoi??? Je ne sais pas. En tous cas, je n’en avais pas le droit. J’ai moi aussi participé au jeu, je savais parfaitement à quoi m’attendre. Pascal m’a demandé de passer chez lui ce soir après son match. Je préférais qu’on se voit jeudi soir, je serais moins fatiguée. De plus, comme Brig part en Italie demain, on dîne ensemble ce soir...


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174/2015 - Brig en Suisse - (Mardi, 23 juin 2015)

Publié le par JaneDo


Mardi - 23 juin 2015 - 174/2015 - Brig en Suisse

Mon natel me donne des sueurs froides; il se coupe en plein milieu d’une conversation, tourne en boucle sur redémarrage, ne réceptionne pas les messages, ou me les adressent 1 ou 2 jours plus tard. Grrrh. J’étais en ligne avec Brig et tout à coup, paf, mon natel s’est coupé et s’est mis en démarrage.

Petite journée sympa avec ma copine. Ça faisait 2 ans que je ne l’avais pas vue en chair et en os. D’habitude, on discute sur Facetime. J’ai eu droit à toute la clique, comme je m’y attendais. Je suis arrivée juste à temps pour qu’on aille prendre un café ailleurs. Ensuite, on s’est baladé à Ouchy.

Son fils et Roberto ont voulu faire du pédalo, ce qui nous a laissé un peu de temps pour parler. Hum, j’ai promis une fois de plus d’aller la retrouver en Floride. Sauf que j’ai tellement de trucs cet été, et pas autant d’énergie, donc je sais pas. Pas eu le temps d’aller changer ce foutu natel.

J’ai pas eu le temps de faire signe à Pascal. Il doit penser que je suis fâchée!


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173/2015 - M'occuper pour ne pas penser

Publié le par JaneDo


Lundi - 22 juin 2015 - 173/2015 - M'occuper pour ne pas penser

Pas de dîner en famille, donc je pouvais continuer à bouder tranquille. Sinon, j’aurai dû sourire de toutes mes dents jusqu’à en avoir des crampes à la mâchoire. En début de matinée, Pascal a fait une tentative pour m’appeler, mais j’étais en train de dormir et mon natel sur silence. Je ne l’ai pas rappelé en me levant. Je n’en avais aucune envie. Non merci pour les excuses bidons.

J’ai lu le 1er message qu’il m’a envoyé;
« Tu n’as même pas essayé de m’appeler? Hum, c’est que tu dois être fâchée!! T’es quand même pas fâchée, hein? Jane voyons... tu sais bien que je ne pouvais pas faire autrement » et effacé les autres sans prendre la peine de les lire. Si c’était sur le même ton, à me prendre pour une gourde, alors ça ne valait pas la peine d’être lu.

Je me suis investie dans mon boulot et j’ai peins aussi un peu pour mon plaisir perso. Je ne suis pas sortie de la maison, et je n’ai pas ouvert quant ça a sonné. Je ne voulais pas être dérangée. Ce devait être une de mes voisines. Pas le temps pour papoter autour d’un café pour ne rien dire.

Au moins comme ça, je ne pensais pas trop à Pascal. Des vagues de tristesse me submergeaient pas moments, me ramenaient au bord des larmes, mais peindre me fait oublier tout le reste. En plus, ma copine de Floride, Brig est en Suisse, alors demain, rendez-vous au bord du lac pour manger ensemble. J’aurai droit à toute la clique; son fils et son mec, donc on ne pourra pas discuter!


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172/2015 - Abandonnée - Dimanche, 21 juin 2015

Publié le par JaneDo


Dimanche - 21 juin 2015 - 172/2015 - Abandonnée

Pascal m’a envoyé un message pour savoir si je voulais venir déjeuner avec lui dimanche matin. J’ai essayé de l’appeler direct après avoir reçu son message, sans succès. Ça m’a un peu piquée au vif. J’ai donc répondu par sms, que ça me ferait plaisir et que j’apportait les croissants. Il a répondu 2mn après; "Cool, alors à demain, Bisous partout ;)". Quelques minutes plus tard, j’ai tenté ma chance encore une fois, avec toujours le même résultat.

Je me demande ce qu’il a fait après la fête? Qu’est-ce qu’il avait fait de sa journée d'hier? Qu'a-t-il fait tout le samedi? Que faisait-il ce soir pour ne m’avoir pas proposé de le passer avec lui?

Je crois qu’il n’a pas voulu me répondre, parce qu’il avait d’autres plans. L’angoisse et les larmes m’ont sapé le moral. Bien sûr, il n’avait pas à passer tous ses week-end avec moi, je le savais, et il n’avait pas d’explications à me donner, mais j’étais perdue sans lui, terrifiée. Je me faisais du mauvais sang et j’enviais tous ceux qui étaient près de lui. J’enviais la terre entière.

Ce n’était pas normal d’être aussi dépendante de lui. Je me maudissais de n’avoir rien prévu d’autre pour ma soirée, de rester plantée chez moi à me faire des films.

Mais que pouvait-il faire? Où était-il? Avec qui? Effondrée, triste à mourir, mon imagination en effervescence, j’ai pleuré. Même pleurer ne me soulageait pas. J’étais désespérée. Après hier soir, il aurait dû avoir la présence d’esprit de rester en contact, d’être là pour me rassurer.

Apparemment, il n’y avait même pas pensé. Je n’étais pas sa priorité. Ces sombres pensées me rendaient encore plus triste.

Dès que le jour a commencé sa course vers la nuit, mes pas m’ont emmenés chez lui. Avant, j’avais passé chez Elodie, chez Manuella, et pendant que j’y étais, aussi chez Maud. Perplexe, je n’y ai pas trouvé la voiture à Pascal. J’ai eu une ou deux petits alertes cardiaques en apercevant une voiture qui ressemblait à son Audi.

Rien, alors j’ai été chez lui. Il faisait nuit, et c’était idéal pour voir sans être vue. Rien devant la maison. Et après vérification, rien dans le garage non plus. Ni Pascal, ni Thomas. La maison était vide, plongée dans le noir, à part pour les éclairages programmées pour faire croire qu’il y avait quelqu’un dans la maison.

J’étais au plus bas, triste que Pascal n’ait pas eu envi de me voir aujourd’hui, ce soir. La pensée qu’il était ailleurs, à un endroit où il avait plus envi d’être que d’être avec moi me faisait si mal. J’avais envie de le trouver, de savoir ce qu’il faisait. J’avais honte de penser que je devais peut-être me résoudre à appeler Caroline.

Le pire, c’est qu’elle n’était pas chez elle non plus. L’idée de l’appeler et que Pascal était peut-être à côté d’elle me rendait malade. J’ai tourné comme une folle toute la nuit à travers Lausanne, St-Sulpice, Morges, Nyon. Rien. Je n’ai pas trouvé même la voiture voyante de Thomas.

Epuisée, fatiguée, morte de chagrin, je ne suis rentrée qu’aux premières heures du matin. Pour déjeuner avec Pascal, je devrais être debout, fraîche et dispo dans moins de 5h... J’avais tellement le moral dans les pompes et les yeux gonflés comme des ballons de baudruches, que je savais que je devrais passer une bonne heure avec une lavette froide sur les yeux. Ou un steak.

J’ai eu de la peine à trouver le sommeil sans pleurer. A 10h, pleine d'espoir, après avoir dormi peut-être 4h, je me suis préparée à aller acheter des petits pains et croissants pour le déjeuner. Je me suis exercée à sourire. Je ne voulais pas qu’il remarque que j’étais inquiète ou que j’avais passé la nuit à pleurer.

A 11h, avec mon sourire préfabriqué et mon air joyeux, je sonnais chez lui. A mesure que les secondes s’égrainaient, l’angoisse revenait me serrer la gorge. Ouais, il dormait, il n’avait pas dû entendre. J’ai sonné à nouveau. Intriguée, sans même le réalisé, j’ai commencé à regarder autour de moi; pas de voitures devant la maison. Ni celle de Thomas, ni celle de Pascal.

Bah, ils étaient peut-être parqués de l’autre côté. J’ai sonné à nouveau. Toujours aucun mouvement venant de l’intérieur. Les tremblements ont commencés et j’avais froid aussi.

Les jambes en coton, j’ai descendu les marches pour aller voir par la fenêtre du garage. Rien. Il n’y avait pas sa jeep. J’ai commencé à remarqué à quel point je devais avoir l’air idiote avec mon gros cornet de pains, croissants etc. Ils n’étaient pas là. Plus terrible; Pascal n’était pas là. J’ai relu son message; il m’avait bien invitée à prendre le petit déj. avec lui, on était bien dimanche!

Je n’arrivais pas à comprendre. Je comprenais seulement qu’il était inutile de sonner.

J’ai été parcourir un bout de la rue de l’autre côté de la maison; sa voiture n’était pas parquée de ce côté là non plus. Les larmes bloquaient au fond de ma gorge, je me sentais stupide. J’ai eu envie d’aller voir chez Caro. J’avais peur qu’elle me voit, mais en même temps, je ne pourrais pas partir sans aller vérifier. Ben, Pascal n’était pas parqué là non plus.

Impossible de savoir si Caro était là, sans prendre le risque d’aller jusque sous ses fenêtres en plein jour! si elle ne me voit pas, les voisins eux me verront. Je pouvais aller sonner, mais j’avais trop honte, trop de chagrin. Impossible.

Je n’avais plus qu’à rentrer chez moi, la queue entre les jambes. Dans la voiture, les vannes ont sautés. M’en fout si on voyait que je pleurais. Pascal m’avait fait venir pour rien, ou il m’avait zappée, oubliée. Ou il s’en foutait royalement. Il n’avait même pas pensé m’avertir! Peut-être qu’il était juste sorti courir? Non, sa voiture serait là; il court pas avec sa voiture!!

Je me sentais trop stupide pour même avoir le courage de lui envoyer un message. Et pour dire quoi; merci pour le lapin? Répondrait-il? Aurait-il une bonne excuse? Ou est-ce que ça le ferait rigoler? Et s’il était avec une de ces garces? Oh??? Mais où était Jess?? Elle aurait dû être là, non? Au moins elle! Pourquoi n’y avait-il personne?

A la maison, j’ai lancé mon natel sur mon lit. Me ravisant, je l’ai foutu sur mi-silence et je l’ai laissé dans la chambre. J’étais triste, mais aussi furax. Il aurait dû penser à m’avertir, à me signaler qu’il n’était pas chez lui.

Ha! peut-être qu’il était avec sa femme hier, voilà pourquoi il ne m’avait pas proposé de passer. Oui, je lui cherchais des excuses, pour moi, pour me sentir mieux. Mais rien n’y faisait. Je ne voulait pas savoir quant il finirait par se décider à m’appeler. Ou s’il ne m’appelait même pas. J’étais déjà assez mal et inconsolable. Je me sentais si misérable.


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171/2015 - La nuit dans un palace avec le mauvais partenaire....?

Publié le par JaneDo


Samedi - 20 juin 2015 - 171/2015 - La nuit dans un palace avec le mauvais partenaire...

Dans une corbeille au milieu de la petite table près de Jonas, il y avait un grand pot violet avec les clés des chambres. Je me suis sentie mal. C’était de l’échangisme avec clés, c’est tout. Je n’avais pas envie de dormir avec quelqu’un d’autre que Pascal. Je voyais l’oeil brillant de la pouffe Manuella, et la moutarde me montait gentiment au nez. Evidemment, je connaissais les règles et les implications.

On se serait cru à une soirée d’enterrement de vie de jeune homme. Les lumières ont été tamisées, et 3 strip-teaseuses sont entré faire leur numéro. Je n’arrive pas à comprendre ce qui peu tellement émoustiller les hommes de voir une nana se dandiner dans des postures sommes toutes, assez vulgaires!

J’avais dû louper un bout du discours de Jonas. Je crois que ceux qui sont partis aussi. En fait, les jeux coquins ne commençaient pas tout de suite, mais en toute fin de soirée. Avec tout ce que j’avais bu, je ne me souviens plus très bien de la soirée. La boisson me faisait oublier que je ne passais pas beaucoup de temps avec Pascal, de même que ses sourires, ses rires avec d’autres femmes. Jess et Elodie avaient beaucoup plus de chance que moi, comme pour Caroline.

Tout en est-il, que je me suis retrouvée assise en cercle, à faire tourner une bouteille. A embrasser celui-ci ou celui-là, à chanter, à exécuter des gages que je n’aurais jamais accepter de faire si j’avais été sobre. On avait d’abord fait le jeu « Je-n’ai-jamais ». Je sais que j’avais dû ingurgiter pas mal de vodka déjà là.

Vers les 4h du matin, j’ai regardé un Pascal souriant et jovial partir main dans la main avec une Elodie aux anges. Elodie? Je l’avais un peu oubliée celle-là! Pascal était un peu cuit, ça se voyait comme le ne au milieu de la figure.

Caro m’a expliqué vaguement comment on en était arrivé là, mais elle n’était pas plus nette que moi. Je n’ai rien compris. Puis, le rouquin, que je déteste radicalement, m’a prise par la main. Apparemment, on passait la nuit ensemble. Quoi? Ce crétin? Impossible!

Je crois que ça, ça m’a dégrisé! Avec lui? Ah ben ça, c’était le comble. Devant ma réaction, Jonas a proposé un échange, et j’ai réalisé que Caro était sa partenaire. Elle était toute pâle. Moi rouge. Comment faire pour s’en tirer? Il était hors de question que je laisse le rouquin me toucher, et pas plus Jonas! Quelle galère!

Pascal se moque avec qui je vais passer la nuit? En tous cas, il n’a pas eu l’air de se préoccuper de ce qui se passait alors qu’il filait à l’anglaise avec Elodie. Bon, j’étais ravie de voir la mine déconfite de la Miss Manuella. Je n’ai pas vu Jess.

On avait déjà joué à ces jeux, et je me suis dis qu’il fallait que je demande à Caro si d’habitude elle participait jusqu’au bout!!!! Je participe volontiers à ces jeux, et j’avoue que j’aime bien. Mais, je crois que ces jeux sont plus amusants pour les mecs que pour les nanas. Quelle galère!

Pascal n’allait pas regarder le plafond, je suis une grande fille, quelle importance. Je n’avais qu’à me brancher en mode « états d’esprit mec ». Mais plus on approchait de la chambre, le rouquin avec son sourire débile, ses yeux libidineux qui me léchaient déjà me dégoûtait. J’avais envie de faire demi tour et de partir en courant.

En parcourant le long corridor pour trouver notre chambre, Caroline et Jonas marchant derrière nous, je me sentais étouffé.

Je n’avais pas voulu prendre la main de cet imbécile. Il n’imaginait quand même pas que j’allais le laisser poser ses sales pattes sur moi, si? Avant de quitter la salle, je lui avais dis que j’avais besoin de commander du café. J’avais pris en cachette du sel. J’avais bien l’intention de lui faire passer la soirée de sa vie; à vomir jusqu’au matin.

Une des chambre réservée était libre, et Caroline et moi avions convenu de nous y retrouver après...

Dès qu’on est arrivé dans la chambre, le rouquin a commencé à se déshabiller avec frénésie. Non mais il rêve lui! Les pots de cafés et thés ont été rapidement livré, et je me suis enfilée 2 tasses salées. Il a fallu moins d’une minute pour que tout remonte. Je me suis précipitée dans les toilettes.

Je déteste vomir, les hauts le coeurs me brisent les côtes, mais il fallait bien plus que ça pour décourager l’autre. Dès que j’ai fais mine de revenir dans la chambre, il a voulu tenter de mettre ses griffes sur moi, une autre salve est arrivé juste à point et je lui ai vomi dessus. Après j’ai passé plus d’une heure dans les toilettes.

Il a dû comprendre qu’il n’y avait aucune chance d’aller plus loin pour ce soir! Hihihi...

Comme il dormait, j’ai filé dans l’autre chambre de l’étage. Caroline était déjà là, elle m’attendait. On a rigolé en racontant les plans que nous avions mis sur pieds pour nous en tirer. C’était pas très correct, mais bon. On allait se faire probablement taper sur les doigts si ça se savait, mais je ne crois pas que nos « conjoints » d’occase diront quoi que ce soit.

Caroline s’était effondrée en larmes et a carrément dit à Jonas qu’elle ne pouvait pas. Qu’elle était amoureuse de Pascal et qu’elle ne voulait coucher avec personne d’autre. Il a essayé de la convaincre, puis furax, il l’a carrément jetée hors de la chambre.

Le lendemain matin, les yeux dans les chaussettes, Caro et moi avons pris notre petit déjeuner en silence. On était que 4, tous les autres étaient encore... au lit! On a rien su faire d’autre que de partir après avoir traîné une bonne heure, espérant voir d’autres invités descendre.


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170/2015 - Anniv. Thomas...

Publié le par JaneDo


Vendredi - 19 juin 2015 - 170/2015 - Anniv. Thomas...

L’anniversaire de Thomas a été organisé au Wilson. Etant donné le risque d’être passablement imbibé en fin de soirée, 20 chambres doubles avaient été réservés pour les invités n’habitants pas Genève et un service de taxi pour raccompagnés les autres. Il était hors de question que qui que ce soit touche un volant après la soirée.

On avait une salle donnant sur une piscine intérieur. Je trouvais ça un peu risqué. La salle était superbement décorée, tout dans les tons violet; serviettes, ballons, nappes, etc. C’est la couleur préférée de Thomas. Même les fleurs au centre des tables étaient violettes et blanches. On a mangé tôt. Le service a été rapide, discret. Les rires fusaient, l'ambiance était excellente.

Pendant qu’on prenait le café ou des digestifs au bar, la majorité des tables avaient été desservi, et la majorité des tables avaient été débarrassé des lieux. L’ambiance de la salle avait changé. Tout cela avait été fait discrètement et rapidement.

Pascal, Jess et Thomas étaient à la même table que leurs parents. Je crois qu’il y avait son parrain et sa marraine aussi. Je ne les connais pas. Après le café, ils avaient disparus. J’étais avec Caroline et Michael. Ouf, les autres, je ne les connais pas bien, ce qui me rendait mal à l’aise.

Hum, Jess était là ce soir, elle était arrivée jeudi après-midi. Pascal avait certainement passé la soirée d’hier avec sa femme. Et dire que j’avais imaginé tout un tas d’autres choses. Mon imagination m’avait flingué la soirée d’hier pour rien. Tout de même, il aurait pu m’avertir!

D’ailleurs, je me suis demandée avec qui il allait partager sa chambre ce soir? Jess ou moi? Il faudrait que je lui demande. Si c’est avec sa femme, je me casse. Je préfère rentrer chez moi pour dormir.

Quant je le regarde, son allure, sa tenue, ses vêtements de marques, si impeccables, ses manières, sa beauté... et sa femme, si racée, si élégante, si belle... je me sentais comme une souillon. On a tellement rien en commun! Qu'est-ce qu'il peut bien me trouver? Il doit avoir besoin de lunettes!

Il y avait au moins une centaine de personnes, alors je me demandais combien ça pouvait coûter? C’était de la pure folie! J’avais les joues en feu de penser que cette soirée allait certainement coûter ce que je dépense en toute une année! Pour ces gens, on dirait que ce n’était rien, que de la petite monnaie.

On était 2 par chambres, mais ça faisait quand même 20 chambres à Dieu sait quel prix! Il y a pas à dire, quant on a du fric, on peut faire ce qu’on veut. C’est dans des soirées comme celle-là que je ressens ma pauvreté. Ce sont presque tous des gosses de riches, ou de jeunes gens qui ont des situations qui leurs permettent de profiter de la vie sans compter. Je les envie.

J’ai eu la désagréable surprise de voir mes ennemies; Manuella et Elodie! Pascal était arrivé avant moi, puisqu’il faisait parti des organisateurs. Depuis que je suis arrivée, à part un bisou pour se dire bonjour, je n’avais pas encore eu l’occasion d’être seule avec Pascal. Il naviguait d’un groupe à l’autre, quelques mots par-ci, quelques sourires par-là, toujours flanqué de son pote Paul et Jonas.

Discrètement, Caroline et moi, nous nous sommes approchées de Pascal, sans pour autant se jeter dans le groupe de personnes avec qui il parlait. Sa femme était accrochée à son bras, ce qui rendait les choses un peu compliquées. Il y avait pas mal de collègues de boulot, du basket et de la natation, passion et amis qu’il partageait avec Thomas.

Juchée sur un tabouret au fond du bar, il y avait moins de musique, j’avais Pascal en ligne de mire de mes oreilles. J’avais l’impression qu’il ne savait même pas que j’étais là. Entouré par un groupe de copains, Pascal riait. Mon oreille avait trié les voix pour capter que celle de mon homme, et celle de son groupe.

Un des copains croyait avoir entendu que, Pascal et moi nous nous étions disputés à propos d’une fille. Je crois qu’il parlait de Manuella. Pascal a dit que c’était vrai, mais que tout allait bien maintenant. Le même lui a dit qu’il ne l’aurait jamais imaginé avec une nana comme moi. Pascal a rigolé. Le même a rajouté que comparée à sa femme...

J’ai jeté un coup d’oeil et j’ai vu que le copain en question était Jonas. Forcément, il est ami avec Manuella. Jonas a continué à insister sur le sujet. Il ventait Manuella! Jonas insistait qu’ils allaient si bien ensemble, qu’elle était géniale, etc, etc., qu’elle était bien plus jolie que moi, etc, etc. J’ai décidé que je ne l’aimais pas beaucoup lui!

Thomas était resté silencieux jusque là, et quant Elodie s’est pointée pour s’accrocher à Pascal, il s’est levé et avant de partir, il a pris notre défense;

  • Ne l’écoute pas va! C’est des conneries. Tu serais drôlement con de quitter une fille qui te laisse vivre plusieurs vie en une. Hum! Pour aller se jeter dans la gueule d’une emmerdeuse? Moi, ça fait longtemps que je cherche une nana comme ça!

J’ai souri malgré moi. Thomas, je t’adore! Je me demande s’il parlait d’Elodie ou de Manuella? Elodie a tiré Pascal avec elle, et le groupe s’est volatilisé ailleurs. Je commençais à me sentir drôlement seule et mal intégrée! Intérieurement, je commençais à me lamenter tristement.

Enfin Pascal m’a trouvée. Cela faisait presque 1h qu’il était partout sauf avec moi. Il s’est excusé en m’expliquant qu’il devait parler avec un peu tout le monde, qu’il regrettait, et espérait que je ne m’ennuyais pas trop. J’ai voulu lui demander comment cela se faisait qu’il ne m’avait pas dit que sa femme était là, quand celle-ci est venu le récupérer.

Sublime! On avait peut-être parlé, quoi, 2 minutes? Et le voilà reparti! Caroline voulait bouger, mais moi j’avais du plomb dans mes chaussures à talons, qui devait coûter moins cher que le drink dans lequel je trempais mes lèvres. J’ai laissé Caroline partir à l’aventure, et je suis partie m’enfermer dans les toilettes. Je la retrouverais plus tard. Je me sentais vraiment de trop. Et seule aussi.

A mon retour, Pascal dansait. Ciel, ce qu’il danse bien. C’était tellement rare de voir un homme qui sait bien danser. Désagréable surprise de voir qu’il dansait avec Elodie. Ils avaient l’air heureux. Tant mieux pour eux, moi je me sentais comme une merde qui avait atterri au milieu d’une fête. Je me demandais ce que je fichais là.

Pascal m’a vue. Son sourire m’a éblouie, il m’a fait signe de le rejoindre, et je l’ai su. Oui, même si je devais me faire chier, je voulais être avec lui, près de lui, respirer son air. Il était près de minuit, Thomas allait ouvrir les cadeaux qu’il avait reçu de ses copains. Ses parents lui avaient déjà offert le leur. Je crois que c’est une voiture!

Et moi, ben, je vais faire taire ma timidité et aller vers Pascal. On était à la même soirée, et pourtant, il m’avait manqué tout le temps ce soir.

Jonas a pris la parole et proposé un jeu atroce. Une fois les équipes formés, 2 par 2, tirage au sort, il a dévoilé les règles du jeu. Ierk, le fameux jeu de dégustation de bestioles, à la Koh-Lanta! Oh My God!

Jonas a rigolé en disant que cette fameuse dégustation était justement le sujet de l’épisode de Koh-Lanta de ce soir. Pascal a failli gerber direct. Il s’est levé en faisant la grimace; « Ah trop dégueu, ça, je peux pas. Non, rien à faire ». Toujours en grimaçant dégoûté, il a fermé les yeux en secouant la tête, en répétant qu’il ne pourrait pas. C’était méchant, mais j’ai commencé à rigoler.

Jonas a parlé d’araignées, de cafards, de gros vers blancs. Dégueu. A l’évocation du jeu, Pascal avait des hauts le coeur.  Moi non plus, je ne pourrais pas. Hors de question que je regarde ou approche une quelconque bestiole de ma figure.

Le gagnant sera le plus rapide à déguster sa part de bestioles. Les 3 premiers groupes de 2 choisiront la personne qui partagera leur chambre. Jonas a éclaté de rire en regardant les visages dégoûtés qui l’entouraient. Après s’être bien défoulé à rire, il a dit que c’était une blague.

Petit rappel; c’était le moment de partir, de rentrer chez eux, pour les jaloux et jalouses. Sinon, pas de scènes demain, etc. Mais je pense que tout le monde connaît les règles du jeu, et jusqu’à présent, il n’y a eu que des problèmes mineurs, genre séparation. Personne ne raconte le lendemain. Ça aussi, c’est une règle d’or. Jonas a rigolé. Je dis ça surtout pour les nouveaux qui sont parmi nous; aucun couple ne passera la nuit ensemble ce soir, annonçait Jonas avec un petit sourire.

C’était clair. Caro et moi, on faisait la grimace...

Jonas a poursuivi; d’après le billet que je tiens dans la main; Stéphanie et Grégory sont priés de partir, de quitter la salle et la soirée. D’après ce que j’ai entendu, la dernière fois, Stéphanie avait passé la soirée à fouiller les chambres pour retrouver Grégory et lui interdire de rester. Donc, pas la peine de recommencer hein Stéphanie.

Je ne savais pas qui c’était, mais à voir la rougeur du visage d’une des filles, je devinais qu’il s’agissait de Stéphanie. Sans discuter, ils se sont levés et on salués tout le monde de la main, avant de passer au vestiaire prendre leurs vestes.


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169/2015 - Contrôler mes angoisses

Publié le par JaneDo


Jeudi - 18 juin 2015 - 169/2015 - Contrôler mes angoisses



En milieu de matinée, Pascal m’a appelé pour savoir si tout allait bien entre nous. C’était à propos d’hier soir et Caroline. Ben oui, tout allait bien. Ce serait mentir que de dire que je n’ai pas éprouvé une pointe de jalousie, vu qu’elle passait la nuit avec Pascal et que moi pas.

J’ai été prendre le café avec ma frangine ce matin. J’avais pensé juste passer une petite heure chez elle, pas plus, donc, je pensais être de retour chez moi vers 10h30. Je l’avais pas fait depuis un sacré moment. Hum, je me suis retrouvée à corriger et taper des lettres. Je ne suis rentrée qu’en début d’après-midi, ce que je n’avais pas prévu.

J’avais aussi prévu de m’atteler au travail; déco d’une série de vaisselle pour une assez grande marque. Ben, j’avais la flegme. Au lieu de bosser, je me suis plantée dans un livre que je n’ai pas réussi à poser avant la fin. L’histoire n’était pas très passionnante, mais, je n’arrive pas à changer de livre avant d’avoir terminé celui que j’ai commencé.

C’est seulement quant j’ai eu fini que je me suis rendue compte que, ce matin, Pascal et moi n’avions pas prévu de nous voir ce soir. Je me suis demandée ce qu’il faisait. J'avais la folle petite envie de courir voir chez lui, et j’ai eu du mal à me raisonner pour ne pas le faire.

J’aurai pu appeler Caroline, mais après hier soir, je ne me sentais pas trop de l’appeler. Je crois que j’avais peur qu’elle me raconte des conneries. Et quelque part, j’avais un peu peur de savoir. Peut-être qu’il voyait Manuella? Ou encore Caroline? Argh. J’ai pensé l’appeler, mais, s’il ne me répondait pas, ça allait me faire perdre le nord.

Mon angoisse m’a accompagnée jusqu’au coucher. J’espérais que Pascal m’appelle, mais j’ai attendu en vain jusqu’à 1h du matin, là j’ai su qu’il n’appellerai plus. J’ai eu des pensées tordues; c’était pour ça qu’il m’avait dit qu’il ne voulait pas avoir l’impression de devoir me faire un rapport chaque fois qu’il fait quelque chose.

Malgré le reflux de larmes en me couchant, j’étais quand même fière d’avoir réussi à ne pas appeler Pascal. Demain j’enterre ma fierté et j’appellerai Caro. Je suis sûre qu’elle sait comment Pascal a passé la soirée.


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