134 - Pascal n'avait pas l'air malheureux!!
Vers les 16h, j’ai accompagné Maï à Chardonne chercher un de ses fils, le petit dernier. Je le lui avais promis.
Maï devait avoir payé la facture du garage et me donner la copie, elle ne l’a pas fait. J’ai la nette impression qu’elle n’a pas l’intention de la payer. Le type avait raison, il la connaît bien. Finalement, c’est moi qui me faisait des idées en pensant qu’elle tiendrait parole vis à vis de Fati. Elle avait une pile d’excuses pour n’avoir pas encore fait le paiement. Mouais, ma 1ère opinion était finalement la bonne!
Elle aimerait que je l’emmène chercher les 2 autres gamins demain en fin d’après-midi. Pourquoi est-ce que je serais plus de parole qu’elle? Après tout, ça m’emmerde, alors, je trouverais aussi une pile d’excuse tiens!
J’avais pensé sortir un petit moment pour aller prendre un verre avec mes potes ce soir, mais comme j’avais peur de croiser Pascal et d’être dans tous mes états à nouveau. J’ai décidé de les inviter chez moi. C’était une très bonne idée.
J’avais invité Thomas aussi en espérant un refus, mais il a accepté et s’est pointé en avance pour passer un moment que les 2 et m’aider à tout préparer. Ouais, je l’adore ce Thomas ;)
J’étais quand même super contente de les voir partir pour enfin me retrouver un peu seule. J’ai dû un peu insister pour que Layne accepte de rentrer dormir chez lui. Il aurait aimé qu’on finisse la soirée ensemble étant donné que vendredi soir, il sortait de son côté avec ses copains. Mais, j’étais vraiment trop fatiguée nerveusement pour supporter de la compagnie.
Je sortais avec les copines vendredi soir, alors j’avais vraiment besoin de repos.
Mais titillée par le ton de Layne, j’ai été faire un tour chez lui. Mes soupçons se sont confirmées. Le petit rat. Il n’était pas chez lui, et en allant faire un tour du côté d’Alexia, rien non plus. J’ai fait gentiment la tournée des bars qu’on fréquentait rien. Puis, j’ai pensé à Miss Tennis. J’étais sûre que c’était terminé avec elle, mais sait-on jamais. Rien non plus. Ça, c’était rassurant, sinon j’aurai dû réviser ma faculté de déductions!!!
Alexia était au Tiger, mais pas de traces de Layne. Pascal était là aussi. J’avais le coeur qui faisait une danse débile à le regarder, et je n’arrivais plus à partir de là pour continuer mes recherches, hypnotisée par la vue de Pascal. Petit gros bémol, Caroline était scotchée à ses côtés et chaque sourire ou regard qu’il lui adressait me transperçait comme des lames brûlantes. Je savais bien que je me faisais du mal. Douce souffrance!!!
Comment pouvait-il avoir l’air si... content... heureux... alors que moi, je vivais l’enfer? Est-ce que je ne lui manquais pas plus que ça? Alors il ne m’aimait pas vraiment. Qu’il ailler se faire cuire un œuf!
Bouillante de rage, je suis partie continuer mes investigations, même si j’avais une furieuse envie de m’arrêter dans un coin sombre et pleurer toutes les larmes restantes de mon corps.
Je n’ai pas trouvé Layne tout de suite. Je suis rentrée chez moi entre 2. Plus tard, après minuit, même plutôt après 1h du matin, je suis repartie faire une tournée. Elle n’a pas été très longue. Layne n’était toujours pas chez lui, j’en ai déduit qu’il pouvait encore rentrer après la fermeture des bars, à moins qu’il aille encore en boîte!!! Par acquis de conscience, j’ai fait un saut chez Alexia, et paf, il était là. Hum, le rat. Sachant que je ne sortais pas, il en a profité. Elle aussi, quelle crétine, pourquoi accepté encore de voir un mec qui la traitait comme une vieille chaussette. Mouais... en fait, il nous traitait pas mieux, l’une comme l’autre!!!
Sachant ce que Layne faisait, je me sentait un peu moins atroce comme petite amie, je suis rentrée me coucher.
Se coucher était une chose, dormir une autre! Je n’arrivais pas à fermer l’oeil. En pensant à Pascal, je me sentais bouleversée et triste à mourir. Je ne supportais pas l’éloignement, et je ne supportais pas non plus, d’être près de lui. J’avais toujours la boule à l’estomac, boule que je traînais depuis plusieurs jours. J’étais presque anéantie. Je ne savais plus très bien où j’en étais et pas mal perturbée. Ma tête me faisait mal.
C’était l’enfer. J’avais tellement envie de retrouver ses bras, l’entendre me murmurer, de sa voix chaudes, des mots tendres à l’oreille. Je voulais que ses sourires ne soient que pour moi et supportais mal de le voir les distiller à d’autres. Je savais bien sûr que j’étais complètement irrésonnable, mais je n’y pouvais rien, c’était comme ça. Je le voulais...
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Pascal n’avait pas l’air malheureux! (134-jeu-14.mai.09)






