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jane's diary

85 - Les excuses de Jess

Publié le par JaneDo



Je m’attendais à pire avec Jess. J’étais toujours de mauvais poil, Jess voulait me voir? Pas de problèmes, bring it on,  j’étais d’humeur à cogner, mais, je ne serais pas celle qui porterait le 1er coup.

Finalement, les choses se sont plutôt bien passé. Jess ne s’est pas vraiment excusée même si elle a utilisé le mot “excuse”, et c’était tant mieux, ça m’aurait complètement gênée.

Jess m’a expliqué que la situation avec Pascal n’était pas très simple, que parfois, elle perdait un peu les pédales et qu’elle regrettait de s’en être prise à moi. Elle tenait beaucoup à lui, qu’elle a toujours pensé qu’il serait là pour elle. Qu’il ferait toujours partie de sa vie. Le sentir lui échapper petit à petit lui faisait peur. Elle ne supportait pas non plus qu’il puisse être proche d’une autre, de le voir partager cette sorte de complicité avec une autre qu’elle la rendait jalouse. Mais on comprend et supporte les sautes d'humeurs entre amis.

Je me demande où elle avait été chercher qu’on était amie???

La discussion s’est transformée en confidences, c’était un peu déroutant, même embarrassant.

Jess n’avait jamais rompu avec Pascal. Quant ils étaient au collège, elle avait rencontré Layne qui était devenu ami avec son frère. Thomas, Pascal et Layne traînaient souvent ensemble. Layne lui avait tapé dans l’oeil, il l’attirait et l’intriguait. C’était une période où elle avait envie de folies, et Pascal était toujours trop sérieux, trop concentré dans ses études. Les sorties en pleine semaine, les beuveries, les fiestas, traîner dans les boîtes jusqu’à la fermeture et tout ça, c’était pas son truc. Pascal était bien trop sérieux. Layne n’avait pas froid aux yeux, il aimait faire la fête, il était impétueux et carrément fou.

Jess a ri. Je me sentais un peu mal à rester là, sans rien dire. Je ne savais pas s’il me fallait sourire, la regarder, dire quelque chose... La situation me mettait très mal à l’aise. Je ne pouvais rien faire d’autre que de l’écouter.

Elle avait commencé à sortir sans arrêt, délaissant même ses études. Au début, Thomas était de la partie, par la suite, c'était sans Thomas et seulement avec Layne. Et un soir, Pascal les avait surpris ensemble. Ce n’était pas  un souvenir qu’elle aimait se rappeler.

Pascal s’était senti vraiment blessé. Elle n’avait pourtant pas envie de rompre avec lui, mais Pascal l'avait plaquée. Elle lui avait menti sur ses sorties, elle ne savait pas pourquoi. Elle avait annulé quelques uns de leurs rendez-vous pour aller faire la fiesta avec Layne, cela avait vraiment blessé Pascal. C’était justement après un de ses mensonges, prétextant qu’elle devait étudier, que Pascal l’a retrouvée complètement bourrée dans une soirée en train de s’embrasser avec Layne. Ce n’était qu’un jeu, mais Pascal l’avait mal pris. Après avoir cogner Layne, il lui avait dit que c’était terminé entre eux.

Jess était au bord des larmes. Je ne pouvais pas m’empêcher d’avoir mal au coeur en la regardant. Elle avait l’air d’une petite fille tout à coup, pas de la peste de l’autre jour.

Jess se sentait seule ici et n’avait pas vraiment d’amies, pas même Barbie.

Apparemment, après sa rupture avec Pascal, Barbie avait jeté son dévolu sur lui. Ça l’avait un peu blessée, parce qu’elle s’était rendue compte que Barbie était devenue sa copine que pour s’approcher de Pascal. Elle avait eu de la chance, Pascal n’était pas sorti avec elle sachant que cela aurait pu lui faire du mal. Elles sont restées amies, mais elle se méfiait même si Barbie lui assurait qu’elle n’éprouvait plus rien pour Pascal.

Ciel, j’étais mal à l’aise. J’avais un peu les boules qu’elle me demande à propos de Pascal, mais elle n’en a rien fait. Probablement parce qu’elle le savait déjà.

Après avoir bu un verre ensemble, Jess proposait de rejoindre nos copains au Tiger, mais je n’avais pas envie de sortir. Jess avait envoyé quelques sms pendant qu’on discutait, j’ai vite compris à qui, en voyant Pascal et Thomas débarquer au resto pour nous rejoindre.

C’était quoi ça? Une sortie à 4?

Waaahhh, non et non, je n’allais pas sortir ce soir. J’avais les poils au garde à vous, pas du tout à l’aise. J’avais juste envie de rentrer. Après avoir pris un verre ensemble, ils sont partis de leur côté.


Je me sentais un peu brouillée. C’était trop étrange d’être assis là tous les 4, je pense que Pascal avait dû trouver la situation assez gênante aussi. Je ne sais pas pour Thomas, ni pour Jess... Ils avaient l’air de trouver tout ça normal. Hum!


*   *   *   *   *   *
Les excuses de Jess  (85-jeu-26mars09)

Publié dans Jane's Diary

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82 - Impossible de me concentrer

Publié le par JaneDo



Je savais que je ne verrais pas Pascal de la semaine. Après tout, c’est vrai que je n’avais pas besoin d’être collée tout le temps, ni de voir non stop la personne qui fait partie de ma vie. J’aimais avoir mon espace temps, mais, quant j’avais envie de le voir, alors là, il le fallait sinon, je perds le nord.

Même si le week-end avait été coupé par l’anniversaire de son copain, même s’il avait passé une partie de ce que j’estimais, peut-être à tord, être mon temps avec une autre, cette autre étant Jess, ça ne m’avait pas trop dérangée en gros.

J’avais tellement de retard à rattraper dans mon boulot, je n’avais pas réussi à me concentrer assez pour vraiment avancer. Dessiner, peindre me détendent, mais si j’avais la tête rempli de... soucis, je ne suis pas bonne à grand chose. Je devais trouver un nouveau design pour des boîtes qui devaient renouveler l’image mais en même temps représenter et surtout rappeler la marque pour laquelle je travaillais Ce devait être dans la lignée, enfin bref, j’étais en concurrence avec d’autres designers cette fois,  je n’avais pas intérêt à me planter!

Patricia était souvent absente le soir ces temps, elle avait un nouveau petit copain. Je le soupçonnais de ne pas être si intéressé que ça et d’être “homo”. Je l’avais dit à Pat, mais elle n’y croyais pas.

Le soir, Thomas m’a appelé, il y avait urgence dans sa voix; il voulait me parler. J’ai essayé de lui tirer les vers du nez, mais il voulait me voir face à face. Il avait quelque chose à me demander. Ça ne me disait rien de bon. J’ai promis de trouver un moment cette semaine et j’ai raccroché.

Ensuite, j’ai coupé on natel pour pouvoir me concentrer. Après quelques heures à m’arracher les cheveux ne faisant rien qui pouvait vraiment me satisfaire, j’ai décidé de me détendre dans un bain avant de me larver devant la télé. C’était trop cool d’être toute seule à la maison, et je voulais en profiter au max. J’irai me coucher quant mes yeux se fermeront toutes seules.

Je n’ai rien fait de spécial le reste de la semaine. Comme j’étais toujours d’humeur grognon, j’avais envie qu’on me foute la paix.

Sauf jeudi soir. Jess tenait à me voir, Pascal m’avait dit qu’elle voulait s’excuser et lui avait dit que je trouvais des tas d’excuses pour l’éviter. C’était vrai qu’elle pouvait se pointer chez moi, alors j’ai fini par accepter. J’ai averti Pascal que si elle m’agressait, cette fois, je me défendrais. Il espérait que ça en arrive pas là et que Jess semblait sincèrement regretter son geste.

*   *   *   *   *   *

Impossible de me concentrer  (82-lun-23mars09)

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75 - Un peu préoccupée, mais ça ira

Publié le par JaneDo


Lundi matin, après avoir pris le café ensemble, Pascal est parti au boulot et moi, j’ai été encore prendre un café avec ma sœur. Je devais passer chercher Patricia et l'accompagner chez ses parents. Sa maman nous avait préparer à dîner.

J’étais un peu préoccupée à propos de Pascal!

Jeudi soir, j’avais entendu quelques bribes d’une conversation entre Pascal et Paul. Je crois que j’étais concernée. J’ai attendu tout le week-end que Pascal m’en parle, mais rien. Je me demande si ce n’est ce qui l'avait rendu un peu dans la lune et un peu distant par moments.
Je me demandais si c’était le résultat de la visite de Jess!!! Pascal m'avait menti en disant être rentré trop tard pour m'appeler vendredi passé, en fait, il était resté avec Jess. Ça me faisait un peu mal au coeur, mais je n'allais rien dire et attendre qu'il m'en parle de lui même.

Ça me rendait déjà assez malade comme ça, je n’avais pas besoin de confirmation. Je préférais garder la tête bien enfoui dans le sable, ça me convenait très bien. Encore un truc qui deviendrait réelle et à laquelle je me devrais d’avoir une réaction en conséquence, ce qui ne m’enchantait pas vraiment.

Je me posais pas mal de questions, mais lorsque dimanche, il a voulu parler... j’ai pris peur et je ne voulais rien savoir. Le Il faut que je te dise quelque chose”, ça sonne pas terrible et ça avait le don de fiche la trouille. Il m’avait menti en disant être rentré trop tard et n'avait pas osé m’appeler, ça, je le savais déjà.

Je n’avais pas encore trouvé comment réagir et je ne pouvais pas faire comme si de rien, ce serait lui donner le feu vert. Donc, je devais avoir une réaction en conséquence, et peut-être même lui faire la tête pendant quelques jours. Et je n’en avais pas envie... Mais s’il m’en parle, je serais obligée... En plus, ce serait faire le jeu de Jess, ce qui m’énervait totalement. Pfff, donc forcément, quant j’entends “faut que je te dise quelque chose”...

Maintenant que j’étais revenu à ma semaine et mes petites habitudes, ma tête me jouait des tours en fonctionnant en marche arrière; je pensais sans arrêt à son mensonge... Qu’est-ce que ça pouvait vouloir dire? Est-ce qu’on avait déjà fini la période “Lune de Miel”?

Beurk et re-beurk, je ne voulais plus y penser!



Mardi, avec Patricia, on a fait une petite soirée resto entre nanas. On était 7, et on a été manger une “Fondue Chinoise”. Ça m’a fait un bien fou de rire, de parler sans réfléchir, de ne pas être sur mes gardes. C'était agréable d'oublier un peu ce qui me préoccupait.

C’était une vrai soirée de détente!

Mon natel est resté dans mon sac, sur silence et je n’ai même pas vérifier mes messages en rentrant. On était toutes les deux, Patricia et moi, un peu pompette. Les filles sont venus prendre un café à la maison, et Dol est restée jusqu’à 7h du matin. On a pratiquement vidé une bouteille de Vodka toutes les deux.

Patricia n’a pas tenu longtemps, elle a été se coucher.



Mercredi, c’est la journée des enfants. d’habitude, je cours dans tous les sens récupérer mes neveux pour qu’on passe la journée ensemble. Ça leur donne l’occasion de jouer avec leurs cousins. C’est pas sur mes frangines qu’il faut compter pour penser aux besoins de distractions des petits. Elles ne doivent plus se souvenir comme c’était important d’être avec d’autres enfants de notre âge!

Faut dire qu’on était une mini équipe à nous tout seul; les 4 + la baby-sitter, qui n’était pas beaucoup plus âgée que nous + mon demi-frère et son meilleur pote et tous les voisins de notre âge... On était une bonne dizaine, si ce n’était pas plus à courir dans tout le voisinage. C’était aussi là que j'avais connu Brian ;)). Cétait vraiment FUN. Rien à voir avec être planté devant la télé ou à jouer dans une petite chambre de 5 m2. On a vraiment eu une enfance d’enfants.

Mais aujourd’hui... Je n’avais envie de voir personne!

J’avais envie qu’on me fiche la paix. J’avais du boulot en retard et avec Patricia absente la journée depuis qu’elle avait repris le travail, je devais en profiter. Mais, je rêvais!

Pascal m’a appelée, peu avant midi, comme à son habitude et on a bavardé pratiquement 1h. Il aurait aimé qu’on mange ensemble, mais j’avais trop de retard dans mon boulot et l’idée de devoir me farcir encore Caroline, qui viendrait sûrement s'incruster à notre table me donnait de l’urticaire.

Après avoir tourné en rond, comme je le fais toujours avant de me lancer dans quelque chose, que je sais, va me demander de la concentration, je me suis lancée dans mon travail. Bien sûr, après avoir sorti le chien, coupé mon natel, pris une douche, rangé un peu, bref, après avoir réglé tout ce qui pouvait m'interrompre une fois lancée.

J'avais à peine commencé mon téléphone fixe a sonné avec insistance. Je l'avais oublié celui là, mais c'était Pascal alors... Il avait envi qu'on se voit...
On n’était que mardi, cela faisait à peine 24h qu’on s’était quitté, et je lui manquais déjà?? Cooool...

Voilà... Fichu, raté, foutu... Je n’allais plus être capable de bosser!!

J’avais peur qu’il devienne distant, ou qu’on était déjà un vieux couple ratiboisé, mais non, je m’étais trompée. Donc, mon imagination m’avait joué des tours. Je ne savais pas ce qui avait eu l’air de le préoccupé, mais ça ne devait pas être ce à quoi je pensais. Ouf, ouf, ouf!

Donc, c’était vrai que plus on se voyait, plus il avait envi qu’on se voit.

Le sourire collé d’un bout à l’autre de mon visage, j’ai passé le reste de l’après-midi dans un semi rêve, impatiente de voir Pascal et aussi... à me préparer! Bon, je suis pas la plus ponctuelle des girlfriends... A 18h, il devait déjà être à son appart à m’attendre... je suis arrivée un peu plus tard que 19h... Hum!

C’était un peu plus de minuit quant on s’est quitté...

*   *   *   *   *   *
Un peu préoccupée, mais ça ira   (75-lun-16mar09)

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74 - Week-End Raté!

Publié le par JaneDo


J’étais triste que Jess ait écrasé mes fleurs mais je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir. A sa place, j’en aurais peut-être fait autant. C’est une chose de savoir que Pascal voyait quelqu’un, une autre de le voir de ses yeux. Je sais ce que je ressentais en étant témoin des frasques de Layne, et pourtant, je l’aimais bien moins que Pascal.

Je tournais en rond chez moi en attendant l’appel de Pascal. Les heures traînaient en longueur... J’ai vérifié plusieurs fois que mon natel ne soit pas sur mode silencieux, que les batteries n’étaient pas plates... Rhhhh, je piaffais. Encore un week-end coupé en 2.

Et moi aussi, pourquoi au nom du ciel, être partie!!! C’était de ma faute si j’en étais là, comme un pot de fleur, à attendre.

Je regrettais même d’avoir demandé à Pascal de passer le jeudi soir ensemble, parce que maintenant, voilà, le week-end compromis. Je devenais dingue. Je me le suis promise; il ne fallait pas que je m’aventure à lui poser des questions sur la visite de Jess.

J’espère qu’il n’allait pas me ressortir le “je n’ai pas osé t’appeler parce que c’était tard”. Je pèterais un câble. Cette fois, je ne crois pas que je laisserais passer.

Au bout du rouleau, je lui ai donné encore 10mn... Quand même, c’était 2h dimanche matin... J’en pouvais plus. J’ai sauté dans ma voiture et j’ai filé chez lui.

Grrr, la voiture de Jess était toujours là, et il y avait de la lumière...

Vérification à mon natel; niet, pas de messages.

C'était débile d’être venue jusque là. J’ai été m’asseoir sur le toboggan dans le parc face à son appartement. J’avais un peu la trouille de traîner comme ça, dehors, seule, dans un parc, la nuit, mais j’étais rassurée par la présence du chien. S'il m'arrivait quelque chose, ce serait de sa faute, tient!

Je les voyais dans le salon depuis mon siège de fortune, Jess était assise dans le canapé, Pascal debout, les bras croisé, semblait l’écouter. J’ai décidé de lui envoyer un message; “Appelle moi à n’importe quelle heure dès que t’es seul... Mais si tu pense finir la soirée avec Jess, dis le moi stp. Bisous pti coeur”. C’était un peu sec malgré le “pti coeur” à la fin, mais j’en avais marre. Jess commençait sérieusement à me courir!

Tout à coup, j’avais le coeur qui battait la chamade; j’ai réalisé que si j’étais arrivée pour voir la voiture à Jess, et que les lumières étaient éteints, j'aurais flippé, ça aurait signifié qu’ils dormaient!!!! Wahhhh, j’aurai eu une crise cardiaque!!! J’avais de la chance en fin de compte!

J’ai vu Pascal tourner la tête et se pencher pour prendre quelque chose; son natel. Jess s’est levée pour essayer de regarder sur le natel à Pascal, puis le lui arracher des mains. Elle ne pouvait pas lire mon message sans le code, et je ne crois pas qu’elle l’ait. Ouf! Je suis sûre qu’il se doutait que le message était de moi. Elle aussi d’ailleurs.

Mince... Je n’aurai peut-être pas dû... Maintenant qu’elle savait que j’attendais, elle n’allait plus vouloir partir. Re-mince, c’était pas vraiment très malin de ma part. Finalement, je n’avais pas l’estomac pour rester plantée devant chez lui, comme une tâche, à attendre. C'était lamentable. Je décidais de rentrer.

Pascal ne m’a rappelée qu’1h plus tard...

Je m’en suis tenue à ce que je m’étais promise; ne pas poser de questions. La soirée avait été sabordée, il n’y avait rien de plus à ajouter. On était tous les 2 un peu d’humeur morose, donc plutôt silencieux. Pascal avait au moins réussi à se débarrasser de Jess, c’était une bonne chose. Je n’aurai pas supporter qu’il me plante encore 1x, et de ne pas passer le dimanche ensemble.

Je crois que j’aurai pleuré comme une madeleine!

Pascal n'avait pas vraiment la frite, alors ça le rendait encore plus tendre et plus câlins. Miam. J'étais quand même préoccupée par ce qui pouvait bien se passer là-haut, dans sa tête!!! Est-ce que Jess avait réussi à l'atteindre? Est-ce qu'il aurait préféré rester un peu seul? Moi, à sa place, sûrement que oui. Est-ce que j'étais un peu, comme un cheveux sur la soupe? J'espérais que non! Arfff, elle avait réussi à me mettre légèrement en boule.

Fallait vraiment qu'on ait un "face-à-face"... bientôt!!!

*   *   *   *   *   *
Week-end raté!  (74-dim-15mar09)

Publié dans jane's diary

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72 - Et il fallait que Jess me gâche la soirée!

Publié le par JaneDo


Encore un week-end super. Il pleuvait, neigeait, le temps était gris mais c’était comme des vacances. Le jeudi soir, après une petite sortie, on s’était retrouvé chez Pascal.

Vendredi, j’avais fait un petit saut chez moi pendant la journée, comme Pascal rentrait directement après le boulot,  après avoir sorti le chien, j’ai foncé chez lui. Je savais que ce soir là, Jess ne me le volera pas.

On s’est enfermé et on a passé une petite soirée en amoureux. J’ai cuisiné pour une fois. J’ai fait mon poulet au four avec une sauce à la "JaneDo", pimenté à souhait avec de la purée de pommes de terre. C’était délicieux. Même si c’était Pascal qui cuisinait la plupart du temps, c’était bien qu’il sache que je n’étais pas miss micro-ondes comme Jess. En plus, j'adore cuisiner.

Par moment, Pascal était un peu dans la lune, ça m’a un peu torturée. Je me demande s’il pensait à Jess dans ses moments là et s’il aurait peut-être préféré être avec elle. Je l’ai surpris à me regarder comme s’il était sur le point de dire quelque chose, mais il souriait en disant qu’il n'avait rien à dire mais qu’il aimait juste me regarder. Je crois que ce n’était pas totalement vrai. Il y avait définitivement quelque chose... Du moins, j’espère qu’il ne me comparait pas à Jess!

Samedi, il avait son match en fin de matinée. Il avait voulu que je l’accompagne, mais je ne pouvais pas faire ça. Ce serait vraiment pas correct vis-à-vis de Jess et même un peu vis-à-vis de lui. Et j’avais des trucs à faire de mon côté. C’est clair que j’aurai bien voulu le voir jouer!

Après son match, ils allaient manger ensemble, toute l’équipe, et bien sûr, les femmes étaient les bienvenues... pas moi bien sûr... mais Jess. Je  n’avais pas besoin de lui demander si Jess l'accompagnait, la réponse aurait rendu la chose plus réelle. Je n’avais pas besoin de ça.

On pensait fêter notre petite St-Valentin, et ça me dérangeait un peu que Jess puisse le voir et être avec lui, même un petit moment. Garhhhh... C’était un peu désagréable de me rendre compte que j’étais quand même un peu vindicative et un tantinet jalouse. Pas très joli... mais suis humaine après tout!!!

J’aurai aimé être une mouche pour voir si ses petites absences ou voyage sur la lune d’hier soir étaient parce que Jess lui manquait?? Bah, STOP, voilà que je me laissais entraîner dans le mode-débile encore. Je n’avais pas envie d’aller manger dehors parce que j’avais envie de le coller comme de la glu, et manger au restaurant ne me permettait pas d’être collante. Peut-être même qu’on ne pourrait ni se toucher, ni s’embrasser, alors le resto... ça ne me disait rien.

Pendant son dîner avec son équipe, je lui ai envoyé un message en proposant de manger à la maison (pour changer!).

Fallait que je fasse gaffe, pas qu’on ait des routines et qu’il finisse par s’ennuyer quant il était avec moi. Je me rendais compte qu’à cause des moments où il avait eu l’air ailleurs, ennuyé, torturé, je me posais beaucoup de questions et ça me fichait un peu la trouille.

Pascal avait réservé quelque chose et tenait quand même à notre petite sortie. Il avait réservé une salle privée, alors on pouvait se tenir la main, se regarder dans le blanc des yeux et se faire autant de bisous qu’on en avait envie. C’était totalement parfait. J’ai reçu mon traditionnel bouquet de fleurs, même si j’avais déjà reçu un autre cadeau pour la St-Valentin; un pendentif avec un coeur en diamant. Trop mignon. J’ai fait l’effort d’effacer de ma tête ce soir là le 14 février manqué.

On est rentré assez tard, et on a eu la mauvaise surprise de voir Jess qui attendait Pascal devant chez lui.

Elle a vraiment l’art de me gâcher le week-end, elle!

J'étais furax, avec la folle envie de lui sauter à la gorge et lui arracher chaque poil de sa tête. Le plus mal à l’aise des 3, c’était quand même Pascal. Il ne voulait pas me dire de partir, et moi, je ne pouvais franchement pas rester. Jess voulait lui parler... hum... comme si elle n’avait pas toute la semaine pour ça, il faut qu’elle le fasse le week-end. En voyant le bouquet dans mes bras, Jess me l’a arraché, l’a jeté par terre et a écrasé mon bouquet. Pascal et moi étions tous les 2 trop surpris pour réagir. J’ai voulu appelé un taxi, mais Pascal m’a demandé de l’attendre à l’intérieur.

J’avais envie de me coller à la fenêtre, mais cela ne se faisait pas tellement, alors pour tuer le temps pour ne pas me laisser aller à me jeter sur le trou de serrure et tout, j’ai allumé la TV. Malgré tout, j’entendais la dispute. Je pense que les voisins aussi. Je trouvais que c’était un peu gonflé de ma part de m’asseoir tranquillement dans l’appartement à Pascal alors que Jess, sa femme, était obligée de rester dehors. 

J’avais été une fois chez lui, à son ex appart, quant j’étais hyper down, ni Jess, ni Pascal ne m’avait laissé dehors. Ça ne se faisait pas, alors j’ai quand même appelé un taxi et quant je l’ai vu arrivé, j’ai filé. Pascal n’a pas eu le temps de m’en empêcher. Je lui ai laissé un message pour qu’il m’appelle après le départ de Jess. Dans le taxi, je me suis demandée ce qui m’avait pris de partir alors que toutes les fibres de mon corps auraient voulu rester... curiosité oblige!

Peut-être parce que ça faisait bien?! Mais voilà... maintenant... trop tardivement, je priais pour qu’il ne tarde pas trop à me rappeler, sinon j’allais encore imaginé des choses...

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Et il fallait que Jess me gâche la soirée!  (72-ven-13mar09)

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68 - Max, mon chien adoré

Publié le par JaneDo



J'ai passé une partie de la journée en famille. Je n'avais pas envie de faire grand chose d'autre. Une très grosse envie de me larver et une folle envie de faire du jogging, de transpirer, de me défouler et de me plonger dans un bon bain.

Depuis que Patricia est là, j'évite les bains, je déteste être enfermée dans la salle de bain. Quant je suis seule, je peux au moins laisser la porte ouverte.

Maxou passe de temps à autre vérifié la présence de sa petite maman et retourne se coucher devant la porte. Il est sûr que comme ça, je ne peux passer sans lui marcher dessus. Petit chou va.

De temps à autre, une grosse vague de tristesse m'envahi en pensant que je pourrais le perdre très prochainement. Je suis quand même épatée, que pour un si gros chien de 15ans, il a l'air de se porter à merveille.

Pourtant, il m'a fait quelques petites frayeurs en étant un peu fébrile durant le week-end, mais ça y est, là, il était à nouveau d'attaque. Ouf... J'ai passé un peu plus de temps avec Patricia aussi.

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Max, mon chien adoré  -  (68 -lun-09mar09)

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65 - Un petit lapin, deux petits lapins...

Publié le par JaneDo


Quant Pascal m’a déposée à la maison, j’avais un peu moins le cafard et même après une discussion de nanas sur les hommes de notre vie, je me suis endormie comme un bébé. J’attendais le vendredi soir
avec impatience pour retrouver Pascal pour le week-end.

Patricia trouvait que Pascal se la jouait belle; la semaine avec une, le week-end avec une autre... Pas le temps de s’ennuyer et il avait l’argent et l’argent du beurre. Deux nanas prêtent à jouer le jeu et avec qui il pouvait partager son temps etqu'il avait sûrement un certain goût pour le changement!!!  Bouuuh, je n'avais pas envie d’entendre ça.

Pat trouvait qu’il avait vraiment la meilleure part du gâteau, et qu’il était peut-être temps que je lui demande de faire un choix ou le plaquer. Évidemment, je n’avais pas envie de lui ré-expliquer tous les détails. Plaquer Pascal? Elle devait divaguer!!!

Je dormais à point fermé quant des coups de sonnettes répétées à la porte ont finis par me réveiller. C’était Layne...
  • -Tu as remis le couvercle avec Pascal?
  • -Tshhh, je crois pas que cela te regarde Layne. Non mais... t’as vu l’heure? Tu veux pas me dire que tu es venu nous réveiller juste pour me demander ça?
Layne a essayé de virer Pat dans sa chambre, mais je me suis opposé. Elle pouvait faire ce que bon lui semblait. Là-dessus, il m’a attrapé par le bras et voulait m’obliger à le suivre.

Sûrement, à poil sous un T-shirt, bien sûr que j’allais quitté ma maison. Patricia a quand même été se coucher. Layne m’a priée de m’habiller et d’aller discuter chez lui. J’en avais pas envie, en plus, j’étais raide, j’avais envie de dormir et pas de me prendre la tête avec lui, mais à l’idée qu’il pourrait m’embarquer à moitié nue dehors...  j’ai été enfiler un training.
  • -C’était à cause de Pascal que tu as inventé une excuse bidon pour qu’on se sépare, j’ai raison, non? Tu cherchais un prétexte depuis un petit moment.
  • -Pas du tout.
  • -Arrête... Ne me prend pas pour un idiot en plus. Je me demande depuis quant vous avez recommencé? C’est pas à cause d’une inconnue que tout à coup tu aurais pris la fuite en jouant la femme trompée. Pas toi. Je te connais assez pour savoir que tu n’aurais pas agi comme ça sans raison.
Hum, pour ça, j’avais de bonnes raisons, mais... je ne pouvais pas lui dire que je l’avais vu avec elle et que je savais qu’il y avait quelque chose entre eux! Hum!
  • -Alors? Qui c’était? Comment est-ce qu’elle a su pour Carlos?
Les hommes sont parfois assez nul quant il s’agit d’inventer une bonne histoire à la dernière minute et Layne n’était pas différent. Il a expliqué que Nat était une bonne copine. Miss Tennis s'appelle Nathalie, Nat pour les intimes. Que c'était normal qu'elle soit venue à l'hôpital et qu'il ne pouvait pas ne pas lui dire pour Carlos. Je regrettais du coup de n’avoir pas pris la peine ce jour là d’aller jusque vers Layne pour savoir ce qu’il aurait inventé devant Miss Tennis. J’avais tourné les talons un peu vite sur le moment.
  • -Waouh, c'est dingue, tu as donc trouvé le temps de l’appeler?
  • -C’est elle qui m’a appelé.
L’idiot.
  • -Hah, alors elle a ton numéro? Quelle surprise! Mais tu vois, ça ne m’étonne pas, c’est pour ça que je n’avais pas besoin de te dem...
  • -Hé! J’ai dis que c’était une copine, évidemment qu’elle a mon numéro, et même elle pouvait l’avoir par Carlos ou n’importe lequel de mes potes!
  • -Bien sûr, et mon cul c’est du boudin... On se demande qui prend qui pour un idiot! Et c’est pour ça que tu avais besoin de la prendre dans tes bras et de la consoler, hein?
  • -Ha ça? Elle était en larmes, j’ai fait ce que j’ai pu. Mais faut arrêter d’imaginer des choses où il y en a pas.
Il a eu un petit sourire moqueur. J'étais effarée de voir qu'il ne se sentait même pas gêné ou coupable. Vraiment, il me prenait pour une dinde!
  • -Et bien sûr, il n’y a rien entre vous. C'est juste une simple... copine?
  • -Il n’y avait rien entre nous. Tu t’es monté la tête toute seule.
Oh l’affront! Il venait de me mentir à la face! Quel aplomb, si je n’avais pas jouer les espionnes de secondes zones, je l’aurais sûrement cru sur parole, parce qu’il avait l’air absolument sincère. En réalisant ça, et en me rappelant les scènes dont j’avais été témoin, une grosse main velu venait de me broyer le coeur. Dire que je l’aurai cru, ciel...
  • -Layne... je sais que tu me mens.
  • -Dis... Change pas de sujet, c’est toi qui cherchait des excuses pour pouvoir t’amuser avec Pascal, alors cherche pas à mettre la faute sur moi ok. J’ai raison n’est-ce pas? Tu revois Pascal? Pas la peine de me mentir, je le sais.
  • -Écoute... comme tu vois... ça ne servait à rien de discuter. On ne réussira pas à se comprendre. Et c’est pas tout ça, j’aimerai aller me coucher si ça te gêne pas!
Layne plissait les yeux en m’observant. Même si on a pas haussé la voix, il avait semblé énervé. Tout à coup sa colère était tombée, ça m’a un peu prise par surprise. Il a voulu me prendre dans ses bras, mais je ne suis pas comme lui, je ne me refroidi pas aussi vite. Il était hors de question que je le laisse faire. Quand  mais j’avais laissé trop de temps passé avant d’avoir cette discussion et je n’étais plus aussi fâchée. De plus, je n’ai jamais aimé être celle qui rompt, ça devait être lui.

J’ai voulu qu’il me lâche, mais on ne se débarrasse pas aussi facilement de Layne s’il n’en a pas envi.
  • -Je tiens plus à toi que tu ne l’imagine, tu sais. Pourquoi tu ne viendrais pas dormir chez moi? Promis, je ne ferais rien.
Ça, il en était pas question. Il avait beau insisté, j’avais aucun mal à lui tenir tête parce qu’on venait de parler de Miss Tennis, ça avait eu le don de refroidir tout attendrissement chez moi, et aussi parce qu’il m’avait menti avec un sang froid incroyable. De plus, je n’avais pas envie de passer le reste de la nuit à le repousser. Comme je ne voulais pas aller chez lui, il m’a supplié de passer la nuit chez moi, avec la promesse de ne rien tenter.

Finalement, lasse, fatiguée, je l’ai laissé dormir chez moi. Après tout, Patricia était dans la chambre voisine, il ne tenterait rien.

La journée du vendredi s’est traîné en longueur, j’attendais le soir avec impatience pour retrouver Pascal. Il sortait prendre un verre avec ses potes et Jess, ils avaient un anniversaire. On avait prévu de se retrouver chez lui vers les minuit. Thomas m’avait demandé d’être sa cavalière, mais, j’ai refusé en prétextant avoir déjà quelque chose. Je n’avais pas vraiment envie de me retrouver attablée avec Pascal et Jess, et devoir ensuite trouvé une excuse pour filer en même temps que Pascal. Apparemment, Thomas ne savait pas qu’on se revoyait ou préférait l’ignorer.

De toute façon, voir Pascal et Jess ensemble risquait de me refroidir, alors autant m’abstenir.

Les heures traînaient en longueur, et mon imagination aussi. Je commençais à piaffer d’impatience attendant le coup de fils de Pascal. Je lui ai envoyé un petit sms, et je n’ai pas eu de réponses. Arf, ça avait le don de me mettre dans tous mes états. Les idées noires à la pèle sont venus assombrir le tableau, mais je n’allais pas les laisser gagner. Vers minuit, il m’a enfin envoyé un message pour dire qu’il raccompagnait Jess et qu’il m’appelle dès qu’il partait de là-bas pour passer me prendre.

Rassurée, j’ai préparé mes affaires près de la porte en comptant les minutes; environ 15mn pour aller jusque chez Jess. 5mn pour la déposer et prendre quelques affaires. Donc, dans les 20mn, il allait me rappeler... 20mn plus tard... Niet.

1h après, toujours rien. Je commençais à m’inquiéter un peu, mais je n’osais pas le harceler en l’appelant; genre miss impatience, qui lui demande des comptes sur son emploi du temps. Alors, je n’ai pas appelé, mais j’ai commencé à tourner en rond dans mon appart. Pour m’occuper, j’ai même commencé à faire un peu de ménage. Si Patricia avait été là, on aurait bavardé. Pour une fois, son babillage ne m’aurait pas dérangé... 2h plus tard, toujours rien... J’avais une boule qui commençait à grossir au fond de l’estomac.

Qu’est-ce qui pouvait bien le retenir? Qu’est-ce qu’il fabriquait?

Iargrhh, une image atroce de lui et Jess faisant l’amour traversa  mon cerveau endolori... Biatchhhh, je l’ai vite chassée de ma tête. Je n’allais pas me mettre à passer en mode-débile, c’était pas le moment. 3h plus tard, toujours rien...

Pascal ne m’a pas rappelé... J’étais verte!

*   *   *   *   *   *
Un petit lapin, deux petits lapins... (65 -ven-06mar09)

Publié dans jane's diary

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53 - Dimanche de Repos

Publié le par JaneDo


Au milieu de son trajet pour Cannes, Pascal m’a appelé pour me demander si je passerai le dimanche avec lui s’il faisait demi tour pour rentrer? Pas la peine de me le demander 2 fois; "Oh oui, oui".  J’oublie tout tout tout, je serais fâchée un autre jour. Bien sûr que je passerai tout le dimanche avec lui, et les jours suivants aussi, s’il me le demandait... Suis nulle, plus de volonté, Hah!

Mais... j’ai dit dans mon message, un truc du genre; Tu ne peux pas faire ça voyons. (j’ai évité la partie, Tu fais partie d’une équipe, imagine si chacun faisait pareil...), c’est complètement dingue!"

De toute façon, vu l’heure, il était sûrement déjà de retour, donc aucun risque qu’il reparte. Alors je pouvais bien lui faire la morale en lui rappelant ses devoirs de co-équipié. J’avoue que ça me faisait ultra plaisir qu’il ne soit revenu, surtout qu’il soit là. Trop cool. Lui laissant un peu de temps pour se reposer, je me suis détendue dans un petit bain, ramassé quelques affaires et 2h plus tard, quant il m’a rappelée, j’ai sauté dans ma voiture.

Au Diable les plans pour la soirée avec mes potes et Patricia. Au Diable mes bonnes résolutions et au Diable toute fierté éventuelle. 15 mn plus tard, j’étais dans ses bras. J’avais mis le turbo pour aller chez lui.
Le reste du samedi... ben...

Le chien avait déjà trouvé sa place, et dormait tranquillement au coin de la cheminée.
J’ai dormi moi aussi comme un bébé bordée de tendresse. Il m’avait vraiment manqué.

Dimanche matin, je me suis levée, attirée par l’odeur du café. C’était le milieu de la journée, il neigeait encore. Pascal avait eu le temps d’aller nous chercher des croissants, et pourtant, il avait moins d’heures de sommeil à son actif que moi. Entre son aller-retour, j’avais eu le temps de dormir un peu, lui non.

On a flegmardé toute la journée remplissant nos coeurs de tendresses. Je me sentais un peu comme une droguée en manque et j’étais encore plus collante qu’une limace. Je me suis excusée plus d’une fois d’être aussi gluante, mais il m’a fait comprendre que ça ne le dérangeait pas, bien au contraire. Hum... heureusement! Même s’il disait ça pour me faire plaisir, j’ai pris ça pour de l’argent comptant, et je l’ai collé encore plus.

On n’avait pas besoin de le mentionner, on savait tous les 2 qu’on devait parler, mais pour l’heure, on avait pas mal de câlins en retard, alors on s’est rattrapé. J’avais envie de profiter de chaque seconde, et je n’étais pas la seule. Avec le temps qu’il faisait dehors, qui avait envie de sortir!!! Par moment, j’avais juste peur que l’atterrissage soit un peu rude.

Ô Amour quant tu nous tiens!
*   *   *   *   *   *
Dimanche de repos ;)  - (53-22fév09-dim)
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52 - Une claque!

Publié le par JaneDo


Hahhhh, c’était samedi. No stress. Je n’avais pas besoin de me lever, ni courir, mais je n’étais pas chez moi. Pascal aurait déjà dû partir hier soir, il avait un truc avec son équipe de Basket, un camp d’entraînement ou un truc du genre, et il était resté là pour me surprendre et enfin me parler.

Quel amour. Je sentais la vigueur de ma colère s’essouffler, mais je ne pouvais pas, par fierté mal placée, le laisser s’en tirer comme ça. A vrai dire, à ce moment là, je ne savais même pas pourquoi j'étais fâchée. Il ne se rendrait pas compte à quel point ces foutaises de dates de fêtes étaient importantes pour moi. D’ailleurs en repensant à la St-Valentin, j’essayais de retrouver toute la vigueur de ma fureur, mais je m’étais un peu dégonflée depuis hier soir!

Pascal devait pourtant aller rejoindre son équipe, et il s’apprêtait à prendre la route. Je me faisais un peu de soucis, il devait être crevé, comment allait-il faire autant de kilomètres pour rejoindre le sud de la France après n’avoir presque pas dormi? Je réalisais aussi pourquoi hier soir, je n’avais pas vu Thomas ou certains de ces copains. Ils étaient déjà parti.

Même s’il n’avait presque pas dormi, il disait être heureux et m’a assuré que tout irait bien et qu’il m’appellerait dès son arrivée. Moi par contre, dès que j’ai  reintégré mon appart et fermé la porte derrière moi, j’ai rampé jusqu’à mon lit ou je me suis écroulée, raide.

Une fois de plus, on n'avait même pas discuté de ce qui nous préoccupait. Bahhhh... on discuterait la semaine prochaine.

Quant je me suis levée en début d’après-midi, Patricia était étendue devant la télé. En somnambule, je me suis dirigée directement vers la machine à café, et tout à coup, j’ai été réveillée en voyant le bordel qu’elle avait accumulé un peu partout dans ma cuisine. Grrrr... Mais au saut du lit, je ne parle jamais même si suis enragée, et j’étais enragée. J’allais laissé les choses se calmer sinon je risquais de la fiche dehors illico presto. Au milieu du foutoir de la cuisine, j’ai quand même réussi à me faire mon café pendant que Patricia, en super forme verbale, babillait déjà comme un vrai pinson.

L’enfer!

Je me suis écroulée sur le 2ème canapé. Elle me parlait de son copain. Quelque chose de son copain, je n’avais pas tout saisi, j’étais encore dans le brouillard, je n’avais pas assez de café dans le sang.

Après ma 3ème tasse, j’ai fini par accepter de mauvaise grâce de faire les magasins avec elle l’après-midi.

J’ai eu une petite pensée pour Jess à qui j’avais promis aussi d’arpenter les rues de Lausanne un de ces samedi après-midi. J’ai hésité une demi seconde à en profiter pour faire d’une pierre deux coups, et me suis ravisée. Pas question que je la vois après avoir passé la soirée chez Pascal. Surtout pas. En plus, ça ne me disait pas grand chose, j’avais accepté pour faire bien. Comment est-ce qu’elle pouvait même imaginer que j’aie envie d’aller faire les magasins avec elle d’abord!

On a croisé le plouk à Patricia. Il a voulu qu’elle le suive cet abruti et elle, elle avait carrément la pétoche. Elle n’osait pas lui dire carrément non. Elle avait passé du temps avec lui dernièrement, et il avait réussi à lui coller des baffes. Elle a eu beaucoup de chance qu’il ne lui casse pas les côtes à nouveau. D’après ce qu’elle me disait, cette fois c’était terminé, elle ne voulait plus de lui. Il était temps, avant qu’elle y laisse la vie.

Il est plus grand qu’elle, et il ne lui parle pas, mais lui aboie dessus à quelques millimètres de la figure. Elle est obligée de lever la tête, et clignait des yeux nerveusement et j’ai senti la peur et aussi qu’elle allait finir par le suivre pour éviter toute brutalité, alors je me suis interposée.

Cet abruti a dû croire qu’il avait à faire à Patricia... Il m’a balancé une claque. Mon sang africain n’a fait qu’un tour, et je lui ai rendu sa claque aussi sec. Non mais des fois!!! Quel crétin.

Je pense que cela devait être la toute 1ère fois qu’il avait du répondant, parce qu’il est resté un moment la bouche ouverte sous la surprise. Je ne lui ai pas laissé le temps de décidé de la suite que je lui arrivais contre, aussi à quelques centimètres du visage. Déjà, parce que s’il voulait m’en recoller une, il aurait fallu qu’il recule, là je serais préparée et je lui aurais collé mon poing dans la gueule. Il a dû le sentir que je n'avais pas l'intention de me laisser faire, parce qu’il a capitulé. Je l’ai vu dans ses yeux. Espèce de "roqué" va! Après avoir lancé une dernière insulte à Patricia et une "pétasse" à mon intention, il a détalé. Trou duc! Vraiment un petit rital à la con. Encore un de ces mecs qui manque tellement de confiance en eux, que seul le règne de la terreur peut leur assurer une femme à leur côté. Pffff, quel misérable échantillon de la gente masculine!

Patricia tremblait encore et avait peur qu’il le lui fasse payer. Je lui ai conseillé de prendre quelques cours de self-défense dès qu’elle le pourra, à moins qu’elle se soit planifiée une vie de merde avec des pauvres types, des minables de ce genre!!!

J'avais oublié mon natel chez moi, alors je n'ai pas reçu les appels de Pascal. A mon retour, j'avais un peu de scrupules de le rappeler; sur la route ou déjà arrivé chez lui? Pascal avait fait demi tour en cours de route, ça ne lui disait rien d'aller rejoindre une bande de déjantés qui vouaient ce camp d'entrainement à de la drague! Je voulais aussi lui laisser le temps de se reposer un peu, mais dès qu'il m'a appelé... j'ai filé, volé... j'ai couru vers lui. Je suis nullos.

*   *   *   *   *   *

Une Claque!   (21fév09-sam)

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