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jane's diary

106 - Ou se cache les coeurs brises?

Publié le par JaneDo


Ouaip! Je n'avais pas ose dire a Pascal que j'avais eu des scrupules, ce qui fait que Layne pensait qu'on etait toujours ensemble. Ca me faisait un peu mal au coeur, je n'avais vraiment pas le coeur de lui dire que c'etait fini, surtout apres qu'il se soit jete a mes pieds, malgre son enorme ego. Ca m'interdisait de lui claquer la porte au nez comme ca. J'etais mal. Pour l'instant, j'avais decide d'attendre un moment plus approprie pour eclaicir les choses avec Layne.

Mais j'aimais Pascal de tout mon etre, mais j'aimais aussi Layne d'une certaine maniere; plus raisonnee, plus controlee. On arrete pas d'avoir des sentiments pour quelqu'un du jour au lendemain, ou alors on est tres fort pour se mentir a soi-meme!

Si seulement je pouvais m'accorder quelques jours de solitude, sans les voir, ni l'un ni l'autre, ca me ferait des vacances! Je pourrais me lamenter tranquillement sur mon sort et lecher tranquillement mes blessures. Poisse.

Layne m'avait invitee a prendre un verre ce soir, je ne me sentais pas trop en forme, mais j'avais fini par accepter. De toute facon, je n'avais rien de mieux a faire. Je n'avais toujours pas reussi a joindre Pascal, il ne m'avait toujours pas rappelee et je me sentais aussi mal que possible! J'avais vraiment besoin de me changer les idees.

En fait, on etait invite a manger chez Thomas, en reconnaissant le chemin, une baleine s'est installee dans mon ventre et fretillait rageusement. Je me suis retrouvee prise au piege: Thomas, egal Pascal, egal probleme, egal poisse. Je ne pouvais pas sauter de la voiture, ni trouver en quelques secondes des raisons pour que Layne fasse demi tour.

Je me suis laisse conduire au bucher sachant que cette petite sortie allait me causer des tonnes de problemes et comdamnait probablement ma liaison avec Pascal. En entrant, j'ai vu le regard de Pascal, l'expression de son visage et j'ai su... c'etait mauvais. Tres tres mauvais pour moi.

Pascal m'a soigneusement evitee, et quant on a fini par se retrouver seuls et avoir un semblant de conversation, Pascal a eu l'air d'eviter la conversation, puis il m'a dit:
  • -Ne pas faire un choix, c'est aussi faire un choix. Ton choix c'est Layne. Ca ne pouvait pas etre plus clair. On sait tous les 2 ce que ca veut dire.
Je ne voulais pas parler de ca, je voulais lui parler de la video que Jess m'avait genereusement procuree. J'avais a lui parler, et c'etait pas le bon endroit. Il ne voulait pas parler et il a fait semblant de ne pas savoir de quoi je parlais a propos de la video. Jess est venue recuperer son mari, et je me suis retrouvee le bec dans l'eau. On avait pas avance d'un pouce.

Je me sentais desesperee, malade, tout a la fois, j'etais devenue toute molle de desespoir. Meme un simple sourire me causait un effort immense.

C'etait fini avec Pascal... J'avais envie de mourir sur place...

La soiree a ete un long cauchemar, je n'avais pas faim. Je ne faisais meme pas l'effort d'enlever les mains baladeuses de Layne. Je n'avais plus de volonte. Toute mon energie etait concentre a ne pas pleurer, a supporter les secondes, les minutes, les heures, jusqu'a ce que je puisse enfin me retrouver chez moi. La, je savais que le barrage cederai. Mais en attendant, il me fallait tenir a tous prix.

Pascal avait stoiquement garde le sourire.
Je ne pouvais pas le supporter. Je l'ai rattrape en le tirant par la main et il m'a jete un regard d'incomprehension. Pascal n'avait pas l'intention de me facilite les choses. Il a attendu un sourcil leve: je lui ai dit que je voulais lui parler, mais, il m'a quand meme laisse choir, en me disant "peut-etre plus tard" et il s'est glisse a travers la piece pour aller rejoindre sa femme.

Je ne pense pas que Pascal avait l'intention de me parler, alors j'ai tente ma chance des que j'en ai eu l'occasion. Il est sorti prendre l'air sur la terrasse, et je m'appretais a le rejoindre quant Caroline m'a devancee. Rien a fiche, j'ai ete quand meme.

J'ai demande a Caroline de nous laisser parce que j'avais besoin de parler a Pascal. Ca ne me ressemblais pas un tel culot. Cette peste ne semblait pas vouloir nous laisser et a attendu que Pascal le lui demande.

Je n'ai pas ose aller droit au but, la reponse me faisait peur, alors je lui ai demande s'il m'evitait. Etant seuls, je pouvais voir qu'il contenait son humeur. Il a eu une grimace, comme si, ce qu'il buvait avait mauvais gout, et il a eu les larmes aux yeux.
  • Quant j'ai appris que tu avais dormi chez Layne, je n'ai pas voulu le croire. Je me suis dit que tu m'en aurais parle??? Et si c'etait le cas, c'est que tu avais choisi de donner une autre chance a Layne. Mais... Je ne le croyais pas. Apparemment, je me trompais. Jai su par Jess, que Layne et toi etes a nouveau ensemble.

  • Jess t'a raconte n'importe quoi.

 

Pascal a penche la tete de cote en m'observant avant de poser la question qui tue. Peut-etre que j'aurai du lui mentir, je ne l'ai pas fait.

  • Est-ce que Layne sait que vous n'etes pas ensemble? Tu le lui as dit? Tu as mis les choses au clair? Tu n'as pas dormi chez lui?

Prise de cours, je n'ai pas su repondre assez rapidement et toutes les reponses m'ecorchaient la bouche.

 

  • J'ai pas encore trouve le bon moment pour le lui dire... Mais il faut que je te parle d'autre chose. Jess...

  • Tu as fait ton choix Jane. Ce qui veut dire que pour nous, c'est termine.

  • J'ai pas fait...

  • Chuuut, c'est pareil. Tu n'as pas besoin de te justifier. Je comprends.

Pascal ne m'a pas laisse prendre la parole, et tout a coup, je me suis sentie bete. En plus, j'etais enervee; il ne m'a pas ecoutee. Avant de disparaitre a l'interieur, avec un petit sourire triste, Pascal m'a repete; "que je pourrais toujours compter sur lui". Et il est parti sans se retourner.

Il est drole lui, je ne voulais pas compter sur lui, mais compter pour lui...

J'etais mortifiee. J'etais K.O. technique, sans energie, une vrai larve... Je voulais rentrer. Layne n'a pas insiste pour rester, tant mieux, je serais partie quand meme.

J'etais trop naze pour reagir quant Layne m'a emmenee chez lui. Au contraire, je n'avais pas besoin de parler, c'etait tard et il a cru que j'etais juste fatiguee, que j'avais sommeil. Je n'arrivais pas encore a croire ce qui etait arrivee. J'avais l'impression que c'etait un cauchemar, donc, j'allais me reveiller et me sentir soulagee. J'ai dormi enroulee dans les bras de Layne, et j'avoue que c'etait tres rassurant.

 

*   *   *   *   *

Ou se chache les coeurs brises?  (106-jeu-16.avr.09)

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105 - Le Choc !

Publié le par JaneDo


J'avais passe une journee ideale; calme, tranquille et aussi une bonne heure a balader mon chien en foret. C'etait aussi l'anniversaire d'une de mes soeur. Elle n'avait pas prevu de faire de fete, et je pense que son cheri etait trop idiot pour penser a organiser quelque chose. Je suis donc passee dans l'apres-midi chez elle pour marquer le coup.

Mardi, apres avoir passe un moment avec moi, Pascal etait rentre un peu tard. Jess n'avait pas apprecie parce qu'elle avait invite du monde, notamment leurs parents et son absence avait ete remarquee. Ils s'etaient un peu dispute devant tout le monde. Pascal avait pretendu que son retard etait du au travail, mais Jess lui reprochait surtout d'avoir oublie qu'ils avaient des invites.

Comme retour d'un long week-end de repos, il y avait mieux!!

Pour apaiser les choses, ce soir, Pascal et Jess sortaient en couple. J'avais decide de ne pas sortir pour eviter de le croiser avec elle ou de croiser Layne. Je me suis donc installe tranquillement devant la tele en training.

C'etait un peu plus de 22h quant Jess a sonne a ma porte.

Layne avait accepte de ne pas etre trop sur mon cas et de me laisser un peu respirer et Pascal sortait avec Jess... donc, je n'attendais aucune visite!

Jess avait le sourire et ne parraissait pas agressive, alors je l'ai laissee entrer. Jess ne voulait pas faire long, et je me suis demandee s'il elle etait venue verifier que Pascal n'etait pas dans les parages, pourtant, ils auraient du etre ensemble. Mais ce n'etait pas ca, Jess m'avait apporte une video. C'etait d'apres Jess, une video tres instructive, que je devrais regarder et qui m'ouvrira les yeux. Elle concernait Pascal ou plutot, nous concernait. Cela m'a intriguee.

Et... je l'ai regardee! Un bout... par bouts... C'etait un choc. Impossible de la regarder en entier, ou meme 1mn d'affile. C'etait trop penible. J'en etais malade. Si seulement je ne l'avais pas regardee...

J'ai essaye de joindre Pascal, je n'ai pas reussi.

Apparemment son natel etait coupe. Quant il l'a rallume, il ne repondait pas. Je me sentais malade. Il fallait que je lui parle, il fallait... il fallait? J'avais besoin de voir Pascal et en meme temps, non. Je ne savais pas quoi lui dire. J'etais sous le choc des images sur la video de lui et de Jess.  M'avait-il menee en bateau tous ces mois? Etait-il le plus parfait simulateur de la planete? Il m'etait impossible de faire quoi que ce soit, je n'avais envie de rien. Juste peut-etre voir Pascal, j'avais pleins de questions a lui poser. J'esperais qu'il me rassure, qu'il m'explique. J'etais down, et je n'avais pas de nouvelles. Pascal ne me rappelais pas.

Pour l'heure, ma seule solution etait de me rouler en boule au fond de mon lit. Je n'avais pas la force de me lever, ni la force de parler, ni la force de manger. Rien. J'etais hyper mal. Je ne pouvais pas arreter les larmes, j'avais envie de vomir...


*  *  *  *  *
Le Choc !  (105 - mer-15.avr.09) 

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104 - Aussi fidele qu'un moustique!

Publié le par JaneDo


 

Layne avait ete plutot decu de s'apercevoir de mon absence quant il s'est reveille. Il voulait qu'on se voit, il n'avait pas ete travailler aujourd'hui et voulait encore discuter. Ciel, je n'avais pas envie de le voir, j'avais peur de ne pas etre assez forte pour l'affronter. Je n'avais envie de faire de mal, ni a l'un, ni a l'autre. Et pourtant, si Layne me tendait ne serait-ce qu'une petite perche minuscule, j'en profiterai pour casser avec lui et retourner dans les bras de Pascal.

Mais je tenais aussi a Layne, et s'il etait comme ca gentil, je me sentais pas de taille a le poignarder de sang froid.

Non. Je ne pouvais pas le voir, je preferais garder mes distances. Lui parler au telephone, c'etait sans probleme et autant qu'il le voudra, mais pas question de franchir la distance qui separait nos deux univers.

Pascal avait propose qu'on se voit un petit moment, avant qu'il ne rentre chez Jess... J'ai accouru.

On s'est retrouve a un de nos endroits habituels. On avait pas vraiment besoin de parler, juste le plaisir d'etre ensemble, pouvoir sentir la presence l'un de l'autre, c'etait suffisant. Mon chien se balladait tranquillement autour, il faisait bon. Je ne pouvais rever mieux que d'etre entouree de ses bras. C'etait agreable d'etre dehors. Pascal avait besoin de ce qu'il appelait "une petite reserve de tendresses" avant d'entamer la semaine a l'autre appartement. Pour moi, il n'avait pas besoin de se justifier, ni de trouver des excuses, rien ne me faisait plus plaisir que de le voir, meme 5mn. Je le lui ai rappele.

On a traine un peu plus longtemps que prevu. Il n'avait pas l'air de vouloir retourner chez Jess. Ou etait-ce juste ce qu'il voulait me faire croire? Non-ooooon. Il etait pres de 21h quant il s'est decide a rentrer. Je lui ai tenu compagnie jusqu'a ce qu'il se gare devant la maison... arghhh, sa voix me manquait a peine j'ai raccroche.

Mais bon, le voila de retour aupres de sa femme. La semaine lui appartient.

Je devais attendre le week-end pour pouvoir me serrer dans ses bras. D'ici la, il me fallait trouver la force de parler a Layne et mettre les choses au clair, sinon c'est Pascal que je perdrais pour me retrouver avec Layne, sur qui on ne peut pas compter, et qui etait aussi fidele qu'un moustique!!! 

 

*  *  *  *  *

Aussi fidele qu'un moustique!   (104-mar-14.avr.09)

 


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103..2 - OMG!

Publié le par JaneDo


-2-

Dans un silence pesant, on a roule jusque chez Layne. J'aurai prefere aller ailleurs, mais je n'osai rien dire. Layne n'avait pas l'air d'humeur, et la question n'avait pas l'air ouverte a la discution. Alors ZIP, j'ai rien dit.

A peine la porte passee, a ma grande stuppeur, Layne se jettait a mes genoux, me suppliant de ne pas le quitter. Qu'il m'aimait et ne voulait pas me perdre."Si je m'attendais a celle-la!". J'avais esquive un geste de defense qui est reste suspendu et je suis restee la, un peu bete a le regarder la tete vide, pensant: "c'etait quoi ca?". J'avais imagine des tas de scenario, mais celle-la, non!

Ca m'impressionne toujours un homme qui pleure ou qui fasse un truc aussi barge, laissant de cote: orgeuil et fierte et toutes les autres idioties masculines. Il y avait rien a faire, ca me ramolissait et m'attendrissait. Je ne pouvais pas le laisser comme ca, ni lui faire du mal non plus. Alors je me suis baissee a sa hauteur et je l'ai pris dans mes bras.

A ce moment la, j'avais oublie que Pascal m'attendait et qu'il s''attendait a ce que les choses soient reglees une bonne fois pour toute avec Layne!

Je ne me rendais pas compte que si je continuais comme ca, j'allais rapidement me retrouver dans la merde... On a parle, et parle encore, et un peu pleure. Impossible d'etre dure avec lui, ni lui faire du mal.

Les heures passaient dangereusement vite. Horreur, frayeur; je ne pouvais pas, ne pas rentrer vers Pascal, sinon ce serait cuit pour moi, et je ne pouvais non plus pas planter Layne dans cet etat...  Je ne pouvais pas decemment appeler Pascal non plus. En plus, pour dire quoi? J'etais coincee...

J'essayais de trouver le moyen de partir, mais Layne ne m'a tendu aucune perche a saisir. Mon angoisse grandissait, plus les heures passaient, plus le visage de Pascal me hantait, plus j'avais l'impression d'etre en train de le perdre. Je tombais dans une melancolie chagrine. Layne ne voulait pas me laisser partir, meme en pretendant vouloir rentrer chez moi.

C'est fou comme les hommes imaginent qu'il suffit de faire l'amour pour tout arranger, sans compter le nombre de filles qui le laissent croire. Ca n'arrange rien. Toujours un peu plus brusque vers la fin, il a su pourtant etre plus tendre et doux, comme il savait parfois l'etre. J'etais cuite.

Meme sous la torture, iI etait hors de question que Pascal apprenne ce qui s'etait passe!

Layne s'etait endormi en me serrant dans ses bras. Impossible pour moi de fermer l'oeil, j'avais mal au coeur. Apres m'etre assuree que Layne dormait a poing ferme, je me suis eclipsee en lui laissant un petit mot pour dire que je rentrais chez moi. Et j'ai file chez Pascal.

Pascal ne savait pas a quoi s'attendre, il ne m'a pas laisse entrer, se tenant au milieu du passage, les bras croise. Il n'a eu qu'une question auquel je n'ai pas su repondre:

  • Alors? Tu as mis les choses au clair avec Layne?

Je crois que je n'oublierai jamais l'expression de son visage. J'aurai de savoir que j'avais commence a le perdre... Je me suis mise a bredouiller des mots dans suites, sans coherence. Il m'ecoutait les sourcils fronces. C'etait pitoyable.

  • Tu ne lui as rien dis, j'ai raison?

Il avait raison. Qu'est-ce que j'aurai bien pu dire? Alors je l'ai bouclee. Inutile de creuser mon trou plus profondemment. Pascal a hoche la tete: "Je vois...". Je voyais bien qu'il etait decu, mais je savais que j'avais fait de mon mieux et que ca n'avait pas ete facile. Alors j'ai contre attaque, en disant, qu'il devait savoir que ce n'etait pas si facile, mais que moi au moins, j'etais la. Qu'il ne pouvait pas en dire autant, que je n'avais pa oublie le fameux vendredi soir qu'il avait raccompagne Jess, qu'il m'avait menti ensuite. Pascal a pali. Je lui ai rappele qu'il avait pretendu etre rentre trop tard pour m'appeler, quant en fait, il avait dormi chez et avec Jess. Pascal a encore pali.

Mal a l'aise, il m'a fait signe d'entrer. On s'est assis face a face s'observant en silence. Pascal s'est enfin decide a parler le premier. Moi, je trouvais que j'en avais dit assez, je preferais ne plus parler de rien.

Ca n'avait pas ete facile de me laisser partir avec Layne sans savoir si j'allais revenir ou pas. Il a meme failli passer nous espionner et s'etait dit que si je ne revenais pas ce serait termine.  Il n'avait pas envi d'attendre de nous voir ensemble pour capter la nuance. Mais, il esperait que je revienne et m'aurait attendu jusqu'au matin.

C'etait trop trop chou-x. Il laissait une fois de plus apparaitre son cote amoureusement romantique, une des raison qui font que je fond comme une glace avec lui. Je suis incapable de resiste ce cote "porte ouverte sur mon coeur". Je me suis collee dans ses bras, et j'ai decolle en sentant ses bras se refermer autour de moi. Mon coeur a moi etait en securite dans ses bras.

 

*  *  *  *  *

OMG !  (103-lun-13.avr.09)

Publié dans jane's diary

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103..1 - OMG! (Oh My God=Oh Mon Dieu)

Publié le par JaneDo


OMG (Oh My God=Oh Mon Dieu). Layne a essaye de me joindre depuis le chalet. N'y reussissant pas, il avait fini par se douter qu'il me trouverait en compagnie de Pasccal. Thomas avait beau leur assurer, a lui et Jess, qu'on ne savait pas, ni Pascal ni moi les plans l'un de l'autre, ils ne l'avaient pas cru. Ca n'a fait qu'augmenter son stress de ne pas reussir a me parler.

Dimanche, en fin d'apres-midi, Layne avait quitte le chalet pour revenir sur Lausanne. Lundi, n'y tenant plus, il est venu sonner chez Pascal. GLUPS. On dormait encore et ce genre de reveil, on aurait pu s'en passer!

Pascal a ete repondre a la porte, puis il est revenu dans la chambre pour me dire que c'etait pour moi, sans me dire de qui il s'agissait. Personne de mes connaissances ne savaient quoi que ce soit sur Pascal, donc rien sur un autre appartement, ni ou. Je n'aurai jamais pu m'imaginer quelqu'un me retrouver la, encore moins me retrouver nez a nez avec Layne.

Pascal s'etait appuye contre le montant de la porte, les bras croises et m'observais en se mordillant l'interieur des levres. Bon, j'esperais que ce que je ressentais a ce moment la ne se voyait pas sur ma figure. J'aurai prefere que Pascal n'ouvre pas ou ne lui dise pas que j'etais la, ca m'aurait simplifie la vie.

  • On s'en va.   (Layne)

J'ai jete un coup d'oeil a Pascal, un peu perdue. Je n'etais pas bien reveille, je ne voulais pas partir et je ne le pouvais pas, Pascal serait furieux. Il ne me le pardonnerait probablement pas. Pascal avait plisse les yeux, se demandant probablement ce que j'allais faire. Moi aussi !

  • Vous avez a discuter, tu devrais y aller!  (Pascal)

En s'adressant a Layne;

  • Tu veux entrer?  (Pascal)
  • Non. Je prefere l'attendre ici.  (Layne)
  • Comme tu veux,,,  (Pascal)

Sans un mot, comme pris en faute, j'ai ete m'habiller. J'esperais que Pascal viendrait m'y rejoindre, me parler, me dire quelque chose, mais non. Niet. J'avais de la peine a quitter la chambre, parce que je ne savais pas si je devais l'embrasser en partant ou lui faire la bise. Comme il ne venait pas, j'ai du me resourdre a sortir de la. C'etait pas terrible dans mes pompes a ce moment la. Pascal etait reste la ou je l'avais laisse. Lui et Layne ne pipait pas un mot.

Ciel, que dire a Pascal: "A toute!", "Je t'appelle plus tard?"... Je ne savais pas quoi dire, je n'ai pas vraiment ose le regarder et je pensais a des trucs idiots comme: si la porte avait ete fermee... Je suis partie sans rien dire. A peine a la hauteur de Layne, que celui-ci m'attrappait par le bras et m'entrainait a sa voiture, et ce n'etait pas gentiment.

Je n'aurais peut-etre pas du partir avec Layne, mais je ne pouvais pas le laisser planter devant la porte et l'ignorer. Et pour Pascal, partir comme ca sans lui dire un mot, c'etait lamentable, ca me rendait malade.

Pascal nous a regarde partir et j'avais envie de pleurer...

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102 - Pâques avec Pascal, hihihi !

Publié le par JaneDo



Caroline était passée chez Pascal pour essayer de le convaincre de monter rejoindre les autres au chalet. Elle n’avait pas de voiture, alors elle espérait pouvoir trouver une petite place dans la sienne. Pascal n’avait pas envi d’aller au chalet. Il ne voyait pas pourquoi on irait se gâcher notre week-end, parce qu’en haut, il y avait non seulement Jess mais aussi Layne. De plus, on serait obligé d’éviter tous contacts et de jouer aux copains.

Je me demandais ce qu’il pensait, avait-il envi de monter mais ne le faisait pas à cause de moi? J’espérais que non. L’empêche que j’avais envie d’y aller, on s’amuse toujours beaucoup et c’était toujours vraiment très sympa. Mais c’était vrai que l’idée de devoir être séparé sur place ne m’emballait pas non plus.

Pas question qu’on aille s’imposer des contraintes pendant ce week-end. Avec Pascal, on a décidé de laisser le monde dehors et de profiter au max de tout notre temps, sachant que les autres étaient bien loin. On se sentait libre.

Je ne savais pas que sa famille avait un bateau. J’en avais entendu parlé par Thomas, vaguement, une fois. Je n’aurai jamais pensé que c’était ici sur notre Lac Léman. Dimanche a décidé de sortir le bateau puisqu’il faisait beau et ça a été grandiose.

Au milieu du lac, c’est le silence total, loin de la foule, loin du monde grouillant de la ville. C’est le paradis géant. Il faisait quand même un peu frais encore, mais qu’importe. On a passé une journée de rêve. J’ai lu, boutiqué sur mon ordi un petit moment. On s’est fait une petite grillade sur le pont, beaucoup ri et beaucoup de câlins. J’ai carrément adoré.

Dans la soirée, Pascal avait rendez-vous avec des copains. C’était des trucs qu’il avait prévu avant de savoir que j’étais là, et il ne pensait pas qu’on allait se voir.

Je n’ai pas voulu l’empêcher d’y aller, par contre, je l’ai empêché d’annuler. J’allais pas mourir de passer une soirée chez lui, sans lui.

Pascal n’est pas rentré tard, je sentais que je lui avais manqué. Il trouvait que c’était vraiment chouette de savoir que quelqu’un t’attend à la maison. Aussi ils étaient tombé sur Caroline, et je lui avais manqué encore plus. Et il s’est dit que si c’était pour passer la soirée en compagnie de nanas, autant la passer avec sa nana (hihihi moi!). Je l’adore.


*  *  *  *  *

Pâques avec Pascal, hihihi!  (102-dim-12.avr.09)

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101 - Parenthèse

Publié le par JaneDo




Mes fesses commençaient à prendre la forme du siège. Je tremblais légèrement, mais ce n’était pas de froid. J’éprouvais les mêmes sentiments que cette fameuse nuit où je me suis pointée pour la 1ère fois chez Pascal, avec en plus, la trouille qu’il me demande, cette fois, de rentrer chez moi.

Avec peine, j’essayais de me convaincre qu’il ne le ferait pas malgré ce qu’il m’avait dit au téléphone.

Mais aussi, la trouille qu’il ne rentre pas de la nuit et que mon imagination se mette en mode-débile. Je me frappait mentalement pour ne pas imaginer le pire. Qu’est-ce que je serais déçue, en plus ça voudrait dire qu’il m’aurait menti ses derniers temps et qu’il cherchait cherchait un bon prétexte pour couper les ponts. Rien que d’y penser, j’en avais des larmes aux yeux.

Ouais... je fonctionnais déjà en mode-débile.

Non, non et non. Il fallait que j’arrête ça. Il faut que je pense à autre chose. Rien à faire. Pourquoi l’humain n’a pas été créé avec un bouton ON-OFF? Ce serait tellement pratique. J’en pouvais plus d’attendre, je n’osais pas mettre la musique, je n’osais pas sortir de la voiture et l’attente me rendait dingue. Peut-être qu’il n’était pas à Lausanne?

Finalement, 2h du matin, samedi, sa voiture est apparu dans le chemin, enfin...

Mais il n’était pas seul, une autre voiture est venue se parquer à côté de la sienne. Glups, boule à l’estomac et consœurs. Ouf, ce n’était que des copains à lui, 2 copains. J’avais emprunté la voiture à ma copine, alors aucune chance qu’il remarque ma présence.

Arf, j’espère que ses copains n’allaient pas trop traîner parce que je commençais vraiment à m’ennuyer ferme et les sièges de voitures ne sont pas des plus confortable. Mais aussi, j’étais vachement soulagée.

Une demi heure plus tard, j’en pouvais plus. J’avais quand même envie de le voir même s’il m’avait dit ne pas vouloir me voir tant que je n’avais rien décidé. J’avais juste envi de le voir, à bas ma fierté, à bas ma timidité, à bas ma réserve, je ne pouvais pas partir sans le voir.

Je me dirigeais vers sa maison quant la porte s’est ouverte. Iiiiiiiiiaaahhhh, j’avais pas fini de répéter ce que j’allais lui dire.... Ses copains partaient, hum, impossible de me planquer, je me suis retrouvée nez à nez avec eux. Pascal se tenait dans l’encadrement de sa porte et je n’arrivais pas à lire l’expression de son visage. C’était des copains de basket. Ils m’ont jetés un petit regard amusé. C’était un peu gênant, mais qu’importe.

Une fois ses potes partis, on est entré mais on est resté dans l’entrée, Pascal me dévisageait sans rien dire. Et moi, j’avais oublié tout ce que j’aurai voulu dire. Je n’avais qu’une envie, c’était qu’il me prenne dans ses bras.

Après un moment, qui m’a semblé durer une éternité, il m’a répété que je n’aurai pas dû venir, redemandé si je savais ce que j’allais faire. J’ai juste secoué la tête. J’avais une grosse patate en travers de la gorge qui m’empêchait de parler. Je savais déjà que je le voulais, lui, et personne d’autre.
  • Pascal, I Love You, et je n’ai pas envie d’être avec quelqu’un d’autre...
Il ne m’a pas jeté dehors, ni repoussée non plus. Je l’adore...
  • Alors pourquoi tu ne mets pas les choses au clair avec Layne?
  • Parce que je n’en ai pas le courage. Et j’aime aller au bowling avec lui, ou prendre des verres avec lui, danser av...
  • Arrête. Je ne veux pas que tu me racontes des trucs pareils. Je ne veux rien savoir. Mon imagination est assez fertile, pas besoin d’en rajouter.
Glups, c’était je crois la 1ère fois qu’il me coupait la parole, et en plus, il n’avait pas l’air de bonne humeur. Et il a fallu que j’en rajoute en plus!
  • Comme tu aimes faire des trucs avec Jess...
  • Tu n’es quand même pas venue jusqu’ici pour me faire la pub de ton petit ami, si? Pour Jess, ce n’est pas la même chose. La plupart sont des obligations. On est ami avant tout, mais ce n’est plus tellement pareil parce que les choses ont changés, on a de la peine à trouver nos marques...
  • Je crois que je ne veux pas non plus que tu me parles de ça.
Dead End. On s’est regardé. Clairement, il y avait des tas de trucs dont on préférait ne pas parler ou qu’on ne voulait pas entendre.
  • Ouais... on est mal.
Silence complet.
  • Très bien. Je crois qu’on a pas tellement le choix que de parler de ce qui nous préoccupe, hein?
On ne pouvait pas continuer à faire semblant que certaines choses n’existent pas ou à essayer d’éviter d’en parler. Alors, on a essayé, mais ce n’était pas facile. Certaines choses, même si ça n’était que la simple vérité, faisait mal à entendre.

Je lui ai expliqué que même si on était plus ensemble, malgré tout, je considérerais Layne comme un ami, donc forcément, il nous arrivera de traîner ensemble. Je savais que ça l’agacerait, mais il ne pouvait pas m’en vouloir de vivre pendant que lui en faisait autant. Il m’a demandé si Layne était au courant que je n’étais plus sa petite amie. Hum, je n’avais pas osé dire à Layne qu’il n’était pas question qu’on ressorte ensemble et j’ai expliqué à Pascal que, Layne n’étant pas très fidèle, cela m’évitait une relation exclusive et que je pourrais le voir quand même. Là, il m’a regardée en levant les sourcils, l’air de dire “tu te fou de ma gueule?”, mais il m’a laissé continuer à parler sans m’interrompre.

Pascal n’a pas dit grand chose après, à part qu’il semblait noter que j’avais envie de recommencer avec Layne et qu’il ne supporterait pas de nous voir ensemble. Sans prendre de gants, il m’a clairement dit que si je ressortais avec Layne, entre nous ce serait terminé.

Aoutch. Ça avait le mérite d’être clair, injuste, mais clair. Je savais à quoi m’en tenir.

Après une discussion aussi tendue, on avait, sans avoir besoin de se consulter, fait une trêve. On n’avait plus envi de parler de ça. Il nous a fallu un petit moment pour faire le vide, et je suis sûre que comme moi, tout ce qu’on s’était dit nous trottait dans la tête.

On a passé tout le samedi ensemble; à promener le chien, faire les magasins, manger au resto, traîner au bord du lac et beaucoup à la maison.

S’il n’y avait pas de mariage et pas de Jess, je serais heureuse de l’aimer toujours. J’aime trop trop être avec lui. Pascal est tendre, attentionné, passionné et passionnant, doux, attentif, calme, reposant, mais il est aussi indépendant, concentré et il a un sourire à damné un saint, des yeux à faire pâlir la lumière, un corps de rêve, solide et il est d’une résistance incroyable. Je l’adore de tout mon coeur et ça, ça me fait vraiment peur. Normalement, c’est là que je me mets à fuir, à courir aussi vite que possible pour m’échapper, parce qu’aimer quelqu’un d’autre plus que soi-même c’est se perdre et on devient faible. Mais Pascal était comme un aimant, je n’arrivais pas à me détaché de lui.

Rien que de le voir, et mon coeur se met à perdre le rythme et à battre dans tous les sens. Et j’ai toujours la boule à l’estomac d’anticipation avant de le voir. C’était hallucinant.

Brian m’a appelée dans la soirée, et j’ai tout de suite senti qu’il n’avait pas le moral. Je ne pouvais pas faire autrement que d’aller le rejoindre. Je n’en avais aucune envie, j’avais envie de rester avec Pascal. Mais combien de fois, Brian avait tout laissé tombé pour moi, je pouvais donc difficilement lui faire faux-bond.

Brian était dans une de ses petites phases de doutes, celle où l’on se demande ce qu’on fabrique et si la vie vaut vraiment la peine d’être vécue. Je savais qu’il avait besoin d’une oreille et de câlins, alors on a beaucoup parlé. J’avais peur de ne pas pouvoir retourner chez Pascal et de devoir rester auprès de Brian. Pour moi, il le fait toujours. Je me rendais compte que jamais, je ne m’étais posé de questions, que je m’étais imposée comme si ça allait de soit. Horrible. Lui aussi devait parfois avoir autre chose et les avait laissé de côté pour moi. Chiotte. Je me suis promise de ne plus lui faire ce genre de plan, parce que c’était vraiment pas cool.

J’ai réussi à le convaincre de sortir manger un truc, en espérant croiser des copains à lui et que peut-être ça changerait son humeur et qu’il partirait faire la fête. Un peu moche, parce que je voulais me débarrasser de lui pour courir rejoindre Pascal.

On a effectivement rencontré des copains et on a pris un verre ensemble. Pendant tout ce temps, une angoisse grandissante au creux du ventre me rendait chagrine, il commençait à se faire tard, et j’avais vraiment envie d’être avec Pascal. Ça tombait juste trop mal son cafard, comme les miens ont dû souvent aussi.

Pascal m’avait avertie que Caroline était passée chez lui, donc je ne pouvais pas débarquer comme ça. Super. Mon angoisse a augmenté d’un cran supplémentaire. Je n’arrivais même pas à donner le change avec un faux sourire. à 2 balles, et je ne pouvais pas partir, parce que Brian ne m’avait jamais plantée en cours de soirée pour aller Dieu sait où! J’étais coincée.

Alors, malgré mes mains tremblantes, malgré mon angoisse, j’ai envoyé un message à Pascal pour lui dire de ne pas m’attendre, ensuite, j’ai essayé de me faire une raison et passer une bonne soirée. Mais c’était difficile, J’étais encore plus down que Brian ne l’avait été quant il m’avait appelé.

Brian s’en est aperçu presqu’immédiatement. C’était pas de chance. Moi qui était sensée lui remonter le moral...

Finalement, notre sortie lui avait bien changé les idées. Il était redevenu mon Brian des bons jours. Avec ses copains, ils ont décidés d’aller chez lui jouer à des jeux vidéos entre mecs. Ça m’arrangeait plutôt bien, mais pas les 2 filles qui étaient venues s’incruster à notre table. J’ai enfin réussi à décrocher quelque chose qui devait ressembler à un visage rassurant pour lui dire que ça allait très bien, que j’étais juste un peu down, mais que j’étais contente parce qu’il allait mieux.

J’ai filé sans demander mon reste en avertissant Pascal que j’étais en route.

La voiture à Miss Caroline était toujours chez Pascal. Chiant. Je me suis installée confortablement dans ma voiture pour commencer ma longue attente quant ils sont sortis sur le palier. Ils se parlaient presque collé. Caroline lui chuchotait des trucs à l’oreille et je voyais Pascal sourire. Caroline n’avait pas envie de partir, ça se voyait même à cette distance. Sa robe était très moulante, un peu trop, avec un décolleté plongeant. Elle était habillée un peu trop sexy pour passer chez un mec aussi tard dans la nuit, je trouve. Ou était-ce une once de mauvaise foi? Puis elle s’est mise sur la pointe des pieds pour lui faire la bise, mais au lieu de cela, elle l’a embrassé sur la bouche. J’ai vu Pascal faire les gros yeux puis se gratter la tête en lui marmonnant quelque chose avec un petit sourire gêné.

Grrr. Un de ces 4, je vais lui arracher les yeux à celle-là.

J’ai dit à Pascal que je les avais vu. Il le savait... il avait vu ma voiture.

Pascal m’a très vite fait oublier tous les désagréments de la soirée. Même s’il était déjà hyper tard, on avait pas envi d’aller se coucher tout de suite, pour se donner l’impression d’avoir toute la soirée à nous.

Pascal a été super doux et tendre, même s’il flottait un parfum de nostalgie. On ne savait plus très bien où l’on en était ou plutôt, on était en attente. Ce week-end était comme une petite paranthèse. Je sentais comme une certaine détermination chez lui, et je crois bien que j’avais un peu la trouille de ce que l’avenir me réservait.

*   *   *   *   *
Paranthèse  (101-sam-11.avr.09)

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100 - Les hommes aussi pleurent parfois...

Publié le par JaneDo


  • J'ai appris que tu n'allais pas au chalet?
C'était Pascal qui me sortait de ma torpeur et de ma grosse déprime. Je les imaginais tous en plein préparatifs pour ce long week-end au chalet. J’avais essayé de ne pas y penser, mais rien n’y faisait. Ça me faisait trop plaisir que Pascal s’était finalement décidé à appeler.
  • Non. Thomas me l’a bien proposé, mais, ça ne me disait rien.
J’aurai pu ajouter; "que ça ne me dit rien de regarder sa petite danse d’amour avec Jess tout au long de ce loooong week-end!"
  • Ben, moi non plus...
Yipiii, il restait là aussi, alors on allait pouvoir se voir et passer tout le week-end ensemble, yipiii. Petite accélération des battements de mon coeur.
  • C’est vrai?
  • Si je n’avais pas appelé, tu n’aurais pas appelé, hein?
  • Non.
  • Ouais, c’est ce que je pensais. Est-ce que tu as pris une décision?
Glups.

Comme s’il avait deviné ce que je pensais, il m’a coupé l’herbe sous les pieds. Non, je n’avais pas pris de décision, je laissais les choses se faire, j’étais bien trop lâche pour décider quoi que ce soit.
  • Heu-eum, pas vraiment.
  • C’est bête, on aurait pu passer le week-end ensemble...
Iiiiiah, le rat. Il m’avait coincée.

  • Tu ne veux pas me voir?
  • J’ai envi de te voir qu’est-ce que tu crois, mais je préfère m’abstenir jusqu’à ce que tu te sois décidée.
  • Tu te rend compte que tu me mets une sorte de pression?
  • Suis désolé, Ce n’était pas mon intention, mais tu dois faire un choix Jane, y pas photo.
  • On ne pourra même pas se voir pour aller prendre un verre?
Il a eu un léger rire.
  • -Comme si ça pouvait en rester là... Je préfère pas. Tu crois quand même pas que j’ai envi de partager la même femme avec Layne, non?
Grrrr...
  • -Ça va me faire drôle de savoir qu’on est tous les 2 ici, et qu’on ne se verra pas.
  • -Mouais... Décide toi. Si tu préfère recommencer avec Layne, je comprendrais, je l’accepterais, je te ficherai la paix et y aura pas de problème. On pourra même aller prendre un verre pendant ces congés.
  • -Et si je te saute dessus? Tu me repoussera?
  • -Alors, peut-être pas de verres ensemble. Ce serait peut-être mieux de se laisser un peu d’espace pendant quelques temps.
  • -J’ai compris. Ce serait ma punition.
Pascal a gardé le silence un moment avant de rajouter;
  • -Non. Je t’assure que non. Mais... j’ai peur de... Écoute, je crois... En fait, ça me fera trop mal de te voir c’est tout. Il me faudra juste quelques jours... ensuite, je pourrais sûrement affronter les choses plus sereinement.
Cette fois, c’était moi qui restait sans voix. J’essayais de trouver une phrase, des mots, quelque chose qui puisse lui faire changer d’avis. Et j’avais la tête comme une coquille vide, le néant total.
  • Jane? Les hommes aussi pleurent parfois, ils ont mal aussi, tu sais...
Pascal a soupiré. De mon coté, j’essayais de trouver -vite- quelque chose à répondre à ça, mais niet encore.
  • Si tu hésites autant, c’est que tu as envie d’être avec Layne. Ou tu as déjà pris ta décision, mais tu n’oses pas me la dire.
Après on aurait dit que le téléphone lui brûlait les doigts, avant que j’aie pu comprendre ce qui se passait, la conversation était terminée. Plus de Pascal à l’autre bout. J’étais mal. Je regardais cet appareil bizarre par lequel, je ne pouvais pas passer la main pour essayer de le retenir. J’étais hyper down. Il ne voulait pas me voir tant que je n’avais pas décidé et, il semblait persuadé que j’avais choisi Layne!!!

Prostrée, je suis restée un long moment, assise droite comme un I, à regarder dans le vide; “Les hommes aussi pleurent parfois...”. Je l’imaginais mal pleurer, et si c’était le cas, ça me briserait le coeur. Est-ce que je l’avais fait souffrir? Quant? Aïe.

Je ne pouvais quand même pas lui expliquer qu’il me fallait laisser un peu de temps, parce que j’avais peur de ne pas pouvoir supporter “Lui et Jess”. Que moi non plus, je ne voulais pas le partager. Et pourtant, je lui avais assuré le contraire quant on avait commencé à se voir... J’avais juste peur aussi de me sentir un peu coupable vis-à-vis de Layne, parce que je n’avais pas fait de réel effort pour que ça marche, j’avais été un poids mort dans notre relation. J’avais utilisé Layne comme bouche-trou pour ne pas subir le temps quant je n’étais pas avec lui.

C'était vrai que j’avais pensé lui forcer la main. Puisqu’on restait tous les 2 sur Lausanne je pensais me pointer chez lui. Même s’il m’avait dit le contraire, j’étais presque sûr qu’il ne me repousserait pas. Je suis sûr qu’il s’en était douté, alors il m’a fait clairement comprendre qu’il n’aimerait vraiment pas me voir tant que je ne pourrais pas lui dire ce que j’avais décidé.

“Oh Pascal, ce n’est pas si facile que ça, et j’aimerai bien t’y voir...”

Plus tard ce soir là, je suis passée chez lui. Il n’y était pas. Il avait dû sortir, ou... malheur, damnation, il avait finalement décidé, pour m’éviter, d’aller rejoindre Jess au chalet? Merde. Au bord du traumatisme, j’ai décidé d’attendre chez. Le voir rentrer ferait disparaître la grosse boule qui grandissait dans mon ventre.

"Par tous les feux de l'enfer, pas ça... Pas ça!"

*  *  *  *  *  *

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99 - Allé Hop... Je Boude!

Publié le par JaneDo



Je n’avais toujours pas de signe de vie de Pascal, mais ça je m’y attendais. Étant occupée avec les enfants mardi et mercredi, je n’avais pas eu le temps de trop ressentir le manque.

Layne, égal à lui-même, continuait à se comporter comme si on était toujours ensemble. Il m’a même proposé de partir les 4 jours de congé de Pâques avec lui. Ma 1ère réaction aurait été d’accepter, mais... je ne savais pas si j’avais des chances de les passer avec Pascal... Si je ne le voyais pas pendant ces jours de congé, j’allais plonger dans la déprime. Afff, je ne pouvais quand même pas m’abaisser à l’appeler, il penserait que j’avais pris une décision, ce qui était loin d’être le cas. Voilà... j’étais la caricature déplaisante de ces bonnes femmes qui restent plongés dans l’abstrait et qui attendent en vain un coup de fils qui ne viendrait pas. Lamentable.

Mince... il devrait comprendre que je ne pouvais pas passer mon temps à attendre son bon vouloir quand même...

J’ai fini par dire “oui” à Layne, mais quant j’ai appris que c’était pour aller rejoindre Thomas, Pascal et les autres au chalet... glups...  tous les poils de mon corps se sont mis au garde à vous... Euhm, non, ben ça, je ne pouvais franchement pas y aller avec Layne, Pascal sera là, etc'était sûr, il le prendrait mal... heu... très mal. Mais pour essayer de me trouver une excuse, je me suis dit qu’après tout, il aurait dû m’inviter aussi, non? Arf. Je ne pouvais pas faire ça. Maintenant, le tout était de trouver une minable excuse pour annuler. Et j’ai pas été fortiche; je lui ai dit que je n’avais pas envie de voir les autres.

Bidon! C’était hyper bidon. Mais c’est la seule chose qui me soit venue spontanément!

J’étais vraiment mal barré! Je sentais que j’allais passer mes vacances de Pâques à la maison toute seule pendant que Pascal serait en train de s'amuser à la montagne avec sa femme. J’enrageais carrément. Je serais bien montée avec Layne, parce que ça me permettait de voir Pascal... Pour Layne; se serait lui faire croire qu’on était à nouveau ensemble... Pour Pascal; que j’avais décidé de recommencer avec Layne.
Quelle galère le rôle de la maîtresse!

Layne avait voulu annuler pour rester là avec moi, mais ça non plus je ne pouvais pas accepter. Il a encore une fois insisté pour avoir une réponse et on s’est disputé. Il y avait pas à dire, le long week-end férié s’annonçait bien :(

De toute façon, j’avais raison de lui dire que je ne pouvais pas sortir avec un type qui ne sait pas quoi faire quant une nana lui met la main sur la cuisse, en plus, pire, en la présence de sa copine. La mauvaise foi de Layne m’a presque fait rire; il ne voyait pas ce que ça pouvait faire, puisqu’on était pas ensemble. Hahaha, lui alors !!! Mais bon, je riais seulement intérieurement parce qu’il était hors de question qu’il pense que ce n’était pas grave et que je prenais ça à la rigolade.

Bref, il a décidé qu’il irait dont au chalet avec les autres, et si je changeais d’avis, je savais comment le joindre. Le rat. J’étais de mauvais poil, et j’aurai bien continué notre petite séance de prise de tête, ça m’aurait défoulé. Mais, il est parti bien trop vite!

Thomas avait dû apprendre par Layne que je ne montais pas au chalet finalement, alors il me l’a proposé. J’ai refusé aussi. Je savais que je ne pourrais pas supporter de voir Pascal avec Jess tout le week-end. Non, je ne pouvais pas, j’étais bien trop à cran et je risquais de péter un câble et de faire une bêtise. Valait mieux, même si j’allais morfler, rester tranquillement chez moi.

Je savais bien que Pascal me manquerait, que je lui en voudrais à mort d’avoir passé le week-end avec Jess, que j’allais me sentir abandonnée et seule sans lui. Mais s’il fallait ça pour que je me décide à reprendre ma vie en main; “so be it”.

Pour l’heure, c’était jeudi soir, et je devinais que toute l’équipe allait se retrouver au Tiger pour prendre un verre, mais j’avais décidé de briller par mon absence. J’étais décidée à m’accorder une bonne séance de “boudage” à la maison. Voilà!

*  *  *  *  *  *
Allé Hop... je boude!   (99-jeu-9avr09)

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98 - Et 4 petits monstres!

Publié le par JaneDo



Mes 3 neveux et Vicky, la fille de la copine à mon frère, sont venus dormir à la maison. Ça avait été initialisé par le petit Markus qui voulait absolument me voir et dormir chez moi. Du coup, j’ai invité les 2 autres, Dylan et Katchouka aussi, pour qu’il puisse avoir ses cousins pour jouer. Évidemment, la fille de la copine à mon frère voulait aussi venir, donc j’avais 4 petits monstres pour la nuit. Évidemment, qu’ils ont sautés partout, évidemment ils ont démontés mon appart, mais je m’y attendais.

Pour Markus, je suis comme sa petite mère. Il a pratiquement grandi dans mes bras. Dès qu’il a su marcher, comme mon frère et sa femme vivaient au rez, ses premiers pas hésitants ont pris le chemin des escaliers pour venir chez moi.

Quant j’y pense, mon coeur se rempli d’amour pour ce petit bout de chou. Que ne fût ma surprise, un matin avant 8h de trouver ce petit bout d’affaire frappant à ma porte. La sonnette était encore trop haute. Ses petites tapes à ma porte n’était pas très sonores, mais on dirait que les femmes ont un 6ème sens, qui nous sort immédiatement du sommeil le plus profond et nous alerte quant il s’agit d’un enfant. On est très proche. Forcément, j’ai eu la chance de ses 1ers mots, ses premiers petits pas. Le rassurer dans son sommeil. Il a eu aussi malheureusement droit à mes chants de berceuses, hihihihi.

Dans tous les cas, Markus n’aura aucun problème avec les filles plus tard.

Avec mes 4 petits monstres, j’ai aussi invité le petit Roméo du rez à venir jouer avec les garçons. La petite Vicky a été défigurée par un chien, donc elle devient hystérique en présence de tous les chiens maintenant et j’avais dû laisser Maxou chez mon frère. Pauvre Maxou, il a pleuré longtemps et n’a arrêté qu’au retour de mon frère.
Je pensais en profiter pour m’occuper de mes 2 nanas, mais c'était pas possible, les garçons voulaient jouer avec les filles.

Roméo est venu avec Laura, une de ses copine de classe, pour se joindre à ma troupe. J’ai remarqué que mes 2 petits bonhommes la trouvaient jolie. Et là, chapeau, Markus du haut de ses 6ans m’a épatée, et j’ai su qu’il aura beaucoup de succès avec les filles. Dylan par contre, ça sera dur, il se fera jeter souvent :(  Ouais... on dit que les garçons copient leur père, ben j’avais une miniature de mon beau-frère devant les yeux, et c’est un manche avec les filles!

J’avais prévu du matériel pour que les enfants puissent préparer et peindre des œufs pour Pâques avec de petits paniers pour qu'ils puissent les ramener chez eux. Les enfants ont vraiment adoré. Quant ma voisine, Marie, a appelé pour demander à son fils de descendre pour le dîner du soir avec Laura, les gamins ne voulaient pas partir. Comme j’avais prévu pas mal d’oeufs, ils voulaient manger les œufs ensembles.

Mercredi, après avoir ramené tout ce petit monde, passé un moment chez chacune de mes sœurs à coup de renfort en café, j’ai mis le turbo pour rentrer chez moi. J’étais impatience de profiter un peu de mon espace puisque que Patricia n’était pas là.

J’étais raide morte crevée!


*   *   *   *   *
Et 4  Petits Monstres!   (98-mer-08.avril.09)

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