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258/11 - Réparer les dégâts

Publié le par JaneDo

258/11 - Réparer les dégâts (Damage control)
Jeudi, 15 sept 2011

Après mes exploits d’hier avec Caro, je n’avais pas l’intention de sortir. Je préférais éviter de montrer le bout de mon nez. Mais voilà, Caro voulait sortir, après mon coup d’éclat, je ne pouvais pas la laisser choire. Elle cherchait à avoir une discussion avec Pascal qui n’avait répondu à aucun autre de ses appels.

Et... Elle voulait aussi savoir où il avait passé la nuit dernière... Moi aussi!

En plus, le long week-end du jeûne fédéral allait commencer, et je ne supportais pas l’idée de ne pas être avec Pascal. J’étais presque sûr qu’ils iraient au chalet, et j’avais envie d’y aller aussi. Il me suffisait de demander à Thomas??? Rhhh non, je l’appellerai seulement s’il ne le fait pas en 1er.

Afff, on a traîné dehors pour rien, Pascal n’était pas dans les parages, et pas chez lui non plus. On a fini par apprendre qu’il avait eu une répète avec son pote Varios. Zut, une sortie inutile. Fine mouche, Caroline a voulu aller à la salle de répète, et malheur pour moi, j’ai dû l’accompagner. Jeeez, on faisait vraiment la paire, dès qu’il nous verra, il sera exédé.

Je n’avais pas tord, rhhha! Si j’avais pu me cacher sous une pierre, je l’aurai fait!

Les regards qui ont acceillis notre arrivée étaient de glaces. Je peux encore sentir la coulée glacée descendre le long de ma colonne vertébrale. Pascal a juste levé les yeux dans notre direction, et son sourcil gauche a dessiné un arc qui en disait long. Puis, il y a eu une pause et on sentait bien qu’il n’avait aucune envie de venir vers nous. On avait l’air idiote.

La chanteuse, cette pouffe, nous dévisageait de loin, entourée de toute la bande. Ils discutaient musique, des accords à changer, et des moments où la batterie devait être plus intensive, etc. Elle m'irritait cette vache avec ses petits airs protecteurs envers Pascal.

Enfin, Pascal a fait mine de venir vers nous, et la pouffe l’a rappelé, la pause était finie. Jeeez, ce qu’on avait l’air bête et surtout, de trop.

La pause/fin suivante, Pascal a posé sa guitare, la pouffe lui parlait, il a fait signe de la tête puis il est venu vers nous.

Evidemment, la 1ère chose qu’il nous a demandé, en chuchotant, c’est ce qu’on foutait là. Moi, je la fermais, je me faisais discrète. Caroline lui a dit que comme il ne répondait pas à ses appels, elle a été obligée de venir jusque là; elle voulait lui parler. Alors désastre ou déconvenu total, Pascal l’a averti qu’ils allaient manger ensemble après la répète. Il ne pouvait pas lui parler ce soir, mais il ne voyait pas très bien de quoi ils pourraient avoir à discuter, de toute façon, ils se verraient plus tard sans doute, alors ça pouvait attendre.

Merde, on allait quand même pas partir la queue entre les jambes après avoir poiroté pendant plus d’1h!

J’ai insisté que je devais lui parler aussi. Caro a alors précisé qu’elle m’avait traîné avec elle, pour la soutenir, et qu’on aurait bien aimé qu’il puisse nous accorder, ne serait-ce qu’1h. 1h? Elle n’y pensait pas, pas question qu’il file avec cette équipe de farfelus et nous plante dans la nature tout de même! J’ai insisté encore.

Pascal est retourné rejoindre le groupe, il a dû leur dire qu’il ne pouvait pas les accompagner après, parce que les yeux de la pouffe nous a fusillé. Pendant une 1/2h, ils ont répété un nouveau morçeau que la pouffe avait proposé, et enfin, la répète s’est terminé. On s’est immédiatement mis debout pour attendre Pascal. Varios, poli est venu nous saluer, les autres nous ont salués de la main en passant, seule la pétasse est passée sans même nous adresser un regard. Elle s’est juste arrêté vers nous pour faire la bise à Pascal, et sans doute pour nous énerver, elle lui a demandé de l’appeler plus tard. Pire que tout, il a fait signe que oui. Là, franchement, je fulminais de... rage? énervement? Jeeez, j’avais envie de l’emplâtrer.

On a décidé qu’on irait chez Caro. Pascal avait proposé qu’on se retrouve au bar où on se réunissait d’habitude, mais ce n’aurait pas été possible de discuter là-bas. Pour la route, j’ai pris la voiture à Caro et elle est montée avec Pascal pour pouvoir lui parler un peu. C’était aussi pour être sûr qu’il ne filerait pas en douce!!!

En arrivant chez Caro, j’ai constaté qu’elle était en larmes. Je me demande ce qui s’était passé? Ca n’a pas dû aller comme elle l’espérait en tous cas. Pascal ne voulait pas entrer, j’ai essayé de la calmer en lui décrochant des regards incendiaires. Caroline est entrée se chercher un mouchoir, et se calmer. Restée seule avec Pascal, je lui ai dis que je pensais qu’il était vache avec elle.

  • Thhh, j’arrive pas à le croire, c’est toi qui me fait la morale là?
  •  Ben je veux oui!
  • Je comprends rien, à quoi tu joues là?
  • Tout est de ma faute... J’aimerai que tu arrête de la punir sans raison. On s’est mis à 3 pour composer ce message, il ne t’étais pas destiné, c’est par erreur que tu l’as reçu!
  • Et cette autre fille s'appelle?

Ha! ... J’aurai dû penser à mettre cette partie de l’histoire au point avec Caroline!

  • Ben... Heu... Je ne me rappelle pas.
  • C’est ce que je pensais... Laisse tomber.
  • On avait beaucoup picolé, beaucoup déconné, normal qu’elle se soit plantée sur son natel. Et c’est de ma faute, c’est moi qui ait pressé sur le bouton... Je n’ai pas vu que c’était ton nom. En plus, je croyais avoir le natel de l’autre fille en main, pas celui de Caro...

Pascal a rigolé.

  • Bien essayé... C’est mieux comme ça de toute façon, je ne veux plus me prendre la tête.
  • Tu dis ça parce que t’es en colère avec moi.
  • Ca aussi... Ecoute, dis à Caro que je m’excuse, mais j’y vais là.
  • Tu ne peux pas. Et puis, tu as qu’à le lui dire toi même si tu tiens à lui briser le coeur!
  • Ben, je comprends de moins en moins... Un moment tu veux que j’arrête de la voir et la minute d’après tu me jette dans ses bras! Tu peux m’expliquer?

J’ai fait la grimace, glups, j’espère que Caro n’avait pas entendu cette dernière phrase, sinon la honte!

  • Alors tu voulais que Pascal arrête de me voir?

Et paf, elle avait entendu! Zut!

  • Afff, Caro, je ne suis pas parfaite, parfois j’ai aussi mes petits coups de jalousie... Mais ce n’est pas le sujet ce soir...

Je me suis retournée vers Pascal;

  • Tu ne peux pas passer ta colère sur elle, ce n’est pas sa faute que tu m’en veuille moi! Et t’as pas intérêt à te défiler. Sur ce, je vous laisse, je commence à en avoir plein la tête!

Tu parles! Je voulais juste décamper au plus vite. J’avais frôler le désastre d’un côté comme de l’autre. Pascal avait vraiment des raisons de m’en vouloir s’il savait tout, alors autant qu’il n’y pense pas trop, et Caro non plus. J’ai filé, oui, mais pour revenir en douce, m’assurer que tout se passait bien pour Caro.

A ce moment là, je m’étais un peu oubliée... A mon retour sur les lieux du crime, j’ai réalisé que Pascal était déjà parti. Je n’ai pas pensé aller tout de suite vers elle, mais plutôt courir voir s’il était chez lui. Il y était. Alors, je suis revenue sur mes pas voir comment allait Caro. Elle n’allait pas très bien.

Pascal lui a fait comprendre que les choses n’arrivaient pas sans raisons, qu’il ne voulait plus discuter de ça. Il s’était excusé de lui avoir fait de la peine, mais il ne voulait plus avoir à s’excuser pour ce genre de choses et il était parti.

Caro était contente, au moins, il l’avait serrée contre lui et il semblait sincèrement regretter de l’avoir faite pleurer. Pascal avait ensuite dit être fatigué, qu’il voulait rentrer. Je lui ai confirmé qu’il était bien chez lui.

Caroline aurait voulu aller vers lui, je ne pensais pas que ce serait une très bonne idée. Elle n’avait qu’à faire ce qu’elle voulait après tout. Caro a donc décidé d’aller voir chez lui, elle aurait voulu que je l’accompagne l’espionner. Mais, aucun besoin, puisqu’elle le faisait à ma place. Si Pascal bougeait une oreille, Caro m’avertirais aussitôt.

Et j’avoue que tout à coup, je me sentais abattue et fatiguée, je ne rêvais que de retrouver le calme et la sécurité de ma grotte! Arranger les problèmes, ça crève!

* * * * * * * * *
258/11 - Réparer les dégâts - Jeudi, 15 sept 2011

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257/11 - Catastrophe!!!

Publié le par JaneDo

CATASTROPHE! - (257/11)
Mercr, 14 sept 2011

Mercredi, j’avais du boulot. Dans l’après-midi, j’ai pris une petite pause pour prendre un café avec ma voisine. je n’aurai jamais dû, parce que tout le reste c’est enchaîné pour m’empêcher d’avancer.

J’avais eu Caroline en ligne, et on avait bavardé. Ça n’allait pas fort de son côté avec Pascal. Hum, ça m’a fait plaisir, puis je me suis sentie coupable d’en avoir éprouvé de la joie. Ça n’allait pas fort de mon côté non plus, alors on a décidé de se voir ce soir pour prendre un verre. Finalement, elle m’a proposé de passer chez elle et elle nous ferait un truc à manger.

Après une journée de stress, entre sortir le chien, café avec la voisine, jouer avec son fils, Dol, chiottes, ma journée avait été remplie de tonnes d’interruptions, et j’étais raide, nerveusement aussi. Ce qui fait que je suis arrivée chez Caro sur les rotules pour fondre en larmes dans ses bras. Pascal me manquait beaucoup, et d’être si près de chez lui me rendait encore plus triste.

Pour finir, on a pleuré toutes les 2. Entre 2 larmes, on essayait de parler de ce qui nous mettait dans cet état, on était à bout. Après notre séance de larmes, on s’est rendu compte qu’on n’avait pas faim non plus. On a discuté de long en large, ne sachant pas très bien où on en était avec Pascal. C’était agréable de parler à quelqu’un qui partageait les mêmes sentiments.

A la fin, et je ne sais pas comment exactement c’est arrivé, j’ai persuadé Caroline de rompre avec Pascal et par SMS de plus!

C’était peut-être l’acool? Parti dans notre délire, Caro lui a envoyé le message de rupture séance tenante. Après... ben... nouvelle séance de larmes et pire de son côté. Elle regrettait et ne savait pas comment rattraper le coup. On a bien essayé de composer un autre message mais ça tenait en tellement de pages, qu’elle a décidé que c’était plus simple de passer chez lui.

Heuhhh, je me sentais hyper coupable, parce qu’à la base c’était mon idée. Mais qu’est-ce qui m’a pris? Est-ce que je cherchais à mettre des battons dans les roues de ma rivale? De me débarrasser d’elle?

Je l’ai accompagnée au bout du chemin... Clairement, on était pompette, on titubait comme de vrais pochetronnes!

Pascal n’était pas chez lui, il n’y avait pas de lumières à ses fenêtres. Du coup, on a commencé à s’inquiéter et à se demander ce qu’il pouvait bien fabriquer. Sans compter que je m’inquiétais de sa réaction quant il saura que c’était moi derrière le message de Caro!!! Je me demandais ce que j’allais faire pour éviter ça.

Le moral à ras les pâquerettes, on est retourné chez elle pour essayer de trouver les mots pour annuler le message qu’elle lui avait envoyé; Assez de tes hésitations, de ne pas savoir où on en est, alors voilà, c’est fini. Je ne veux plus être ta nana d’occas, ton bouche-trou, cette fois C'EST FINI.. Glups, pas top!

On avait à peine commencé à aligner quelques mots que Caro a reçu un message de Pascal; Compris. Noté.

Hahhh, elle a fondu en larmes et a essayé de l’appeler, sans savoir ce qu’elle allait lui dire, mais il n’a pas répondu. Alors elle lui a envoyé un message pour dire qu’elle ne pensait pas ce qu’elle disait dans le message, qu’elle ne voulait pas rompre, qu’elle voulait lui parler. Là-dessus, Pascal lui a renvoyé un message disant;

"Écoute, c’est peut-être mieux comme ça, ça avait le mérite de venir du cœur, qu’il n’y avait rien de plus à ajouter. Bisous

Aïe, Caro était au fond du gouffre, elle ne tarissait pas de larmes. Elle aurait très bien pu me regarder avec des yeux de haine, me renvoyer le fait que tout était de ma faute, et elle aurait eu raison. C’était la cata! Je n’avais pas de quoi être fière, après le coup avec Thomas, maintenant ça avec Caro!!! Ce que j’avais fait était atroce, en plus, je ne savais pas comment la consoler! Les effluves d’acool avaient disparu avec les larmes après les messages électriques de Pascal.

Caro a décidé d’aller l’attendre chez lui, et je ne pouvais pas l’abandonner puisque tout était de ma faute, alors je l’ai accompagnée. J'aurai dû me sentir satisfaite, contente d'avoir enfin pu la liquider, soulagée, mais je n'en ressentais aucun plaisir, au contraire, un gros dégoût de la voir souffrir. Ça me renvoyait à ma propre souffrance. Je me sentais aussi mal pour Pascal, il devait se sentir tout à coup très seul...

On a attendu des heures...

Je me suis planquée en entendant une voiture, mais ce n’était que Thomas. La prenant en pitié, il lui a dit de ne pas attendre là, qu’il ne savait pas quant Pascal rentrerait, que ce serait peut-être très tard. Il lui a proposé de monter prendre un café en haut un petit moment. Caro n’a pas accepté parce qu’elle savait que j’étais là.

Une fois Thomas rentré, je me suis glissée à côté d'elle, et l’attente a recommencé...

Après 1h, c’était approx. 23h, Thomas est redescendu lui apporter un café. Une fois encore, il lui a proposé de monter prendre un café, cette fois elle a accepté. Je lui avais dit que je l’attendrais en bas, je ne voulais pas que Thomas sache que j’étais là. 20mn plus tard, Caro redescendait. Elle ne voulait pas raté le retour de Pascal et Thomas allait se coucher.

On chuchotait pour se parler, mais la majorité du temps, on restait prostrée en silence. Je me demande ce qu’elle pensait? Est-ce qu’elle m’en voulait? Est-ce qu’elle pensait que j’étais la seule fautive? Que je lui avais fait faire une vacherie? J’aurai voulu lui demander, mais je n’osais pas. Thomas avait essayé de la décourager d'attendre Pascal, aussi de la décourager de le pourchasser comme elle le faisait. Je connaissais Caro, rien ne pouvait la faire cesser de lui courir après!

1h du matin, toujours pas de Pascal. Caro a essayé encore de l’appeler, mais il ne lui répondait toujours pas. Elle lui a laissé quelques messages, et dans le dernier, elle lui a dit qu’elle l’attendait chez lui. Là-dessus, Pascal lui a juste répondu qu’elle devrait sans aller, il ne rentrait pas.

Paniquée, elle l’a bombardé de messages et de tentatives d’appels, elle était complètement hystérique, mais il ne répondait toujours pas. Après 1h supplémentaire d’attente, toutes les 2 dépitées, on est retourné chez elle.

Glups, j’aurai pu proposé d’expliquer les choses à Pascal, mais je suis lâche, je suis restée en arrière. Caro m’a d’ailleurs demandé d’envoyer un message à Pascal et lui expliquer qu’on avait un peu bu, mais je n’osais pas. Je lui ai dis que je préférais lui expliquer en face. Lamentable. J’étais d’une lâcheté honteuse.

J’ai décidé de passer la nuit chez elle. Je ne voulais pas la laisser seule après ce que j’avais causé comme dégâts.

Pour finir, après avoir essayé de retrouver un peu de courage, j’ai tenté d’expliquer à Pascal par sms, que ce n’était pas de sa faute, que ce message avait été composé pour une copine, (je n’arrivais toujours pas à endosser mes responsabilités), que c’était par erreur qu’elle le lui avait envoyé. Que j’étais là quant c’est arrivé, qu’elle ne s’était rendu compte de l’erreur qu’en recevant son message. Qu’il ne devait pas là blâmer pour ça. Mais rien, pas de réponses de la part de Pascal... Le néant. Caro a essayé encore une fois de l’appeler, mais ça passait direct sur sa boîte vocale, donc il avait éteint son natel.

Caroline a passé la nuit à pleurer et moi à tenter de la consoler... J’étais vraiment la seule fautive dans l’histoire!

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257/11 - CATASTROPHE! - Mer, 14 sept 2011

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256/11 - Et encore du dog-sitting!

Publié le par JaneDo

Et hop, encore du dog-sitting! (256/11)
Mardi, 13 sept 2011

Encore du dog-sitting pour moi! Ciel, il y a des moments comme ça où ma famille me sort par les oreilles! J’en ai ras le cul d’être toujours le centre de soutien, toutes les corvées finissent toujours sur mon assiette. Je me suis mise à rêver encore plus fort de Saint-Domingue!

Ce serait chouette de partir avec quelqu’un, de partager la maison avec cette personne, question de ne pas être complètement seul, mais en même temps, que ce soit quelqu’un d’indépendant, que l’on ait pas à compter l’un sur l’autre autrement que comme compagnie.

Je rêve de pouvoir faire ce que je veux, de vivre ma vie sans aucune contrainte, et il faudrait que cette personne ait les mêmes envies, les mêmes envies.

Donc cette semaine, je me retrouve avec la petite boxer. Je dis petite, mais elle a 2ans maintenant. Elle est adorable, obéissante. Le seul inconvénient avec les boxers, c’est la bave! Mais quant on aime, on supporte.

On a été faire de longues superbes balades, jouer au ballon dans l’appart, et je l’ai laissé dormir dans ma chambre. Shanna dort au pied de mon lit, mais entre la porte et le lit, question d’être sûr que je ne l’abandonne pas. Elle est vraiment trop mignonne, et twist en marchant, hihihi.

J’ai évité les coups de fils de Pascal aujourd’hui, mais j’ai répondu à ses 2 messages. Ce n’était que de petits coucous pour savoir comment j’allais et avoir des nouvelles sans plus. Par contre, j’ai eu Thomas en ligne. Après coup, j’ai pensé que je n’aurai pas dû prendre son appel, si Pascal l’apprenait, il n’apprécierait pas la différence de traitement. Mais bof, pas envie de trop réfléchir.

Si je n’ai pas répondu à Pascal, c’était seulement parce que je ne voulais pas trop créer une atmosphère trop amicale. Je ne voulais pas seulement de son amitié, je voulais lui manquer en tant que femme, pas en tant que pote!!!

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256/11 - Et dog-sitting encore! - Mardi, 13 sept 2011

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255/11 - Après l'orage, un peu de soleil

Publié le par JaneDo

Après l’orage, un peu de soleil - (255/11)
Lundi, 12 sept 2011

Pascal était sorti! Jeez, j’étais persuadée qu’il ne sortirait pas, qu’il resterait sagement chez lui. Ca me rendait dingue qu’il soit sorti.

C’est assez difficile pour moi en fait de passer inaperçue, je suis  métisse et je crois que je suis assez visible où que j’aille, et je connais une foule de gens presque partout où je vais... Pfff, je ne pouvais pas suivre Pascal dans un bar ou une discothèque sans me faire immédiatement repérée! Alors bon, si Caro tenait à le suivre, ça faisait mon affaire!

En amie, j’ai conseillé à Caro de rester discrète, hors de vie, mais je savais qu’elle n’en ferait rien. Elle n’avait pas voulu prendre sa voiture pour s’assurer de rentrer avec lui, alors je l’ai déposée et lui ait dit que j’attendrais un moment avant de rentrer.

A peu près 30mn plus tard, je les ai vu sortir. Pascal la tenait par le bras, et même si je n’entendais rien, il n’avait pas l’air de lui conter fleurette. Il a ensuite tourné les talons pour retourner dans la boîte, la laissant plantée dehors. Elle pleurait. J’ai donc été la récupérer. Elle ne voulait pas partir, hésitant pourtant à retourner à l’intérieur. J’ai insisté que ce n’était pas une chose à faire, elle risquait de l’énerver encore plus, qu’elle ferait mieux de rentrer. Elle n’arrivait pas à se résoudre à le faire.

Caro m’a raconté qu’elle avait essayé de ne pas se faire voir, mais, Pascal était entouré de filles que ses copains semblaient lui coller dessus. Et une en particulière avait l’air de se faire une place, alors elle a craqué. Elle pleurait à cause de la manière que Pascal l’avait giclée hors de la boîte, à cause de la manière qu’il lui avait parlé. Il lui avait dit d’arrêter de le suivre comme ça, qu’il n’avait pas besoin d’une 2ème femme, qu’il en avait déjà une, qu’il était en couple, et pas avec elle. Il n’avait pas été très sympa, ça lui faisait mal, elle avait mal au coeur, elle n’avait jamais rien fait pour qu’il la traîte comme ça. Caro était désespérée, j’avais l’impression de me voir.

Insistante, je l’ai ramenée chez elle. Je voulais rentrer aussi chez moi, parce que je crois bien que quelque part, j’espérais qu’il passe vers moi, mais je me sentais obligée de rester avec elle, je ne pouvais pas l’abandonner. Alors je suis restée, j’ai essayé de la consoler, de lui parler, de lui remonter le moral.

Rhahhh, heureusement que je l’ai fait... sinon je n’aurai pas su que Pascal a couru la consoler! Et moi alors? Oui, et moi alors? Pourquoi m’abandonnait-il à mon chagrin pour courir la consoler elle?

On avait baissé les stores et tiré les rideaux, alors quant on a entendu une voiture, on a vite été voir. Mais oh, on connaissait le bruit de la voiture à Pascal, c’était juste une vérification supplémentaire. Paniquées, on se comprenait sans avoir besoin de se consulter en long et en large, je me suis cachée dans la chambre à Alexia.

Pascal s’était senti coupable de lui avoir parlé comme il l’avait fait, il s’était senti mal de l’avoir traîtée comme il l’avait fait, elle ne le méritait pas. Il s’est excusé. Toujours en larmes, soulagée, Caro s’est jetée dans ses bras. Les flammes de la jalousie m’ont brûlée de la tête aux pieds. Comment est-ce qu’elle réussissait à faire ça? Elle devait faire quelque chose qui marchait drôlement bien avec lui pour qu’il se sente coupable et retourne vers elle? Pourquoi je n’arrivais pas à en faire autant?

Si j’avais pu, je me serais tirée, mais il n’y avait pas moyen. J’ai été obligée de rester là, cachée dans la chambre à Alexia à redouter le pire. Je ne voulais pas être témoin de la séance qui allait suivre, je voulais garder l’illusion qu’il ne se passerait rien. J’entendais les pleurs étouffés de Caro et les bisous-bisous, c’était tuant. Après un temps infernal qui m’a paru durer une éternité, Pascal lui a dit qu’il rentrait.

J’ai cru que j’avais mal entendu... Il rentrait? Pas de séance de jambes en l’air? Ahhh, tant mieux pour moi, pour mon état mental!!!

Caroline a insisté pour qu’il reste, il ne voulait pas. Il lui a dit qu’il ne se sentait pas d’attaque et pas d’humeur, il préférait être seul, comme il l’avait voulu en début de soirée. Il disait être sorti que pour se débarrasser de nous en fait. Pascal lui en avait voulu d’être intervenue entre nous (lui et moi), qu’il lui avait pourtant bien dit qu’il ne voulait pas qu’elle débarque chez lui comme ça, qu’il ne voulait pas que je la trouve là si je passais, et elle avait tout fait pour que je sache qu’elle était là, ça l’avait énervé. Elle l’a donc laissé rentrer.

A la bonheur, donc il n’avait pas voulu que je sache que Caro était chez lui, il lui avait demandé de partir...

Je voulais en faire autant, j’avais le coeur dans les baskets et j’étais jalouse aussi qu’il soit allé vers elle, qu’il m’avait carrément abandonnée à mon chagrin et je voulais rentrer lécher mes plaies dans mon coin. Alors, elle avait beau insisté pour que je reste, je ne voulais pas. J’ai fini par lui dire que j’étais envieuse qu’il m’ait zappé pour aller vers elle et que je ne serais pas de bonne compagnie, j’avais besoin d’être seule aussi.

Oh la la, j’avais un énorme bloc dans la poitrine, dur de respirer. Arrivée chez moi, je me suis jetée sur mon lit, un coussin sur la tête pour pleurer de tout mon saoul. J’avais vraiment mal au coeur. Pascal m’avait laissée seule toutes ces semaines, il n’était pas venu me consoler, et là, il suffisait que Caro verse une mini larme et hop, il lâchait tout pour courir vers elle. J’étais aussi très en colère, je lui en voulais à mort.

Et va chier s’il a envi d’être seul, j’ai sauté dans ma voiture pour foncer chez lui. Y pas de raison que je les laisse faire leur petite sauce en me laissant de côté...

Mince, je sais, c’est lamentable... Je voulais faire la grande dame et paf, je flanche à la 1ère occas... lamentable!

Pascal s’était déjà couché, et mon insistance à sa porte l’avait réveillé. Il était à torse nu en bas de training. Etonné, il a attendu que je dise quelque chose, mais je n’avais pas pensé à ça, je m’étais laissée emportée et j’étais juste là sans savoir quoi lui dire. Il devait bien se douter que ce n’était pas facile pour moi d’être là! Je l’avais déjà surpris avec Caro plus tôt et je revenais encore à la charge!!!

Pascal m’a laissé entrer. Comme je restais silencieuse, il m’a dit que je pouvais dormir là si je voulais, qu’il était déjà au lit. Il est retourné se coucher. Je ne me suis pas faite priée. Je me suis déshabillée et je me suis glissée à côté de lui. Puis, je me suis collée à lui en passant mon bras autour de sa taille. Il restait inerte, mais je savais qu’il ne dormait pas. Glups, ça aurait été le comble s’il se serait endormi!!! Après un petit moment, il s’est retourné vers moi et on a commencé à s’embrasser, puis il m’a repoussée.

  • Fouuuuh, je peux pas... Désolé, je peux pas...

Le bras lui barrant les yeux, Pascal restait étendu sur le dos, la couverture remontée sur son nombril. Je voyais pourtant qu’il en avait envi, alors pourquoi? interdite, je suis restée tétanisée à ne pas savoir si je devais me coller à lui ou pas, s’il me repousserait encore. Puis, il m’a tirée contre lui et éteint. Il me tenait dans ses bras, mais il n’a fait aucune tentative pour aller plus loin. J’avais compris qu’il n’en avait pas envi.

Au moins, je pouvais dormir avec lui, la tête collée à sa peau. Bercée par le plaisir de sentir la chaleur de sa peau contre ma joue, d’entendre le battement de son coeur, je me suis endormie comme ça.

Le matin, de petits bisous dans le cou m’ont réveillé. Pascal semblait plus détendu. En tous cas, il devait l’être pour me faire des bisous. J’ai dû rompre le charme pour aller me laver les dents en me glissant dans un de ses t-shirt qui traînait à côté du lit. Je ne suis pas encore adepte des bisous puants, et lui s’était lavé les dents déjà. Je suis revenue me glisser dans ses bras. On est resté un long moment silencieux, puis il a décidé de se lever pour nous préparer du café.

J’avais vraiment couper le charme, parce qu’à mon retour de la salle de bains, c’en était fini des bisous, il m’a seulement garder dans ses bras en regardant le plafond. Est-ce qu’il pensait à Thomas là-haut et à cette horrible fois? Surement.

Avant que les choses ne se compliquent et que je ressente son envi de me voir disparaître, ça m’aurait scier le moral, alors j’ai décidé de prendre les devants.

J’ai avalé un café d’une traite, lui ai fait un bisou dans le cou et j’ai filé.

Hihihi, il ne s’y attendait pas d’après son expression. Je ne lui ai pas laissé le temps de réagir. Le regard interrogateur, les sourcils froncés, il m’a regardé partir, sa tasse de café encore à la main. J’ai hyper bien fait, parce qu’1mn plus tard, il m’appelait sur mon natel et m’a demandé de rester. Je lui ai promis de repasser plus tard, ou plutôt en début de soirée. Je lui ai dit que j’avais la chienne à sortir, je l’avais abandonnée toute la nuit, et mon neveu devait rentrer dans la journée pour récupérer son chien, donc je reviendrais après.

Je voulais aussi lui laisser le temps de me manquer, assez pour essayer d’oublier ce qui s’était passé avec Thomas et recommencer à zéro, à petits pas.

Le soir, Pascal m’a emmenée dîner dehors, on a enfin discuté calmement, sans parler de tous nos problèmes. Il était charmant et amusant, et la soirée s’est super bien déroulée. En retournant à la voiture, il m’a prise par la main. C’est lui qui en a eu l’initiative, je faisais très attention de ne rien précipiter. Comme à un 1er rendez-vous, chez lui, il a demandé si je voulais rester en jouant avec mes doigts.

Perso, j’ai hésité à accepter, parce que je savais que c’était peut-être un peu tôt, et une fois de plus, au moment crucial, il allait repenser à moi et Thomas, alors gentiment, en montrant bien que j’en avais envie, j’ai préféré refuser. Je l’ai laissé m’embrasser pour essayer de me faire changer d’avis, mais dans ma tête, c’était décidé, je ne devais pas rester. Autant lui manquer après une bonne soirée pour qu’il ait envi de me revoir, pour qu’il cherche à recommencer.

Soulagée, je suis rentrée et je me suis noyée dans la peinture pour ne pas trop penser à lui, pour me retenir de courir chez lui. Il était clair que Caroline avait sûrement dû faire iruption quelque part, mais je ne voulais rien savoir.

Je savais pertinamment qu’elle n’allait pas rester dans sa boîte jusqu’à ce qu’il la sonne. Ils s’étaient peut-être vu dimance après-midi? Le soir après mon départ, peut-être? Elle avait peut-être dormi chez lui, ou lui chez elle? Baf, je préférais être une l’autruche pour le coup.

Pascal a passé la soirée à m’envoyer des messages pour dire que je lui manquais, qu’il avait passé une bonne soirée, que ça lui avait fait plaisir de me voir. J’ai répondu à tous ses messages, puis on a parlé au téléphone.

In the back of my head... Je ne sais pas comment traduire ça, mais le plus rapprochant c’est, quelque part au fond de ma tête... Je me rappelais qu’il n’avait pas voulu que Caroline vienne chez lui, il n’avait pas voulu que je la surprenne chez lui, je l’aimais pour ça. Ce qui me faisait aussi espérer qu’il n’irait pas vers elle après la soirée qu’on avait passé ensemble.

Lundi, j’ai bossé et le soir j’ai été manger chez ma soeur comme d’hab.

Comme de petits amoureux, avec Pascal, on s’était parlé au téléphone. Il avait l’air d’aller mieux, de recommencer à être celui que je connaissais. Il a voulu encore m’inviter à dîner dehors, mais j’avais mon dîner en famille, alors ça jouait pas. Tard, en rentrant de chez ma frangine, cette fois, j’ai pris les devants, je l’ai appelé et on a discuté longtemps au téléphone jusqu’au moment de se coucher.

Ciel, je me sentais revivre!

* * * * * * * * *
255/11 - Après l’orage, un peu de soleil - Lundi, 12 sept 2011

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254/11 - Ni l'une, ni l'autre?

Publié le par JaneDo

254/11 - Ni l’une, ni l’autre!!!
Dimanche, 11 sept 2011

Pascal s’est alors réveillé, il m’a couru après et empêchée de prendre la fuite. Je ne pleurais pas encore, ouf, j’avais repris un profond soufle pour ne pas craquer ici devant les 2.

Il m’a demandé de rester, j’ai refusé. En parlant à voix basse, je lui ai dis que ce soir, j’avais envie de le voir lui et aucune envie d’un ménage à trois. Je l’ai senti tiquer, alors je lui ai fais remarqué que finalement, il devait comprendre que je me console ailleurs, il était toujours trop occupé. C’était une façon de lui dire qu’il y avait toujours une autre femme entre nous et aussi Caro. Il l’a très bien compris. Pascal a attrapé mon bras, il refusait de me laisser partir.

Je ne voulais pas passer la soirée en pote à discuter, ça me ferait chier.

Caroline qui s’était approchée entre temps, m’a demandé pourquoi je partais et j’ai senti la moutarde me monter au nez.

  • Jane reste... J’espère que tu ne pars pas à cause de moi, là, je ne comprendrais pas! Est-ce que c’est ça? Tu me fais la tête ou quelque chose?
  • Caro, reste en dehors de ça!

Jeeez, il fallait que je lui réponde, merde, j’en avais aucune envie.

  • Non du tout, je... Je voulais juste voir Pascal, mais comme il est occupé, ben...
  • Ce n’est que moi, tu peux rester quand m...
  • Caro! Ne te mêle pas... Est-ce que tu pourrais nous laisser stp?
  • Mais...
  • STP...

Pascal avait dû sentir mon mouvement de recul. Tout à coup, je me suis sentie mal à l’aise vis-à-vis de Caro. C’était vrai que je partais parce que ça m’énervait qu’elle soit là, mais d’entendre Pascal la renvoyer chez elle, ça me faisait mal au coeur aussi. Franchement, j’aurai dû me foutre un coup de poing de me sentir mal pour ça.

Je me suis bêtement radoucie, et je me suis confondue en explications débiles, puis j’ai accepté de rester. Arf, je savais que ça allait être un peu lourd de la supporter toute la soirée, de ne pas pouvoir rester un moment seule avec Pascal. Mais je n’avais pas le choix, si je partais, Caro penserait que c’était à cause de sa présence, et elle ne me soutiendra plus.

On est donc retourné chez Pascal. On s’est installé à même le sol autour de la table du salon, et Pascal a tiré les rideaux.

Caroline a commencé à blablater à fond, elle disait qu’elle était contente que j’ai décidé de rester, qu’elle avait bien cru que je lui en voulais d’être là, que même Pascal lui avait demandé de partir parce que si jamais je débarquais, il ne voulait pas que je la trouve chez lui, alors là-dessus j’arrive et dès que je la vois, me voilà qui me casse. Bref, elle arrêtait plus.

Moi, je ne savais pas quoi dire et je restais silencieuse. Puis comme elle s’est mise à me poser des questions pour savoir pourquoi j’avais réagis comme je l’avais fais, j’ai dû trouver quelque chose à répondre. Alors, j’ai dit qu’elle savait qu’on avait des trucs à régler avec Pascal, et quant je l’ai vu ben, j’ai su que c’était pas ce soir qu’on pourrait se parler.

C’est drôle mais Pascal ne disait pas grand chose non plus, il semblait plonger dans ses pensées. Il nous écoutait seulement d’une oreille.

C’était tard, mais tout à coup, Pascal a dit qu’il allait rejoindre les copains. Glups, toutes les 2 on s’est tourné pour le regarder, bouche bée. Il a dû voir à nos expressions qu’on ne comprenait pas ce soudain changement. Il a donc expliqué qu’effectivement, lui et moi avions quelques problèmes, qu’il faudrait qu’on puisse les régler, en attendant, il ne savait pas très bien où il en était, en attendant, il préférait ne voir ni l’une, ni l’autre.

Aoutch, c’était comme une baffe!

Pascal a expliqué qu’il ressentait trop de pressions, que tout était trop compliqué, qu’il se sentait étouffer. Aïe, ça c’était pire que s’il avait dit avoir besoin de temps seul. On le faisait étouffer? On lui mettait de la pression? Pourquoi il n’a pas dit avoir besoin d’un peu d’espace, mais qu’il se sentait étouffer? On a vite compris qu’il voulait qu’on s’en aille. Caro a eu les larmes aux yeux, moi j’étais trop surprise pour réagir. Il m’avait pourtant demandé de rester, puis maintenant, il nous fichait à la porte???

Caroline a demandé si elle pouvait aller avec lui et il a refusé. Glups.

Dehors, alors que lui avait été se changer pour sortir, Caro m’a proposé d’aller chez elle, mais j’ai préféré rentrer. On était toutes les 2 assez déçue. Caroline a donc décidé de le suivre. Elle voulait quand même sortir et le retrouverait. Je lui ai dit qu’il n’avait pas eu l’air dans son assiette, que je pensais que ce n’était pas une idée, ce soir, de lui coller aux fesses. Mais comme d’hab, Caro n’entendait rien et voulait n’en faire qu’à sa tête.

A la tête de Pascal, je pensais sérieusement qu’elle avait tord de le suivre ce soir...

* * * * * * * * *
254/11 - Ni l’une, ni l’autre!!! - Dimanche, 11 sept 2011

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253/11 - Je fais connerie sur connerie!

Publié le par JaneDo

253/11 - Je fais connerie sur connerie
Samedi, 10 sept 2011

10h du matin, j’ai enfin raccompagné Dol chez elle. Elle voulait que je prenne encore un café, mais que néni, j’étais naze de n’avoir pas fermé l’oeil de la nuit. Dès mon retour à la maison, après avoir balader Dobby un petit coup, j’ai pris une douche et je me suis couchée. Je ne pensais pas pouvoir dormir aussi facilement, je croyais que ma tête allait se mettre à s’interroger à propos de ce qui c’était passé avec Pascal, mais niet. Ronflette immédiate. Mais ma journée était fichue, il était clair que j’allais dormir pendant la meilleure partie de la journée pour me réveiller abattue en toute fin de journée.

Et mince, j’avais encore le gâteau pour l’anniversaire à Marco... Je me suis réveillée en sursaut après à peine 1h à cette pensée. Rien d’autre à faire que de faire le gâteau. Après, je pourrais enfin dormir, ce que j’ai fait jusqu’aux env. de 18h, heure à laquelle j’aurai dû être à Morges chez Gillou pour l’anniversaire de mon neveu!

Une rapide douche pour réveiller mes méninges, enfilé ce qui traînait sous la main et hop. Muni du gâteau, mon sac dans une main, de l’autre les boissons, la bouffe pour la chienne, je me suis mise en route. Le gâteau a failli passé parterre plus d’une fois, et je roulais à 30/40 à l’heure. J’ai mis plus de 45mn pour faire une route qui, normalement, m’aurait pris max 15mn!

David n’était pas à la fête et j’ai remarqué qu’ils avaient oublié d’inviter Pochon! La soirée était sympa, le gâteau a fait hyper plaisir à Marco, et comme il déménage la semaine prochaine, je lui ai offert Fs.300.- comme cadeau pour qu’il puisse acheter ce qui lui manquerait dans son nouvel appart.

Pendant tout le temps que je préparais le gâteau, je m’étais dis que c’était une chance d’avoir un truc ce soir, sinon j’aurai été courir après Pascal. En même temps, entre café et clopes, je me demandais s’il pensait à moi autant que moi je pensais à lui? Sûrement pas, les hommes ne sont pas comme nous, dès qu’ils ont quelque chose à faire, ça les distrait et ils ne pensent à rien d’autre. Dans ma tête, j’avais aussi évalué le timing de la soirée incluant la possibilité de courir chez Pascal après la fête chez Gillou et Pascale. En plus, chaque fois que je devais prononcer le nom de Pascale, ça me renvoyait direct à mon Pascal. Jeez, c’était peut-être un signe?

MDR, on cherche toujours bêtement des signes qui nous arrangent!!!

22h30, je suis partie de la fête et bien sûr, j’ai fait un tour du côté de chez Pascal. Il y avait une petite pré-soirée à l’étage, chez Thomas. J’aurai très bien pu les rejoindre, mais j’avais eu de la chance de, non seulement le voir mais aussi de lui parler hier soir, je ne voulais pas pousser. Pourtant, oui... j’avais envie de le voir... J’espèrais qu’il ne sortirait pas avec le groupe, alors je pousserais la connerie à aller sonner chez lui. L’idée de passer encore tout un week-end sans lui me rendait dingue.

Il y avait de la lumière tamisée chez Pascal, mais je ne voyais pas de mouvement, puis j’ai vu sa silhouette se faufiler sur le balcon en compagnie de Paul. J’aurai voulu être plus près de la maison pour entendre ce qu’ils disaient là-haut. Il y avait une nana avec eux, et même à plus de 20m, je pouvais voir qu’elle faisait du rentre dedans à Pascal.

De la voir s’appuyer de tout son long sur lui me donnait des boutons. La garce lui a passé la main dans les cheveux, mais où était donc Caroline? Ha! enfin la voilà! Elle ne faisait rien? La miss qui s’était couché contre le corps de mon homme n’en avait rien à foutre de la présence de Caro. 1mn plus tard, j’ai eu l’impression que Pascal l’avait repoussée pour entrer, mais non, il est resté à l’extérieur avec cette nana et tous les autres sont entrés. Je bouillonnais. Pourquoi avait-il besoin de rester en arrière avec cette pouffe? Qu’est-ce qu’il pouvait bien avoir à lui dire?

Ça m’a donné envie d’aller faire irruption dans la fête! Mais bon, qu’est-ce que ça aurait changé?

Enfin il a fait mine de rentrer, mais cette minette était accrochée à son bras et j’ai été ravie de le voir lui enlever les mains et se détacher d’elle. A l’intérieur, j’ai pu suivre un moment son ombre se déplacer, parler avec ceux-ci, celle-là, avec Caro, etc. Ça faisait plus d’1h que j’étais là, heureusement qu’il faisait bon, mais j’étais impatiente que ça bouge pour savoir s’il allait rester chez lui ou sortir. Je saurai ensuite ce que je ferais...

Vers minuit, leurs potes ont commencés à partir par petits groupes, puis dans les derniers, Pascal, Thomas, Julien, Caroline, une fille que je ne crois pas connaître... Hihihi, Pascal est resté chez lui. Ah, alors là, je l’aime!

Caroline est bien sûr restée en arrière pour être avec Pascal. Ils ont discuté un moment au bas des escaliers, puis sur sa terrasse. J’ai remarqué qu’il ne l’invitait pas à entrer. Heureuse à mort, j’ai vu Caroline prendre le chemin de chez elle. Le petit baiser qu’ils se sont donné m’a fait plongé dans les affres de douleurs, et j’avais pensé qu’elle resterait, alors de la voir partir, c’était le bonheur. Elle se retournait sans arrêt pour regarder dans la direction de son appart. La 1ère fois, il lui a fait un signe de la main, puis il est rentré chez lui.

Caroline s’est arrêté à mis chemin en se rongeant les ongles. Je me demande si j’aurai dû sortir de ma cachette pour lui faire signe? J’avais déjà regardé autour de moi pour voir où me faufiler au cas où elle décidait de rester là pour l’observer aussi. Mais non, elle a fait demi-tour pour retourner chez Pascal. Alors là! Elle foutait en l’air mes plans, parce que j’attendais qu’elle vide les lieux pour aller moi aussi chez lui!!!

Pascal lui a ouvert et après une petite minute de discussion, il l’a laissé entrer. Afff, je voyais rouge! Je me suis dit qu’il allait sûrement lui demander de rentrer chez elle, alors j’ai attendu. Je n’osais pas m’approcher plus de la maison. Zut. Moi aussi je voulais le voir, il n’y avait pas de raisons que Caroline soit la seule à profiter de sa présence. Mais, est-ce qu’il allait me renvoyer? Oups, une petite frayeur au ventre, j’ai décidé d’aller chercher ma voiture et de faire comme si je débarquais. J’espère qu’elle sera partie entre-temps, et s’il me fichait dehors, sachant que Caro était elle, la bienvenue.

J’ai donc sonné. Après une petite minute, Pascal est venu ouvrir. Afff, j’ai tout de suite deviné que Caro était toujours là, Pascal avait les joues en feu et c’était flagrant qu’il était embarrassé. J’ai aussi noté qu’il n’avait pas ouvert en grand, mais était resté quelques secondes à bloquer l’entrée. Puis, il s’est penché pour me faire la bise. Ça, ça m’a brulé parce que je l’avais vu embrasser Caro quelques minutes avant.

On s’est retrouvé con ne sachant pas quoi dire. Pascal a proposé qu’on aille faire un tour. Pas question, je devinais que Caro était là et qu’il ne voulait pas me faire entrer, alors j’ai dit que je préférais qu’on reste là.

Avant que j’ai pu lui demander si je pouvais entrer, Caro l’a appelé et est venue à la porte, comme si elle découvrait seulement ma présence. Elle se cachait où, hein?

J’ai fait la surprise, avec un sourire jaune, les yeux plantés dans ceux de Pascal, j’ai fait la bise à Caro. J’avais une grosse boule à l’estomac. Merde, je ne sais pas pourquoi, mais j’étais à 2 doigts de pleurer. Comme il ne semblait pas savoir quoi dire, je me suis excusée de les déranger, en faisant semblant de sourire et j’ai tourné les talons.

J'avais trop mal au cœur, j'étais désespérée. Je ne savais pas comment réagir, et pourtant, je me sentais courageuse quant je suis allée chez Pascal, je savais que Caro était là, alors pourquoi je réagissais si mal. Afff, ça me faisait bouillir de le voir me boucher le passage, de savoir qu'elle était là, je me demande combien de fois ils se sont vus sans que je le sache. Je me sentais hors course, petite, mal et je n'ai pas pu rester. Pourtant, j'étais sûre que j'allais être forte, attendre de voir Caro partir, ou que Pascal la jetterait, je ne sais pas.

Je me sentais salement pas bien!

* * * * * * * * *
253/11 - Je fais connerie sur connerie - Samedi, 10 sept 2011

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252/11 - Il voulait enfin me parler... (2)

Publié le par JaneDo

252/11 - Il voulait me parler... enfin! (2)
Vendredi, 9 sept 2011

Pascal avait cherché à me voir, allant jusqu’à demander à Thomas de l’appeler s’il me croisait, lui qui ne voulait pas sortir, ça me touchait. Je me suis rappelée qu’hier soir, il n’avait pas voulu que Caroline lui colle aux pattes, et ce soir, il était venu seul, sans elle. Même si je n’étais pas sensée être au courant, ça cassait quand même ma résolution de prendre la fuite sans regarder derrière.

Et sa manière de me proposer d’aller prendre un verre ailleurs, me faisait penser qu’il était convaincu que j’accepterai. Par esprit de contradiction, j’aurai bien voulu dire non, juste pour voir la tête qu’il ferait. Ça m’a aussi ramené quelques années en arrière, quant avec cette même tête, il me proposait la même chose, dur donc de refuser. J’ai quand même refusé d’aller ailleurs, prétextant que je n’avais pas l’intention de faire tard.

J’étais persuadée qu’il voulait discuter de nos histoires, très surprise, le début de la discussion n’était que pour savoir comment j’allais. Pascal a tout de suite remarqué que j’étais sur la défensive et que je m’attendais à autre chose. Il m’a expliqué qu’il voulait qu’on soit juste que les 2, pas avec toute cette foule autour, le bruit de la musique, et aussi éviter qu’on soit happé par les amis ou interrompu.

  • A moins que ça t’embête de te retrouver seule avec moi?
  • Tu l’apprendra surement, alors autant te dire que j’étais venue avec Layne, et Thomas m’a dit que tu voulais me voir et de virer Layne.
  • Je vois...

Glups, voilà, c’était fait. Au moins il ne l’apprendrait pas par quelqu’un d’autre. Ses yeux verts que j’adore, calmement, ont commencé à scruter mon visage, avec juste une petite moue de la bouche. Je pense qu’il cherchait à savoir ce qui se cachait derrière ses quelques mots. Me rappelant la promesse faite à Layne, mes oreilles ont commencé à virer au rouge vif.

Il ne s’est pas attardé sur le sujet, il voulait juste savoir comment j’allais, bref, discuter quoi. J’aurai dû y penser sur le moment; il cherchait peut-être à savoir comment il se sentirait avec moi... Toujours furax ou pas? S’il m’en voulait encore ou non, mais ça m’a échappé sur le moment. Ou peut-être que je me creuse trop les méninges!!!

Je me suis donc calmée. Après mes ridicules break down, je voulais donner une image de calme et de contrôle et surtout calmer les battements effrontés de mon appareil cardiaque. Je me suis assise à côté de lui sur le muret. Mince, j’avais envie de le toucher, de caresser sa joue, de sentir la chaleur de sa peau, ne serait-ce qu’en frottant ma joue contre la sienne.

  • Ça va... et ça me fait plaisir de te voir, plaisir d’être seule avec toi... pas peur du tout. Et toi? Ça va?

Il a souri. Afff, cette petite fossette qui se creuse sur sa joue méritait un bisou, dommage de ne pas pouvoir le faire. L’envie de le toucher était trop forte, je me suis collé contre son bras. Il n’a pas bougé, pas de geste de recul ou de surprise, rien, comme si c’était normal.

Sa réponse a mis long à venir. Il a fini par dire qu’il ne savait pas très bien quoi répondre, il ne savait pas s’il allait bien ou pas. Je suis restée silencieuse, à l’écoute. Il fallait lui laisser le temps de rassembler ses pensées, les transformer en mots. Lui comme moi, nous n’avons jamais su très bien vocaliser nos impressions, nos pensées, nos doutes, alors on préférait garder le silence. C’était difficile pour moi, alors je pouvais imaginer pour lui.

Comme je m’en étais doutée, Pascal nageait en plein marasme, il ne savait pas s’il ne devait pas profiter de son malaise actuel pour remettre un peu d’ordre dans sa vie, peut-être essayer de faire en sorte que les choses marchent mieux entre lui et sa femme. Dans ma tête, je me hurlais de ne pas lui demander si on était toujours ensemble ou pas; ne demande pas ça, ne dit rien, ta gueule, ferme la, tais-toi, tais-toi, tais-toi. Je me mordais la langue pour ne pas faire cette bêtise.

Je savais très bien ce qu’il voulait dire par mettre de l’ordre; me larguer! Et Caro alors? Non, non, non, ne demande pas!

  • C’était quoi ce message hier?

Ça y est, nous y voilà... Le hic c’est que je n’avais pas préparé de réponses!

  • Hier?

Clair! Je cherchais à gagner du temps, mais ma tête refusait de m’aider à trouver une bonne réponse à sa question. Stupide tête, jamais là quant il faut, pfff.

  • Tout le monde te manque sauf moi? Ça venait d’où ça?
  • Ha! Ça! Ben c’était hier... Trop tard.

Pascal a rigolé. Il a dit qu’il s’attendait un peu à cette réponse. Je lui ai fait remarqué que s’il s’attendait à une réponse, il aurait cherché à m’appeler, mais ça n’avait pas été le cas, et sans vergogne, je lui ai dit que son manque de réaction m’avait rendu furax.

  • T’inquiète, j’ai fait les questions-réponses avec ton alter égo dans ma tête, conclusion, tu en avais rien à foutre.

J’avais été à 2 doigts de lui dire que si ça venait de Caro ou Jess, il aurait réagi du tac au tac. Heureusement, j’ai réussi à contrôler mes nerfs et je l’ai bouclé.

  • Je t’interdis de dire ça! Je ne savais juste pas quoi dire, c’est tout. Tu sais bien que ce n’est pas toujours facile avec la personne qui compte le plus. Si j’avais appelé pour dire que c’était faux, que tu me manquais, tu aurais pensé que je n’étais plus fâché, ce qui n’était pas le cas. Alors, j’ai préféré ne rien dire.

Comment est-ce qu’il avait réussi à m’entraîner à parler du message dont je ne voulais pas parler, hein? Pfff, nul, je m’étais faite avoir, alors changement de fusil d’épaule.

  • C’est pour ça que tu voulais me voir?

Hum! Finalement, je ne regrettais pas d’avoir envoyé ce message à la con puisque que ça l’a fait sortir de son trou.

  • Non... J’avais envi de te voir, mais... enfin tu sais très bien... Tu allais te sentir frustrée, moi aussi... Je veux... enfin, je peux pas et finalement à quoi ça sert! T’appeler? Pour dire quoi? J’avais envi d’entendre ta voix, mais du coup, je suis furax dès que je t’entends? Alors, bof, j’ai rien fait et en même temps ça me bouffe. Je me dis que je suis quelque peu coincé. Pour imager ce que je ressens; j’ai envi de te voir, mais j’ai aussi envi de t’étrangler, si tu vois ce que je veux dire.

J’ai regardé mes pieds, je n’avais rien à répondre à ça, à part que moi aussi, j’avais souvent eu envie de l’étrangler aussi, pour imager ce que je ressens souvent. Et je n’avais pas envie de parler de ça non plus. Bref, je n’avais envie de parler de rien, juste laisser les choses se remettre ne place comme c’était avant.

  • Je préfère ne pas en parler!

Ok, c’était nul. On ne pouvait pas avancer si, chaque fois qu’on pouvait régler les petits soucis, je prenais la fuite ou ne voulait pas aborder le sujet. Glups, si je continue comme ça, je n’aurai pas à me plaindre s’il préfére parler avec Caro, parce qu’avec moi, il ne peut pas discuter.

  • Sorry... Je ne voulais pas en parler, parce que j’aurai beau m’excuser dans tous les sens, ça ne changerait rien à ce que tu penses et ça n’effacera rien. Et moi aussi j’ai eu envie de t’étrangler, et je suis plutôt furax aussi, et j’ai aussi envie de me venger, parce qu’enfin, il ne s’était rien passé avec Thomas, et pourtant tu as couru chez Caro, et il ne me faut pas beaucoup d’effort pour imaginer la suite... Rien que d’en parler, j’ai la moutarde qui monte. Je t’en veux, tu n’as pas idée!
  • Jane, je peux fermer les yeux sur beaucoup de choses, d’ailleurs, personne ne me fait autant chevrer que toi. Je peux accepter beaucoup de choses venant de toi, mais là... Je ne suis pas aussi stupide pour pousser l’imagination à croire que tu aurais dormi à poil et que... Ahhh, non ça... Je ne peux pas en parler sans voir les images défiler dans ma tête... Je vois rouge!

Après un petit silence...

  • Rien que de penser à tout ça, j’ai envi de me barrer, je ne supporte pas que tu sois assis là. Plus envi de parler avec toi, de t’entendre, j’ai envi de te faire mal. Je suis en colère, je sais que vous vous êtes tripoté et dis moi pas le contraire. Basta, je ne veux pas en parler.

Les mains derrière la tête, Pascal avait fermé les yeux et s’étirait la nuque. Hum, il était furax, et mouais, il avait raison, on avait peut-être pas été jusqu’à coucher, mais... bon. Mais oh! Lui avait été plus loin que moi, donc, j’avais tous les droits d’être furax aussi.

Bref, cul de sac!!! Hum, je savais qu’il suffisait d’un rien pour que ça nous pète à la gueule, et s’il n’avait pas fait tout ça pour me voir, je pense qu’il serait parti aussi sec. D’ailleurs, s’il se concentrait autant, c’était justement pour ne pas tourner les talons et se barrer. Glups, quoi faire? On était dans une sale situation, sans issue.

  • Et pourtant Jane, je n’ai pas envi de te perdre, je t’aime, mais je n’arrive pas à digérer ça. Ça me bouffe. Comment t’as pu me faire un truc pareil? Je ne suis pas un saint non plus. Parfois tu me manques tellement que ça fait mal. j’ai envi d’entendre ton rire, ta voix, te sentir... mais tout de suite après... (gros soupir). J’ai essayé de tout mettre dans la balance, je ne prétends pas être un saint, t’as de quoi m’en vouloir aussi, mais rien à faire... malgré toute ma bonne volonté, je n’arrive pas à passer là-dessus. Ouais...

Glups, j’étais devenue muette ou quoi, je ne trouvais rien à répondre. J’aurai dû lui sortir tous les reproches que j’avais à lui faire, contredire les siennes en rappelant qu’il en avait plus à son actif? Mais, je crois que je devinais déjà ce qu’il allait me dire, alors mon disque dur cérébrale broquait comme si c’était vide, c’était la panique à bord; comment le faire taire avant qu’il prononce des mots que je ne voulais pas entendre?

Pascal n’a rien ajouté de plus, mais on savait à quoi s’en tenir; il fallait du temps au temps... Peut-être qu’il ne voulait pas non plus le dire en mot? Mince, comment faire pour renverser la vapeur? Je me sentais désespérée, incapable de réagir et le trac de le voir se lever pour partir loin de moi... Ou? Vers Caro? Mais ouf, il n’avait pas l’air de vouloir partir, pourtant je devais partir, ma copine allait débarquer chez moi et je devais être là. C’était prévu pour que je ne reste pas à stagner parce que Pascal était dans les parages.

Cette fois, c’est moi qui me suis levée pour partir, Pascal m’a demandé de rester encore un peu, de me raccompagner, puis, le souvenir de nos griefs réciproques sont revenus nous hanter et il a arrêté d’insister à mon grand regret. Bon, de toute façon, je n’aurai pas pu dire oui, sauf si... mais non.

Pascal m’a raccompagnée à ma voiture, on est resté là un moment ne sachant pas quoi dire. Évidemment, j’avais envie de rester, envie qu’il me prenne dans ses bras, mais tout comme lui, je préférais éviter trop de rapprochement. L’envie de me venger était toujours présente, c’était la seule manière d’exorciser ma colère et s’il était trop gentil, je risquais de passer dessus pour un temps, mais ça reviendrait me hanter.

Dol est arrivée 15mn après moi. Comme toujours, on sait quant la soirée commence avec elle, mais jamais quant elle se termine. Jeeez, elle est arrivée avec euh... me rappelle pas du nom... un copain à elle, qu’elle disait beau. Dire qu’elle trouve ce genre de truc beau? Il est moche et on se demande où il a trouvé une coiffure pareille! Une espèce de banane sur la tête, les cheveux jet noirs, genre année 50.

Bref c’est le fils de son ancien patron, il dit se rappeler de moi, que j’avais été prendre des verres vers Dol à plusieurs reprises. Bouh, me rappelle pas de sa tronche, ce devait être un gosse à l’époque. Bref, il nous a collé jusque vers les 4h du matin, et enfin il est parti.

Et Dol, ben, elle n’est partie qu’à 10h du matin quant je lui ai dit que j’étais raide, que je commençais à tomber de sommeil.

J’en avais ras le bol, je voulais avoir mon espace, besoin de réfléchir aussi à ce qu’on s’était dit avec Pascal et dormir. Mince, mon samedi était fichu... en plus, j’avais la chienne à David sur les bras!

Si seulement Pascal pouvait avoir la bonne idée de m’appeler pour se voir!!!

* * * * * *

(Juste comme ça, aujourd’hui mardi, Dol est passée vers 16h et j’ai pensé que comme ça, je pourrais avoir ma soirée tranquille... mais non... On a été mangé au chinois du Mont; très bon. Elle n’est partie qu’à 23h30 - Rhaaah, ma soirée est naze et demain, le petit du rez veut que je joue au Monopoly avec lui. Je suis maudite! Marco passe poser des affaires dans mon garage aussi demain. Bref, journée de merde en perspective, et jeudi je vois son ex, Cindy. Grrr! Je me demande quant je pourrais être un peu tranquille, seule!? Voilà pourquoi je rêve d’aller vivre loin, loin de tout le monde, pour avoir enfin la paix et être seule. 2h44, voilà Dol qui m'envoie un message pour repasser chez moi... Oh ça non, même si je l'adore!)

* * * * * * * * *
252/11 - Il voulait me parler... enfin! (2) - Vendredi, 9 sept 2011

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252711 - Pascal veut me parler... enfin! (1)

Publié le par JaneDo

252/11 - Il voulait me parler... enfin! (1)
Vendredi, 9 sept 2011

Bon, je l’adorais de n’avoir pas passé la soirée du jeudi avec Caro, ça, rien à faire, mon cœur avait repris son rythme. Mais aussi, je n’étais pas sensée le savoir. Ça voulait aussi dire qu’il était en plein bouleversement, qu’il essayait de prendre une décision sur la suite, sur son avenir, et peut-être même tirer un trait sur moi. Je ne pouvais pas le laisser faire ça, mais en même temps, je m’étais assez ridiculisée. Je lui avais tendu des perches et il les avait refusé.

Perdue moi aussi dans mes réflexions toute la sainte journée, je me demandais si la bonne chose à faire n’était pas de tenter de le rendre un poil jaloux, de faire comme si moi j’avais tiré un trait sur lui??? Glups, après ma performance à son retour des États-Unis, c’était risqué et probablement à double tranchant. Mais bon, j’étais aussi assez joueuse alors...

C’était aussi bien risqué d’attendre jusqu’à la Saint-glin-glin qu’il me rappelle, parce qu’il pouvait très bien arriver à la conclusion qu’on pouvait très bien rester amis et point. Alors, je regretterais de n’avoir rien fait. Le harceler n’était pas la bonne méthode, quoique, ça marche pour Caro mais pas pour moi, et je détestais montrer des signes de faiblesses, surtout quant elles ne sont pas récompensées! Et si c’était pour qu’il fasse comme avec Caro, la prendre et la jeter quant bon lui semble, c’était pas pour moi.

Graouh, ma tête va exploser à force de réfléchir!!! Le problème est que mes sentiments pour lui sont trop forts et perturbent ma raison. Il fallait que je recule de quelques pas pour avoir une vue d’ensemble, que je retrouve celle que j’étais et pour une fois, ne pas flancher à la 1ère occasion... Ha la! Il me manquait tellement que j’en étais malade!


Ras le bol de réfléchir, j’ai décidé de sortir un petit moment juste prendre un verre. Comme Pascal ne m’avait pas donné de nouvelles, j’ai appelé le seul qui répondait toujours avec joie à mes appels, sans arrière pensée, Thomas. Une fois que je l’ai eu en ligne, je me suis dis que ce n’était peut-être pas une bonne idée. Si Pascal n’avait pas encore jeté l’éponge, là, il risquait de le faire. Alors j’ai simplement fait semblant que je voulais de ses nouvelles, qu’est-ce qu’ils faisaient ce soir, etc. Conversation banale entre 2 amis.

Après ça, j’ai appelé Layne à la rescousse... Ben oui...

Layne avait déjà quelque chose, mais je lui ai demandé d’annuler, j’avais besoin de lui. L’idée que je voulais juste l’utiliser pour courir après Pascal lui a déplu, mais son âme de joueur à repris le dessus, et il a accepté à condition qu’on termine la soirée ensemble. Glups, ça, je ne pouvais pas vraiment. C’est ce que j’ai pensé sur le moment, puis je me suis demandée pourquoi! Est-ce que j’étais toujours avec Pascal? Aucune idée! Est-ce qu’il m’avait laissé penser qu’on l’était? Non. Est-ce que j’avais des comptes à lui rendre? Non, sinon il en avait aussi vis-à-vis de moi? Ce n’était pas le cas!

Alors, j’ai rappelé Layne et j’ai accepté, mais pas ce soir, un autre soir, parce que ce soir, j’avais déjà quelque chose. Vers 1h du matin, Dol passait chez moi, et avec elle, on sait quant la soirée commence mais jamais quant elle fini.


Layne aura toujours une place spéciale dans mon cœur, parce que, sans se poser trop de questions, il s’est débrouillé pour être là pour moi. Il m’a invitée à manger, et on a discuter de long en large. Il voulait savoir ce que j’espérais de Pascal, ne comprenant pas très bien pourquoi je m’accrochait à un type qui était déjà pris. Il a été chou pendant tout le repas, même s’il me sortait parfois des vérités que je ne voulais pas entendre, il avait le mérite d’être franc.

On est arrivé au bar peu après 22h, de toute façon, je n’avais pas l’intention de faire tard, juste un petit passage pour montrer que je n’étais pas en train de dépérir dans un coin. Si Pascal pouvait faire la noce, moi aussi. Mais hélas, j’ai bien cru que mon jeu tombait à l’eau, Pascal n’était pas là. Et pour tout arranger, Caro non plus. Oh déprime quant tu nous tiens! Malgré tout, j’ai gardé le sourire, fait le tour de mes potes, passé un moment à discuter avec Thomas, Layne au garde à vous à côté.


Hum, je crois avoir aperçu quelques petits regards échangés entre ces deux là... Je me demande ce que ça voulait dire?

Une fois mon tour d’élection terminé, j’ai annoncé mon intention de rentrer et là Thomas m’a prise de côté pour me demander de rester encore un peu. Puis, il m’a dit que ce serait probablement mieux que Layne s’en aille. j’ai trouvé ça étrange, j’ai essayé de savoir pourquoi, mais il n’a rien voulu dire. J’ai pensé qu’il voulait que je reste avec lui et que ça l’embêtait de me voir avec Layne, alors je lui ai dis que je ne pouvais pas le planter comme ça et que si j’avais su, on ne serait pas passé leur dire bonsoir.


Thomas m’a alors appris qu’il avait appelé Pascal et qu’il était en route. Pascal n’avait pas eu envi de sortir avec eux, mais il lui avait demandé de l’appeler si jamais il me croisait, voilà pourquoi il pensait que ce serait mieux s’il ne me trouvait pas en compagnie de Layne.

Layne nous avait suivi et avait entendu, il a donc décidé de filer et me laisser régler mes comptes avec Pascal. Après tout, il m’a chuchoté à l’oreille que c’était ce que je recherchais. Ça me faisait un peu mal au cœur, parce qu’il avait annulé sa soirée pour moi, et voilà que je le plante dès que j’entends prononcé le nom de Pascal. Hum. L’empêche, j’étais troublée, j’avais l’impression que ça n’augurait rien de bon. De toute façon, je ne pouvais pas faire autrement que de rester, Thomas l’avait appelé, et si je partais, il serait obligé de lui dire que j’étais avec Layne. Si ce n’était pas lui qui le lui disait, ce serait quelqu’un d’autre, ou il pètera encore un câble et sa vengeance risquait de faire mal.

Pascal est arrivé 10mn plus tard. Wahhh, il était trop. Peut-être parce que les choses allaient mal entre nous, mais je me suis sentie en danger face à toutes ces minettes qui le saluait, qui se jetaient sur lui, certaines lui faisaient les yeux de biches. Il n’y avait pas de mystères derrières certains de ses regards, elles étaient assez explicitent et le message d’ouverture qu’elles lui lançaient était très clair, ou il et quant il veut. J’étais toujours tellement occupée à le regarder lui, que je n’avais jamais vraiment fait attention au nombre écrasant de jolies filles.

Ciel, il y en avait tellement et elles étaient tellement plus agressives, entreprenantes, sans aucune retenue que je me suis sentie mal. Comment pouvait-il résister? Moi, si j’étais un mec ou à sa place, je sais que je ne pourrais pas! Oh merde, et il était tellement craquant, si seulement j’étais la moitié aussi gonflée que ces filles!!!


Enfin, il est arrivé jusqu’à nous. Il m’a fait la bise, salué tout le monde. Un de ses copains s’est mis à lui parler et lui a présenté les 2 filles qui étaient avec lui. J’ai compris que c’était le but premier, les filles voulaient qu’il lui présente Pascal.

Pourquoi Pascal voulait-il que Thomas le prévienne s’il me voyait? Pour le regarder bavarder avec ses copains? Ah ça non! J’ai donc commencé à saluer tout le monde. Les 2 pouffiasses qui exécutaient une espèce de danse du bassin en battant des cils comme des furies.

Les jambes en chicklet, à moitié furax, tendue comme une arbalète, me sentant minable et certainement pas à la hauteur pour faire concurrence à ces nanas, je me suis avancée vers eux pour saluer Pascal et son pote. Je n’avais pas l’intention de saluer les 2 pouffes. Pascal a subitement terminé sa discussion avec son pote, quant je me suis approchée, il m’a demandé si je voulais bien aller prendre un verre ailleurs.

Glups... pas trop... Il allait certainement me tuer le moral, et si j’avais envie de dormir cette nuit, ou ne pas augmenter mon niveau de déprime, autant prendre la fuite vite fait.

* * * * * * * * *
252/11 - Il voulait me parler... enfin! (1) - Vendredi, 9 sept 2011

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251/11 - Et... perdu des points 1x de plus...

Publié le par JaneDo

251/11 - Et perdu des points une fois de plus..
Jeudi, 8 sept 2011

Je me rends compte que c’était durant le week-end que je supportais le moins de ne pas avoir de nouvelles ou voir Pascal. La semaine, il travaille et de mon côté, j’ai bien assez à faire, mais le week-end, ce sont de longues heures... de longues heures de congés et ça me rend dingue de ne pas être avec lui! Surtout quant sa femme n’était pas dans les parages.

Donc jeudi soir, j’ai décidé de ne pas sortir... Après tout, il n’avait cas se demander où j’étais!

Dès que la nuit est tombée, j’étais chez lui pour voir ce qu’il fabriquait. Hé oui, les mauvaises habitudes ont la dent dure! Avant de me diriger chez lui, j’ai d’abord fait un crochet chez Caro, question d’être sûre qu’elle était chez elle et que Pascal n’y était pas. Caro était en train de se préparer à sortir, donc la boule à l’estomac, j’ai été voir si Pascal en faisait autant.

Pascal était en training et jouait de la guitare, la porte de chez lui grande ouverte. Chez Thomas, il y avait un copain, Manfred je crois, et il semblait se préparer à sortir. Prise de frénésie, j’ai pris le risque de m’approcher dangereusement de sa maison et je me suis planquée dans un coin où personne n’irait, je pense. au pire, je pouvais toujours me tasser dans les buissons remplis de monstres. Tant pis, je supporterais les monstres.

Pascal a reçu un appel et quant il a dit qu’il n’avait pas envi de sortir, que demain il bossait, je me suis sentie soulagée. La personne à l’autre bout du fil semblait insister, il a rigolé.

Thomas et Manfred en descendant, sont passés chez Pascal, eux aussi insistaient pour qu’il les accompagne. Pascal a dit qu’il était crevé et qu’il avait envi de rester tranquille. Manfred, d’un ton blagueur lui a demandé s’il attendait peut-être une poulette. Graouh, une poulette? Ha! Donc, je sentais que j’allais rester là un moment!!!

Les 2 garçons étaient toujours chez Pascal quant Caroline a débarqué à son tour. Mon sang n’a fait qu’un tour aussi! Donc, c’était ça? Il l’attendait? Manfred a immédiatement plaisanté sur le sujet dès qu’elle a passé le bout de son nez par la porte; “Oui... tu veux rester... tranquille, on comprend va!”. Pascal s’est défendu.

Les garçons n’ont pas fait long, certainement pour ne pas les déranger. Mon sang bouillonnait. Alors, il n’avait pas eu l’idée de m’appeler, de proposer qu’on se voit, parce qu’il l’attendait elle. J’étais dégoûtée. Je me sentais délaissée et abandonnée, et aussi au bord de la crise d’apoplexie et des larmes. Mais, je ne pouvais rien faire, certainement pas débarquer et lui faire une scène après hier soir. Il allait falloir me mordre les poings et prendre mon mal en patience. J’ai failli m’enfuir, mais je devais attendre le bon moment pour ça, et surtout qu’il ferme sa porte.

  • Caro... Pas ce soir, je t’avais dit que je... Afff, je suis désolé, j’ai envi de rester seul, je suis crevé Caro.
  • Alors je reste pas longtemps. On peut discuter un peu?
  • J’ai pas envi de discuter.
  • C’est à cause de Jane hein?

Petit moment de silence...

  • Pas ce soir Caro, je suis désolé, mais je vais devoir te demander de partir. (gros soupir). Si d’aventure Jane passait, je ne voudrais pas qu’elle te trouve ici.
  • Si elle passait? Tu sais bien qu’elle ne passera pas!
  • Quand bien même, je n’ai pas envi de prendre de risques, et si elle le faisait, je n’ai pas envi de devoir me justifier.
  • Ah, et tu crois qu’elle serait fâchée? Je ne vois pas pourquoi. Et nous alors? On sort ensemble non? Et tu viens me parler d’une autre qui risque de s’énerver de nous trouver ensemble? Tu ne trouve pas ça un peu... Et elle le sait déjà!
  • Écoute Caro, je ne veux pas parler de tout ça, stp va-t-en, j’ai besoin d’être seul.
  • Mais, je...
  • Arrête Caro! N’essaie pas de me tirer dans un échange de dialogue que je n’ai pas envi d’avoir, et je n’ai pas envi de devenir désagréable, alors stp...

La voix boudeuse et triste, Caro a continué à essayer d’attirer sa sympathie en lui disant qu’elle avait envie d’être près de lui, qu’elle n’avait pas envie de rentrer, qu’elle ne comprenait pas. J’ai bien cru qu’il allait flancher, mais heureusement pour mon petit cœur fragile, il a tenu bon.

Pascal se tenait vers la porte et attendait que Caro s’en aille. Pfouuuh, j’étais rassurée de la voir passer la porte et traverser le jardin en direction de chez elle, mais tout de suite remplacée par une insinueuse angoisse à cause d’une petite phrase que Caro a dite et qu’il n’avait pas réfuté; “on sort ensemble non?”. Oefff, et non, je ne devais pas me prendre la tête, ce n’était pas comme si je découvrais quelque chose.

Même si pendant 1 petite seconde j’ai balisé, mon cœur battait aussi très fort d’amour. J’étais amoureuse de ce mec qui avait su mettre une fille dehors pour pas me faire flipper. J’étais rassurée et flûte, je l’aimais encore plus fort, et même plus fort que ça. Je crevais d’envie de l’appeler ou de lui faire une visite surprise, mais je ne devais pas. J’ai fait une petite prière pour qu’il m’appelle quant je l’ai vu prendre son natel, mais il l’a reposé presque aussitôt. Puis la ligne privée a sonné. J’avais pensé que c’était Caro, très vite j’ai compris que ce n’était pas le cas, c’était sa femme.


Pascal s’est jeté sur le canapé et ils ont commencés à discuter.

Hum! Je ne sais pas pourquoi mais, j’imaginais que les choses n’étaient pas facile entre eux, qu’ils étaient à couteaux tirés, mais je devais me tromper, parce qu’ils avaient l’air de plutôt bien s’entendre. Son ton était calme et même réjouit, je ne sais pas ce qu’elle lui racontait, mais ça le faisait rire par moments. Il lui demandait des nouvelles d’un tel et comment cela se passait avec ses parents, etc. Puis au comble de la surprise, j’ai entendu Pascal lui dire qu’elle lui manquait et demander quant est-ce qu’elle rentrait.

Bien fait pour ma gueule, j’aurai dû partir quant Caro avait quitté son appartement et pas en vouloir encore plus.


Ils ont discutés plus d’1h et je n’avais pas réussir à me résoudre à partir plus loin que le buisson au bout du jardin, comme ça, même si je ne l’entendais pas, je pouvais voir l’ombre de sa silhouette sur le canapé. J’ai pu le voir une dernière fois quant il s’est levé après avoir parlé à sa femme. J’ai pété un petit câble et lui ai envoyé un stupide message de reproches; “Tout le monde te manque sauf moi”. J’ai regretté immédiatement. Là, il a dû deviner que je devais être dans les parages, alors j’ai pris mes jambes à mon cou.

A la maison, j’ai regardé mon natel, mais il n’avait pas essayé de me joindre. Tendue, j’ai surveillé les alentours pensant qu’il viendrait peut-être chez moi, mais rien. Pfff, je me faisais des idées, il a simplement ignoré mon message. Cela me faisait regretter encore plus de l’avoir envoyé, je me suis rendu encore une fois ridicule.

Malgré tout... Qu’est-ce que j’avais envie de le voir!

* * * * * * * * *
251/11 - Et perdu des points une fois de plus... - Jeudi, 8 sept 2011

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250/11 - J'ai marqué des points... je crois!

Publié le par JaneDo

250/11 - J’ai marqué des points!
Mercredi, 7 sept 2011

Je n’avais fait qu’attendre cette soirée toute la journée, je voulais voir Pascal. J’avais confirmé par sms dans la matinée. Évidemment, je n’avais pas bien dormi, incapable de m’empêcher de faire la soirée déjà dans ma tête; et je lui dirais ceci, et lui dirais cela. J’anticipais les réactions de Pascal, je prévoyais comment l’attirer à l’écart pour discuter, bref, ma tête était en éruption, alors difficile de dormir. J’avais aussi les boules que les choses ne se passent pas bien, ou qu’il parte en me voyant là. Ce serait la pire erreur qu’il pourrait faire, là, je ne lui le pardonnerais pas.

La moitié de la journée, je l’ai passé en préparation de la soirée; long bain parfumé, épilation, masque, cheveux, bain de soleil pour bronzer la moindre, bref, la totale. Je suis sortie courir en fin de journée pour me défouler, et retrouver mon calme, je préférais être crevée et calme, que sur la brèche comme une pile électrique et tremblante.

Caro m’avait demandé d’arriver vers 18h-18h30, avant Pascal, pour qu’on ait le temps de se détendre et papoter un peu. C’était parfait, une très bonne idée, je n’aurai pas pu espérer mieux.

Caroline avait déjà commencé à préparer le souper, je lui ai donné un coup de main. M’occuper était une façon de calmer mon angoisse, Pascal n’était même pas là et pourtant mon cœur battait la chamade.

Caroline me racontait qu’elle se demandait à quoi elle pensait de m’inviter, alors qu’elle aurait pu profiter de ces moments avec Pascal, seul à seul. Elle pensait savoir ce que je devais ressentir. Je lui ai confirmé que oui, souvent j’avais eu envie de me taper. On était en train d’en rigoler quant il... lui... Pascal est arrivé.

Il portait un débardeur blanc collé au corps qui faisait ressortir son bronzage, et ses cheveux en bataille, encore mouillés, lui barraient le front. Il sortait certainement de la douche. Encore plus beau qu’un dieu grecque, il était à croquer. J’ai eu un petit souffle au cœur, ciel, je voulais être à lui, être dans son cœur. J’ai plongé pour ranger n’importe quoi, pour détourner la tête, pas qu’il puisse remarquer la petite montée de larmes que j’ai vite essuyé. Un sourire de circonstance, je me suis retournée pour le saluer. J’avais l’impression que j’allais exploser.

J’avais vu la surprise dans ses yeux de me voir là. Je ne sais pas s’il était content ou pas, il en avait l’air, mais ça pouvait être du cinoche. Pascal a fait comme de rien, comme si tout était normal. Bon, il n’était pas aussi souriant que d’habitude, je crois, mais un petit sourire quand même. Je crois qu’il était sur la réserve.

La soirée a super bien commencé. Vu la réserve de Pascal et mon jogging plus tôt, j’étais calme. C’est Pascal qui a cherché à entamer la discussion. Il m’a demandé ce que j’avais fait ces derniers temps, il ne m’avait pas beaucoup vu. Après un petit moment, je me suis détendue. Sans pour autant parler plus, je les écoutais se chamailler en souriant, je constatais leurs complicités, et je crois que ça me faisait plus mal que de les voir roucouler.

J’ai enfin réussi à attirer Pascal dehors. Je suis sortie fumer et je crois que Caro avait commencé à ranger. J’aurai pu lui donner un coup de main. Il est venu s’asseoir à côté de moi et m’a demandé si ça allait, j’ai marmonné que oui, mais je continuais à fixer le lac. Je ne voulais pas entamer la conversation, mais j’ai fini par craquer. Je lui ai demandé de me serrer contre lui, j’avais juste envie de sentir ses bras.

  • J’en ai envi mais... aussi sec l’image de toi chez Thomas... et vous 2 à Nouvel An au chalet... Je peux pas!

Qu’est-ce que je pouvais répondre à ça? Rien, alors je me suis tu et redirigé mon regard plein de larmes vers les horizons du lac. J’ai failli lui demander si c’était fini ou si on était toujours ensemble même si on était en froid, mais heureusement, je me suis tu. Inutile d’aller chercher la petite bête.

Dès que j’ai réussi à reprendre mes esprits, j’ai jeté ma clope et je suis allée à l’intérieur aider Caro, bien décidée à ne pas montrer qu’il m’avait légèrement blessée et déstabilisée.

Quant il est rentré, on riait. Caro me racontait le faux pas qu’elle avait fait à son boulot cette semaine.

Caro avait mal prononcé le nom d’un de ses supérieurs, transformant son nom en insulte en pleine réunion de travail. Gênée et rouge, elle avait essayé de se rattraper et pour comble de malheur, elle avait fini par renverser les cafés sur son pantalon. Et pas n’importe où, on aurait dit que Mr. Pissier s’était en plus pisser au pantalon.

Je suis sortie de ma coquille pour rigoler avec eux et parler un peu plus, parce que j’avais décidé de dignement partir après les cafés et pas attendre de me sentir de trop. J’espère ainsi que je manquerais à Pascal. Comme je m’étais raté la dernière fois, je voulais reprendre la main.

C’était difficile de me résoudre à les laisser tous les 2, mais je crois que je n’avais pas tellement le choix.

De toute manière, même si je collais là en espérant voir Pascal partir pour rentrer chez lui, rien ne me garantissait qu’il ne reviendrait pas. Alors, autant ne pas savoir. Puis, je voulais rester dans les bons papiers de Caro, qu’elle ait envie de m’inviter à nouveau.

J’ai donc suivi mon idée, et après un bon coup de pied au cul mental, je me suis décidée à partir. Ils ont tous les 2 insisté pour que je reste. Je ne m’attendais pas à ça, et j’ai bien cru que Pascal essayait de me transmettre un message à travers sa main quant il a attrapé la mienne après que je lui ai fait la bise. Au moins, il était sincère, c’est toujours ça de gagner.

J’ai quand même fondu en larmes sur le chemin du retour. Je me sentais mal de ne pas savoir où on en était, mais je me suis remonté le moral en me disant que j’avais certainement marqué des points ce soir, que je devais lui manquer. Je ne regrettais pas d’avoir été chez Caro et dès que j’étais chez moi, je lui ai envoyé un message pour lui dire merci.

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250/11 - J’ai marqué des points! - Mercredi, 7 sept 2011

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