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jane's diary

134 - Pascal n'avait pas l'air malheureux!!

Publié le par JaneDo


Vers les 16h, j’ai accompagné Maï à Chardonne chercher un de ses fils, le petit dernier. Je le lui avais promis.

Maï devait avoir payé la facture du garage et me donner la copie, elle ne l’a pas fait. J’ai la nette impression qu’elle n’a pas l’intention de la payer. Le type avait raison, il la connaît bien. Finalement, c’est moi qui me faisait des idées en pensant qu’elle tiendrait parole vis à vis de Fati. Elle avait une pile d’excuses pour n’avoir pas encore fait le paiement. Mouais, ma 1ère opinion était finalement la bonne!

Elle aimerait que je l’emmène chercher les 2 autres gamins demain en fin d’après-midi. Pourquoi est-ce que je serais plus de parole qu’elle? Après tout, ça m’emmerde, alors, je trouverais aussi une pile d’excuse tiens!

J’avais pensé sortir un petit moment pour aller prendre un verre avec mes potes ce soir, mais comme j’avais peur de croiser Pascal et d’être dans tous mes états à nouveau. J’ai décidé de les inviter chez moi. C’était une très bonne idée.

J’avais invité Thomas aussi en espérant un refus, mais il a accepté et s’est pointé en avance pour passer un moment que les 2 et m’aider à tout préparer. Ouais, je l’adore ce Thomas ;)

J’étais quand même super contente de les voir partir pour enfin me retrouver un peu seule. J’ai dû un peu insister pour que Layne accepte de rentrer dormir chez lui. Il aurait aimé qu’on finisse la soirée ensemble étant donné que vendredi soir, il sortait de son côté avec ses copains. Mais, j’étais vraiment trop fatiguée nerveusement pour supporter de la compagnie.

Je sortais avec les copines vendredi soir, alors j’avais vraiment besoin de repos.

Mais titillée par le ton de Layne, j’ai été faire un tour chez lui. Mes soupçons se sont confirmées. Le petit rat. Il n’était pas chez lui, et en allant faire un tour du côté d’Alexia, rien non plus. J’ai fait gentiment la tournée des bars qu’on fréquentait rien. Puis, j’ai pensé à Miss Tennis. J’étais sûre que c’était terminé avec elle, mais sait-on jamais. Rien non plus. Ça, c’était rassurant, sinon j’aurai dû réviser ma faculté de déductions!!!

Alexia était au Tiger, mais pas de traces de Layne. Pascal était là aussi. J’avais le coeur qui faisait une danse débile à le regarder, et je n’arrivais plus à partir de là pour continuer mes recherches, hypnotisée par la vue de Pascal. Petit gros bémol, Caroline était scotchée à ses côtés et chaque sourire ou regard qu’il lui adressait me transperçait comme des lames brûlantes. Je savais bien que je me faisais du mal. Douce souffrance!!!

Comment pouvait-il avoir l’air si... content... heureux... alors que moi, je vivais l’enfer? Est-ce que je ne lui manquais pas plus que ça? Alors il ne m’aimait pas vraiment. Qu’il ailler se faire cuire un œuf!

Bouillante de rage, je suis partie continuer mes investigations, même si j’avais une furieuse envie de m’arrêter dans un coin sombre et pleurer toutes les larmes restantes de mon corps.

Je n’ai pas trouvé Layne tout de suite. Je suis rentrée chez moi entre 2. Plus tard, après minuit, même plutôt après 1h du matin, je suis repartie faire une tournée. Elle n’a pas été très longue. Layne n’était toujours pas chez lui, j’en ai déduit qu’il pouvait encore rentrer après la fermeture des bars, à moins qu’il aille encore en boîte!!! Par acquis de conscience, j’ai fait un saut chez Alexia, et paf, il était là. Hum, le rat. Sachant que je ne sortais pas, il en a profité. Elle aussi, quelle crétine, pourquoi accepté encore de voir un mec qui la traitait comme une vieille chaussette. Mouais... en fait, il nous traitait pas mieux, l’une comme l’autre!!!

Sachant ce que Layne faisait, je me sentait un peu moins atroce comme petite amie, je suis rentrée me coucher.

Se coucher était une chose, dormir une autre! Je n’arrivais pas à fermer l’oeil. En pensant à Pascal, je me sentais bouleversée et triste à mourir. Je ne supportais pas l’éloignement, et je ne supportais pas non plus, d’être près de lui. J’avais toujours la boule à l’estomac, boule que je traînais depuis plusieurs jours. J’étais presque anéantie. Je ne savais plus très bien où j’en étais et pas mal perturbée. Ma tête me faisait mal.

C’était l’enfer. J’avais tellement envie de retrouver ses bras, l’entendre me murmurer,
de sa voix chaudes, des mots tendres à l’oreille. Je voulais que ses sourires ne soient que pour moi et supportais mal de le voir les distiller à d’autres. Je savais bien sûr que j’étais complètement irrésonnable, mais je n’y pouvais rien, c’était comme ça. Je le voulais...

*   *   *   *   *
Pascal n’avait pas l’air malheureux!  (134-jeu-14.mai.09)

Publié dans jane's diary

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134.2 - Réponse à Akemi-sama

Publié le par JaneDo

Hum, ça fait un moment que je te lis sans poster de coms, ce que tu vis me rappelle de mauvais souvenirs :xxxxx. Là, je ne sais pas quoi dire, sincèrement tu le sais déjà, tu vas souffrir encore pendant un moment, mais ça devrait passer. Après je t'encourage à continuer de fréquenter Layne pour te changer les idées (au moins pour ça, même si c'est cruel de le dire comme ça), à la rigueur prends toi bien la tête avec lui, histoire qu'il occupe bien tes esprits, et je te conseillerais d'éviter un peu leur bande pendant un bon moment... ne te leurre pas, en voyant et en parlant à Pascal tu risques de penser à lui encore un moment. Fais toi violence : même si c'est dur... zappe le. C'est ce que j'aurais fait... Mais bon, je crois que tu es déjà en train de le réaliser.

Posté par Akemi-sama | Mercredi 20 Mai 2009 à 03:20

 

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Tes comms me font toujours plaisir, en plus tellement réaliste aussi. Je suis contente de te retrouver au détour d'un comm ;)). Je vois que comme moi, tu fais tes visites sur les autres blogs amis incognito!!! Rire.

C'est vrai que ça deviendra un mauvais souvenir. C'est vrai que ça fait mal, et plus le temps passe, j'ai juste l'impression que ça empire. C'est comme si on me mordait à vif direct dans le coeur.

J'essaie de m'encourager en me disant que ça va passer, et que je devrais m'imaginer dans...  quelques temps... et probablement, je ne me souviendrais même pas pourquoi ça me faisait si mal... Mais rien n'y fait. Par contre, c'est vrai, les prises de têtes avec Layne me changent les idées (rire), même si, encore trop souvent, j'ai l'impression de craqueler.

T'as raison, je vais suivre ton conseil, enfin... m'encourager à suivre ton conseil (j'ai peur de craquer) et me laisser tourner en bourique avec Layne, au moins ce sera une autre rage, une prise de tête qui m'occupera complètement la tête.

J'avais déjà pensé éviter leur bande, mais en même temps, ça me prend au ventre. J'ai peur qu'il m'oublie, et de me dire que s'il rencontrait quelqu'un d'autre, je m'en mordrais les doigts en imaginant que c'était parce que je n'avais pas été assez maligne pour être là. Comme tu vois, je me laisse entraîner par mon imagination, espérant que j'ai encore une chance de rattraper le coup. Mais au dernier moment, de penser à la vidéo, je m'emporte, je craque, je me liquéfie... C'était vraiment un coup vache, mais un sacré coup de maître de miss Jess. J'ai autant envie de ne pas le voir, que de courir vers lui...

C'est lamentable. Je ne me reconnais même plus.

Je sais que je devrais éviter Pascal, le zapper, comme tu le dis si bien. C'est ma seule chance de survie si je ne veux pas souffrir beaucoup plus, mais c'est hyper super dur. Je l'ai dans la peau. Il y a pas si longtemps, il disait la même chose. Apparemment, cela semble bien facile pour lui de m'éviter!!! Ca aussi, ça fait mal. Comment y arrive-t-il aussi facilement? Est-ce que les hommes sont tellement moins sensible que les femmes? Arrhhh, j'en crève litéralement!

L'imaginer en prendre une autre dans ses bras, lui murmurer des mots tendres, la cajoler... Arf, ça me rend malade. Je ne veux même pas l'imaginer, et pourtant, ma tête vagabonde là où ça fait le plus mal. L'imaginer être avec elle comme avec moi ou encore pire, lui dire ce qu'ils me disaient... non... il ne peut pas, hein? Ca y est, j'essaie encore de me laisser une porte ouverte, quant elle est déjà bouclée à double tour!

Chaque jour est un défi pour tenir le coup. Chaque jour sans l'appeler, sans courir le manger des yeux, sans courir me jeter à ses pied est une victoire. Et pourtant chaque jour est une bataille avec moi-même pour arrêter de chercher des tonnes d'excuses ou raisons de lui lancer un coup de fils... Comment est-ce qu'il arrive à tenir? Je me le demande!

Enfin... j'imagine que tu devines ce que je traverse. Merde, je pensais être plus forte que ça!!!
Je te remercie pour ton message. Je me suis dis, que ça valait la peine que je te réponde dans l'article plus longuement que par message! ;)) Merci Akemi-sam
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133 - Croisé Pascal avec Caroline... Glups!

Publié le par JaneDo

 


Aïe, qu’est-ce que ça fait mal. Pourquoi est-ce que ça doit faire aussi mal? Même de me dire que tout passe, que ça aussi, rien à faire... De ne pas le voir me fait mal, le voir aussi, arf. Ne pas pouvoir ou plutôt oser l'appeler, l'enfer!

J’ai eu le malheur de croiser Pascal avec Caroline en voiture. Ils ne m’ont pas vue. Heureusement.

C’était vers St-François. Elle était toute souriante et lui montrait je ne sais quoi, et lui, il lui souriait. Ils avaient l’air d’un couple. J’avais l’estomac dans les tongues. Rien que d'y penser, et même de l’écrire, j’ai encore l’estomac qui part en vrille.

En le voyant comme ça, je ne pourrais pas dire que je lui manquais, ni qu’il pouvait même penser à moi. C’était incroyable que ça me torde l’estomac comme ça et que je me sente si malade. Ils ne pouvaient quand même pas être un couple? c’est la seule petite chose qui me rassurait. Quoique... Il m’avait dit que Caroline lui plaisait bien? Offff, manquait plus que de penser à ça pour me donner envie de vomir et de me jeter en bas le blacon. Non, zut, autant choisir une hauteur plus conséquente, je risque juste de me briser les os ou me retrouver paralysée, ce serait la poisse!

Je me demande pourquoi je fais encore de l’humour. Il n’y avait rien d’humoristique à ce que j’ai ressenti en les voyant. J’en tremble encore. Ca m’a donné l’irrésistible envie de la tabasser, de lui faire du mal. Mon sang a chauffé et j’ai vu rouge.

Mais qu’est-ce que j’avais espéré au juste? Qu’il reste tout seul en me pleurant jusqu’à la fin des temps? Oui, peut-être sûrement! Je suis complètement débile, je ne pensais pas qu’il se mettrait à fréquenter quelqu’un d’autre. Et zut, elle en plus. C’est vrai qu’elle travaillait dans la même boîte. Oh puis zut, je déteste la terre entière... heum, non, sauf mes parents, mes soeurs et frères, mes neveux et nièces, Pascal... quand même!

 

Bref, non je ne déteste pas la terre entière, en fait c’est moi que je déteste.

On a beau se préparer, on a beau visionner, on a beau le savoir... rien n’y fait. Je savais pourtant que je verrais Pascal avec une autre, mais je crois que même quant je m’y préparais, je n’y croyais pas vraiment, ou je ne voulais pas y croire, maintenant, je mordais la poussière en l’imaginant sérieusement avec une autre. Aïe, je ne pouvais pas le supporter, ça faisait vraiment trop mal

Les paroles qu’elle avait prononcé dans les toilettes du Tiger me revenaient en mémoire, elle m’avait dit qu’elle l’aurait un jour. Finalement, pour ne pas perdre la raison, je me suis rassurée en me disant que Pascal était marié de toute façon et que je me faisais des idées. Ils n’étaient pas en couple. Pascal devait sûrement la déposer quelque part, elle avait profité de lui demander de la déposer. Ciel, ce qu’elle avait l’air heureuse quand même!!!


Iaaaah, fallait que j’arrête ça, je commencais à tourner en mode-débile! Pas bon ça!

Impossible de me sortir l’image de ces 2 de la tête. Du coup, Layne a eu une lavette sur les bras. J’étais amorphe, flasque, sans entrain. En fait, j’étais triste et au bord de la déprîne totale.

J’ai préparé le dîner chez Layne, mais je n’avais pas faim. je n’avais pas eu la main lourde avec les épices non plus. Layne a allimenté seul la majorité de la conversation toute la soirée. J’ai fait bonne figure à faire semblant de l’écouter, quelques faux sourires par-ci, par-là,  mon esprit était ailleurs, j’étais du côté de chez Pascal.


J’étais un gros légume qui occupait un coin de la table, avec des yeux dessinés dessus qui le regardait en souriant, faisant semblant d’être intéressée par la conversation.

  • Je demanderai à Jess de venir, et on pourrait faire une partie à 3! Qu’est-ce t’en dis?

Je lui ai jeté un regard courroucé, qui me semblait de circonstance en entendant le nom d’Alexia.

  • Tu ne m’écoutais pas, j’en étais sûr. Tu penses à quoi? Qu’est-ce que tu as?
  • Excuse moi, je pensais à ma cops qui va arrivé vers le 20, c’est tout.
  • Mon oeil.! En parlant de ça, on pourra se voir quand même ou tu veux toujours pas me voir pendant qu’elle sera là?
  • Je préfère pas Layne. J’aime pas trop mélangé, et je l’ai pas vue depuis longtemps. Je préfère qu’on reste entres filles.
  • Je vois. Je dois aller me faire pendre ailleurs. Compris. Je disais que j’avais accepté d’aller au chalet ce week-end aussi. Après le boulot, je passe te chercher ok.

Encore un week-end en huit clos, arrrrh, je supporterais pas. J’ai essayé de le faire changer d’avis mais niet. Layne savait que c’était fini avec Pascal et m’a accusée d’être en train de me lamenter à cause de ça et d’en faire toute une histoire. Il avait raison bien sûr. J’ai prétendue ne pas aller bien. On a fini par se prendre la tête et je suis sortie en claquant la porte.

Layne avait raison, je me suis trouvée minable. Mauvaise petite amie. Je n’avais pas le droit de lui faire ça. Je m’étais promise de m’impliquer, de m’investir dans la relation et j’étais loin du compte.

 Toutefois, j’en ai profité pour vite appelé Thomas. Je voulais le faire changer d’avis pour le week-end au chalet. Je ne voulais pas y aller, mais de savoir Pascal là-haut, si loin de moi, me faisait frémir de terreur.

J’ai inventé un truc à faire le week-end, et que ça me disait bien, mais je n’avais pas envie de faire les aller-retour comme le week-end d’avant. Je me suis retrouvée un peu stupide au téléphone, à vouloir le faire changer ses plans sans oser le demander vraiment. Finalement, Thomas m’a dit que le week-end s’annonçait mal, alors il avait changé d’avis et avait décidé d’organiser un truc dans le jardin vendredi soir. Oufff. Même si j’ai accepté son invit, je n’avais pas l’intention d’y aller.

Je me suis secouée mentalement et je suis retournée vers Layne pour me faire pardonner. En faisant l’effort, petit à petit, j’ai réussi à redescendre de ma planète de désastres.

J’ai casé Pascal au fond d’un des tiroir de ma tête, mais... j'avais un mauvais présentiment!

*   *   *   *   *
Croisé Pascal avec Caroline... Glups!  (133-mer-13.mai.09)

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132 - La Suisse; Refuge pour criminels!

Publié le par JaneDo


Passé la journée à courir pour Maï. Je l’ai trimballée à droite et à gauche. Elle m’avait proposé de dîner avec elle, et se proposait de nous préparer un plat africain; du ocra. Arf, c’était délicieux et j’ai trop mangé.

En fin de matinée, on avait été chez le pédo-psychiatre de son fils Illan. Une des obligation depuis sa procédure de divorce. C’était dingue de voir l’acharnement à la détruire, elle et ses enfants qu’avait la “soi-disant” Protection de la Jeunesse. Foutaises.

Incroyable qu’une telle arnaque se produise en Suisse, et pourtant! Question de remplir les foyers contruits en vrac et soutirer des subsides de l’état, la fameuse incompétente “protection de la jeunesse” qui n’en a que le nom, s’évertue à arracher les enfants de leurs parents et foyers pour les redistribuer dans leurs foyers aseptisés. Endroits dans lesquels les enfants se trouveront privés de l’affection de leurs mères. C’est quand même une sacré escroquerie et un crime contre ses parents qui n’ont qu’un tord, d’être en plein divorce pour la plupart.

Ce qui est pire que tout, c’est de voir ce genre d’opération sur des enfants sans problèmes, tandis que les enfants victimes d’abus sont gracieusement laissés aux mains de leurs tortionnaires. A croire que l’état cautionne les abuseurs!!! Ouais, même si c’est difficile à admettre, l’état suisse cautionne les pédophiles, les abuseurs d’enfants en tous genres!

En tous cas, une chose est sûre, la Suisse est un refuge pour les criminels; terroristes, trafiquants de droques, serial killers, dictateurs et j’en passent!!! Quelle honte. Honte à la Suisse.
Cela se voit dans le manque de volonté à protéger les enfants. Le manque de moyen mis à la disposition des enseignants, des parents et le manque de structures efficaces mis en place. Et je ne parle même pas du manque d'informations dans les médias, de mise en garde, etc. A croire qu'une bande de pédophiles sièges au plus haute fonction de l'état!!!

Je me sentais comme une baleine après avoir mangé chez Maï...

En fait, j’étais ravie de fuir ma maison. Patricia était toujours pensionnaire chez moi, et je commencais à manquer de souffle. Je supportais mal la présence constante de quelqu’un chez moi, dans mes pattes. J’avais besoin qu’elle s’en aille, je n’en pouvais plus. Pourtant, je n’avais pas le courage de le lui dire.

Le soir, j’étais ravie de rentrer sachant qu’elle dormait chez le dernier qui lui a mis la main dessus. Du coup, je n’avais pas besoin de voir Layne. Il l’a un peu mal pris, mais pour me rattraper, j’ai proposé de passer la soirée du mercredi avec lui.


*   *   *   *   *
La Suisse; Refuge pour criminels  (132-mar-12.mai.09)

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131 - Conflits dans ma tête

Publié le par JaneDo

A l’anniversaire de ma soeur, ma nièce, Kachouka, m’avait fait promettre de passer prendre le café, alors lundi matin, pour honorer ma promesse, je suis passée chez ma soeur.

Kachouka était restée à la maison, elle avait mal au ventre. Hum, je me demande si c’était pas ses futures règles qui s’annonçaient.!!! Je pense que oui, même si ma soeur pense que non.

D’après mes souvenirs, j’avais eu pas mal de fois des maux de ventres avant que ces saloperies ne se pointent à l’horizon. Et depuis, je n’avais rêvé que de ménopause! Vivement la fin de cette calamité. Pauvre bébé, pour moi, elle a tous les signes qui les annoncent. J’espère que ma soeur va la préparer et aussi, en prévision, commencer à mettre dans son sac d’école ce qu’il faut. Mais connaissant ma soeur, je ne pense pas. Je vais le faire!

J’ai eu droit à 3h au téléphone avec Brig encore. Elle m’a appelé chez ma soeur déjà vers les 13h, ce qui fait 7h du matin chez elle en Floride. Elle n’avait pas fermé l’oeil de la nuit. Ciel, si elle savait que je n’étais pas vraiment en état de l’entendre me parler de coeur brisé pour la xème fois. Et le mien alors? Bon ok, c'était entièrement de ma faute :( Je n’allais pas fort non plus, et l’entendre me renvoyait direct à mes sombres pensées... vers Pascal.

Le soir, je ne voulais rien faire, ni voir personne. En plus, mon bébé (Max) allait mieux, alors je voulais en profiter et m’occuper de lui. Comme ma soeur ne le voulait pas à l’intérieur de la maison, j’avais laissé le coffre de la voiture ouvert et j’avais retrouvé Maxou endormi dans la voiture. C’était décidé, le reste de la journée, j’allais le consacrer à mon bébé.

Serial promenade et câlins à gogo!

Layne avait voulu passé à la maison pour qu’on passe la soirée ensemble, mais on avait déjà passé le week-end ensemble! Après l’avoir un peu remballé, je me suis mise à me faire des reproches; je recommençais à le négliger. Arfff, j’étais vraiment pas géniale comme petite copine! Après tout, il savait comment j’étais et connaissait mon énorme besoin de solitude.

Surtout, je n'étais pas d'humeur à passer à la casserole. Ça ne me gênerait pas s'il prenait ce qu'il voulait et partait après, sans un mot. Mais bavarder? Me montrer de bonne humeur? Faire des câlins? Pas la force!!! Pourquoi est-ce qu'il fallait que le sexe soit toujours accompagné de tant de cérémonial? Est-ce que parfois, ce ne serait pas plus simple autrement? Mince, la prochaine fois, je lui dirais que s'il pouvait me prendre pour une poupée gonflable, alors il pourrait passer!!

Je me suis reposée malgré les heures au téléphone avec Brig. Enfin... reposer?

Dans ma tête, c’était toujours la gué-guerre entre la partie qui pensait à Pascal avec la partie qui s’efforçait à ne pas penser à lui. Je me demandais ce qu’il pouvait bien faire ce soir? S’il pensait aussi à moi? S’il avait aussi mal que moi? S’il avait autant envi de me voir que moi? Ouais... je n’étais pas encore sortie de l’auberge! Pascaaaal? Appelle-moi?


*   *   *   *   *
Conflits dans ma tête  (131-lun-11.mai.09)

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130 - Il ne me regarde plus!

Publié le par JaneDo


Le dimanche matin, je suis descendue dans les premiers pour savourer mon café tranquillement, et j’ai eu la désagréable surprise de voir Pascal et Caroline partir faire un jogging ensemble. Ils étaient déjà dehors sur le perron à mettre leurs chaussures de sport et riaient joyeusement. Ça m’a un peu cassé le moral, alors je suis remontée dans la chambre retrouver les bras de Layne.

Plus tard, je me suis aventurée à la piscine en espérant trouver un coin tranquille pour savourer un café et lire, mais Pascal était déjà là aussi. J’ai eu un petit moment d’hésitation et j’ai voulu rebrousser chemin, mais il m’avait vu. Trop tard...

Je n’avais pas envie que Layne me fasse une crise.

Comme si rien ne s’était passé, Pascal a tiré une des chaise longue près de la sienne et m’a fait signe de m’asseoir. Après quelques banalités du genre; “Bien dormi? Si Layne dormait toujours, etc” il m’a raconté la fin de soirée, après que Layne et moi ayons été nous coucher. La fille qui faisait aussi du basket est venu nous rejoindre à la piscine. Je n’étais pas la seule à chercher des coins tranquilles il semble!!!

Elle et Pascal ont fait quelques longueurs ensemble, pendant que je faisais semblant de lire. J’ai même été me resservir un café que j’ai eu le temps d’avaler avant que les 2 ne sortent de la piscine. Ciel, qu’il était mignon en maillot de bain. Avec un corps pareil, je serais toujours en maillot moi.!!! Il était sacrément bien foutu. C’était un nageur et cela se voyait à sa rapidité et son assurance dans l’eau, à croire que c’était facile.

Merde, fallait que j’arrête de le regarder!

C’était vachement dur d’être dans l’entourage de Pascal, de le voir ou d’entendre sa voix adorée. C’était quasi insupportable de ne pas pouvoir l’approcher, de devoir rester sur mes gardes et de garder mes distances. De le regarder tout bêtement passer ses doigts dans ses cheveux ou même tout simplement tendre le bras pour prendre quelque chose, voir ses muscles se tendrent sous son t-shirt, arf, je devenais carrément obsédée!!! J’avais un énorme pavé qui m’écrasait le coeur, une boule à l’estomac qui me coupait l’appétit et de la peine à respirer. Je n’arrivais même pas à lire!

Layne est parti, de même que Pascal, avec une partie de la troupe au village. Je suis restée au chalet pour profiter de ma tranquillité et lire. Une bonne partie de l’équipe dormait encore.

Vers midi, on s’était tous retrouvé pour manger ensemble. Je n’étais pas de corvée de cuisine ce week-end.

Enfin... façon de parler, parce que j’étais pas mal tourmentée à essayer d’oublier Pascal et me forcer à ne le considérer que comme un ami. C’était vraiment très difficile. Pascal me plaisait beaucoup, beaucoup plus que beaucoup. J’avais énormément de mal à être si près de lui sans avoir envie d’être le centre de son intérêt. Et de le savoir là, me fichait des tonnes de papillons dans le ventre. Le voir était pénible même si tout allait bien avec Layne.

Quant on discutait ensemble, j’arrivais à oublier, pour un moment, mes préoccupations.

Bizarrement
, depuis qu’on avait rompu, ça me faisait mal de le voir évoluer, rire ou discuter avec les autres, pas quant on était ensemble. J’avais l’impression de ne plus savoir ce qu’il faisait ou pensait, même de ne plus du tout faire partie de sa vie. Le plus pénible était de penser qu’il ne m’aimait plus, qu’il ne s’intéressait plus à moi, qu’il m’avait oublié. Ça me donnait envie de verser quelques bidons de larmes, mais, pas ici. J’attendrais d’être seule et chez moi pour ça!

Ce qui était rassurant, Jess n’en menait pas large non plus. A 3 kilomètres, on pouvait voir qu’elle était down. C’était fou comme on réussissait à s’éviter enfermé dans le même espace. Je remarquais que même Ethan n’arrivait pas à la faire sourire. J’ai commencé à ressentir de la pitié, mais mentalement, je me suis fichue une grosse baffe. Non mais, elle méritait, la peau de vache. Barbie a tenté une petite approche pour discuter. Ça m’a surprise, sachant qu’elle était la meilleure amie à Jess, mais je lui ai rendu la politesse.

J’ai remarqué que Thomas observait discrètement
, près à intervenir. Il essayait aussi de prévenir mes moindres désirs. Aussi, lorsque Barbie s’était pointée pour bavarder, Thomas était sur ses gardes. C’était vraiment chou. Malheureusement, je ne pouvais rien faire pour lui montrer ma reconnaissance.

Les relations entre Pascal et Caroline avaient changés, c’était visible. Plus audacieuse, elle osait se pendre à son bras ou lui passer le bras autour de la taille. Ils passaient pas mal de temps à discuter ensemble. Plus de temps que je n’ai jamais eu avec lui, quant il y avait les autres. Cela me faisait des pincements au coeur assez désagréables. J’avais envie d’être celle avec qui il discutait, celle qui partageait ces rires, celle avec qui il avait envi de passer du temps. Pascal ne me regardait même plus, et ça, ça faisait hyper mal.

Dire que j’étais contente de rentrer était un euphémisme. Je suis partie avant Layne, après tout, on avait nos 2 voitures. Je suis rentrée dar-dar chez moi. Je devais retrouver Layne plus tard, mais j’étais loin d’être en forme, alors j’ai fini par annuler. Pas question qu’il voit mes yeux tous rouges, bouffis d’avoir pleuré, ni qu’il remarque mon humeur triste.

Je n’en pouvais plus d’avoir fait autant d’effort pour faire bonne figure tout le week-end. J’avais besoin de me laisser aller et craquer. Et retrouver mon lit, pour moi toute seule, me tentait trop!

 

Et je peux dire ce que je veux... j'étais drôlement abattue!


*   *   *   *   *
Il ne me regarde plus!  (130-dim-10.mai.09)

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129..3 - M’impliquer... Tirer un trait!

Publié le par JaneDo

 


Heureusement, Layne était adorable et j’étais aussi adorable avec lui. J’avais décidé d’oublier Pascal, de m’impliquer davantage avec Layne, après tout, il était mon petit ami.

Je suis partie en début d’après-midi. J’avais envie de passer un petit moment chez moi. La fête chez ma sœur était assez sympa. Je m’étais mise à la table de mes neveux et pas à celle des “friends” et je me suis bien amusée. Marrant, je me suis coupée les cheveux à la garçonne avec une longue mèche devant, mon petit neveu de 6ans, Dylan, trouve que ça me va beaucoup mieux que les cheveux plus longs. Faut dire que j’ai les cheveux qui poussent très très vite, et ces derniers mois, je ne les supportais plus. C'est fou, ce petit bout de chou de 6ans remarque ce genre de chose!

Vers les 20h, je me suis éclipsée en douce après avoir embrassé ma frangine encore une fois.

J’hésitais à retourner au chalet. Je n’avais pas vraiment envie de voir Pascal, et surtout avec Jess dans les parages, c’était difficile de ne pas me remémorer des choses que je préférais oublier. Puis, il y avait Layne et, Thomas... alors je suis retournée au chalet.

Layne ne changera jamais. Il était en train de faire le joli coeur avec Alexia sur la terrasse au vue de tous. Celui-là! A sa décharge, dès mon arrivée, il l’a plantée comme une vieille chaussette. Elle m’a lancé un regard qui tue au passage. J’ai pensé “Je t’emmerde, pouffe”.

Pendant tout le trajet du retour, j’avais repensé à la vidéo. Seule, heureusement, dans ma voiture, j’ai versé quelques larmes en essayant de me persuader, que la meilleure chose à faire était de tirer un trait sur Pascal. Le rayer complètement était trop difficile, alors il fallait que je me mette en tête qu’on allait seulement être amis, c’est tout, rien de plus.

J’évitais de croiser son regard, j’évitais de penser à lui.

Pour une fois, Layne pouvait vraiment dire que j’étais sa petite amie. Quant je passais près de lui, je lui faisais un petit bisous, ou même s’il discutait avec ses copains, je me collais à lui, ou lui passait les bras autour des épaules. Je me collais tout le temps à lui. Layne a immédiatement senti le changement. Je lui ai demandé d’essayé d’oublier sa jalousie envers Pascal et d’arrêter de tout le temps essayé de l’énerver ou de se rapliquer dès qu’il me voyait avec Pascal. Il a promis d’essayer.

Les autres ont proposés de sortir danser, mais Layne n’avait pas envi de sortir, il voulait qu’on aille se coucher. Le coquin!

Une partie du groupe est sorti, dont Pascal. Thomas et nous, les autres, sommes restés au chalet. On a beaucoup ri. En fin de soirée, on s’est lancé dans une partie de Monopoli. J’étais presque ruinée quant les autres sont rentrés. On a encore continué la soirée un moment. J’ai réalisé que je m’étais sentie plus détendue quant Pascal n’était pas là et plus oppressée par sa présence. C’est vrai que je l’aimais encore, après tout, on n’arrête pas d’aimer quelqu’un sur un claquement de doigts!!!

Pascal était plus silencieux avec un sourire scotché d’un bout à l’autre du visage. Il avait bu plus que d’habitude. Il était chou comme ça. C’est un buveur sympa, toujours souriant et moins sur la réserve avec un verre ou deux dans le nez. Jess le savait aussi et elle a essayé de profiter de la situation, mais Pascal l’a gentiment remise à sa place. Bien fait.

J’avais remarqué ses regards avant son départ en boîte. Je savais que je lui faisais du mal, mais ça ne pouvait pas être pire que la vidéo. Je crois que c’était un soulagement pour lui de quitter le chalet quelques heures.

*   *   *   *   *
M’impliquer... Tirer un trait!  (129..3-sam-09.mai.09)

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129..2 - M'impliquer... Tirer un trait!

Publié le par JaneDo


Layne s’était réveillé entre deux. Après avoir passé un moment dans la chambre, on est descendu ensemble pour le déjeuner. Comme j’avais déjà eu 2 cafés, je me suis isolée pour lire. Je ne lisais pas sérieusement, j’avais pleins de choses qui me brouillait les circuits. Mon livre servait de paravent et de signal; “je lis, foutez moi la paix”.

Même si j'aimais Pascal à en mourir, je ne pouvais pas oublier. Ça m’avait fait très mal. Je n’avais qu’à relire mon journal pour me rappeler mon état d’esprit ces soirs où je l’attendais en vain et dire que pendant ce temps... beurk. Et le voyant faire l’amour avec Jess, il ne peut pas dire qu’il n’en avait pas envi, sinon, ça ne se voyait pas et alors, il était un sacré bon acteur. Horrible. Rien que d’y penser, je n’avais ni envie de le voir, ni de lui parler. Il fallait qu’il fasse tout pour me faire oublier ces images, et se rapprocher petit à petit, qu’il fasse tout pour se racheter.

Pascal est le seul qui a osé m’approcher. Il voulait savoir si j’allais revenir au chalet après l’anniversaire de ma sœur et Jess est venu l’entourer de ses bras. J’ai souri à Jess, mais derrière mon masque, le volcan était en irruption.

  • Arrête ça!

Son ton était sec, il a enlevé ses bras et s’est levé pour l’empêcher de recommencer. J’ai baissé la tête, faisant mine de replonger dans mon livre et d’être embarrassée, mais j’étais contente. J’espérais que cela ne se voyait pas trop sur mon visage, hum.

Pascal a proposé d’aller chercher des croissants en me demandant de l’accompagner, mais Layne a décidé de se joindre à nous, de même que Jess. Alors niet.

Je n’ai pas réussi, avant de repartir pour Lausanne, à passer ne serait-ce que 5mn avec Pascal, mais ça ne me dérangeait pas. Maintenant que j’avais repensé à la vidéo, je n’arrivais plus à me le sortir de la tête, surtout avec les 2 acteurs principaux sous les yeux constamment.

Jess voulait parler à Pascal, sur ce, je me suis éclipsée. Layne observait discrètement ce qui se passait. J’ai quitté la pièce pour aller m’isoler dans la bibliothèque, c’était une pièce que j’aimais bien. Entourée de livres, je m’y sentais bien. Je me suis allongée sur le canapé de lecture, avec mon livre posé sur le ventre quant j’ai entendu Jess et Pascal sur la terrasse devant les fenêtres de la bibliothèque.

Ils avaient voulu s’éloigner du salon pour parler...

Jess reprochait à Pascal d’être froid et distant avec elle.

  • Et tu te demande pourquoi?
  • Oh, si c’est encore à cause de la vidéo, y a pas de quoi. Après tout Jane savait bien qu’on ne vivait pas comme des moines.
  • Tu savais bien ce que tu faisais. J’espère que t’es contente, avec Jane c’est terminé. Mais Jess, ça ne veut pas dire que je reviens vers toi. Les choses ne seront plus jamais comme avant. Je ne te pardonnerai probablement jamais ce que tu as fait. C’était vraiment vache.
  • Dis, tu exagères. Je ne t’ai pas forcé. Je ne t’ai pas mis une arme sur la tempe pour t’obliger à faire l’amour avec moi. Je pense que Jane l’a compris.
  • Tu as raison. Rien que d’y penser, ça me dégoûte. Comment toi, qui était ma meilleure amie, as-tu pu me faire un truc pareille?
  • Je te voyais complètement pris dans tes délires pour Jane, ça m’énervait. Après tout, en amour comme à la guerre, il n’y a que la victoire qui compte! Qu’est-ce que tu croyais, que j’allais rester les bras ballant pour vous laisser roucouler en paix? T’es fou ou quoi?
  • On avait pas besoin de ça, on avait déjà des problèmes autre que toi...
  • Layne? Elle a rit. Oui, je sais, je voulais l’aider dans sa décision.

Pascal la regardait les sourcils froncés. Je crois qu’il comprenait comme moi, que ces 2 là étaient toujours en contact, qu’elle connaissait la situation par Layne. Je réalisais qu’elle avait voulu me forcer la main vers Layne. Mais, je n’avais pas eu besoin de sa vidéo. Je n’aurais jamais pu fermer la porte au nez de Layne après qu’il se soit humilié à laisser son orgueil et sa fierté de côté pour me demander une autre chance. Quelle peste. Jess avait raison, elle était plus forte que moi.!

La porte s’est ouverte et Paul est entré. Je lui ai fait signe de garder le silence, je n’avais pas le choix. Je ne voulais pas que Pascal ou Jess sache que j’avais entendu leur conversation.

  • Donc, Layne t’as demandé ton aide, ou tu voulais l’aider?
  • Les deux. Après tout, on est quand même ami.
  • Alors, à quoi tu t’attendais? Que je sois gentil avec toi? Après ce que tu nous as fait?
  • Nous?
  • Laisse tomber. Je n’ai pas envi d’être agréable avec toi, pourtant, Jess, je m’efforce de rester correct. Mais n’exagère pas. Évite de m’approcher, ça vaudrait mieux.
  • Tout ça pour elle. Mais c’est fini Pascal. Réveille toi, Jane et toi, c’est terminé, fini, réglé. Il faut que tu te fasse une raison. Il serait temps qu’on reprenne notre vie. Et je vois pas pourquoi tu fais tout ce cirque, je sais que tu as besoin d’être consolé et de tendresses...
  • De toi? Sûrement pas. Ça ne ferait que faire du mal à Jane...
  • Arrête avec ta Jane. J’en ai marre d’entendre son nom, parler d’elle. Casse moi pas les oreilles avec cette pute. J’en ai vraiment marre que tout tourne autour d’elle. De toute façon, c’est fini, alors arrête de me parler d’elle.

(aoutch!)

  • Ne m’approche pas Jess, fiche moi la paix.

Pascal a tourné les talons, Jess furibonde l’a suivi en continuant à parler, mais on n’entendait plus rien.

  • Aïe, elle t’a pas raté hein?

J’avais presque oublié la présence de Paul....

  • Ouais. C’est l’amour vache entre nous deux. Je ne voulais pas qu’il sache que j’étais là. J’étais en train de lire quant ils sont venus se planter devant la fenêtre tu sais. Je ne voulais pas les épier.

J’ai fait un effort pour sourire. Paul m’a rendu mon sourire, la situation l’amusait.

  • Mais... tu aurais pu t’en aller...

Arfff, il avait raison.

  • Tu sais, il va pas si bien que ça Pascal. Te voir avec Layne, c’est pas évident pour lui.

Je me demandais ce qu’il savait exactement?

  • Ah, oui, je sais pour la vidéo... Je... Écoute, tu sais que je suis dans l’audio visuel... Jess m’a demandé du matériel, j’ai envoyé quelqu’un lui installer tout ça. Je ne me doutais pas que...
  • C’est bon. Je préfère éviter d’en parler. J’y pense assez sans ça.
  • Je voulais juste que tu sache que j’étais désolé, si j’avais pu... Ok, stop.

J’ai souri. Ça me coûtait, mais qu’aurais-je pu faire d’autre? Je voulais juste qu’on ne m’en parle plus, peut-être que je finirais par oublier.

Là dessus, Thomas est entré à son tour dans la bibliothèque. Ciel, ça devenait un haut lieu de rencontres. Pascal suivait droit derrière. J’ai juste eu le temps de demander, en chuchotant à Paul de ne pas dire à Pascal, ni à personne d’ailleurs que j’avais entendu sa conversation avec Jess. Il a fait une petite grimace, mais j’imagine que je pouvais compter sur lui. Pour m’en assurer, je lui ai dit que ce serait son excuse pour l’installation. Il m’a fait un clin d’oeil. Les garçons se sont demandés ce qu’on complotait. Qui allait leur répondre? Pas moi, en tous cas!

Aïe, chaque fois que je voyais Pascal, je le revoyais en plein action. Ciel, ça me mettait en boule. Apparemment, Layne suivait les faits et gestes de Pascal, parce que quelques minutes après, Layne se pointait à son tour!

*   *   *   *   *

M’impliquer... Tirer un trait!  (129.2-sam-09.mai.09)

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129..1 - M’impliquer... Tirer un trait!

Publié le par JaneDo


 

Pascal discutait sur la terrasse, seul à seul avec Caroline à mon arrivée. Une autre partie de l’équipe était à la piscine, Layne, Thomas et quelques autres, dont Alexia (collée aux basques de Layne) bavardaient gaiement en faisant les pitres. Ils étaient tous de joyeuses humeurs. Petits pincements dans la poitrine de voir Pascal avec la Caroline.

Après avoir salué tout le monde, Thomas m’a accompagnée à ma chambre pour que je puisse poser mes affaires.

On est resté plus d’une heure couché sur le lit à bavarder. Pourtant, c’est une grande chambre avec canapé et tout. C’était agréable et ça m’a beaucoup détendue. Thomas est vraiment chou d’être aussi gentil avec moi, après tout ce temps, il reste égal à lui même et un ami que j’apprécie de plus en plus. Avec une certaine réserve, petit à petit, je commence à me confier à lui et j’apprécie sa patience. C’est une bonne oreille et il est aussi de bons conseils. Ouais, j’aime beaucoup Thomas.

Pascal n’était jamais seul et c’était difficile de l’approcher. Ciel, comment est-ce possible que cela semble si difficile de l’approcher et de lui parler?  Faut dire que ce n’était pas facile non plus pour moi, Layne était toujours tout prêt. Le petit moment où Pascal m’a rejoint à la cuisine où je me préparais un café, Layne est arrivé presqu’aussitôt pour me lécher la figure (ouais, façon de parler, c’était un de ses baisers qu’on évite quant quelqu’un est occupé à parler avec quelqu’un d’autre, c’est embarrassant). Pascal nous a laissé.

Layne le faisait exprès pour marquer son territoire ou pour énerver Pascal...

Même quant on s’est retrouvé seul sur la terrasse, Jess est venu chercher Pascal pour un truc débile. Et plaf... on a passé la soirée à se lancer quelques petits sourires de loin sans plus, on a pas réussi à passer plus de 2mn ensemble... c’était rasant.

Le lendemain, je devais repartir à Lausanne pour le barbecue pour l’anniversaire de ma sœur, quant je l’ai dis à Layne, il a presque pété un câble. Il voulait m’accompagner. Pas question. Je n’étais pas prête pour faire entrer un mec dans ma famille. Pour l’instant, j’aimerai garder ma vie privée, PRIVÉE, point final.

Jess a voulu lancer un de ses jeux barge, je ne voulais absolument pas jouer, j’étais vraiment pas d’humeur. Ouf, je n’étais pas la seule, et comme la majorité était contre, j’étais ravie qu’on laisse tombé. Jess n’était pas du genre à laisser tomber aussi facilement, je savais qu’on aurait droit avant la fin du week-end.

Toute la soirée m’avait fait couler lentement au fond du gouffre, et l’effort que je faisais pour garder le sourire et la tête haute m’avait crevé. Cherchant le réconfort, j’ai dormi enroulé dans les bras de Layne pour son plus grand plaisir. Impossible de lui montrer ou lui dire que j’étais triste. C’est dans des moments comme ça où je rêverais d’être seule dans ma chambre et... bas les masques!!!

Samedi matin, j’étais une des 1ère à descendre pour le déjeuner. En début d’après-midi, je devais partir pour Lausanne, alors je voulais profiter de mon temps, et j’espérais voir peut-être Pascal avant de partir. J’avais aussi envie d’un moment de tranquillité pour boire mes cafés! On s’était couché tard, donc je savais que Layne dormirait encore quelques heures.

Quant j’ai vu Caroline se rappliquer, j’ai perdu espoir de voir Pascal seul à seul. Comme je l’espérais Pascal s’est levé tôt comme je l’espérais. Il était clair qu’il allait faire son jogging. Il savait que je n’étais pas du matin, et à part me faire une petite bise pour me dire bonjour, Pascal a soigneusement évité de me parler. Par contre Caroline, elle, était du matin et s’est mise à bavarder avec Pascal. J’avoue qu’intérieurement, je faisais une petite crise de jalousie. Atroce sentiment. En plus, elle voulait accompagner Pascal dans son jogging, zut, encore un truc que je préférais faire seule. Du coup, je me demandais si je ne devais pas faire des efforts pour changer, parce que sinon, je risquais de rater le coche souvent.

Caroline s’est précipitée pour aller se changer et je suis restée enfin seule avec Pascal. Ne sachant pas pour combien de temps, alors on a voulu entamer la conversation, mais... en même temps, alors on a ri. Je me suis lancée;

  • C’est dur de ne pas avoir de nouvelles de toi. Tu ne m’appelle plus. C’est vraiment dur, sans coeur je dirais même.

Pascal ne souriait plus. Il m’a observé en silence un moment avant de parler, je n’arrivais pas à déchiffrer ce qui se passait derrière son regard.

  • Ça ne nous ferait que plus de mal
    ...
    De te faire penser que j’arriverai à passer par dessus le fait que tu sois avec Layne... Ce ne serait pas correct. Je dis pas que je n’ai envi de t’appeler des centaines de fois par jour, que ce n’est pas dur de ne pas te voir. Si j’avais été malin, je ne serais pas venu ce week-end, mais, j’avais envi de te voir. C’est bête hein?
  • Alors, ne soit pas correct .
  • Alors rompt avec Layne.

Ploufff, voilà, encore un “Dead End” (cul de sac). Et tout à coup, les images de la vidéo, de lui et Jess ont inondé ma tête. Mes envies et humeurs ont changés d’un coup. Non, moi non plus, je n’arrivais pas à oublier ces images, ni à oublier qu’il avait les mêmes gestes... Aïe, malgré mes sentiments pour lui, je ne pourrais pas supporter qu’il me prenne dans ses bras, je ne crois pas que j’arriverais pour l’instant à supporter un contact sans que ces images défilent dans ma tête. Chacun de ces gestes me ramènerait directement au film que Jess a eu la gentillesse (méchanceté) de me donner. L’horreur. Il y avait pas à dire, elle savait ce qu’elle faisait.

Je devrais être plus forte que ça, et ne pas la laisser m’atteindre, mais il n’y avait rien à faire, son coup de poignard ne m’avait pas raté. Il me fallait du temps, plus de temps. J’étais en colère, et je ne voulais plus lui parler, ça ne servait à rien de s’envoyer nos griefs à la figure.

  • C’est vrai que tu me manques à mort, mais je ne peux pas t’appeler même si j’en meurs d’envie et te faire penser qu’on va recommencer comme avant. Et je pense que tu m’en veux pour la vidéo, je le comprend. C’est une des raison principale qui me fait éviter de t’appeler.

Caroline était redescendue toute changée pour le jogging et ça m’arrangeait, je n’avais plus envie de parler. Pascal n’avait pas vraiment envi d’aller faire du jogging du coup, mais j’ai marmonné une excuse et je suis remontée à ma chambre, le temps qu’il parte.

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M’impliquer... Tirer un trait!  (129..1-sam-09.mai.09)

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128 - Je déteste être 'In Love'

Publié le par JaneDo


Jeudi;  Mince de chez mince, je crevais d’envie de voir Pascal, de lui parler, de respirer sa présence, de le toucher...

J’étais partagée entre la raison et la tentation. Je savais que ce n’était pas très fin d’aller zoner dans les endroits qu’on fréquentait juste pour le voir, mais la tentation me poussait aux fesses. Je savais pertinemment que c’était stupide, que ce n’était pas la chose à faire, que probablement qu’il ne sortirait même pas ce soir après son entraînement sportive... Haaaah, vertiges de l’amour, j’avais tellement envie de le voir...

Aussi l’autre chose complètement débile que j’avais envie de faire, était de l’appeler. Ça aussi, c’était débile profond!

J’ai parlé longuement avec Brian, et il pense que je lui manque certainement, mais l’appeler n’était pas la solution, ni une brillante idée. Que Pascal restait à distance pour éviter de se laisser tenter. Ça, c’était rassurant. Mais poireauter à attendre, je ne savais pas si j’en étais capable!!!

En tous cas, je savais pourquoi je n’aimais pas tomber amoureuse, c’était exactement cet état de débilité incontrôlable que j’avais toujours fui, j’aurai dû continuer... peut-être que je devrais prendre mes jambes à mon cou? Avec Layne, au moins là, je contrôle mieux les choses. Si ça capotait entre nous, je ne serais pas en danger d'apoplexie!

L’aîné de mes neveux m’a appris qu’ils avaient organisé un barbecue pour l’anniversaire de ma frangine. J’ai essayé de me désister, mais rien à faire, pas une vrai fête si Banana n’est pas là.

Vendredi, selon le message de mon neveu, je me suis préparée mentalement à aller chez ma frangine, mais 16h me semblait... vu qu’on travaille tous à cet heure là! Alors je lui ai demandé par sms, s’il ne c’était pas trompé d’heure?!?

Avec Layne, on devait aller au chalet ce week-end, et on partait, en général, le vendredi soir direct après le boulot. Layne a été très déçu que j’annule au dernier moment. Je lui ai promis de ne passer qu'un petit moment chez ma soeur et que je le rejoindrais directement au chalet. Ça l’a rassuré. Il avait cru que je n’avais jamais eu l’intention d’aller au chalet, même s’il craignait que je ne monte pas du tout. Layne m’a averti que s’il ne me voyait pas arriver, si je le laissais sans nouvelles, il descendrait me chercher, même à 3h du matin. J’étais prévenue!

J’avais juste sonné chez ma soeur, et Kachouka m’avait déjà ouvert quant son grand frère m’a rappelé pour me dire que c’était samedi et non vendredi à 16h... Quelle poisse! Trop tard. J’étais contente de voir ma puce, et ma soeur n’a pas voulu me laisser partir.

Mon dieu que son mec est con! C’est vraiment un taré ridicule. Ils se font la tête à nouveau! Vive l’ambiance. Bon, il n’était pas là à mon arrivée, il n’est arrivé qu’1/4h plus tard. Elle m’expliquait qu’elle était décidée cette fois de déménager, qu’elle cherchait un appartement, qu’il n’était pas au courant. On a changé de sujet de discussion à son arrivée. Le "con"  était sorti traîner dans des bars avec des copains ou une nana. Il faisait tout pour la rendre jalouse. Étonnement, elle s’en fichait royalement. Tant mieux pour elle.

Brig a essayé de me joindre aussi, c’était la 6ème fois de la journée, mais à chaque fois, j’étais avec du monde. Sincèrement, j’en avais ma claque de ses coups de fils, mais elle vivait des trucs insupportables alors, j’aurai eu mauvaise conscience de ne pas lui répondre. On s’est mis d’accord pour qu’elle m’appelle plus tard.

Je me préparais à partir pour le chalet quant Maïmouna m’a appelée, elle était bourrée et aurait aimé que je la ramène chez elle. Ce que j’ai fait... En chemin Brig m’a appelée, mais je descendais un copain pratiquement au même endroit où j’allais chercher Maï, encore une fois, je ne pouvais pas lui parler.

Finalement, 1h du matin... je partais rejoindre Layne!

L’empêche que je n’avais pas la forme étant au bord de la déprime, et j’étais contente de m’éloigner de chez moi avec une Patricia complètement déprimée. J’avais aussi de l’autre côté, Brig, complètement déprimée au bout du fils sans arrêt, donc pas grand chose pour me remonter le moral.

Brig m’a tenue compagnie toute la route au téléphone! Bon, c’est pas si mal, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, ni de commencer à me torturer le cerveau en me demandant si c’était une bonne idée d’aller au chalet, me demander comment Pascal allait réagir en ayant le couple “Layne-Jane” sous les yeux tout le week-end!!! Heureusement!

Mais je devais être honnête avec moi-même, j’avais trop envie de voir Pascal pour vraiment me raisonner.

Je savais que Pascal serait au chalet et j’étais partagée entre l’anticipation, le trac, l
’exitation, l’impatience, bref, j’étais en mille morceaux!

*   *   *   *   *
Je déteste être in love!  (128-ven-08.mai.09)

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