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278 - C’était le moment de partir, de sortir de sa vie...

Publié le par JaneDo

Mardi..... 5 oct 2010

Des coups répétés et insistants à ma porte m’ont réveillé. J’ai regardé l’heure... Bizarre... Pascal avait la clé, alors les coups à la porte, ça ne pouvait pas être lui...

Je m’étais levée en même temps que Pascal, question de passer un petit moment avec lui, avant qu’il ne parte au travail. J’adore le regarder naviguer à travers la chambre, sortir de la douche, s’habiller et touti quanti.

On a pris le café ensemble et dès qu’il est parti, je me suis jetée au lit. Naze la miss.

La porte... C’était Jess... Mon ennemie et rivale!

Elle savait où j’étais depuis hier déjà. Là, debout devant moi, elle n’avait certainement pas l’air d’avoir des douleurs au ventre!!! J'ai compris que ses, soit-disant, douleurs étaient imaginaires, ce n’était qu’un moyen comme un autre pour que Pascal reste à ses côtés.

  • Rentre chez toi et fiche nous la paix une fois pour toute. Qu’est-ce que tu es venue faire ici, hein? Ça ne te suffisait pas de nous pourrir la vie en Suisse, il faut que tu viennes jusqu’en Allemagne lui coller au cul? Fout le camp, dégage... Tu ne te rend pas compte que tu fais de sa vie un enfer? Et tu as le culot de prétendre l’aimer, non mais je rêve! Tu ne vois pas que tu le rend malheureux?

Jess m’a promis que je n’aurai pas l’occasion de le voir plus qu’hier, donc je n’avais rien à faire là. Et j’avoue que quelque part, elle avait raison; je n’avais pas ma place ici!

Jess m’a conseillé de partir sans imposer à Pascal des adieux déchirants. Elle ne le laisserait pas venir m’accompagner ni à la gare ou ni à l’aéroport non plus, il ne fallait pas que je me fasse d’illusions. Probablement qu’il serait torturé, mais elle pensait que c’était mieux comme ça. J’avais causé assez de dégâts dans sa vie.

Après son départ, ses mots continuaient à me poursuivre; Jess avait raison. D’ailleurs, je ne pense pas pouvoir supporter non plus des adieux, je n’arriverais pas à grimper dans le train ou passer la douane de l’aéroport avec lui présent. Jess avait raison... Il allait falloir que je sois une grande fille, et que je parte. J’avertirais Pascal seulement quant je serais partie.

J'ai préparé mon sac en pleurant. J’avais réussi à trouvé un vol pour Genève dans l’après-midi.

Comme je l’avais pensé, à midi Pascal est passé à l’appartement et il a tout de suite remarqué que quelque chose n’allait pas. Et pourtant, je faisais tout mon possible pour qu’il ne se doute de rien, mais il l’a senti. Pascal m’a cuisiné pour essayer de me tirer les vers du nez.

  • Qu’est-ce qui ne va pas? Qu’est-ce tu as?
  • Heu, rien... Pourquoi tu me demandes ça?
  • Jane, qu’est-ce qu’il y a? Tu... Raconte moi, parle moi!
  • Rien chou, je t’assure, tout va bien. Je suis juste un peu inquiète de te voir courir dans tous les sens c’est tout!
  • Ça m’est égal, il n’y a pas d’autre endroit où j’aurai envi d’être, je t’assure. La matinée est supportable en pensant que je te verrais à midi, et j’attends la fin de l’après-midi avec impatience pour te retrouver, alors ce n’est pas courir. T’es sure que ça va? Tu t’ennuie?

J’ai fermé les yeux pour qu’il ne devine pas en plongeant son regard vert au fond de mon âme. J’avais bien fait de ne pas prendre la fuite avant midi, sinon, il n’aurait sans doute pas pu se concentrer au travail, et son après-midi aurait été foutu, stressante.

  • Serre moi fort...
  • Je sais que tu me caches quelque chose... Dis Jane... Tu ne va pas filer sans me le dire, hein?

Glups, Pascal avait deviné, je lui ai alors menti comme un arracheur de dents. Malgré tout, dans ses yeux, je voyais qu’il devinait. Oui, c’était sûr, il le savait parce qu’il me serrait fort, son regard cherchait la confirmation de ses doutes sur mon visage. Je devais changer mes plans, je ne pouvais pas partir l’après-midi, j’attendrais qu'il passe après le boulot, en fin de journée.

En me trouvant toujours à l’hôtel, il sera rassuré, et je partirais après. Pascal finissait le travail vers les 17h30, et il serait là vers les 18h au plus tard. Vers 19h30-20h, il retournerait auprès de sa femme et attendrait qu’elle s’endorme pour revenir me rejoindre... Je ne serais plus là. C’était clair qu’il ne pouvait pas continuer comme ça, il allait finir par s’épuiser. Immanquablement, il commencera à souhaiter me voir disparaître, alors autant ne pas attendre ça!

10mn après le travail, Pascal est passé comme je le pensais. J'ai immédiatement remarqué le soulagement sur son doux visage de me voir. Je crois qu'il avait sérieusement eu peur que je ne sois plus là, et ça a bien failli être le cas. Je le sentais inquiet et il a eu toutes les peines du monde à partir rejoindre Jess. Je crois qu'il sentait que c'était la dernière fois qu'il me voyait. A voir l'expression tendu sur son visage, j'ai bien failli éclater en sanglots plus d'une fois. Je ne voulais pas le laisser partir non plus, sans le vouloir, je tremblais, ma voix aussi, alors j'ai évité le flot de paroles inutiles.

C'était la dernière fois que je le voyais, alors c'était vraiment dur. J'avais le cœur lourd et l'angoisse me tordait le vendre. Lui non plus ne parlait pas beaucoup, il voulait juste me garder serrer contre lui, et j'avoue que je n'avais pas envie de quitter ses bras.

J''ai remarqué les regards inquiets qu'il lançait autour de lui, pour ça, j'avais laissé des affaires éparpillés ça et là. Rassuré, 2h plus tard, Pascal a été rejoindre sa femme. Je savais qu'il ne repasserait pas avant 23h-minuit, ce qui me laissait le temps de disparaître.

J'ai rapidement rassemblé mes affaires pour partir, mais je n’ai pas réussi à trouver un vol pour Genève. Flûte.

Rien à faire d’autre que de trouver un endroit dans la suite pour me planquer après avoir aussi cacher mes affaires. Il n’y avait pas d’autres endroits à part, dans la douche. Le balcon, c’était trop risqué, s’il lui prenait l’idée de sortir sur la terrasse ou de fermer les fenêtre, je serais cuite.

En entrant dans la chambre, Pascal a immédiatement remarqué mon absence. Je l’ai entendu ouvrir les armoires, les tiroirs, puis il s’est ensuite dirigé vers la salle de bains et j’ai bien cru que j’allais être découverte, mais il n’est pas entré, ses pas se sont arrêtés... L’entendre pleurer m’a brisé le cœur en milles morceaux. Je n'aurai peut-être pas dû partir sans le lui dire? J'aurai au moins dû lui dire au revoir, lui envoyer un message? Il pleurait pour moi, et personne n’avait jamais pleuré pour moi! Je l’aimerai pour le restant de mes jours.

J’ai pleuré aussi avec les 2 mains sur la bouche pour ne pas laisser échapper le moindre son. Je l’aime et partir, me séparer de lui est bien la chose la plus difficile que je n’ai jamais eu à faire de toute mon existence! Et ça faisait un mal de chien!

Il y a rien à faire, j’aime les hommes normaux, sensibles, ce sont les seuls qui me touchent vraiment. J’ai pleuré le reste de la nuit jusqu’à J’ai fini par m’endormir épuisée d’avoir tant pleuré... Le savoir si près et ne pas pouvoir le voir, je crois que c’est tout aussi dur que d’être à des milliers de kilomètres, sinon pire.

Le lendemain matin, Pascal est repassé par l'appart avant de partir au boulot.

Heureusement que je connaissais ses horaires, et je commence à le connaître depuis le temps, alors j’avais prévu son passage. Pascal a été jusqu’au lit et s’est assis la tête plongé dans mon coussin qu’il serrait entre ses bras. Comme je l'aime fort fort. Le voir comme ça me faisait souffrir l'enfer et brisait le peu de courage qu'il me restait, et plus d'une fois j'ai failli courir vers lui.

Pascal est resté env. 10mn, puis il est parti. Derrière les rideaux de la fenêtre, je l’ai regardé traverser la rue pour se diriger vers son travail. God, c'était trop dur, j’avais envie de lui courir après juste pour avoir un dernier bisou, sentir une dernière fois ses bras autour de moi... J’avais le cœur brisé, je me sentais lourde, sans énergie... Je pensais avoir épuisé toutes les larmes de mon corps, mais apparemment pas, ma source était intarissable...

Au moins, j’avais vu sa silhouette une dernière fois... Je suis pourtant restée derrière mes fenêtres, tétanisée un long moment à regarder dans la direction qu’il avait pris, espérant contre toute attente, le voir revenir...

* * * * *

------ C’était le moment de partir, de sortir de sa vie - (278) - mar.05.oct.10 ------

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277 - Il va falloir tirer un trait sur nous 2...

Publié le par JaneDo

Lundi..... 4 oct 2010

Hum.. Normalement, Pascal aurait dû commencer le 1er octobre à Munich, mais il avait réussi à les faire accepter qu’il commence le 4! Tout ça pour rester ici quelques jours de plus. Je l’adore ce petit monstre d’amour. Inutile de dire qu’on avait pourtant eu le moral dans les chaussettes tout le dimanche.

Pascal n’arrivait presque plus à sourire, son visage était tendu, ses yeux sombres, il n’arrivait pas à me lâcher 2mn. Faut dire que je ne faisais rien pour me détacher non plus. Pascal est quelqu’un de très sensible, sa sensibilité me rend encore plus amoureuse de lui, je trouve ça vraiment trop trop mignon. Il le cache généralement en prenant des airs détachés, mais je lui ai dit qu’il n’y avait rien de plus adorable chez un mec, il n’avait pas besoin de me le cacher.

Dimanche, Pascal aurait dû partir vers les 16h pour bien faire, question d’avoir un bout de sa soirée pour s’installer correctement... Je voyais bien qu’il n’arrivait pas à se décider à partir, je n’arrivais pas à accepter de le laisser partir non plus... Donc, finalement, je lui ai proposé de l’accompagner et il a accepté avec joie. L’idiot... Il n’aurait pas osé me le proposer! Ben voilà... j’ai donc décidé de l’accompagner!

On a grignoté sur la route. Faut dire qu’on avait pas très faim non plus. J’avais remarqué les sonneries de son natel, c’était probablement Caro. En fait, il avait reçu plusieurs appels de Caro, des appels plus ou moins larmoyants, mais il n'a répondu à aucun, pour autant que je sache. Mais ils n’étaient pas tous de Caro, Pascal m’a appris que Jess était arrivée à Munich dans la matinée et s'était déjà installée dans l'appart.

Glups... Je me suis demandée ce que j’allais faire une fois sur place... Mais, tout de suite, Pascal m’a rassurée; il avait réservé autre chose pour nous. Il a voulu savoir si je voulais bien rester 1 jour ou 2 ou plus... Quelle question, bien sûr voyons! Pascal pensait qu’on pouvait rester ensemble ce soir, Jess n’avait pas besoin de savoir qu’il était en Allemagne. Lundi, il pensait partir directement au travail sans passer par son appart, par contre le soir, après le boulot, il sera bien obligé de rentrer un moment.

Pascal pensait qu’il serait probablement obligé de lui dire que je l’avais accompagné. Il n’avait pas l’intention de le lui cacher, et d’ailleurs, il ne savait pas comment il pourrait le lui cacher. Il ne pensait pas nécessaire qu’elle sache que j’étais dans le même hôtel. C’était parfait pour moi...

On est arrivé à l’hôtel vers les 1h30 du matin... Pascal avait réservé une autre suite, jeeez... On était voisin!

Boh, j’avoue que je m’en foutais, tout ce qui comptait, c’était d’être avec lui. Je l’adore ce mec! Bon, il était tard, et comme on avait pas beaucoup dormi les jours précédents trop triste pour ça, et comme il commençait dans un nouvel environnement... Mais on était soulagé et heureux d’être encore ensemble. Quelque chose comme si on avait réussi à combattre l’inévitable... On était vraiment super heureux... et amoureux.

En fait, une suite, c’est un appartement de luxe avec tous les avantages d’un hôtel; pas besoin de faire sa chambre, ranger, nettoyer, il y avait des employés pour faire tout ça... Pas besoin de cuisiner si on en avait pas envi, on pouvait commander des plats de 1er choix et pour l’heure désiré... Ouais, y avait pas à dire, c’est chouette d’avoir les moyens de s’offrir ce qu’on veut!

Lundi matin, Pascal s’est levée tôt et on a pris le café ensemble. Il n’était pas très loin du boulot, donc il y allait à pieds. J’aurai bien voulu l’y accompagner, mais on risquait de croiser des collègues, ce ne serait pas très recommandé qu’ils l’aperçoivent avec une autre nana que sa femme.

J’avais toujours ce sentiment d’excitations comme si j’étais dans un nouveau monde. Je me demande si c’était parce que c’était Munich, ou si c’était seulement parce que j’étais loin de chez moi, ou tout simplement parce qu’il était là?

A midi, Pascal avait été invité à se joindre à l’équipe de son département pour dîner, mais il s’est précipité à l’hôtel pour qu’on mange ensemble. J’aurai dû deviner qu’il ferait ça et lui dire que ce n’était pas la peine, étant une solitaire invétérée, je ne m’ennuie jamais. Les artistes sont généralement de grands solitaires je crois! On a l'avantage d’avoir toujours des tonnes de trucs à faire, mais... seuls.

Installées dans le canapé moelleux du salon, je lisais tranquillement en attendant le déjeuner copieux que j’avais commandé. Je ne savais pas que Pascal avait commandé autre chose pour midi. Quel adorable petit chou. Il était si prévenant, avait si peur que je m’ennuie, il est trop chou.

Je me rends compte avec le recul, qu’on avait oublié que la séparation était tout de même imminente... On avait l’impression que tout ça était derrière nous, en tous cas, moi. Je n’y ai pas pensé une seconde. Je ne savais pas encore que tout allait m’éclater dans la gueule le soir même...

Après le boulot, Pascal est passé en vitesse me faire un bisou, il était temps qu’il affronte sa femme. Jess a alors eu une crise et des douleurs terrible au ventre, pris de panique, et se sentant coupable de son état, Pascal l’a accompagnée à l’hôpital. Ca m’énerve parce que j’avais l’impression qu’elle jouait avec sa grossesse pour le piéger.

Pascal m’a appelée depuis l’hôpital pour me mettre au courant de ce qui se passait. Il ne savait pas très bien quant il pourrait venir me rejoindre. Je pouvais sentir la tension dans sa voix. Evidemment, j’ai pensé qu’il s’inquiétait pour Jess, mais non, c’était parce qu’il ne savait pas ce qui allait se passer, ni s’il pourrait venir me rejoindre. L’idée que je risquais de m’ennuyer le paniquait probablement aussi, alors je l’ai rassuré, ça allait, qu’il fasse ce qu’il avait à faire.

Je ne voulais pas qu’il panique en ayant la trouille que je fiche le camp, je n’irais nul part.

Dans la soirée, le visage décomposé, il est passé en vitesse un tout petit moment. Pascal m’a tenu serrée contre lui tout le temps. Il ne parlait pas. Je n’ai pas posé de questions non plus, je ne voulais pas l’obliger à me parler de Jess, je ne voulais pas entendre son nom. Dans ma tête, je l’avais effacée, je voulais oublier qu’elle existait et je me suis fabriquée une réalité alternative dans lequel Pascal était ailleurs, il devait rentrer chez papa, maman, et non aller “la” rejoindre.

Je crois que malgré tout, petit à petit, pour Pascal comme pour moi, on savait qu’on ne pouvait pas continuer comme ça!

Dès que Jess s’est endormi, Pascal est venu me rejoindre. Hum, je n’avais pas réussi à fermer l’oeil et j’ai failli pleurer de joie en le voyant. Mon petit coeur, trop mignon. C'était pratique d'être voisin! J’étais quand même consciente que je ne pouvais pas lui imposer ce chassé-croisé infernal. Même si je prétendais l'ignorer, je savais bien que Pascal se sentait coupable.

Il allait falloir que je rentre... et le laisser derrière moi... Il fallait que je tire un trait sur notre histoire!

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------  Tirer un trait sur nous 2... - (277) - Lun.04.oct.10 ------

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275 - Plus que 24h.. et ma vie est finie...

Publié le par JaneDo

Samedi..... 02 octobre 2010

Samedi, on pensait passé la journée ensemble, rien que les 2. On n’avait pas prévu de sortie, on ne voulait voir personne. Le temps commençait à nous échapper, ça avait passé si vite, j’avais un cafard monstre en réalisant qu’on était à la veille de son départ. Tout m’amenait au bord des larmes, même rire, parce qu’immédiatement je pensais que c’était la dernière fois que je riais avec lui... L’horreur. Pourtant, on se donnait beaucoup de peine pour faire semblant d’avoir le moral et ne pas laisser paraître la tristesse qui nous rongeait l’estomac.

Puis, de concert, on a décidé qu’on avait pas besoin de continuer à se forcer à sourire, si on en avait pas envi.

Pascal et Thomas ont dû aller manger à midi chez les parents... Forcément, j’aurai dû m’en douter, lui aussi! On est un peu nul. On aurait dû prévoir que ses parents voudraient le voir avant son départ, mais on était tellement ibnobulé par notre propre séparation, qu’on avait oublié les autres... sa famille!

J’en ai profité pour rentrer chez moi et là, à tout hasard, j’ai préparé mes affaires. Si c’était trop dur, je lui proposerais de l’accompagner un bout, ou peut-être jusqu’en Allemagne, on verra. Surtout, je ne voulais pas avoir à le quitter d’une semelle, ou avoir à rentrer chez moi me changer ou quoi que ce soit, jusqu’à dimanche soir. J’avais les boules. Je n’arrivais pas à croire que ce moment était arrivé, je naviguais encore dans une sorte de... “dénégation”.

Quant il est rentré, Thomas était avec lui. J’ai compris qu’ils ressentaient le besoin d’être ensemble aussi.

Ils ont à nouveau survolé les détails de son absence; Pascal tenait à ce que la femme de ménage continue à venir 1x par semaine, qu’elle n’oublie pas ses plantes, bref, que ce soit prêt pour son retour à tous moments. Je les regardais discuter, passer en revue les détails et j’étais dans le brouillard; il allait vraiment partir demain... Demain soir, ici, ce sera tout vide... Il n’y aura plus sa silhouette se promenant ça et là...

Puis Thomas a insisté pour qu’on sorte prendre un verre avec lui et quelques copains, mais Pascal ne voulait pas. Il disait ne pas être de bonne compagnie. Il a raconté à Thomas qu’il avait les boules, que ce déplacement le mettait à cran. J’ai compris que c’était la 1ère fois qu’il allait quelque part sans son compère de toujours; Thomas. Thomas aussi appréhendait, lui aussi avait toujours été avec Pascal, c’était la 1ère fois qu’ils se séparaient aussi! C’était comme si leurs vies partaient dans des directions opposés.

Je réalisais que pour eux aussi ça devait faire mal... mais les garçons n’ont pas le droit de pleurer... en tous cas, pas comme les filles.

Après le départ de Thomas, on est resté collés comme des siamois. On avait pas envi d’aller dormir, parce que si on fermait les yeux, en les rouvrant ce serait; Heure H moins X... Il allait devoir commencé à se préparer à partir... Mon Dieu, j’avais le moral dans les baskets. Non, pire, sous les baskets!

Diantre... On a fini par s’endormir... Enfin, moi... quant j’ai rouvert les yeux, Pascal m’observait... Il me regardait dormir! J’espère que je n’avais pas trop manifesté les cauchemars que j’avais eu!!!

Merde... Dimanche... C'est dimanche... Je ne veux pas de dimanche...

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------  Plus que 24h et ma vie n’a plus de sens  (275) - sam.02.oct.10 ------

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274 - Accroc à lui

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 01 octobre 2010

On a passé la journée en binôme, on ne voulait voir personne. Pourtant, le soir, on a décidé quand même de se forcer à sortir prendre un verre avec tous ses potes; Thomas avait organisé une Garden Party chez eux, donc même si on ne voulait pas, on avait pas trop le choix!!!

Je dois avouer qu’on avait pas trop le moral... On avait envi d'être seul!

Pascal m’a tenu la main toute la soirée, ne me laissant pas m’éloigner d’un pouce. Ce soir, je n’arrivais pas à ouvrir la bouche, j’avais peur de fondre en larmes à chaque mot. Pascal me couvait des yeux, m’entourait de ses bras, me couvrait de petits bisous tout le temps. J’en avais autant à son service. J’étais collante comme une limace, en fait, on était 2 grosses limaces.

On avait fait l’effort ce soir, parce qu’il était clair que samedi, on ne voulait rester que les 2, pas question de voir qui que ce soit. Rhhha, je ne veux pas qu’il parte... Je ne veux pas et je ne peux rien y faire... Je crois que je suis toujours aussi amoureuse de Pascal, comme au 1er jour, non pire, plus un peu plus chaque jour. Je crois que mon cœur va s'arrêter!

Je n'ai jamais aimé quelqu'un aussi fort, aussi désespérément jusqu'à finir par me perdre... Je crois que je ne comprend pas pourquoi ça ne se tasse pas avec le temps, que je sois plus blasée que ça! Au contraire, ça va en augmentant, c'est de la folie furieuse!!!!

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------ Accrochée à lui - (274) - ven.01.oct.10 ------

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273 - Ne pars pas... reste...

Publié le par JaneDo

Jeudi..... 30 sept 2010

Je crois qu’on commençait à réaliser que c’était nos derniers, derniers jours ensemble. Je crois que Pascal était aussi triste que moi, et que lui aussi faisait semblant d’avoir le moral. Mais c’est vrai qu’on ressentait le besoin de rester collé aux pattes l’un de l’autre. Ciel, qu’est-ce qu’il allait me manquer...

On était 2 grosses larves s’accrochant l’un à l’autre, se couvrant de mots d’amour, cherchant le réconfort auprès l’un de l’autre. C’était tendre aussi et tellement agréable malgré la tristesse de savoir qu’on vivait nos dernières heures ensemble, avant une très longue et peut-être définitive séparation. Non, on savait tous les 2 que c’était définitif, que c’était fini et je crois que c’est ce qui me faisait le plus mal.

Je ne veux pas le voir partir, je ne veux pas... C’était dur de continuer à garder le sourire, j’ai fini par fondre en larmes et je lui ai raconté toutes mes peurs, ma détresse, le gros vide que je ressentais déjà. C’était ridicule, l’image de Caro en larmes hier soir m’a traversé la tête et j’ai essayé de me reprendre. Pascal me consolait et faisait écho à ma détresse, il ne voulait pas qu’on se sépare non plus et l’avenir lui foutait le trac.

Une fois de plus, je lui ai avoué que je ne voulais plus le partager avec personne, même pas avec sa femme. Je crois que ça le rassurait de me voir si amoureuse, si désespérée de le voir partir, de me sentir m’accrocher désespérément à lui et il a tout tenté pour me remonter le moral.

D’un côté, autant qu’il soit au loin... mais la pensée de Caro à Munich, avec Pascal me fichait un cafard monstre!

Penser que Caro sera si près de lui, si proche, l’imaginer en train de se balader main dans la main avec lui... Je me meurs. Je ne voulais plus y penser, ça me rendait folle furieuse. J’avais la stupide envie de lui interdire de la voir, mais ce serait débile; s’il la voit, ça me ferait encore plus mal. Alors autant ne rien demander.

Je me suis même laissé aller à lui demander de ne pas partir... Ça l’a fait sourire, il m’a demandé si je n’aurai pas voulu lui demander ça un peu plus tôt au lieu d’attendre la dernière minute, par exemple dès que je l’ai!?!

Le soir, on aurait pu aller boire un verre avec ses potes, mais Pascal n’en avait aucune envie. Je lui ai rappelé que c’était aussi les dernières fois, avant longtemps, qu’il verrait ses copains, mais Pascal n’avait pas envi de bouger de la maison. Par contre, on est sorti manger, et nos pas nous ont automatiquement conduit à notre petit coin au bord du lac. On a eu envi de re-visiter notre petit coin secret, l'endroit où l'on se cachait pour passer un moment ensemble. On était drôlement nostalgique...

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------ Ne pars pas, reste... - (273) - jeu.30.sep.10 ------

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272 - L'angoisse me ronge les tripes

Publié le par JaneDo

Mercredi..... 29 sept 2010

On est arrivé chez lui en milieu d’après-midi. On était plutôt fatigué. Il y a eu des moment pendant le trajet où l’on a été chacun plongé dans nos pensées, on a tout fait pour qu’il n’y en ait pas trop. Les jours passaient bien trop vite, on était déjà mercredi. Je crois que l’angoisse commencait à me ronger les tripes.

En fin d’après-midi, après le boulot, Thomas avait réuni quelques copains chez lui et on est monté manger avec eux. Moi, je ne mangeais pas, j’étais invitée à manger chez ma soeur.

Thomas me regardait un peu de travers. Je pense qu’il n’approuvait pas la facilité avec laquelle je tombais dans le bras de Pascal dès qu’il me siflait. Il savait que je l’avais suivi en Allemagne. Thomas n’avait pas besoin de me rappeler que j’allais mordre la poussière dans moins d’1 semaine. Caro était là aussi, elle était au bout du rouleau a fait une petite scène à Pascal en pleurant, et ça, devant tout le monde. La honte. Ca avait l’air de beaucoup amuser Marilou.

C’était hyper gênant, je me suis sentie enbarrassée pour elle. Pascal l’a fait sortir pour discuter avec elle et la consoler, ensuite, j’ai été lui parler. Je me suis rendue compte que, comme moi, elle souffrait de son départ pour l’Allemagne, l’idée de ne pas pouvoir le voir la faisait couler au fond du gouffre. Elle avait peur que ces 3 mois ne le change et le rapproche de sa femme.

J’avais de la peine pour elle, mais je ne pouvais rien faire. Egoïstement, je le voulais à moi toute seule.

Pascal a décidé de la raccompagner chez elle. Il a promis de ne pas faire long. Je l’ai attendu chez lui, et les minutes m’ont semblés être des heures. Je n’ai pas osé aller voir ce qui se passait de peur de me retrouver nez à nez avec lui. C’aurait été gênant. J’ai même failli rentrer tout simplement... mais là aussi, non... Louper des moments avec lui à cause de Caro ou de mon impatience...

J’ai attendu en zappant nerveusement la télé. Je ne sais même pas ce qui passait à la télé, ma tête était trop en ébulition pour que je puisse capter quoi que ce soit. J’étais verte, Caro était en train de grignoter de précieuses minutes sur le peu de temps que Pascal passait encore en Suisse. Je me suis retrouvée en larmes. Je ne sais pas si c’était la rage ou la peine. J’avais les yeux tous rouges et je n’ai pas réussi à faire cesser le ruisellement à son retour. Minable, je me suis sentie minable. Il a essuyé mes larmes avec de petits bisous. Il est tellement doux, tellement choux.

  • Hééé Babe? C’est quoi ça? Tu ne crois quand même pas que j’allais lui sauter dessus, alors que tu étais à quelques pas en train de m’attendre, non? J’ai autre chose sur le coeur en ce moment et c’est sûrement pas des galipettes avec Caro... Allé, fais moi un petit sourire... De toute façon, je n’ai que ma petite femme dans la tête en ce moment...
  • Laquelle?

Pascal a éclaté de rire. J’avais essayé de masquer ma gêne en faisant un brin d’humour. A son contact, sous une pluie de tendresses et de bisous, j’ai très vite oublié mon gros chagrin.

Puis, j’ai dû partir chez ma soeur sur les chapeaux de roues. Alors, faisait preuve de bonne volonté, j’ai dit à Pascal qu’il pouvait en profiter pour remonter le moral à Caro. Pascal n’a rien dit, il pensait que ce n’était pas nécessaire et que ça risquait de juste tout compliquer. Je savais qu’elle devait être mal, alors je l’ai appelée pour lui dire que Pascal était seul à la maison, ou peut-être à l’étage chez Thomas, que moi j’avais un souper et que je ne serais pas de retour avant 2 à 3h. Je savais que Caro saurait en profiter.

Je suis bien sûr arrivée en retard chez ma frangine... J’ai fait mon possible pour avoir l’air enjouée et calme. Après le repas et une fois que la télé avait fini ses prises, j’ai détallé comme une fusée. Ces émissions sont toujours dictées, la responsable  de l'émission avait une idée derrière la tête et a passé son temps a essayé de nous mettre les mots dans la bouche. Ma frangine allait encore s’attirer les jalousies de certaines copines et rivales...

Caro était encore à la maison. C’est drôle mais, j’ai tout de suite remarqué que Pascal se tenait à distance pour ne pas laisser à Caro l’occasion de se pendre à son cou. J’ai bien senti qu’elle n’avait pas vraiment envie de partir, et comme aucun de nous 3 ne travaillons le lendemain, elle pouvait bien rester encore un peu.

Ca ne me dérangeait pas, parce que je l'avais trouvée discrète ces derniers temps, elle n'avait pas été trop dans mes pattes. J'aurai dû me rappeler que Caroline avait plus d'1 tour dans son sac.

En fait, Caro avait été très occupée à chercher du boulot... Elle avait fini par se secouer et peu à peu sortir de sa grosse déprime parce qu'elle avait une idée derrière la tête... Se trouver un travail... à Munich! Ca m'a fait comme une décharge électrique. Morte de jalousie, je n'ai pas fait de remarques. Donc, c'était pour ça qu'elle ne lui avait pas trop collé au cul... Jeeez!

Pascal lui a immédiatement dit de ne pas faire ça. Si c'était pour lui, ça n'en valait pas la peine, il avait décidé de tout faire pour sauver son couple. Glups, ça aussi ça m'a scié les pattes. Donc, il avait l'intention de recréer un véritable couple avec sa femme!!! Pascal a rajouté qu'il avait bien l'intention de couper les ponts avec son passé... Ce qui voulait dire avec moi aussi...

Mais Caro n'en avait cure. Il pouvait toujours essayé, elle, elle avait l'intention de le rejoindre sur place. J'ai serré les poings dans ma poche. Motus et bouche cousus, je n'avais pas l'intention de me laisser abattre, je voulais profiter des moments que j'étais avec lui et surtout, je n'allais pas me mettre à péter un câble devant Caro. Quant je pense que j'ai eu pitié d'elle!!!!

Lumière tamisée, petit feu dans la cheminée, on s’était étallé sur le canapé et on a bavardé tranquillement en sirotant nos drinks. Caro avait la mine triste mais soulagée, ou contente. Bien sûr, elle avait peur qu’à tout moment, on la fiche à la porte, ça se sentait. Puis vers les minuit, Pascal a déclaré qu’il était fatigué et qu’il était temps de se rentrer. Pour éviter qu’elle ne traîne encore, il a décidé de la raccompagné un bout.

5mn après, Pascal était déjà de retour. Allongée devant la cheminée à compter les minutes, je regardais danser les flammes. Pascal m’a soulevée dans ses bras solides et musclées comme un fétu de paille pour m'emporter dans la chambre... Il était l'heure d'aller se coucher!!! Ohhh, son petit sourire coquin, arfff, il est vraiment trop sexy...  Inutile de lui demander ce qu’il voulait...

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------ L’angoisse me ronge les tripes - (272) - mer.29.sep.10 ------

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271 - Le toucher, le toucher encore...

Publié le par JaneDo

Mardi..... 28 sept 2010

On a passé une partie de la journée à flâner dans les rues de Munich, à manger sur le pouce, à faire les magasins. On a acheté des trucs pour son appart. Je tenais à lui offrir quelques petits trucs qui lui ferait penser à moi, comme des draps de lits autre que ceux de l’hôtel, quelques bibelots comme des bougeoires, etc. Pascal m’avait offert un pull, j’ai trouvé amusant qu’il ait le même, comme ça, même séparé par des centaines de kilomètres, on avait quelque chose qui nous reliait.

Pascal m’a montré où se trouvait son boulot. Il aurait voulu me montrer son bureau, mais par respect pour Jess, je ne pensais pas que ce soit une bonne idée qu’il se pointe avec une autre femme! Pendant notre promenade en direction de son boulot, j’ai senti qu’il m’avait serré la main un peu plus fort, juste une petite seconde. Alors je lui ai demandé ce qui se passait, ce qu’il avait, mais Pascal a prétendu que tout allait bien.

  • Chou? Qu’est-ce qu’il y a? Qu’est-ce que tu as?
  • Rien Babe, ça va. C'était juste pour me rassurer, j’avais juste envie de sentir ta main.

Je savais que ce n’était pas ça, mais si je ne dramatisais pas, il ne parlerait pas. Alors, j'ai dramatisé à fond, lui sortant tout ce qu'il fallait pour l'obliger à m'expliquer.

  • Menteur... Est-ce que c’est moi? Tu t’ennuie? Tu regrette que je sois venue? Est-ce que j’ai dit ou fait quelque chose?
  • Afff, non... Je me suis juste rappelé que... de la semaine prochaine. Juste un rappel de la réalité... Que je n’allais bientôt plus avoir l’occasion de me balader avec toi comme ça...

Pascal ne voulait pas en parler parce qu’il ne voulait pas montrer son désarroi, mais aussi parce qu’il ne voulait pas me flinguer le moral.

Munich est une superbe ville et j’ai adoré nos balades dans les rues de la cité. Je ne sais pas si je trouvais cette ville si belle parce qu’elle était ou si c’était seulement parce que je la visitais avec Pascal. D’habitude, je n’aime pas les balades dans les rues, sans but, je trouve ça rasant, mais bizarrement, cela m’avait vraiment plu. Peut-être parce que je voulais pouvoir l’imaginer dans cette ville que j’avais appris à connaître à ses côtés?

Après avoir mangé un petit truc, on est rentré à l’hôtel. On a passé le reste de l’après-midi à l’hôtel à faire l’amour jusqu’à épuisement. Mon coeur bat si fort, je crois que mon cerveau avait rétréci, parce que je ne pensais qu’à ça; le toucher et le toucher encore! L’enregistrer, prendre son empreinte... On est ressorti manger, au lieu de commander dans la chambre ou de se faire à manger question de mettre le nez dehors. C’était la petite balade de la soirée; allez au resto et retour à l’hôtel.

Petit surssaut; est-ce qu’il ne voulait pas commander dans la chambre parce qu’il voulait cacher ma présence? Pendant quelques secondes cette idée m'a torturée, puis je me suis rendue compte qu’après tout, si c’était le cas, ce n’était que normal.

On a prévu notre retour pour demain, en début d’après-midi. En attendant, on s’est larvé dans la chambre, collé l’un à l’autre. à regarder la télé au lit... En fait, difficile de regarder la télé vraiment... Petite bagarre de coussins pour finir par se sauter dessus, refaire le lit pour éliminer les chips qui avaient fini écrabouillés sur la couverture.

Depuis le balcon de sa chambre, adossée à lui, on a admiré les lumières de la ville qui s’étendaient à nos pieds. J’étais bien, entourée de ses bras, je me sentais en sécurité, aimée.

J’ai eu une petit attaque de cafard; c’était sans doute l’unique et dernière fois que je mettais les pieds en Allemagne, à Munich et dans cette chambre. Ce paysage là, c’est Jess qui l’admirera, tendrement enfermée dans ses bras dans pas longtemps. Je l’enviais à mort... Merde, j’avais vraiment l’art de me fiche le cafard moi!

Ses petits bisous dans la nuque et ses mains caressantes ont réveillés mes sens et réussi à me faire un peu oublié le gros cafard qui tentait de me submerger. Aïe, mardi prochain, il sera ici, et moi là-bas, si loin de lui... Non et non, je n’allais pas laisser quoi que ce soit gâcher ces quelques jours de bonheur ensemble.

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------ Le toucher encore et encore... - (271) - mar.28.sep.10 ------

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270 - Escapade en Bavière

Publié le par JaneDo

Lundi..... 27 sept 2010

J’avais raison, Pascal commençait à ressentir la pression de son prochain départ, ça le déprimait, il a finalement réussi à en parler. Pascal savait très bien que moi aussi, alors il préférait faire semblant que ça allait pour ne pas me flinguer le moral. me l’a dit. Il ne voulait pas partir, il ne voulait pas aller travailler en Allemagne et il ne voulait pas avoir Jess sur le dos; sa grossesse lui cassait le moral et lui faisait peur. Il ne se sentait pas près à devenir père. Il avait bien entendu envi d’avoir des enfants, mais avec une femme qu’il aime, et certainement pas avec Jess. On avait tous deux soigneusement évité le sujet.

Il a voulu savoir si j’étais sérieuse quant je lui ai dit que ce serait fini quant il partira. Évidemment que oui. Je ne me voyais pas languir à attendre un mec qui allait avoir un enfant. De plus, je le connaissais assez pour savoir qu’il serait perturbé, qu’il voudrait faire ce qu’il faut.

Si j’avais le malheur de lui dire que je l’attendrais, je ne serais qu’une épine dans son pied, parce qu’il serait torturé à ne pas vouloir me décevoir, ni décevoir Jess. Donc, le plus simple était que je me retire du jeu. Je ne voulais pas qu’il ait l’impression d’avoir des obligations envers moi, mais je lui ai dit que ça ne changeait pas le fait que je l’aime, et que quoi qu’il arrive, je continuerais sans doute à l’aimer très très longtemps.

Comme si rien n’avait changé, je voulais aller prendre le café avec ma sœur, mais j’ai préféré lui téléphoner. Je l’ai averti que je ne pourrais pas venir le soir, pour le dîner familial. Ça tombait bien, c’était annulé et reporté à mercredi. J’avais envie de lui dire que je ne pourrais pas mercredi non plus, mais elle aurait sûrement cherché à savoir pourquoi, alors je n’ai rien dit.

J’avais pris un café avec mon petit cœur avant de filer. Je savais qu’il serait assez occupé, parce qu’il avait encore des tas de choses à régler avant son départ. En fin de matinée, une entreprise de déménagement passait chercher des affaires à livrer à son hôtel à Munich, et il devait encore faire le tri de ce qu’il voulait prendre. Et moi, je voulais me rattraper sur mon capital sommeil, et préparer mes affaires.

Pascal avait prévu de partir dans l’après-midi, et avait réussi à me convaincre de l’accompagner. Et en fait, je commençais à m’en réjouir. C’était comme une petite escapade en amoureux, comme de petites vacances. Mouais, je me réjouissais. Rien que lui et moi pendant 24h, trop cool.

En début de soirée, on est arrivé en Bavière. Les lumières du soir baignaient la ville dans un halo romantique. Je me sentais toute excitée. Pascal était amusé. Après tout le cirque que j’avais fait pour partir en vacances avec lui, là, j’avais presque immédiatement accepté.

Ses affaires avaient déjà été livré dans sa suite, on a été se changer pour sortir manger. On était pas pressé, et envi de se balader un peu. Enfin, surtout moi. On pouvait se balader main dans la main, sans risquer de tomber sur quelqu’un qu’on connaissait. Je me sentais vraiment en vacances. C’était l’occasion de faire un peu de repérage, connaître les petits endroits sympa, les boutiques, etc. J’avais l’impression d’avoir les joues toutes rouges, enthousiasmée par notre balade et par le plaisir d’être avec lui.

Pascal avait le sourire scotché, il semblait heureux, alors je crois que ça me rendait heureuse aussi. Après avoir mangé, on a encore été se balader. On a traîné longtemps dans les rues de Munich. Je trouvais que ça ressemblais beaucoup à Lausanne ou Genève, sauf que tout le monde parlait allemand. Pascal se débrouille un peu en allemand (sourire), il a un charmant petit accent. Difficile de ne pas deviner qu’il est américain.

J’ai évité les boutiques cette fois, parce que Pascal avait la fâcheuse habitude de me gâter en m’achetant tout ce qui fait briller mes yeux, et pourtant, je mets toujours les mêmes fringues. J'aime mes vieilleries, alors c’était du gâchis. Je ne suis pas très dépensière et je n’aime pas essayer les vêtements, ça me donne chaud. Et je déteste que quelqu’un soit en train de m’attendre. Je n’achète pratiquement jamais rien quant je suis avec quelqu'un, j’aime faire mes achats seule.

J’avais envie d’aller danser... Bizarre... Mais, j’avais envie de danser avec mon petit cœur, envie qu’on aille faire les fous quelque part; se péter la tronche quoi! Alors on a été danser, mais avant ça, on a pris un verre dans un chouette petit pub. Pascal était surpris de voir à quel point ça me faisait plaisir d’être à Munich. Je lui ai dit que ce n’étais pas seulement d’être là, mais surtout avec lui.

Petit ombre au tableau... le regard des filles sur lui... ça me foutait déjà les boules!

Il n’aura aucune peine à se faire des amis sur place, et même... me remplacer??? Les allemandes sont beaucoup plus agressives que les filles en Suisse en tous cas!!! Elles ne se gênent pas pour lancer des œillades, offrir des verres, même si le type est accompagné... Mais bon, rien n’allait gâcher ma 1ère soirée en Allemagne avec mon pti chou. Rien.

On est rentré en taxi vers les 2h du matin... Ahhh, la chaleur de son corps, sa peau, ses baisers... Affff, il me faisait frémir de la tête au pieds... Encore... encore... Pourquoi on était pas rentré plus tôt déjà???

Hum! J’adore Munich, j’adore la Bavière, j’adore... Pascal... Je voudrais le croquer à tout heure du jour comme de la nuit!

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------ Escapade en Bavière - (270) - lun.27.sep.10 ------

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276 - En route pr l'Allemagne

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 03 oct 2010

Je ne peux pas me résoudre à le laisser partir. On arrivait pas à se séparer. Demain matin, il commence à son nouveau boulot, dans un autre pays, et c’est trop loin de moi. L’imaginer tout seul sur les routes, trop dur, alors à la dernière minute, j’ai décidé de l’accompagner.

Disons qu’hier, j’avais préparé à tout hasard quelques affaires, au cas où je me décidais au dernier moment de ne pas le laisser voyager seul. Là, on est sur les routes, toujours dans nos frontières, alors j’en profite pour vite poster ça... Bientôt on sera sur les routes allemande...

Ce n’est pas évident d’écrire avec ce petit écran de natel, alors voilà ;)

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------ En route pr l'Allemagne - (276) - dim.03.oct.10 ------

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269 - Mon homme à moi

Publié le par JaneDo

Dimanche..... 26 sept 2010

Arrrh, dormir dans ses bras, c’est vraiment le rêve. Je me sens en sécurité, aimée, même endormi, il me couvre de câlins même quant il dort, me tient collée à lui, et ce qui me fait toujours frémir de plaisir, ce sont les petits bisous qu’il me fait en dormant. Je l’aime de plus en plus, encore plus qu’hier, et carrément moins que demain. L’attirance fatale que j’éprouve pour lui ne s’estompe pas, je pensais qu’avec le temps, mais même pas. Je n’arrive pas à m’éloigner de lui, ni à cesser de l’aimer.

Caro est venu sonner, ainsi que quelques copains, mais on a ouvert à personne. C’était déjà assez tôt de les voir dimanche soir.

Petit changement de programme en cours de journée, Pascal et Thomas devaient manger avec les parents, donc Thomas ne pouvait faire la soirée chez lui. On ne l'a su que le soir. Pascal a cru que la soirée tombait à l’eau, ben pas du tout.

Comme Pascal et Thomas allaient manger chez les parents, Paul et Julien organisaient la soirée, et ça s’est transformé en une soirée entre mecs.

Les sous qu’ils avaient réunis avec les jeux de la soirée d’hier payaient largement le resto et les verres de leur soirée. Je savais qu’ils ne sortiraient pas dans les bars habituels pour éviter les filles. Les rats. Pascal n’était pas emballé, il voulait m’appeler pour que j’aille le rejoindre, ce qui me gênait, je ne voulais pas être la seule fille. Je l’attendrais à la maison. Je suis sûre que tout se passerait bien et que je ne lui manquerais pas tant que ça, surtout s’il sait qu’il me retrouvera en rentrant.

Thomas m’a dit que ça ne s’était pas très bien passé avec les parents, son père était furax étant au courant des frasques de son fils. Il reprochait à Pascal de ne pas être responsable et surtout de manquer de discrétion. Il lui a rappelé qu’il allait bientôt être père et qu’il ne pouvait pas continuer à faire n’importe quoi. Sa mère a essayé de calmer les choses et a réussi à faire en sorte qu’ils ne passent pas tout le dîner à se prendre le chou. Une petite discussion en tête à tête avec son père et tout semblait s’être arrangé.

Caro m’a suppliée de la laisser passer la soirée avec nous. Je savais ce qu’elle voulait dire; elle voulait rentrer avec nous et dormir chez Pascal. Mais désolée ma belle, je me sentais plutôt égoïste ces temps et je n’avais aucune envie de supporter sa présence, même si j’avais de la peine pour elle. Je le voulais tout à moi.

Vers 23h, j’ai été rejoindre Pascal et tant pis pour tout le reste. J’étais triste et j’ai avalé 2 verres à la suite pour tuer le cafard qui commençait à m’étouffer. J’adore être avec lui, si seulement il était célibataire!

Je ne sais pas ce qui s’était passé dans le bureau avec son père, mais Pascal se comportait comme si Jess n’existait pas. On a passé la soirée collé-collé, main dans la main, comme n’importe quel couple d’amoureux. J’avais presque oublié tout le reste. Jess ou pas Jess, quoi qu'on en dise, c'est mon homme!

J’aime danser avec lui, Pascal danse super bien, et danser enfermé dans ses bras, miam miam.

Hummm, j’ai passé une super soirée, j’ai même oublié la présence des autres, oublié Jess, oublié bébé, les potes, Caro et tout le reste.

Pascal a été adorable, tout amoureux, il ne me laissait pas m’éloigner de lui, et m’a tenu par la main presque tout le reste de la soirée, dès le moment où je l’ai rejoins. N’empêche, Pascal parlait avec tout le monde, pourtant, on se serait cru seul au monde. On a beaucoup dansé, beaucoup ri aussi. Je l’adore.

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------ C'est mon homme à moi - (269) - dim.26.sep.10 ------

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