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262/11 - Fin du w-e en enfer (2)

Publié le par JaneDo

262/11 - Fin du week-end en enfer (2)
Lundi, 19 sept 2011

Non seulement Thomas devait regagner sa chambre, mais on aurait pas dû s’endormir ici. D’après le ton des voix, Pascal et Caroline se prenaient la tête. C’est affreux, mais ça m’a fait plaisir. En reconnaissant la voix de Pascal, Thomas s’est tout de suite senti en faute.

  • Arhhh, il va me tuer...
  • Beuh, pourquoi?
  • Qu’est-ce qu’on va faire? Si on reste là, et qu’on est découvert, ça va être gênant et en plus, il va croire qu’on se cachait, si on sort...  Il va me haïr!
  • Je vois pas pourquoi... Mais c’est vrai que si on est découvert, on aura l’air de les avoir épié!

D’entendre Pascal, de le savoir à 2 pas, j’avais le coeur dans les chausettes, mais j’avais eu assez mal, il fallait que je lâche prise. Je crois que je sentais que c’était terminé, ou sur le point de l’être. Je n’étais pas candidate à l’entendre me le dire de vive voix, ou pas encore prête pour ça. Il me fallait me blinder, récupérer des forces, ensuite, je lui demanderais où on en ait. Je ne me fais aucune illusion sur sa réponse. En attendant, valait mieux que j’évite de me ridiculiser en tombant à ses pieds et le supplier, ou un truc du genre.

  • On a meilleur temps de sortir, plus on discute, plus les minutes tournent et plus on aura l’air...
  • Tu veux vraiment sortir? Tu sais bien comment Pascal réagira? T’es sûre que tu veux faire ça?
  • Est-ce qu’on a le choix?
  • Tu sais, Pascal avait toujours été mon meilleur ami, on se racontait tout, mais... depuis que tu es entré dans ma vie, on est plus vraiment ami, ça fait longtemps qu’on ne se parle plus vraiment, on a perdu quelque chose... ça me manque. Ca, ça va nous éloigner encore plus et ça me rend triste.
  • Tu veux dire que c’est de ma faute? Ou ne serait-ce pas plutôt depuis qu’il a épousé ta soeur? Il y a des choses qu’on ne peut plus raconter... au frère de sa femme!

Après un petit silence, il s’est rendu compte que j’avais raison. Comment aurait-il pu lui parler de ses histoires avec moi, alors qu’il était avec sa soeur, et aussi quant ils ont été séparés pour la 1ère fois quant Pascal a été muté en Allemagne. On aurait pu attendre qu’il soit en faute, ou dans une situation gênante, comme ça, il n’aurait rien à nous reprocher! Et si ça n’arrivait pas, ben, on aura l’air encore plus cons. Donc, on est sorti. Man! l’expression sur le visage de Pascal valait de l’or. Ca a aussi eu pour effet de stopper leurs disputes d’un coup.

On s’est excusé et on a filé. J’ai évité de trop laisser traîner mon regard sur Pascal, j’espère qu’il souffrait autant que moi, autant que j'avais souffert ces derniers temps et tout ce merdique week-end. Bien fait pour sa tête.

  • Thom?

Thomas a fait celui qui n’avait rien entendu. On a pas traîné, Thomas a regagné sa chambre, et moi la mienne. Caro est arrivée quelques minutes plus tard. Notre apparition a dissou leur dispute, Pascal n’avait plus envi de parler, il était contrarié.

  • Je crois que Pascal t’aime toujours, ça l’a sonné de te voir avec Thomas. Ca l’a carrément assommé. Il était en train de me faire la leçon pour avoir osé me pointer chez cette bonne femme, mais du coup, pffft, rien.

J’ai su le lendemain qu’il avait été chercher Thomas jusqu’à sa chambre. Maeva a cru que ce n’était que la suite de l’absence imprévu de Thomas. Pourtant, en voyant la tête de Thomas et Pascal au matin, il était évident qu’il y avait eu plus que des mots. Les coups de poings avaient dû pleuvoir! Je crois que je devinais que c’était à propos de moi, et je ne comprenais pas très bien. Après tout, je ne comptais plus pour Pascal, donc je ne voyais pas pourquoi ils se seraient battu.

D’ailleurs, ils s’évitaient. Pascal avait une mine renfrogné, il était taciturne et ne pipait pas le mot. Il faisait gris, moche, froid, en temps normal, j’adore ce temps et le partager sous la couette avec celui que j’aime. Là, je n’avais personne avec qui le partager, et il était hors de question que je m’abaisse à essayer de le passer avec Pascal. S’il ne me touchait plus depuis la dernière fois, aujourd’hui, c’était clair que non.

J’étais contente de voir qu’il avait l’air d’aller mal, alors que moi, j’étais calme, bien, pas torturée du tout. Je n’avais pas l’impression d’avoir quoi que ce soit à me reprocher.

Pascal m’a regardé de travers quant il m’a vu discuter avec Maeva. Je sais... Il devait penser que j’étais hyper hypocryte. Maeva m’avait salué samedi soir quant elle m’a croisé en boîte, mais je lui ai avoué que je n’avais rien vu, rien entendu. Je ne savais même pas qu’elle était là. J’avais d’ailleurs joué la surprise en la voyant débarqué dans la cuisine. Thomas lui restait neutre, jetant des coups d’oeils inquiets en direction de Pascal chaque fois qu’il me parlait. En fait, sur les 4, je devais être la seule à être complètement à l’aise.

Caroline, pâle comme un linge est venu prendre son déjeuner en silence.

Les garçons avaient prévu d’aller sur un circuit faire une course auto, mais avec le temps, leur projet semblait tomber à l’eau. Ils nous ont proposé d’aller faire un bowling, mais personne n’avait vraiment envi de traîner dehors. Au contraire, on avait plutôt envi de traîner au chaud, au coin de la cheminée.

Je crois que Thomas redoutait un peu que Pascal éclate et que Maeva apprenne où il avait passé les quelques heures d’absence hier soir. Je suis restée un moment à discuter avec Maeva et Caro qui avait les marchoires coincées, ensuite on est descendu se baigner. Quant on est remonté, Pascal nous a demandé de nous dépêcher, il voulait rentrer...

Pascal était de mauvaise humeur. On a pas cherché à discuter, on est monté prendre nos affaires et après les salutations de rigueur, on est parti. Cette fois, je me suis assise à l’arrière, pas question que je m’assaie à côté de lui. Et pour éviter de me prendre la tête sur son humeur et le reste, j’ai fait mine de m’assoupir. Hun! Moi qui ne dort jamais en voiture.

Caroline a fait quelques tentatives de conversation, mais c’était clair que Pascal ne voulait pas parler. Il est resté renfermé tout le trajet. Et, et c’est là que je pouvais mesurer à quel point il était fâché avec moi, il m’a déposé en 1er. J’ai quand même osé lui faire la bise. Bien sûr, j’ai pensé qu’il détournerait la tête, ou refuserait, mais pas du tout. Par contre, pas un regard rien. A peine la porte de la voiture refermée derrière moi, il a démarré.

Bon... Il est très très fâché!

Hafff, il devait nettement préférer me voir me morfondre et dépérir dans mon coin! Sorry dude, aujourd'hui, pas envie!

Haahhh, j’étais contente de retrouver mes pénattes. Je ne peux m’empêcher en rentrant de hurler dans le vide; “Tadaima”, ce qui veut dire en japonnais; “Je suis rentrée” ou de retour. J’aime être chez moi, alors j’exprime mon contentement à haute voix même s’il n’y a personne à qui le dire. Si quelqu’un m’entendait, il penserait que je suis dingue.

Enfin une petite soirée de détente, j’en pouvais plus. J’avais trouvé ce week-end extra long et j’avais eu mal au coeur plus qu’à mon tour. Pfffouh. Dol a essayé de me joindre, elle avait essayé tout le week-end, mais ce soir, je ne me sentais pas l’envie d’avoir quelqu’un qui scotche chez moi jusqu’à des heures impossibles. J’avais envie de rester seule, tranquille, faire ce que je veux.

Est-ce que j’espérais que Pascal ait la bonne idée de passer? Peut-être... mais je ne crois pas.

* * * * * * * * *
 262/11 - Fin du week-end en enfer (2) - Lundi, 19 sept 2011

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262/11 - Fin du w-e en enfer (1)

Publié le par JaneDo

262/11 - Fin du week-end en enfer (1)
Lundi, 19 sept 2011

Une 1/2h après mon retour au chalet, Caro m’a appelé pour savoir si Pascal était rentré. Pascal et cette pouffe, avaient quitté la boîte, de même que la moitié des copains en compagnie des copines de la miss. Ils avaient dû aller à l’appart qu’elle partageait avec ses copines. Caro ne les avait pas vu s’éclipser, elle voulait savoir s’il était là au chalet.

Je savais où logeait la miss, mais moi et les adresses, ça fait 2. Je savais y aller, mais pas le nom ou numéro de rue. Caro voulait que j’aille lui montrer, je n’avais pas besoin de rester avec elle. Heureusement, de toute façon, je ne l’aurai pas fait, il y avait ses copains, ce serait la honte, puis, je ne suis pas sûre qu’ils la laisseront entrer. Puis, une fois à l’intérieur, elle fera quoi? Et Pascal sera surement furieux.

Cette fois, je ne pense pas qu’il rigolera de la situation!

Je ne pouvais pas la laisser tomber... 10mn plus tard, je la retrouvais au coin du Clochard. Après lui avoir désigné l’immeuble le chalet appart, j’ai filé.

Je ne savais pas quel appart, mais Caro pensait le trouver assez facilement. Elle ne comprenait pas que je ne veuille pas aller tirer Pascal des griffes de cette bouffonne. Me faire du mal pour rien? Merci bien, mais non merci, j’en avais assez. Je me suis dépêchée de rentrer, je ne voulais pas être témoin de sa déchéance.

Encore une fois, j’ai essayé de trouver le sommeil sans succès. Je n’imaginais pas que Caro puisse le ramener de si tôt, et je ne voulais pas savoir je crois.

Pascal lui avait demandé ce qu’elle foutait là, comment elle avait trouvé l’endroit, si elle l’avait suivi? Et sans rire, il lui a demandé de rentrer, qu’elle n’avait rien à faire là, et qu’elle n’était pas la bienvenue. Elle ne voulait pas partir, elle voulait l’attendre. Il lui a dit qu’il ne rentrait pas, alors elle n’avait pas à l’attendre. Elle s’est assise dans le couloir, lui a dit qu’elle l’attendrait là.

Pascal n’a pas pu la laisser comme ça, 1h plus tard, il rentrait avec Caroline...

Il devait être à peu près 2h, du matin lorsque j’ai vu la bande qui était resté au clochard, rentrer. Thomas était avec eux. 1h après, ma décision était prise, je suis descendue sous prétexte d’aller me cherche à boire, mais c’était pour voir si Thomas était avec eux. Je savais qu’en me voyant passer, il viendrait sûrement me parler, et là, j’avais l’intention de lui demander si je pouvais dormir avec lui. Mais Thomas n’était pas en bas, donc il était monté se coucher. Ça ne lui ressemblait pas.

D’ailleurs, ceux qui étaient rentré non pas fait très long, ils avaient l’intention de retourner faire de la course auto le lendemain.

Quant je suis remontée, après une mini hésitation, j’ai appelé Thomas. Horrible de faire ça, c’était comme si je l’utilisais comme bouche-trou, ou comme remplaçant quant je me fais jeter. Pas très cool, mais je ne me sentais pas l’âme de rester seule ce soir.

  • Ça va toi?
  • Pas trop... Tu... Tu voudrais pas passer?
  • Je peux pas vraiment... Qu’est-ce qu’il y a, raconte moi...

A ce moment là, j’ai pensé qu’il n’était peut-être pas seul, mais à vrai dire, je me foutais pas mal de celle qui meublait sa chambre ce soir. Je l’ai entendu bouger, et j’ai pu deviner qu’il était allé sur le balcon, alors je suis sortie aussi. On pouvait se voir d’un balcon à l’autre, et automatiquement, on s’est mis à chuchoter. J’étais dans un de mes grands t-shirts, les jambes et les pieds nus, et je l’avais laissé un peu glissé exprès.

  • Est-ce que je peux venir dormir avec toi?
  • C’est pas possible... ni dans un sens, ni dans l’autre...
  • J’ai pas envie d’être seule ce soir, je me sens seule.
  • Tu sais ce que tu dis ou tu me charrie? Tu as pensé aux conséquences?
  • M’en fou...

Thomas a jeté un coup d’oeil dans sa chambre, il se passait nerveusement la main dans les cheveux. Je voyais bien qu’il avait envi de me dire oui, mais il hésitait à cause de celle qui devait ronronner dans son lit. Je n’allais pas laisser une “temporaire” (=fille d’un soir) me passer devant, ni se mettre en travers de mes envies. Il suffisait d’insister un peu, et Thomas a fini par craquer.

Il m’a demandé de le retrouver à la piscine... Gagné!

J’ai ramassé une couverture, et j’ai filé l’attendre. Thomas est arrivé dans les 5mn, il secouait la tête, l’air de dire qu’on était dingue. Glups, ce n’était pas une “temp” dans sa chambre, mais Maeva. Dire que je ne l’avais même pas remarquée. Il semble qu’elle soit montée samedi, j’avais dû la croise, et je ne l’ai même pas reconnue. J’suis nulle. Thomas lui a fait penser qu’il allait retrouver un copain...

J’étais toute heureuse de me glisser contre lui, tout chaud, tout tendre. Je l’adore d’avoir laissé tout tomber pour venir me réconforter. Du coup, je pouvais difficilement lui refuser quoi que ce soit. En avais-je envie? Je ne crois pas.

Très vite on a laissé la discussion de côté pour se consacrer l’un à l’autre. On a fait l’amour, et je crois que j’y ai pris autant de plaisir que Pascal avec sa bouffonne.
On s’était installé confortablement dans la sauna, rassurée de sentir ses bras m’encercler,  en sécurité, entourée d'amour, je me suis endormie.

Quelques minutes plus tard, on a été réveillé par des voix... La voix de Pascal???

* * * * * * * * *
262/11 - W-E in hell  (1) - Lundi, 19 sept 2011

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261/11 - De pire en pire... (5)

Publié le par JaneDo

261/11 - De pire en pire (5)
Dimanche, 18 sept 2011

C’est sûr qu’on aurait dû se demander à quoi ça servait de retourner au chalet? Pourquoi faire? On ne pouvait rien empêcher? Pascal nous avait bien dit qu’il voulait se sentir libre, qu’il n’avait de compte à rendre à personne, limite à sa femme, et encore! Mais dans ces cas là, la tête ne fonctionne plus ou seulement avec des idées fixes, raisonner n’est même pas possible.

Arrivé au bar, on a fait semblant de s’installer, on a bien vu que les potes à Pascal nous surveillaient un peu. J’ai aussi croisé le regard de Thomas, je crois qu’il était désolé pour moi. Ça fait plus mal qu’autre chose, et ça donne envie de pleurer.

Caroline ne tenait pas, elle est sortie la 1ère, 2mn après je la rejoignais. On a plus couru que marcher!

Franchement, il aurait fallu que quelqu’un nous fiche le poing dans la figure pour nous remettre les idées en place, et peut-être cela aurait enclencher le processus de réflexion, et comme ça, on aurait pas été se faire du mal pour rien. Tous nos soupçons et nos pires craintes se sont avérés exacts. Pascal et cette... étaient bien resté au chalet pour... Rhhh, j’arrive même pas à le dire.

Je ne suis pas la moitié aussi maligne que Caroline, ça, je dois l’avouer et lui tirer ma révérence. Arrivé au chalet, on a constaté que c’était fermé. J’avais remarqué que les mecs avaient pris les clés, certainement pour nous empêcher de les déranger. Ils n’étaient pas au salon, et on ne pouvait pas entrer. Je me suis effondrée sur les marches, mes jambes ne me portaient plus, et j’avais l’estomac dans la gorge.

Tout ce que j’arrivais à penser était; “Comment pouvait-il me faire une saleté pareille?”. Il ne pouvait pas avoir des sentiments pour moi, pas en se comportant comme ça? La douleur que je ressentais dans tout le corps, la migraine à casser des cailloux étaient indescriptible.

Ma tête me faisait si mal, ce qui me plongeait dans une semi conscience, probablement une défense pour ne pas sombrer, alors je n’ai pas tout de suite remarqué que Caroline avait une clé. Maligne, elle avait senti le courant et avait prévu la manœuvre des garçons ou de Pascal. Après que les garçons lui ait barré le passage l’autre soir, elle se méfiait et avait caché une clé pour ne pas être prise au dépourvu. Chapeau!

Les jambes en papier mâcher, je l’ai suivi à l’intérieur. J’avais un poing dans la poitrine, l’estomac complètement retourné, j’avais l’impression d’être à 2 doigts de m’évanouir ou de vomir, c’était l’un ou l’autre. Après toutes les vacheries que je lui avais fait, je me demandais encore comment je ferais sans elle? Elle a vraiment plus d’un tour dans son sac... Respect!

On a couru en haut des escaliers. Devant la porte à Pascal, j’ai eu un petit mouvement de recul... Je n’étais pas très sûre d’oser aller jusqu’à bondir dans sa chambre. S’ils étaient là, je devinais très bien ce qui s’y passait, je crois pas que j’avais le courage de le voir de mes yeux. J’avais peur, la trouille que ça fasse encore plus mal. On s’est regardé, mes jambes lâchaient, j’ai dû m’appuyer contre le mur. Lâche, je restais en arrière, je la laissais faire.

Caroline a ouvert la porte et après avoir jeté un regard à l’intérieur, elle m’a annoncé qu’il n’y avait personne! Caro a pâli, moi j’avais déjà dé-bronzé depuis longtemps. On a pas eu besoin de réfléchir longtemps, on a couru à la piscine... Ils étaient là.

Enlacés, ils étaient allongés sur un des matelas au bord de la piscine. Ils s’embrassaient et... très occupé, trop occupé pour se rendre compte qu’ils n’étaient plus seuls. Un regard à l’intérieur et je me suis assise sur le muret, sorte de bac à fleurs. J’ai fermé les yeux, en les ouvrant, je ne voyais que les pieds de Caroline. Elle tremblait, elle tremblait si fort, tout comme moi. Malgré que je sois mal et les cour-circuits dans ma tête, je me suis dis que c’était quand même bon de ne pas être la seule à souffrir, que ça faisait du bien de savoir que quelqu’un d’autre ressentais la même chose que moi.

  • Elle est sur lui... Je ne crois pas qu’il m’ait jamais embrassé comme ça... Elle promène ses cheveux sur lui... Aouh, il lui embrasse le ventre, comment peut-il... Je voudrais qu’il arrête...

Caroline à bout de souffle, la douleur je pense. Après avoir regardé, elle a détourné son regard de l'ouverture vitrée dans la porte pour s’adosser contre le mur. Elle avait du mal à respirer, moi aussi.

  • Tu crois qu’on peut entrer? Tu crois qu’ils s’arrêteront?
  • Je... Je sais pas... Ça changera quoi? C’est trop tard...
  • Oui... Afff, j’ai mal...

Les larmes débordaient de ses yeux et elle en avait pleins la voix. Tout comme moi, elle était pliée en 2 à essayer de reprendre sa respiration, et surtout, de ne pas laisser échapper de pleurs. Les bruits qui provenaient de la piscine étaient assez évidentes, c’était insupportable. Dans nos têtes, les soupirs et les explosions de passion étaient assourdissants.

  • Tu crois qu’il est amoureux... d’elle?
  • Je sais pas... Je... Je crois pas, il ne la connaît pas, il ne peut pas être déjà amoureux... Tu crois pas?

On cherchait toutes 2 le réconfort dans les yeux de l’autre.

  • Caro... On ferait mieux... de s’en aller... avant qu’ils ne nous voit....
  • Je crois aussi... J’ai l’impression que ma peau va se décoller tellement j’ai mal partout...
  • Moi aussi... Ahhh... J’ai tellement mal...

On avait fait quelques pas, et leurs rires nous ont cloués sur place. C’était affreux de les entendre si joyeux alors qu’on souffrait le martyre. On a marché moins vite et en silence pour retourner à la boîte. On était consciente qu’il nous faudrait retrouver un semblant de bonne figure, sinon tout le monde verra ou saura qu’on a été au chalet.

Caro m’a prise la main, j'ai serrée ses doigts, puis on s’est accrochée l’une à l’autre. On est arrivé bras dessus, bras dessous, comme si on était juste sortie pour fumer ou un truc du genre. On avait convenu de se surveiller l’une, l’autre pour ne pas sombrer, et se dire si on avait tout à coup l’air de perdre la face.

On a avalé 2 vodkas, cul sec, coup sur coup. Au moins, avec ça, on a retrouvé l’usage de nos jambes, le sourire et on s’est mis à parler avec tout le monde. Bien sûr, on nous a demandé si on avait essayé d’aller au chalet, et on a prétendu qu’on était sorti fumer, puis qu’on nous a offert un verre. On s’est mise à rire pour ne pas avoir à continuer cette discussion.

2h plus tard, Pascal a enfin apparu... avec l'autre. Nos rires sont resté coincés dans notre gorge... Plus la force de sourire.

Ils sont arrivés ensemble, en phase comme un gentil petit couple. Elle avait des étoiles pleins les yeux et un petit sourire secret. Elle m’agaçait. Ils ne se tenait pas par la main, mais ils avaient l’air ensemble. J’étais comme frappée par la foudre, je me sentais mentalement fatiguée, j'essayais de trouver un semblant de rage pour sortir de ma déprime, mais rien.

Pénible de le regarder lui montrer le passage, pencher la tête vers elle en souriant, pour écouter ce qu’elle lui chuchotait à l’oreille, posé sa main sur sa hanche au détour d’une conversation. Elle avait rejoint ses copines, qui pour la plupart papotait avec nos potes, et elle se racontait des trucs comme des conspiratrices. Pascal rigolait avec eux, et je crois bien qu’il évitait de croiser nos regards, à Caroline comme à moi. Et pas seulement mon regard, il ne m'a pas adressé la parole...

J’aurai pu le toucher en tendant le bras, mais l’idée me donnait des picotements d’horreur, je lui en voulais à mort. Et en même temps, je voulais qu’il se tourne vers moi, qu'il me prenne dans ses bras, qu’il me dise que j’avais mal vu, mal entendu, que ce n’était pas ce que je croyais, et je crois bien que j’aurai fait l’effort d’y croire.

De temps en temps, l’autre pouffiasse me jetait des regards et ensuite chuchotait des trucs à ses copines qui riaient, ou à Pascal.

C'était de sa faute à lui si elle m'insultait du regard. Je ne pouvais pas m'attaquer à elle, cette fois, Pascal risquerait de la défendre et je m'en prendrais plein la gueule de honte. L'autre fois, je l'avais agressée, cette fois, elle avait pris sa revanche. Mouais, je serais très mal avisée d'essayer de l'attaquer.

J’en avais assez, je voulais rentrer. Est-ce qu’il rentrera ce soir? Ou est-ce qu’il ira dormir chez elle?

M’en fiche. J’ai demandé la clé à Thomas et je suis rentrée. Le pauvre, il a essayé de me parler, mais j’étais sourde. Je n’avais qu’une idée fixe: rentrer. Caroline a décidé de rester, elle espérait qu’elle pourrait parler à Pascal, et si elle pouvait, elle l’empêcherait de rentrer avec l’autre.

J’ai bien essayé de dormir en rentrant pour faire taire tous les bruits et les images dans ma tête, mais niet. Alors, dépitée, je me suis assise sur le bord de la fenêtre, dans le noir, la tête en feu. Une migraine terrible m'assommait, alors pourquoi je ne réussissais pas à dormir? Le temps passait lentement, ça ne me gênait pas. Je crois que je me préparais au prochain choc qui n’allait sûrement pas tarder, quant je me rendrais compte qu’il était parti dormir chez l’autre.

Pendant cette longue attente, des tas de choses me passaient par la tête, et sadiquement, l'idée de la vengeance germait...

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261/11 - De pire en pire (5) - Dimanche, 18 sept 2011

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261/11 - De pire en pire... (4) - Dimanche

Publié le par JaneDo

261/11 - De pire en pire (4)
Dimanche, 18 sept 2011

Dimanche, en fin d’après-midi, comme la plupart d’entre nous, je suis montée pour faire une sieste. Je crois aussi que j’espérais que Caroline soit dans la chambre, de ne pas la voir, je savais qu’elle était avec Pascal. En passant, j’avais essayé sa porte, elle était fermée à clé, donc ils ne voulaient pas être dérangé. Je les déteste, un peu plus lui.

Je les déteste, lui un peu plus qu’elle. J’ai pleuré... Il ne supportait pas de me toucher, ne pouvait pas, mais elle, oui! Je le hais.

Des tas de choses me sont passés par la tête, en vrac. Ma tête semblait sur le point d’éclater, j’ai toujours été sujette aux migraines, et j’en avais une carabinée. Je l’entendais rigolé après qu’on ait osé aller le chercher dans la chambre d’hôtel de la chanteuse du groupe, la manière dont j’avais été désagréable avec la pouffe qu’il avait osé ramener au chalet, après l’avoir déposé, Pascal m’a demandé de ne pas recommencer, qu’elle n’avait rien à voir avec nos histoires, qu’il n’avait rien dit, mais qu’il ne fallait pas que je recommence un truc pareil sinon, je l’obligerais à être désagréable.

Je l’avais suivi quant il avait été la ramener, probablement aussi pour savoir où elle logeait, je savais maintenant où aller le chercher. Mais... je ne suis pas sûr que j’aurai le courage de le faire, il avait eu l’air très sérieux quant il m’a demandé de ne pas l’obliger à devenir désagréable.

Épuisée par mes larmes, d'avoir trop pleuré, j’ai fini par sombrer dans un semi coma.

Vers 20h, Caro m’a secouée pour me demander si je descendais manger. Elle était rayonnante, je devinais pourquoi. Non merci, je n’avais pas faim. Je ne pouvais surtout pas supporter de voir Pascal. Je me sentais coincée au chalet, coincée de ne pas pouvoir me tirer, j’aurai dû prendre ma voiture, pfff.

Je dois être mazot parce que je lui ai demandé si elle avait fait la sieste avec Pascal. Pfff, je connaissais sa réponse, je dois aimé souffrir, ou peut-être que je voulais être sûr de ne pas m’être torturée la tête pour rien.

Parfois, je me demande si Caro le fait exprès ou quoi, ou si elle pense vraiment qu’elle peut tout me raconter??? Elle racontait comme il avait été adorable, et que si c’était ce qu’il appelait ne plus sortir ensemble, alors ça lui allait très bien. Je voulais juste être sûre d’avoir bien compris, alors je lui ai demandé clairement s’ils avaient fait l’amour, et son sourire heureux ne laissait pas de doutes. Le rat, dire qu’il ne me touche pas! Une vague de jalousie m’a parcouru tout le corps, je l’enviais, je lui en voulais, j’étais “colère”.

J’ai fait bonne figure, lui ai dis qu’elle avait de la chance, lui ai avoué que j’en avais pas autant! Elle a rougi, alors elle le savait très bien. Je lui ai avoué qu’à sa place, j’aurai menti pour ne pas lui faire de peine, mais, je préférais quand même qu’elle me dise la vérité. On a débattu sur le sujet, je voulais savoir si la prochaine fois, je devrais lui dire la vérité ou pas. Caro a fini par reconnaître qu’elle préférait que je lui mente, sinon, elle ne pourrait pas s’empêcher de lui en faire le reproche. Puis, elle n’était pas sûre, elle me laissait le choix d’après son humeur du moment. Moi, je préférais qu’entre nous, qu’elle me dise la vérité.

Je lui ai demandé de m’avertir quant ils seraient sur le point de sortir, pour le moment, j’étais fatiguée, je préférais rester dans ma chambre. J’étais fiévreuse, alors j’ai dormi encore.

Je me suis réveillée peut-être 1h plus tard, apparemment, ils n’avaient pas encore décidé de partir d’après le bruit qui provenait du rez. Tranquillement, je me suis préparée et je suis descendue.

Ils n’avaient pas l’air pressé de sortir, et il y avait des tas de personnes que je ne connaissais pas.

Puis, mauvaise surprise, la pouffiasse d’hier était là aussi. Elle avaient emmené des copines à elle, apparemment des poulettes pour les garçons. Ça avait l’air de marcher, les garçons étaient complètement subjugués. La petite blonde était aux côtés de Pascal, ils discutaient, riaient, se chuchotaient des trucs à l’oreille. J’étais verte et je regrettais d’être descendue finalement. De voir les petits groupes, s’amuser tous, ça m’a un peu bloquée, j’ai filé vers la cuisine. Je me sentais hors course, de trop.

Mon regard a croisé celui de Pascal, la lueur dans ses yeux m’avertissait de ne pas dépasser les bornes...

Pour me donner un genre, j'ai été me préparer un café et je suis retournée au salon. J’ai repéré Caroline, pâle, beaucoup moins rayonnante que quelques heures plus tôt. Elle ne quittait pas des yeux l’endroit où se tenait Pascal. Moi, j’ai fait mine de l’ignorer, mais j’avoue que mes oreilles, mes sens étaient tous dirigé dans la même direction.

Enfin, on a décidé de se bouger pour aller au Clochard. J’étais soulagée de quitter le chalet pour se retrouver dans un endroit plus bruyant, j’espérais pouvoir attirer l’attention de Pascal, ou je pourrais toujours essayer de lui parler un peu, ou alors, m’incruster à ses côtés et pousser l’autre un peu plus loin.

Mais... Mais... J’ai entendu Pascal dire qu’ils nous rejoindraient plus tard au Pub...?

Hun? Pascal et la petite blonde restaient au chalet? Pour quoi faire? Pourquoi ne venaient-ils pas avec nous? Une dalle m’a barré la respiration, mes pieds semblaient soudainement lourde, je ne voulais pas partir, à voir, Caroline non plus, pourtant les copains nous ont presque tirées dehors. Sans le vouloir, muettes on a dû suivre la troupe.

Je ne sais pas pour Caro, mais j’avais la chair de poule, je ne voulais vraiment pas quitté le chalet. Tout en marchant, milles choses me passaient par la tête, milles excuses pour faire demi tour. Et au regard qu’on s’est échangé, Caroline semblait tout aussi bouleversée que moi.

Pascal et cette nana étaient resté au chalet, tout ce qu’on voulait, c’était faire demi tour, et retourner au chalet...

Est-ce que ce week-end allait donc être merdique jusqu’à la fin? Je ne l’avais pas imaginé comme ça, ça commençait à bien faire! Que ce soit Caroline ou moi, on ne voulait pas laisser Pascal là-bas, tout seul avec elle, il y avait pas moyen. On allait retourner au chalet, et tant pis si ça l’énerverait,  on allait mettre cette nana dehors et récupérer Pascal. Point Final.

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261/11 - De pire en pire (4) - Dimanche, 18 sept 2011

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261/11 - Pétage de plomb! (3)

Publié le par JaneDo

261/11 - Pétage de plomb!
Journée, dimanche 18 sept 2011

Pascal n’a pas dormi au chalet. Il avait dû dormir chez cette... Il n’y a aucun mot pour décrire la grosse peine, la grosse douleur qui alourdi tous les membres du corps, qui pèse sur le cœur, le désespoir, le désarroi quant celui qu’on aime nous fait souffrir. La douleur est inimaginable.

La seule façon de ne pas penser à ce qu’il faisait avec cette fille, était d’avaler 1 ou 2 somnifères pour tomber dans le coma et éviter à la tête de fonctionner. Dormir, c’est tout ce dont j’avais besoin.

J’étais dans les vapes jusque vers midi. Normalement, j’aurai dû dormir plus tard, mais je pense que la torture mentale a fini par couper les effets des somnifères. J’étais naze, fatiguée, la tête vaseuse à cause des somnifères. Je suis descendue dans cet état avaler quelques cafés. Aujourd’hui, il ne faisait pas très beau, pourtant, une grosse partie de la bande était dehors, à fumer, discuter. Tout de suite, mes yeux ont remarqué Pascal... et autre chose! La moutarde m’ait monté direct au nez.

Pascal avait eu le culot de ramener cette fille ici... non mais...

Caro était à la fenêtre du salon et les observait. Elle n’était pas en meilleure forme que moi! Je suis allée lui demander si c’était la fille avec qui... Oui, c’était celle-là. Pascal n’avait pas dormi dans sa chambre, il n’était pas rentré. Caro est descendue vers les 10h, elle n’avait pas réussi à bien dormir non plus. Pascal est arrivé peu avant midi, et quant il l’a vu, il a eu le culot de lui faire la bise comme de rien et lui présenter la pouffe. Elle avait été obligée de la saluer.

Pfff, pas question que je salue l’autre... J’étais rouge de colère, même si ça ne se voyait pas!

Pascal est entré avec la fille dans ses pas, entouré de ses copains, il bavardait joyeusement, comme si je n’existait pas. Quant je l’ai senti se diriger vers le salon où j’étais, je me suis levée pour aller à la cuisine. J’ai fait mine de l’ignorer. Je les avais assez vu. Dehors déjà, ses potes les entouraient et discutaient avec cette nana, comme si elle faisait partie de la bande. Là, je dois dire que j’avais complètement oublié que j’étais une invitée chez lui, et pas le contraire.

J’ai avalé quelques cafés, les oreilles aux aguets à écouter les bribes de conversations qui provenaient du salon, tout en faisant semblant de regarder dehors.

Pascal s’est rappliqué dans la cuisine avec la miss. Ils souriaient tous les 2, ils étaient trop content, ça m’énervait. Je ne les ai pas regardé, je les voyais dans les vitres. Pascal m’a attrapé par la taille pour me faire sursauter. Innocente, je me suis retournée comme si je n’avais pas remarqué qu’il était là. Il m’a fait la bise et a voulu me présenter la miss. J’ai fait comme si je n’avais rien entendu. Je gardais les yeux sur lui, ignorant complètement la pouffe.

  • Alors, il paraît que tu es parti hier soir avec une petite pouffiasse blonde?

Il a compris tout de suite que je n’étais pas d’humeur, qu’il aurait peut-être dû m’éviter ce matin!

  • Comment ça?
  • Oui, il paraît que tu n’es pas rentré de la nuit. C’est vrai non? Tu fais de plus en plus fort on dirait... Vengeance?

Sans lui laisser le temps de me répondre, je l’ai attrapé par le bras lui disant que j’avais un truc à lui dire. Et je l’ai embarqué, plantant la pouffe au milieu de la cuisine. J’ai bien senti qu’il était un peu emprunté par ma réaction, il ne s’y attendait pas et m’a suivi sans trop de résistance.

Je l’ai traîné à l’étage dans ma chambre.

Dès que j’ai fermé la porte, je lui ai redemandé s’il voulait me faire souffrir, s’il agissait comme il le faisait pour se venger?  Il a d’abord essayé de nier, puis il a admi qu’il prenait plaisir à me torturer. Il n’avait pas l’impression que j’avais encore souffert autant que lui. Il m’a redemandé si je savais à quel point je l’avais humilié, si j’ignorais que tout le monde était au courant de ma petite escapade, comment j’avais pu lui faire cela?

Pascal avait un peu oublié la nénette qui l’attendait en bas, et je regrettais de devoir le lui rappeler sans le vouloir. Je lui ai demandé pourquoi il n’était pas rentré, ou avait-il dormi? Il paraît qu’il avait rencontré une nana à la boîte, est-ce qu’il a dormi chez elle?

  • Tu ne crois pas que c’est pire que tout ce que j’ai pu faire?
  • Alors pourquoi je ne me sens pas soulagé?

Jusque là, j’avais gardé mon calme et parlait normalement, mais à ma dernière question, les larmes au fond de la gorge, ma voix a tremblé. Il ne s’attendait pas à me voir sur le point de pleurer. J’avais commencé, je n’allais pas arrêter, quitte à pleurer, mais je voulais savoir s’il avait couché avec elle. Ca me ferait mal, mais après, je suis sûre que je me sentirais libre. Pascal m’observait les yeux plissés, plus très sûr de lui. Il a essayé de détourner la question à me dire que je n’avais pas été très sympa avec Emilie (je crois, en tous cas, elle avait un nom vieillot).

J’ai compris la manoeuvre, alors j’ai insisté. Bien sûr, j’avais peur d’entendre la réponse. Après toutes ses tergiversations, comme je ne lâchais pas l’affaire, même quant il a voulu filer sous prétexte que la pauvre fille était toute seule en bas, au milieu de gens qu’elle ne connaissait pas, il a été obligé de me répondre.

  • Tu peux être contente, je n’ai pas couché avec elle.
  • Je ne te crois pas.
  • Crois moi pas, mais on a fait que discuter. Avant que les choses ne dégénèrent, je lui ai dis que j’étais marié et pas libre. Alors elle a préféré qu’il ne se passe rien.
  • Je ne te crois pas. Alors pourquoi tu n’es pas rentré?
  • Elle voulait que je reste, alors je suis resté. Je savais que tu baliserais... et ça ne me déplaisait pas de te faire grimper les mûrs.
  • Jure-le.
  • Je te le jure sur ma vie, je n’ai pas couché avec elle.
  • C’est elle qui n’a pas voulu, et toi, tu en avais envi? Tu l’aurai fait?
  • Non, j’en avais pas franchement envi, mais je l’aurai sûrement fait quand même.

Je lui ai balancé mon coussin dans la figure. Je le détestais d’avoir osé me dire ça, il aurait pu mentir un peu non? Pascal a rigolé, il semblait s’amuser de ma colère.

  • Arrête de prendre les choses au 1er degré, j’ai dis ça que pour te faire chier...
  • Je ne te crois pas... Et vous vous êtes...?
  • Rhhh, mais non, rien de tout ça. Dès que j’ai senti que ça pouvait éventuellement arriver, qu’elle s’attendait à ce que je l’embrasse ou quelque chose du genre, j’ai mis les choses au clair. D’ailleurs, je pense qu’elle a dû croire que tu étais ma femme, vu la façon dont tu l’as traîtée...
  • Mais je pense que maintenant elle sait que ce n’est pas le cas. Je pense que tes potes ont dû la mettre au courant.

Pascal a ri; “Sans doute”. Je ne le croyais toujours pas, il avait beau m’assurer qu’il ne s’était rien passé, j’étais persuadée qu’il mentait. Il disait n’avoir aucune raison de me mentir, s’il s’était passé quelque chose, il me l’aurait dit, au moins j’aurai eu un poil aussi mal que lui.

  • Jane, j’ai aussi ma fierté, après ce qui s’est passé avec Thomas...

Il a aussi rajouté; qu’il n’oserait dire à personne, ni montrer s’il avait encore des sentiments pour moi ou non, et encore moins se remettre avec moi, sinon il passerait pour le dernier des cons, qu’il avait honte, qu’il n’arrivait pas à me pardonner ce qui c’était passé. Qu’il avait envi de me voir, de me parler, oui, qu’il pouvait me parler normalement, mais par moment, et même en ce moment même, il ressentait une énorme colère, il m’en voulait terriblement.

Sur ce, il devait descendre, il ne trouvait pas très cool d’avoir planté la fille comme ça au milieu d’inconnus. Je voulais savoir comment ça se passerait si on descendait ensemble, est-ce qu’il se donnerait la peine d’être aussi “correct” qu’il l’était avec elle. Il n’en savait rien, puis il a rajouté qu’elle ne lui avait rien fait elle! Plus gentiment, il a rajouté qu’il l’avait invitée à passer un moment avec nous au chalet, il ne pouvait pas la planter dans un coin. Enfin, si elle était toujours là. J’ai donc décidé de rester encore un moment dans ma chambre.

Avant de quitter ma chambre, il m’a dit que vu ce qui c’était passé, il pensait que c’était préférable qu’il aille boire un verre avec elle ailleurs. Ca m’a fait flipper dans la tête, je ne voulais pas, mais je ne pouvais vraiment rien dire. J’aurai nettement préféré qu’il reste au chalet, au moins là, on l’avait sous les yeux.

En sortant, il a buté contre Caro. Elle écoutait derrière la porte. Ca l’a fait sourire. Il lui a dit qu’elle aurait dû entrer, elle aurait mieux entendu, puis il lui a fait un bisou sur le front et il a filé. Hééé! Il ne m’avait pas fait de bisou à moi? Pourquoi à elle? Oh ça m’énervait grave!

Même si Caro avait presque tout entendu, je lui ai résumé notre conversation. Elle était soulagée et le croyait quant il disait n’avoir pas couché avec elle. Caro m’a alors appris que depuis qu’on s’était disputé, à part le dimanche quant il était allé chez elle (pfff, merci ma chère de me le rappeler), il ne l’avait plus touchée. Il disait ne pas en avoir envi, ne pas être d’humeur. Si Caro le croyait, alors je pense que je pouvais le croire aussi.

On est descendu toutes les 2 ensemble au salon. Pascal était encore là avec l’autre. Hihihi, elle a sursauté en me voyant arriver. On aurait dit que son siège était en feu. J’avais planté mon air joyeuse et joviale, je participais aux conversations, riais à gorge déployée aux blagues que je ne comprenais pas, mais j’ai gardé mes distances avec l’autre. Je m’étais assise à côté de Pascal, et sans gêne, je m’amusais à lui couper la parole pour parler à Pascal, comme si elle était invisible.

Je pense que tout le monde avait remarqué mon manège. Au bout d’un moment, Pascal s’est senti mal à l’aise et ils ont décidés de se tirer. Peut-être que j’aurai dû être moins méchante et ils seraient restés au chalet? Trop tard de toute façon, puis, je ne pouvais pas me contrôler, j’étais hyper à cran.

Prise dans mon engrenage de folie, j’ai décidé de lui coller aux fesses. Merde, j’aurai peut-être dû mettre autre chose, au lieu de ça, j’étais en training. Comparé à elle, j’avais l’air d’une plouk. A une ou 2 reprises, je n’ai pas pu m’empêcher de lui envoyer des vannes à la pauvre tâche.

Pascal a proposé qu’on aille prendre un verre, et je n’ai pas voulu parce que j’étais en training, et l’autre là, sans doute pour faire la gentille, a dit que j’étais très bien comme ça, ça ne gênait pas. Alors je lui ai balancé que c’était clair qu’avec sa tonne de maquillage si tôt le matin, elle devait avoir bon chaud là-bas dessous, moi non.

J’ai vu Pascal grimacer, mais il ne s’est pas mêlé. Il avait intérêt. D’ailleurs elle aussi, elle n’a pas cherché à se mesurer à moi. Je voulais qu’il la dépose et qu’on rentre, point final. Pascal sentait bien que si on allait prendre un verre, ça allait être infernal, alors il l’a ramenée. Quant il est sorti de la voiture pour la racompagner jusqu’à l’ascenseur, je l’ai suivi. Il lui a juste fait la bise, elle m’a jeté un regard et n’a pas osé me saluer ou quoi que ce soit, je regardais autour de moi, tout en les surveillant. Je ne voulais pas la saluer non plus.

Ha la la, je dois reconnaître que Pascal mérite une médaille pour ne pas m’avoir remis à ma place!

Au retour, il a pouffé de rire 1 ou 2 fois, je ne lui ai pas demandé pourquoi, je fulminais. Au chalet, on est resté au salon un moment à discuter avec tout le monde, puis Pascal a décrété qu’il allait faire une sieste, il était crevé. Le petit rouquin de merde a commencé à lui faire de petits clins d’oeils et à plaisanter sur sa nuit certainement mouvementée, donc une sieste s’imposait. J’avais envie de le boxer.

Je suis restée au salon, je ne voulais pas lui courir après comme un petit chien. Puis, je commençais à mesurer ma folie; il aurait vraiment pu être désagréable, ou me clouer le bec, il n’en a rien fait. Et aussi vite que ça, je suis retombée dans mon état énamourée parce que je trouvais qu’il était vraiment top comme mec.

Caroline a disparu du salon 5mn après son départ, je suis sûre qu’elle l’avait suivi. Gros soupir.

Après 1 bonne heure, je suis remontée dans ma chambre comme certains, une petite sieste s’imposait avant la sortie de ce soir. Cette fois, je ferais partie de la troupe, et j’avais l’intention de tout faire pour ne pas laisser l’autre approcher Pascal, quitte à me rendre ridicule. Quoique, il avait eu des nerfs d’acier, mais ce soir, il risquait peut-être de péter un câble? Bah, on verra!

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261/11 - Pétage de plomb (3) - journée du dimanche, 18 sept 2011

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261/11 - Mise au clair... Disputes... (2)

Publié le par JaneDo

261/11 - Mise au clair...  Disputes...  (2)
Samedi à dimanche, 18 sept 2011 - Samedi à dimanche au chalet...

On avait passé plus d’1h, peut-être 2, à discuter dans la chambre, on nous cherchait, quelqu’un est venu frappé à la porte pour nous demander si on pensait descendre bientôt. Pascal a été ouvrir. Je pense que Tony a dû penser qu’on était en train de... Il avait un petit sourire entendu quant Pascal a ouvert, il semblait déçu de voir qu’on était tous les 3 habillés, enfin presque. Caro avait un peignoir de bains, elle pensait aller à la piscine. Il avait été délégué pour venir frapper à notre porte, personne d’autre ne voulait le faire, ils pensaient tous qu’on faisait autre chose.

L’intervention de Tony nous avait coupé en pleine discussion... Est-ce que j’étais soulagée par leurs ruptures? Je ne crois pas. Cela lui laissant le champ libre maintenant, ce serait difficile de savoir ce qu’il faisait, ou il pouvait être et avec qui! Au moins avec Caro, je savais où le trouver ou à quoi m’en tenir et je savais qui c’était.

Le reste du groupe avait fini de se baigner depuis longtemps, et ils venaient de décider qu’on irait manger dehors.

J’avais la nausée, pas faim, je n’avais pas l’intention de sortir avec eux. Je ne voulais pas avoir à supporter de voir Pascal m’ignorer toute la soirée, et, je n’étais pas sûr de ne pas fondre en larmes à un moment ou un autre. Il fallait que je lâche prise, alors autant commencer à m’exercer. Puis, j’aimais bien rester tranquille dans mon coin... enfin... s’il ne s’agissait pas de Pascal, ce serait du gâteau. Je crois même que je serais resté chez moi, entourée de mes affaires, à lire, regarder la télé, faire autant de siestes que j’en avais envie, bref, faire ce que je voulais.

Pascal est descendu avec Tony, Caro devait s’habiller encore, alors elle traînait dans la chambre. J’ai réalisé qu’elle cherchait à me parler. Est-ce qu’elle était fâchée? Caro s’est changée, et en voyant que je n’avais pas bougé de mon lit et que je continuais à lire tranquillement, elle a compris que je ne venais pas.

Une fois prête, gênée, Caro est venu s’asseoir du pied de mon lit. Elle tortillait nerveusement ses mains, ses cheveux fraichement brossés tombaient délicatement sur ses épaules. Elle avait mis un top bordeaux qui faisait ressortir la couleur de ses cheveux et de ses yeux et qui ne cachait rien de sa généreuse poitrine, elle était jolie avec son petit air triste, je me demande comment Pascal allait faire pour lui résister ce soir!

  • J’ai trouvé un peu vache ta manière de demander à Pascal si on sortait ensemble, j’ai eu peur que tu dises que c’était moi qui te l’avait dit...
  • Peut-être... J’ai pas pu contrôler mes émotions. je m’excuse. Écoute, je crois que... J’ai l’impression que c’est de ma faute qu’il ait décidé de rompre... Je me sens coupable... C’est pas ce que je voulais...
  • T’en es sûre? J’ai l’impression que c’est ce que tu cherchais depuis un moment, non?

Sa voix était pleine de larmes et avait tremblé, ça m’a fait de la peine. C’est vrai que quelque part, c’était ce que je cherchais, mais en même temps, je n’ai jamais été très sûr de ce que je voulais, mais certainement pas ça.

  • Non. Je t’assure que non. Certainement pas. Je suis rassurée quant je sais qu’il est avec toi. Ça ne veut pas dire que je ne cuit pas de jalousie par moments, même souvent, mais je préfère le savoir avec toi.

Elle s’est mise à pleurer et je me suis sentie désarmée. Je ne savais pas quoi faire. Entre 2 sanglots, elle disait que c’était de ma faute et elle m’en voulait. Elle pensait qu’on était amie, et je lui avais planté un couteau dans le dos. Je ne pouvais pas me permettre de perdre une alliée de sa trempe, elle osait faire des trucs que je ne pourrais jamais faire. J’ai essayé de me justifier, puis de lui remonter le moral en lui rappelant que Pascal lui avait dit qu’ils n’arrêteraient pas de se voir.

  • Dis moi ce que je peux faire et je le ferais... J’ai aussi l’impression qu’il te fait payer pour mes fautes, qu’il se venge... enfin, je ne sais pas vraiment. C’est vrai qu’il n’a pas l’air dans son assiette depuis quelques temps.
  • C’est vrai, tu ne voulais pas ça?
  • Non, je t’assure, vraiment pas. Je voulais juste qu’il ne soit plus fâché contre moi, qu’il se rend compte qu’il en a autant à se reprocher, sinon plus. C’est seulement pour ça que je t’ai mentionné, mais ça ne voulait pas dire que je voulais qu’il te quitte.

Caroline s’est jetée dans mes bras en disant qu’elle était rassurée, qu’elle avait eu de sérieux doutes sur notre complicité, que ça lui avait fait énormément de peine de perdre mon amitié, parce qu’elle m’aimait beaucoup, que ça aurait horrible de penser que je ne l’aimais pas. Elle se sentait mieux. Pas géniale, parce qu’elle avait peur de ce qui allait se passer avec Pascal, mais mieux parce qu’entre nous 2, ça allait, on était sur la même longueur d’ondes. Je lui ai dit que moi aussi, je me sentais mal, mais moins de savoir qu’il n’y avait pas de malentendus entre nous.

Pour la question de ce que je pouvais faire pour arranger les choses, on allait y penser...

Je n’étais pas aussi bien que je l’avais prétendu. Si j’arrivais à réparer les dégâts avec Pascal, ce serait pour moi d’abord, ensuite, je n’étais pas sûr de la vouloir dans mes pattes! Mais, je ne pouvais évidemment pas le lui dire.

Je me suis sentie un peu blessée que Pascal soit sorti sans même essayer de me faire changer d’avis. Aussi, j’aurai peut-être dû lui demander où on en était? Ou peut-être pas, au moins comme ça, je pouvais continuer à penser qu’on était ensemble... Pourtant, je sentais que s’il avait été jusqu’à rompre avec Caro devant moi, c’était parce que pour lui c’était clair que nous 2, c’était aussi fini? Oh la la, pourquoi je ne pose pas les questions cruciales pour me torturer ensuite?

Puis de sombres pensées m’ont donné un sérieux coup de chaud; et si en rentrant Caroline allait dormir dans sa chambre, je ne pourrais pas, après ce qu’on s’était dit, elle et moi, aller lui faire une scène d’être avec elle? Aïe, ma tentative de lâcher prise commençait déjà à prendre l’eau. J’ai failli aller les rejoindre au bar, puis je me suis dit que si jamais, je ferais le poing dans la poche et, soit j’irai aussi dormir dans la chambre à Pascal, ou je me mordrais les poings et ignorerait la situation. Ce sera juste une chose de plus pour laquelle je lui en voudrais.

Pascal était très porté sur le sexe, quelque part, j’avais l’illusion qu’il n’avait pas été ailleurs, même pas avec Caro, mais je me rendais bien compte que ce n’était pas possible, c’était forcé qu’il se soulageait ailleurs. Cette pensée me donnait de la température, je ne pouvais pas le supporter. Pourtant, ce n’était pas possible qu’il tienne 1 mois... Afff, je ne voulais pas voir la vérité en face, ça me donnait mal à la tête.

J’ai même pensé aller dormir dans l’attique pour qu’ils ne me trouvent pas en rentrant. Mais la belle affaire, si Caro ne venait pas dormir dans notre chambre, personne ne remarquera mon absence, et pire, je ne saurais pas si elle était venu se coucher ou dormait ailleurs.

J’avais passé presque toute la journée dans ma chambre, j’étais étonnée que Thomas ne soit pas passé et encore plus, que Pascal n’essaye même pas de me faire sortir de là. J’en voulais à Pascal. C’était samedi soir, et là encore, Pascal n’a rien essayé, et je restais toute seule, et pendant ce temps, il s’amusait. C’était bizarre, mais je me sentais seule et triste.

Ils ne sont pas rentré très tard. Quant j’ai entendu du bruit, je me suis postée à la fenêtre, dans le noir, pour voir qui rentrait. Pascal ne faisait pas parti du 1er lot, alors je suis restée à mon poste. Thomas est arrivé quelques minutes plus tard avec la 2ème vague, toujours pas de Pascal, ni de Caroline non plus. Au moins, elle restait de garde hihihi. Joie de courte durée, parce que peu après Caroline est rentrée.

En voyant Caroline rentrer sans Pascal, j’ai compris, j’étais impatiente de savoir ce qu’il s’était passé.

Caroline allait certainement monter se changer, mais je voulais donner l’impression à tout le monde que je ne faisais pas la tête, qu’ils sachent que je voulais seulement rester un peu seule avant, mais je n’avais rien contre me mêler au groupe maintenant. J’ai croisé Caro dans les escaliers, elle était triste, déprimée.

Pascal avait passé le début de soirée avec le groupe, puis une petite nana s’est mis à le draguer et il avait passé le reste de la soirée à discuter avec elle. Quant le groupe a décidé de rentrer, il est parti avec elle, sous prétexte de la raccompagner. Aïe, la pression dans ma poitrine était infernale. J’aurai préféré ne rien savoir tout de suite, maintenant, j’hésitais à descendre, j’avais plutôt envie de me ronger tous les ongles jusqu’à la peau. Ça me calmera sûrement.

  • Est-ce qu’on sort essayé de le trouver?
  • Ou? Je n’ai aucune idée où ils peuvent être. J’ai bien voulu le suivre, mais ses copains mont barré la route. Je crois qu’il leur avait demandé de m’empêcher de le suivre.

Caroline était larmoyante, son menton tremblait. Je l’ai suivi dans la chambre, elle s’est assise sur son lit, les épaules basses. On était toutes les 2 complètement déprimées, à court d’idées. On se rendait compte à quel point Gstaad était grand, et comme c’était impossible de retrouver quelqu’un qui n’était pas en voiture. On avait aucune chance de le retrouver, il ne nous restait plus qu’à attendre, en espérant qu’il rentre dormir.

Les vaches... Dire que ses copains le couvraient!!!

Je n’imaginais pas que je puisse souffrir plus que je n’avais déjà souffert, mais là, je découvrais de nouvelles profondeurs de la souffrance. J’essayais mentalement de l’appeler, lui demander de rentrer, il le fallait pour calmer la douleur que je ressentais dans tout le corps.

Caro était livide, mais on a décidé de descendre un moment. Au moins, on sera en bas quant Pascal rentrerait.

On a passé plus d’1h au salon, mais 4h du matin, presque tout le monde a été se couché et Pascal n’était toujours pas rentré. S’il cherchait à me faire souffrir, c’était réussi. Caro ne pouvait pas se résoudre à se coucher tant qu’elle ne le voyait pas rentrer, moi non plus. Finalement, on a bien été obligé de remonter se coucher. Caro a décidé d’aller dormir dans son lit, comme ça, elle saura quant il rentrerait.

Moi, je n’osais pas faire ça...

Pourtant, je ne vois pas pourquoi... mais j’ai préféré aller essayer de dormir dans mon lit. Je ne voulais pas savoir s’il rentrait ou pas, ça ne m’aurait que fait de la peine. Je préférais planter ma tête dans le sable, rien entendre, rien voir, rien dire. Je verrais bien demain quant j’aurai les idées claires.

Déjà dimanche... Quel week-end de merde!

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261/11 - Mise au clair... Disputes... (2) - Samedi au Dimanche, 18 sept 2011

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261/11 - Mise au clair... fini avec Caro.. et pourtant...

Publié le par JaneDo

261/11 - Mise au clair .. -  (1)
Samedi à dimanche, 18 sept 2011 - Soirée de samedi à dimanche au chalet...

J’en avais marre, cela faisait des semaines que Pascal ne m’approchait pas, j’en avais assez d’attendre qu’il me pardonne, qu’il réussisse à passer là-dessus et qu’on puisse enfin tourner la page. Je ne savais pas si on était ensemble ou pas, s’il avait juste besoin de temps, bref, ça commençait à me peser.

J’avais peut-être dormi 1h ou 2, puis Caro est venu se changer, elle allait se baigner à la piscine. C’était comme si elle m’avait lancé un gros caillou dans la poitrine. Je ne comprends pas comment je fonctionne, je ne sais pas pourquoi chaque évènement me touchait autant, pourquoi je me sentais en danger, fébrile, tendue, incertaine, toujours sur les dents, c’était crevant. Des images de Pascal et Caro en mayot flottant dans la piscine, peau contre peau, m’a traversé l’esprit, j’ai essayé de balayer ces images dans un coin de ma tête, mais le poids dans la poitrine ne partait pas.

Pendant qu’elle était dans la salle de bains, j’ai envoyé un message à Pascal lui disant que je voulais lui parler. Arfff, j’ai regretté aussitôt. C’était stupide, je ne savais vraiment pas par quoi commencer, puis j’aurai préféré que ce soit lui qui veuille me parler en 1er. J’ai renvoyé un message en disant que, finalement non. Pour ne pas avoir l’air de faire les choses dans son dos, j’ai dis à Caro ce que j’avais fait. Elle pensait que ce serait bien de sortir ce qu’on avait sur le coeur une bonne fois pour toute.

  • Tu sais bien que rien n’est jamais; une bonne fois pour toute... Il y toujours des zones d’ombres... Si seulement c'était aussi simple!

Pascal avait reçu mes 2 messages, mais il est quand même monté. A l’aise, comme si on était de vieux potes, il s’est allongé en travers de mon lit et m’a demandé de quoi je voulais parler. Là, évidemment, gros vide cérébrale; rien! J’ai donc répété mon 2ème message de vive voix. Pascal a insisté, alors j’ai dû trouver quelque chose à dire, ma tête était en ébullition.

Et la 1ère chose qui me venait à l’esprit, c’était de savoir pourquoi il avait voulu s’assurer que je venais ce week-end, parce que clairement, il n’avait pas envi de me voir.

Pascal a pensé qu’il était peut-être préférable que Caroline nous laisse seul, mais elle semblait aussi avoir des choses à lui dire, puis, comme elle a trouvé toutes les raisons du monde pour rester, arguant qu’elle se sentait concernée, parce que depuis qu’on avait des problèmes, elle en prenait pleins les dents sans raison, et elle voulait qu’il lui explique.

Pascal a répété ce qu’il avait déjà dit lors du trajet au chalet; il avait envi de me voir, mais dès qu’on était face à face, la colère reprenait le dessus, pourtant, il avait vraiment envi de me voir. Pour Caroline, il ne savait pas pourquoi il réagissait comme il le faisait, elle était adorable, il n’avait rien à lui reprocher, mais elle le faisait penser à moi, à nos problèmes. Pascal ne savait pas où il en était, il était perturbés par des tas d’émotions, il en avait plein la tête et par moments, il ne savait pas très bien ce qu’il faisait.

Caro, la mine boudeuse, s’est assise à côté de lui, elle a dit que c’était dur pour elle, elle ne comprenait pas pourquoi il la traîtait si mal. Désolé, il l’a prise contre lui en lui caressant les cheveux. J’aurai voulu plaisanter en leurs disant de ne pas se gêner pour moi, ils avaient qu’à faire comme si j’étais pas là.

Grrr... C’est quoi ça? Mon lit était devenu leur salle de jeux, ils pouvaient pas aller se faire des câlins ailleurs. Pascal m’a jeté un coup d’oeil, il a dû voir que je virais au rouge.

Caroline lui a demandé où ils en étaient. Hum, pour finir, c’est eux qui discutaient, j’étais hors jeu. Je me suis levée pour aller à la salle de bains. C’était pour cacher ma colère et mes larmes. J’étais furax, au bord de l’explosion et je ne savais pas pourquoi. Je n’avais qu’à ouvrir ma bouche, parler! Ils avaient dû me zapper, personne ne venait me rechercher.

En sortant de la salle de bains, j’ai vu qu’ils tenaient ses mains, et ils se parlaient doucement. Ca m’a rendue jalouse à mort. J’ai demandé à Pascal s’ils étaient ensemble, si comme je le pensais, il sortait avec Caroline? J’ai vu le regard que m’a lancé Caro, alors je lui ai dit que Pascal ne m’avait jamais rien dit, alors je voulais juste qu’il ait le courage de le confirmer. Je connaissais la réponse et pourtant, ça m’a sappé le moral de l’entendre le dire.

Parce que je me sentais mal, je lui ai dit qu’il n’avait pas à me faire la morale à propos de Thomas quant il m’avait caché ça. Je trouvais même qu’il n’avait aucune raison, aucun droit d’avoir le culot de se prétendre furieux, quant lui de son côté sortait derrière mon dos avec Caro. D’ailleurs, je ne comprenais pas pourquoi il me l’avait caché. En plus, il a continué à la voir, sous prétexte qu’il était fâché avec moi.

Les joues à Pascal se sont colorés, je pense que j’avais dû l’atteindre, toucher un point sensible. Après avoir jeté un regard désolé à Caroline, Pascal a dit que c’était peut-être pour ça qu’il agissait comme ça avec elle. J’avais la chair de poule, son regard à Caroline était plein d’excuses, et moi alors? Il ne me devait pas d’excuses? J’estimais que oui, hors à moi, niet, pas d’excuses?

Et alors, il lui a dit que c’était pour ça qu’il ne pouvait plus sortir avec elle... Parce qu’aussi, il se sentait coupable vis-à-vis de moi...

Ha! Alors c’était fini? Si j’avais bien compris, c’est ce qu’il lui disait? Bien sûr ça m’a rassurée, mais aussi, tout de suite après, l’inquiétude m’a submergé; s’il n’était plus avec Caro, est-ce que nous on était ensemble? Sans Caro je me sentais perdue...

Caroline avait les larmes aux yeux, elle voulait comprendre, elle refusait de payer les pots cassés. Ce n’était pas de sa faute qu’il m’ait trouvé avec Thomas, pourquoi c’était elle qui devait se faire jeter? Moi, j’avoue que je ne savais pas quoi dire.

.....

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260/11 - Le w-e commeçait bien... mal !!!! - (2)

Publié le par JaneDo

260/11 - Le week-end commençait bien... mal !!!!! -  (2)
Samedi, 17 sept 2011

Que ce soit Caroline ou moi, on n’en menait pas large. On s’attendait à ce que Pascal nous engueule, alors quant il s’est mis à rire, on est resté perplexe. Pascal rigolait, il riait carrément, on n’en croyait pas nos oreilles, et je crois qu’on s’attendait à ce que le rire se transforme en fureur, mais rien. Il avait l’air de franchement s’amuser, il était plié de rire. Nous, on a pas osé rire, on attendait.

Pascal a rigolé tout au long du chemin...

Pascal avait voulu retourner à la boîte, on en avait pas tellement envie, alors on l’a convaincu de retourner au chalet. On s’était assez donné en spectacle non? Il nous aurait sûrement planté là pour aller vers ses copains, ou pire, discuter avec d’autres filles. Comme il n’avait pas envi de rentrer, Caro a décidé de le suivre, moi j’ai préféré rentrer au chalet. Je ne savais pas ce que j’allais y faire, sûrement pas aller me coucher avant que Pascal et Caro ne rentrent.

Oui, on avait touché le fond! D’avoir été le chercher comme ça, de s’être humiliée devant cette pétasse me restait sur l’estomac. Je crois que j’en avais assez, c’était trop humiliant de lui avoir tracé après et tout le reste. Pascal a essayé, sans beaucoup de conviction, de me demander de les accompagner en boîte. Non merci. Demain, je pense que toute la troupe sera au courant, c’était assez ridicule comme ça. Au chalet, la tête en miette, fiévreuse, je me suis couchée. Je posais les plaques, basta, assez.

Le bruit qu’ils ont fait en rentrant m’a réveillé. Ils étaient tous un peu trop imbibés, et ils continuaient à faire les fous en bas. Je n’ai pas voulu redescendre. Je suis restée allongée dans le noir et écouter les sons qui me parvenaient. Je ne sais pas si j’espérais que Pascal tente quelque chose, qu’il vienne me rejoindre, ou passe me demander de descendre, je crois que j’étais encore trop dégoûtée.

Caroline n’était pas dans son lit, je me suis demandée si elle était avec Pascal? Est-ce qu’elle était juste sur ses talons ou est-ce qu’elle passait la nuit avec lui? De toute façon, je ne pouvais pas aller m’incruster dans sa chambre, il ne me touchera pas, alors si Caroline était là et témoin de ça, ça me ferait encore plus friser. Vers les 5h du matin, les bruits venant d’en bas se sont calmés, la plupart était monté se coucher. Je n’avais pas pu distinguer la voix de Pascal ou Caro, je ne savais pas s’ils étaient couchés ou non.

J’ai décidé d’en avoir le cœur net. Si Caro dormait chez Pascal, alors j’irai voir Thomas m’acceptera, et va te faire foutre mon gars!

J’avais un peu la honte que quelqu’un me voit frapper à la porte de la chambre à Pascal, en plus dans le calme de la nuit, on entendra mes toc-tocs jusqu’en Alaska! Pfff, je suis entrée sans frapper.

Caro et Pascal étaient allongés sur son lit tout habillé. Ils dormaient. Caro était lovée contre lui, Pascal avait passé son bras autour d’elle, il avait un bras sur les yeux, ils n’avaient même pas éteint. Je pense qu’ils s’étaient endormi comme ça, son lit n’était pas défait. Ma brusque entrée les ont réveillés, Pascal a ouvert un oeil et a tenté de se mettre sur le coude, mais comme son bras était coincé sous Caro, il m’a tendu la main après m’avoir fait signe de ne pas faire de bruit. Caro a bougé, mais elle n’a pas fait mine de vraiment se réveiller.

J’ai fait demi tour... Ça me coupait l’herbe sous les pieds, clairement il ne s’était rien passé, donc, je ne pouvais pas mettre ma vengeance à exécution et aller retrouver Thomas. Ou peut-être, seulement, pas encore? Bah, je ne voulais pas me prendre la tête, j’étais mentalement fatiguée. Notre chambre était à côté de celle de Pascal, celle qu’il partageait d’habitude avec sa femme. J’étais étonnée qu’il ne soit pas allé dans l’attique! Est-ce que je voulais seulement me venger ou est-ce que je cherchais seulement une excuse pour me réfugier vers Thomas?

J’ai viré mon training et j’allais me coucher quant on a frappé à la porte... Contre toute attente, j’espérais que ce soit Pascal et non Caro qui venait se coucher. Et c’était lui... Hun! Donc, il avait réussi à s'extirper de sous Caro!

Qu’il était chou... Rhhh, stop miss, inutile de le regarder trop sinon tu va encore flancher comme une pomme pourrie.

  • Pourquoi être partie comme ça? Il est tard, vient...

Il blaguait ou quoi? Je lui ai dis d’aller se faire voir, qu’il n’avait qu’à retourner auprès de sa “Caroline" qui l’attendait surement, qu’il ne fallait pas la laisser seule, qu’elle risquait de faire des cauchemars. Mon ton était calme, j’étais trop fatiguée, dégoûtée pour même être furax.

Pascal a fait une petite grimace; il a plissé les yeux en fronçant son petit nez que j’adore et ses sourcils. Il a tout de suite compris que j’étais fâchée. Oh normal, non. Qu’est-ce qu’il imagine? Que j’avais envie d’aller jouer les 3ème roue de la charrette?

  • Jane, il est tard, je suis crevé, surement toi aussi... Je n’ai pas envie de me prendre la tête avec toi... Allé? On aura tout le temps de se disputer demain...

Je ne voulais pas lui répondre. Je m’apprêtais à refermer la porte, il l’a broqué du pied et il est entré. J’ai fait mine de n’en avoir rien à fiche et j’ai voulu retourner me coucher, mais Pascal m’a rattrapé par le bras pour me tirer vers lui et il m’a serré dans ses bras.

  • Alors si on se couchait, hein!

Il avait dit ça en chuchotant, ce n’était pas une question, il n’attendait pas de réponse. Mon cœur battait trop vite, exécutant une danse infernale qui me coupait le souffle. Je n’arrivais pas à croire à ma chance, il allait dormir à mes côtés, avec moi, tous les 2 tout seul... C’était une chance inespérée. J’ai choisi de la fermer et de ne pas chercher encore des noises. Bon, je savais pertinemment qu’il ne me toucherait pas, mais il était là, je pouvais entendre son cœur battre, il passait la main dans mes cheveux, et cette douce caresse me berçait. La dernière chose que je me rappelle avant de sombrer dans un coma idyllique, c’est son petit bisou sur ma tête, et sa main chaude me caressant la nuque.

J’ai dormi tard. Je n’ai pas senti Pascal se lever, ni quitter la chambre, je ne sais même pas si Caro était venue se coucher dans son lit. Quant je me suis réveillée, le temps du déjeuner était passé depuis belle lurette. Je me suis aventurée en bas pour aller avaler un café ou 2, j’étais naze.

Par la fenêtre de la cuisine, la plupart était dehors, ils jouaient au basket. Pascal et Caro assis sur le petit banc de la pergola et discutaient. Pascal était souriant. Puis il s’est levé pour aller jouer et il lui a ébouriffé les cheveux en rigolant. Mes yeux ont butés sur leurs mains, est-ce qu’ils se tenaient la main? Tout en est-il qu’en se levant, il tenait encore la main de Caro et ce geste des mains qui se lâchent et son regard vers elle, son sourire et tout, c’était désagréable pour moi.

Pfff, il était tout le temps planté avec Caroline, je me demande pourquoi ça me faisait encore chavirer! Je devais bien reconnaître qu'ils formaient un joli couple, ils allaient bien ensemble. Je me demande s'il s'en rendait compte? Ça me rendait légèrement jalouse.

Pascal a levé les yeux vers la maison, et je crois qu’il m’a vu. Ça m’a fait sursauté, et j’ai reculé vite fait et je suis retournée me coucher. C’était passé 6h du matin quant je me suis endormie, alors j’étais crevée, et puis, je n’avais pas trop envie de me mêler aux autres. J’avais envie de dormir encore un peu, puis lire, éventuellement me baigner dans la piscine, puis le soir, je serais en forme pour sortir... éventuellement.

Je me suis endormie presque aussitôt... Je n’ai pas regardé l’heure...

* * * * * * * * *
260/11 - Le week-end commençait bien... mal.!!!!! (2) - Samedi, 17 sept 2011

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260/11 - Le w-e commençait bien... mal !!!!! - (1)

Publié le par JaneDo

260/11 - Le week-end commençait bien... mal !!!!! -  (1)
Samedi, 17 sept 2011
(entre minuit et 6h du matin)

Catastrophique chemin jusqu’au chalet. La présence de Caroline ne me permettait pas vraiment de parler à Pascal et j’aurai voulu lui demander s’il avait demandé à Thomas de s’assurer que je montais au chalet.

Il y a eu une petite hésitation gênante lors du départ, à savoir qui allait s’asseoir à l’avant. Caro a pris place à l’arrière, j’ai été plus rapide qu’elle pour une fois. Pascal a été surpris de la voir, et pendant le trajet, elle bavardait joyeusement en lui posant tout un tas de questions. Je regardais son profil hocher de la tête, sourire. Il restait plutôt silencieux, lui répondait par de petits regards, des hochements de tête et quelques rares oui ou non.

Elle n’a pas fait de mystère sur le fait qu’elle était au chalet et quant elle a su qu’il passait me chercher, elle est redescendue pour faire le trajet avec lui. Ça l’a fait sourire, alors Caro en a profité pour passer un bras sur lui, quitte à être mal assise. Pascal m’a jeté un petit coup d’oeil gêné. Peut-être à cause du geste de “sa” Caroline, c’est lui qui est venu sur le sujet de l’appel de Thomas; passer tout un week-end sans se voir aurait été long, et me connaissant, il était sûr que j’avais certainement penser rester sur Lausanne. Cette fois, c’est moi qui est souri; en effet, il me connaissait bien.

Le trajet m’a semblé court. Pas de surprise, Caro s’était incrustée dans ma chambre. Je pense que c’était une manière de me garder à l’oeil. C’était tout aussi bien, sans ça, je pense que c’est moi qui me serait fait un sang d’encre de ne pas savoir où elle était!!!

On a passé un début de soirée sympa au chalet, puis horreur et damnation, quant on est arrivé en boîte, j’ai compris pourquoi Pascal semblait pressé de sortir; la chanteuse (la pouffe) et 2 autres membres de groupe, y était déjà. Il devait avoir rendez-vous avec eux. D’ailleurs, à peine arrivé, il est parti vers eux, nous abandonnant comme des vieilles chaussettes à la table.

Il était accoudé au bar et la pouffe passait son temps à lui chuchoter des trucs à l’oreille. Je ne le voyais que de dos, mais je pouvais deviner qu’il souriait et même le voir rire. J’ai failli bouffer mon verre quant il s’est dirigé sur la piste pour danser avec elle. Elle danse comme un pied, et je ne dis pas ça parce que je la déteste, ni parce qu’elle nous lançait des petits regards de pouffe satisfaite. Caroline moins patiente que moi a été les rejoindre, mais la pétasse s’arrangeait pour l’exclure en se rapprochant dangereusement de Pascal. Je me suis dis que si elle se collait à lui, je bondirais sur la piste pour la taper. Enfin, oui, j’aurai rêvé de le faire, mais je savais que mes pieds ne me porterait pas et que je resterais plantée sur mon fauteuil comme un pavé.

Je ne m’étais pas rendue compte avant qu’elle était grande, enfin, plus grande que moi, elle lui arrivait à la hauteur du nez. Taille que je n’avais qu’avec des talons qui me martyrisaient les pieds.

Puis ils ont arrêtés de danser pour retourner au bar. Pascal a dit quelque chose à Caro qui est revenue à la table toute rouge. Il lui avait juste dit qu’il retournait au bar. Mes yeux étaient visés dans sa direction, incapable de m’amuser, ni même de faire attention aux conversations autour de moi. Thomas avait voulu m’inviter à danser, mais j’avais refusé comme une idiote, à la pensée que Pascal pouvait ne pas apprécier. Est-ce qu’il pensait à ce que je ressentais moi de le voir danser avec celle-là? Non, alors pourquoi je devais me torturer la tête!

Michael et un stupide rouquin, de l’équipe de basket et des copines à eux, ont été les rejoindre au bar. Mes oreilles étaient en feu, je me sentais incrustée dans le fauteuil, je ne trouvais pas le courage d’aller moi aussi me joindre à eux. Ça faisait monter une vague de timidité rien que d’y penser.

....

Je me demandais bien pourquoi il a voulu que Thomas me fasse venir? Pour le regarder passer la soirée avec les autres? Je me tâtais pour savoir si je ne devais pas prendre mes clics et mes clacs et rentrer au chalet comme une grande, question de lui montrer que ça commençait à bien faire. Si j’avais pris ma voiture, j’aurai pu aussi bien rentrer chez moi, là, il aurait su qu’il dépassait les bornes.

Enfin, après m’avoir torturée pendant plus d’1h 1/2, Pascal est enfin venu s’asseoir à la table. Je boudais... intérieurement. Je ne voulais pas le montrer, mais j’étais verte.

J’avais pourtant tourné ma langue plus de 7 fois dans ma bouche, mordu la langue et tout, mais j’ai pas pu me retenir, je lui ai demandé pourquoi il avait voulu que je vienne au chalet! Faisant l’innocent, Pascal m’a dit qu’il savait que j’aimais venir au chalet, et c’était pas parce qu’on était en froid que je devais me priver. Il savait que si personne ne m’aurait expressément demander de me joindre au groupe, je serais restée à Lausanne. Tant pis si Caroline était à côté et que ses oreilles ne rataient rien de notre discussion;

  • Tu sais bien que si j’aime venir, c’est pour passer le week-end près de toi? Si tu crois que c’est pour te regarder faire l'idiot, alors j’aurai préféré rester chez moi.

Il a continué à faire l’idiot, et a lancé un “Oh”, faisant semblant d’être surpris, puis il a prétendu que lui aussi aimait passer du temps avec moi, avec nous, mais qu’il était désolé, mais ce soir, le groupe s’était déplacé à Gstaad, il ne pouvait pas les planter là-bas au bout du bar. Puis, il m’a dit qu’ils avaient prévu d’aller prendre un verre ensemble à leurs hôtels, puis que s’il avait su, il aurait évité de me faire appeler.

Avant que j’ai pu réagir, tellement j’étais surprise de savoir qu’il allait encore traîner avec eux, à leurs hôtels en plus, et avec la pouffe en prime, il s’était évaporé. J’avais la tête en feu. Je les ai vu ramasser leurs affaires et se diriger vers la sortie. Là, j’étais au bord de la nausée. J’étais peut-être verte, mais Caro elle aussi était livide. On s’est regardé, les yeux écarquillés, bouillantes de l’intérieur.

Caro m’a clairement dit qu’elle allait les suivre, elle s’incrusterait. Elle m’a fait remarqué que Pascal était parti, seul avec la pouffe. Les autres étaient encore accoudés au bar. J’étais tellement obnubilé par Pascal, que je n’avais même pas remarqué ce détail de taille. J’avais envie d’aller avec elle, mais je ne savais pas comment Pascal réagirait. Il risquait de ne pas apprécier, ou même pire, nous fiche à la porte, alors je n’avais pas le courage d’aller risquer mon cœur à me faire jeter devant la pouffiasse.

Mais, je lui ai quand même dit de m’appeler si elle les trouvait...

Ben oui, on ne savait pas dans quel hôtel ils pouvaient être. J’ai eu un petit coup de sang, parce que, pendant 1mn, j’ai pensé que Caro ne pourrait pas les suivre s’ils étaient en voiture. Mais, heureusement, il avait laissé sa voiture au chalet, donc, ils iraient certainement à pieds jusqu’à l’hôtel. Quand même, je dois reconnaître que Caro était courageuse!

Il y avait d’autres filles au bar avec le reste du groupe, et elles étaient... ma foi... pas mal, ce qui me faisait me sentir aussi grande qu’une tête d’épingle. J’espérais que ces nanas n’iraient pas avec eux à l^hôtel, inutile de mettre des tentatrices pareilles sous le nez à Pascal, surtout en ce moment. Arf, j’étais vraiment collée au fauteuil, je n’entendais rien, ne voyait rien d’autre que les préoccupations qui me rongeaient le cerveau.

Caro m’a téléphoné; si je ne venais pas tout de suite, elle monterait seule. Elle les avait suivi, Pascal l’avait vu et lui avait demandé de retourner au chalet ou à la boîte. Mais têtue comme une mule, elle lui avait dit qu’elle s’ennuyait et l’a suivi quand même. Elle s’est lancée dans le hall de l’hôtel derrière eux, elle avait entendu la pouffe demander sa clé, donc elle connaissait le numéro de sa chambre, et elle ne voulait pas les laisser trop longtemps tous seuls. Sa voix tremblait, elle avait besoin de mon soutien, alors j’ai filé la rejoindre.

Sans Caroline, je n’aurai pas pu rentrer dans l’hôtel, c’était bouclé pour la nuit.

Donc Pascal était monté seul avec celle-là! Je tremblais de la tête au pieds, nerveuse à ne pas pouvoir mettre un pied devant l’autre, chancelante, mais je courais presque. J’avais peur que Caro monte à la chambre de l’autre et que je reste plantée devant l’hôtel.

Au milieu de mon parcours, j’ai réalisé qu’une partie du groupe était aussi en chemin pour l’hôtel. Ouf, si jamais Caro n’avait pas pu attendre, je pourrais toujours entrer derrière les autres. Je marchais devant eux, alors j’ai ralenti mon pas, faisant semblant de chercher quelque chose dans mon sac, prenant mon natel pour vérifier si Caro m’avait laissé un message, laissant un message à Caro comme quoi j’étais en chemin.

Les autres blaguaient derrière moi, je ne pense pas qu’ils m’aient reconnu de dos. Ils riaient en disant qu’ils passeraient d’abord dans la chambre de Robin, qu’il fallait les laisser un peu seul, leurs laisser un peu de temps tous les 2 et ça les faisait marrer. Je crois que j’avais cette fois, les joues en feu. Mon sang avait épaissi et bouillonnait dans mes veines. Les jambes en coton, j’ai appelé Caro et je me suis arrêtée devant une vitrine pour les laisser passer.

Je l’ai averti que le groupe arrivait, qu’elle devrait peut-être se planquer, sinon ils allaient la regarder de travers et peut-être même avertir Pascal et l’autre, et qu’ils iraient peut-être dans la chambre de quelqu’un d’autre et on ne pourra pas les trouver. Je n’ai pas eu le temps de finir, qu’ils étaient à l’entrée de l’hôtel. Caro s’est jeté dans les escaliers, le temps de les laisser prendre l’ascenseur et elle est venu m’ouvrir.

Une fois dans l’hôtel, je me suis rendue compte qu’on était ridicule, je n’avais pas envie de monter, j’avais la peur au ventre, trop timide pour oser un tel coup d’éclat. Mais en même temps, je ne pouvais pas toujours laisser Caro faire le sale boulot à ma place. La vache, j’aurai voulu retourner au chalet, et si j’avais pu, prendre ma voiture et rentrer chez moi en signe de protestation.

J’ai essayé de dire à Caro qu’on aurait l’air ridicule devant cette nana et qu’elle ne se gênerait pas de le raconter à toute la bande. Très justement, Caro m’a dit qu’une fois que les choses seraient passé, ce serait trop tard, et on aura beau s’énerver, on ne pourra pas retourner le temps, ni rien effacer, donc si on pouvait éviter de se faire du mal pour rien. Oui, mais, et si Pascal nous envoyait sur les roses? Caro était persuadée qu’il ne nous ferait pas un affront pareil, mais restait le fait qu’on passerait pour de pauvres connes devant l’autre nana!!!

Mais on était là, dans la place, alors autant se bouger! J’ai suivi le train. Devant la porte, encore une fois, la boule à l’estomac, et je voulais fuir! Caroline a frappé à la porte, voilà, trop tard pour décamper maintenant.

Nally est venu ouvrir, elle s’était changée. Pascal s’est tourné vers la porte, et à son expression, il était surpris de nous voir toutes les 2. On a fait comme si elle était transparente et attendu que Pascal vienne vers nous. Caro avait la mine boudeuse et je pense qu’elle s’attendait à ce que Pascal s’énerve, alors, je lui ai dit qu’on était venu le chercher.

Les sourcils froncés, il avait l’air de chercher ce qu’il pouvait bien dire, trop surpris. Il s’est gratté la tête et fronçant son adorable nez, puis je pense à court de mots. Il nous a demandé d’attendre 1mn, puis il a poussé la porte pour retourné vers Nally. On entendait pas ce qu’ils se disaient, et on était pas assez culottée pour repousser la porte grande ouverte. On a attendu en tendant l’oreille.

Pascal est sorti et on est parti tous les 3... Caro et moi les oreilles à ras le plancher...

On allait en prendre pour notre grade, il devait sûrement être furax et il n’allait pas tarder à nous gueuler dessus, peut-être même revenir après nous avoir fichu hors de l’hôtel. On avait entendu la pouffe lui demander de l’appeler plus tard. Plus tard quoi? Après nous avoir jeté? Nous avoir ramené au chalet? Quoi?

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260/11 - Le week-end commençait bien... mal.!!!!! - Samedi, 17 sept 2011

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259/11 - On ne m'oublie pas... cool

Publié le par JaneDo

259/11 - On ne m’a pas oublié
Vendr, 16 sept 2011

J’ai essayé de faire l’effort de ne pas coller aux basques de Pascal. Donc, ce week-end, ils allaient bien tous au chalet, et j’ai décidé de ne pas y aller ce soir, au pire, j’irai demain si je ne tiens pas. Et c’était hyper dur. Une horreur les trucs qui pouvaient me passer par la tête, impossible de l’empêcher d’imaginer tout ce qui se passait au chalet.

Caroline m’avait suppliée de monter avec elle, mais j’ai tenu bon. Enfin, jusque vers les 21h, après j’ai amèrement regretté de n’être pas montée. 22h, j’avais des sueurs froides et je devais faire de grave effort pour ne pas sauter dans ma voiture et monter. Pour finir, j’ai décidé d’aller prendre un verre avec Rosanna. Pour une fois qu’elle pouvait se débarrasser de mari et enfants et prendre l’air.

Évidemment, elle a tout de suite remarqué que j’étais nerveuse! Je lui ai raconté le tout en long et en large, ça me faisait du bien. Elle a eu la gentillesse de ne pas me critiquer, même si je voyais bien qu’elle trouvait un peu vache ce que j’avais fait à Caro.

Puis, et ça c’était super, ça m’a remonté le moral, Thomas m’a appelé pour me demander pourquoi je n’étais pas montée. J’ai su que Pascal n’était pas au chalet non plus, enfin pas encore, parce qu’il jouait avec le groupe de son pote. J’étais soulagée qu’on ait remarqué mon absence et qu’on insiste pour que je monte, un peu moins quant Thomas a pensé que j’étais avec Pascal, ou que je n’étais pas venue parce que Pascal n’était pas là.

Je lui ai dis que je n’étais pas avec Pascal, que je ne savais même pas qu’il n’était pas au chalet. Thomas a donc décidé d’appeler Pascal et lui demander de passer me prendre. J’ai refusé, je voulais prendre ma voiture, mais Thomas m’a appris que Pascal lui avait demandé si j’étais au chalet et si ce n’était pas le cas, de m’appeler. Bizarre, je pensais qu’il était fâché?

Thomas m’a rappelé pour me dire qu’il passerait me chercher vers les 1h du matin, il ne pouvait pas avant.

Je me suis dépêchée d’écourter ma sortie avec Rosanna pour aller préparer mes affaires. Caro m’a appelé pour me demander si ça ne me gênait pas qu’elle vienne me rejoindre, elle avait envie de faire la route avec nous. Glups, je n’ai pas osé refuser même si ça me faisait un peu chier. Je crois que Caro se doutait bien que je me sentais coupable et que je ne pouvais rien lui refuser!

Elle est donc partie de Gstaad pour se précipiter à la maison pour attendre Pascal avec moi...

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259/11 - On ne m’a pas oublié - Vendr, 16 sept 2011

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