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amour

Dim - 10 mai 2020 - Fin de torture...

Publié le par JaneDo

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Dim - 10 mai 2020  -  Fin de torture...

Fête des mères. Je n'ai pas d'enfants, donc je ne suis pas concernée. Comme mes sœurs, frères et certains de mes amies ont des enfants, je n'ai pas manqué de leur envoyer un petit message de félicitations. Grâce à mes sœurs, je suis une fière tati de leurs beaux enfants, qui me rendent mon affection au centuple.

Je n'ai jamais voulu avoir d'enfants. J'aime être tati, c'est le rôle que je préfère. Quant on en a marre, on les ramène à leurs parents. Ce qui est surprenant, c'est que mes neveux, petits, aimaient être chez moi. Ils ne voulaient jamais rentrer. Je ne comprenais pas, parce que moi, à leur âge, je détestais la séparation de ma famille!

Il fallait toujours donner un coup de pieds au cul à Mat, un de mes ex, pour qu'il pense à offrir, ne serait-ce qu'un foutu bouquet de fleurs à sa mère. Ou elle passait à la maison pour voir son fils chéri

Au lieu de s'occuper de sa mère, l'idiot allait se coucher, et je devais me taper sa mère. Certains enfants sont des ingrats.

J'aurai dû me douter à ce moment là de quel bois il se chauffait. En tous cas, la reconnaissance ne faisait pas partie de sa palette de sentiments. Il n'avait surement pas dû être un enfant câlin, mais plutôt égoïste, froid, estimant que tout lui était dû.

Karma's a bitch (le karma est une salope), ça le rattrapera bien assez tôt. Il a un fils qui lui ressemble pas mal!

Le réveil pour moi a été pénible. Je ne me suis endormie qu'aux 1ères heures du matin. Pascal et Caro avaient passé la nuit à batifoler, et moi à faire semblant de dormir. Je pouvais difficilement me boucher les oreilles, et je les ai entendus chuchoter, les "je t'aime, je t'adore", les rires... Ils se sont même lever pour aller grignoter.

J'aurai tellement voulu dormir dans les bras de Pascal, mais ce soir, c'était Caro qui en profitait. Ils étaient emmêlés comme les Paresseux, l'un dans l'autre, et moi je dormais toute seule dans mon coin.

Hier, j'ai nettement senti que Pascal cherchait à me provoquer. J'ai réussi à me contenir. J'ai eu du mal. J'avais drôlement envie de lui voler dans les plumes, lui arracher les cheveux, le tondre...

Hahhh, du calme ma fille! Pas le moment de perdre mes moyens!

Pas Caro, elle au contraire, faisait attention. Elle ne voulait pas me voir péter une durite. Mais elle le gardait à l’œil chaque fois qu'il venait vers moi. Il était sensé être avec elle, et non à jouer les joli cœur avec moi.

Elle n'est venue qu'une fois le rechercher par les oreilles.

Pascal passait autant de temps avec moi, qu'il le faisait avec Caro, alors elle ne disait rien. Les petits bisous ou baisers volés étaient drôlement plus... savoureux... excitants... J'ai adoré chaque moment.

Quant j'ai ouvert les yeux, j'avais été me laver la figure et les dents. Pascal en fait autant juste après. Caro n'y a pas pensé et a voulu se caler dans ses bras, Pascal l'a repoussée, quant elle a voulu lui faire un bisou, dégoûté. Quant Caro est partie à la salle de bains, je me suis glissée dans ses bras.

A son retour, trop tard pour elle, Pascal et moi batifolions. Elle a essayé de s'immiscer, mais n'a pas réussi. Après 10mn, elle a quitté la chambre. C'était le paradis. Pascal m'a taquinée à ma façon de le traiter de gamin depuis quelques temps. Il était plutôt rassuré que je ne l'ai pas du tout pensé qu'il était un gamin ce week-end.

J'étais tellement contente de retrouver ses bras, ses câlins, sa tendresse et ses petits bisous par-ci par-là.

Rire, il m'a dit qu'il s'était fait violence tout au long du week-end, pour ne pas me regarder. Il avait eu peur de me voir souffrir. Il était surpris que j'aie réussi à supporter ce week-end. Bon, c'était mon idée après tout. Et quoi? Il ne pensait pas que j'avais un moral d'acier?

On s'était mis d'accord hier soir avec Thomas; on voulait être tranquille aujourd'hui. Quel bonheur. On a donc pris le temps de discuter un peu de notre situation à tous les 3. Je ne voulais pas trop en dire, de peur de le regretter plus tard. J'ai admis que ce n'était pas facile.

Heureusement, je n'ai pas eu à le dire, Pascal l'a fait à ma place, pour rappeler à Caro, qu'on sortait ensemble avant qu'elle fasse partie du tableau. Et que ce n'était que parce que je lui avais tendu la main. A ne pas oublier que j'étais avec lui avant, que j'étais sa copine avant toute chose.

Ça m'a fait plaisir qu'il se le rappelle et qu'il le dise.

J'aurai été un peu gênée de devoir encore le rappeler, surtout après le week-end que je venais de me prendre dans les dents. C'était de ma faute, et c'était mon idée. Je voulais savoir ce qu'elle vivait, ben maintenant, je le sais. Je ne sais pas comment Caro fait pour être encore là, à espérer, moi, j'aurai abandonné il y a longtemps.

C'était une journée agréable et tranquille. J'ai fait une sieste après le petit déjeuner, après notre discussion. Je me suis endormie presque tout de suite. Je devais être crevée. Je ne sais pas ce qu'ils ont fait, je n'ai pas demandé. Ça ne m'a pas préoccupée, parce qu'en fait, je ne voulais pas savoir.

On a quand même mangé avec Thomas et Bekky vers les 14h. On ne s'était rien dit, rien prévu, mais, on aurait dit que tacitement, on avait arrêter le changement de rôle. Pascal était comme d'habitude, à me coller au train. J'aime bien sa façon de me coller. Si c'était un autre, je me serais déjà rebiffée.

Caro avait repris son rôle un peu en retrait. Elle s'appropriait Pascal un peu plus, dans le sens, qu'elle se permettait de se coller sur le même fauteuil, ou sur ses genoux, ou de lui faire des bisous, par exemple, s'il se croisait entre la cuisine, le salon, etc.

Quant je me suis mise à lire, elle s'est lovée contre lui dans l'autre canapé. Après ce que j'avais vécu, dans ses pompes, ça ne m'a pas dérangée.

Paul a débarqué en milieu d'après-midi, et je sais que les mecs avaient envi de se taper des jeux vidéos en réseau. Mais ça voulait dire, délaisser Caroline et Rebecca. Alors, ils ont joués à un de ces jeux de sociétés. Les jeux sont en anglais, et ça devait être un peu dur pour Caro, contrairement à nous, ce n'est pas sa langue maternelle.

Moi, j'avais mes bouquins, et je n'avais pas beaucoup lu durant ce week-end, alors je me suis rattrapée. C'était mon petit moment à moi. Le bruit de fond de leurs rires, petites disputes sur les règles, etc, était agréable et rassurant. C'est ce que j'aime quant on est en groupe, on peut être seul sans être seul.

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Sam - 9 mai 2020 - SOS cœur brisé

Publié le par JaneDo

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Sam - 9 mai 2020  -  SOS cœur en souffrance

Ah, pas la forme. Pas assez dormi. Même en me bouchant les oreilles, je les ai entendu baiser toute la nuit. Heureusement, je devais être chez moi avant 8h, pour la femme de ménage. J'ai pu ainsi éviter de les croiser.

J'avais une sale tronche, et des cernes jusque parterre. C'était donc tout ça que Caro subissait le week-end, quant elle reste avec nous... Horrible. Je ne me rendais pas compte qu'on faisait autant l'amour!

Pas envie de bouger de la maison. En même temps, si je ne me bouge pas les fesses pour aller chez Pascal, ça montrera que je n'ai pas les tripes, et que je ne supporte plus.

Je ne supporte pas, mais, j'avais choisi de voir ce qu'elle subissait, alors, je veux me montrer plus forte que Caroline.

Quant Pascal est passé vers moi hier soir pour savoir comment j'allais, il a voulu me prendre dans ses bras. Je n'ai pas pu empêcher ma bouche de lui demander, s'il faisait pareil quant il passait vers Caro. Je me doutais bien de la réponse, mais, ça écorche quand même les oreilles, de l'entendre me dire que oui.

OMG, j'en ai plein la tête... Je suis contente de me débarrasser de Slavika en la jetant à la station de métro. Mais, faut quand même le dire, on a fait un super boulot dans le jardin. Elle a presque failli, encore une fois, bousiller ma tondeuse à gazon. Le jardin derrière mon garage avait vraiment besoin de la tondeuse!

Elle a essayé de se fourguer chez moi vendredi prochain, mais j'ai annulé 2h après l'avoir larguée au métro. Je comprends qu'elle cherche à compenser pour les heures perdues pendant le confinement, mais, je ne pourrais pas la supporter toutes les semaines. Non merci.

Fallait me débarrasser des brins d'herbes qui piquent etc. J'en avais partout; dans mon t-shirt, les cheveux, les yeux, bref, il me fallait une bonne douche. Pourtant, je n'ai pas envie de m'habiller, j'avais la flegme... Bien sûr, voir Thomas, Bekky, Paul et probablement Michael, ce serait cool. Je sais qu'on passera une bonne soirée.

Après la douche, j'ai fait une sieste, question de rattraper mon sommeil, avant de me pointer chez Pascal vers 18h.

Ils se préparaient à faire une grillade. Il faisait encore beau, mais, le ciel était bas et gris, donc la pluie menaçait. D'ailleurs, on a dû tout ramener sur la terrasse, parce qu'il s'est mis à pleuvoir. On a eu du bol ! C'était de la pluie fine, les grosses gouttes ont attendus qu'on soit installé sur la terrasse pour descendre en trombe.

Bizarrement, j'avais vraiment l'impression d'être la 5ème roue du char. D'être de trop. Pascal et Caro avaient l'air plus proche que jamais. Est-ce qu'on avait nous aussi l'air aussi proche, et que je ne m'en rendais pas compte? Pascal-Caro, Thomas-Bekky, avaient l'air de 2 couples d'amoureux. J'étais dégoûtée, ils allaient trop bien ensemble.

Caro irradiait de bonheur. Je me demande si elle avait jamais été aussi jolie? Ça m'a tordu l'estomac. De la jalousie ou l'envie? Je ne sais pas. Je souffrais le martyre. Je faisais beaucoup d'efforts pour avoir l'air détendue, faire semblant que tout était normal, et pour sourire.

Aussi, un gros gros efforts pour ne pas les regarder sans arrêt...

Je devais me rebooster avec ma phrase fétiche. Je crois qu'on a tous une phrase, que dès qu'on se le dit dans sa tête, on trouve de la force. Si non, ben moi oui, depuis l'âge de 12ans je crois.

Chaque fois que j'ai besoin de me libérer de ma timidité ou d'une situation difficile, je récite ma phrase. C'est mon secret.

Dieu j'avais envie de dire STOP, je veux plus, on arrête... De les voir tout le temps collé-collé... Très très dur...

Je pensais déjà à après, quant je devrais aller à nouveau dormir toute seule. Ça me bouffait déjà. Il y a eu un petit répits, à cause de l'appel des parents à Pascal. On est resté dehors, mais on entendait tout. Ils étaient en appel vidéo.

Ses parents voulaient savoir quant est-ce qu'il pensait rentrer pour être auprès de sa femme. Assez gênant. Thomas était avec lui. Sur la terrasse, on se regardait tous à les entendre se prendre la tête. Pascal n'a pas osé être trop dur, parce qu'on était là j'imagine.

Dès que l'appel a été terminé, tout de suite, Caro a été vers Pascal et l'a prise dans ses bras, comme pour le consoler. Une chose que je n'aurais pas pensé faire. J'en ai éprouver de l'animosité. J'avais des tonnes de progrès à faire moi. J'espère qu'il ne va pas lui ouvrir son cœur à propos de ses ressentiments envers ses parents.

J'estime que ça me revient, pas à elle. Ah, je crois que je lui en voudrais sinon... J'aurai dû aller vers lui... J'aurai dû  penser!

C'était elle, Caro, assise sur ses genoux, les bras autour de son cou. C'était elle dans ses bras. Encore elle assise entre ses jambes, quant il jouait aux jeux vidéos. Encore elle à qui il faisait de petits bisous dans le cou, sur les lèvres, dans la paume. C'était ses mains qu'il cherchait en passant près d'elle. C'était elle qu'il entourait de ses bras...

C'était avec elle qu'il partageait ses sourires, ses clins d’œils, des baisers volés...

Et moi, je n'arrive même pas à aller vers lui, comme Caro l'aurait fait à ma place. Au contraire, je l'évitais. J'évite de les avoir sous les yeux. J'évite de croiser son regard. J'évite d'aller à la cuisine en même temps que lui. Quant je le vois venir dans ma direction, je prends la fuite. Des trucs que Caro n'aurait jamais fait.

Je suis la plus grosse dinde idiote de la planète. Je ne sais pas prendre le contrôle... J'angoissais déjà de voir tout le monde partir et me retrouver avec eux deux. Je vais me sentir seule, amer, avide et... envieuse... Si javais le courage, je demanderais à Pascal si je pouvais dormir avec eux. Mais, je n'ai jamais été courageuse.

Grâce au ciel, Caro est venue me le proposer. J'avais failli me confondre en remerciements jusque parterre!

Par fierté, j'ai voulu dire non, mais, sachant que j'allais le regretter, j'ai dit oui. Mais, à vrai dire, je n'en avais absolument pas envie. J'aurai préféré qu'elle me dise qu'on arrête, que Pascal voulait qu'on arrête, et qu'elle aille dormir dans l'autre chambre... Euh... J'ai été m'enfermer dans les douches de l'autre chambre pour pleurer.

J'étais à bout. Aïe, est-ce que j'aurai le culot de lui faire ce genre de chose; l'expédier dans l'autre chambre???

C'était tout aussi pénible de les voir faire l'amour. Tout aussi pénible de me retenir de ne pas le repousser quant il s'est tourné vers moi, alors que toute mon âme, j'avais envie de le mordre, de refuser de passer en 2ème.

Tout aussi insupportable de le voir la prendre dans ses bras pour dormir. D'habitude, c'était ma place... J'avais un nœud à l'estomac. Avions nous été comme ça, sans cœur?

Je n'arrivais pas à fermer l’œil. Et les voilà qui remette ça. Ils n'arrêtaient pas, comme si Pascal était rentré de l'armée après une longue absence. Était-il en manque à ce point là? Grhhh. C'est vrai que Pascal était assez porté sur le sexe, mais, je n'avais jamais pensé qu'elle pouvait nous entendre depuis l'autre chambre.

Parfois, je pensais faire attention de ne pas trop faire de bruits. Parfois, j'avais fait exprès, pensant qu'elle préfèrerait rentrer chez elle la prochaine fois. J'étais trop méchante.

Le bruit du lit, matelas, les petits bruits qui s'échappent de nos lèvres... ça ne trompe personne. Est-ce que Caro souffrait autant quant c'était nous?

Comment est-ce qu'elle avait fait pour nous supporter tout ce temps, toutes ses années!

Mon Dieu, comme elle a dû souffrir depuis tout ce temps en silence. Chapeau. Impossible que je me montre moins forte qu'elle. Impossible. Encore juste 1 jour, et c'était fini. Il allait falloir que je me remette en question. Que je réfléchisse comment gérer et ne plus lui infliger autant de souffrance.

J'avais souvent été carrément égoïste, et je ne me rendais pas compte du courage qu'il lui avait fallu toutes ces années. J'avais même été vraiment vache par moment... Ce week-end avait été le pire de toute mon existence...

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Ven - 8 mai 2020 - Inverser les rôles

Publié le par JaneDo

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Ven - 8 mai 2020  - Inverser les rôles

J'avais été un peu dure, peut-être même méchante avec Caro. Je n'en étais pas sure. N'arrivant pas à vraiment savoir ce qu'elle devait ressentir ou vivre, j'ai décidé de me mettre à sa place ce week-end. Tout le week-end. Je voulais savoir si c'était dure ou si j'étais trop gentille... Pascal n'était pas très chaud, Caro hésitait...

Caroline craignait les répercutions...

Si elle jouait vraiment le jeu, si c'était trop pénible et que je souffre de la situation, je risquais de lui en vouloir et de le lui faire payer. C'était drôle, Pascal a rigolé. Je lui ai assuré que je ne lui en voudrais pas, c'était mon idée. Je voulais vraiment savoir si c'était pénible ou pas. Il n'y avait pas 36 milles manières de le découvrir.

La soirée a bien commencé, mais très vite, j'ai commencé à me sentir mise de côté, et bouffée par la jalousie.

Pendant le souper, ça allait encore, malgré le fait que Caro soit à sa droite, j'étais de l'autre côté. Pascal avait passé son bras autour des épaules de Caro et lui avait fait des bisous 2 ou 3 fois, comme il le faisait d'habitude avec moi. Oui, ça allait encore. Puis, de me sentir ignorée a commencé à me piquer au vif.

Les regards surpris de Thomas et Bekky m'ont atteint en plein cœur.

Thomas, qui n'a pas la langue dans la poche a fini par me demander ce qui se passait. Est-ce qu'on s'était disputé? Alors je lui ai expliqué vite fait.

Il m'a dit que j'étais cinglée, j'allais la roter. Je me suis rendue vite compte que j'avais pris sa remarque un peu à la légère.

Après le dîner, on est resté à table pour le café et papoter. J'étais à table avec 2 couples qui s'entendaient bien et avaient tellement de choses à raconter, que je me suis sentie de trop. Baf, j'ai préféré quitter la table et boire mon café, dans mon coin, à lire sur le canapé. L'ambiance était chaleureuse et les rires fusaient.

Pascal passait son temps à lui faire des tonnes de petits bisous, jouait avec ses mains, des petits sourires, etc, et je me rendais compte comme ça devait être pénible pour Caro, qui restait juste à côté et devait subir les tourtereaux que nous étions. Je n'avais pas réalisé qu'on se touchait autant.

Quel crève cœur quant tu aimes quelqu'un. C'était vraiment dur de le voir tout câlin et amoureux. Toujours aux petits soins pour sa copine. C'était du Pascal tout cru, toujours à faire des bisous, à rechercher le contact, ne serait-ce que se toucher, à se prendre les mains.

Toujours très câlins. C'était pénible. Mon cœur avait de la peine à l'endurer...

Je crois que je commençais à comprendre ce que Caro devait vivre tout au long des week-ends avec nous. Je ne sais pas comment elle faisait pour supporter. Et plus, j'avais voulu lui laisser encore moins de place, alors qu'elle n'en prenait pas beaucoup.

J'en avais déjà assez. Je voulais arrêter, mais je n'osais pas le dire. J'aurai l'air d'une mauviette? Je n'arrivais même pas à supporter quelques heures, alors qu'elle supportait cette situation depuis des mois. J'ai fait le poing dans la poche, je devais tenir encore un peu, je suis plus forte que ça.

Peut-être que je pourrais arrêter demain sans perdre la face...

Le pire a été le moment d'aller se coucher. J'ai été reléguée dans l'autre chambre, celle que Caro occupait quant elle voulait rester.  Déjà de les voir se chouchouter toute la soirée avait été pénible, mais là, c'était le summum du blues.

J'ai failli craquer et dire que j'arrêtais mon introspection. J'étais à 2 doigts de partir en claquant la porte. J'ai serré les dents, souri, et j'ai pris mes affaires pour me caser dans l'autre chambre.

Si Caro avait pu le supporter, je le pouvais aussi. Je n'ai pas réussi tout de suite à trouver le sommeil. Pascal était venu vers moi pour demander si j'allais bien, si je voulais qu'on arrête. Trop fière, j'ai dis que ça allait.

En fait non, ça n'allait pas du tout. J'étais au bord des larmes, la gorge serrée, et je n'en pouvais plus.

Quant il s'est retourné pour partir, je l'ai retenu et je lui ai avoué que c'était dur. Je le regrette... Je n'aurai pas dû me montrer faible. C'était foutu si je voulais prétendre après, que ce n'était pas si dur que ça. Je venais de me flinguer, me tirer 1 balle dans le pied. Afff... Je me suis bouchée les oreilles et compter les moutons.

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Jeu - 7 mai 2020 - Petit flippe...

Publié le par JaneDo

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Jeu - 7 mai 2020  -  Petit flippe...

Pas en forme aujourd'hui. On n'a même pas fêté l'anniversaire de ma sœur hier. Seul ses enfants l'ont fêté avec elle. Je n'osais pas me joindre à eux. Trop risqué pour moi, et pour eux par conséquence. Surtout avec le petit dernier. Ça me manque de ne pas les voir tous, et de ne pas voir ce petit chou en herbe.

Caro m'a appelée pour me dire qu'elle pensait aller chez Pascal ce soir, sachant que je n'avais pas l'intention de le voir ce soir. C'était juste pour me tenir au courant. Je ne me suis pas sentie menacée.

Je n'arrive pas vraiment à savoir ce que je ressens depuis que Pascal m'a appris qu'on se connaissait depuis bien plus longtemps que je ne l'aurais cru. Ça me perturbe toujours autant. Pour décrire; avant mes sentiments pour Pascal étaient brulants, maintenant, j'ai l'impression qu'ils sont juste tièdes. Et je ne comprends pas.

Ou est-ce seulement temporaire? Je suis anxieuse, angoissée, stressée, comment retrouver ma sérénité, je ne sais pas, l'anxiété me bouffe, pour des tonnes de raisons plutôt familiales... ou alors, j'ai perdu ma combativité et me sens moins menacée par les autres femmes qui naviguent autour de lui???

Faut que je me secoue, me réveille, c'est comme ça qu'on perd des batailles importantes, parce qu'on a la tête ailleurs!

Ces temps, je n'arrive même pas à prendre de décisions, ni à faire quoi que ce soit. Ma tête ne fonctionne plus. Je me perds à tourner en rond, à me focaliser sur le fait que je ne fais rien, alors je peints. Chaque fois que je fais une pause, j'angoisse, parce que je ne me suis pas occupée de mes paperasseries.

Hahhh, et c'est la fête des mères ce week-end... Et j'ai tellement envie de m'enfuir quelque part, sans téléphone, sans rien, où personne ne me trouvera, juste pour rester un peu seule. Sans avoir besoin d'ouvrir la bouche pendant au moins 3 jours... Rhhhh, je perds les pédales.

C'était bien avec le confinement obligatoire... plus tranquille...

Maintenant, je me sens agressée, même par ma femme de ménage. Elle m'a cassé les bonbons pour venir chez moi, j'en avais marre de chercher des excuses pour ne pas la voir, alors je l'aurai sur le dos samedi matin. Non mais le matin quoi!!! Casse pieds. Elle m'a vraiment scié les oreilles. Je n'aurai pas dû répondre à son appel.

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Mer - 6 mai 2020 - Retrouver notre complicité

Publié le par JaneDo

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Mer - 6 mai 2020  -  Retrouver notre complicité

Wahhh, je me sens minable aujourd'hui, d'avoir été aussi dure avec Caro hier. Si je perds mon alliée, comment est-ce que je vais faire pour surveiller Pascal! Mouais, peut-être un peu dure. Je l'ai appelée.

On a commencé à discuter au téléphone, puis Caro m'a proposé de passer chez elle.

Hum... C'était l'anniversaire de ma frangine aujourd'hui, il fallait que j'aille en ville. Le Coronavirus me fait toujours hésiter, je tousse encore, des problèmes respiratoires, alors le bain de foule, ça ne me dit pas grand chose. Bah, j'ai accepté, c'était plus simple.

Je ne lui ai pas caché que j'avais l'impression qu'elle essayait de me planter un couteau dans le dos. Je n'aimais pas non plus, sa manière de foncer chez Pascal, dès que j'avais le dos tourné. Après tout, c'était son idée d'avoir un jour!

Caro elle, avait l'impression d'être laissé pour compte. Elle voyait Pascal très peu. Elle avait bien sûr senti que je la tenais à distance. Là, elle avait un peu raison...

Elle avait l'impression que je voulais l'éjecter. Ça lui faisait de la peine, et lui faisait peur. Est-ce que je la détestais, si oui, pourquoi? Qu'est-ce qu'elle avait bien pu faire pour que je la traite comme ça. Wahhh, elle n'avait pas tout à fait tord... C'était mon insécurité qui me faisait la traiter de cette manière...

Je lui ai avoué qu'en effet, j'avais eu l'impression qu'elle cherchait à me remplacer, qu'elle faisait des tas de choses dans mon dos. Et depuis qu'elle avait eu Bekky chez elle, on n'était plus aussi complice et proche. Peut-être que ça venait de moi, mais, je ne pense pas que j'avais tout tord non plus; elle était bien revenue chez Pascal hier soir!!!

On a convenu qu'on ferait toutes les 2 des efforts pour ne plus se prendre la tête, ou donner l'impression à l'autre qu'on lui cherche des poux. Elle a admit, que craignant mes réactions, elle essayait effectivement de s'assurer que Pascal la soutiendrait. Elle avait voulu savoir si elle comptait toujours pour Pascal, s'il l'aimait toujours.

Là, elle m'a dit que je ne peux quand même pas lui en vouloir pour ça. Mitigée, là, je ne savais pas.

Toutefois, la discussion m'a apaisée. C'est vrai que j'avais été un peu dure, par insécurité. Pourtant, j'avais toujours besoin d'elle, de son amitié et de sa complicité. J'aimerai que ce soit comme avant, qu'on s'entende bien et qu'on se raconte nos secrets. C'était bien le temps où l' on se soutenait toutes les deux. Ça me manquait.

On s'est serré dans les bras en se quittant. J'espérais vraiment que les choses s'arrangent. Après ce que Pascal m'a appris, ce serait bizarre que je continue à être aussi méfiante. Quoique...

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Mar - 5 mai 2020 - Lundi, c'est tout

Publié le par JaneDo

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Mar - 5 mai 2020  -  Lundi, c'est tout.

Pascal m'a dit, qu'après réflexion, que Caro n'avait peut-être pas tout à fait tord de vouloir fixer des jours précis. Il paraît, je dis bien; "il paraît"... Donc, il paraît qu'au début, l'idée ne lui avait pas plût. L'idée d'être obligé de la voir, même si ce jour là, il n'en avait pas envie... l'emmerdait.

Railleuse, je lui ai demandé si ça lui arrivait de ne pas avoir envi de voir Caroline! Pascal a dit que c'était même pas drôle. Lui aussi avait, de temps en temps, besoin de se retrouver, d'être simplement chez lui, de faire ce qu'il veut...

Bref, oui, ça lui arrivait. Donc, après réflexion, il voulait bien essayer pour voir.

Tsss, Pascal suivait l'envie de Caro de lui prendre 2 jours. Je n'étais pas d'accord, 1 jour pas plus. J'ai demandé s'il en avait discuté avec Caro et il a dit que oui. Qu'ils avaient convenu sur le mardi et mercredi. Ils s'étaient mis d'accord, mais avaient prévu qu'on en parle tous les 3.

Caro ne voulait pas que je sache qu'ils avaient parlé de ça, alors Pascal me demandait de ne rien dire. Ok... Pascal préférait qu'elle ne sache pas qu'on avait parlé, alors je lui ai demandé comment il allait expliquer pour qu'il ait changé d'avis, et qu'au lieu de 2 jours, ça passe à 1???

Bien sûr, j'avais raison. Donc, inutile de cacher qu'on en avait discuté. De toute façon, je ne suis pas dupe, elle habite à côté, donc, même sans ça, elle voyait Pascal beaucoup plus souvent que moi !!! Sauf que maintenant, si je la chopait chez lui, j'aurai une bonne raison de m'énerver. Je ne sais pas si elle s'en rend compte.

Par contre, je voulais savoir s'il pensait aussi me réduire à 1 jour, ou est-ce qu'on se voit les week-ends comme avant. Question de battre le fer quant il est chaud, on se voit ce soir. Je suis arrivée la première. Facile, j'ai les clés. Plus facile de prétendre qu'on en avait discuté avant qu'elle n'arrive.

Je m'y attendais, Caro a fait la gueule quant Pascal lui a dit. J'ai dis que je pense que ce serait mieux le lundi par exemple. Un autre jour ne ferait que bousiller sa semaine. Pascal était d'accord là dessus. Je n'ai pas choisi de jour, de toute façon, on se voyait le week-end en principe. J'ai souligné au pire, je le verrai le jeudi.

Et si jamais, je pouvais toujours l'envahir à ma guise.

Pour embêter, j'ai demandé à Caro, si comme ça, on ne la verra pas du week-end, sauf au chalet bien sûr. Hihihi, j'ai cru qu'elle allait faire une syncope. Pascal riait aussi. Pas sympa je sais. J'avais des crampes à force de rire. Elle avait changé de couleur, entre le rouge et le blanc, et jetait des regards souffrants à Pascal.

Elle devait penser qu'on se moquait d'elle. Mais non, c'était juste sa réaction qui nous a fait rire, et ma blague.

Quant j'ai dis que c'était une blague, elle s'est calmée. Je savais bien qu'on l'aurait sur le dos parfois le week-end. Mais, j'ai voulu qu'elle comprenne que, si elle avait fait ce choix, elle devait comprendre que, je partais de l'idée qu'elle nous laisserait, en principe, tranquille le week-end.

Pascal avait de la peine à contenir son envie de rire. Il n'est pas intervenu. Bien raison, sinon, j'aurai pété un câble.

Il a préféré s'éclipser, et nous laisser régler ça entre filles, avec comme excuse, de nous préparer quelque chose à boire. Mais j'ai vu qu'il riait en douce. S'il n'avait pas été d'accord avec moi, je pense qu'il l'aurait dit.

Quoique maintenant, je commençais à m'inquiéter de devoir passer tous mes week-ends hors de chez moi. En hiver, c'est autre chose, j'aime bien l'ambiance détendue du chalet, mais en été... hahhh, pendant une fraction de seconde, j'avais oublié qu'il n'y aurait plus de balade, la tête dans la Lune avec Dobbily...

Caro boudait. Elle trouvait que ce n'était pas juste. Elle ne pourrait voir Pascal que 1 jour, de plus, il travaille la journée, donc en fait, elle ne pourrait le voir que quelques heures le lundi soir. Et moi, je peux le voir quant je veux. Pas juste. Elle a pointé que je ne voyais pas du lundi au jeudi, et même si c'était le week-end, cela faisait 3 jours d'affilés.

Alors, elle se demandait pourquoi est-ce qu'ils ne pourraient pas se voir les autres jours...

Là, elle faisait chier. Alors, pas de problème, cartes sur table; c'est comme ça, sinon, j'ai fait signe en montrant Pascal et moi, ce serait terminé entre nous. Elle n'était pas contente, alors elle tirait un peu la gueule. C'était mardi, donc, on est rentrées chacune chez soi.

J'avais bien vu Caro partir, le temps de dire au revoir à Pascal, je suis partie parquer ma voiture un bout plus loin, et je suis revenue à pieds. J'étais presque sûre que Caro reviendrait lui casser les oreilles. Je pouvais me tromper, mais je la connais depuis plus de 10ans! Et je ne me suis pas trompée... Tsss, Caro!

Elle avait pris la main à Pascal et se plaignait, comme je m'y attendais. Elle voulait qu'il me parle, elle trouvait que c'était vraiment trop injuste. Pascal lui a passé le bras autour de l'épaule, non plutôt autour du cou, comme une prise de catch. Ils se dirigeaient vers les canapés.

J'ai ouvert la porte et je suis rentée dans l'encadrement les bras croisés... Pascal était surprit, mais il a souri... Caro savait que je ne devais pas être contente de l'avoir prise sur le fait; "Hum, alors comme ça, tu veux que Pascal me fasse changer d'avis?". Gênée, elle a pris ses jambes à son cou.

J'ai fait mine d'être un peu fâchée et demandé à Pascal pourquoi est-ce qu'il riait...

Ok, c'est vrai, la situation pourrait paraître drôle... J'ai rigolé aussi. Je lui ai fais un bisou pour partir. Pascal voulait que je reste, mais ce n'était pas prévu, et j'étais fatiguée, et je n'avais qu'une envie; rentrer chez moi. Cette fois, c'est sûr, Caro ne risquait pas de revenir à la charge ce soir...

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Dim - 3 mai 2020 - Choisir; c'est elle ou moi...

Publié le par JaneDo

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Dim - 3 mai 2020  -  Choisir; c'est elle ou moi...

Caro a tellement insisté pour que Pascal lui consacre au moins 1 soirée par semaine, sans moi, qu'il a fini par accepter. J'avoue que ça m'agaçait un peu. Elle lui a proposé du lundi au mercredi; donc 3 jours!?!

Je n'ai d'abord rien dit, parce que je savais que Pascal allait à son Club de Natation le mardi, et jeudi, il joue au Basket ou au Tennis, je sais plus. Pascal n'a rien dit non plus. Bah, je suis sûre que Caro le savait. Je les ai écouté discuter sans intervenir. J'étais couchée sur le canapé à lire. L'insistance de Caro a fini par me monter au cerveau.

Pascal aurait préféré mercredi et jeudi, pour avoir son lundi et mardi. 2 jours? Mais, Caro ne semblait pas entendre.

Soudainement, j'ai suggéré qu'il serait beaucoup plus simple d'en rester là, qu'il ne la voit plus. Parce que moi, je trouvais que ça commençait à être compliqué. Pour finir, ce serait comme un boulot; de telle heure à telle heure, tel jour! J'ai demandé si elle le prenait pour une bille? Pas trop romantique!

Et je n'étais pas d'accord. S'il veut avoir son lundi et mardi, elle; mercredi et jeudi, je le vois quand moi? J'ai haussé les épaules et en m'adressant à Pascal, je lui ai dis qu'il allait devoir choisir; c'est Caro ou c'est moi. Je ne pensais pas qu'un jour on en arriverait là, mais, il était peut-être temps. J'ai cru que Caro allait faire une syncope.

Caro a changé de couleur, elle est devenue pivoine. Les yeux écarquillés, elle lançait des regards désespéré à Pascal.

J'ai eu droit à des; "mais enfin Jane..., quoi?, tu veux te débarrasser de moi?, ou encore; "T'es pas sérieuse là?". J'ai répondu que c'était comme ça. Je croyais, peut-être à tord, que Pascal était mon copain, mais, avec son histoire, ça voudrait dire que si je veux voir mon homme, je devrais vérifier que ce n'était pas mercredi et jeudi???

Si c'est comme ça, je n'étais plus d'accord. Bien sûr que ça a causé le bordel. Je le savais avant même d'ouvrir la bouche. Caro s'était retenue toute la journée, et là, quant on pouvait enfin se reposer et passer une soirée sympa et tranquille, après une journée à avoir Bekky et Thomas sur le dos, la voilà qui remet ça. Normal que ça m'agace.

Pascal ne disait pas grand chose, il me dévisageait pour savoir si j'étais sérieuse. Caro espérait une réaction de sa part. Et lui se disait sûrement qu'il avait meilleur de ne pas intervenir. J'y avais été un peu fort, et j'ai fini par avoir pitié de la pauvre Caro. Et à me sentir légèrement coupable.

Mais, je pouvais me tromper... Peut-être que Pascal choisirait de rester avec Caro? Naaah, surement pas.

Caro a fondu en larmes et a reproché à Pascal de ne pas prendre sa défense. Pouf, ma pitié s'est évaporé de la voir jouer la victime. Pascal l'a prise dans ses bras, en lui disant que je plaisantais. Qu'il fallait simplement dormir dessus, et on verra. On avait qu'à réfléchir chacun de son côté et on en discutera.

Je me suis levée pour rentrer chez moi. Et Pascal avait intérêt à m'en empêcher ou à me courir après... Sinon, il pourrait marquer dommage de me voir avant des lustres. Je serais trop vénère qu'il reste là pour la consoler. Heureusement, il m'a retenue. Je n'ai même pas eu le temps de prendre mon sac à main, ni d'enfiler mes chaussures.

On s'est mis d'accord; on allait en rediscuter en fin de semaine. Pascal reprenait le boulot lundi, et il verra bien comment cela se passe. Je me suis calmée. Le reste de la soirée, Caro m'a évitée comme la peste.

Le reste de la soirée, elle a eu l'intelligence d'évité de revenir sur le sujet, elle savait que ça ne passera pas. Elle avait sans doute peur que je pète un câble encore une fois. 

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Lun - 4 mai 2020  -  Trop claquée

Je sais bien que Caro avait dû appeler Pascal au boulot, pour savoir comment ça allait. J'aurai peut-être dû en faire autant. Avant que je le réalise, Pascal m'a appelée après avoir raccroché avec Caro. Bien sûr que Caro est revenue sur le sujet de jours dédiés.

J'étais rentrée chez moi, et je pensais laisser Pascal respirer un peu ce soir. Mais, Pascal voulait m'inviter à manger. Afff, j'étais claquée, en plus je devinais que c'était pour discuter à propos de Caro et de sa proposition, et je n'en avais pas envie. Donc, j'ai prétendu avoir déjà quelque chose.

J'étais un petit peu énervée de me rendre compte que, Pascal semblait plutôt favorable à sa requête...

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Sam - 2 mai 2020 - Caro veut des jours à elle!

Publié le par JaneDo

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Sam - 2 mai 2020  -  Caro veut des jours à elle!

Avec la fin du confinement strict, la semaine prochaine, la vie va reprendre son cours petit à petit. Pascal retourne travailler, donc fini les vacances. Je faisais mine que ça m'attristait, mais en fait, j'étais contente de retrouver ma grotte. Surtout impatiente de retrouver mes petites habitudes.

J'avais envie de peindre ces temps, mais, je n'avais pas mes affaires. De toute façon, ç'aurait été plutôt difficile avec autant de monde autour. J'aime être seule, mettre de la musique, chanter à tue-tête, boire mes petits cafés, etc. De petites habitudes à moi quoi.

Et il a fallu que Caro en rajoute une couche... et dès le matin au réveil je-vous-prie... Elle voulait fixer des jours!!!

Je voulais dormir encore. J'ai pensé que Pascal allait faire son jogging, donc je pouvais en profiter, donc, quant il s'est levé, j'ai fait semblant de dormir. Pascal est sorti de la salle de bain un linge sur les épaules, en boxer, torse nu.

Il m'a fait un bisou et son linge a glissé, je me suis juste recroquevillée en râlant, les yeux bien fermés.

Il a chuchoté qu'il était 9h et qu'il m'apportait un café. En général, il me le dépose sur la table de nuit, et je le bois si je me lève. L'odeur du café me tire généralement du lit. Il est sorti de la chambre, pour se diriger vers la cuisine, en laissant la porte ouverte. Aussi pour l'odeur du café moulu... Encore une chose qui me sort du lit.

Caro était déjà debout. On aurait dit qu'elle attendait Pascal. Et elle a été droit au but; elle voulait savoir s'il était d'accord pour qu'on ait chacune nos jours... Elle ne voulait plus rester dans l'incertitude, et l'attendre en vain, sans avoir une idée de quant il passerait la voir.

Pascal ne savait pas, il pensait que ce serait préférable d'en discuter tous les 3. Caro a insisté, elle voulait s'assurer qu'il était d'accord sur le principe. Pascal a haussé les épaules.

Au lieu de dormir, je me suis mise à cogiter. Comment est-ce que je devrais prendre ça? On dirait qu'elle cherchait des garanties. On allait tous, d'une certaine manière, reprendre la vie active, et il se passait parfois toute une semaine sans qu'elle le voit. Le plus souvent, parce qu'on était ensemble.

Caro voulait des jours à elle, le voir seule à seul.

Elle a parlé du lundi au jeudi... huh... elle blague là ! Bon, Pascal lui a dit que ce n'était pas possible. De toute façon, il fallait voir avec moi, qu'on regarde ensemble. Il avait aussi besoin de temps à lui... Je ne serais peut-être pas d'accord, et elle sortait avec lui, pas avec moi, donc elle voulait qu'il lui donne une réponse.

Et voilà qu'elle nous joue la petite victime pour se coller dans les bras de Pascal. Elle sait bien que ça allait le faire fondre, il n'aime pas nous voir pleurer. Faudrait que j'arrête de me planquer pour pleurer moi. Désormais, je vais essayer de me la jouer "scène de cinéma", comme elle. Des larmes pleins les yeux, et plaf, dans ses bras aussi.

Juste que je déteste me montrer faible. Impossible de dormir, son petit jeu me tapait sur le système. Je me suis levée.

Comme elle l'avait deviné, je n'étais pas d'accord, sinon, était-elle prête à nous laisser tranquille le week-end?  Parce qu'alors, moi aussi, je veux le voir seule à seul. Alors elle a eu le culot de vouloir hachurer nos week-ends, et que je n'avais qu'à le voir, seule à seul, le jeudi. Ah ben, j'étais pas d'accord. Pascal non plus.

La discussion ne menait nulle part. Vers la fin, Caro a dit qu'on devrait parler sans langue de bois, alors j'ai failli lui rappeler qu'elle parlait de mon petit ami, pas du sien. Heureusement, ou malheureusement, Pascal ne voulait plus parler de ça, il s'est levé pour partir courir.

Il aurait préféré qu'on aille se promener les 2, au lieu d'aller courir.

Il faisait moche et pleuvait. Pas envie. Caro a voulu me barrer les oreilles avec ses propositions, mais tout comme Pascal, ça me cassait la tête, je ne voulait plus en parler. Avec l'excuse que, ça se discute ensemble.

Pascal n'était pas un pion qu'on allait balader comme on voulait. Il avait aussi son mot à dire. Je vais la taper si elle continue...

Le soir, on a eu envie d'aller prendre un verre quelque part, mais la plupart des restaurants et des bars sont encore fermés. Wahh, ça va faire mal à l'économie ce Coronavirus!!

L'état va chercher encore plus comment arnaquer le peuple pour se remplir les poches; ils ont leurs prêts hypothécaires à payer, ou leurs nouvelles villas à terminer... Il leur faut quelques millions, donc... on en fera les frais!

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Ven - 1er mai 2020 - Déconfinement à petits pas...

Publié le par JaneDo

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Ven - 1er mai 2020  -  Déconfinement à petits pas...

Avec le week-end, retour du peuple à la maison. Cette fois, Thomas voulait que ce soit chez lui. Évidemment, le maître de cérémonie, celui qui organise toujours et toutes les réunions... Forcément. Il avait l'impression peut-être que le pouvoir changeait de mains. S'il savait comme on était content de ne plus avoir tout le monde en bas!

Cette fois, Paul était de la partie. Gentiment, on allait commencer à réintégrer les amis, mais on était pas encore prêt pour les sorties en ville. Avec ce satané Coronavirus, valait mieux attendre encore un peu. Être sûr qu'il n'y aura pas un rebondissement dans la propagation du Covd-19. Pas encore le moment de risquer les bains de foule.

Bekky a préparer des canapés, mais il fallait plus pour se remplir l'estomac, alors comme d'hab., Pascal s'y est collé.

Alors que Bekky et Pascal s'occupait de la cuisine, Paul et Thomas discutait au salon avec les manettes de jeux dans les mains. A les voir, ils parlaient de leurs vies amoureuses. Paul était surement curieux à propos de sa relation avec Bekky. Moi aussi, mais, je pouvais attendre que Thomas vienne de lui-même m'en parler.

Caro m'a tirée à l'écart, elle voulait qu'on discute toutes les 2, et a proposé qu'on descende chez Pascal. Elle ne voulait pas qu'on puisse nous écouter?? Hum! Je lui ai fais remarquer que cela aurait l'air un peu louche, autant parler à voix basse c'était plus simple. Elle a fini par accepter, reconnaissant que j'avais raison, parce que Pascal nous avait à l’œil.

Caro a commencé par tourner autour du pot; si elle pouvait rester ce soir, si j'allais mieux, je toussais toujours pas mal.

Malgré la pluie, on est sorti sur la terrasse fumer, et elle s'est détendue. Elle n'a pas remarqué que la fenêtre côté cuisine était entre-ouverte, et que Pascal tendait l'oreille.

Mais, avec tout le bruit à l'intérieur, la télé, les jeux, etc, il ne pourrait pas nous entendre.

Caro voulait savoir de quoi on avait parlé, pourquoi Pascal avait voulu me parler, seule à seul. Ce devait être important pour qu'il l'expédie chez elle. Elle pensait avoir le droit de me poser ce genre de question?

Évidemment, je ne pouvais pas et ne voulait pas lui raconter. Ça ne la regardait absolument pas. Je lui ai dis que c'était notre secret.

Elle a quand même tenté de me tirer les vers du nez, en me demandant si ce n'était pas grave, s'il n'y avait pas de problème, et voulait savoir si ça la concernait. Je lui ai assuré que non, ce que l'on s'est dit n'avait rien à voir avec elle. Elle ne semblait ne pas me croire.

Est-ce qu'elle pensait être le centre du monde de la vie de Pascal? Heu, comme moi? Ah Caroline...

C'était chouette d'avoir Paul avec nous ce soir. Les garçons se sont bien amusés je crois. On s'est joint aux jeux vidéos, mais on a aussi fait des jeux plus simples, où l'on pouvait tous jouer ensemble. Entre les parties, on faisait de longues pauses à discuter. J'étais contente de savoir ce qui se passait dans la bulle de quelqu'un d'autre.

Un peu après 1h du matin, on les a abandonné. On voulait être un peu seuls. C'est vraiment bien si Thomas fait chez lui le week-end, on peut partir quant on veut. Trop cool. Mais ça n'a pas duré, Caroline n'a pas traîné pour descendre flinguer notre petit tête à tête en amoureux. Bon, je ne lui en veux pas, je n'ai plus aussi peur qu'avant.

Tsss, assise sur les genoux à Pascal, les bras autour de son cou, et paf, l'image d'un gamin en Snowboard est venu tout gâché. Pfff, il s'en est aperçu aussitôt; "Kid, hein? Arshiiih, j'aurai mieux fait de garder ça pour moi!". Je ne pouvais pas m'empêcher de sourire; il avait vu juste. Je ne me sentais pas très à l'aise.

Mais, quant il m'a embrassée, j'ai oublié. Mon cœur s'est emballé. Aïïïh, je suis toujours craque dingue de lui. A voir, on dirait que mon cœur et ma tête ne sont pas synchro.

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Jeu - 30 avril 2020 - Rien de sexuel

Publié le par JaneDo

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Jeu - 30 avril 2020  -  Rien de sexuel

Hum, j'aurai dû rentrer, plutôt que de laisser Pascal chasser Caro. Bizarrement, je n'étais plus aussi tendue que je l'avais été ces derniers mois. Peut-être qu'à cause de ce que Pascal m'avait révélé, je crois que je me sens... différente? supérieure? que je tiens le couteau par le manche? Horrible de ressentir ça!

Je n'avais plus besoin d'être tout le temps chez Pascal, avec la peur au ventre que Caro me vole ma place. Je me sentais libérée d'un énorme poids. Ce n'est pas pour autant que je ne continuerai pas à le surveiller de près.

Caro voulait rester. Elle se fichait de dormir dans l'autre chambre, mais Pascal voulait me parler, alors il lui a demandé gentiment de rentrer.

Dès que Caro avait tourné les talons pour retourner chez elle, je n'ai pu me retenir de lui poser des questions. J'étais curieuse, il y avait trop de choses que je voulais savoir. Pascal m'avait trouvée plutôt distante, presque froide aujourd'hui, il voulait savoir ce qu'il y avait. S'il avait fait quelque chose qui m'a contrariée.

Ah! Je ne crois pas avoir été froide! J'avais fais très attention de ne pas montrer ce qui se passait dans ma tête!!!

Je ne pouvais pas croire qu'un gamin de 12ans, puisse tomber amoureux d'une bonne femme tellement plus vieille que lui, et en plus, sur un simple regard de moins d'1 minute. Ça me semblait trop bizarre. Pascal a rigolé; "c'était donc ça!". Je ne pigeais pas. Pour moi, c'était complètement absurde.

Il m'a demandé si je ne m'étais jamais crue amoureuse d'un prof? D'un ami à mon père? Bien sûr que oui. Pascal m'a dit qu'il m'avait juste aperçue à l'aéroport, et avait juste suivi le regard du tennisman. Puis, comme cet homme était venu à notre rencontre, ça l'avait intrigué.

Quant il m'a vue quelques jours plus tard, il m'a reconnue, et avait juste suivi sur une impulsion. Même s'il était un garçon, à cet âge là, il n'y a pas d'intérêt sexuel. Que pouvait bien se passer dans la tête d'un garçon de cet âge là? Il ne savait pas très bien ce que c'était.

Ça m'a rappelée un collègue de mon père... Cet homme devait avoir dans les 30ans. Mes sœurs et moi le trouvions beau. Chaque fois que mon père nous proposait de l'accompagner sur un chantier à cet époque là, on y allait pour espérer voir ce type. Mon Dieu! On cherchait à attirer son attention et tout.

Quant j'y pense aujourd'hui... tsss, ridicule! Que pouvait-on espérer? Qu'il tombe amoureux d'une de nous? Des gamines d'à peine 12ans? On le voyait comme le Prince Charmant. Diantre! Claire que ce n'était rien de sexuel. On cherchait juste à se faire remarquer. Ça n'allait pas plus loin que ça.

Wahhh, du pain béni pour les pédophiles, qui interprètent mal ce passage chez presque tous les enfants! Des enfants qui cherchent à se faire remarquer, à être la chouchoute d'un adulte, la préférée. Il n'y a effectivement rien de sexuel là derrière. Les pédophiles sont des retardés mentales, ils ne distingues pas la différence.

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