168/2015 - Etre tolérante?
Mercredi - 17 juin 2015 - 168/2015 - Etre tolérante?
Un début de semaine assez calme. Gis continue à respecter la consigne de s’en aller tous les après-midi, ce qui me permet de travailler. Le dîner du lundi était animé comme d’habitude. Lilice n’est pas venue parce que ma frangine avait fait des grillades dimanche, qui remplaçait le dîner du lundi.
Je n’ai revu Pascal que le mercredi soir. Comme il me manquait, et malgré mon habitude de ne voir personne de son groupe avant le vendredi, voir le jeudi soir, je l’ai appelé. Pascal m’a donc préparé à manger. Cela me semblait aller de soit qu’on passait la soirée ensemble et que je rentrais après.
Après le dîner, on a bavardé un moment autour d’un café. Vendredi, c’était l’anniversaire à Thomas, et je ne savais toujours pas quoi lui offrir. C’est toujours un calvaire pour les cadeaux pour les garçons. Pour les filles, c’est hyper facile; tout va! Vendredi, aïe aïe aïe! Je participe donc au cadeau que Pascal et ses copains lui offrent.
D’après ce que j’ai compris, un nouveau système cinema, surround, etc, qu’ils vont installer chez lui. C’est Paul qui se chargera de l’installation. Rendez-vous vendredi au Time-Out, entièrement réservé pour l’occasion. Je m’inquiète pour la fin de soirée avec l’alcool!!!
Je me suis installée dans le canapé pour lire, alors qu’il jouait à la guitare. Il y avait un concert prochainement, et il remplaçait cette fois le bassiste. Pascal jouait des morceaux que je connaissais, et je ne crois pas qu’ils faisaient partie du répertoire du groupe. Ce qui m’a fait remarqué que Pascal était distrait et jouer lui permettait seulement de mettre de l’ordre dans sa tête.
Quant j’ai cherché à savoir ce qu’il y avait, il m’a regardée un moment les yeux dans le vague, puis il s’est ouvert pour me raconter ce qu’il se passait dans sa tête. Il se disait que 3 aventures en même temps, c’était compliqué! Merci! Alors j’étais une aventure? Hihihi, c’est pas ce qu’il voulait dire.
J’ai rigolé; oui, je voyais bien. Pascal a posé sa guitare pour venir s’asseoir en face de moi; il m'a confié qu'il trouvait gênant de devoir me dire chaque fois qu’il voyait Manuella ou même Caro. Il se demandait s’il y avait moyen de faire autrement. Parce qu’il se sentait comme un gamin qui doit pointer, ou raconter à maman.
Waouh! Ok, je vois... Et je dois dire que moi-aussi de mon côté, je commençais à trouver ça dérangeant. Je lui ai dis qu’il n’avait pas besoin de me parler comme s’il me faisait son rapport. Ce n’était pas le but. Je voulais simplement, que s’il avait besoin de parler ou de raconter quelque chose, que ce soit à moi et non à quelqu’un d’autre.
Il n’avait pas à me dire chaque fois qu’il l’a voit on plus, mais ça ne devait pas être un secret entre nous non plus. Mais disons, que s’il y avait quelque chose à savoir, je voulais être la première à le savoir. Je ne voulais pas que l’autre « connasse » me poignarde dans le dos c’est tout.
C’était une conversation décousue. On jetait les mots et les idées comme ça venait. Je lui ai même dis que je préférais qu’elle vienne chez lui, plutôt que tout le monde puisse, par hasard, voir sa voiture plantée chez elle. Puis après, je lui ai dis que je ne le pensais pas vraiment.
Pour la voiture ça m’embêtait, mais chez lui aussi. Puis on est resté à; "fais comme tu le sens". C’était compliqué, parce que ce n’était pas une simple coucherie d’un soir. J’ai réalisé que Pascal avait toujours eu du mal à être aussi coupant avec les femmes. C’était probablement pour ça qu’avant, il ne sortait qu’avec une seule fille à la fois.
J’avais changé la donne en introduisant Caroline dans sa vie...
Mais, Pascal a toujours de la peine à jeter une fille comme ça. C’était probablement parce qu’il ne se laissait approcher que par des filles qui lui plaisaient vraiment. Ça, ça pourrait poser un problème dans l’avenir. On en a discuté ouvertement. Je n’avais pas encore trouver comment faire souffrir Manuella. Patience, je trouverais bien...
Quant je l’ai quitté, j’ai pensé qu’il allait se coucher. Mais, petit tiraillement de mon cher 6ème sens, j’ai traîné dans le coin. Pascal a appelé Caro. Apparemment, elle attendait son appel. Il était presque minuit.
Quelques instants plus tard, je l’ai vue traverser le jardin. Je n’avais pas entendu le verrou, alors quelques minutes plus tard, j’ai toqué et ouvert aussitôt. Ils étaient debout au milieu du salon à s’embrasser. Pascal tenait son visage entre ses mains, et elle, les bras autour de ses épaules collées à lui comme une limace. Ils se sont aussitôt séparé, comme pris en faute. D’après la manière ses vêtements, elle venait pour dormir chez lui.
Je crois que j’ai fait irruption, juste pour que Pascal sache qu’il n’avait pas à me mentir. Que j’étais une grande fille, que je savais et acceptait ses petits rendez-vous avec Caroline. Après avoir lancé que j’étais revenue pour lui demander s’il voulait que je reste dormir... J’ai souri et je suis repartie.
Pascal m’a rattrapée dehors. J’ai répété que j’avais pensé être partie un peu à la va vite, prise de remord, j’étais revenue sur mes pas, mais je ne voulais pas les déranger. Il m’a renvoyé mon sourire avant de me prendre dans ses bras et m’embrasser en marmonnant qu’il avait beaucoup de chance.
Caroline nous regardait depuis le pas de la porte. Je lui ai fait signe et j’ai disparu dans la nuit.
Ce que je ressentais? Je ne sais pas très bien. Je n’avais pas le droit de me montrer jalouse, Pascal passait beaucoup de temps avec moi, il pouvait bien en consacrer quelques uns à Caro. Pourquoi avait-il alors besoin de se compliquer la vie avec une Manuella? Peut-être parce que, même s’il ne l’admet pas, elle lui plaisait.
Les bips-bips de son natel, m’a rappelée l’existence de Manuella. Elle devait être en train de boire la tasse, de pester ou de pleurer toutes les larmes de son corps. C’était bien fait pour sa tête. 



Caroline a insisté à coups de messages, appels, pour finir je lui ai dis de lui répondre. Il ne voulait pas, mais c’était le seul moyen de la faire arrêter.
J’avais failli lui parler du parfum... Après tout, je pouvais lui mentir aussi. Il ne s’était pas gêné. Mais je ne voulais pas lui parler du parfum. Ça me permettra de le coincer s’il la voit dans mon dos. Mais pas s’il sait, il fera attention. Je ne pouvais
J'hésite à mettre mon coca, lait, etc dans ma chambre. Cette conne, mal élevée, se sert de vos affaires sans même avoir l'idée de demander la permission. Rien qu'à l'idée de rentrer et constater qu'elle a avalé mes 3 litres de coca, et descendu mon lait, ça va me faire péter un câble. Donc, faut que je mettre hors d'atteinte mes affaires et
Pascal m’a invitée à manger encore une fois, mais
Tu as dis "j'ai rencontré quelqu'un", Où l’as-tu rencontrée? Ou par qui ou je ne sais quoi?
D’en parler, la colère remontait à la surface. Les petits regards que j’avais perçus revenaient me frapper de plein fouet. Mais, je devais rester calme si je veux retourner la situation en ma faveur. Je l’ai regardé froidement.
Alors il n’avait qu’à pas aller boire un verre... ouais, je ne pouvais pas lui dire ça quand même. Hum, Pascal voulait que j’aille voir son match pour m’utiliser comme bouclier! Pas envie. Après avoir raccroché, j’ai réfléchi et je me rendais compte que, blessée ou pas, la vie continue, et Pascal ne pourra pas éviter Manuella. Il allait bien falloir qu’il lui parle. J’étais mortifiée, je me sentais impuissante, je ne pouvais rien faire pour l’éviter.




Dimanche - 7 juin 2015
Malgré l'obscurité, je voyais que Pascal était tout rouge. Il était embarrassé, presque paniqué.
Shandra était revenu vers Pascal les yeux remplis d'espour. Ils ont discutés en se parlant à l’oreille. Une ou deux fois, Pascal m’a fixé. Comme pour voir si je n’avais pas changé d’avis. Je lui ai souri en faisant un clin d’oeil. Ils ont donc fini leur verre et Shandra a précédé Pascal vers la sortie.
J’ai eu envie de partir
Mes mains s’agrippent à ses cheveux qui me chatouillent, effleurent son dos, sa nuque. Nos lèvres se cherchent, se trouvent, se confondent.
Mon regard s'aggrippe à celui de Manuella quant elle passe devant Caroline et moi. Elle tourne aussitôt la tête pour regarder ailleurs. Après avoir fait la bise à Jonas, Manuella s’approche de Pascal et pose la main sur son dos. Il se penche vers elle, ils se font la bise et elle lui chuchote à l’oreille. Il rit.