Oh je ne suis pas contente. Pascal aurait pu choisir de rester. On ne peut pas se voir des masses à cause de Jess. Là, il avait l'occasion de passer le week-end avec moi. Mais non, il se taille chez Yumi à Gstaad! Ok, d'accord, ce sont probablement les dernières neige. Il avait le choix; moi ou la neige? Il a choisi la neige. Je suis très déçue. Il fut un temps, il m'aurait choisi moi.
Pascal oublie que la vie ne tient qu'à un fil. Il peut se passer beaucoup de choses en moins d'1 minute! Il oublie que les choses ne restent pas là à vous attendre. Le monde peut changer. Je ne veux pas lui montrer que je lui en veux. S'il m'appelle, il se pourrait que je réponde. Je ne lui dirais pas que je m'absente pour 2 semaines. J'espère qu'il regrettera alors d'être parti.
Ok Il faisait beau hier, et aujourd'hui, vlan, il neige. J'avais les cartes. Je les ai averti de mon absence prochain. Je vais partir me refaire une beauté. Je vais utiliser la tactique de la surprise. Ma sœur m'a convaincue de l'accompagner en Turquie. C'était prévu que je parte en Tunisie avec Mimi, mais ils refusent de m0opérer. Trop risqué, à cause de mes problèmes respiratoire et cardiaque.
Par contre, la Turquie a accepté. Donc, je pars en Turquie. Je suis pressée de poser une grosse partie de mon poids avec une Liposuccion. Par contre, je frissonne à l'idée de la douleur que je vais devoir encaisser. Je suis délicate, vite mal. Je ne vais pas oublier de prendre des anti-douleurs. Les miens. J'ai eu Pascal en ligne, je ne lui ai pas parlé de mon plan. J'étais plutôt sur la défensive.
Ce week-end, ils vont aller à Gstaad chez Yumi. Je voulais que Pascal reste ici, c'est pour ça que je l'ai appelé. Pascal a envie d'y aller et pense que je l'accompagne. Mais, je lui ai rappelé que Yumi n'a invité que les mecs. J'avais la boule à l'estomac en essayant de trouver des arguments pour le convaincre de rester, sans avoir besoin de dévoiler ce que je ressens vraiment.
Pascal comprend, mais me rappelle qu'il a neigé, que ce sont les derniers week-end de ski. Bientôt la saison sera terminée. Alors, je lui ai carrément dis que ça m'embête. S'ils n'y allaient pas, Yumi comprendrait qu'on n'invite pas les mecs, sans les nanas d'un groupe. C'est même insultant qu'ils aient accepté. Je me sentais insultée de savoir que mon mec accepte un week-end sans moi.
Ok d'accord, je préfère le déni, et c'est pour ça que j'évite Pascal. Je n'ai pas envie qu'il me balance son retour aux États-Unis avec sa petite famille parfaite. C'est détestable. J'ai trop mal au cœur. Il m'avait promis de toujours rester à mes côtés. Menteur. Et maintenant il est prêt à me concasser le cœur. Déjà que je me sens mal dans ma peau, là, il va me briser.
Je sens que le printemps arriver à grands pas, et son visage souriant m'apparaît, et je m'effondre… J'ai envie de vomir, pleurer, disparaître. Je ne veux pas qu'il me dise qu'il s'en va. Je ne veux pas. Je veux qu'il reste là, à jamais à mes côtés. Je veux qu'il m'aime comme au 1er jour. Je ne veux pas qu'il m'abandonne pour Jess et les enfants... Pace n'a pas le droit de m'abandonner.
Je suis triste et je n'ai pas envie de le voir. En fait, je n'ai envie de voir personne, et je me sens mal. C'est vrai que je vis dans le déni, en pensant qu'il suffit que je ferme les yeux, que je l'évite et le problème va s'envoler. Mais j'ai mal au cœur. Le chant des oiseaux le matin me fout la déprime, le soleil, les odeurs du printemps… tout me fout la déprime.
Coucou chère cops. Merci d'avoir pensé à moi dans mon trou de désespoir. Alors, comment ça va avec tes nouveaux objectifs? Si jamais, je suis toujours joignable par whatsapp 😎 😘. Big Bisous
Akemi-sama03/04/2026 20:
Coucou Jane !
Se laisser un peu d'espace ?
On sait tous que veut dire "un peu d'espace"... Lâche moi la grappe, fout moi la paix et j'en passe des vertes et des meilleures... C'est la phrase type quand on veut larguer quelqu'un... S'il doit partir, ce ne serait pas plus judicieux d'en profiter pour passer du temps ensemble plutot ?
Hein? T'es d'accord? On se colle, on passe chaque minute qu'on peut ensemble, et pas.... je veux de l'espace! Ou il veut de l'espace pour le passer avec d'autres... C'est ce que j'en ai conclu. Il avait pourtant promis juré... :(( S'il m'aimait toujours, c'est ce qu'il ferait, et pas jouer "les filles de l'air"... L'espace ne va rien changer, on ne s'habitue pas a l'absence d'une personne avec qui on a passe autant de temps en quelques jours/semaines ! Mouais, je savais que ça allait bien, donc j'allais le payer cher!
De toute façon, il raconte n'importe quoi pour se donner bonne conscience. Pour avoir le beau rôle! Les mecs sont des royals salauds...
Jess et les enfants étaient chez des amis à Genève aujourd'hui. Elle n'était donc pas là quand Pascal est rentré. Paul devait le savoir parce qu'il est descendu demander à Pascal pourquoi il avait annulé le Squash. Pascal a dit qu'il était crevé. Et qu'il était heureux de profiter de quelques heures de calme en rentrant chez lui. Que c'était trop rare depuis trop longtemps.
Paul a rigolé. Il comprenait ce que Pascal voulait dire. Depuis que Jess est là, il n'y avait pas 1 soir où il pouvait retrouver son univers. Il l'a d'ailleurs dit en souriant, qu'il y avait toujours la foule chez lui. Il n'arrivait même pas à se rappeler quand il s'était senti à l'aise chez lui pour la dernière fois.
Puis j'ai appris quelque chose qui m'a retourné l'estomac. Apparemment, Pascal voulait me dire qu'il rentrait aux States en même temps que Jess, mais qu'il n'avait pas osé. En attendant, il voudrait qu'on se laisse un peu d'espace. Il avait besoin de réfléchir. Il voulait surtout profiter de ses dernières semaines en Suisse, et aussi que je m'habitue à son absence.
Aussi m'apprendre que Jess cherchait une école pour Patrick ici. S'il ne partait pas avec elle, elle restait là avec les enfants. Ça m'a fait comme un coup de poing dans le ventre. Ça m'a rappelé samedi, quand on était dans la chambre à se préparer pour la soirée. A sa façon de prononcer mon nom, j'ai compris qu'il cherchait à attiré mon attention, que c'était sérieux. Il voulait me parler.
Je le regardais, il avait la tête baissé, les mains sur les hanches, puis il a levé les yeux pour me regarder. J'avais les yeux pleins d'amour, et j'ai attendu. J'avais aussi le ventre tordu d'anticipation. Puis, il a souri et il a dit que ce n'était rien, il voulait seulement prononcé mon nom et m'entendre lui répondre. Il est venu me serrer contre lui. Probablement pour que je ne vois pas ses yeux.
My God, il aurait flingué ma soirée juste avant d'aller retrouver tout le monde? Mauvais timing!
Je le regardais parler de ça avec Paul et je me suis sentie humiliée. C'était donc ça qu'il préparait. C'était donc ce qui m'attendait, et la raison pourquoi il était si adorablement gentil ces temps. Il me fallait faire quelque chose pour le remettre sur la bonne voie. Ma voie. Je crois que c'est devenu urgent, sinon, je vais me retrouvée larguer, le bec dans l'eau et le cœur brisé.
Dire qu'il a prévu de partir et qu'il ne me dit rien. Je suis verte. Je dois trouvé comment le faire rester. Je n'arrive pas à croire que Pascal veut me JETER. Il avais promis juré qu'il ne me ferait jamais une chose pareille, quoi qu'il puisse arriver. Les hommes sont d'horribles menteurs. Ils font des promesses qu'ils n'ont pas l'intention de tenir, juste pour pas qu'on les quitte… SALAUD.
Dimanche soir, Pascal nous a déposé chez Caro, il est rentré aussi sec. Est-ce qu'il était impatient de retrouver Jess et les enfants? Arh, je dois arrêter de me poser tout un tas de questions inutiles. Quelle importance s'il rentrait tout de suite ou après? Est-ce que j'avais autre chose à proposer? Non! Alors quoi? Il voulait peut-être voir les petits avant qu'ils aillent se coucher, et alors?
Est-ce un crime de Lèse-Majesté? Ben non. Au moins, pendant le trajet pour rentrer, pour une fois, j'ai papoté, presque autant que Caro. On a commenté les soirées au chalet. J'ai prétendu être sortie samedi, pendant qu'il était au ski, et avoir été prendre un petit café dans un tea-room. Ce qui était faux. Après un rapide petit déjeuner, j'ai été me recoucher dès que Pascal a passé la porte.
On a appris que Yumi, celle qui avait le chalet près de celle des parents à Pascal, les invitait, Pascal et ses potes à passer des week-ends en haut. D'ailleurs, elle les a invité à Gstaad le w-e prochain. Pascal m'a demandé ce que j'en pensais. J'ai prétendu que ce serait chouette. En fait, pas du tout. Le week-end prochain je ne pensais pas monter à Loèche. Alors zut.
Je ne pouvais pas le laisser aller sans moi chez Yumi. Yumi et ses copines sont un peu fo-folles, alors je ne me sens pas tranquille de le savoir là-bas sans moi. Quoique, il y a Caroline et Natacha, je pense. Mais quand même. Plus tard, j'ai appris par Paul que Yumi n'a invité que les mecs pour ce 1er week-end, pas les copines. J'ai déchanté. Je voulais y aller du coup.
Apparemment, Pascal n'était pas au courant que c'était seulement nos potes que Yumi a invité. C'est quoi ces manières. Yumi est gonflée. Elle invite mon mec à passer le week-end dans son chalet, et elle spécifie que je ne suis pas invitée! C'est… Mais bien sûr, je suis la parfaite adorable copine, très compréhensive, qui ne fait jamais une scène. Qui n'est pas une mégère.
En fait, tout ça c'est du cinoche, vu que je pète un câble en silence, caché par un sourire. C'est une tornade dans ma tête, et les critiques vont bon train. Ha, j'en reviens pas qu'elle ait osé leurs dire qu'elle n'invitait que les mecs! Encore plus soufflée qu'ils acceptent sans penser… ah, j'oubliais que nos week-ends aussi, certains mecs sont les bienvenus, sans leurs nanas, et vice-versa… Bon, je me la coince!
Pascal n'a pas proposé qu'on se voit ce soir, et je n'ai pas insisté. Je me sens comme une vieille patte alors autant ne pas le voir. Si je pouvais, je ne le verrai plus jusqu'à ce que je me sente mieux, que j'ai maigri un peu, que je me remette à faire un peu de sport… Bref, je suis consciente que je ne devrais pas m'imposer alors que je ne peux me mesurer à ces "mannequins" sur pieds!
Quand je le regarde, mon cœur s'emballe. Je dois toujours parfois me pincer pour réaliser que je sors avec un homme aussi beau. Et j'ai des crampes à l'estomac quand je me regarde dans un miroir. Je me dis qu'il doit avoir besoin de bonnes lunettes, parce que je me trouve moche. Je ne sais pas pourquoi il est avec moi, surtout quand je regarde les femmes qui lui tournent autour.
Elles doivent aussi se demander ce qu'il fait avec ce vieux gros machin, pas très sociable et pas très drôle. Est-ce que c'est parce que je lui passe tout? Que je le laisse faire ce qu'il veut? Parce que je le laisse, sans chipoter, voir d'autres femmes? Parfois je me dis que c'est ça! En tous cas, dans l'intimité, que je le mérite ou pas, il est vraiment très chou avec moi. Et je vis pour ces moments de tendresses...
Samedi, Pascal était toute la journée dehors. Je ne suis pas du matin, et encore moins à rêver de faire du sport dès que je me lève. Je vais rarement skier, parce que j'aurai tendance à ralentir tout le monde. Ou sinon, Pascal se verrait coincer à rester avec moi et m'attendre tout du long. Pas envie de lui imposer ça. Je pourrai demander à Caro de rester avec moi, mais ce serait gâcher sa journée.
Bref, je suis bien à la maison, au coin de la cheminée à lire. Je dois dire que c'est tellement bon, que j'ai vite la cosse et que je fini par faire de petites siestes. Aujourd'hui, c'est couvert. Peut-être qu'il y a du soleil en haut, je ne sais pas, mais je suis bien là. Personne pour m'emmerder, personne pour m'obliger à parler toute l'après-midi. J'aime ces moments de détente totale. Très agréable.
Le soir, on a dîner en bas. C'était soirée raclette. J'adore. Ensuite, on a formé de petits groupes, il y avait ceux qui papotent en buvant, et ceux comme moi qui jouent à des jeux de société. Ce soir, peut-être parce que je passe mon temps à le regarder, j'ai remarqué que Pascal avait disparu par moment à l'étage. Pascal et Natacha s'étaient éclipsé. J'ai réalisé que ça arrivait souvent...
Pas besoin qu'on me fasse un dessin, je sais ce qu'ils ont été faire en haut. Enfin, ce qu'ils ont fait en haut dans l'appart qu'on partage. Plus précisément dans notre chambre. Caro avait aussi remarqué. C'est peut-être à cause d'elle que j'ai remarqué ça. Ça arrivait souvent que je ne sache pas où était Pascal pendant la soirée… Maintenant, je sais pourquoi il disparaissait dans la soirée.
Ça m'a donné mal à la tête de penser que je n'avais pas remarqué ces petites escapades. Mal à la tête à me demander qui d'autres avaient remarqué? Et comme je devais avoir l'air idiote à sourire comme une pauvre tâche, alors que cela se passait sous mon nez! Est-ce que j'allais faire quelque chose? Ben non. Il avait été discret jusque là. J'ai pas de raisons de lui faire de reproches.
C'est un comportement que j'avais initié, encouragé même. Alors pourquoi est-ce que je dirais quoi que ce soit. Et c'est pas comme s'il était froid et distant avec moi, non, au contraire, il reste adorable et très câlin. C'est peut-être parce que je me sens mal dans ma peau que ça me torture ces temps? Non, en fait, il y a toujours eu des moments ou ça me torturait plus que d'autres.
J'ai des crampes à l'estomac parce que je l'envie. Parce qu'il s'amuse. Parce qu'il s'envoie en l'air avec des nanas bandantes. Alors que je me sens comme un gros Thon. Comment faire pour retrouver un peu de confiance en moi?
J'aimerai déjà être plus comme Caro et avoir de la facilité à m'inclure dans les conversations, dans des groupes, avec lui et ses copains….
Dimanche est passé très vite. Je m'étais couchée avant Pascal. J'étais seule dans la chambre en fait. Je me suis très vite endormie. Je devais être crevée. Je ne sais même pas à quelle heure ils sont montés se coucher. Peut-être que j'ai entendu du mouvement, mais je me suis rendormie aussi sec. Le dimanche matin, j'étais au top pour aller déjeuner, et j'avais faim.
Pascal a été sur les pistes avec les férus de ski. Moi, je me suis déjà préparée à partir et j'ai été lire près de la fenêtre, bien au chaud. A 13h, je suis descendue manger dans la salle à manger, et j'ai pris un café, le nez plongée dans mon bouquin. J'ai fait une petite sieste pour me relever vers les 16h, pour être debout quand Pascal revient. Un petit café avec tout le monde, et on est rentré.
J'ai pas traîné chez Caro, même si elle m'a proposé de prendre un dernier verre ou café chez elle.
Des fois, Pascal me fait mourir de rire. Je n'avais pas trop envie de monter à Loèche. Si j'étais sûre qu'il ne montait pas du week-end, je ne serais pas venu. Je lui ai donné une chance, il avait insisté qu'il viendrait demain. Si par hasard il ne venait pas, je serais libérée, le week-end prochain, je ne viendrais pas m'emmerder à Loèche, alors que Pascal n'est pas là.
Aussi je repensais au fait que j'avais laissé couler la dernière fois qu'il m'avait posé un lapin. Du coup, il avait remis ça encore et encore, comme il allait sans doute le faire ce week-end. C'est de ma faute, je n'aurai pas dû laisser passer ça la dernière fois. J'aurai dû refuser de le voir. Mais, Pascal est arrivé ce soir. Tard, mais il était là. Rien que d'entendre sa voix et voilà que mon cœur danse la Java!
Il m'a dit qu'après le souper chez sa grand-maman, il a appelé un taxi et les a fourré dedans pour monter directement ici. Il n'allait pas faire 150 km pour les ramener et retour pour monter. Depuis Montreux, il n'avait plus que 100km à faire et il était au chalet. Avec la tête qu'il faisait, ça me fait pouffer de rire. On dirait qu'il savait que ce n'était pas cool de faire ça, mais ça lui faisait moins de route.
Jess a dû me bénir de tous les noms d'oiseaux. C'est mignon qu'il soit venu ce soir. A sa place, je serais rentré me reposer chez moi, et j'aurai pris la route demain vers midi, sans me stresser. Mais il était là, avec ses yeux verts étincelants. J'avais envie de lui sauter dans les bras. Mais je me retiens, même si je rigole, je lui ai fais un petit bisou bien sage sur les lèvres.
Il a passé son bras autour de moi et m'a attirée à lui, en me disant qu'il avait promis qu'il serait là ce week-end, alors il est là. Adorable. C'était à peine 23h, la soirée ne faisait que commencer. Il m'a prise la main et traînée vers ses potes qui discutaient au bar. J'ai fais celle qui se laisse traîner, mais en fait, j'étais toute contente et fière. J'étais trop contente.
J'avais envie de passer mes bras autour de lui et poser ma tête sur ses épaules. Si j'étais plus sûre de moi, je lui aurais proposé qu'on se retire dans notre chambre. Et on aurait passé le reste de la soirée à se faire des bisous, au salon ou dans notre chambre. Les autres pouvaient bien faire la fête en bas, ou dans un des bars de la station, et moi, je l'aurai pour moi toute seule.
Mais voilà, j'avais peur qu'il se fasse chier enfermé avec moi. Arh, puisqu'il me serrait contre lui, je me suis contentée de rester collée à lui. Ils ont voulu que Pascal se mette au piano. Ils avaient envie de chanter. Chaque fois que nos regards se croisaient, Pascal voyait que je souriais. Que j'étais contente. Parfois je pouffais de rire à l'imaginer en train de fourrer Jess dans un taxi!
Seul gros bémol, son natel n'arrêtait pas de buzzer! Probablement sa femme. C'était assez énervant… Même si je me sentais grasse, grosse, personnage tristou, mal dans ma carcasse, j'étais contente de passer tout le week-end avec lui. Je me réjouissais de me mettre en boule dans ses bras pour dormir tout à l'heure. Son sourire me fait croire qu'il est content d'être là, qu'il est venu pour moi…
Terrible, mais Jean-Luc est vraiment de mauvais poil ces temps! Peut-être une copine avec qui ça ne va pas vraiment? En général ce genre de mec se tasse comme une larve devant leur compagne, mais ce manque de courage, ils essayent de l'exercer sur des gens qui n'ont rien à voir. Ils essayent d'exorciser leur lâcheté et inconsciemment pense se racheter une paire de boules en étant agressif avec les autres.
La réunion au boulot n'était pas très constructive. Ou est-ce que la boîte a des problèmes? Bah non, ça n'a pas l'air. On est toujours payé à temps, et toujours pleins de projets à venir. Non, je ne pense pas que c'est la boîte, ça doit être personnel. Ou, pas de copine, et il doit en avoir marre d'être tout seul. Je suis assez perplexe de voir le nombre de personne qui ne supporte pas de vivre seul…
On existait avant d'être en couple, et on existera après, pourquoi une telle peur du célibat? On n'a jamais eu besoin d'avoir quelqu'un qui ne sait pas faire grand chose dans les pattes. C'est juste une programmation des femmes, pour leur faire croire qu'être sans homme, c'est grave! C'était une manière pour eux de se place et d'avoir quelqu'un pour s'occuper d'eux. Lamentable.
Quand il y a des choses à faire à la maison, la plupart d'entre nous le font nous-même! Que ce soit changer une lampe, déplacer les meubles, ou on s'arrange pour demander de l'aide. Pour une saucisse, on n'a pas besoin du porc tout entier! Si on regarde vraiment, si qu'on pèse le pour et le compte… Y a pas photo!
Qui a sincèrement besoin d'avoir un mec dans les pattes 7 jour sur 7, 24h sur 24!
Il suffit d'observer et noter le temps où on a passé un bon moment avec notre moitié, avec qui on vit, pour se rendre compte que, ça ne vaut pas la peine d'avoir un mec pour se faire chier, et d'être emmerdée tout le temps! Pour quoi? 5mn de vrai plaisir! Mais aucune bonne femme ne prend cette peine… Les femmes sont bien programmées! 2000ans d'abus ça compte!
Jess m'a harcelée au téléphone aujourd'hui. Elle voulait qu'on se voit. Pascal m'avait dit, il y a longtemps, de toujours le tenir au courant. Et carrément de refuser de la voir s'il n'est pas là. Je n'en avais pas trop envie. Et je devinais qu'elle essayait de semer la zizanie, parce que demain, c'est vendredi. Elle voulait probablement me convaincre de laisser Pascal passer plus du temps avec les enfants le week-end. Donc du coup, avec elle!
Bizarre, mais elle jouait la gentille. Elle a voulu savoir si ça m'embêtait vraiment beaucoup que Pascal passe le week-end avec ses enfants. Pour Jess, après tout, on se voyait beaucoup la semaine. Hum, elle pensait que chaque fois que Pascal passait la nuit ailleurs, c'est qu'il était avec moi. A mon étonnement, j'ai vu une petite flamme s'allumer dans ses yeux… Grace à Jess, j'ai pu savoir toutes les fois où Pascal a découché!
J'ai partagé avec elle que Pascal n'était pas à chaque fois avec moi. Elle m'a demandé pourquoi je supportais ça. Hum, j'aurai pu lui dire la même chose, non? J'ai fait la naïve, et lui ai dis que parfois, il dort chez un pote, même chez Paul. Mais Jess n'était pas dupe. C'était une rencontre très "correcte". On ne s'est pas pris la tête. Si je ne la connaissais pas mieux que ça, j'aurai pensé que Jess était une nana vraiment cool et sympa.
Je ne me suis pas totalement trompée, Jess a parlé de ce week-end, et aurait aimé que Pascal reste avec sa famille. Elle savait que ma réaction de la semaine passée a fait que Pascal est monté à Loèche. Elle y était avec les enfants, et il n'a pas voulu, ou pas osé aller vers eux.
Elle n'a pas osé dire que j'avais pleurnicher quand Pascal m'a dit qu'il restait en bas.
Je ne voulais pas me prononcer pour Pascal, je lui ai dis que si Pascal veut rester, il reste.
Je ne voudrais pas l'empêcher de voir ses gamins s'il le voulait. Ce serait monstrueux de ma part. Et jamais je ne ferais ça. Pour être sûr que je n'allais pas l'empêcher de rester, elle a voulu que je l'appelle devant elle, sur haut-parleur, pour lui dire qu'il peut rester là ce week-end s'il voulait.
Jess a un peu tiquer en voyant comment Pascal me parlait. Son ton était câlin. Il a même plaisanté en disant qu'il allait neiger, c'était tellement rare que je l'appelle en 1er. Là aussi, elle m'a jeté un regard surpris. Donc, je lui ai demandé ce qu'il faisait demain, est-ce qu'il restait là, où s'il montait à Loèche. Il a dit qu'on partirait vers les 17h, il finissait plus tôt.
Jess n'a pas dû apprécier quand Pascal a dit que Jess s'arrangeait toujours pour organiser des trucs le vendredi soir pour l'empêcher de partir. Mais cette fois, elle savait qu'il en avait rien à foutre, il montait avec nous vendredi. Que si elle venait à Loèche, enfants ou pas, il n'avait pas l'intention de la laisser gâcher son week-end. Notre week-end. Jess a fait la grimace.
J'étais gênée, c'était pas correct qu'il ne sache pas que Jess était à côté à l'écouter parler d'elle.
Elle a dû être blessée. Pascal me parlait d'un autre ton, il était doux et adorable. Alors je lui ai dis que Pascal essayait surement de me rassurer. Il avait peur, que je fasse une crise. Ou que je fonde en larmes parce qu'il me laissait choir au dernier moment. Je lui ai dis que si ça m'avait touchée, c'est parce qu'il ne m'a pas avertie à l'avance qu'il ne venait pas, c'est tout. Si j'avais su avant, ça ne m'aurait rien fait. Je m'organise.
J'ai bien fait comprendre à Pascal que ça m'était égal qu'il reste là, je veux juste savoir avant.
Donc, Jess a vu que ce n'était pas moi qui lui demandait de rester. Elle m'a fait promettre de ne rien lui dire avant la fin du week-end. Effectivement, ils devaient aller manger chez la grand-mère demain soir. Donc, elle voulait être sûre que s'il restait finalement, je n'allais pas en faire une maladie. Je lui ai promis que non.
Comme je lui ai dis, je vais me préparer à monter sans lui au cas où. Que je la remerciais de m'avoir avertie. Quelle hypocrite je fais! J'ai voulu savoir s'il savait pour la grand-maman? Jess me dit que oui. Alors je lui ai conseillé de le lui redire, pour lui donner le temps de m'appeler. Alors, Jess l'a appelé.
C'est vrai qu'il était plus froid, mais quand même gentil avec elle au téléphone.
Ce qu'elle ne sait pas, c'est que j'avais assisté à plusieurs visiocalls entre eux, donc je sais qu'il est quand même adorable avec elle. Trop même.
Jess lui a rappelé qu'elle l'avait prévenu déjà lundi. Pascal lui a dit qu'elle pouvait organiser ça n'importe quand, mais elle le faisait exprès le vendredi ou samedi pour flinguer ses week-ends. Il avait le ton cassant. Elle s'est défendue; la semaine il bosse, alors forcément ce genre de choses s'organisent le week-end. La grand-maman va être déçue.
Elle voulait que ce soit lui qui l'appelle pour annuler. Pascal a eu un gros soupir au téléphone. On sentait qu'il était énervé. Il a dit qu'il allait rappeler et a raccroché. Il m'a rappelée aussitôt… Que faire, Jess nous écoutait, alors je suis restée cool.Pascal m'a expliqué la situation. M'a dit avoir oublié ça, et m'a promis de monter samedi…
Évidemment, j'ai dis que je comprends. Que j'étais contente qu'il m'ait avertie aussitôt. Et ok pour samedi. Mais no rush, je ne voulais pas qu'il se précipite pour moi. Même s'il arrivait le samedi dans la soirée, ça ne me gênait pas. On se faisait des bisous bisous au téléphone. Puis Pascal a voulu savoir si on pouvait se voir le soir, vu qu'on ne se voyait peut-être pas vendredi soir.
Moi, ça ne m'arrangeait pas. Alors j'ai refusé en prétextant devoir voir une copine ce soir. J'ai regretté après. Sachant ça, il pourrait à nouveau découché ce soir. Mince. Pascal l'a rappelée aussitôt pour dire qu'il s'était arrangé, mais qu'elle ferait mieux de ne pas refaire ce genre de truc. Qu'elle avait aussi intérêt de ne pas le suivre à la montagne.
Et sans l'écouter, il a raccroché, disant qu'il était occupé et avait une réunion…
Jess a rigolé. Ce devait être de la gêne. Et elle m'a dit qu'il devait être en effet occupé et certainement vexé d'avoir oublié le dîner chez sa grand-mère à Montreux vendredi soir… Je l'ai rassurée en disant que je comprenait. Que je les avais souvent entendu se parler au téléphone, qu'il n'avait jamais été comme ça cru.
Je lui ai dis que déjà, les fois où je les avais entendu se parler, je savais qu'il devait être plus froid que d'habitude, vu qu'il savait que j'étais là. Elle a rigolé. Effectivement, elle avait deviné parfois que j'étais dans les parages, parce qu'il n'était pas comme d'habitude. On s'est séparé en bon terme. Jess avait été tout à fait cordiale.
Dès qu'on s'est quitté, j'ai averti Pascal. Je voulais qu'il sache avant de rentrer chez lui. Il a été vexé que je la rencontre sans lui. J'avais promis de toujours l'avertir si Jess tentait de me voir dans son dos. Et là, j'ai rompu ma promesse. Il a voulu savoir de quoi on avait discuté. Mais je préfère qu'on en parle ce week-end tranquillement, et pas par téléphone.
Wafff, je ne suis pas restée avec Pascal hier soir. J'étais vexée de penser qu'il avait surement alimenter la prise de tête avec sa femme pour rejoindre Natacha. Il aurait pu en faire autant à multiples occasions pour qu'on se retrouve le week-end. Mais non. Il ne sait le faire que pour ces nanas?
J'étais assez mal dans ma peau pour ne pas avoir envie de me retrouver aux plumes avec lui après Natacha. Elle est plus jeune et nettement plus jolie. Et j'étais fâchée avec moi-même parce que je manquais cruellement de confiance en moi. S'il avait été avec Caro, peut-être, mais Natacha, non!
Dire qu'il avait voulu me mentir et me dire qu'ils n'avaient fait que prendre un verre ensemble… Huh! Il me prend pour une idiote par moment!
Ce qui me rend furax en fait, c'est qu'il dépense son argent pour ces bonnes femmes. Un motel ça suffit, pourquoi des hôtels de luxe? Elles ne méritent pas tant d'attention!
En plus, ils ont pris un verre, comme s'ils étaient en couple, avec ce con de Nolan. Donc ce sale con est dans la confidence. Nolan doit me prendre pour une pauvre tâche. Il doit bien se marrer de voir que, Pascal sort avec Natacha en publique. My God ça me déprimait et me mettait en colère.
Natacha n'était pas montée au chalet ce week-end. Comme si elle savait que Pascal n'allait pas monté. Alors comment ils ont fait pour se retrouver dimanche soir, à notre retour de Loèche? C'est qu'ils étaient en contact. Le rendez-vous était déjà prévu avant. Je ne me suis doutée de rien.