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jane's diary

96 - Le Moral dans les Tongues

Publié le par JaneDo



Mon week-end avait été plutôt mouvementé, donc j’était bien décidée à ne rien faire de la semaine et me reposer. Du mardi au mercredi, les enfants voulaient venir dormir chez tati et j’ai pas eu le coeur de refuser. D’avance, je savais j’allais être sur les rotules, donc le lundi exclu que je me bouge. Dire que je voulais me reposer, ne rien faire, mais il n’y avait pas moyen, ma tête ne me laissait pas tranquille. Catastrophique, j’avais le moral dans les tongues.

La discussion que j'avais eu dimanche soir avec Pascal me tarabustaient sans cesse. Je pouvais très bien comprendre sa position et j’essayais d’imaginer ce qu’il pouvait ressentir. Ciel, quant je pense à la manière que je lui ai balancé tout ça, ça me tordait le ventre. Mais pour ma défense, j’avais eu peur de ne pas avoir le courage de parler de Layne ou de trouver encore de bonnes excuses pour remettre à plus tard, et j’ai manqué de tact.
  • Je ne veux pas me mêler de ce que tu décide concernant Layne. Ce n’est pas à moi de te dire ce que tu dois faire ou pas.
Je ne voulais pas qu’il me dise ce que je devais faire, mais plutôt ce qu’il allait faire, lui, suivant ce que je décide. J’avais un peu la trouille qu’il choisisse de me jeter aux oubliettes. J’ai été assez stupide pour continuer à le harceler pour avoir une réponse et pour finir, il me l’a donnée, mais ça ne m’a pas aidée.
  • Je veux que tu me parle, que tu me dise si ça te poserait vraiment un problème.
Pour me rattraper, j’avais enfin trouvé une phrase, qui, me semble, sonnait plutôt bien, et qui pouvait me fournir les réponses que je cherchais. Glups, mais il m’a regardé avec de gros yeux et il a hésité un temps qui m’a semblé interminable.
  • Si ça me poserait un problème? Comment oses-tu même me demander ça?
Il s’était levé pour regarder par la fenêtre, et dans ma tête je hurlais quelque chose comme; “Et alors???” Quant il s’est retourné vers moi, la couleur de ses yeux avaient brusquement changé et le froncement de ses sourcils ne me disait rien qui vaille.
  • Très bien. Si tu veux savoir, je ne veux pas que tu sortes avec Layne... carrément avec personne d’autre. Ça me dérange même que tu continue à voir Layne. Voilà, t’es contente? Je suis extrêmement jaloux même si je ne le montre pas. L’idée que tu puisse dormir dans les bras d’un autre me rend malade et hyper nerveux. Tu sais Jane, des fois, tu fais des trucs que je n’aurai jamais accepté de personne d’autre. D’ailleurs, je ne sais même pas pourquoi je laisse passer.
Il a soupiré en baissant la tête.
  • C’est peut-être pas ce que tu voulais entendre... Tu sais que je t’aime, tu n’as pas à en douter et je sais, je suis marié aussi. Je n’ai absolument pas le droit de t’interdire de voir quelqu’un d’autre. Mais voilà... Tu ne pouvais pas imaginer que je te dise que... “ça me va... sort avec qui tu veux, que tu as le droit d’être heureuse”? Oublie, je ne pourrais jamais dire ça. Et même si je le disais, je ne le penserais pas vraiment. Ce sont des foutaises qu’on entend dans les films, des conneries que personnes ne pensent dans la vie réelle.

    Bien sûr que j’aimerai que tu sois heureuse. Je ne sais pas si tu es heureuse, je ne sais pas si j’arrive à te rendre heureuse, ou si j’arriverai à te rendre heureuse. Je... La plupart du temps, je ne sais même pas où je vais, ni ce que je fais... Je ne m’étais jamais senti aussi perturbé de toute ma vie... C’est... Je déteste assez ça.
Pascal m’a serré dans ses bras en soupirant. Soulagement? Lassitude? Je crois qu’il tremblait un peu, ou... c’était peut-être moi?
  • J’ai peur que tu sois toujours amoureuse de Layne. Ça me rend nerveux. C’est justement, le fait que je sois avec Jess qui me rend mal à l’aise pour te dire ce que j’en pense ou ce que je ressens, ou souvent, à fermer les yeux. Mais, en même temps... je crois que tu le devine très bien.
  • Et je fais quoi moi de tout ce temps quant tu es avec “elle”?
Il m’a lâchée et il s’est assis. Moi aussi. Et j’ai attendu... C’était vachement long. Je m’attendais à quelque chose comme “Je comprends. Je ne peux pas t’obliger à poireauter à m’attendre. Tu dois faire ce qui est mieux pour toi” ou encore “C’est vrai, je comprends, tu as raison. Je ne peux pas, vu ma situation, t’obliger à rester célibataire”... En fait, si je voulais être honnête avec moi même, je voulais me justifier pour pouvoir faire ce que je veux, donc ressortir avec Layne. et qu’il ne puisse pas me le reprocher.
  • Ok. Pour faire simple, pas question que tu sorte avec Layne et avec moi. Tu dois choisir. Je n’ai peut-être pas le droit de dire ça, mais je regrette, tu ne peux nous avoir tous les 2. T’es ma copine ou tu l’es pas. Pas question d’accepter de te partager avec qui que ce soit. Voilà... C’est assez clair comme ça?
Je le regardais, à mon tour, avec de gros yeux. Je ne m’attendais pas à celle-là. Toute la conversation que j’avais eu avec lui, dans ma tête, ne ressemblait pas à ça! D’un côté, c’était chou; il ne veut pas me partager, donc il me veut à lui tout seul. Oui, mais... moi, je ne l’avais pas à moi toute seule?

Je ne voulais pas te mettre une pression quelconque, ni te forcer à choisir entre nous 2, et pourtant... Tu dois bien faire un choix. Tu ne pouvais pas espérer nous avoir tous les 2!  Je ne sais pas pour Layne, mais moi, ça ne me va pas. Et ça m’enrage de devoir parler de cet abruti quant on est ensemble. Une petite question? Est-ce que tu as déjà eu cette conversation avec... l’autre?

Ce n’était pas le moment, mais j’ai failli rire de la manière qu’il avait dit “l’autre”? Non, je n’avais pas parler de ça avec Layne. J’avais peur des réactions à Pascal; il pouvait me couper de sa vie du jour au lendemain, ce serait nettement plus dur. Pascal était plus important pour moi. Enfin, je crois, alors c’était plus vital pour moi d’en parler avec lui en 1er. Ensuite, je verrais ce que je ferais. Mais, j’avais un peu gâché l’ambiance de notre petit tête-à-tête dimanche soir. Il nous a fallu un moment pour essayer de faire semblant d’oublier tout ça pour profiter du peu de temps qu’on avait.

Pascal avait gardé ses distances le reste de la semaine. Il attendait sans doute que je fasse le 1er pas. Pas, qui signifierait que j’avais pris une décision. J’était un peu perdue, je ne savais pas quoi faire. J’avais envie d’être avec Pascal,  je n’avais pas envie de le perdre du tout.

Layne, lui, savait s’insinuer assez efficacement dans ma sphère. Il m’avait proposé de sortir manger un truc ensemble lundi soir. J’avais trouvé tout un tas d’excuses pour refuser. Malin, il s’était pointé chez moi, et s’était bien rendu compte que mes excuses étaient bidons.

On en était au café quant 2 de ses copains se sont pointés avec Alexia. Intérieurement, j’ai un peu tiqué. Avec alexia, c’était marrant de voir qu’on discutait avec tout le monde, sauf ensemble. On avait collé 2 tables, et comme on était là pour dîner, Layne et moi étions face à face, Alexia en a profité pour s’asseoir à côté de Layne et j’avais l’impression qu’elle avait la main sur ses genoux.
Ça me faisait enrager, mais dignité oblige, avec le sourire. Ce qui m’énervait était que Layne ne faisait rien pour lui enlever la main.

Sur le chemin du retour, je ne tenais plus et je lui ai posé la question. Effectivement, elle avait posé sa main sur sa cuisse, mais, soi-disant, qu’il n’avait rien fait parce qu'il ne voulait pas que ça fasse des histoires, et pour éviter que je m’en aperçoive, il avait préféré ne pas réagir. Il ne voulait pas qu’elle nous gâche la soirée. Il ne voulait pas que les manigances d’Alexia m’atteignent. Mouais... Il me prend pour une conne ou... il ME prend pour une CONNE??? Pas question que je fasse une scène ou qu’on se prenne la tête. J’avais d’autres chats à fouetter.

En rentrant, je me suis roulée en boule sur le canapé, j’avais drôlement envi de pleurer, mais avant ça... valait mieux que je réfléchisse, que je fasse ma petite liste de “Pour & Contre”, après on verra!


*   *   *   *   *
Le Moral dans les Tongues  (96-lun-06.avril.09)

Publié dans jane's diary

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95 - Entre les 2 mon coeur balance..

Publié le par JaneDo



J’ai profité que Pascal se soit endormi pour m’éclipser en douce. Je ne voulais pas qu’il ait à me demander de partir, ni qu'il me raccompagne à ma voiture sinon je n’aurai plus envie de partir.

Et comme d’habitude, une fois sur le chemin du retour, je regrettais déjà d’être partie. Je ne voulais pas lui coller aux pattes non plus parce qu’après tout, quant j’étais arrivée hier soir, il m’avait assez clairement fait comprendre qu’il fallait que je rentre après. Je pouvais comprendre qu’il préfère attendre de savoir ce que j’allais faire avec Layne. En plus, j’avais laissé mon pauvre chien à la maison, tout seul. Je ne savais pas si ma copine était là où pas.

Maxou dormait derrière la porte. Il avait été tout seul toute la soirée, ma copine n’était pas là. Il m’a attrapée par la manche comme il le fait souvent pour me faire la fête et il m’a traînée à la cuisine pour la peine. Il n’avait plus rien à boire. Pauvre chou. J’suis vraiment une mère indigne! Après l’avoir promené, je me suis écroulée dans mon lit. Pour me faire pardonner de l’avoir abandonné toute la soirée, je l’ai laissé grimper sur le lit et se rouler en boule à mes pieds.

Ne recevant pas de réponses à ses messages Layne a débarqué chez moi vers les midi.

Arf, j’suis pas du tonnerre au saut du lit. J’ai besoin d’une tonne de café avant de fonctionner normalement. Pour me laisser le temps d’émerger, Layne a sorti Maxou. Dès qu’il a passé la porte, telle une tornade, j’ai sauté du lit pour me préparer. Ça me fichait le tournis de me lever si précipitamment.

Quant, Layne et Maxou sont revenu de la promenade, j’étais assise au salon et j’en étais à ma 2ème tasse de café.
On a été mangé un petit truc au bord du lac. Layne avait faim, moi pas encore.

Je trouvais un peu bizarre que Layne me colle aux basques comme ça. Connaissant Layne, je suis sûre qu’il avait des tonnes de trucs prévus. Et c’était bien le cas. On a été rejoindre des copains à lui pour faire une partie de bowling. Moi je n’ai fait que regarder, je n’avais pas envie de me bouger, c’était dimanche et normalement, j’aime rester sous la couette.

Je me demandais ce que pouvais bien faire Pascal en ce moment...

J’étais bien là avec Layne, mais j’aimais aussi être avec Pascal? Plus? Arf, si seulement j’arrivais à voir clair dans le labyrinthe de mes sentiments ou dans ma tête... Pascal m’avait envoyé un petit sms pour me dire que je lui manquais, qu’il aurait bien aimé que je reste. Il me demandait aussi ce que je faisais et proposait de passer me chercher. Hum! Je ne pouvais pas lui dire que j’étais avec Layne, ça lui aurait fichu en l’air sa journée, donc pour ne pas mentir, je lui ai seulement répondu que j’étais au bowling.

Pascal m’a invitée à manger chez lui le soir. L’air de rien, j’étais gagnée par l’anticipation... très impatiente de le voir! Pourtant, j’étais là avec Layne, et j’étais très bien. Je ne pense pas que j’aurai eu envie d’être ailleurs si Pascal ne m’avait pas proposer de passer du temps avec lui. Ça finissait par me perturber.

On a été prendre un verre, toute l'équipe, après le bowling...

Layne, ne se doutant pas de ce qui pouvait se passer dans ma tête, souriait détendu tout en passant ses doigts dans mes cheveux, comme il le faisait toujours ou en me caressant la nuque. En d’autres circonstances, c’était un geste qui me calmait, mais là... il n’y avait pas moyen. J’avais envie de rentrer chez moi.

Ce n’était pas facile de trouver une excuse pour me débarrasser de Layne après avoi passé une chouette après-midi avec lui, il avait été adorable et charmant. Mais j’avais envie de me couler dans un bain, lire un peu, peut-être aussi m’affaler un moment sur le canapé de mon sanctuaire et regarder la télé. Tout ça, question de profiter un peu de mon dimanche et d’un moment de solitude bien mérité avant de rejoindre Pascal pour dîner.

Si Pascal n’était pas aussi adorablement "lui"; si mignon, si sexy, sans petits travers détestables et le meilleur partenaire sexuel de la planète, rien que pour sa cuisine, ça valait le détour. J’allais finir par ressembler à un hippopotame!


On a voulu profité d’un des derniers feu de cheminée et on a mangé devant en batifolant comme des enfants tout en savourant les délicieux plats qu’ils avaient préparés rien que pour moi. Miam.


On a fait l’amour toute la soirée... Je n’ai pas trouvé le courage de lui dire que j’avais passé l’après-midi avec Layne...

*   *   *   *   *
Entre les 2 mon coeur balance!  (95-dim-05.avril.09)

Publié dans jane's diary

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94..2 - Je ne fais que des bêtises.. quant tu n'es pas là! - (2è partie)

Publié le par JaneDo


(2ème partie)

En rentrant, j’ai eu de la peine à m’endormir, j’avais la peur au ventre. Je ne voulais absolument pas perdre Pascal et pourtant... c’était peut-être déjà fait. Il avait un truc sportif alors je ne voulais pas le déranger mais j’aurai bien voulu l’appeler pour lui demander s’il était fâché, mieux, j’avais envi de retrouver la sécurité de ses bras.

Je n’avais pas envie de sortir le soir, pour éviter de croiser Layne, mais j’avais trop envie de voir Pascal.

Thomas m’a invitée à une petite pré-soirée chez lui. Cela faisait un moment que je n’y allais pas. Il avait déjà pas le moral parce que Pascal ne venait pas, il voulait savoir s’il pouvait compter sur moi. J’ai accepté. Puis après de longues réflexions, j’ai décidé d’envoyer un petit message à Pascal pour lui dire que e serais à la petite fête chez Thomas. C’était une manière d’entrer en contact avec lui et en même temps pour voir s’il n’était pas trop fâché. Je m’attendais à un message en retour pour me dire qu’il n’y allait pas ou s’il avait changé d’avis. Niet. Désespoir total. Ça devait être plus sérieux que je ne le pensais.

Rien de la journée, j’avais le moral à zéro...

J’étais contente d’aller chez Thomas parce que d’une certaine manière bizarre c’était comme un trait d’union avec Pascal. Savoir que Pascal n’allait pas être là, je savais que j’allais trouver la soirée ennuyeuse. Jess était, je pense, ravie de me voir, cela signifiait que je n’étais pas avec Pascal. Je remarquais qu’elle était légèrement cul-et-chemise avec Caroline, ça m’a un peu contrariée. Elle a quand même été très agréable, Thomas n’aurait pas toléré autre chose.

Il y avait une fille que je n’avais jamais vue auparavant; les cheveux courts, assez grande, athlétique voir musclée. Elle avait l’air plutôt renfermée, mais il était difficile de ne pas la remarquer. Je me demandais d’où elle sortait. Elle n’était pas une des copine à Caroline, ni à Jess, et semblait plutôt se plaire en la compagnie des garçons. J’ai fini par demander à Thomas; c’était une nouvelle, une fille qu’ils avaient rencontrés dernièrement. Il était évident qu’elle était sportive et je n’ai pas été surprise d’apprendre qu’elle faisait du basket.


J’ai dû détourné le regard parce qu’elle avait remarqué que je l’observais.

Puis les battements de mon cœurs se sont accélérés dangereusement; Pascal venait de passer la porte. "Iaaaah, il est venu??" Peut-être que... c’était... parce que j’étais là. En tous cas, je l’espère. Nos regards se sont croisés, et il m’a souri et ça ne s’est pas arrangé quant il est passé me dire bonjour. J’ai eu de la peine à me replonger dans la discussion avec ceux qui m’entouraient.

Évidemment, ne pas le regarder, c’était trop dur, alors je le suivais discrètement du regard par le biais des baies vitrées.

On a pas pu discuter, et je ne savais pas s’il était fâché où pas. Un des rares moments où il était à porté de mains, il y avait trop de monde. Il était venu s'asseoir sur le bord du canapé et participait à la discussion, mais il était aussi à côté de moi et je ne pouvais pas vraiment tourner vers lui sans que cela se remarque. Je ne trouvais rien à dire pour engager la conversation qu’avec lui, et en plus, les autres m’auraient entendu, rhhhh... poisse.

Quant le groupe allait se séparer pour sortir, Pascal était justement assis sur le bras du canapé, et comme je savais pas quoi faire d'autre que partir, il m’a attrapé par la main pour me faire rester. Ouffff, sinon, j’aurai été hurlé ma connerie dans la voiture sur le chemin du retour.

Pascal n’avait pas l’intention de sortir ce soir, mais avait changé d'avis en recevant mon message. S’il voulait me voir, il n’avait plus qu’à venir chez Thomas. J’ai trouvé ça chouky et je lui aurais sauté au cou si on avait été que les 2. Même s'il était fâché avec moi, il était quand même venu, c'était bon signe!!!

C’est le moment qu'a choisi Layne pour faire son apparition. Même si je parlais à Pascal, Layne s’est pointé comme un grand. Ils se sont salués et Pascal s’est éclipsé. Zut, je n’étais pas préparée à voir Layne et je ne savais pas si Pascal allait en boîte ou non. Zut et re-zut.

Je n’avais pas l’intention d’aller en boîte, je ne voulais que rentrer chez moi et Layne voulait discuter. Il avait deviné que je n’avais pas répondu, exprès, à ses coups de fils, il voulait qu’on aille ailleurs pour parler. Non, non, je n’avais pas envie de le laisser me coincé où que ce soit et pas envie de parler. Comme il insistait, je lui ai dit que je ne savais pas encore quoi lui répondre, qu'il me fallait plus de temps. J’ai pensé lui mentir et lui dire que j’allais le retrouver en boîte, mais finalement, je ne l’ai pas fait. Je rentrais, pourquoi le lui cacher? Ben, peut-être pour éviter qu’il me suive comme il a voulu le faire.

Je mentirais si je disais que je n’étais pas sensible au charme de Layne, parce qu’il savait être tout à fait chouky et adorable. C’était difficile de lui dire n aussi, il finissait toujours à obtenir ce qu’il voulait.

On a été prendre un verre ensemble dans un petit bar tout près de chez Thomas, et c’était sympa! Il attendait toujours ma réponse mais, ça ne l’empêchait pas d’être adorable en attendant. J’aurai peut-être dû lui dire carrément que je ne pensais pas que ce soit possible de ressortir ensemble, mais je suis trop lâche. Et je dois reconnaître que j’aime être avec lui malgré tous ses travers. Je suis loin d’être parfaite alors je ne pouvais pas lui lancer la pierre!

En rentrant, j’ai réalisé qu’il me suivait. J’imagine que c’était pour s’assurer que je n’allais pas ailleurs, où rejoindre Pascal, où... pour se sentir tranquille sachant que j’étais bel et bien chez moi??? Hum!

C’était vrai que j’avais drôlement envie de voir Pascal. On avait gardé nos distances toute la soirée. Si j’étais raisonnable, je devrais lui laissé un peu d’espace mais, après avoir tourné en rond comme une hélice chez moi, je n’arrivais pas à me raisonner. J'imagine qu'il pourrait difficilement me demander de partir si je me pointais chez lui même s'il était fâché.

Je ne pouvais quand même pas, ne pas profiter du week-end, alors qu’il était à son appartement, sans Jess, sans toute la faune qui l’entoure toujours, ç’aurait été trop bête.


En arrivant chez Pascal, j’ai d’abord vérifié si sa voiture était bien là, puis ses fenêtres depuis le parc, en espérant qu’il soit toujours réveillé. Pas de lumière. Zut. Avant de sonner, j’ai préféré l’appeler sur son portable. Il était tout ensommeillé, il dormait déjà. Bon d’accord, c’était quand même très tard!
  • Jane, écoute moi... Je n’aime pas trop me retrouver entre 2. Écoute, peut-être qu’on ferait mieux de se laisser un peu d’espace et réfléchir un peu, tu crois pas?
Aïe, ça fait toujours mal d’entendre ça. Pascal pensait que ce n’était pas une bonne idée de passer chez lui tant que je n’avais pas pris une décision concernant Layne. J’avais envie de le voir, alors qu’importe, j’avais laissé ma fierté au vestiaire, alors j’ai insisté. S’il aurait fallu, j’aurai même supplié. Iaaak, et Dieu c’est que je déteste ça. Je l’ai entendu soupirer, hésité, puis sa voix s’est radoucie pour se transformer en câlins. Ça lui avait fait plaisir mon message et aussi de me voir chez Thomas même si on ne s’était pas beaucoup parlé.

Puis brusquement Pascal avait changé d'avis et a décidé de passer me chercher (pour éviter que ma voiture ne traîne devant chez lui). Mais j’étais déjà là. J’ai été donc parquer ma voiture dans un parking un peu plus loin et Pascal est passé me prendre là-bas.
  • Qu’est-ce que tu me fais pas faire toi alors...
Pascal avait juste enfilé un sweat sur un jogging, il était chou avec ses cheveux qui lui tombaient devant les yeux. J’avais envie de lui sauter au cou, mais valait mieux attendre d’être chez lui.

A peine entré, Pascal m’a plaquée doucement contre la porte fermée, avec un de ses petits sourires qui me faisait perdre le nord. Tout en me déshabillant, il m’embrassait dans le cou, ce qui me faisait frissonner jusqu’à la pointe des cheveux. Le bruit des battements désordonnés de mon coeur m’assourdissait. J’ai voulu tenter de me justifier ma présence à une heure pareille, mais il m’a fait taire en me posant un doigt sur les lèvres. Tout en m’embrassant, il a murmuré qu’il n’avait pas envi de parler. Je fondais sous les caresses de ses mains chaudes et douces. J’aurai été incapable d’aligner 2 mots à ce moment là de toute façon. Puis, il s’est interrompu en plongeant son regard vert dans le brouillard du mien.
  • Tu veux que j’arrête? Tu préfère parler?
J’ai secoué la tête; “Non”. Quelle idée, bien sûr que non. Mais il le savait bien d’ailleurs. De ce côté là, il me connaissait par coeur. Je lui avais manqué, je le sentais. Il m’avait manqué aussi. Tout en passant mes doigts dans ses cheveux et en m’agrippant à lui, je me demandais comment j’avais eu la force de passer le week-end dernier loin de lui. J'aimais trop être dans ses bras, trop trop faire l'amour avec lui. C'était comme un aller direct au paradis en 1ère classe, au paradis de la sensualité, de la communion, ne former qu'un. Il était tendrement fort, tendrement doux, tendrement câlin et tellement passionné... Ciel, après tout ce temps, je ressentais les mêmes émotions que la 1ère fois. Jamais je n'arriverais à supporter de ne plus être avec lui comme en ce moment. Impossible. Il savait transformer les moments les plus anodins en palpitations et faisait augmenter mes pulsations.

Et dire que je m’étais promise de ne pas passer la nuit chez lui. Juste le voir et rentrer... J’étais perdue. C’était fichu pour moi, ma tête n’était déjà plus au commande. Pourtant, il m'a bien fait comprendre que c'était préférable que je rentre après...

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93 - Layne m'a posé un ultimatum!

Publié le par JaneDo



Après avoir jeté Layne dehors, j'ai dormi comme un bébé. J'étais crevée.

J'ai passé la journée à regarder mon natel sonner. Je n'avais pas l'intention de répondre, je faisais la grève. Na! Je me torturais le cerveau pour savoir si j'allais sortir avec Layne ou pas... Je n'étais pas sûr que je devrais.

Layne s'était fâché en me sentant indécise, il devinait que cela avait quelque chose à voir avec Pascal. Hier soir, Layne m'a demandé de ressortir avec lui. Il ne voulait pas que ce soit terminé. Il tient à moi (je me demande pourquoi, suis une vrai peste) plus qu je ne l'imagine et voulait qu'on reprenne à zéro. Je n'avais pas dit grand chose à part qu'il me fallait y penser. J'étais perturbée par les "hypothétiques week-end avec Pascal". Alors, Layne m'a posé un ultimatum; il voulait ma réponse ce soir.

Alors... je ne répondais plus au téléphone!

Il me fallait voir Pascal, mais ça fichait en l'air mon besoin de lui faire comprendre que je lui en voulais d'annuler nos week-end. J'étais dans une impasse, et lâche comme je suis, je n'avais qu'une envie; me couvrir la tête avec mon coussin et dormir jusqu'à tout oublier. Je n'arrivais pas à me résourdre à voir Pascal, je ne savais pas comment lui parler. Je ne pouvais pas non plus prendre le risque de sortir, si je croise Layne, je fais quoi?

C'était horrible... je n'avais pas répondu à Pascal et je l'imaginais essayant de me joindre sans succès. Il devait se poser des tas de questions. Tant pis, le week-end passé, c'était moi. Et Layne? Il devait commencer à s'énerver de ne pas savoir si on se voyait ce soir. Je suis une horrible personne, trop lâche, trop faible, incapable de me décider. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire?

Non. Je n'avais pas le choix, j'allais rester assise en boule sur le canapé avec mon natel à porter de mains à le regarder sonner sans regarder qui c'était... à bouder!

Finalement vers les minuit et demi, j'ai décidé d'aller espionner Layne et Pascal pour voir comment je leur manquais... J'espère que ça m'aidera à me décider!!!

Publié dans jane's diary

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92 - Layne Trop Facilement Abordable

Publié le par JaneDo



Pascal avait tendance à se laisser emporter parfois par ses sentiments ou par des élans de tendresses sans penser une seconde aux conséquences, mais fallait avouer que c’était une des choses que j’adorais chez lui. Contrairement à lui, je passais trop de temps à brouter dans ma tête, qu’hélas, je ne laissais pas assez ma spontanéité parler. Probablement parce que ça m’avait joué des tours dans le passé...

Après lui avoir rendu la monnaie de sa pièce pour le 1er avril, on est parti marcher un peu au bord du lac. C’était surtout un prétexte pour pouvoir se  prendre la main, s’embrasser et se serrer l’un contre l’autre.

En rentrant, j’ai fait un peu la grimace parce que j’avais oublié que j’étais sensée être encore fâchée avec lui à cause du week-end passé. On se voyait épisodiquement, ce qui fait qu’il était parfois difficile d’aborder certains sujets qui fâchent peut-être, parce qu’on aurait pas le temps de les régler. Les seuls vrais moments qu’on avait pour ça, c’était le week-end, et même ça, ça ne marchait pas vraiment. Pascal avait voulu faire autre chose le week-end passé, alors quant on a quelque chose sur le coeur, on était obligé d'attendre, attendre encore, attendre le bon moment... C’était chiant.

Je n’avais pas pu lui dire que j’avais passé le week-end passé avec Layne, j’avais oublié que c’était ce fichu 1er avril. Du coup, après ma petite blague, je ne pouvais pas corriger le tir. Je crois que Pascal pense que ce n’était qu’une blague, alors quant je lui dirais que tout n’était pas faux, il allait mailler. Zut.

Il fallait que je lui le dise avant qu’il ne l’apprenne par quelqu’un d’autre parce que là, il m’en voudra. Il est patient et compréhensif, mais faut pas pousser non plus. Je ne pouvais non plus pas le lui dire par email, parce que je ne serais pas là pour voir sa réaction et m’expliquer au cas où. En plus, il n’avait pas dû remarquer que je pouvais même être fâchée pour le week-end, comme je l’avais oublié moi-même. Zut, zut et re-zut.

Ce soir, Thomas invitait des copains chez lui pour un verre avant de sortir prendre encore un verre au Tiger. Je n’avais pas envie d’y aller. Pascal allait sûrement être présent et je ne pourrais pas lui parler, et plus le temps passait, plus cela devenait difficile d’en parler. Et, j’allais prendre un verre avec Layne!

Je n’avais pas vraiment envie de sortir ces temps, je crois que j’étais denouveau dans une de mes périodes antisocial...

Layne et moi avons été mangé une pizza. Il était toujours aussi plein de charme que par moments, j’oubliais qu’on était plus ensemble. Une des choses qui me dérangeait chez Layne était sa manière remarquer le regard des autres femmes et de leur sourire. C’était agaçant, et ça me rappelait que j’avais eu la bonne inspiration de ne plus être sa nana. Mais bon, même ça c’était charmant chez lui et je me détestais de le penser. Quant on sort avec un mec pareil, on se sent vite insécure et c’était loin d’être cool.

A cause de ça, il était facilement abordable par les autres filles qui ne se gênait pas pour lui adresser la parole... (après tout, il leur avait bien souri, non?). Elle ne se gênait pas malgré la présence de son, évidente, petite amie, de lui donner leur numéro de téléphone. C’était difficile et même gênant de courir vers lui et lui arracher les billets et rabrouer la fille. Agaçant!

Layne m’a proposé de retourner chez lui pour prendre un dernier verre, mais je n’avais pas envie de prendre le risque ce soir. Il a proposé demain soir, et je lui ai dit que je le rappellerais. Je n’étais pas allée chez Thomas et Pascal me manquait, j’étais trop vulnérable. Même si c’était un crève-coeur, et que ça allait être très dur, je ne pensais pas sortir du week-end, ni voir Pascal non plus. C’était ma manière de lui faire savoir que j’étais toujours un peu fâchée.

J’espérais lui manquer...

Layne m’a accompagnée à ma porte. On s’est embrassé pour se dire bonne nuit, mais, c’était toujours encore une, une dernière, et encore une autre petite dernière... Layne n’avait pas l’air de vouloir rentrer chez lui, ni de me laisser rentrer chez moi. J’avoue que je me laissais charmer et après un de ses petits sourires dont il avait le secret,  j’ai fini par le laisser entrer. On a traîné jusque tard, à bavarder, à flirter, et avant de partir, il a réussi à me soutirer la promesse de sortir avec lui vendredi soir.

Après tout, pourquoi pas... Ça m’éviterait de trop penser à Pascal...

Publié dans jane's diary

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91 - Poisson d'Avril

Publié le par JaneDo



Pascal voulait qu’on mange ensemble à midi... Ni 1, ni 2, j’ai sauté dans ma voiture, bon, après 2 heures à me préparer, et surtout 1h devant mon armoire à changer d’avis toutes les 2 secondes sur ce que j’allais mettre! Un temps complètement pourri, gris, mais 17° et ça, du jour au lendemain, donc pas facile de savoir comment m’habiller!

Pourquoi mon coeur bat-il aussi fort dès que je le vois? Je frissonnais déjà pendant tout le trajet jusqu’à lui, impatiente et ça ne s’arrangeait pas à l’arrivée. Lamentable.

Je suis hyper sensible à tout ce qui se rapporte à Pascal, hyper sensible à ses humeurs ou tout changement d’expression, et là, il avait un demi sourire, pas le même que d’habitude. Son regard aussi était différent; sérieux et appuyé. Ça m’a mise un peu mal à l’aise.

Une petite seconde, j’ai regretté d’avoir accepté de le voir, mais c’était trop dur de résister. Je ne l’avais pas vu de tout le week-end, et j’avais pratiquement ignoré ses appels. Arfff, mais alors pourquoi cette impression de “pas bon”? Bah, je me suis secouée intérieurement, j’allais pas laisser ma tête prendre le dessus.

D’ailleurs, on a pas été mangé dans un des restaurant près de son travail, comme d’habitude. C’était plus pratique et nous laissait plus de temps à passer ensemble. Pascal a tenu à ce qu’on aille au bord du lac. Il voulait me dire quelque chose et je sentais qu’il cherchait ses mots. Pascal était aussi un peu distant et ça me faisait peur. Mon coeur a plongé direct dans mes pompes. Et j’avais raison...

  Ses mots sont tombés comme un couperet...

Pascal cherchait comment mettre un terme à notre relation. Je suis restée tétanisée, bouche bée et la tête en bouillie. Impossible de penser. D’ailleurs, je ne crois pas que je me souvenais ni de mon nom, ni de la langue que je parlais. Le néant total. Mon coeur m’a presque lâché en glissant à la vitesse grand V sous terre. Je crois bien que les larmes cherchaient mais je n’avais pas encore saisi.

Alors, Pascal a essayé de m’expliquer que cette situation était trop compliquée, que c’était impossible et sans issue pour nous.

Comment ça? Comme ça, là, autour d’une table, dans un restaurant bidon? J’avais dû mal comprendre! Je ne sais même pas pourquoi, mais je pensais à l’excitation que j’avais éprouvé à l’idée de le voir, au temps que j’ai mis à me préparer...

Et les reflets du lac continuait à briller, scintillants, quelques rayons de soleil traversaient les baies vitrées gaiement, comme si de rien, et moi, j’étais en train de vivre un drame émotionnel. Pascal me plaquait, là... devant un verre de coca light. J’avais le cerveau en panne et je pensais encore à des trucs bizarre, comme le fait que notre commande n’avait pas encore été servi et comment est-ce qu’il imaginait que j’allais pouvoir avaler quoi que ce soit? Comment pensait-il que j’allais réagir? A quoi s’attendait-il?

J’avais envie de disparaître illico presto. Il était clair que je ne pourrais rien avaler et je n’avais pas envie de rester planté pendant 1h, assise sagement à picorer dans une assiette en porcelaine avec un type qui venait de me plaquer. Vite que je me tire de là pour aller me liquéfier entre les murs de mon appart.

Je ne pouvais pas pensé à ne plus le voir, pas là, sinon j’allais ridiculement fondre en larmes. Pas question. Avec un timide sourire mal assuré, je me suis levée et je lui ai dit que je préférais partir, je n’avais plus très faim.

Pascal me regardait sans rien dire. Est-ce qu’il voyait mes changements de couleurs? Ou ma peine? J’espère que non. Il a appelé mon nom une ou 2 fois, mais, il me fallait filer avant de perdre mes moyens. Je ne courais pas, mais je marchais vite. Il fallait que je sorte de là, j’avais l’impression d’étouffer. Je suis partie sans me retourner. Comme un animal blessé à mort, j’étais aveuglée, je n’avais qu’une seule idée en tête, rejoindre un endroit sécurisé et vite. Je sentais les rivières de larmes couler sur mon visage et je pressais le pas pour rejoindre la station de taxi la plus proche. C’était urgent. J’avais les oreilles bouchées et je ne voyais rien d’autres que les quelques mètres qui me séparaient d’une retraite digne. Fallait que je me retienne encore quelques minutes jusqu’à ce que le taxi me dépose à ma voiture.

Pascal m’a rattrapée quelque part là au milieu de tout ça et a essayé de me prendre dans ses bras. Il souriait, je n’entendais rien, mais je voyais son sourire et ça m’a fait mal. C’était quoi ça? Il pensait que me serrer dans ses bras était la consolation suprême et que j’irai mieux? Ça va pas la tête ou quoi? Fiche moi la paix, dégage, disparaît de ma vue. Il avait le culot de trouver ça drôle? Il venait de piétiner mon pauvre coeur et il souriait?!?!
  • -Héé... Tu partirais sans même essayer de parler? Tu n’as rien à me dire?
Mes oreilles se débouchaient petits à petits pendant que sa main invisible cherchait mon coeur pour le broyer encore plus. Il me passait la main sur le visage et essuyait mes larmes. Ça m’a fait honte. Je n’aurai pas voulu qu’il voit ça. J’ai essayé de reprendre un peu de ma dignité piétiné en prenant un grand bol d’air, ça me calmerait. Surtout pas pleurer.
  • -Pour dire quoi? C’est fini, c’est fini. Tu veux que je dise quoi? Tu veux qu’on arrête, y a rien d’autre à ajouter Pascal.
Arf... prononcer son nom me faisait encore plus mal. Je me rendais compte que je le prononcerais dans le vide désormais. Je ne voulais plus me rappeler de son nom ou de son visage. Il fallait que j’efface tout ça. Je me sentais complètement bourrée comme si j’avais mangé un boeuf. Ou est-ce que c’était parce que j’avais de la peine à respirer?
  • -C’est tout? Tu n’as rien à me dire? Ou me traiter de pire salaud? Quelques insultes? Tu n’essaie même pas de te battre?
  • -Pourquoi faire? Ce serait une perte de temps. Tout un tas de mots pour rien, la finalité reste la même... Écoute Pascal, je... j’ai envie de rentrer... je suis crevée.
  • -Est-ce que je peux t’embrasser?
  • -What? Tu te fou de moi?
  • -I love you.
Il avait dit ça dans un souffle, un petit sourire amusé au coin de ses lèvres. J’ai froncé les sourcils, je ne comprenais pas. C’était encore un truc ou quoi? C’est à la mode ça ou quoi? Je te quitte, mais “je t’aime”? Plus je fronçais les sourcils, plus il souriait. C’était trop stupide, et j’avais les larmes prêt à jaillir, là, je n’avais pas le choix, il me fallait fuir et vite. Mais Pascal m’a attrapé par la main, il ne voulait pas me laisser partir. Comme un ballon dégonflée, j'étais trop faible pour me battre. Toute mon énergie était concentré sur mon centre nerveux contrôlant mes pleurs. Il voulait constater les dégâts ou quoi? Je l’ai repoussé pour partir, mais rien à faire, il me tenait.
  • -Viens là...
Il me serrait dans ses bras et je ne comprenais pas pourquoi sa voix semblait apaisante et en même temps, ce sourire moqueur... je ne comprenais toujours rien.
  • -Je t’aime voyons. Je t’aime Jane plus que tout, comme un fou. Comment peux-tu imaginer une seconde que ce que j’ai dit pouvait être sérieux? Et tu n’as même pas essayé de... de te battre pour me garder? Mais bon... C’est tellement toi ça, tu prends la fuite.
Hein? Il n’était pas sérieux? Mais alors, pourquoi?
  • -Pourquoi?
  • -Poisson d’avril babe!
Parfois, il faut quelques secondes avant que le cerveau ne réussisse à traiter les données et sortir de sa torpeur, j’en faisais les frais. Mon cerveau était complètement momifié. On entend une suite de mots, on se les répète, le cerveau les décortiques et ensuite on traduit toutes ces données dans le langage compréhensif, puis tout à coup... TILT! La balle est arrivée dans la corbeille! Poisson d’avril? Le poisson d’avril, oui, mais c’est quand déjà? Le 1er avril? Est-ce qu’on est le 1er? Haaaaah! On est le 1er, donc; poisson d’avril, donc c’était une blague pour me faire.... Ha oui.... Oh le rat des bois!! Et toutes ces questions internes se traduisaient par différentes expressions faciales... Ciel... J’en avais presque perdu mon latin!
  • -Poi..sson d’avril? C’était... une blague?
A son grand sourire, ouais, c’était une vilaine blague. Une satanée blague de très mauvais goût! Il m’a fait un petit bisou; “On devrait peut-être retourner dedans maintenant avant que tout soit froid, tu crois pas. Est-ce que tu as faim maintenant?”.

Pascal riait. J’étais encore sous le choc, je ne fonctionnais pas à 100%, j’avais les jambes un peu flageolante. Heureusement, il avait passé son bras autour de ma taille, me serrait contre lui et je n’avais pas envie de retourner au resto, j’avais les larmes qui coulaient toutes seules et je n’arrivais plus à contrôler le flux. J’avais la tête en papier mâcher, mais j’allais garder tout ça dans un coin pour tout analyser plus tard chez moi, quant je serais seule. J’étais soulagée. Groggy, mais soulagée!

Il était tout plein de douceur et me faisait des tonnes de bisous. Je comprenais pourquoi il avait voulu aller ailleurs... Me faire un coup pareil et après, il aurait difficilement pu me prendre dans ses bras ou même me courir après c’était sûr

Une fois assis, j’ai fait semblant d’avoir parlé sans trop réfléchir, en lui disant que je croyais qu’il avait appris pour Layne et moi et que c’était pour ça qu’il voulait qu’on casse, et c’était pour ça que je ne pouvais pas dire grand chose. Que je le comprenais et que c’était peut-être la meilleure solution même si ça me rendait hyper triste.

Il n’a pas tout de suite réagi, juste froncé les sourcils. Ensuite, après s’être éclairci la gorge, il m’a demandé ce que je voulais dire. Il cherchait à savoir si je sortais à nouveau avec Layne, si j’avais fait plus que de juste le voir... Si j’avais couché avec. C’était drôle de le voir si déstabilisé, et pas une seconde il ne s’est dit que je prenais peut-être ma revanche et que c’était aussi un poisson d’avril.

Ses beaux yeux se sont assombris et il avait perdu son air jovial. A la tension dans sa mâchoire, je devinais qu’il était plutôt fâché. Mais je n’allais pas le soulager de si tôt. Hum.

Après quelques minutes d’un silence lourd et pesant, Pascal m’a demandé si c’était un poisson d’avril. Je lui ai dit que je ne savais même pas que c’était le jour des poissons d’avril alors je n’avais rien préparé. J’aurai trouvé mieux. Il a repoussé son assiette sans y avoir goûté, mais il goûtait à son propre jeu. Je me demande s’il trouvait la blague drôle? Sûrement pas.

Pascal s’est lancé dans une longue tirade mesuré pour dire qu’il comprenait, qu’après tout c’était de sa faute de m’avoir laissée seule tout le week-end. Qu’il était tout de même déçu, il pensait que notre relation était plus solide que ça. Qu’il comprenait que c’était plus sérieux entre Layne et moi que je le lui avais laissé entendre. Qu’il ne devrait pas m’en vouloir, mais (et ses beaux yeux verts avaient une teinte métallique) pourtant il m’en voulait. Il ne pensait pas que je finirais par me réfugier dans les bras d’un autre, et par dessus tout, dans ceux de Layne aussi rapidement.

Le pli amer au coin de sa bouche était trop chouky, je ne pouvais pas le laisser aller dans son délire. De plus, tout n’était pas faux, j’avais bien passé le week-end avec Layne donc! J’ai tendu les bras par dessus la table pour prendre ses mains, mais il les a retiré. Maintenant, je comprenais pourquoi il souriait avant parce que, même si c’était loin d’être drôle, je ne pouvais pas m’empêcher de sourire non plus.

Quant je lui ai dit que c’était un poisson d’avril, il a réalisé qu’il s’était fait prendre à son propre jeu. Pascal a dit que ce n’était vraiment pas drôle. Le sien non plus, on était quitte. Je déteste les poissons d’avril d’ailleurs!

Pascal s’est levé pour me prendre dans ses bras. Je crois qu’il avait dû oublier qu’on était dans un restaurant et pas seuls et qu'on ne devait pas faire des choses pareilles. Mais de toute façon, on avait plus faim, ni l’un ni l’autre.

Publié dans jane's diary

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90 - Dad's Birthday ;)

Publié le par JaneDo



Aujourd’hui, c’était l’anniversaire de mon papa chéri, le meilleur papa du monde. Connaissant mes frères et soeurs, je leurs ai envoyé un petit message pour qu’ils n’oublient pas d’appeler papa pour lui souhaiter bonne fête.

J’avais aussi la satané réunion des copropriétaires ce soir, ça me gavait et me stressait déjà! Des discussions sans fins à tourner autour du poteau... Zut!

Pascal m’a envoyé in message me disant qu’il imaginait que je lui en voulait pour ce week-end et que j’étais probablement fâchée, raison pour laquelle je ne répondait pas à ses appels ou ses messages (funny face triste) mais que je ne devais pas. Ce n’était pas parce qu’il n’avait pas eu envi de me voir bien au contraire. Il n’avait juste pas voulu jouer au petit matcho et me faire poireauter (hum... j’aime bien ce mot, j’imagine tout à fait un poireau planté au milieu du salon avec des yeux) à l’attendre tout le week-end. Est-ce que j’aurai préféré qu’il me fasse ça? Est-ce que j’aurai préféré qu’il soit un mec de base de ce genre? Si oui, il ferait l’effort... Il n’avait pas voulu me raconter certaines choses qui risquaient d’être désagréable à entendre ou m’inquièterait, et surtout, il n’avait pas envie de me mettre en boule contre lui, mais... finalement, c’était le même résultat... Rhhhh Jane, répond à ton fichu natel... (ça, ça m’a fait rire).

Il ne savait pas si je recevrais ce message ou les autres, il savait pertinament que quant j’étais en boule, j’effacais les messages indésirables sans les lire. Si jamais, il devinait que je n’avais pas oublié mon natel ou que ce soit... puisque depuis... je ne répondais toujours pas!

Il espérait tout de même que je n’avais pas fini par me consoler dans les bras de Layne pour le punir, il risquait de le prendre mal (là... j’ai changé de couleur de base et j’ai viré au vert).

Grrr... je n’aurai pas dû lire son message. J’aurai dû suivre mes vieilles habitudes et effacer. Du coup, j’avais les palpitations. Je ne pense pas que Layne garderait pour lui le fait qu’on ait passé le week-end ensemble, j’allais devoir me mettre à table pour cracher le morçeau. Je ne me sentais pas très fute-fute et du coup, je n’étais plus très fâchée ou plutôt, je n’arrivais plus à ressentir la même hargne qu’avant de le lire... Poisse suprême!

Résolution... Ne plus y penser, sinon j’allais finir par me ronger les ongles!


J’avais acheté un petit cadeau pour paps hier, donc, j’ai décidé de faire un saut chez lui pour luifaire un becos pour son anniversaire. Inutile de demander à ma fraterie de m’accompagner, ils n’arriveront sûrement pas à trouver un trou dans leur emploi du temps!

En arrivant chez paps, il y ait son frère aîné, mon oncle et ma tante et un ami de mon papa. Je ne m’y attendais pas. Mon oncle et ma tante parraissait fou de joie de me voir. Je me demande bien pourquoi. Cela faisait 5ans qu’on ne s’était pas revu. Depuis le dernier anniversaire de mon papa qu’on avait fêté dans un refuge en fait.

Je ne sais pas pourquoi ils m’aiment tellement en fait, je ne fais jamais l’effort de les voir.

Petite, pendant les 4 dernières années d’école, ma soeur et moi avions vécu chez ma grand-mère, donc pratiquement avec cet oncle et tante là, qui vivait dans le même village à 2 pâtés de maisons et s’occupaient de la ferme. Mon grand-père était fermier, à sa mort, l’aîné de ses fils, donc mon oncle avait tout simplement repris la responsabilité de la ferme.

J’avais coupé les ponts avec eux, parce qu'ils avaient fait du mal à ma mom. Ma mère était venu vivre quelques temps en Suisse, alors que mon père restait en Afrique pour son travail. Ça avait très dur pour mom, ne parlant pas le français, étant de couleur, pas habituée au froid, aucun ami sur place. Elle avait quand même pris sur elle pour venir s’occuper de nous, étant donné que ma petite soeur avait le mal du pays et souffrait d’être séparée des parents. Dinine avait laissé entendre à mes parents que ça n’allait pas chez la grand-mère. Moi, même si parfois c’était pas terrible, pour ne pas inquiéter mes parents, je leur disais que tout allait bien, c’était super et tout.

Je n’avais pas suivi de cours d'anglais, mais j’avais appris toute seule, donc, c’était toujours moi qui écrivait au parents, après 4ans, comme j’avais commencé mon apprentissage, ma soeur a dû se résoudre à écrire, et aussi parce qu'elle voulait se plaindre. Donc, ils sont rentrés et ma maman est restée... Mon père a 5 frères et soeurs quand même, mais ma mère n’a reçu aucun soutien de leur part, ils étaient les seules personnes qu’elle connaissait en Suisse en plus. Ça l’avait fait énormément souffrir, malgré le sourire qu’elle affichait, je l’avais entendu pleurer silencieusement et ça m’avait brisé le coeur. Elle ne l’a jamais su. Je l’avais aussi entendu parler avec papa, et elle aussi lui racontait des histoires en prétendant que tout allait bien.

Ma maman n’avait jamais fait son permis de conduire, donc elle était restée confinée dans un petit village de paysans pendant presque une année. Les seules grandes sorties étaient dans le plus gros village, ou plutôt, bourgade de 300 habitants à 5 km du bled où on vivait. Autant dire que pour une personne active, habituée à une vie sociale animée, c’était l’enfer. Pourtant, maman comprenait le français, mais ne le parlait juste pas.

Faut dire que c’est très francophone de rire des fautes ou accents de ceux qui font l’effort de parler le français. Ce qui est rare chez les anglophones, qui eux respectent l’effort. Ou est-ce aussi “paysan” question de masquer leur côté inculte? Sûrement aussi. Tout en est-il que ma mère entendait bien leurs moqueries et leurs blagues sur les africains et autres, mais elle ne leur en a jamais fait savoir qu'elle comprenait. Du coup, elle n’a jamais essayé de parler le français, préférant leur laisser croire qu’elle ne comprenait pas.

Bref, la famille à mon père l’avait fait souffrir. J’avais noté tout ça, et en quittant la région, je les ai rayé de ma vie. Je ne tolère pas qu’on fasse souffrir quelqu’un que j’aime, d’autant plus l’auteur incontesté de ma venue au monde. Toutes leurs tentatives de rapprochements ou leurs démonstrations d’affections glissaient sur moi. Je ne pardonne pas, le temps n'y changera rien.

Je ne le leur ai jamais pardonné, et ne leur pardonnerait jamais d’avoir fait souffrir ma mère. Aucune chance de me faire croire qu’ils puissent m’aimer sans aimer celle qui m’a mise au monde... pour moi, c’est inconcevable. Mais par respect pour mon père, je leur parle quant je leur tombe dessus; par exemple chez mon père. Si je les croise et que mon père n’est pas présent, je fais semblant de ne pas les avoir vu tout simplement. Faut croire que j'ai la hargne tenace!!!

Ce qui est drôle chez l’être humain, c’est qu’il a tendance à aimer ceux qui les repoussent. Plus on repousse quelqu’un, plus il essaie de se rapprocher, plus il nous aime... ça je les appris, grâce à eux, à 16ans... Mes soeurs leurs ont rendu visite, ont passés chez eux avec leurs enfants. Moi, niet, jamais.

Les seuls occasions qu’ils ont eu de poser les yeux sur moi, c’était quant j’étais avec paps et qu’il décidait de passer chez son frère ou sa mère (ma grand-mêre). Et pourtant, ils continuent à m’idolâtrer, à être leur petite préférée, et ça, ça me dépasse!!! Ils ne cessent de demander de mes nouvelles; la seule qu’ils ne voient jamais. Pourtant, je n’éprouve que du dédain. Ils ne sont qu’une bande d’étranger qui porte des titres de tantes et oncles. L’être humain est bizarre!

C’est vrai que j’ai toujours été très affectueuse avec ma famille; grand-mère, oncles, tantes, cousins, cousines, mais dès que j’ai senti et vu la souffrance de maman, j’ai coupé le robinet du jour au lendemain. C’était fini pour moi.

Ma grand-mère, avait passé ses dernières heures, à l’hôpital, dans des souffrances atroces d’après ce que m’en avait dit mes soeurs. Elles s’étaient données la peine d’aller la voir, et m’avait cassé les pieds pour que j’y aille aussi. La grand-mère avait inlassablement demandé de mes nouvelles et voulait me voir. Que dalle oui! Il était pas question que je me force et je n’avais aucune envie de lui donner ce plaisir.

Mon père souffrait bien trop et ne se doutait pas de ce qui se trâmait, ni de la petite gué-guerre que mes frangines menaient pour me faire aller à l’hôpital et aussi après, à son enterrement. C’est clair que si papa m’avait demandé, je serais allée pour lui. Mes oncles et tantes ont même eu l’indélicatesse de reprocher à mes frangins mon absence pour l’enterrement étant donné que ma grand-mère m’avait réclamée apparemment jusqu’à la dernière minute. Mais depuis longtemps, elle n’existait pas pour moi, un voisin aurait plus compter qu’eux.

Tout en est-il qu’aujourd’hui, mon papa était heureux et très fier de me voir arriver chez lui pour son anniversaire. Je suis toujours la seule qui fait le déplacement d’ailleurs. Mon père n’est pas immortel, hélas, alors je profite de tout ce que je peux. Je ne voudrais pas avoir à regretter quoi que ce soit plus tard. Il a toujours été un sacré bon papa et je suis fière de lui. Ca a toujours été le meilleur papa du monde, comme maman a toujours été la meilleure maman du monde. Depuis longtemps, j’ai été consciente de l’énorme chance qu’on avait eu d’avoir des parents aussi formidable.

Depuis hier mon frère essayait de me filer mon petit bout de chou, petit Marc, son fils qui apparemment demande après sa tati. Mais j’étais un peu stress aujourd’hui.

Toutefois, sachant que bébé rentrait de l’école à 15h30, en rentrant, j’ai fini par appelé mon frère, et j’aurai pu le prendre en passant, mais cela voulait dire qu’il resterait chez moi jusque vers les 21h, et ça ne jouait pas.

Donc en rentrant, je me suis transformée en fée du logis, parce que la réunion des copropriétaires avait en plus lieu chez moi... Le temps de vite sortir mon bébé Maxou, ne pas répondre aux messages adorables de Pascal, j’étais prête à 19h, pour recevoir tout ce petit monde.

Rhhhhh... Ils étaient en avance en plus!

Evidemment, Marie avait fait à manger, et tenait à ce qu’on mange ensemble. Evidemment la discussion a tourné en rond et je devais sans arrêt les remettre dans la ligne de l’ordre du jour... J’avais pas que ça à faire. Evidemment que je ne voulais pas manger chez Marie, j’avais rendez-vous mais je n’ai pas pu y échapper. évidemment ça a duré jusqu’à passé 23h. Evidemment, j’étais grinche après.

Marie s’est emportée avec l’autre copropriétaire, Lutumba, un abruti de 1ère. Avant son arrivée dans l’immeuble, c’était moi qui finissait par avoir les nerfs en pelote avec ce son, mais depuis, c’était Marie. Ca n’a pas arrangé les choses, parce que l’autre con s’est tiré pendant la réunion! Ce qui fait que le chmilinblik n’avance toujours pas!

Si je ne voulais pas me faire coincer encore jusqu’à passé minuit, fallait que je trouve une excuse pour filer; l’urgence de sortir mon chien. Je n’en pouvais plus, j’en avais plein la tête.

Je n’ai même pas parler à Pascal de la journée. Snif. J’aurai aimé entendre sa voix...

*   *   *   *   *

Dad's Birthday  (90-mar-31mars09)
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89 - Tout pour ne pas penser

Publié le par JaneDo



Dimanche soir, je suis rentrée chez moi. Je ne voulais pas me faire réveiller le lendemain matin.

Layne avait été vraiment adorable tout le week-end, même s’il m’avait par moment passé au grill pour savoir si on était encore ensemble ou pas. Je me demande d’ailleurs pourquoi je me faisais tellement prié, après tout Pascal avait d’autres chats à fouetter que moi. En plus, c’est à moi de choisir ma voie, pas lui.

Même si je refusais de l’admettre, je ne voulais pas me remettre avec Layne tant que je n’étais pas... non, je ne voulais pas l’avoir dans les pattes et être à dispo pour Pascal... POUERK... Finalement, c’était pas reluisant, mais j’étais une de ces nana là! Une de ces pauvres idiotes qui n’arrive pas à avancer parce qu’elle languisse pour un mec, et en plus un pas libre.

J’étais dégoûtée de m’en rendre compte. Heureusement, il n’y avait que moi et mon journal... Je refuserai de le reconnaître devant qui que ce soit, même sous la torture. Zut, faiblasse que je suis. Même en écrivant ces lignes, j’en rougi de honte. Moi? une de ces ridicule idiote qui attendant le bon vouloir d’un mec.

Non mais franchement! Je pensais avoir plus de caractère que ça!!!

Pendant que Pascal s’amuse et profite de son temps, moi je fais quoi? Je me réserve, je me retiens de vivre ma vie? Et pourquoi? Pour pas que ça le fâche? Non mais ohhh, tu ferais mieux de te secouer ma fille!!!  Hahhhhhh... suis dégoûtée!

Pendant que Pascal roucoulait avec Jess, moi je repoussais Layne... Y a vraiment de quoi s’arracher les cheveux. Comme s’il était mon chef, mon maître, comme si je devais lui demander la permission pour respirer... Jiiiii que suis idiote!

Du coup au fond du gouffre de la déprime, j’essayais de retrouver un peu de dignité en évitant de répondre à ses messages ou ses coups de fils. Hum!! En fait, j’étais tellement down qu’il s’en serait rendu compte dès que j’aurai ouvert la bouche. Et la suite... sûrement encore moins reluisante... Je lui aurait sûrement demandé des comptes!!!! Iaaaahhhhh, suis foutue! Donc, là-dessus de mes réflexions, niet, je ne lui répondrais pas tant que je ne me sentirais pas assez forte. :(((

Sans entrain, j’ai été prendre un verre avec une copine, Natacha. Ciel, c’est la 2ème Natacha que je connais et elles sont vraiment des cas. Je crois que les prénoms influencent vraiment les individus. Je ne peux pas m’empêcher de remarquer les similitudes. Puis je me suis traînée après à la maison pour bosser un peu, mais sans résultat.

Alors je suis partie faire un tour avec mon chien pour finir chez une de mes soeurs. Tout ça pour éviter aussi mon frère qui voulait venir prendre le café. Je le soupçonnais de vouloir me lâcher les gosses dans les pattes. J’ai fait aussi un petit tour chez Maï question de lui faire un petit coucou. Finalement, raide fatiguée, dégoûtée d’avoir avalé trop de café et la folle envie de retrouver le calme et la sérénité de mon antre, je me suis traînée jusqu’à ma maison.

Je crois que je m’occupais pour éviter de penser à Pascal et Layne, aussi pour éviter de répondre à Pascal. Lamentable. Maintenant, il devait penser que j’étais fâchée. Est-ce que je l’étais? Je n’arrivais pas à en être sûre, mais je savais que je ne voulais pas qu’il le pense. Ca m’aurait fait paraître vulnérable, et ça, je ne le voulais pas.

J’ai fini par lui envoyer un petit message; “Désolée... oublié mon natel dans la voiture de quelqu’un... Nul. Tu me manques. Panier de bisous. Love U. Jane”. Je ne pouvais pas trouver mieux!

Après avoir envoyé le message, je l’ai regretté. De ne pas montrer ce que je ressentais n’était peut-être pas une si bonne idée? Le coup de la St-Valentin et ensuite du vendredi, je n’avais pas voulu en faire toute une histoire, du coup, il a recommencé. Zut, je n’aurai pas dû lui envoyer de messages.

*   *   *   *   *

Tout pour ne pas penser  (89-lundi-30 mars 09)
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87 - Chouette Week-End avec Layne

Publié le par JaneDo



Dans une situation pénible, il suffit parfois de juste tenir les 1ères heures pour donner le tour. J’avais tenu hier soir, sans voir Pascal, sans répondre à ses messages. Pour ça, il m’avait fallu simplement couper la sonnerie de mon natel. Facile.

Le samedi, je me suis programmée dans la tête que je n’étais pas sensé voir Pascal ce week-end, point final. Pas question de me laisser ramollir. J’avais prévu, au cas où il me le demandait, de lui répondre "que j’avais compris qu’il avait besoin d’espace" et que je n’avais pas envie de le déranger. D’y penser me serrait le coeur, mais, bahhh, je suis plus forte que la peine. Je ne le verrais pas du week-end.

Par contre, après avoir essayé de me voir toute la semaine, j’avais fini par accepter de voir Layne juste après le coup de fils avec Pascal. Après tout, il n'y avait pas de raison que je me gêne.

Après avoir passé l’après-midi avec Pat, à traîner dans les magasins, à boire des verres et à l’écouter me raconter ses histoires, 3h au téléphone avec Brig qui m’appelle depuis la Floride, pour elle aussi me raconter, dans les détails ses aventures, je suis rentrée. J’étais raide et mes oreilles qui n’en pouvaient plus, ils étaient à plat.

Layne a essayé de me tirer de la maison. Sur le moment, je n’étais pas prête pour ça, j’avais envie de me prélasser dans un bain, puis je verrais. Je l’ai laissé sur un “peut-être plus tard”.

J’avais l’intention de bouger, pour faire quoi, je n’en savais rien encore.

Après m’être préparée, j’ai traîné un moment devant la télé à essayer de trouver le courage de sortir, vu que l’envie m’en manquait. Je serais bien restée tranquillement chez moi si je n'avais pas peur de finir par courir vers Pascal. J’ai fini par me décider à aller faire un tour, mais je m’étais préparée pour le cas où je m’arrêtais.

Mon premier petit tour était chez Pascal. Il n’était pas chez lui. Ensuite, chez Jess, la voiture à Pascal était là. Aïe. Ça, ça m’a un peu fait déprimer. J’ai hésité, finalement, j’ai fait le tour pour voir à l’intérieur depuis le jardin. Ils étaient là, avec quelques copains. Thomas faisait aussi partie de la petite sauterie, mais ça, je le savais, il avait voulu m’inviter. C'était donc pour ça qu'il avait essayé de me jeter ce week-end?

Pascal riait, bavardait et... je ne semblais pas lui manquer du tout.

Finalement, ma route a fini chez Layne. Était-ce en représailles parce que j’avais l’impression que Pascal s’amusait? Était-ce parce que j’avais vraiment envie de voir Layne? Je n’en savais rien.

Layne n’était pas là. C’était encore tôt, donc je m’étais attendue à ce qu’il soit chez lui. Je repartais quant j’ai vu sa voiture arriver, suivi par quelques copains. Miss Tennis était en voiture avec lui.

Après avoir vite parqué, j’ai fait le tour par le jardin.

Miss Tennis se sentais comme chez elle. Elle a enlevé ses chaussures et s’était installée dans le canapé. En voyant ça, j'ai pensé rentrer, et je serais rentrée si, juste à ce moment là, Layne ne m'avait pas envoyé un message. Il était quand même gonflé, avec du monde, il trouvait le temps de m’envoyer un message pour me demander ce que je faisais et qu’il aurait aimé me voir.

J’allais bien voir s’il disait vrai... J’ai décidé donc de le voir, maintenant, là, tout de suite.

Depuis mon poste d’observation, je l’ai appelé. Je me suis quand même éloignée un peu au cas où il sortait dans son jardin pour que Miss Tennis n’entende pas notre conversation. Effectivement, il est sorti, mais il aurait très bien pu ne pas répondre à son natel. Je l’ai bien vu hésiter en voyant mon nom apparaître sur son natel, Miss Tennis a essayé de regarder qui appelait, mais Layne avait déjà répondu, pour me dire “une seconde”, lui a lancé un sourire avant de sortir me répondre tout en surveillant ses arrières.

Je lui ai dit que j’avais envi de le voir aussi et que d’ailleurs, j’étais déjà pratiquement chez lui, pour couper court à son insistance à passer me prendre, certainement pour éviter son petit problème domestique. J’ai été soufflée par son calme. En apprenant que je serais chez lui dans les 5mn, Layne a abrégé notre conversation. Petit futé.

C’était plutôt comique de le voir prendre fourrer les affaires de Miss Tennis dans ses bras et essayer de la pousser vers la sortie. Mais, pas de chance, elle ne semblait pas vouloir partir. Layne s’est passé nerveusement les mains dans les cheveux. J’imagine qu’il avait peur de ma réaction.

Je ne pensais pas qu’il aurait souhaité me voir ayant du monde chez lui et en plus Miss Tennis. Il me surprenait en bien, et quand même quelque part, j’étais fière de lui. Ou peut-être pas fière, mais en tous cas, je n’en avais pas honte. Je ne sais pas ce que j’aurai fait à sa place, mais je n’aurai pas été bien dans mes pompes!!!

Je lui ai laissé 10mn et j’ai fait le tour pour aller sonner.

Layne m’a fait un grand sourire comme si de rien n’était et m’a invitée à entrer. J’aurai pensé qu’il aurait cherché à fuir ou peut-être ne pas me laisser entrer, ou même tenté de m’emmener ailleurs, mais non.

Je suis restée dans l’entrée, je ne voulais pas vraiment faire pote-pote avec les autres. J’étais venue pour être avec lui, même si au départ, je voulais juste le tester après son message. Mais puisqu’il semblait vraiment vouloir me voir malgré tout, il méritait que je ne lui fasse pas faux-bond.

Après avoir réussi à se débarrasser de la plupart, il ne restait plus que Miss Tennis et un de ses bons copains. Miss Tennis lui a demandé qui j’étais et s’il ne pouvait pas me demander de passer un autre fois, et sinon, si Layne pensait la rejoindre en boîte plus tard. Je n’ai pas bougé de mon coin dans l’entrée et je fixais mes pieds. Je préférais éviter tout contact.
  • -C’est ma copine ou... ex-copine? Je ne sais pas très bien.
  • -Ta... quoi? Copine?
Layne les a viré. Dès qu’il a fermé la porte, il s’est retourné pour me sourire. Qu'est-ce qu'il pouvait être chou quand même.
  • -Si j’avais su que tu avais du monde...
  • -Je sais, mais j’avais envi de te voir, ça t’embête?
Non. Ça ne m'embêtais pas. Ciel, il avait des couilles lui. J’avoue qu’il m’épatais quand même beaucoup. J’en connais très peu, mais peu de chez peu qui aurait osé. Layne avait peut-être pas mal de défauts, mais être un trouillard n’en était pas une! Son cran m’intimidait et en même temps, bizarrement, forçait le respect.

Du coup, on a passé le week-end ensemble. Tant pis pour Pascal.

*  *  *  *  *  *

Chouette week-end avec Layne  (87-sam-28mars09)

Publié dans jane's diary

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86 - Pas question de me laisser abattre!

Publié le par JaneDo



Zut... Pascal, encore??? Il a essayé de m’expliquer qu’il avait des trucs ce week-end, il ne savait pas à l’avance quant il sera à la maison, il n’avait pas envi que je l’attende, que ce serait égoïste, alors il préférait que je fasse mes trucs et qu’on essayerait  de se voir quand même...

Pascal dormirait tous les soirs chez lui, mais il ne savait pas quant il rentrerait c’était tout, et je pouvais y aller quant et si je voulais, à n’importe quel heure. Il voulait que je m’y sente chez moi et espérait que je le savais. Il pensait que de toute façon, sinon, on se croiserait sûrement dans une boîte ou autre.

Mouais... bla-bla-bla... foutaises!

En fait ce qu’il voulait dire, c’est qu’il ne voulait pas bloquer tout son week-end pour moi, qu’il avait envi de faire autre chose... Compris! En avait-il déjà assez de nos week-end, enfermé, en tête à tête?!? Petit pincement dans la poitrine. Ça devait être ça! Ou cherchait-il à prendre ses distances?

Même si ça me faisait de la peine, j’ai prétendu le contraire, le gratifiant d’un grand sourire en disant que je comprenais. Derrière ce sourire, une grosse main m’écrabouillait tout ce qui bougeait à l'intérieur.

Ma 1ère réaction a été de me, que puisque c’était comme ça, pas de problème, mais il ne me verra pas du week-end, et la semaine suivante, sûrement pas non plus. Ce sera sa petite punition. Puis, je me suis ramollie en me laissant une porte de sortie pour me laisser la possibilité de changer d’avis. On verra bien.

Quant on a raccroché, j’ai pleuré. Longtemps. J’avais mal au bide, une grosse pierre flottait dans de la mélasse à la place du coeur. J’étais down.

Je suis redevenue une petite fille un petit moment, mon nounours en peluche me manquait, j’avais envie de me sucer le pouce, mais ça, je le réservais pour un plus gros chagrin. J’ai sauté dans un de mes vieux training troué, et un grand tee-shirt difforme et je me suis écrasée dans le canapé et j’ai regardé aveuglément la TV. Aucune idée de ce qui passait...

Je me battais contre l’envie de me bourrer la gueule de somnifères ou de n’importe quoi d’assez puissant pour dormir. Surtout, ne plus penser et la seule solution, c’est dormir. Je savais bien sinon que ma tête allait tourner en mode-super-débile et je ne pourrais pas l’arrêter. Je ne me sentais vraiment pas bien. Des tonnes de doutes et d’insécurités s’insinuaient graduellement dans tous les recoins de mon cerveau.

J’ai eu envie d’appeler Layne pour aller me consoler dans ses bras, bien sûr dans le but, non avoué, de punir Pascal et de lui faire mal, mais heureusement, je n’avais pas envie de m’habiller pour sortir de la maison. Peut-être est-ce qu’il me testait? Il voulait voir ma réaction? Ciel, je déconne là. Il n’a pas à me tester, je suis pas un foutu rat de laboratoire. Je savais que j’aurai pu foncer chez Brian, même s’il n’était pas là, il rentrerait aussitôt pour me soutenir moralement. Arfff, je ne pouvais pas toujours me reposer sur ses épaules non plus. Zut. Je débloquais sec!

Si seulement j’aimais le chocolat, je m’enfilerai une bonne dose. Paraît que ça fait du bien!

2h du matin, je ne dormais toujours pas et tournait en rond en me rongeant les ongles. Est-ce que je devrais ou non aller chez lui? Est-ce qu’il était rentré? Peut-être qu’il n’avait pas vraiment envi de me voir ce week-end? Peut-être qu’il était préférable que je lui laisse un peu d’espace? Peut-être qu’après aura-t-il plus envi de me voir si je lui manquais? Ciel, et si je ne lui manquais pas?

Mince... j’étais vraiment super hyper down!

Pascal n’avait pas envi de me voir ce week-end. Il voulait faire ce qu’il voulait et ne pas avoir de compte à rendre, ni à courir parce que je l’attendais!!! Oui, c’était mieux que je le laisse tranquille. J’avais toujours l’envie de m’abrutir de somnifères pour dormir et ne plus penser, mais n’est-ce pas ce qui a eu raison de Marylin Monroe? Heath Ledger? Mince... Pas de médocs pour moi, il allait falloir que je trouve la force de faire sans. Pas question que je me laisse abattre! Pas non plus envie de me retrouver sur une de ces foutue table d'autopsie par accident!

J’avais la folle envie d’aller voir s’il était rentré, mais je ne le ferai pas, sinon, j’aurai envie d’aller le retrouver.

Tout un week-end sans le voir, ça allait être hyper dur...

Puis, j’ai commencé mon petit exercice mental “à la recherche de mon moi intérieur”, m’aimer moi. Mon 1er grand amour; moi. Petit à petit, la sérénité s’est installée et je me sentais un peu mieux. Chaque fois que ma tête voulait faire des siennes, je pensais à moi et ce que je voulais, me rappelant que ce qui ne me fait pas du bien, me fait du mal. Me rappelant aussi combien j’aimais être seule et aussi n’avoir de compte à rendre à personne.

La partie dure de mon caractère a recommencé à émerger et finalement, je me sentais bien.

*  *  *  *  *

Pas question que je me laisse abattre!   (86-ven-27mars09)

Publié dans jane's diary

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