258/11 - Réparer les dégâts
258/11 - Réparer les dégâts (Damage control)
Jeudi, 15 sept 2011
Après mes exploits d’hier avec Caro, je n’avais pas l’intention de sortir. Je préférais éviter de montrer le bout de mon nez. Mais voilà, Caro voulait sortir, après mon coup d’éclat, je ne pouvais pas la laisser choire. Elle cherchait à avoir une discussion avec Pascal qui n’avait répondu à aucun autre de ses appels.
Et... Elle voulait aussi savoir où il avait passé la nuit dernière... Moi aussi!
En plus, le long week-end du jeûne fédéral allait commencer, et je ne supportais pas l’idée de ne pas être avec Pascal. J’étais presque sûr qu’ils iraient au chalet, et j’avais envie d’y aller aussi. Il me suffisait de demander à Thomas??? Rhhh non, je l’appellerai seulement s’il ne le fait pas en 1er.
Afff, on a traîné dehors pour rien, Pascal n’était pas dans les parages, et pas chez lui non plus. On a fini par apprendre qu’il avait eu une répète avec son pote Varios. Zut, une sortie inutile. Fine mouche, Caroline a voulu aller à la salle de répète, et malheur pour moi, j’ai dû l’accompagner. Jeeez, on faisait vraiment la paire, dès qu’il nous verra, il sera exédé.
Je n’avais pas tord, rhhha! Si j’avais pu me cacher sous une pierre, je l’aurai fait!
Les regards qui ont acceillis notre arrivée étaient de glaces. Je peux encore sentir la coulée glacée descendre le long de ma colonne vertébrale. Pascal a juste levé les yeux dans notre direction, et son sourcil gauche a dessiné un arc qui en disait long. Puis, il y a eu une pause et on sentait bien qu’il n’avait aucune envie de venir vers nous. On avait l’air idiote.
La chanteuse, cette pouffe, nous dévisageait de loin, entourée de toute la bande. Ils discutaient musique, des accords à changer, et des moments où la batterie devait être plus intensive, etc. Elle m'irritait cette vache avec ses petits airs protecteurs envers Pascal.
Enfin, Pascal a fait mine de venir vers nous, et la pouffe l’a rappelé, la pause était finie. Jeeez, ce qu’on avait l’air bête et surtout, de trop.
La pause/fin suivante, Pascal a posé sa guitare, la pouffe lui parlait, il a fait signe de la tête puis il est venu vers nous.
Evidemment, la 1ère chose qu’il nous a demandé, en chuchotant, c’est ce qu’on foutait là. Moi, je la fermais, je me faisais discrète. Caroline lui a dit que comme il ne répondait pas à ses appels, elle a été obligée de venir jusque là; elle voulait lui parler. Alors désastre ou déconvenu total, Pascal l’a averti qu’ils allaient manger ensemble après la répète. Il ne pouvait pas lui parler ce soir, mais il ne voyait pas très bien de quoi ils pourraient avoir à discuter, de toute façon, ils se verraient plus tard sans doute, alors ça pouvait attendre.
Merde, on allait quand même pas partir la queue entre les jambes après avoir poiroté pendant plus d’1h!
J’ai insisté que je devais lui parler aussi. Caro a alors précisé qu’elle m’avait traîné avec elle, pour la soutenir, et qu’on aurait bien aimé qu’il puisse nous accorder, ne serait-ce qu’1h. 1h? Elle n’y pensait pas, pas question qu’il file avec cette équipe de farfelus et nous plante dans la nature tout de même! J’ai insisté encore.
Pascal est retourné rejoindre le groupe, il a dû leur dire qu’il ne pouvait pas les accompagner après, parce que les yeux de la pouffe nous a fusillé. Pendant une 1/2h, ils ont répété un nouveau morçeau que la pouffe avait proposé, et enfin, la répète s’est terminé. On s’est immédiatement mis debout pour attendre Pascal. Varios, poli est venu nous saluer, les autres nous ont salués de la main en passant, seule la pétasse est passée sans même nous adresser un regard. Elle s’est juste arrêté vers nous pour faire la bise à Pascal, et sans doute pour nous énerver, elle lui a demandé de l’appeler plus tard. Pire que tout, il a fait signe que oui. Là, franchement, je fulminais de... rage? énervement? Jeeez, j’avais envie de l’emplâtrer.
On a décidé qu’on irait chez Caro. Pascal avait proposé qu’on se retrouve au bar où on se réunissait d’habitude, mais ce n’aurait pas été possible de discuter là-bas. Pour la route, j’ai pris la voiture à Caro et elle est montée avec Pascal pour pouvoir lui parler un peu. C’était aussi pour être sûr qu’il ne filerait pas en douce!!!
En arrivant chez Caro, j’ai constaté qu’elle était en larmes. Je me demande ce qui s’était passé? Ca n’a pas dû aller comme elle l’espérait en tous cas. Pascal ne voulait pas entrer, j’ai essayé de la calmer en lui décrochant des regards incendiaires. Caroline est entrée se chercher un mouchoir, et se calmer. Restée seule avec Pascal, je lui ai dis que je pensais qu’il était vache avec elle.

- Thhh, j’arrive pas à le croire, c’est toi qui me fait la morale là?
- Ben je veux oui!
- Je comprends rien, à quoi tu joues là?
- Tout est de ma faute... J’aimerai que tu arrête de la punir sans raison. On s’est mis à 3 pour composer ce message, il ne t’étais pas destiné, c’est par erreur que tu l’as reçu!
- Et cette autre fille s'appelle?
Ha! ... J’aurai dû penser à mettre cette partie de l’histoire au point avec Caroline!
- Ben... Heu... Je ne me rappelle pas.
- C’est ce que je pensais... Laisse tomber.
- On avait beaucoup picolé, beaucoup déconné, normal qu’elle se soit plantée sur son natel. Et c’est de ma faute, c’est moi qui ait pressé sur le bouton... Je n’ai pas vu que c’était ton nom. En plus, je croyais avoir le natel de l’autre fille en main, pas celui de Caro...
Pascal a rigolé.
- Bien essayé... C’est mieux comme ça de toute façon, je ne veux plus me prendre la tête.
- Tu dis ça parce que t’es en colère avec moi.
- Ca aussi... Ecoute, dis à Caro que je m’excuse, mais j’y vais là.
- Tu ne peux pas. Et puis, tu as qu’à le lui dire toi même si tu tiens à lui briser le coeur!
- Ben, je comprends de moins en moins... Un moment tu veux que j’arrête de la voir et la minute d’après tu me jette dans ses bras! Tu peux m’expliquer?
J’ai fait la grimace, glups, j’espère que Caro n’avait pas entendu cette dernière phrase, sinon la honte!
- Alors tu voulais que Pascal arrête de me voir?
Et paf, elle avait entendu! Zut!
- Afff, Caro, je ne suis pas parfaite, parfois j’ai aussi mes petits coups de jalousie... Mais ce n’est pas le sujet ce soir...
Je me suis retournée vers Pascal;
- Tu ne peux pas passer ta colère sur elle, ce n’est pas sa faute que tu m’en veuille moi! Et t’as pas intérêt à te défiler. Sur ce, je vous laisse, je commence à en avoir plein la tête!
Tu parles! Je voulais juste décamper au plus vite. J’avais frôler le désastre d’un côté comme de l’autre. Pascal avait vraiment des raisons de m’en vouloir s’il savait tout, alors autant qu’il n’y pense pas trop, et Caro non plus. J’ai filé, oui, mais pour revenir en douce, m’assurer que tout se passait bien pour Caro.
A ce moment là, je m’étais un peu oubliée... A mon retour sur les lieux du crime, j’ai réalisé que Pascal était déjà parti. Je n’ai pas pensé aller tout de suite vers elle, mais plutôt courir voir s’il était chez lui. Il y était. Alors, je suis revenue sur mes pas voir comment allait Caro. Elle n’allait pas très bien.
Pascal lui a fait comprendre que les choses n’arrivaient pas sans raisons, qu’il ne voulait plus discuter de ça. Il s’était excusé de lui avoir fait de la peine, mais il ne voulait plus avoir à s’excuser pour ce genre de choses et il était parti.
Caro était contente, au moins, il l’avait serrée contre lui et il semblait sincèrement regretter de l’avoir faite pleurer. Pascal avait ensuite dit être fatigué, qu’il voulait rentrer. Je lui ai confirmé qu’il était bien chez lui.
Caroline aurait voulu aller vers lui, je ne pensais pas que ce serait une très bonne idée. Elle n’avait qu’à faire ce qu’elle voulait après tout. Caro a donc décidé d’aller voir chez lui, elle aurait voulu que je l’accompagne l’espionner. Mais, aucun besoin, puisqu’elle le faisait à ma place. Si Pascal bougeait une oreille, Caro m’avertirais aussitôt.
Et j’avoue que tout à coup, je me sentais abattue et fatiguée, je ne rêvais que de retrouver le calme et la sécurité de ma grotte! Arranger les problèmes, ça crève!
* * * * * * * * *
258/11 - Réparer les dégâts - Jeudi, 15 sept 2011
J’avais eu Caroline en ligne, et on avait bavardé. Ça n’allait pas fort de son côté avec Pascal. Hum, ça m’a fait plaisir, puis je me suis sentie
Une fois Thomas rentré, je me suis glissée à côté d'elle, et l’attente a recommencé...
En amie, j’ai conseillé à Caro de rester discrète, hors de vie, mais je savais qu’elle n’en ferait rien. Elle n’avait pas voulu prendre sa voiture pour s’assurer de rentrer avec lui, alors je l’ai déposée et lui ait dit que j’attendrais un moment avant de rentrer.
Caroline a insisté pour qu’il reste, il ne voulait pas. Il lui a dit qu’il ne se sentait pas d’attaque et pas d’humeur, il préférait être seul, comme il l’avait voulu en début de soirée. Il disait être sorti que pour se débarrasser de nous en fait. Pascal lui en avait voulu d’être intervenue entre nous (lui et moi), qu’il lui avait pourtant bien dit qu’il ne voulait pas qu’elle débarque chez lui comme ça, qu’il ne voulait pas que je la trouve là si je passais, et elle avait tout fait pour que je sache qu’elle était là, ça l’avait énervé. Elle l’a donc laissé rentrer.
Soulagée, je suis rentrée et je me suis noyée dans la peinture pour ne pas trop penser à lui, pour me retenir de courir chez lui. Il était clair que Caroline avait sûrement dû faire iruption quelque part, mais je ne voulais rien savoir.
Il m’a demandé de rester, j’ai refusé. En parlant à voix basse, je lui ai dis que ce soir, j’avais envie de le voir lui et aucune envie d’un ménage à trois. Je l’ai senti tiquer, alors je lui ai fais remarqué que finalement, il devait comprendre que je me console ailleurs, il était toujours trop occupé. C’était une façon de lui dire qu’il y avait toujours une autre femme entre nous et aussi Caro. Il l’a très bien compris. Pascal a attrapé mon bras, il refusait de me laisser partir.
C’est drôle mais Pascal ne disait pas grand chose non plus, il semblait plonger dans ses pensées. Il nous écoutait seulement d’une oreille.
Et mince, j’avais encore le gâteau pour l’anniversaire à Marco... Je me suis réveillée en sursaut après à peine 1h à cette pensée. Rien d’autre à faire que de faire le gâteau. Après, je pourrais enfin dormir, ce que j’ai fait jusqu’aux env. de 18h, heure à laquelle j’aurai dû être à Morges chez Gillou pour l’anniversaire de mon neveu!
Ça m’a donné envie d’aller faire irruption dans la fête! Mais bon, qu’est-ce que ça aurait changé?
On s’est retrouvé con ne sachant pas quoi dire. Pascal a proposé qu’on aille faire un tour. Pas question, je devinais que Caro était là et qu’il ne voulait pas me faire entrer, alors j’ai dit que je préférais qu’on reste là.
Et sa manière de me proposer d’aller prendre un verre ailleurs, me faisait penser qu’il était convaincu que j’accepterai. Par esprit de contradiction, j’aurai bien 
Après un petit silence...
Pascal m’a raccompagnée à ma voiture, on est resté là un moment ne sachant pas quoi dire. Évidemment, j’avais envie de rester, envie qu’il me prenne dans ses bras, mais tout
Perdue moi aussi dans mes réflexions toute la sainte journée, je me demandais si la bonne chose à faire n’était pas de 

Donc 
La moitié de la journée, je l’ai passé en préparation de la soirée; long bain parfumé, épilation, masque, cheveux, bain de soleil pour bronzer la moindre, bref, la totale. Je suis sortie