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amour

Mardi - 31 mars 2020 - Mesquine...

Publié le par JaneDo

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Mardi - 31 mars 2020 - Mesquine.. Méchante...

C'est l'anniversaire de mon papily aujourd'hui. Hélas, étant une personne à risque et avec ce Coronavirus, pas question de risquer de mettre mon papa en danger. Après avoir averti mes frangines, frangins, j'ai appelé mon papa pour lui souhaiter un bon anniversaire. Marlène m'a tenu la jambe au téléphone. Ils vont bien, c'est ce qui compte.
 
Pascal a appelé pour m'inviter à passer la semaine chez lui. Wah, inutile de dire que j'étais aux anges. Mais, j'ai réagi comme dans les mauvais dramas que j'aime regarder, j'ai fait la fine bouche. Bon, j'avais des raisons. Et je crois que j'ai bien fait. Ça m'a permis de réaliser qu'il n'était pas aussi aveugle que je le pensais.

Je lui ai dis que je ne me sentais pas en sécurité chez lui. Caro dort dans son lit, et qu'est-ce que j'en sais si elle ne trimbale pas le virus sur elle? Je risque ma vie si je ne fais pas attention. Je ne me sentais pas pour aller dormir chez lui, étant donné que Caro est tout le temps chez lui, dès que je tourne le dos.

Pascal a dit avoir passé son appart à la javel. Qu'il l'avait fait avant de me proposer de venir. Il était conscient que j'étais fragile des poumons, notamment à cause de mon asthme. Et il m'a raconté qu'effectivement, Caro était chez lui hier soir.
 
Hum, je le savais déjà, mais c'était bien qu'il me le dise. Mais, qu'elle n'avait pas dormi chez lui. J'ai demandé; Si elle n'avait pas dormi là-bas, alors pourquoi ne m'avait-il pas appelée? Ou au moins un message?
 
Pascal a rigolé. Rigolé du petit tour qu'il avait joué à Caro hier soir. Sachant qu'il n'aurait pas pu lui dire de partir, parce que, même s'il lui avait dit que j'allais venir, Caro l'aurait eu, en disant qu'elle partirait quant j'arrive. Tout content d'avoir été plus malin, il m'a raconté qu'il s'était arrangé pour utiliser Thomas.
 
Donc, il s'était arrangé avec Thomas. Il a dit à Caro que Thomas et lui avait prévu de passer la soirée à jouer aux jeux vidéos. Que ce n'était pas une bonne idée d'avoir du monde qui entre et sort, alors qu'on était sensé rester en confinement. Ils avaient été sympa, mais que, manger avec elle et Bekky, ce n'était pas très prudent. 
 
Il lui a demandé de ne plus faire à manger pour eux. C'était adorable, mais qu'il le ferait lui même.
 
Pascal lui a dit que Thomas attendait son départ pour descendre. Et il a envoyé un message à Thomas pour lui dire qu'il pouvait descendre, devant elle. Et là, à ma surprise, Pascal a fait la remarque, qu'il n'aimait pas sa manière de venir regarder ce qu'il faisait sur son natel, ou de se mettre à côté quant il était au téléphone.
 
J'étais contente qu'il ait remarqué ses petites manigances. Bref. Je pouvais imaginer que, même s'il n'avait pas voulu qu'elle colle son oreille quant il était au téléphone avec moi, il n'avait sans doute pas su quoi faire.

J
'étais aussi super fière de lui pour hier soir. Dire que j'avais passé ma soirée à pleurnicher sur mon sort, en regrettant de sortir avec un type comme lui. Pascal était trop bien pour moi. Trop mignon. Trop gentil avec tout le monde et tout. Trop de charme.

Caro était passée chez lui en fin de matinée; le coup du petit dèj. Pascal ne l'avait pas laissée entrer. Il lui avait dit qu'il était en train de faire un gros ménage, parce que je venais ce soir. Il lui avait même dit qu'il espérait que je resterait quelques jours, mais ne savait pas encore si j'accepterais ou pas.
 
Normal... Pascal ne m'avait pas encore appelée pour me le proposer... C'était chou, il y pensait déjà avant midi ? C'était mignon...
 
Caro s'est fâchée. D'abord, elle s'est moquée de lui, en lui disant qu'il en faisait un peu trop. Je n'avais pas l'air d'apprécier ses efforts. Puis, les larmes aux yeux, elle lui a reproché de ne pas en faire autant pour elle. Peut-être qu'elle était trop compréhensive, et qu'elle devrait peut-être faire comme moi; râler, lui faire des scènes et tout. 

Dieu que j'ai été contente de ne pas avoir fait demi-tour hier soir pour aller lui faire une scène tonitruante!

Sur le coup, Pascal l'a trouvée un peu mesquine. Étant donné surtout, que j'étais plutôt compréhensive, et que c'était rare que je fasse des scènes. Ce n'était pas mon genre. (Hum... s'il savait!). En faisant la moue, j'ai fait semblant de laisser échapper à haute voix; "méchant". Pascal trouvait aussi.

Mais clairement, Pascal a dû pensé que je risquais de ne pas apprécier si Caro avait passé la nuit chez lui hier soir. Vu ma réaction de l'autre soir, quant je l'ai vue prendre la fuite en arrivant chez lui. C'était certainement pour ça qu'il s'était organisé pour que ça n'arrive pas, avec la complicité de Thomas.

Avec cette quarantaine, Thomas se sentait très seul. Lui qui aimait être entouré et faire la fête.

Je me suis rendue compte comme il devait se sentir seul dans son appart, là haut. Sachant qu'ils avaient joué hier soir jusqu'aux environs de 2h du matin. Qu'ils s'étaient bien amusé, j'ai proposé qu'il vienne, s'ils avaient envi de jouer ensemble.

Ils savaient bien que ça ne me dérangerait pas.

Thomas a sauté sur l'occasion à pieds joint. Ça montrait à quel point il s'était senti privé d'air... C'était chouette de les entendre et les regarder. De vrais gosses quoi.

Choisi de jouer la Fée du Logis; leur ait servi à boire, leur ait apporté des chips, biscuits et tout. Pascal était aux anges, ses yeux verts, que j'adore tant, brillaient chaque fois qu'il me regardait ou me souriait.

De petits bisous à Pascal par-ci par-là. Et de temps en temps à Thomas aussi, sur la joue. Je dois avouer que je me sentais bien. C'était chouette de lire avec leurs rires en arrière plan.

Discussion sur l'oreiller; Pascal m'a dit qu'il se sentait plus à l'aise avec moi qu'avec Caro. Comme c'était cool d'entendre ça...

Caro ne savait pas quoi faire à part coller. Aller courir ensemble, cuisiner ensemble, etc. Elle s'attend tout le temps à ce qu'on s'occupe d'elle, qu'on décide pour elle, sinon, elle ne sait pas quoi faire de son temps. Et passer son temps à faire des trucs à 2, à la longue c'était fatiguant. Elle le suivait partout, c'était un peu trop.

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Lun - 30 mars 2020 - Bête mensonge...

Publié le par JaneDo

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Lun - 30 mars 2020 - Et rebelote encore un mensonge... Bête mensonge...

Retour au choses sérieuses, au train quotidien. Par peur de me voir supplanté par Caro, je ne pouvais quand même pas rester scotché chez Pascal. Ce ne serait pas moi. Je ne serais restée que s'il avait lourdement insisté. Ce qu'il n'a pas fait. Mais je ne me suis pas précipitée à partir quand même.

On s'est levé tard, comme il faisait beau, on a déjeuné, puis on a été se balader un peu au bord du lac. Pascal faisait son jogging, et moi, je traînais à regarder le lac. Comme c'est beau. Je n'oublie pas la chance qu'on a d'être ici. De vivre ici, et pas dans un de ces pays de merdes qui s'amusent sans cesse à la guérilla. Ou pauvre.

On a encore traîné au lit, puis au salon. Pascal bossait et je lisais. J'ai répété à plusieurs reprises que je devrais y aller. Espérant contre toute attente, qu'il insiste pour que je reste encore cette nuit. Mais, il ne l'a pas fait. ça m'a travaillé. Et je crois que j'avais un peu de peine, parce que j'espérais vraiment que Pascal me demande de rester.

Vers les 16h, je suis partie. J'avais la boule à l'estomac. J'espérais que Caro ne viendrait pas, dès que j'ai le dos tourné. J'espérais surtout que Pascal ne l'accepterait pas. Mais, je crois que j'en demandais un peu trop. Je ne savais toujours pas comment faire pour l'évincer. L'arracher de notre vie.

Le trio qu'on formait, qui marchait bien, ne me convenait plus. Caro avait pris trop de place. Trop de place dans son coeur. Il fallait que je trouve une solution et vite. Je voulais que ça vienne de Pascal. Je ne voulais pas qu'il se rende compte que j'avais perdu mon assurance. Je ne voulais pas qu'il puisse penser que j'étais jalouse.

J'aurai dû me sentir bien chez moi, j'étais enfin seule, et je pouvais faire ce que je voulais, quant je le voulais. Mais je n'étais pas tranquille. J'étais presque sûre que Caro était chez lui.

Pascal m'a appelée vers les 18h. J'étais persuadée qu'il m'avait appelée pour éviter de le faire quant elle serait là. Ou, elle y était déjà et qu'il voulait se débarrasser de la corvée. Question d'être tranquille pendant le souper. Ah, de ne pas être sûre, de ne pas savoir me bouffait trop.

Au téléphone, méfiante, je lui ai demandé si elle était à côté de lui comme l'autre fois, il m'a dit que non. Mais, je ne l'ai pas cru. Dès que j'ai raccroché, j'ai sauté dans ma voiture pour aller vérifier par moi-même. Au moins, comme ça je savais, au lieu d'imaginer des choses. Ou peut-être de me fâcher avec lui et d'avoir tord.

Et j'ai été déçue, Caro était bel et bien là... Sans Bekky peut-être, mais elle était bien là.

Je n'ai pas eu le courage de rester pour voir si elle allait dormir chez lui, parce que je crois que j'aurai débarqué. Je ne l'aurais pas supporté. Je suis rentrée le cœur gros et en larmes. J'essayais de me persuader qu'il n'y avait pas de raison de je me fasse un sang d'encre. Que c'était normal qu'elle soit là et qu'il ne me le dise pas.

Mais rien à faire, je n'arrivais pas à me calmer. Ni à faire disparaître le mauvais sentiment que je ressentais, ni ma boule à l'estomac. Et j'ai dû faire un gros effort pour ne pas faire demi-tour et aller me planter là-bas, pour la faire partir. Je savais que je ne devais pas, mais l'envie d'aller faire une scène me donnait la chair de poule.

Ce serait la pire chose à faire, alors j'avais eu raison de partir et rentrer chez moi. J'ai espéré qu'il m'appelle après le dîner, mais niet. Rien. C'était mauvais signe. Il devrait se douter que je devinerais pourquoi il n'avait pas rappelé. Comme les hommes peuvent être con! C'est toujours par de petites choses comme ça qu'ils se font prendre.

Tout ça m'épuise, j'en peux plus! Je devrais pas, mais je flippe! Est-ce qu'il m'aime toujours? Est-ce que je dois m'inquiéter?

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Dim - 29 mars 2020 - Pas sa place...

Publié le par JaneDo

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Dim - 29 mars 2020 - Pas sa place

Si je ne me sentais pas si en danger, je ne serais pas venue chez Pascal hier. J'étais encore une personne à risque. Étant donné mon rhume et mon asthme, je suis plus sensible à ce qui traîne, donc plus en danger. Je suis plus à même d'être contaminée. Il me faut vraiment être prudente.

J'en voulais un peu à Pascal d'avoir laissé Caro venir chez lui comme ça. Il me semble qu'il n'avait pas fait attention à la sécurité. A ma sécurité. Si quelqu'un traîne un virus, je suis la 1ère qui risque de le choper.

Après avoir lu les messages de Caro la dernière fois, je mettais aussi des tonnes de; "Love you", "Tu me manques", "Panier de bisous", etc, dans mes messages.

Comme Pascal, je n'étais pas une fana des téléphones, et je n'aimais pas passer mon temps au bout du fils. Ça me gonfle.

Mais là, j'appelais Pascal plus, plus souvent. Je n'allais pas laisser Caro me battre sur ce terrain. Il fallait vraiment que je trouve le moyen qu'il la relègue à sa place. J'avais peur d'avoir trop laisser aller les choses jusqu'à maintenant. C'était mon erreur, ma faute. Je dois reprendre les choses en mains.

Je me suis donnée à fond, et j'ai fait passer un super week-end à Pascal. Je me suis évertuée à être de bonne humeur, souriante, et compréhensive. Collante à souhait aussi. Même si on ne pouvait pas s'embrasser, je lui faisais plein de bisous dans le cou, sur la joue. J'ai été très câline.

J'ai même pousser la blague à lâcher une petite larme en disant que j'avais l'impression, que dès que je tourne le dos, ils (lui, Caro, Bekky, Thomas) se liguait pour me faire de la peine, alors que j'étais au fond du lit, malade comme un chien. Pascal m'a assurée que non. Que c'était les 1ères fois qu'elle et Bekky venait manger avec eux.

  • Et à part manger? Avec le menton qui tremble pour faire bonne mesure.
  • Non. Non, je t'assure. Caro n'était pas venue avant. Elle est venue jeudi toute seule. Ils ont discutés seulement Avant ça, il n'avait laissé personne entrer chez lui. Promis!

Il m'a serrée contre lui, tout penaud, en disant que personne ne se ligue contre moi. Qu'il n'aurait pas dû. Il n'avait pas pensé que ça pouvait me faire de la peine. En fait, il n'avait pas su comment la repousser gentiment et lui dire qu'il ne voulait pas qu'elle vienne. Qu'il fallait rester prudent, le virus n'avait pas disparu.

  • Mais tu connais Caro... Difficile de... Il n'avait pas besoin de finir sa phrase, oui je connais Caro!

Au début, Pascal était un peu sur la réserve. J'imagine qu'il pensait à Caro. J'imagine aussi qu'il cherchait comment me demander si elle pouvait venir. Mais, mon plan a très bien marché. Il a très vite oublié Caro et s'est montré très empressé pour me prendre dans ses bras, de me serrer ou de me coller aussi tout le temps.

J'étais contente. Tout marchait bien. Tout semblait marcher comme je l'espérais.

Me méfiant que Caro risquait de refaire son coup de "préparer à manger" pour venir s'incruster chez Pascal, j'ai fait à manger. Donc, quant elle a appelé dimanche en début de soirée, on lui a dit que ce n'était pas la peine. Caro a dû fumer de colère et de déception. J'étais contente de l'avoir battue au poteau.

J'entendais bien le natel de Pascal biper sans arrêt. Je savais que c'était Caro. Elle le harcelait.

Au bout d'un moment, je lui ai dis de la rappeler. Pascal a voulu s'éloigner. Ha! Je lui ai demandé pourquoi? Il m'avait bien appelée alors qu'elle était à côté de lui, collée à lui. Alors pourquoi est-ce qu'il s'éloignait? Alors il a voulu la rappeler plus tard, mais j'ai insisté.

Je lui ai dis que tant qu'il ne l'appellera pas, elle continuera à nous harceler. Non mais!

"Et tu me manques, et pourquoi je peux pas venir, elle m'en veut ces temps non...". Là, j'ai dis à Pascal de lui dire que non. Il n'y avait pas de raisons. Quant elle a compris que j'étais à côté, elle a préféré raccrocher. Probablement contente d'en avoir pas trop dit. Tsss, plus tard, je serais aussi à côté péééépète!

L'empêche, je suis contente de pouvoir passer des journées entières avec Pascal. Il est absolument chouky avec moi. J'aime me faire chouchouter, et je me sens comme une petite Princesse. Clairement je ne veux pas que ce soit Caro qui en profite et pas moi.

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Sam - 28 mars 2020 - Laisser couler

Publié le par JaneDo

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Sam - 28 mars 2020 - Laisser couler

Je crois que ce qui me rendait dingue, c'est le doute. Tout à coup, je me suis demandée si, quant je n'avais pas pu voir Pascal, parce que j'étais mal fichue, est-ce qu'il voyait Caro? Est-ce qu'elle avait profité de mon état pour s'incruster?

Maintenant, ma tête me faisait imaginer des tas de choses. J'étais... de les voir chez lui, sans masques ni gants. Alors que moi, je l'avais porté. J'avais fait tout le toutim avec la douche, changé de vêtements et tout. Elle, Caro, et même Bekky, n'avait pas dû changer de vêtements, il me semble!

Folle, je me posais des tas de questions, et mon imagination me rendait malade. Tous ces jours que j'avais évité de le voir, en avait-il profité pour passer du temps avec elle? Est-ce que chaque fois qu'on se parlait au téléphone, elle était à côté? En train de nous écouter? De m'écouter?

Je ne pouvais pas lui faire la gueule trop longtemps, sinon j'entrais dans son jeu, et elle profiterait de la situation pour me supplanter. Malgré ça, trop fière pour l'appeler, j'ai dû attendre qu'il daigne m'appeler lui. Constat; Pascal n'a pas pu cacher sa surprise de me voir répondre.

Je n'avais pas trop le choix disons! Tant que je ferais la gueule, elle profiterait de le voir...

Je lui ai dis que j'avais remarqué que Caroline avait pris la fuite de chez lui sachant que j'allais arriver. Que ça ne m'avait pas fait plaisir. J'ai demandé si par hasard, elle n'était pas à côté de lui en ce moment même en train de nous écouter? De m'écouter me plaindre? Caro était effectivement là.

La colère m'a aveuglée pendant 1 seconde et demi, mais j'ai réussi à garder mon calme.

J'ai demandé qu'il me rappelle quant il sera seul. Pascal m'a demandé pourquoi je ne viendrais pas, et qu'on parle de vive voix. Qu'il était content que j'aie répondu. Que je ne fasse pas la gueule. Ça m'a carrément énervée qu'il dise ça devant elle. Pourtant, j'étais contente qu'il ne m'ait pas menti.

J'allais reprendre ma surveillance, et cette fois, munie de mon ordi, je me suis préparée pour aller chez lui. Pas question que je laisse Caro prendre ma place. J'allais mieux, la fièvre était tombée, même si hier soir j'avais attrapé froid. Souvent, j'éternue à répétition!

2h plus tard, j'étais chez Pascal. Caro était encore là... Bon, je m'y attendais. Pas d'embrassades. Sécurité oblige.

Je suis restée distante avec Caro. En arrivant, je me suis collée dans les bras de Pascal. Sans douche ou changement de vêtements. Caro a très bien senti ma froideur. Elle m'a demandé si on pouvait se parler en tête à tête, si je voulais bien la raccompagner. Ce qui nous permettrait de discuter un peu.

J'en avais pas envie, mais je ne voulais pas me montrer mesquine devant Pascal. Alors j'ai accepté.

Sur le chemin, je n'ai pas dis grand chose, à part que, depuis qu'elle est avec Bekky, on n'était plus proche. Caro me disait qu'elle estimait toujours que j'étais sa meilleure amie, et qu'elle regrettait que je pense comme ça. Je lui ai dis que je ne me sentais plus à l'aise avec elle, et que je n'avais pas envie de partager quoi que ce soit avec elle. Qu'elle était plus proche de Bekky que de moi!

Si elle est assez maligne pour lire entre les lignes, alors elle comprendra ce que je veux dire...

En discutant après avec Pascal, boudeuse, je lui ai reproché de m'avoir appelée avec l'oreille de Caro collée à l'appareil. Les larmes ont coulés sans que j'aie à me forcer. C'était des larmes de rage, mais Pascal a pensé qu'il m'avait fait de la peine. Je l'ai laissé s'escrimer à essayer de se faire pardonner.

Pascal a reconnu que ce n'était pas très fin, qu'il regrettait sa stupidité. Faut dire qu'il voulait m'appeler, et elle était là, alors elle lui a dit de le faire. Qu'il n'avait pas à se gêner pour elle. Elle comprenait. Que c'est vrai, elle était collée à lui, donc elle devait certainement m'entendre.

Je le déteste d'être si nul... Je me sentais aussi un peu trahie...

Et comme si Pascal avait deviné ce que je m'apprêtais à faire... Pascal me sort; qu'il tient beaucoup à Caro. Qu'il l'aime et qu'il était content que je ne lui demande pas de choisir! Que ça l'aurait vraiment rendu malheureux, et qu'il n'aurait pas pu couper les ponts avec elle. Qu'il nous aimait toutes les 2.

J'étais........ atterrée... scotché... !

Je ne savais plus quoi faire ? J'ai essayé de ne pas lui montrer mon désarroi. Mais, si j'avais été seule, j'aurai fondu en larmes, tapé des pieds, hurlé... C'était mal barré. Mal barré pour ma tête. Il va me falloir trouver comment reprendre ma place, la première. Je me demande comment est-ce qu'elle s'était insinuée entre nous. Depuis quant?

Je ne supporte pas que Pascal puisse hésiter. Peur qu'il ne finisse par choisir Caro, si je l'obligeais à faire un choix.

Pour l'heure, je ruminais. J'étais atterrée, l'angoisse alourdissait mon cœur. Mais, plus ou moins bonne actrice, je n'avais pas le choix que d faire semblant que tout allait bien. C'était samedi, et Caro n'avait pas dit son dernier mot. Elle a appelé Pascal plus tard, pour dire qu'elle avait fait à manger pour nous.

Caro est venue avec sa Paella et s'est incrustée. Thomas est descendu manger avec nous, comme d'habitude. Je me suis sentie "hors jeux". Ils parlaient de choses dont je n'étais pas au courant. Apparemment, j'avais raté pas mal de choses. J'ai quand même gardé le sourire.

Une fois qu'on a eu fini de manger, Thomas est resté un moment. Une fois qu'il est remonté chez lui, Caro est restée installée dans le canapé, comme si elle était chez elle. Ça m'a profondément énervée. Ça m'a aussi énervée et angoissée de les voir choisir, pratiquement joue contre joue, quel film on allait regarder.

C'est une blague ou quoi? C'était du délire... J'avais chaud. Ils avaient l'air si proche, j'étais terrifiée. Je dois agir. Vite.

Je n'ai pas pu me retenir; je lui ai dis directement, qu'il était peut-être temps qu'elle rentre chez elle. J'ai senti leur regard me transpercer. Je souriais. Mais intérieurement, mon cœur battait à toute allure, dans mon estomac. Je tremblais, j'avais la gorge nouée. J'appréhendais que Pascal intervienne pour me contredire.

Pascal a dû sentir que c'était mieux de ne rien dire. J'ai très bien vu le regard qu'ils ont échangés. Caro a hésité un moment, espérant une intervention de la part de Pascal. Elle m'a demandé si elle ne pouvait pas rester un peu? (que dalle). Comme je n'ai pas répondu, elle a fini par se lever pour partir.

Pascal a voulu l'accompagner à la porte, pour ça, je me suis vite précipitée vers lui. J'ai mis son bras autour de mes épaules et on l'a raccompagnée tous les 2 à la porte. Au moins, ils n'ont rien pu se dire. Encore là, elle a regardé Pascal qui n'a rien pu dire. On lui a fait signe et l'a regardée traversé le jardin pour rentrer chez elle.

Enfin seuls... Je sentais que Pascal cherchait à me dire quelque chose. J'ai tout fait pour qu'il n'en ait pas le courage.

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Ven. 27 mars 2020 - Tsss, Pascal m'a menti... encore

Publié le par JaneDo

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Vendredi - 27 mars 2020 - Tsss, Pascal m'a menti... encore

Avec Pascal, on a passé pas mal de notre journée au téléphone. J'allais un peu mieux, mais, je n'étais pas certaine que ça tiendrait. Alors, je restais plongée au fond du lit. Repos total. Pas de sortie. J'ai appelé un peu avant le moment que Thomas descendait pour manger avec nous. Je ne voulais pas le déranger pendant le repas.

J'ai entendu Thomas arriver, mais... je sais pas... quelque chose n'allait pas.

Bizarre, mais j'ai eu l'impression qu'on l'avait arrêter dans son entrain. Et encore plus surprenant, c'est que Pascal ne me l'a pas passé. Ce qu'il avait pourtant fait hier par exemple. Ça m'a travaillé. Alors, malgré mon état, je suis sortie pour aller voir. Pas pour débarquer chez lui, je n'en avais pas le droit. Non, je voulais me rassurer.

Parfois on fait des trucs, et même avant de le faire, on sait qu'on ne devrait pas... On sait que ça va mal se passer... Ben, je savais sans savoir.

Caroline était chez lui. Pascal aurait pu me le dire. Je ne comprenais pas bien pourquoi il me l'avait caché. Je les ai regarder manger ensemble dans la bonne humeur. Comme si personne ne pensait à moi. Poignardée dans le cœur, je me suis sentie inexistante. Rayée de la carte. Et en colère aussi.

Pourquoi me cacher qu'il avait invité Caroline? Parce qu'il l'avait invitée pour me remplacer?

J'ai attendu. Je voulais savoir si elle dormirait chez lui. Là, je crois que je serais en colère. Debout au fond du jardin, sans bouger, je commençais à craquer de froid. Pour me dégourdir les jambes, j'ai été jusque chez Caroline, voir ce que faisait Bekky. Pas de Bekky? Bizarre.

En revenait, je me suis approchée plus. Et oh surprise, Bekky était là aussi. Alors là, je n'en revenais pas. Est-ce qu'il leur avait fait faire tout le cirque de sécurité? Comment est-ce que j'ai pu ne pas le remarquer? Ils avaient l'air de passer une très bonne soirée... J'ai appelé juste pour faire chier je crois. Pour savoir aussi si Pascal finirait par me le dire.

Pascal n'a pas entendu son natel la 1ère fois. Il semblait n'avoir pas entendu son natel.

Normalement, si on avait été que les 3, on aurait fini de manger déjà. Mais là, ils tardaient à table. Rigolaient beaucoup. Pascal n'avait pas entendu mon 1er appel, mais le 2ème oui.

Caro a été le rejoindre pour regarder qui appelait... comme si elle était sa copine? J'hallucine! Ils ont regardés en direction des baies vitrées.

Pascal a été ensuite occulté son appart de l'extérieur. Ça m'a mise en colère. Et si je débarquais? Ha, je ne pouvais pas faire ça.

Pascal a fini par m'envoyer un petit message pour dire qu'ils mangeaient, et qu'il m'appellerait après. Il ne se mouillait pas trop. C'était dans le sens large, donc, il me dirait sans doute que Caro et Bekky sont venus manger avec eux.

Je pelais de froid, mais j'ai attendu. 1/2h après, j'ai vu que Thomas avait regagné son appart. Peut-être 20mn plus tard, j'ai vu Bekky passer pour retourner chez Caro. Mais pas de Caro. J'ai attendu. Mon natel a vibré. Quoi? Pascal m'appelle alors que Caro est toujours chez lui? Culot!

Mais, je n'ai pas répondu. J'ai préféré attendre encore un peu. J'espérais la voir quitter son appart. Mais, par la fenêtre de la cuisine, je la voyais boutiquer, comme si elle rangeait et mettait la vaisselle dans le lave-vaisselle. J'avais vraiment froid, la fièvre commençait à butiner ma tête. Alors, j'ai pris le risque de l'appeler.

Ben, Pascal ne m'a pas dit que Caro était là. Le sachant, j'ai remarqué qu'il était un peu sur la retenue au téléphone. Même eu l'impression qu'il cherchait à écourter mon appel.

Il est sorti fumer sur la terrasse. Caro est venu s'asseoir à côté de lui sur la balancelle, alors qu'on parlait encore au téléphone.

Purée, ça m'a mise dans tous mes états.

J'ai raccroché au milieu de notre conversation. Je n'en pouvais plus. Il ne me disait pas qu'elle était là, et pourtant, elle était à côté de lui à nous écouter. Pascal a regardé son natel, surpris, puis a essayé de me rappeler. Mon natel vibrait dans la poche de ma veste, mais je n'ai pas répondu.

Il a essayé encore 3 fois. Niet. Il devait se douter maintenant qu'il y avait anguille sous roche.

Bras dessus bras dessous, Pascal et Caro sont retourné à l'intérieur. Comme il avait bouché la vue dedans, je ne savais pas ce qu'ils faisaient, mais l'idée que Caro passait la nuit chez lui me tordait les boyaux. Caro pouvait se douter que j'étais peut-être dans les parages à observer chez Pascal, et pourtant, elle s'accrochait fièrement au bras de Pascal.

Cette petite vache, il va falloir que je m'occupe d'elle!

Hum... Je devrais débarquer. Ou débarquer quant ils iraient se coucher? Encore mieux non?

Non. Je risquais de péter un câble. Ooooh, je ne savais pas quoi faire... Je me suis éclipsée jusqu'à ma voiture. Je me suis plantée au milieu du chemin, d'où je pouvais voir sa porte d'entrée et la terrasse. Et je l'ai appelé. J'ai senti le malaise, mais j'ai fait l'ignorante. Prétextant qu'il me manquait trop.

Je lui ai dis que comme on avait été coupé, il me manquait trop, alors je suis partie pour aller chez lui. Je l'ai senti sursauter, mais il a fait semblant que ça lui faisait plaisir. Il m'a demandé si j'allais mieux alors. J'ai ignoré la question. Je lui ai dis que j'étais bientôt chez lui, quelques minutes.

Il a répété mes paroles. Et j'ai vu Caro passer la porte en courant... Pfff.

Là, je ne pouvait pas continuer à faire la stupide... Je lui ai dis que j'étais dans le chemin et que je venais de voir Caro filer... Et j'ai raccroché.

Pascal a essayé de m'appeler x fois, mais j'ai pas répondu. Il a envoyé des messages, le 2ème disait en gros; "c'est pas ce que tu crois". Pfff. Je lui ai répondu que c'était la phrase type des menteurs quant c'est justement ce que tu dois croire. Que c'était inutile qu'il m’envoie des messages, je ne répondrais pas.

Il m'a encore envoyé juste derrière; "je viens chez toi (I'm coming over)". Je lui ai mis; "ben, ça tombe bien, j'y serais pas (Good. I'm not there, and won't be)". Avec la sécurité dont il faut s'entourer, il a laissé Caro venir chez lui? Et pas seulement Caro, mais Bekky aussi? J'étais raide de chagrin.

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Jeudi - 26 mars 2020 - Arnaqués par l'Etat

Publié le par JaneDo

Jeudi - 26 mars 2020 - Arnaqués par l’État

On a vraiment des assurances de merde, ici en Suisse. On se fait arnaquer par nos assurances à un point...  Et si c'était la seule arnaque de l'État, ça irait, mais ça suit toute une chaine immensément longue; les administrations, le système judiciaire tout entier; juges et touti quanti, la police. Bref, on est gâté!

Mais, les Suisses sont des moutons, ils ne font rien. Ou surtout, on n'a pas le temps de faire quoi que ce soit. On veille bien à nous occuper avec nos boulots respectives. Puis, tout est top secret ici. Tout est caché sous une surface lisse, polie, impeccable. Ça c'est la Suisse derrière la façade.

Ceux pour qui nous avons votés nous vide les poches... Derrière la façade, il y a la crasse... L’État!

On paie une fortune chaque mois en assurance, égal à un loyer, assurances bien sûr OBLIGATOIRE je vous prie! Mensualité à hauteur d'un loyer. Et ne cherchez pas à vous y soustraire, c'est obligatoire. C'est pour couvrir et nous aider dans nos frais médicaux!!!!

Oui, mais très drôle, vous payer pour être couvert, mais, ils ne couvrent rien. Les dents? comme si ça ne faisait pas partie du corps humain; pas couvert. Les yeux? non plus. Le transport d'urgence en ambulance? pas couvert. Médecins moins chers en France; pas couvert. Médics non plus.

Et n'ayez pas l'idée d'être malade; des tonnes de médics ne sont pas pris en charge, et vous payez d'abord minimum 1000.-- francs suisses de votre poche avant qu'ils sortent 1 centime. Bien sûr après des mois de correspondance et de paperasseries à remplir.

Cerise sur le gâteau, l'assureur qui vient chez vous, vient en Porche, ou en BMW je vous prie!

Alors, malgré mon état, je suis allée à la pharmacie du coin chercher ma longue liste de médics; ben, il faut payer d'abord, ensuite envoyer les factures à l'assurance pour qu'ils me remboursent! Là, j'ai piqué une colère; pas question que je parte sans mes médics et pas question que je paie 1 centime.

Ils n'ont qu'à s'adresser à mon assurance pour ça. Mais voyons; ils ont des accords spécifiques avec les assurances. Et ils ont une liste de médics, si les vôtres ne sont pas dessus, hun hun, il faut payer. Non mais, c'est quoi cette blague! Mes médics ne sont pas sur la liste?

C'est juste pour donner l'occasion aux assurances de refuser de vous rembourser certains médics après coup, et d'enlever un pourcentage sur ce qu'ils remboursent pour en fin de compte, tout payer vous-même. Et bien sûr, l'assurance est une obligation étatique.

Donc, chaque mois, vous payer une assurance très chère, qui va droit dans les poches des conseillers fédéraux élus, qui siège aux conseils d'administrations de votre assurance. Et leur travail, c'est de se rendre 2 fois par an maxi, au siège de l'assurance pour signer les procès verbaux des comptes! C'est leur seul rôle en tant qu'administrateur.

Chaque voyagent du conseiller fédéral est pris en charge totalement par l'assurance; hôtel, resto, voiture avec chauffeurs, etc., et pour chaque passage à l'assurance pour son job d'administrateur, l'élu, sensé se préoccuper en 1er des citoyens de ce pays, reçoit quelques millions.

Par exemple; et on a appris ça il y 10ans ou plus, le conseiller fédéral qui siégeait à la Banque Cantonale Vaudoise, en tant qu'administrateur, recevait quelque chose comme 4,5 millions par année de la BCV. Et sur le salaire d'administrateur, il ne paie pas d'Impôts! C'est beau non?

Ces millions font parties des bénéfices des sociétés d'assurances...  Pareils pour les banques, dont la moitié des conseillers fédéraux font parties des conseils d'administration! Cela s'appelle un "conflit d'intérêts". Mais, cherchez pas à vous révolter, c'est interdit.

C'est interdit de déposer des plaintes communes, interdit de manifester sans demander d'autorisation, interdit d'avoir ces infos, interdit de demander le salaire de vos propres employés qui travaillent pour l'état! Quel beau pays d'arnaqueurs n'est-ce pas? Derrière nos jolies montagnes, lacs, paysages... de la merde!

Et quant on sait que les conseillers fédéraux sont les employés du peuple!

Et ne pensez même pas à déposer plainte contre l’État, les juges travaillent pour l’État! Donc votre affaire sera déboutée d'emblée. Ensuite, la machine se mettra en route pour vous emmerder, jours après jours, pour vous faire taire. Et c'est légalement légal. Ils se couvrent tous entre eux.

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Mercredi - 25 mars 2020 - Pire malade de la planète

Publié le par JaneDo

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Mercredi - 25 mars 2020 - Pire malade de la planète

Me suis réveillée vers 17h... bizarre, je ne dors jamais aussi tard. Ou peut-être que Docteur Pascal est un bon docteur, hihihi. Mais, je ne suis vraiment pas en forme. Je m'inquiète encore plus de le contaminer.

J'ai beaucoup de fièvre. Pascal n'a pas l'air de me croire, mais je suis vraiment impossible quant je suis malade. Je ne supporte juste pas.

Il faut que je rentre chez moi, même s'il est vraiment chou.

Si j'ai quelqu'un à mon chevet, je suis impossible; j'amplifie mon mal être, juste pour qu'on s'occupe encore plus de moi, et rien de rien ne me convient. Je suis la pire malade de la planète. Et je me plains sans arrêt, je râle, je demande quelque chose et quant on me l'apporte, ça va pas!

Pas la 1ère fois que Pascal me dit qu'il avait quelque chose à me dire, mais cette fois, comme je suis malade, c'est pas le bon moment. Je lui avais déjà dit que, si ça doit causer des problèmes entre nous, je ne voulais rien savoir. Je devine bien qu'il préfèrerait ne rien dire, en même temps, il ne peut pas ne pas me le dire. Dilemma.

Mais je crois que je devine de quoi Pascal veut me parler; Il veut me dire que Jess est enceinte...

Je ne sais pas encore comment réagir, alors je préfère faire semblant de ne pas vouloir le savoir. Hum, après tout, il se sent encore plus coupable, et est encore plus gentil. Je vois bien que ça le travail, qu'il y pense de plus en plus. Je me demande bien ce qu'il va faire!

Et moi? Je fais quoi? Je le laisse partir? Je ferme les yeux? Je pète un plomb? Je lui fais une scène? Je pleure? Je le supplie de ne pas me quitter? Je sais vraiment pas quoi faire, ni comment réagir pour bien faire!

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Mardi - 24 mars 2020 - Rentrer

Publié le par JaneDo

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Mardi - 24 mars 2020 - Rentrer

Il fallait que je rentre. Je veux rentrer. J'ai besoin de rentrer. Il me faut un moment, seule, chez moi. C'est pas que je m'ennuie, pas que je ne me sens pas bien chez Pascal, mais j'ai toujours besoin d'une petite retraite, être seule un moment. Si non, je me sens oppressée, under scrutiny.

I need my own space, my moment. No pressure. To be myself a few hours or days.

En plus, j'avais commencé à avoir un peu de fièvre, alors il fallait que je m'isole. Pascal n'était pas d'accord. Il pensait que c'était juste mon asthme et ma crève qui ne me quittait pas. Le problème est que, je suis une personne à risque. Je ne voulais pas le mettre en danger.

On a bataillé sur le sujet un moment, puis j'ai capitulé. Pascal voulait jouer au docteur, s'occuper de moi. Je devais aller chez moi, parce qu'hier, quant je suis rentré pour prendre quelques affaires, j'ai oublié mes médics, donc, de toute façon, il était impératif que j'aille les chercher.

Méfiant, Pascal a tenu à m'accompagner. Il se doutait que je l'appellerai pour dire que je reste à la maison.

Il avait été un amour ces jours, il est resté silencieux et m'a juste prise contre lui quant je craquais et pleurais pour ma petite puce. Je lui ai raconté ce que mon frère m'avait dit, et mon soulagement de savoir que ma puce n'avait pas été abandonnée chez le véto, comme je l'avais imaginée, ce qui me faisait souffrir.

Pascal a été un soutient incroyable. Il se doutait bien que je ne pleurais pas uniquement Dobby, mais Térette et Maxou aussi. Il savait que je pensais aussi à ma mom, gran'ma et mon frère aîné. Pascal a été vraiment chou, gentil, très tendre. Il était vraiment adorable.

En milieu de soirée, je me suis effondrée. Je n'arrivais plus à faire semblant que j'allais bien, la fièvre me tapait sur le système. J'étais naze. Je me suis couchée. Je n'avais même pas faim, mais Pascal m'a quand même fait une crème d'asperges vertes. Vraiment très bon. Je me suis sentie mieux après avoir mangé.

Je l'entendais jouer à la guitare au salon. Pour que je ne me sente pas seule, Pascal avait laissé la porte de la chambre entre-ouverte.

C'est fou, il se rappelle que c'est la soupe que me préparait ma mom quant j'étais malade. C'était souvent la seule chose que je pouvais avaler. Je ne suis pas souvent malade, alors je supporte difficilement quant je le suis. Mon petit docteur perso adorable. Il était au petit soin, même si j'étais à moitié dans les pommes, je sentais sa présence rassurante.

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Mes chiens

Publié le par JaneDo

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Térette; mon 2ème bébé

 

Maxou - mon petit cœur

 

Trufette de ma petite Dobbily

 

Miss Shanna à Cugy

 

Portrait de mes chiens. Si on peut oser le dire, j'ai toujours plus aimé les chiens que les humains.

Ils vous aiment sans retenue, ne vous en veut jamais, et vous comble le cœur d'amour.

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Lundi - 23 mars 2020 - RIP Dobbily

Publié le par JaneDo

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Lundi - 23 mars 2020 - RIP Dobbily

Mon cœur est plus en paix. J'ai eu mon frère en ligne, et j'ai voulu savoir ce qui c'était passé pour ma petite Dobby. Ils avaient été, tous les 3, Nat, Sam et mon frangin, avec Dobby chez le véto. Donc, elle n'avait pas dormi là-bas toute seule la nuit d'avant. Ils étaient avec elle quant elle a été se faire opérée. Merci mon Dieu.

Elle n'a pas été emmenée en salle d'op sans un visage connu autour. Elle n'a rien vu, ni senti. Le véto, après les avoir informé de son état, ils ont décidés de la laisser dormir.

J'ai moins mal. Mon imagination m'avait fait souffrir. L'empêche, sa petite bouille adorable me manque.

Ça me fait de la peine qu'elle ne fait plus partie de ce monde, de ma vie. Qu'elle avait disparue à jamais. Plus jamais, personne ne la verra sautiller de joie en nous voyant, de twister en recevant un câlin. Plus jamais elle ne viendra se coucher sur le canapé juste pour être à côté de moi.

Faut que je me rappelle qu'elle n'a pas eu à souffrir des mois durant. Elle est partie en douceur. Qu'elle va manquer à beaucoup de monde, à toute la famille. Dobby a marqué par son passage sur cette terre.

J'ai toujours un petit pincement au cœur en regardant le jardin. Jardin qu'elle ne foulera plus. Son jardin.

Mon petit frère m'a dit que Shanna, la chienne Boxer, était toute triste. Moins excitée que d'habitude, elle sait bien que Dobby ne reviendra pas. Ils ont pris le temps de lui expliquer. Les chiens sont pas des idiots, ils comprennent très bien quant on leur parle. Et Shanna a compris.

Shanna avait grandi avec Dobby. Je les avais pris les 2, ensemble, quant elles avaient quelques mois à peine. 2 petites boules de poils chocolats, qui marchaient encore avec hésitation. Shanna s'était un peu révoltée en retournant chez Marlon et avait bouffé toutes les plinthes, les pieds de table, etc, de l'appart.

Elle n'avait jamais fait ce genre de chose avec moi. Je crois qu'elle voulait rester avec moi. Faut dire qu'elles étaient avec moi tout le temps; à la maison, en voiture. Je les promenais toutes les heures au début. Et on jouait beaucoup. Des jeux apprentissage. Souvenirs qui font chauds au cœur. -------> Shanna et Dobby chez mon frère ------->

Puis elles ont été séparées, chacun chez son papa. Mais, chaque lundi aux soupers de famille, elles s'en donnaient à cœur joie. On voyait qu'elles étaient contentes de se retrouver. Très vite, Shanna a pris la tête de la meute de 2, et Dobby l'a accepté sans rechigner. Adorables.

Dobby était vraiment une chienne agréable et facile à vivre. Peu avant que, mon neveux, Dave l'a prenne pour s'en débarrasser chez mon frère, on avait croisé pour la 1ère fois les 2 grands Dogues croisés Rottweiler d'en face. Je ne sais pas où Dob avait appris ça, mais elle s'était soumise.

Ces chiens étaient agressifs. Ils sautaient contre la clôture les dents saillants, bavant d'agressivités, prêt à vous tailler en pièce. Et pourtant là, ils sont resté stoïque, et ont reniflés Dobby avant de jouer 1mn ensemble. Leur maîtresse n'arrivent pas à les tenir, et de peur, a préféré vite les réduire.

Bizarrement, malgré leur grand jardin clôturé, ils ne sont que rarement dehors... Ils ont même mis des panneaux masquant la rue, pour éviter les grognements et aboiements  agressifs de leurs chiens contre les passants.

Normalement, les Dogues sont gentils, mais le Rottweiler en eux prend le dessus! Je n'ai en principe pas du tout peur des chiens, mais là, même moi, je ne les approcherais pas... Ils ont l'air imprévisibles.

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