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289 - Besoin d'entendre Pascal

Publié le par JaneDo

Samedi..... 16 oct 2010

Samedi matin, Thomas était sorti avec les autres mecs, il ne serait pas de retour avant midi. Arf, je pensais à Pascal et j’ai eu envie de l’appeler. J’ai pourtant essayé de ne pas le faire, mais en me disant qu’on avait qu’une vie et que je ne voulais pas passer la mienne à me contraindre à ne pas faire ce que j’avais envie, j’ai plongé sur mon natel et j’ai composé son numéro.

  • Pascal n’est pas là. Il a été au Fitness. Ne rappelle plus Jane, fiche nous la paix. Il ne veut plus t’entendre, tu n’a pas encore compris ou quoi? Est-ce que Thomas sait ce que tu fais là?

Glups, donc elle savait pour Thomas, Pascal devait aussi le savoir.

  • Dis Jane (Jess a ri), dans le bouquin des conneries à ne pas faire, sortir avec le meilleur ami? C’est la 1ère et pire connerie à ne pas faire... Tu ne dis rien? Bon, arrête d’appeler mon mari, il ne veut plus rien avoir à faire avec toi.

Et elle m’a raccroché au nez. J’étais tellement dépitée d’être tombée sur Jess, je m’attendais au pire au répondeur, mais pas que Jess réponde à son téléphone. Je suis restée un petit moment le natel en main, la tête vide. Je ne pouvais pas le rappeler, j'essayerais plus tard parce que j’étais sûre qu’elle effacerait mon appel. Et je voulais que Pascal sache que j’avais appelé, je voulais lui parler. Enfin, plutôt l’entendre, j’avais besoin d’entendre sa voix. J’ai rappelé pour écouter son message sur sa voice mail, encore et encore. Hum, un peu désespéré quand même.

Approx. 1h plus tard, j’ai rappelé... Ahhh, sa voix si douce, légèrement rauque atteignait le cœur de mon cœur. Pendant quelques secondes, on est resté silencieux, comme bloqué.

  • Tu me manques tellement...
  • Rha, tu me manques aussi. J’espérais tellement que tu m’appelles... Ça fait du bien de t’entendre. Je pensais que tu m’avais déjà oublié!
  • Idiot... Je me suis forcée à ne pas t’appeler, rhhhh, mais je ne tenais plus... Je sais que je ne devrais pas. J’avais aussi un peu peur que tu me dises de ne plus t’appeler...
  • Pfff... God, ça me fait plaisir d’entendre ta voix... Je pense à toi souvent, mais aussi à ta fuite sans un mot. Tu ne m’as même pas laisser un mot... un tout petit, j’sais pas; “Je m’en vais”... Je comprends toujours pas?
  • Afff... Jess ne t’as pas dit qu’elle était passée à l’appart?
  • Hein? Non!
  • Ben oui. Elle savait que j’étais là.
  • C’est elle qui t’a demandé de partir ou quoi.
  • Ben oui.
  • D’accord...
  • Puis, quant je t’ai appelé au boulot, la manière que tu as dit que tu devais y aller, j’ai pensé que tu étais fâché!
  • Nooon, j’étais pas fâché, mais ça faisait encore mal... Tu étais si loin, c’était trop dur de te parler.
  • Si je n’étais pas partie là, je ne crois pas que j’aurai eu le courage de le faire, alors... J’ai pensé que Jess avait probablement raison. C’était ce que j’avais de mieux à faire...
  • C’est vrai? Tu serais restée?
  • Ç'aurait été...

Glups, Thomas est arrivé là-dessus et j’ai raccroché. Merde, encore un fois sans lui dire au revoir et en plein milieu d’une phrase!!! Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis sentie coupable. Pascal a essayé de me rappeler, je ne pouvais pas répondre devant Thomas, je voulais sortir de la chambre, mais Thomas m’a pris le natel des mains, il a regardé qui appelait, puis il m’a tendu mon natel sans rien dire. Je me suis sentie comme une gosse prise en flag de mensonges. Je ne savais pas s’il fallait que je lui explique ou pas, aucune idée ce qu’il espérait.

Rhhh, j’avoue que je me sentais légèrement mal...

Juste à ce moment là, Caro a appelé, et là j’ai répondu. Je lui ai demandé si elle avait changé d’avis et si elle venait nous rejoindre au chalet. J'étais contente qu'elle ait appelé, je voulais faire croire à Thomas que j'avais été en ligne avec elle, et non avec Pascal. Thomas faisait semblant de ne pas faire attention, mais je savais qu’il écoutait. Moi qui voulait lui parler et mettre les choses au clair, après avoir vu l’appel de Pascal, ce n’était pas le bon moment. Poisse.

Caro a décidé de venir nous rejoindre parce qu’après tout, c’était le dernier week-end qu’elle passerait avec nous avant longtemps. Le prochain week-end, elle sera en Allemagne. Il fallait vraiment que je parle à Thomas... mais quant? et comment engager la conversation sur le sujet? Puis comment lui parler de ce que je ressentais???

Après avoir essayé de m’appeler encore une fois, Pascal m’a envoyé un message pour me demander ce qui se passait, mais bon, il devait y aller aussi et qu’il essayerait plus tard. Je me demande ce qu’il pouvait bien avoir à faire là-bas? Il avait déjà des trucs à faire? Arffff, ça y était, je commençait à nouveau à me torturer la tête à propos de Pascal, c’est le genre de truc que je ne faisais pas avec Thomas!

Mais bon, au moins, je lui manquais aussi... Hahh, ça m’a fait tellement plaisir de l’entendre. Ciel, le soir je ne pouvais pas sortir avec Thomas, il fallait que je lui parle avant, ça devenait urgent. Quant Pascal rentrerait dans 3 mois, j’allais me retrouver entre 2 feux, ce serait l’horreur! Mais en même temps, ça me faisait de la peine de laisser tomber Thomas comme ça, il se réjouissait sûrement de sortir avec moi?

Le soir, j’ai trouvé la bonne excuse de rester au chalet pour attendre Caro. A l’expression de Thomas, il était déçu. Il m’a rappeler que Caro savait parfaitement où nous trouver et où était la clé, mais je voulais l’attendre. Je voulais surtout m’assurer qu’1 fois en Allemagne, qu'elle ne dirait rien à Pascal, alors je voulais la voir seule à seule.

Ce que je faisais n’était vraiment pas cool, mais je me sentais prise au piège...

Après avoir envoyé un message à Pascal pour lui dire que Caro et les autres ont interrompu notre conversation et que je n’avais presque plus de batterie, que je l’appellerai dimanche soir ou lundi, Pascal m’a coincée en me disant que Thomas avait le même natel, donc je pouvais recharger mon natel. Glups. J’ai coupé mon natel pour me donner le temps de réfléchir.

J’ai fait une petite sieste en attendant Caro. J’ai essayé de discuter avec elle, mais je n’ai pas su comment aborder le sujet. J’avais le week-end pour trouver, sinon la semaine prochaine, je ferais un saut chez elle avant son départ.

On a discuté de ce qu’elle allait faire de son appart, de son boulot en Allemagne, de ses moyens... Dire qu’elle a eu le culot d'espérer que ça ne me gênait pas trop qu’elle aille rejoindre Pascal à Munich! Elle n’a pas attendu ma réponse pour enchaîner. Caro savait que j’avais vu Layne et m’a dit qu’Alexia m’en voulait un peu. Je lui ai rappelé que Layne était un pote aussi, tout autant que mon ex, et qu’on s’entendait bien, qu’il ne s’était rien passé.

On était toutes les 2 curieuses de savoir comment l'une et l’autre vivait l’absence de Pascal. J’aurai préféré passer le reste de la soirée au chalet, mais Caro avait envie de rejoindre les autres en boîte...

L’attitude de Thomas avec moi ne laissait pas beaucoup de doutes sur nos relations, mais j’ai l’impression que Caro le savait déjà. Si Layne le savait, Alexia aussi, donc forcément Caro aussi!!!

Toute la soirée, j’ai essayé de garder Thomas à distance, j’ai été assez distante et faisait tout pour rester dans mon coin. Thomas l’a remarqué et je l’ai senti mal et ça m’a fait de la peine. C’était moche, mais je ne savais pas comment faire. Je ne voulais pas trop que les autres pensent que j’étais avec Thomas et en même temps, jusqu’à présent, je lui avais laissé pensé le contraire. Mon attitude a eu pour effet de rendre Thomas plus froid et distant aussi, et j’avoue que ça me faisait mal.

J’ai papoté et dansé avec Caro, la distance entre moi et Thomas ne faisait que se creuser et j’avais du mal à le supporter. Nul. J’ai choisi de briser la glace, malgré tout, il allait falloir qu’on se parle.

Thomas était assis à discuter avec ses potes et j’ai été glisser ma main dans la sienne en me scotchant sur le siège à côté de lui. Mon geste l’a agréablement surpris, il a pris ma main sans rien dire, en me tirant plus près de lui. C’était mignon, ciel, j’allais avoir du mal à lui parler!!!

Après, même si on était presque tout le temps côte à côte, main dans la main, on se parlait pas vraiment. Je crois que Thomas était fâché avec moi. J’ai voulu rentrer au chalet, mais Thomas n’y tenait pas. J’ai compris plus tard qu’il voulait éviter toute discussion et surtout éviter une confrontation. Il n’aurait pas pu se retenir de mentionner les appels avec Pascal.

* * * * *
------ Besoin d’entendre la voix de Pascal - (289) - sam.16.oct.10 ------
 

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288 - J'adore Thomas!

Publié le par JaneDo

Vendredi.... 15 oct 2010

Avec Thomas, j’avais l’agréable sensation de ne pas être seule, déprimée, d’être en couple, un duo. J’avais papoté avec Vania au téléphone pour savoir si elle montait au chalet, elle m’a dit d’arrêter de comparer tous les mecs à Pascal, surtout Thomas.

  • Tu dois vraiment faire entrer dans ta tête que c’est fini, over, caput avec Pascal. C’est de l’histoire ancienne. Si tu continue à tout comparer à Pascal, tu ne sera que triste. Personne ne pourra jamais être Pascal, ok.
  • Je sais bien. Tu as raison, mais je ne peux pas m’en empêcher.
  • Empêche toi. T’étais dingue de lui, ok, mais maintenant, le mec veut que son mariage fonctionne, être un bon père, alors tout ce que tu réussira à faire, c’est de te faire du mal, et à lui du même coup. Laisse tomber, oublie, ou plutôt essaie d’oublier. Jane... Je sais que c’est dur. Je me dis que je dois aussi être dur avec toi pour que tu arrête de te faire des idées. Pascal ne rentrera pas pendant ces 3 mois, les week-end, il les passe avec sa femme, et après, il va sûrement s’installer en Allemagne. Tu dois tirer un trait définitif sur ta liaison avec Pascal, c’est finito, terminé.

Bien sûr Vania avait raison, Sminette m’avait dit la même chose, il faut juste que ma tête et mon cœur suivent...

Arf, jamais prête à l’heure moi! Thomas lui était pile, poil à l’heure dite. C’est drôle, je n’arrive pas à décrire le bien être que je ressens avec Thomas, c’est vraiment comme si on était ensemble depuis longtemps, mais d’une manière agréable, pas du style ça fait des lustres et bof, bien au contraire. Ce serait plutôt; ça fait des lustres et c’est bon. Enfin, je me comprends!

Sourire heureux, petit bisou quant il m’accueille dans la voiture, il m’aide à accrocher ma ceinture et en route, me prends la main pour le poser sur ses genoux et on bavarde de tout et de rien pendant le trajet., c'est agréable. Thomas m’a raconté son match, boulot, etc et moi mes déboires avec JD. Je me rends compte à quel point je vis dans ma bulle; son match, c’était hier et j’avais cru que ce n’était qu’un entraînement. Je me suis promise d’aller voir son prochain match!

Quant il avait posé ma main sur sa cuisse, je pouvais sentir ses muscles à chaque changement de vitesses ou freinages. Du coin de l'œil je l'ai observé discrètement; suivi le dessin de ses lèvres, j'aimais les fossettes qui se creusent sur ses joues quant il souri, ses mains sur le volant, glups, sentir ses muscles sous mes doigts me rappelaient aussi d'autres petits souvenirs et ça me faisait rougir. Thomas était mignon; ses cheveux bouclés, son sourire, son menton volontaire me plaisaient bien, et il était tellement adorable avec moi. Pourquoi je n'étais pas tombée amoureuse de lui tout de suite? Pourquoi Pascal?

3 ou 4 copains étaient déjà sur place... On aurait dû être là les 1ers, mais c’était sans compter mon incapacité à être à l’heure!!!

Sans me poser la question, Thomas a porté mes affaires dans sa chambre. Il partait du principe qu’on était ensemble. Ça m’a un peu mise dans l’embarras. Je pensais avoir ma propre chambre, même si je passerais mes nuits avec lui... Je ne me sentais pas si libre que ça, si j’avais eu le choix, je n’aurai probablement pas passé la nuit avec lui, ni avec personne d’ailleurs, le chalet me rappelait... Pascal. God, que les choses sont compliqué dans ma tête!!!

Le temps d’accueillir tout le monde, on sortait tous prendre un verre au Clochard... Évidemment, c’était toujours Thomas qui s'occupait de tout ça. Tout se passait toujours comme sur des roulettes, et je ne m’en étais pas rendue compte avant aujourd’hui. Il faisait ce qu’il avait à faire, avec le sourire, calme et détendu, alors qu’il n’attendait que de les voir partir pour qu’on puisse rester un moment seuls, tous les 2.

Dès qu’ils ont tous quitté le chalet, Thomas m’a entraînée vers sa chambre. Il avait attendu ça avec impatience toute la journée. Ça m’a fait sourire de l’entendre me raconter comme il avait eu peur qu’au dernier moment, je  ne change d’avis. Il n’a pas eu besoin de le dire, mais je savais qu’il était tendu à l’idée que je refuse d’aller au chalet, parce que ça me ferait penser à Pascal. Hum, il avait raison, j'avais effectivement cherché des excuses, mais j’avais envie de lui faire plaisir, alors j’ai étouffé mes craintes.

J’étais claquée après et j’avais envie de traîner au lit, Thomas a quand même réussi à me faire changer d’avis.

Malgré tout, Thomas savait que je voulais être discrète, je ne voulais pas qu’on me taxe d’opportuniste; Pascal n’est plus là, vive Thomas!! Comme j’étais naze, je suis restée dans mon coin, assise la plupart du temps à la table à regarder les autres, et à faire des petits sourires à Thomas. J’ai tout de même dansé avec lui. J’adore danser avec lui. Tout comme... rhaaah, voilà que je recommence... tout comme Pascal, Thomas danse comme un Dieu!

Puis, il y a eu les slows, on en a dansé qu’une et Thomas a voulu rentrer, alors on s’est éclipsé... On avait le chalet pour nous, mais on a été se coucher. Enfin... mouais... se coucher...

Quelques heures plus tard, quant les autres sont rentrés, je suis restée au lit et Thomas est descendu les rejoindre. Une fois seule, je ne pouvais pas m’empêcher de rougir en pensant à lui, c’est vrai que je l’aimais beaucoup, même de plus en plus. Non, c’est pas vrai, je l’aime, il est gentil avec moi et me couvre d’attention et je ne peux pas m’empêcher de ressentir de la reconnaissance, mais pas seulement. Sa gentillesse et son amour tranquille me touchaient. Je dormais quant il est monté se recoucher. Ses petits bisous m’ont réveillés... oui, je l’adore!

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------ Je l’adore mon petit Thomas! - (288) - ven.15.oct.10 ------

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287 - Page déjà tournée!!

Publié le par JaneDo

Jeudi... 14 octobre 2010

J’ai passé l’après-midi avec une copine, Rozanna. Je n’ai pas voulu lui raconter mes déboires avec Pascal, pourtant elle m’a demandé comment ça allait avec lui, et j’ai juste dit que tout allait bien. Je ne voulais pas parler de Pascal, ni m’étaler sur le sujet, ça n’aurait fait que me faire penser à lui. J’suis nulle, parce qu’en début de soirée, j’allais chez Caro, donc forcément on ne parlera que de Pascal... arf.

J’avais promis à Thomas d’aller le rejoindre ensuite au Lézard après l’entraînement de basket.

Rozanna avait de petits problèmes de couple, elle pensait que son mari la trompait et elle en souffrait. Il lui mentait en prétendant travailler tard, après la 2 ou 3ème fois, elle a commencé à avoir des soupçons et était passé à son travail, il n’y était pas. Son mari avait aussi commencé à sortir prendre des verres avec des copains, ce qu’il ne faisait jamais avant. Glups, j’ai été bien avisée de ne pas vouloir parler de Pascal en fin de compte, je doute qu’elle trouve amusant le fait que je fréquente un homme marié, qui comme son mari, trompait sa femme.

Comme je m’y attendais, avec Caro, on a passé la soirée à se lamenter. Enfin, Caro, moi je me suis abstenue. Caro m’a raconté qu’elle allait souvent du côté de chez Pascal en pleine nuit, ça lui faisait toujours bizarre de ne pas voir de lumière, de ne pas le voir. D’ailleurs, elle ne sortait pratiquement plus, l’idée qu’il ne soit pas dans les endroits qu’on fréquente la déprimait.

Vers le 20, Caro partait pour l’Allemagne. Elle avait trouvé du boulot dans une agence de tourisme. Elle avait trouvé un petit studio près de l’hôtel où vivait Pascal et sa femme. Caro avait réussi à me transmettre sa déprime, sans compter que son départ pour l’Allemagne me foutait les boules aussi.

Dire qu’elle me raconte tout ça comme si elle parlait de quelqu’un qui ne m’était pas cher, comme si c’était tout à fait normal.

Pendant une petite seconde, j’ai pensé lui dire que je ne trouvais pas normal qu’elle me raconte ses projets, puis, j’ai réalisé qu’au contraire, heureusement. De plus, j’arrivais même pas à lui en vouloir, j’aurai aimé avoir le courage d’en faire autant. Je lui ai demandé si elle pensait vraiment que c’était une bonne idée; Pascal lui avait demandé de ne pas le suivre. Caro pense que Pascal finira par se radoucir. Elle est persuadée qu’il n’aime pas Jess, donc il y aura des moments où elle lui sortira par les oreilles, donc, il se tournera vers elle. Caro n’a pas l’intention de le laisser oublier qu’elle sera là-bas, à 2 pas de lui.

Ça m’a retourné l’estomac de l’entendre me parler de ses petits plans... J’ai serré les dents. Ce devait être un peu de jalousie aussi... C’était assez difficile de penser qu’il passera probablement beaucoup de temps avec elle, dans ses bras et moi non.

A la limite de couler dans les méandres de la déprime, j’ai été retrouvé Thomas. Dès que je l’ai vu, dès que j’ai été avec lui, je me suis sentie mieux, soulagée, sereine. Son sourire en me voyant entré dans le bar et le chercher des yeux m’a fait chaud au cœur. Même de petits frissons de plaisirs, je faisais partie de lui, de sa vie. Hum, hihihi, je l’avais tout de suite vu, mais j’ai fait semblant de le chercher du regard, un truc de fille.

Dur quand même que Pascal ne fasse pas partie de la troupe, mais aussi, j’ai remarqué le regard curieux de leurs copains. Ils devaient se dire que je me consolais bien vite... S’ils savaient...

Tout de même, leurs regards me gênaient un peu et involontairement, j’ai essayé de tempérer les gros élans de tendresses de Thomas. Quant on était que les 2, j’ai dit à Thomas que je préférais qu’il soit plus discret, je ne voulais pas qu’on pense que je n’avais pas de cœur, ou que j’avais si rapidement oublié Pascal.

Thomas n’avait pas besoin de me dire ce qu’il pensait, je le devinais à son regard soupçonneux...

Thomas a fait comme si je ne lui avais rien dit, et continuait à me faire de petits bisous dans la nuque, sur la main, et je ne pouvais pas le repousser devant les autres. Je me suis promise d’en parler quant on rentre, mais il ne m’a pas laissé le temps de commencer à discuter de ça. Thomas ne voulait pas en parler. Monsieur têtu... Mais tellement chouky quand même.

On est pas rentré très tard. L’air de rien, Par certains côtés, Thomas est très stricte, il avait du boulot demain, il n’était pas du genre à faire des conneries ou à se laisser détourner, même pour une fille.

Pascal avait lui, ce côté un peu fou que j’aimais bien et qui me faisait complètement craquer, mais le côté stricte de Thomas avait du charme aussi. Thomas n’était pas aussi sensoriel que Pascal, mais j’avoue que j’aime faire l’amour avec lui. Thomas était beaucoup plus perso, mais je sentais qu’il voulait être le meilleur, le boss.

Thomas avait décidé qu’on passerait le week-end au chalet. Pascal, une fois de plus, ne rentrait pas. Snif. Ça allait être un crève cœur total que Pascal ne soit pas au chalet avec nous. Glups, je ne dois juste pas y penser, point final. Pourtant, j’avais la folle envie de l’appeler... J’avais besoin de toute mon énergie pour ne pas le faire!

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------ Page déjà tournée!! - (287) - jeu.14.oct.10 ------

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286 - Oh, OK!...

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 12 oct 2010

Mercredi, je me suis encore accordée une journée de farniente, mais la journée a été perturbée par mes voisins du rez. Marie avait besoin de compagnie et m’a invitée à prendre un café avec elle. Elle avait été opérée dans la matinée à cause d'un kyste cancéreux sur sa main, donc elle était coincée chez elle.

Pour une personne hyper active comme Marie, être allongée sur son canapé à de rien pouvoir faire, ce devait être l’enfer. Après, son fils, Roméo n’a pas voulu me laisser partir, il voulait jouer au Monopoly. Il avait son cours de musique après, ouf, je pouvais enfin regagné mon antre adoré, j’avais encore 2h avant d’avoir JD dans les pattes. Rhooo, j’en ai marre, j’aimerai que JD dégage. Bahhh, j’suis pas gentille, c’est juste que j’ai besoin d’un peu de temps seule pour pouvoir pleurer de tout mon soul, et que je ne peux pas, autrement, il ne me dérange pas. Il est discret et n’est presque jamais là.

Je voulais prendre un bain, faire une sieste avant mon rendez-vous avec Layne et je voulais être en forme.

Je n’en avais rien dit à Thomas, et je me suis demandée pourquoi, j’avais l’impression d’avoir des comptes à lui rendre. Je ne me sentais pas libre de mes mouvements, il allait falloir peut-être que je sois au clair avec Thomas. Zut alors! Pourquoi nous les filles, on se sent immédiatement coupable, hein? Un mec ne pense à rien lui! Coupable? C’est un mot qu’ils apprennent juste à écrire, mais qui ne signifie rien pour eux. Grrr.

Je voulais pourtant me sentir libre, m’envoyer en l’air avec qui je veux, quant je veux. Mais bon, je ne pouvais pas faire ça à Thomas, et de plus, j’avais encore de la peine à... à avancer.

En rentrant après mon petit rendez-vous avec Layne, j’ai trouvé des fleurs de la part de Thomas, alors avant de me coucher, je lui ai envoyé un petit message pour le remercier. C’était vraiment chou, il commençait à me faire craquer. Thomas m’a rappelée droit derrière, comme s’il avait attendu toute la soirée un signe de ma part.

On a discuté au moins 1h au téléphone. Je lui ai raconté ma soirée avec Layne, qu’on avait été prendre un verre à Ouchy, qu’il m’avait raconté ses aventures sentimentales, etc, Thomas a juste dit; “Oh OK!. Le lendemain soir, Thomas m’a dit qu’il n’aimait pas me savoir avec Layne. J’aurai dû en profiter pour lui dire que je n’avais pas de compte à lui rendre, mais je n’ai pas pu.

J’ai toujours du plaisir à voir Layne, il est drôle, on s’entend bien et pas seulement parce qu’on est des ex. Il a toujours des histoires abracadabrantes sur ses aventures amoureuses à raconter. On a beaucoup ri. Je n’ai pas eu à lui dire que je fréquentais Thomas, Layne le savait déjà.

Caro m’avait aussi proposé d’aller prendre un verre chez elle, mais j’ai repoussé à demain. Je n’avais pas envie d’être déprimée ce soir.

J’avais eu Brian en ligne et je m’étais déjà assez lamentée pour un soir. J’avais envie de le voir, il me manquait tant. Brian a promis d'être là pour Halloween. Je me réjouissais de voir ses tâches de rousseurs ;)

Thomas aurait voulu que j’aille dormir chez lui, mais je laissais ça aussi pour demain soir. Je l’imaginais étalé sur son lit, la télé allumé, les cheveux en bataille à grignoter avec son bas de pijama à carreau. Hum, ça m’a donné envie d’aller le retrouver, mais non, il fallait que je sois un peu plus réfléchie.

Je gardais au fond de mon coeur un petit espoir que Pascal rentre ce week-end, alors vendredi soir, je pensais rester chez moi dans l’espoir de le voir ou qu’il m’appelle... Encore une fois, je préférais que Pascal ne me trouve pas chez Thomas... C'était un peu bête, parce que irréaliste, mais je ne voulais pas qu'il sache pour Thomas.

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------ "Oh ok!" - (286) - mer.13.oct.10 ------

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284 - L'antre des lamentations

Publié le par JaneDo

Lundi... 11 octobre 2010

J’ai dormi chez Thomas dimanche soir, lundi matin, après avoir pris notre café ensemble, je suis rentrée chez moi. J’avais pensé faire pleins de trucs, j’avais des tas de choses que j’avais laissé en plan pour filer en Allemagne avec Pascal, aussi parce que j’avais passé du temps chez mon paps pour peindre des planches, et depuis mon retour de Munich à me réfugier auprès de Thomas, donc j’avais du retard dans mon courrier, etc.

Je commence à peine à savoir utiliser le nouveau natel que Pascal m’avait offert. Ça ressemble à un iPhone, mais il est plus performant et plus maniable qu’un iPhone, mais ça n’empêche pas que, je suis loin de savoir l’utiliser. Ce qui me plaît super, c’est le réveil. Avec l’ancien, j’avais recours à un autre natel pour me réveiller. J’étais étalé sur mon canapé à essayer de transférer mes notes du natel à l’ordi... C’est pas gagné, j’y arrive pas! Idem pour les photos... Je désespère! Donc, pour mettre mon journal à jour, j’ai dû tout retaper... pfff.

Lundi soir, ma sœur, Carmine et mon frère sont venus jouer aux cartes chez moi, donc j’avais expédié JD sur la lune. Je ne le voulais pas dans mes pattes. Ma nièce faisait sa soirée “Dîner Presque Parfait” chez maman, c’est pour ça qu’on se retrouvait chez moi. Ma sœur et moi n’avons fait que battre le frangin et Carmine, mon frère étant un mauvais joueur, il en a eu vite marre.

Thomas avait voulu que je lui permette de passer, il disait être curieux de connaître une partie de ma famille. Curieux? Je ne pense pas. Je n’avais jamais présenter ma famille à Pascal, je n’allais pas le faire avec Thomas, à peine 1 semaine après ma séparation d’avec Pascal. Pascal le prendrait mal et je le comprendrais. A sa place, moi oui!

A part ça, je n’ai rien fait ces 2 jours, rien de rien. Je crois que j’étais plutôt déprimée, et plus d’1 fois, j’ai dû me retenir pour ne pas courir vers Thomas. J’ai beaucoup dormi. Dormir, c’est comme un médic contre la déprime, surtout ça m’évite de penser et aussi de baigner dans les lamentations et les larmes.

Thomas est un peu plus pressant que Pascal et il n’arrêtait pas d’essayer de me faire sortir de mon refuge, de s’inviter chez moi ou chez lui. J’ai tenté de lui expliquer que j’avais besoin de mes débuts de semaines pour faire mes trucs, ça ne l’a pas empêché d’essayer quand même. Pour finir ça me faisait même sourire, je ne pouvais pas lui en vouloir. D’un côté, son insistance m’arrangeait, au cas où je changeais d’avis.

L’empêche que je n’ai rien fait à part dormir, hanter mon appart, empêcher ma tête de penser... Je ne voulais pas me laisser aller à craquer. Et... je n’avais pas de nouvelles de Pascal... Est-ce qu’il pensait un peu à moi au moins? Est-ce que je lui manquais un tout petit peu? Afff... Pas penser à Pascal et bien, c’est pas si facile! En plus, tout me parlait de l’Allemagne... J’allume la télé, et hop un petit reportage sur l’Allemagne, sur internet, et hop la pub pour des vacances en Bavière, non mais... partout, l’enfer!!

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------ Le trou des lamentations - (284) - lun.11.oct.10 ------

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283 - Heureuse

Publié le par JaneDo

Dimanche... 10 octobre 2010

Thomas a été doux, mais j’avais l’impression d’avoir la peau brûlante, parce que je ne me sentais encore prête, mais Thomas a été adorablement doux. J’ai serré les poings et je me suis mordue la lèvre, mon corps gardait encore l'empreinte de Pascal, et c’était douloureux de ressentir du plaisir dans les bras d’un autre.

Thomas n’est pas Pascal, mais tout de même, par moment, Thomas me rappelait vachement Pascal. Question de peau, Pascal est plutôt salé, Thomas, un peu plus sucré. Leur femme de ménage utilisait la même lessive, parce que leurs vêtements avaient la même odeur.

Je ne sais pas pourquoi, mais je ne m’attendais pas à ce qu’on passe la majeur partie de la nuit réveillé à se faire des câlins. Je pensais que ce serait rapide et qu’ensuite, je pourrais juste dormir serrée dans ses bras. Cette nuit, entourée de tendresses, d’amour, j’ai réussi à oublier Pascal quelques heures, jusqu’à avoir le sentiment d’être heureuse.

La seule petite chose qui pourrait me poser parfois des problèmes, était son réseau social. Thomas était tout le temps occupé à organiser des trucs, entouré de ses copains, avoir les copains qui débarquent sans arrêt, etc.

Dimanche matin, il m’a servi le déjeuner au lit. Trop mignon. Il avait pourtant prévu de retrouver ses potes pour dîner, mais au lieu de ça, il avait attendu patiemment que je me réveille à midi pour me servir le petit déj. C’était vraiment adorable, alors l’après-midi, je l’ai accompagné voir un match de foot. Après le match, on a été prendre un verre avec eux avant de rentrer.

J’ai bien aimé passer la journée avec lui, j'étais vraiment bien avec Thomas. Malgré pleins de petites choses, comme des mimiques, qui me rappelaient Pascal, peut-être parce qu’ils avaient grandis ensemble, il était évident que je serais mieux avec Thomas que Pascal...

Avec Pascal, j’étais tout le temps en palpitations, l’impression d’avoir le cœur posé sur un grand huit en mouvement express, tout le temps envie d’être collée à lui, dans ses bras, de faire l’amour avec lui, c’est carrément invivable! Sa présence me mettait dans tous mes états, mon cœur battait toujours trop vite, sa voix me mettait en transe et s’il avait le malheur d’effleurer n’importe quelle minuscule partie de mon corps, ou plonger ses yeux verts dans les miens, voilà que j’avais des palpitations. C’était effrayant.

Toutefois, je me posais des questions... Est-ce que Thomas tenait vraiment à moi, ou était-ce une sorte de rivalité masculine entre lui et Pascal? Est-ce que je l’intéressais seulement parce qu’il voulait avoir la même chose ou simplement avoir ce que Pascal avait? Je ne sais pas, mais il était gentil avec moi, et j’ai toujours eu un gros faible pour les gentils garçons. J’espérais ne pas être en train de profiter de lui par désespoir!

Ce dimanche soir, alors que d’habitude Thomas sortait avec ses copains, question d’enterrer le week-end, Thomas a voulu qu’on passe la soirée ensemble, rien que les 2. On s’est larvé chez lui, à regarder des DVDs. Un dimanche comme je les aime, et ça m'a fait un bien fou. Ça faisait longtemps!

C’était super agréable et reposant, on se prendrait presque pour un vieux couple d’amoureux, comme si on avait l’habitude de vivre ensemble ou comme si on sortait ensemble depuis longtemps. On s’accorde bien et je me sens à l’aise avec lui. J’ai fait à manger, parce qu’il faut dire que Thomas est vraiment nul en cuisine, rire.

J’avais pensé rentrer dormir chez moi, mais Thomas a réussi assez facilement à me faire changer d‘avis. Oui, j’étais vraiment bien avec Thomas... Calme, moi-même, tranquille, bien dans ma peau, heureuse quoi...

* * * * *

------ Heureuse. - (283) - dim.10.oct.10 ------


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282 - Thomas me plaisait

Publié le par JaneDo

Samedi..... 9 oct 2010

Thomas avait un match ce soir. Je n’avais pas réalisé que jeudi soir, Thomas avait loupé l’entraînement de basket pour rester avec moi. Trop chou. Tout ça pour rester avec une bonne femme qui pleurait un autre mec et pour des prunes en plus. Vraiment adorable.

Mon paps part en vacances dimanche, on avait pas fini la peinture des plinthes pour l’appart à Jean-Michel, alors je suis retournée donner un coup de main à mon papa. J’ai fini tôt. Le temps de rentrer me changer, je savais que Thomas jouait au billard avec Paul et Michael, alors j’ai été le rejoindre. Je ne sais pas si j’ai traîner avec lui parce que je le voulais ou si inconsciemment, j’espérais tomber sur Pascal s’il rentrait.

En tous cas, ça m’a permis d’apprendre que Pascal ne rentrait pas, il était en Angleterre avec Jess et ses parents pour aller chercher le reste de ses affaires. De plus, s’il revenait en Suisse dans 3 mois, Jess rentrait avec lui et elle s'installait chez lui cette fois, définitivement. Sacré coup de poignard, j’espère que personne ne s’était rendu compte que j’ai perdu le sourire en entendant ça.

Dépitée, j’ai compris que c’était bien fini avec Pascal, mais je n’arrivais pas entièrement à l’admettre. Ma tête le savait mais mon cœur le refusait. Purée, je devais vraiment arrêter de penser à lui, de conjuguer ma vie en pensant à lui. Ça allait finir par me détruire.

Hum, je n’ai pas eu le courage d’aller voir le match de Thomas, j’avais peur de ne penser qu’à Pascal et de mourir sur place de ne pas le voir.

Très tard dans la soirée, j’ai été rejoindre Thomas au Lézard après le match. Arrrfff, c’était dur dur. Sans le vouloir, mon regard recherchait la silhouette de Pascal, pourtant mon cerveau savait qu’il n’y avait aucune chance qu’il soit là. Je pense que Vania était venue nous rejoindre avec sa copine, pour me soutenir moralement. C’était sympa et ça m’a fait drôlement plaisir de la voir, même si elles ne sont restées qu’1h.

Caro avait tenté à milles reprises d’appeler Pascal, mais il ne lui répondait pas, alors elle m’a appelée. Elle n’était pas sortie, elle n’en avait pas le courage. Elle aussi ne supportait pas de voir les autres, sachant que Pascal ne serait pas là. Elle m’a invitée à passer chez elle. En tant que les 2 ex de Pascal, elle pensait qu’on pouvait se tenir compagnie.

J’avais aussi accepté d’aller dormir chez Thom. Après tout, je devais faire un effort pour tourner la page, Pascal était perdu pour moi. L’air de rien, Thomas me plaisait et m’attirait physiquement. Puis, je ne supportais pas non plus de rester chez moi avec JD dans les pattes. L’enfer, même chez moi, je ne pouvais pas pleurer en paix.

J’ai bu un peu plus que de raison, peut-être pour me donner du courage...

Apparemment, Thomas était pressé de rentrer. Il était à peine minuit quant il a décidé de rentrer, ça ne lui ressemblait pas. Thomas a deviné que j’étais encore chez Caro, alors il est passé me chercher. Je n’avais pas entendu ses appels, j’avais planté mon natel sur “réunion”, donc motus. Il y avait des potes chez Thomas.

Quant on s’est retrouvé seuls, j’avoue que j’ai pensé prendre la fuite. Je ne me sentais pas encore prête et je savais bien que j’allais passer à la casserole. Je ne pouvais pas continuer à le repousser sans cesse, sinon, j’allais finir par le perdre.

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------ Thomas me plaisait.. - (282) - sam.09.oct.10 ------

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280 - Affronter Pascal, m'excuser..

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 7 oct 2010

Quant je me suis réveillée le jeudi matin, Thomas était déjà parti au travail. Abattue, j’ai réussi à me traîner jusqu’à la machine à café, et à côté de la machine, j’ai trouvé un petit mot de Thomas; il espérait me voir en rentrant, sinon lui téléphoner, il m’invitait à manger dehors. Il avait aimé me regarder dormir, j’avais l’air épuisée, des bisous etc... Aïe, encore un truc qui me rappelait Pascal et j’ai fondu en larmes. Pascal avait l'habitude de me laisser des petits mots et me regardait dormir, et moi aussi, j’avais passé des heures à le regarder. Il me manque, il me manque tellement, la souffrance est intolérable.

Quelques brides des prises de tête entre Pascal et Jess m’ont traversés l’esprit... Je me rappelais aussi quant Pascal lui a demandé d’arrêter de s’immiscer entre nous, il ne supportait pas ça. A ce moment là, je me rappelle avoir pensé que Pascal m’aimait et c’était tout ce qui comptait. Je me suis souvenue aussi comme il avait été bouleversé et s’était précipité vers elle quant elle a eu des douleurs au ventre à cause de leurs disputes. Après ça, Pascal s’était promis de ne plus la perturber...

Oh, il fallait que j’arrête de penser à lui, il le fallait... Mais, afff, je me suis permise une dernière petite souffrance; aller traîner dans son appartement.

L’âme en peine, j’ai hanté les lieux pour finir enrouler dans son lit. Je n’avais aucune peine à imaginer son hombre se profilant d’une pièce à l’autre, ou en train de jouer à la guitare. Mais... tout était vide, il n’était plus là, il était là-bas, en Allemagne. Je ne pouvais même pas l’imaginer à son travail, je n’y avais pas mis les pieds. Les bras en croix, j’ai sondé le plafond à réfléchir si je devais au moins l’appeler pour m’excuser d’être partie comme je l’avais fait. Oui, je crois que je le lui devais, sinon mon silence serait blessante.

Entendre sa voix me faisait mal d’avance... Je n’étais pas sûre de pouvoir tenir le coup après... ni de pouvoir raccrocher non plus...

Après avoir remarqué mon départ, Pascal avait essayé de m’appeler, mais je n’avais pas répondu parce que j’étais encore en Allemagne, je ne crois pas que j’aurai pu m’empêcher d'avoir envie de le voir une dernière fois, probablement que je ne serais même pas partie. Le lendemain, après mon arrivée, je m’étais endormie dans les bras de Thomas, épuisée par le chagrin.

On imagine mal comme la souffrance intérieure, causé par les sentiments, peut faire mal. C’est tellement lourd, on a l’impression d’avoir une main qui nous étrangle, nous serre la gorge tout le temps, qu’on manque d’air, que cette main nous serre le cœur entre ses griffes, sans parler de la fatigue énorme, d’avoir tous les membres engourdis, lourds, trop lourds. Et l’abattement énorme, le vide... Et les larmes qui attendent pour nous sauter aux yeux à n’importe quel moment.

Aïe non, il fallait que j’anesthésie toutes ses pensées, ses souvenirs, il fallait que j’arrête de penser à lui... Avant ça, il fallait que je l’appelle... Et il fallait que je le fasse tout de suite avant de trop y penser, tant que j’avais encore du courage...

  • Jane...

Pascal n’a réussi qu’à prononcer mon nom, puis il m’a écoutée sans rien dire. Je me suis excusée, lui ai expliqué que c’était mieux comme ça, que je n’aimais pas les adieux, que je pensais que c’était le mieux pour lui. Au fond de ma poitrine, mon cœur se suicidait, poignardé de douleurs. Je voulais entendre sa voix, mais aussi non. Comme il ne disait rien pendant toutes mes lamentables explications, je n’ai pas osé lui dire que je l’aimais et que ça m’avait déchiré le cœur de partir.

  • Tu n’aurais pas dû partir comme ça... On ne s’est même pas dit au revoir...

Sa voix était douce, il me parlait presque dans un souffle. Je n’osais pas parler, pas l’interrompre. J’enregistrais sa voix, son intonation, j’avais tellement besoin de l’entendre, de le voir... Afff. Il a eu un moment de silence avant de rajouter;

  • Ça m’a fait mal...

Je crois que quelqu’un lui parlait, ou il était demandé, mais il restait au téléphone. On ne savait plus quoi rajouter, mais on ne voulait pas raccrocher. J’aurai peut-être dû lui dire que j’avais vu Jess et que ça ne s’était pas très bien passé, mais j’avais compris que je devais partir... Mon natel commençait à me brûler les doigts parce que je sentais que le moment de raccrocher approchait dangereusement, la communication arrivait à son terme.

  • Il faut que j’y aille, désolé...
  • Je comprends...

Je crois que comme moi, il ne voulait pas raccrocher parce qu’on est resté encore 1mn suspendu au bout du fils sans rien dire. Puis, il a fallu raccrocher, il n’y avait rien d’autre à faire.

  • I love you Jane... and I miss you... (Je t’aime Jane... et tu me manques...)

Je me suis mise à pleurer. Pascal m’a demandé de raccrocher parce qu’il n’y arriverait pas. On s’est renvoyé la balle un moment, ce qui a eu pour effet d’arrêter mes pleurs. J’avais appelé, c’était à moi de raccrocher. Je suis restée une bonne vingtaine de minutes avec mon natel dans les mains, il n’y avait plus personne à l’autre bout, mais je n’arrivais pas à me décider à poser mon natel. J’étais à 2 doigts de rappeler.

Pendant ce temps, ma tête tournait à plein régime; arrêter de penser, de penser à lui, arrêter de pleurer sur le passé, ça ne servait à rien, ça ne changerait rien, effacer tout ce qui concernait Pascal, etc, etc... Je savais très bien que j’allais flancher encore, et souvent, mais avec le temps, ça passera...

Je l’avais appelé depuis son appartement, alors je suis remontée prendre un douche, me changer et attendre Thomas.

Le soir, en me trouvant chez lui, le sourire heureux de Thomas m’a réconforté. Thomas aurait voulu que je l’accompagne prendre un verre avec les potes, mais c’était un peu trop tôt pour moi, j’avais besoin d’un peu d’espace. Je pense que je n’avais pas besoin de lui expliquer comme ce serait dur d’être entouré de nos amis et comme l’absence de Pascal se ferait cruelle.

Thomas a voulu rester à la maison, mais ça non plus, je ne voulais pas. Je voulais qu’il ne change rien à ses habitudes pour moi, surtout pas. J’avais vraiment besoin d’un peu de solitude, en tous cas ce soir. Pourtant, plus tard dans la soirée, j’ai ressenti le besoin de le retrouver, peut-être aussi me remettre en selle. Je n’avais aucun problème à aller, même seule, retrouver Thomas, ça ne me mettait pas dans tous mes états.

Ouf, je n’ai pas eu besoin de supporter la foule et les endroits que Pascal fréquentait. Thomas n’est pas resté longtemps dehors, vers 23h, il était rentré, alors j’ai été le rejoindre chez lui.

Je n’avais pas vraiment envie d’être seule, je voulais éviter de laisser mes démons me polluer la tête. Je n’aurai peut-être pas dû. J'avais besoin de la présence de Thomas, mais pas de sexe. Encore un peu trop trop tôt pour moi. Dès que Thomas a tenté quelques timides approches, j’ai voulu fuir... Fuir à nouveau... Afff, ça commençait à devenir une habitude chez moi! Thomas l’a compris, alors il m’a juré qu’il ne tenterait rien, parce qu’il voulait que je reste. Moi aussi.

Je crois que quant j’arriverai à faire le pas, je serais en bonne voie de guérison...

C’est assez difficile de demander à un homme de rester coucher près d’une fille sans essayer quoi que ce soit, c’était dur pour Thomas. Mais il a tenu sa parole tant bien que mal. Je ne pouvais pas empêcher les bisous, mais il s’en ait tenu à ça, sans pousser plus loin.

Thomas était vraiment chou et gentil avec moi, et j’’avoue que par moment, j’avais envie de laisser la facilité l’emporter et laisser le plaisir physique prendre le dessus...

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------ Affronter Pascal, m’excuser - (280) - jeu.07.oct.10 ------

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281 - Faux espoir!

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 08 oct 2010

Vendredi, j’ai voulu me laisser encore dorloter par Thomas, mais je ne voulais pas dormir chez lui vendredi soir.. Faut dire que j’espérais que Pascal rentrerait pour le week-end, et je ne voulais pas qu’il me trouve chez Thomas. Je préférerais rester chez moi pour la soirée, dans l'espoir d'un appel de Pascal.

Faux espoir! Pascal n’a pas appelé, et il n’est pas rentré pour le week-end non plus... Ça m’a déprimée de l’apprendre... J’avais passé toute la journée à espérer et à attendre!

J'ai aussi passé la journée à courir, 150 km, magasins... C'était l'anniversaire d'une de mes puces et je devais aller peindre les plinthes avec mon papa. Mon natel n'a pas quitté mon chevet. En partant de chez paps, courir acheter de quoi préparer un cake pour poupette, prendre une douche, afficher un sourire heureux et me pointer chez ma frangine avec le gâteau d'anniversaire dans les mains! Pourtant, j'étais sur les rotules, ratiboisée!

Pas d'appels de Pascal... snif... Évidemment, mon imagination a fait le reste; Il préférait passer le week-end avec sa femme en Allemagne, loin de moi. Je ne devais pas lui manquer tant que ça!

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------ Faux espoir - (281) - ven.08.oct.10 ------

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279 - Thomas me sauve du désespoir

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 6 oct 2010

Je n’étais pas belle à voir; les yeux enflés, le visage bouffi, le regard triste. Le voyage en train, je l’ai fait dans une sorte de brouillard, me raccrochant à ma résolution, le coeur complètement à la dérive. Intérieurement, je me battais pour ne pas faire demi tour et courir me jeter à ses pieds, lui demander de bien vouloir me prendre dans ses bras et de ne jamais me laisser partir, et lui promettre de ne plus jamais le faire pleurer.

Je devais oublier le bonheur d’être dans ses bras, ses sourires, ses baisers, ses rires, son visage, son corps... Je devais tout oublier.

Epuisée après un voyage interminable en train, je ne rêvais que de rentrer m’enterrer chez moi et laisser libre court à mon chagrin.

Devant la station des taxis, Thomas surveillait la foule qui débarquait de la gare. Evidemment, je ne m’attendais pas à ce que quelqu’un vienne m’attendre à la gare, alors je ne l’ai pas vu. D’ailleurs, je ne cherchais même pas, distraitement mon regard s’est porté sur les taxis et j’étais contente de voir que j’allais pouvoir en prendre un tout de suite pour rentrer au plus vite.

Thomas avait deviné que je prendrais un taxi et attendait tranquillement appuyé contre le truc des bus. Une main d’homme a saisis mon sac et il m’a fallu quelques secondes avant de le reconnaître. Quant mon esprit a enfin fait le lien, je lui ai sauté au cou. A une heure aussi tardive, je trouvais ça tellement adorable, tellement adorable qu’il ait pensé à venir me chercher. Je n’ai même pas cherché à savoir comment il avait fait pour me retrouver, mais c’est vrai qu’on s’était parlé au téléphone alors que j’étais dans le train, je crois bien le lui avoir dit.

  • Huh? Mais qu’est-ce que tu fais là?
  • J’ai pensé que tu avais besoin de voir un visage connu... J’aime bien voler au secours de demoiselles en détresse!! Qui mieux que moi pouvait jouer ce 1er rôle?

Thomas était tout sourire et plaisantait pour me remonter le moral, oui, ça me faisait drôlement plaisir de le voir. Inutile d’être devin pour savoir comment je me sentais, un coup d’oeil sur mon visage suffisait. Une fois dans sa voiture, Thomas m’a dit que je pouvais me laisser aller, je n’avais pas besoin de faire semblant pour lui. Mais exclu que je me mette à pleurer devant lui, et pour Pascal... Il m’aurait sûrement trouvée idiote!

Haaaa Thomas, il savait être tellement chou, dommage que ça me faisait penser à Pascal. Crrriiiiip, non, pas penser à Pascal. Effacer Pascal, doit pas penser à lui. Je n’étais pas très bavarde, il faisait la conversation, me racontant les petits potins du week-end, c’était véritablement distrayant. Adorable. Thomas m’a emmenée chez lui sans me demander, il pensait avec raison que je n’avais pas envie de rester seule.

Dire que Thomas savait supporter mon mutisme, il me traitait comme un grand blessé, ce que j’étais, et me couvait d'attention et de gentillesse. C’était drôlement agréable et je me suis laissée faire, soulagée de n’avoir pas à bouger le petit doigt, ni à décider de quoi que ce soit. J’étais épuisée, j’avais le cerveau en plâtre et j’avoue que je me suis raccrochée à Thomas espérant qu’il arriverait à faire fondre mon désespoir, faire disparaître ma peine.

Dès que Thomas a posé ma tête au creux de son épaule, je me suis presque aussitôt endormie. Sans doute, le ronronnement de la télé, la châleur et la sécurité de ses bras, et l’épuisement par un chagrin trop lourd à porter, je n’ai pas eu la force de lutter.

Enroulée dans ses bras, j’étais vraiment reconnaissante à Thomas d’être venu me chercher, reconnaissante aussi qu’il m’ait guidé pas à pas depuis mon arrivée, soulagée par son bavardage. Il avait réussi à endormir mes pensées. Je lui étais aussi reconnaissante de ne pas essayer de me sauter dessus, pas aujourd’hui, je crois que je n’aurais pas supporter. Alors que je sombrais, Thomas me faisait tout plein de bisous, c’était chaleureux et doux. A aucun moment Thomas n’a essayé de me tripoter, ses bisous avaient plutôt un effet calmant sur moi.

Je crois qu’à ce moment, j’ai ressenti une grosse bouffée de tendresse, un sentiment d’amour pour Thomas... Il était tellement gentil et j’adore les hommes gentils.

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------ Thomas me sauve du désespoir - (279) - mer.06.oct.10 ------

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