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118/2013 - Je sens le danger rôder!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 28 avril 2013  - 118/2013 -  Je me sens en danger face à Elodie!!!

Je restais dans mon coin, un peu embêtée d'avoir tout ce monde dans notre chambre. En plus, ils parlaient musique en majorité. J'essayais de faire semblant de les écouter avec intérêt. Mais, je ne comprenais pas grand chose. Quant ils parlaient de certains amis du groupe, alors là, j'étais paumée.

Comment ça se fait que, aussi bien Caroline qu'Elodie, elles avaient toujours quelque chose de sensé à dire; "Ah, mais ça c'est un de vos morceaux, ou encore, c'est le patron de la boîte qui vous a embauché?, ou, il vient souvent celui-là, je l'ai déjà vu". Bref, moi je ne trouvais rien à dire.

J'attendais seulement de les voir partir...

Je n'ai même pas eu la bonne idée de leur proposer à boire. C'est Caroline qui s'est improvisée hotesse des lieux. Lamentable. Je le lui ai donné un coup de main c'est tout.

En revenant autour de la table du salon, Elodie avait pris ma place à côté de Pascal. Je suis sûre qu'elle avait fait exprès cette garce.

Pour ne pas faire d'histoires, et par la même occasion me rendre ridicule, j'ai été m'asseoir à l'autre bout. En face. Pascal avait les coudes sur ses genoux et une main devant la figure en parlant avec Elodie, comme s'il se cachait ou pour qu'on ne puisse pas entendre ce qui lui marmonait. Comme s'ils avaient des secrets à partager.

"Jane, mais... viens là..." Pascal me désignait la place à côté de lui, de l'autre côté. Elodie avait incrusté ses fesses où j'étais, ça m'ennuyait de devoir m'asseoir de l'autre côté, en bousculant tout le monde pour que l'autre pouffe reste à ma place. Mais bon. Pascal s'était aperçu, après une bonne dizaine de minutes, que j'étais perdue dans mon coin de l'autre bout de la table.

J'ai eu un petit coup de blues, c'était passé minuit, donc ce n'était plus mon anniversaire, Pascal n'avait plus à être gentil... avec moi!

Il était presque 4h du matin quant Pascal les a viré. Elodie a voulu qu’il la raccompagne à son hôtel. Elle avait, soi-disant, peur de rentrer seule. Avant que j’aie pu dire ou faire quoi que ce soit, Caro a enfilé sa veste et annoncé qu’elle venait aussi. Smart! Ça m’avait tordu le ventre et je n’aurai même pas eu l’idée. Précieuse Caroline. Elle m’a fait un clin d’oeil en enfilant son bras sous celui de Pascal, comme si c’était sa propriété. Il n’a pas su quoi dire lui non plus.

Elodie ne savait pas à qui elle avait à faire! Avec Caroline dans les parages, toutes ses tentatives étaient vouées à l’échec. Hihihi.

Ils étaient de retour 10mn plus tard. Ils se sont seulement fait la bise en arrivant devant son hôtel et, Caroline et Pascal ont rebroussé chemin. Elodie lui avait proposé de monter, elle avait un truc à lui demander. Pascal n’aurait jamais laissé Caro toute seule dans la rue à une heure pareille. Il a simplement répliqué qu’il était un peu tard, et lancé un truc du genre.

Hahaha, la petite Elodie avait perdu son temps. Merci Caro!

Bon, pain sec cette nuit, on n’était pas seul. On a dormi comme des potes. Peut-être que j’aurai dû agir autrement, rappeler à Pascal le magnifique trio qu’on forme. J’ai eu de la peine à trouver le sommeil à me torturer l’esprit de questions. Le matin, j’étais persuadée que j’aurai dû, au lieu de dormir de rester là, à rien faire, de rester poser là comme une souche. Zut, j’avais raté une bonne occasion de lui faire changer d’avis. De vouloir qu’on soit à nouveau ensemble comme avant.

On a pris le déjeuner avec le groupe. Puis, ils sont rentrés de leur côté. Elodie a tenté de joindre Pascal. Il était sous la douche, alors, Caro et moi avons décidé d’effacer ses messages et ses appels en absence. Elodie lui demandait de la rappeler avant midi, après quoi, elle aurait quitter son hôtel pour rentrer. J’ai mis son natel sur silence. Caro proposait qu’on le planque, ou que je le mette dans mon sac. Mais, j’étais sûre que Pascal le chercherait.

Pascal n’a pas remarqué que son natel était sur silence, donc, midi, trop tard. C’est ce que j’espérais, sauf qu’Elodie a appelé encore avant de partir. Pascal a vu son appel, mais il n’a pas rappelé. Elle n’a pas eu l’idée de lui renvoyer de messages. Ouf pour nous. Caroline est partie aussi après le déjeuner. Je lui étais reconnaissante d’avoir été là hier soir.


Dès qu’on est arrivé chez Pascal, on s’est couché. Petite sieste crapuleuse, pourtant, on était crevé. Faut dire qu’on s’était couché à passer 5h du matin et debout à 10h pour déjeuner. Bref, on avait dormi que 4h.

J’étais tellement reconnaissante envers Caroline, que je l’ai invitée à venir manger avec nous le soir. Pascal nous a emmené dans un chinois. Il sait combien je raffole de la bouffe chinoise. C’était une soirée agréable. Caroline a toujours des tas de choses à dire, alors, je n’avais pas besoin de parler. Je les regardais se chamailler sur des broutilles en souriant.

Notre repas a été interrompu à 2 reprises; un appel d’Elodie, et le 2ème, je crois que c’était Jess. Jess voulait savoir si elle pouvait venir passer quelques jours en Suisse, chez lui. J'aurai bien voulu savoir ce qu'il lui a répondu.

Par moment, pendant la soirée, malgré la bonne ambiance qu’avait apporté Caro, je ne pouvais pas chasser de mon esprit, les images de Pascal et d’Elodie en train de s'embrasser. Peut-être parce qu’elle avait téléphoné et que Pascal s’était excusé pour aller lui parler à l’extérieur, loin de nos oreilles. J’aurai voulu être un moustique!

Pascal ne savait pas comment me demander de rentrer. Il a essayé, tourné autour du pot. Moi, j’ai fait celle qui ne comprenait pas. Je savais parfaitement ce qu’il cherchait à faire. Il a essayé de me provoquer pour que je me fâche, en me reprochant d’avoir mis Caroline dans nos pattes. Innocemment, j’ai dit que la prochaine fois, je ne l’inviterais pas, mais que j’avais pensé que ça lui ferait plaisir.

Il a fini par se rendre compte qu’il n’arriverait pas à se débarrasser de moi sans être désagréable. Alors, il a bâché. Il lui a fallu une bonne demi heure pour se calmer. Je sais qu’il lui a envoyé un message en cachette pour dire à Elodie qu’il ne réussirait pas à passer chez elle ce soir. J’avais l’oreille collée à la porte de sa chambre et j’ai entendu les petits bip-bip de son clavier.

Une fois calmé, il s’est détendu et on a pu apprécier la soirée… Pascal va finir par me prendre en grippe à m’avoir toujours dans les pattes!!!

Je me demande si je ne devrais pas le laisser aller au bout de cette histoire de coucherie avec cette gourde, une fois pour toute??? Il verra bien qu’elle n’a rien de spécial!!! Que c’était juste une greluche de plus! Plus je tenterai de les garder à distance, plus il risque de croire qu’il est amoureux d’elle Et plus, elle lui manquera… Je risque de créer l’effet contraire à celui désiré! Aïe, je ne sais pas quoi faire… Je risque de morfler sec!


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117/2013 - Anniversaire... Rubis Coeur!

Publié le par JaneDo


Samedi, 27 avril 2013  - 117/2013 -  Anniversaire… Coeur de rubis!

C’est fou, quant je regarde Pascal jouer à la guitare, je retombe raide dingue de lui. Il est si sérieux, presque détaché, ce qui le rend si… sex. Les sons qui sortent de son instrument me frappe droit au coeur. Tout spécialement pour moi, ce soir là, il a chanté; “You & Me” du groupe Lifehouse sans me quitter des yeux, puis, "Collide" de Howie Day et ensuite, "Sweet Jane" des Cowboy Junkies. Je l'adore!

La journée, orageuse et pluvieuse, on est resté au chaud au lit une bonne partie de la matinée. Vers midi, Pascal avait commandé un de mes plats favori, du mignon de veau au morilles avec frites. Miam. Mais, on avait déjeuner tard, et je n’avais pas très faim. Disons que, j’avais surtout été tellement tendu ces derniers jours, que la bouffe avait de la peine à descendre. Je me suis forcée à manger un morceau de l'énorme gâteau d’anniversaire qu’il m’avait commandé en me montrant jovialement gourmande. Mais, je n’avais plus de place. Après ça, je me sentais comme une baleine sur le point de mettre bas. Errrrrh.

Pascal m’a offert une bague avec un rubis rouge en forme de coeur, certi de diamants. Waouh, c’est beau! Comment a-t-il fait pour la taille? Ça m’allait pile poil à l’annulaire! Bravissimo! (J’ai essayé de faire une photo, genre catalogue, hahaha.). Pascal m'avait gâtée cette année!

En fin d’après-midi, il devait rejoindre le groupe pour les essais sons et les enchaînements. Après le groupe s’attendait à ce qu’on mange tous ensemble avant le concert, mais Pascal a pensé que je préfèrerais qu’on soit seul. On a regagné notre chambre. On avait qu’une envie; se grimper dessus. Je l’avais senti dans ses petites attentions, ses gestes de tendresses, ses regards et ses petits bisous dans la nuque.

En tous cas, s’il faisait semblant, il mériterait un Oscar!

J’aurai voulu rester encore dans ses bras, et aussi, j'aurai bien fait une longue sieste, mais on n’avait pas le temps. De retour à la salle, je me suis mise dans un coin pour les laisser discuter. Pascal me lançait de petits clins d'oeils et des sourires qui réchauffaient mon coeur qui avait été si terrorisé ces dernières semaines. Il était tellement chou avec moi, que je commençais à croire que je m’étais fait des films. Mais, il me fallait rester vigilante. Pascal n’était peut-être gentil que parce que c’était mon anniversaire?

La pouffe de Lali a demandé à plusieurs reprises combien je fêtais. Je ne lui ai pas répondu. Agacé après sa x-ème demande, Pascal lui a demandé de se mêler de ses affaires. Waouh, elle s’est sentie vexée et a commencé à faire la gueule. Elle a commencé à dire qu’elle ne se sentait pas bien, qu’elle voulait rentrer. Pascal a dû s’excuser. Malgré tout, j’étais contente qu’il l’ait envoyé chier.

A la pause, j’ai vu que Caroline était arrivée. Elle m’avait prévenu par sms, mais je n’avais rien vu. Je ne m’attendais à ce qu’elle vienne jusque là. Je suis restée avec elle pendant la 2ème partie du concert. Puis, elle m’a fait remarqué que l’autre pouffe, la Elodie était là aussi. Toute ma sérénité à aussitôt disparu. J’avais le coeur à nouveau dans les chaussettes. Avant la fin du concert, je suis retournée vers la loge à toute vitesse. J’espère que Pascal ne l’avait pas vue.

On est sorti main dans la main. Pascal avait passé son bras autour de mes épaules au bar, et j’ai remarqué sa surprise quant elle est venue le saluer. Je crois même l’avoir senti sursauté. Je le connais si bien que je sentais bien qu’il était très gêné. Pourtant, il a fait semblant de rien. Elle a voulu l’attiré au loin pour discuter dans un coin, et j’ai été heureuse quant Pascal lui a fait comprendre qu’il ne pouvait pas. J’étais si fière de lui. Si fière que je lui ai dis qu’il pouvait y aller, ça ne me gênait pas. Mais il n’a pas voulu. Ça m’a rendue encore plus fière de l’aimer autant.

Elodie restait là, à côté de nous, silencieuse à attendre je ne sais quoi. Elle regardait distraitement autour, mais il était évident qu’elle faisait la tête. Pour leur permettre de discuter, j’ai tiré Caro avec moi aux toilettes. Caro était furax, elle m’a traitée d’idiote. Elle avait raison, mais, j’aimais Pascal et je ne voulais pas qu’il se sente coincé. Caro voulait retourné dare-dare au bar et j’ai dû la retenir.

Discrètement, on a jeté un coup d’oeil pour voir ce qui se passait. Elodie semblait s’échauffer. La discussion avait l’air assez animé. Comment dire… Est-ce qu’un type peut être sexy rien qu’à sa manière de pencher la tête pour écouter quelqu’un? Ben, Pascal avait ce petit quelque chose qui le rendait si… sexy. A manger tout cru. On a dû se reculer précipitamment parce qu’il regardait dans la direction des toilettes. Je ne crois pas qu’il nous ait vu. Ou sinon, Caro, mais pas moi. Je me cachais toujours derrière Caro ou ceux qui sortait ou entrait.

Caroline a demandé si elle pouvait rester ce soir, si on aurait de la place pour elle dans notre chambre. Glups. C’était grâce à elle que Pascal n’avait pas oublié ma fête, alors j’aurai bien dit oui. Mais je savais que Pascal ne la toucherait pas, justement parce que c’était mon anniversaire. J’étais embarrassée, je ne savais pas comment lui expliqué. Alors, je lui ai dit de demander à Pascal. S’il était d’accord, moi aussi.

Je savais aussi que si elle était dans la chambre, je me sentirais mal si Pascal tentait de me toucher. Et encore plus s’il n’essayait pas! Va comprendre!

Comme je l’avais deviné, Pascal a expliqué exactement la même chose à Caroline. Il a proposé de lui prendre une chambre, mais elle n’avait pas envie de dormir toute seule à 2 pas. Mal barré! Pascal lui a dit que ce n’était pas cool de nous culpabilisé, qu’elle devrait comprendre qu’il ne pouvait pas. Gênée, j’ai fini par m’entendre insister pour qu’elle reste. Rhhhh, je me serais giflée.

On a traîné avec le groupe au bar jusqu’à la fermeture. Puis, j’ai pensé que Caro et moi pouvions rentrer pendant que Pascal les aidait à démonter le matériel et charger le minibus.

En sortant du bar, Caro plus vigilante que moi a remarqué qu’Elodie traînait toujours là. Elle nous regardait même partir. Elle devait jubiler de ma stupidité. Alors, Caroline a voulu qu’on se planque pour les surveiller. Je ne voulais pas trop. Si Pascal nous apercevait, je me sentirais mal. Autant rester carrément vers lui. Caro m’a reproché cette attitude, comme ça, je risquais très surement de le perdre, à force d’être trop permissive. Mais je me voyais mal revenir après lui avoir dit que je partais. Je suis rentrée seule, alors que Caro faisait le guet.

Elle est arrivée 1h après, les joues toutes roses. Elle avait couru. Hihihi, j’espère que Pascal ne l’a pas vue…

Apparemment, Elodie traînait là pour discuter encore avec Pascal ou tout simplement pour marquer le territoire. Ils ont discuté un moment devant le Club, alors que le groupe partait pour finir la soirée en boîte, puis dans la chambre de l’un d’eux. Caro m’a dit qu’il lui avait fait des saluts entendus. Ça c’était humiliant. L’air de dire; Ha! dès que l’une tourne les talons, voilà sa nouvelle copine.

Pascal avait envi de continuer la soirée avec le groupe. Il m’a donc envoyé un message pour me demander si ça me tentait. Je lui ai dit que je le rejoindrais. J’espérais qu’il ait eu le temps de se débarrasser d’Elodie.

Caroline a sauté au plafond en me disant que j’avais été stupide de les laisser si longtemps seuls. Que j’aurai dû lui dire de venir me chercher, tandis que là, il avait tout le temps de faire des bêtises, de s’isoler avec Elodie, etc. Ça m’a fait un peu sursauter. Elle n’avait peut-être pas tord!

On s’est dépêchée de sauter dans un taxi pour aller le rejoindre. Et ouf, il s’était débarrassé d’Elodie. Enfin, c’est ce que j’avais cru en le voyant au bar discuter avec Varios quant on est arrivé. Beaucoup moins rassurée quant j’ai vu sa face apparaître au milieu du groupe.

Elle nous observait d’un air hautain. Grrrh, à baffer. Pascal n’était pas très à l’aise. Pascal était redevenu un tantinet distant.
Ça m'a brisé le coeur. J’ai dû faire le point dans la poche pour me coller à lui, lui prendre la main ou passer son bras autour de mes épaules. Je crois qu’Elodie l’avait remarqué aussi, ce qui me procurait de désagréable picotement dans tout le corps.

Après une demi heure d’efforts, j’ai baissé les bras. Je me sentais mise à l’écart. Les membres du groupe parlait plus avec Elodie que moi. Apparemment, c’était une fan de longue date. J’étais à 2 doigts de fondre en larmes et Pascal a remarqué que j’évitais son regard. J’ai décidé de rentrer avant de me ridiculiser devant tout le monde. En tous cas, ma soirée d’anniversaire était gâchée et j’en avais gros sur le coeur.

C’est sûr cette fois, il se passe quelque chose entre eux! Entre Elodie et Pascal…

Pascal m’a prise par le menton pour me regarder dans les yeux quant je lui ai annoncé que je rentrais. Il a vu que j’avais les larmes aux yeux. Il m’a alors serrée contre lui. C’était de la pitié. C’est pire que tout. Quant j’ai voulu me lever, Pascal m’a forcé discrètement à rester assise, puis, il a annoncé aux autres qu’on rentrait.

Pire… C’était plus facile d’être gentil et adorable avec moi loin des autres? Loin des yeux inquisiteurs d’Elodie? Non. Je préférais rentrer seule. J’ai donc ravalé ma fierté, et je lui ai dit de rester. Moi je rentrais. Pascal a dû comprendre ce qui se passait dans ma tête. Il a donc dit assez fort pour que tout le monde le sache, qu’il restait si j’en faisais autant, que si je rentrais, il rentrait aussi.

J’ai dû faire un gros effort encore pour rester. J’avais l’impression d’avoir le cul posé sur des braises. Je me sentais mal, humiliée devant l’autre pouffe. En fait, devant les 2 pouffes. Je me suis rappelée de la baffe que j’avais foutu à Lali et j’ai regardé dans sa direction. Pas de doute, elle s’amusait de la situation et était très copine avec Elodie. L’horreur. La honte.

Pourtant, Pascal est redevenu tout tendre après ça. Je n’avais plus besoin de me forcer contre lui, c’est lui qui m’a prise dans ses bras. Oui, il avait compris que j’avais senti sa froideur depuis que l’autre était là, et il faisait tout pour se rattraper.

Ce sont ces petites choses qui me font l’aimer si fort. Il est loin d’être bête, et surtout, il me devine si bien. Je ne regrettais pas mes sentiments pour lui. Il peut être si adorable, si masculin, si fort. Je l’adore à la folie. Rassurée, mes larmes se sont envolées. Je me suis détendue et je l’ai laissé me couvrir d’attention. J’en avais autant à son service.

3h du matin, le groupe s’est invité dans notre suite. Il y avait plus de place pour accueillir tout le monde. Même Elodie était là… Les nerfs!


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116/2013 - Bon comédien ou encore amoureux?

Publié le par JaneDo


Vendredi, 26 avril 2013  - 116/2013 -  Bon comédien ou encore amoureux???

Grrrh, j’ai passé presque toute la journée à aider Marie avec ses photos. Je ne crois pas qu’elle cherche vraiment à apprendre! Elle attend que je le fasse pour elle. Avant midi, j’ai envoyé un message à Pascal pour lui dire que je l’attendrais chez lui vers 17h. Ensuite, j’ai évité tous ses appels. Je ne voulais pas lui donner l’occasion d’annuler.

Il m’a rappelé pour me dire qu’il ne rentrerait pas tout de suite, il avait un truc. J’ai osé pour une fois lui demander quoi. Il a évité la question en me proposant d’aller manger dehors. Ça m’a inquiétée. Ça voulait dire qu’il voulait me parler et qu’il préférait être en terrain neutre. Pascal a voulu me donner rendez-vous en ville, directement au restaurant, ce qui m’a encore plus mise sur mes gardes. En fait, ça m’a carrément effrayée.

Pour me rassurer, j’ai appelé Caro pour discuter, et j’ai été encore plus perturbée et terrorisée…

Hier soir, dès que j’ai quitté Pascal, Caroline a été passer la soirée chez lui. Caro n’est pas du genre à garder pour elle les choses qui la tracassent. Elle a donc demandé à Pascal qui était cette Elodie, ce qu’il pensait d’elle, et ce qui se passait. Sa réponse n’a pas laissé beaucoup de place à la déduction. Cette fille lui plaisait, et il ne le lui a pas caché. Caro a alors voulu savoir quant et comment. Etant donné qu’on le suit de près, elle ne voyait pas quant il avait pu passer du temps avec elle.

Caroline ne s’attendait pas à ce que Pascal lui dise qu’ils avaient fini la soirée ensemble un soir après un des concerts du groupe. Il l’avait raccompagnée, et ils avaient un peu fricoté. Aaaah! Trop mal.

Caroline avait fondu en larmes. Elle a voulu tout savoir; s’ils s’étaient embrassés, couchés ensemble, etc. C’était évident que, s’ils avaient fricotés, c’est qu’ils s’étaient embrassés. J’avais le souffle coupé en attendant la suite. Et ouf, ils n’avaient pas encore couchés ensemble. Enfin, c’est ce que Pascal lui a dit. Peut-être qu’il n’avait dit ça que parce qu’elle pleurait et n’avait pas osé lui avoué la vérité?

Je n’en savais rien, mais je ne voulais pas vraiment le savoir. Caroline, elle, semblait le croire. C’est clair que, c’était difficile de croire qu’il lui aurait menti après tout ce qu’il avait déjà dit. Mais bon. L’empêche, ça me faisait drôlement mal de savoir ce que je soupçonnais déjà… Comment faire maintenant? Caroline n’en avait aucune idée. Pascal avait bien entendu remarqué qu’on avait l’air de se relayer. Glups. Pourtant Caro lui a assuré que ce n’était pas le cas. Hum!

Waouh, j’étais contente que Pascal n’ait pas eu le culot de me dire un truc pareil dans la face. Je l’aurai mal pris.

Caroline a demandé à Pascal ce qu’il avait prévu samedi pour mon anniversaire.. Ça lui était sorti de la tête. Caroline est un amour de le lui l’avoir rappelé. Ça m’aurait crucifié qu’il m’oublie.

Vers 17h, j’étais chez lui. Mon petit sac déjà posé dans sa chambre. Je l’attendais moite, le coeur faisant des claquettes. J’avais la trouille. Trouille qu’il me fasse comprendre qu’il fallait que je rentre dormir chez moi. Trouille qu’il ne rentre pas de la nuit. Je n’arrivais même pas à regarder la télé. J’étais trop tendue. J’ai surveillé mon natel. Rassurée tout de même de voir qu’il n’essayait pas de m’appeler. C’est qu’il rentrerait. J’écoutais tous les bruits extérieurs. J’étais à cran. Il fallait que je me détende avant qu’il ne passe la porte.

Thomas a vu ma voiture et il est venu me faire un coucou. Il a tout de suite remarqué que j’avais les nerfs à fleurs de peau. Je suis sûre qu’il est au courant pour Elodie, mais il ne me disait rien. Il a même paru surpris de me voir chez Pascal. Il est monté ensuite chez lui se préparer à partir au chalet. Il a essayé de me convaincre d’y aller avec lui. Ça aussi ça m’a convaincue qu’il savait, et qu’il voulait laisser le champ libre pour Pascal en me tirant de là. Pas question, j’y suis, j’y reste.

Vers 19h30, Pascal est enfin rentré. Je n’avais toujours pas retrouvé mon calme. Il avait vu mon message disant que je n’avais pas tellement envie de sortir, que je préférais l’attendre à la maison. Il m’a demandé pourquoi, et j’ai dit que je n’avais pas trop le moral. S’il avait eu envi de me parler de quelque chose, ça l’a coupé. Il a essayé de me tirer les vers du nez.

Mais, je n’allais certainement pas lui dire que j’avais peur qu’il soit amoureux d’une autre fille.

Ma tête me faisait souffrir. Quant j’avais les nerfs en pelote, j’avais toujours des maux de tête atroce. Tout de même, on avait fait l’amour hier soir, alors il devait quand même avoir un restant de sentiment, non? En me voyant si tendue, Pascal s’est radouci. Il est redevenu le Pascal que j’aimais, tendre et tout gentil.

J’avais la folle envie de lui demander s’il m’aimait toujours… Mais, j’avais trop peur de la réponse.

Pascal jouait demain près de Berne et il m’a demandé si j’avais envie de l’accompagner. Il avait déjà fait les réservations et proposait qu’on aille déjà sur place. Demain, le groupe le rejoindrait, dans le même hôtel. J’étais contente. Je crois qu’il faisait ça à cause de mon anniversaire. J’étais contente de mettre de la distance entre Elodie et nous.

Le voyage en voiture, tous les deux, était merveilleux. On retrouvait notre complicité d’avant. Pascal me racontait les anecdotes concernant son boulot. Ce week-end, il n’aurait pas dû être là, mais en Scandinavie. Il devait aller regarder le boulot. J’ai compris qu’il cherchait toujours à quitter la Suisse, mais j’ai préféré ne pas le relever. Il s’est aussi aperçu de sa méprise, et a très vite changé de sujet.

Pascal avait réservé une des suites pour nous. C’était chou. Je me serais tout aussi bien contentée d’une chambre comme les autres membres du groupe.

On est sorti mangé. Hum, quant je pense que je lui avais dit que je n’avais pas envie de sortir, et qu’ici, j’ai dit oui tout de suite!!! Il pleuvait, mais ça ne m’a pas gêné de courir sous la pluie. De marcher main dans la main en se réfugiant sous les devantures des magasins. Je crois qu’il s’amusait aussi, parce qu’il riait beaucoup. Il m’avait quand même passé sa veste à capuchon et se faisait tremper. Il m’a même embrassée à un de nos arrêts alors que la pluie avait redoublé. C'était spontané, et je n'avais rien fait pour le provoquer. Alors, ça m'a fait chaud au coeur, persuadée qu'il m'aimait encore.

Pendant le repas, il a joué avec mes doigts, m’embrassant dans la paume. Puis, de retour à l’hôtel, tous les 2 à moitié trempés, on a vite viré nos vêtements pour se réfugier sous la couette après une petite douche à deux. Je me suis dit à ce moment là que je l’adorais avant de me rappeler de l’autre.

Après avoir fait l’amour comme des maniaques, on s’est larvé sur le lit à regardé la télé en s’empiffrant de glace. Iark, je n’avais plus faim, pourtant je les mangeais! Collé l’un contre l’autre, on se parlait et se faisait tous pleins de câlins, comme si on était seul au monde, comme si rien d’autre ne comptait à part l’amour qu’on ressentait l’un pour l’autre.

Ciel, si je n’avais rien su, j’y aurais cru… C’est effrayant... S'il faisait semblant, alors, il était doué!


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115/2013 - Mon homme est distant... ça fait mal...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 25 avril 2013   - 115/2013 -  Mon homme est devenu plus distant… Ça fait mal!

Pascal a essayé de m’appeler dans la journée. J’avais trop peur pour lui répondre. La frousse qu’il ne cherche qu’à annuler pour ce soir. Mais, il y avait les sms! Il m’a envoyé un message pour me dire qu’il avait la répète avec Varios, il voulait savoir si je voulais venir avec lui, ensuite on irait manger. Enfin, si ce n’était pas trop tard. Autrement, il me ferait quelque chose à la maison.

Ouf, j’avais flippé pour rien. Alors, je l’ai rappelé.

On s’était arrangé. Je devais être chez lui après le boulot. Il passait juste se changer, se flanquer en jeans et on partait direct après. J’aimais bien être avec lui, même si c’était pour rester dans mon coin à le regarder jouer. Bon, la Lali ne me supporte toujours pas, mais je m’en tape. Elle évitait de me regarder, et tirait la gueule. Elle était énervée que Pascal m’ait emmenée. Je crois que c’était pour m’énerver encore plus qu'elle a demandé à Pascal de passer chez elle après la répète, pour regarder certains morceaux qu'elle avait l'intention d'intégrer au répertoire du groupe.

Elle voulait qu'il vérifie si les chansons qu’elle avait écrite tenait la route. Ce soir, ça ne jouait pas. Elle a réalisé qu’elle allait être obligée de m’accepter chez elle, alors elle a changé d’avis.

C’était bien trop tard pour aller manger n’importe où. On avait le choix entre le Boccalino, le Churrasco ou le White! J’ai choisi le Churrasco. Je n’avais pas vraiment faim, j’avais juste envie d’être avec Pascal, c’est tout. Ou on pouvait aller boire un verre avec les copains, mais ça ne me disait rien. Je préférais qu’on reste seulement tous les 2.

Je me suis rendue compte que Pascal avait dû recevoir des messages de la Elodie. Il a probablement dû la rappeler quant il s’est absenté de la table. Sur le moment, je n’ai pas fait attention. C’est seulement chez lui, que j’ai fouillé son natel et que j’ai vu les appels et les messages. Grrh, j’étais furax. Mais, je ne devais rien dire.

J’ai observé Pascal, et je trouvais qu’il avait changé. Il était légèrement plus distant, mais si on ne faisait pas attention, si j’étais encore sur mon petit nuage, je n’aurais rien remarqué. Il avait l’air plus mature, plus… je ne sais pas, blessé? Il était toujours gentil, mais gardait une certaine distance. Distance invisible si on ne sait pas qu’il y avait une autre pouffe dans le collimateur.

Ça fait mal de voir que, comme n'importe quel autre mec, Pascal que j'avais en haute estime, devient si distant, et tout ça, pour pouvoir enlever le slip d'une autre pouffe et se la taper! Mais, je devais garder la tête froide et ne pas m'éverver pour ça.

Ce week-end, Pascal n’avait pas non plus envi de monter au chalet. Je devinais qu’il y avait du Elodie là-dessous. Ça m’énervait de le reconnaître. D’abord, parce qu’il avait un concert le samedi, ça l’embêtait de faire l’aller retour. Surtout que, après une soirée arrosée et tardive, il risquait de ne pas être en forme. Alors, innocemment, j’ai dit que ça m’était égal de rester ici, qu’au contraire, je me réjouissais de passer le week-end tranquille, en tête à tête, chez lui.

Glups, son visage s’est légèrement décomposé. Il n’a pas su quoi dire. Là, j’ai été sûre qu’il avait prévu autre chose et, ma manière désinvolte de penser que forcément, on passerait le week-end ensemble, l’a scié. Je pense qu’il m’avait invitée ce soir, comme pour se débarrasser d’une corvée. Il pensait pouvoir profiter de son week-end pour faire ce qu’il voulait.

C’était mon anniversaire ce week-end, j’espère qu’il n’avait pas oublié. Ça me ferait de la peine.

Chez lui, à la maison, c’est un autre Pascal, il était plus tendre, plus gentil encore, doux et câlin!!! C’est bizarre. Là, j’ai réalisé qu’à l’extérieur, il était plus froid, plus distant. C’est ce qui m’avait gênée toute la soirée. A cause de ça, et parce que j’avais l’intention de passer le week-end collée à ses pompes, je suis rentrée dormir chez moi. Je suis restée tard, assez tard pour qu’il ne puisse aller nul part ailleurs.

De toute façon, je savais que Caroline guettait mon départ pour venir me remplacer. On en avait discuté aujourd’hui, et je lui ai dit pour mon anniversaire. Je voulais le passer avec Pascal. Et si possible, je voulais éviter de l’avoir elle, dans les pattes. Elle a accepté de rester en retrait, mais qu’elle restait à dispo si j’avais besoin de son aide.

Pendant la soirée, il y avait des moments où Pascal était ailleurs, dans la lune. Je suis sûre qu’il pensait à l’autre…


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114/2013 - Tandem contre Elodie... Eau...

Publié le par JaneDo


Mercredi, 24 avril 2013  - 114/2013 -  Eau -- Tandem contre Elodie

Mercredi soir; de l’eau dans les escaliers. On n’a rien su avant le matin. Marie est venue sonner chez moi vers 8h30! Grrrh. Apparemment, les plouks d’en-dessous avait, soit-disant, de l’eau qui coulait du plafond. Alors, ils ont pensé que ça venait de chez moi!!! Ben voyons!

Bravo Caroline! Pascal a accepté de passer chez elle après l’entraînement. De toute façon, Caro s’était arrangée pour ne pas avoir sa voiture. D’après ce qu’elle m’a dit, de premier abord, Pascal ne semblait pas enchanté de devoir la ramener. Il lui a dit de demander à Thomas. Hélas pour lui, Thomas était parti tout de suite après. Dans la voiture, Pascal avait téléphoné à Elodie pour dire qu’il passait plus tard.

Caroline a fait une petite vacherie à Pascal; elle a mis des somnifères dans la bouffe. Après avoir dîner, il était trop fatigué pour bouger. Pascal n’a pas osé rappeler Elodie pour annuler. Il pensait sans doute quand même y aller, mais avec la dose qu’elle lui avait mis, très vite il a commencé à somnoler. Hihihi, Elodie a dû être super furax que Pascal lui pose encore un lapin. Morte de rire.

Jeudi soir, Pascal avait rendez-vous avec moi. Sûr que je ne répondrais à aucun appel de sa part. Je ne veux pas lui laisser l’occasion d’annuler notre rendez-vous. Mercredi soir par contre, je crois qu’il avait un match. Je crois aussi qu’il commence à regretter d’avoir autant d’activités à côté du boulot. Il m’en avait parlé à une ou deux occasions. Donc, ce soir, il fallait qu’on trouve une solution pour l’empêcher de voir l’autre.

Parfaitement complice, on s’est consultée afin de trouver une idée. On voulait que Pascal se doute de rien. Caroline avait l’habitude d’aller voir ses matchs. Comme elle n’a pas réussi à le joindre de la journée, elle m’a demandé si je pouvais l’accompagner au match. Pour une fois, j’ai dit oui. Du coin de l’oeil, Pascal nous a repéré dans les gradins. Comme convenu avec Caroline, je suis partie avant la fin.

Je m’étais arrangée pour aller manger avec Thomas. J’avais parqué ma voiture un peu plus loin. Ça m’emmerdait d’aller en taxi. Mais ça, Thomas ou Pascal n’étaient pas sensé le savoir. Caro m’emmènerai éventuellement rechercher ma voiture. Après le match, Pascal est venu nous faire la bise avant d’aller se doucher. Pascal a prétendu avoir un truc avec les copains, et qu’il ne pouvait pas ramener Caro, mais il n’a pas eu le choix, vu que Thomas et moi n’avions pas prévu de rentrer.

Drôlement agréable de voir que Pascal a semblé surpris et un tantinet jaloux que je sorte avec Thomas…

Plus tard dans la soirée, Caro m’a envoyé des messages pour me dire que notre plan avait foiré. Pascal l’a déposée. Il n’a pas voulu aller prendre un café. Il a prétendu être crevé et voulait rentrer. Caro s’est incrustée. Elle a été chez lui et a rencontrée l’autre pouffe. Elodie avait rendez-vous avec Pascal chez lui!!!

Comment avait-il réussi à faire en sorte qu’Elodie ne soit plus fâchée????

Caroline m’a suggérée de l’avertir que je passais. Elle, elle avait été sommée de rentrer. Elle savait que Pascal s’énerverait si elle retournait lui casser les pieds. Aïïïe, je n’osais pas! Et Thomas risquait de se rendre compte que je lui avais proposé de sortir, juste pour ensuite aller scouater chez Pascal. Je sais que je ne devrais pas me formaliser pour si peu, mais c’était difficile de me transformer encore en super glu.

Ha la la! Pourtant, Caro avait raison… Si on voulait éviter que Pascal passe trop de temps avec cette nana, il n’y avait pas d’autre solution. Ou peut-être leur laisser cette soirée? Grrrh, je sais que c’est ma couardise qui parle! Que je cherche des excuses pour ne pas avoir à faire quelque chose qui me gêne. Mince, j’aurai préféré que Caro se débrouille sans que j’aie à lever le petit doigt.

Après ça, la trouille aidant, je me suis saoulé la tête. Soit, je dormais chez Thomas, ou… Donc, à moitié givrée, en arrivant chez Thomas, je suis descendue chez Pascal. LE RAT; il avait verrouillé la porte entre les 2 étages, alors j’ai dû passer par l’extérieur. J’étais persuadé que Pascal et Elodie n’avaient sûrement pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Ça me fait même chier d’associer leurs noms, pfff.

Caro avait collé au maximum, et Pascal a dû lui demander de partir. Elle avait fait celle qui ne comprenait pas qu’elle était de trop. Ça faisait 20mn que Caro avait déserté les lieux. En partant, elle m’avait tout de suite envoyé un message. J’ai répondu qu’on partait du resto. J’ai aussitôt jouer la comédie de celle qui ne se sentait pas très bien. Thomas a proposé que je passe prendre un café, et j’ai accepté. Trop contente que les choses marchaient comme prévu.

J’avoue que je l’avais un peu allumé. Juste ce qu’il fallait pour qu’il ait envi de voir si ça pouvait aller plus loin. C’était un peu vache.

J’ai dû sonner un moment avant qu’il ne vienne m’ouvrir. J’imagine qu’il pensait que je finirais par m’en aller. Je n’étais pas saoule au point de ne pas savoir ce que je faisais, mais juste assez pour donner l’illusion. La nana, Elodie, a fait la grimace en me voyant à la porte. Pascal avait sa tête des mauvais jour en ouvrant. J’ai fait comme si je ne voyais rien.

Je me suis jetée dans ses bras, et je me suis mise à lui raconter ce qu’on avait mangé. Ce qu’on avait discuté avec Thomas. Bref, Pascal n’a pas osé me repoussé. J’ai même vu un petit sourire au coin de ses lèvres. Puis, il a dû se rappeler que l’autre était là et que ce n’était pas le moment de me trouver drôle.

Pascal savait que je n’étais pas en état de conduire, et il ne m’aurait jamais suggéré de dormir chez Thomas, même pas pour cette Elodie. Pascal m’a laissé entrer. J’ai fait la surprise en voyant l’autre pouffe assise dans son canapé, mais tout aussi rapidement fait semblant de l’avoir oubliée.

Pascal m’a soulevée comme une paille pour aller me coucher dans sa chambre. Il hochait la tête à mes conneries et avait de la peine à cacher son amusement. Je me suis agrippée autour de son cou. J’ai prétendu ne pas vouloir me coucher, que je n’étais pas fatiguée. Et je l’ai entendu rigolé. Je l’ai laissé me border, et j’ai encore tenté de me lever, mais je me suis écroulée. J’étais contente d’être dans son lit. C’était presque gagné.

Après m’avoir écoutée pendant au moins 10mn, j’ai commencé à perdre le fils. Pascal a tiré doucement la porte en sortant. Elle n’était pas fermée. Faisant mon possible pour ne pas faire de bruit, je me suis levée pour écouter.

Elodie lui a demandé si j’allais dormir ici. Ben oui hein! Pascal lui a dit qu’il ne pouvait pas me laisser rentrer dans cet état. Elle lui a dit qu’il pouvait me mettre dans un taxi, mais Pascal trouvait ça un peu trop dangereux vu mon état. Il ne se sentirait rassuré que s’il me ramenait lui-même. Petit silence. Je ne tenais pas debout, je suis retournée me coucher. J’entendais tout aussi bien depuis notre lit. Enfin, tant qu’ils ne se mettaient pas à chuchoter.

Elle lui a proposé d’attendre là pendant qu’il me ramène. Je suis sûre que ça n’a pas dû plaire à Pascal, d’avoir l’impression qu’elle lui donnait des ordres. J’avais raison, il n’a pas répondu à ça. Clair que je dormais là, et clairement que ça l’énervait elle. Elodie a commencé à bouder.

Elodie voulait savoir comment est-ce qu’ils allaient réussir à passer une soirée ensemble sans avoir toutes ses nanas dans les pattes. Ouuuuh, elle perdait des points. Elle lui a reproché les nombreux lapins. Je crois avoir entendu sa voix se casser, quelques snifs. Je me suis relevée. Pascal a dû m’entendre bouger, parce qu’il a regardé en direction de la chambre.

Graouhhhhh, il était sur le canapé et la tenait dans ses bras! Mon sang n’a fait qu’un tour. J’ai voulu foncer dans le salon. Pascal la consolait? Non, non, je ne pouvais pas le permettre. J’ai voulu retourner vers le lit, pour faire semblant de me lever, l’appeler, mais je me suis flingué. Il faisait noir. Pascal s’est précipité.

J’aurai dû penser qu’il ne serait pas à l’aise avec qui que ce soit, sachant que j’étais juste à côté.

Pascal m’a aidée à me lever. La honte. Puis, il m’a remise au lit. J’ai prétendu avoir super soif, que je voulais du thé ou du café de préférence, que je voulais venir le préparer moi-même pour pas l’embêter. Il a pensé que j’avais oublié qu’elle était là, alors il n’a pas voulu me laisser quitter le lit.

Ensuite, youpiiie, Pascal lui a dit que c’était mieux qu’elle rentre ce soir. Il devait s’occuper de moi, que j’avais oublié l’avoir croisée. Elodie ne comprenait pas ce que ça pouvait faire. D’après ce que j’entendais, Pascal la conduisait à la porte, pour ne pas leur donner l’occasion de s’embrasser, j’ai déboulé dans le salon en titubant un peu. Eblouie par la lumière, j’ai vu leurs silhouettes dans l’encadrement de la porte. Pascal a aussitôt précipité les salutations et refermé la porte pour venir me cueillir avant que je ne m’effondre.

Je ne me suis sentie calmée que quant j’ai entendu sa voiture quitté les lieux. Bon débarras.

Une fois Elodie partie, Pascal s’est laissé aller. Il a rigolé de me voir dans cet état. Il me traitait comme une enfant farceuse, amusé de me voir mâcher mes mots, bégayer, répéter les mêmes choses. Bref, il m’a fait un thé au lait, puis m’a portée au lit. Je suis restée agrippée à son cou. J’avais envie de lui, mais lui ne voulait pas, arguant que je ne me rappellerais de rien le lendemain.

J’étais collante… Je le couvrais de bisous, lui disait combien je l’aimais. Pascal avait l’air sceptique, mais amusé. On s’est embrassé, mais il a évité que les choses n’aillent plus loin, me répétant qu’il n’avait pas envi de se taper une nana complètement bourrée. J’ai remarqué qu’il avait presque failli à plusieurs reprises envoyé balader ses principes. Il en avait envi, mais ne voulait pas avoir l’air de profiter de la situation.

Alors… Profitant du fait qu’il me dise que j’allais tout oublier, et qu’il ne voulait pas me faire l’amour, j’ai obtenu sa promesse que le lendemain, on remettra ça. En tous cas, je l’ai fait beaucoup rire.

La journée, j’ai couru dans tous les sens. Le matin, à peine sur pieds pour prendre le café avec Pascal avant qu’il ne parte au boulot, j’avais reçu un message de ma frangine, de Marie, puis de ma puce. Je devais la prendre au salon vers 11h30. Marie nous invitait à manger avec elle et Roméo.

Kachouka et moi avions décidé de passer dans un magasin de musique pour lui acheter un accordeur pour sa guitare électrique. Mon Dieu, c’était le palace de la guitare. La caverne d’Ali Baba de la musique. On y a passé une bonne heure. On devait ensuite partir pour Moudon pour qu’elle puisse prendre des affaires pour dormir chez sa grande soeur, mon autre puce, Lilice. Elle allait voir une pièce de Théâtre avec son école. Non mais, à quoi pense ses profs!!! Des gosses qui traînent dehors après 22h!!! Franchement!

J’avais prévenu Pascal que je ne pourrais pas le voir avant 22h, voir 23h. Je m’étais proposée pour aller récupérer ma puce au Théâtre à 21h30. Chez sa soeur, j’ai vérifié qu’elle était en sécurité. Elle était crevée ma pauvre bébé, donc je n’ai pas traîné.

Je n’avais pas eu le temps de me préparer. Puis, je ne voulais pas qu’on puisse deviner que je sortais. Donc, j’ai dû retourner chez moi pour me changer et aller chez Pascal. Dommage de l’avoir fait m’attendre toute la soirée. Mon petit coeur jouait à la guitare en regardant distraitement la télé. Trop chou.

Caro était passée chez lui en début de soirée, parce qu’elle avait cherché à le joindre au boulot, mais n’avait pas réussi. Ou il était vraiment occupé, ou, il l’évitait. Elle m’a dit qu’il avait passé presque tout le temps au téléphone avec l’autre miss. Ça l’a énervé, alors elle est partie au milieu du 5ème; “non c’est toi qui raccroche d’abord”.


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113/2013 - Caroline prend le relais...

Publié le par JaneDo


Lundi, 22 avril 2013  - 112/2013 -  Hum!

Promis à ma frangine de passer boire le café chez elle à 10h. Ce soir, je n’avais pas l’intention d’aller au souper de famille. Puis, comme ma nièce avait congé cet après-midi et qu’elle finissait vers 11h, j’ai été la chercher à l’école, pour la ramener à la maison.

Je n’avais pas envie de partir de chez Pascal, mais j’avais promis, alors pas le choix. Waouh, Pascal risque de penser que je commençais à devenir un poil collante!?!? Il allait devoir me fiche à la porte, ou je devrais m’en aller avant qu’il ne trouve le courage de me demander sa clé! Hum! Bonne résolution, après le café chez ma frangine, je suis rentrée sagement chez moi.

Chez Pascal, j’avais laissé tout un tas de petits mots un peu partout, comme Pascal le faisait souvent pour moi, pour qu’il ne m’oublie pas. C’était surtout pour le remercier pour ce week-end, lui dire que je l’aime, que c’était chouette le circuit, que j’aimais dormir dans ses bras, le seul endroit où je me sentais parfaitement en sécurité, etc.

Pascal a trouvé quelques uns de mes billets en rentrant et il m’a téléphoné. Ça lui avait fait super plaisir, et il m’a demandé si je voulais passer. Impossible de dire non. J’étais vraiment contente, d’abord parce que c’était lui qui avait appelé, et de deux, c’était lui qui me proposait d’aller chez lui. Trop cool.


Mardi, 23 avril 2013  - 113/2013 -  Caroline prend le relais...

Pas beaucoup dormi. Je rentrais pour me jeter au lit et dormir un peu. Mais j’ai croisé Marie dans les escaliers, elle m’a proposé le café. Mince, j’aurai dû refuser! Après, elle m’a demandé si on pouvait faire les photos ensemble. Je n’ai pas su comment refuser. J’ai donc flingué toute mon après-midi sur son ordi pour les films et photos.

J’étais CREVEE! Le soir, elle a voulu que je mange avec eux. Cette fois, j’ai poliment refusé. Je n’en pouvais plus, j’avais besoin de dormir un peu. Pascal ne m'avait pas proposé de passer ce soir.

J’avais dans l’idée de passer voir ce que faisait Pascal après l’entrainement, voir s’il rentrait. C’était plus de 22h30 quant je me suis réveillée! Poisse. J’avais parlé avec Caro, et elle avait l’intention d’aller les regarder s’entraîner. Caroline avait l’intention d’inviter Pascal chez elle. Donc, demain, je me renseignerais pour savoir si elle a réussi ou non.

C’est Caro, alors, je crois que je peux lui faire confiance d’avoir réussi à obtenir ce qu’elle voulait. Donc, pas trop de soucis. On voulait juste s’assurer que Pascal ne revoit pas Elodie.


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111/2013 - Le calme après la tempête

Publié le par JaneDo


Samedi, 20 avril 2013  - 110/2013 - Pascal grincheux!

Pascal était d’humeur exécrable, mais après le départ de Caroline, il a été adorable. Peut-être qu’il rejetait la faute sur elle d’avoir gâché sa soirée, et pas sur moi. Merci Caroline d’être une si précieuse amie! Tout au début, après son retour, ça avait été plutôt difficile de discuter avec lui. Pascal était taciturne, grincheux.

Est-ce que j’aurai dû lui dire que je savais parfaitement qu’il traînait ailleurs avant de dépanner Caro? Peut-être pas!

Samedi, on a été faire de la conduite sur circuit. J’adore! J’aime conduire, et là, on pouvait dépasser les limitations. C’était un moment de pur bonheur. J’aime ça. On était avec 2 copains à Pascal; Julien, alias Juju, et un type qu’ils appellent Sallinger, et Caroline. Julien était venu avec une nana, mais elle n’a fait que nous regarder. C’était une fille pas très sympa. Elle ne parlait pas beaucoup, et réservait sa conversation aux garçons.

J’avais voulu l’accompagner, et Pascal n’était pas chaud. J’avais surtout peur qu’il aille retrouver Elodie. Pascal m’a expliqué que s’il me prenait avec, les autres vont penser qu’on est de nouveau ensemble, ce qui n’était pas le cas. Pour le convaincre, j’ai promis de ne pas lui sauter au cou, ou de trop le coller. Puis, j’ai proposé que Caro nous accompagne, pour qu’on ait pas l’air d’être venu en couple.

Après le circuit, on a été prendre un verre tous ensemble. On avait prévu de manger tous ensemble, mais en attendant, on est rentré se changer. En fait, j’étais contente de rentrer, je n’aurai pas tenu toute l’après-midi, suivi direct du resto, sans faire de pause. Ses copains sont sympas, mais bon.

On a déposé Caro vers 16h. Elle devait se préparer et venir chez Pascal vers 20h. J’étais contente de retrouver un peu de calme et surtout les bras et les câlins de Pascal. On a fait une petite sieste, avant de se préparer pour sortir. Avant d’aller sur le circuit, on était passé chez moi, pour que je puisse prendre quelques affaires. J’ai pris de quoi passer tout le week-end chez Pascal.

Pascal n’avait pas envi de faire la tournée des grands ducs, donc après le resto, on est rentré se larver à la maison. On a déposé Caro qui a voulu s’inviter pour une soirée DVD, mais Pascal a prétendu être crevé, et avoir envi d’un peu de calme. Il n’était pas si crevé, mais effectivement, il voulait faire une soirée canapé, devant la télé. Moi, ça me convenait très bien.

Je retrouvais enfin mon petit homme à moi; câlin, doux, tendre…


Dimanche, 21 avril 2013  - 111/2013 -  Le calme après la tempête

Pascal et moi n’avons pas quitté la maison, ni rien fait de la journée. Dodo, télé, câlins. Un dimanche comme je les adore. Pascal avait mis son natel sur silencieux. J’ai jeté un oeil dessus dans son dos. L’autre lui avait envoyé quelques messages. Il en avait lu un. J'ai effacé les messages d'Elodie, que Pascal n’avait pas ouvert. Et non, je ne me sens pas coupable. J’ai laissé les messages de Caroline. Elle aurait bien voulu venir passer la journée avec nous.


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109/2013 - Elle s'appelle Elody...

Publié le par JaneDo


Vendredi, 19 avril 2013  - 109/2013 - Elle s’appelle Elody

Je déteste laisser voir mes sentiments et pleurer devant qui que ce soit. J’ai l’impression de jouer les victimes, ou de faire semblant. Et pourtant, même là, je me retiens pas mal. Sinon, je hurlerais comme une louve.

Pascal m’a demandé ce que j’avais envie de faire ce week-end. Comme s’il était certain que je n’avais rien d’autre à faire, que passer mon temps avec lui. Si j’avais été dans un de mes jours normaux, j’aurai prétendu avoir quelque chose. Bon, je n’avais rien prévu de mieux. Et oui, j’avais envie de lui coller aux basques. Mieux, de me transformer en justaucorps, pour lui coller encore plus à la peau, et l’habiller avec.

Il m’avait voulu que je me repose, que je reste tranquille, en me proposant de rester chez lui. Pour lui rappeler de bons souvenirs, je voulais lui faire la surprise de préparer quelque chose à manger. Je l’ai supplié de passer le week-end avec moi.

Je ne comprends pas bien pourquoi il m’avait proposé de rester chez lui, parce que ce soir, il jouait avec le groupe. Et sincèrement, je ne crois pas qu’il voulait que je l’accompagne. Mais, j’ai fait comme si. Il a bien essayé de me dire que ça me ferait du bien de rester tranquille ce soir. Toute l’équipe de copains étaient au chalet. C’était les dernières fois avant l’été. Pascal n’avait pas envi de monter. Et je ne sais pas si c’est parce que ça impliquait qu’on monte ensemble.

Je l’ai accompagné au concert, et comme je l’avais imaginé, l’autre nana était là. Je me suis félicitée d’être venue. Si j’avais été absente, Dieu sait, il en aurait profité pour s’expliquer, et peut-être même que Pascal ne serait pas rentré de la nuit. Elle a fait la moue en me voyant, surtout en voyant qu’on se tenait par la main.

Pendant la pause, Pascal a été vers elle, me plantant au milieu de gens que je ne connaissais pas. C’était les membres du groupe et quelques fans, je les connaissais de vue, mais sans plus. J’aurai pu aller vers lui, mais, je n’ai pas osé. De toute façon, ils trouveraient bien le moyen de se parler une fois ou l’autre, ne serait-ce que par téléphone, alors autant que ce soit en ma présence. Je les ai vu se diriger vers la sortie, paniquée, je les ai suivi.

Je n’avais pas de quoi paniquer de toute façon, Pascal n’allait pas disparaître au milieu du concert. Il ne ferait jamais une chose pareille à un copain. Et il ne me laisserait pas là comme ça. Jamais. J’ai eu beaucoup de mal à traverser la foule, à la sortie, je ne les voyais pas. Mon coeur a commencé à battre de plus en plus rapidement. Je crois que je les ai tout de suite imaginé dans un coin à s’embrasser!!!

Puis, je les ai repéré un peu à l’écart. D’après l’expression de la nana, elle lui demandait des explications. Pascal n’a pas eu le temps de répondre, j’étais déjà à côté d’eux. En me voyant, l’autre m’a scruté de la tête aux pieds, d’un air hautain et méprisant. M’en fou. Par contre, je n’ai pas aimé que Pascal croise les bras. C’était comme s’il voulait m’empêcher de lui prendre la main.

Je lui ai demandé un clope pour me donner une contenance, et j’étais tellement nerveuse, que la première bouffée m’a fait tousser. Pascal n’a même pas cherché à nous présenter. Puis, il devait retourner à l’intérieur. Et moi, je venais à peine de commencer ma clope. Je me suis trouvée conne. Depuis mon arrivée, ils n’avaient rien trouvé à se dire. J’avais dû jeter un froid.

J’ai balancé ma clope pour le suivre, et là, je lui ai pris la main. Sa main d’habitude si chaude, était toute froide. J’ai senti qu’il a cherché à me la faire lâcher, mais je tenais fermement.

Clairement, ça gênait que l’autre fille. Comment un homme pouvait-il être aussi cruel avec une fille avec qui il est sortis pendant plus de 4ans, et la traiter comme une gêneuse, pour une nana qu’il ne connaissait que depuis quelques jours? Mais, je me suis accrochée, m’interdisant de lui montrer ma douleur.

Caroline était arrivée entre-temps. J’étais contente de la voir. Au lieu de retourner à l’arrière pendant le concert, je suis restée vers elle. Et pendant toute la 2ème partie, je lui ai raconté les évènements de ces derniers jours dans les moindre détails. En omettant quelques séances de larmes. Je lui ai montré la fille. Caro l’avait déjà aperçue. Elle semblait avoir une meilleure mémoire que moi!

A la fin du concert, la nana a attendu Pascal pour lui faire la bise. Enfin, elle était partie. J’étais plus calme. Soulagée même.
J’avais tendance à être trop confiante, trop vite rassurée. Ça m’a fait oublier d’être sur mes gardes…!!! Grave erreur !

Pascal m’a dit qu’il devait ranger le matériel avec le groupe et m’a demandé de rentrer avec Caro, qu’il me rejoindrait chez lui dès qu’ils en auraient terminé. Il a aussi dit qu’ils devaient aller les déposer au local. Là, j’aurai dû me méfier!!! J’aurai dû! Chez Pascal, j’ai proposé un verre à Caro. 1h plus tard, Pascal n’était toujours pas rentré. Là, Caro m’a fait remarqué qu’il aurait dû être de retour. Pourquoi est-ce qu’il a fallu qu’il court chez cette fille???

Caroline avait oublié d’être bête, en rigolant, d’un rire jaune, elle a dit qu’elle n’allait pas seulement au concert pour regarder Pascal jouer, mais aussi pour nouer des relations avec les membres du groupe. D’ailleurs, elle a aussitôt appelé un des joueurs, pour lui demander s’il savait où habitait cette fille. Au début, il n’a rien voulu dire, puis lui a fait promettre de ne jamais dire que ça venait de lui.

Elle s’appelle Elody et elle habitait sur les hauteurs de Morges. Puis, Pascal n’a pas rangé le matériel avec le groupe, il était parti tout de suite après nous. Pas de doute, il était avec elle. Caro voulait aller là-bas. Elle voulait le chercher et même aller le chercher chez cette Elody. Pascal risquait de s’énerver. Moi, je n’en avais pas le courage.

Puis, Caroline a eu un éclair de génie. Elle a décidé de commencer à envoyer des messages de détresses à Pascal et  retourner sur ses pas pour lui faire croire qu’elle était en panne au beau milieu de la campagne. Elle prétendait ne pas avoir beaucoup de batterie, qu’elle avait peur et lui demandait d’aller la chercher. Hihihi.

L’empêche, elle est courageuse, pour aller s’enfermer dans sa voiture, dans la nuit noire, au beau milieu de nul part. De mon côté, je lui avais aussi envoyé une demi douzaine de messages. Je m'inquiètais de ne pas le voir arriver.

Grâce à elle, Pascal a dû se bouger. Il l’a d’abord appelé, et elle lui a rapidement expliqué à peu près où elle se trouvait. Puis, quant il a voulu lui dire qu’elle aurait très bien pu m’appeler, elle a raccroché. Elle m’a vite appelée pour me tenir au courant, avant de se dépêcher de décharger au max son natel. L’empêche, c’était dangereux. Et si elle se faisait agresser? Comment fera-t-elle pour appeler à l’aide sans batteries???

1h plus tard, Pascal est rentré avec une Caroline frigorifiée. Il m’a laissé comprendre que sa panne était la raison de son retard. Pfff, mais nous, on savait. Après avoir bu un thé pour se réchauffé, Caroline est rentrée. Pascal lui a fait comprendre qu’elle était de trop. L’empêche, je lui devais une fière chandelle. Sans elle, je serais encore là à attendre Pascal.

Pascal était de mauvais poil. On savait aussi pourquoi!!!! On avait foutu en l’air ses petits projets de la soirée… Bien fait.


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108/2013 - Ne me laisse pas... (2)

Publié le par JaneDo


Jeudi, 18 avril 2013  - 108/2013 - Ne me laisse pas… (2)

Comme si j’allais le laisser sortir avec cette fille ce soir!!! Même si je devais me ridiculiser à le suivre, lui coller au cul, j’irai où il ira. C'était une promesse que je me suis faite. Je n'allais pas le lâcher d'une semelle aujourd'hui. Peut-être même demain aussi. Je ne laisserai pas une seule chance à cette nana de lui mettre le grapin dessus.

Inquiet pour moi, Pascal est rentré en millieu d’après-midi. C'était chou. C'est pour des petits riens comme ça que je l'aime tant. Il sait être prévenant et adorable avec la personne qu'il aime. J’ai trouvé ça carrément adorable. Je ne l’avais pas entendu arriver, mais j’ai senti une chaleur rassurante autour de moi. Comme je dormais encore, il s’est couché et m’a prise dans ses bras. C’est cette chaleur, ce confort rassurant qui avait bercé mon sommeil.

Le téléphone a sonné en fin d’après-midi. Pascal s’était précipité hors de la chambre pour prendre l’appel, laissant le récepteur posé à côté de l’appareil. C’est vrai que ça ne m’avait pas complètement réveillé, mais son absence, oui. Petit retour en arrière cérébrale, et j’ai réalisé que c’était le téléphone fixe de la maison. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu envie de savoir qui l’appelait. Alors, j’ai pris le récepteur.

Les hommes… Parfois, ils sont un peu…  Bon, c’est clair que j’aurai pu ne rien remarqué.

C’était la miss d’hier soir. Conne. Elle lui semait ses petits rires débiles, se lamentant sur sa journée de travail. Elle lui a demandé si elle ne le dérangeait pas. Pascal a dit que non. Waouh, il n’imaginait même pas que la sonnerie avait pu me réveiller? Elle a demandé si j’étais encore là ou pas. En quoi ça pouvait bien la regarder? Pascal a éludé la question en lui demandant si elle était encore au travail. Hum! Il ne voulait pas qu’elle sache? Peut-être que je devrais aller lui demander n’importe quoi, juste pour qu’elle sache que j’étais là?!

Puis, elle en est venu à ce soir. En voyant qu’il n’appelait pas, elle a appelé à son boulot. Elle a donc su qu’il était à la maison. Comme il ne répondait pas à son natel, elle a appelé son numéro fixe! Et comment a-t-elle eu son numéro? C’était qui cette bonne femme? Comment avait-elle fait pour s'approcher de Pascal?

Pascal a dit qu’il n’était pas sûr pour ce soir, un petit imprévu. Mais, peut-être plus tard, alors il la rappellerait. Il devait d’abord régler quelque chose.

C’était de moi qu’il parlait??? C’est moi le petit imprévu? Régler quelque chose? Avec moi? M’envoyer balader? Waouh, tout de suite, la boule à l’estomac. Non, je ne pouvais pas le laisser aller la voir. Non, non et non. Ça me rendrait malade. Je me posais de plus en plus de questions.

La fille lui a dit qu’il lui semblait m’avoir vu avec lui parfois aux concerts. Il lui avait semblé qu’on était très proche, elle se demandait si je n’étais pas son ex!!!!

Son ex? Carrément! Pour elle, je ne pouvais qu’être son ex? Pas sa nana, mais son ex! J’étais verte. Ah! Donc, c’était une nana qui venait aux concerts? Je ne me souviens pas du tout d’elle. Je l’aurai remarquée quand même!!! De plus en plus étrange. Pendant leur conversation, j’ai pensé que, Pascal allait certainement essayer de provoquer une dispute, pour partir en me laissant en plan. D’avance, je pouvais dire que ça ne marcherait pas!

C’était une des techniques favorites des mecs, pour se débarrasser de leurs nanas, et se donner bonne conscience.

Elle a insisté pour savoir s’ils se voyaient ou pas, si elle devait attendre son coup de fils ou faire autre chose. Pascal a promis de la rappeler vers 20h. Maligne, elle lui a dit que s’il était sûr d’être libre plus tard, alors elle l’attendrait chez elle. Donc, dès que Pascal serait en route pour aller la chercher, il a promis d’appeler. D’après ce que j’ai compris, ils avaient prévu de sortir manger, et si c’est trop tard, d’aller simplement prendre un verre. En quelque sorte, elle a forcé Pascal à dire qu’il serait libre vers 21h au plus tard, donc ils pourraient encore manger.

Et bien, il lui faudra me passer sur le corps d’abord!

Dès qu’ils ont terminés, j’ai reposé le combiné exactement comme il l’avait mis. J’ai continué à faire semblant de dormir. J’avais l’estomac à l’envers. Je crois bien que je tremblotais de trouille. Comment pouvait-il faire ça? Je le perdais c’est sûr. Je me sentais malade de peur. Moi, j’étais toujours amoureuse de lui! Et lui? Plus? Un peu? Pas du tout? Je me sentais affolée. Complètement affolée.

Il fallait que je garde la tête froide. Je ne voulais pas qu’il se sente aussi libre. Aussi libre de me briser le coeur…

Pascal est venu se recoucher. Horrible. Il a raccroché le combiné, et, au lieu de se recoucher et me prendre dans ses bras, il a quitté la chambre. Aïïïe, j’ai mal. Tellement mal. Pourquoi est-ce que ça fait si mal. Je n’osais pas bouger du lit. En plus, si je me lève, j’ai une tête à chier. J’ai les yeux en queue de boudin, enflé comme des fruits pourris. Quel spectacle lamentable.

Désespérément, je cherchais la meilleure manière d’agir. Quoi faire. Est-ce que je devrais me lever? Rester au lit? Attendre qu’il soit obligé de venir me réveiller et chercher à me dégager? Ou aller vers lui et voir comment les choses vont se passer?

Je n’arrivais pas à imaginer Pascal en train de chercher la dispute pour pouvoir se sentir libre de faire ce qu’il voulait. Ce n’était pas son genre. Je ne l’imaginais pas être aussi méchant. Il savait bien que ça me ferait mal, non? Non, c’est un garçon adorable, je ne peux pas l’imaginer dans le rôle du méchant. Mais bon, quant un mec est acculé, il choisi toujours la méthode la plus simple. Et c’est celle-là.

Pascal est revenu se coucher et m’a trouvée en larmes. Le moral en berne, je pleurais de désespoir. J’étais paumée, je ne savais pas quoi faire pour éviter que l’inévitable n’arrive et me brise en milles morceaux. En me voyant dans cet état, il a voulu savoir ce qui se passait. Je ne pouvais pas lui dire que j’avais entendu sa conversation, et qu’il était clair qu’il se passait quelque chose avec cette fille. Il y pensait assez sans que je lui fasse encore imaginer son joli minois alors que je ressemblais à un crapaud malade.

J’ai prétendu que j’avais cru le sentir à côté de moi, que j’avais même senti ses bras autour de moi. Et quant je me suis réveillée, il n’était pas là. Alors, j’avais cru avoir rêvé et j’étais triste que ce n’était que ça.

Attendri, Pascal m’a serrée contre lui. Sa main me caressant la tête était rassurante. Puis, Pascal s’est transformé en câlinoux comme avant. Pourtant, je gardais la tête froide. Au début, complètement emportée, je me suis laissée aller à penser que rien n’avait changé. J’avais même failli oublier le coup de fils, la nana, sa manière de m’arracher son bras hier soir, etc.

Mais, je connais les hommes… Il avait rendez-vous avec l’autre! A moins de me l’avouer franchement, ou sinon, il allait devoir me provoquer.

Pascal m’a expliqué qu’il s’était inquiété pour moi après hier soir. Et ce matin, en voyant ma tête, il a voulu rentré pour qu’on passe une peu de temps ensemble. Ça lui avait arraché le coeur de me voir pleurer. Je sentais que Pascal cherchait à parler de la situation. Moi non. Parce que je savais que ça aurait fini par des explications à propos d’hier soir. Je me rappelais quand même qu’il avait voulu me réclamer ses clés!!!

J’ai choisi de garder le silence, de ne pas relancer sur le sujet. Ni expliquer pourquoi j’avais pleuré. Il devait bien s’en douter.

J’attendais les 1ers signes de la dispute à venir, pourtant, j’esquivais. J’essayais d’éviter à tout prix de parler du fait que j’étais chez lui quant il est rentré. Mais, comme il est venu sur le sujet de la fille… J’ai demandé qui c’était. On aurait dit qu’il avait envi de parler d’elle. Certainement parce qu’il pensait à elle. Ça m’a dévasté. Mais, j’étais curieuse.

C’était un fille qui venait souvent aux concerts du groupe. Il l’avait connue comme ça. Dernièrement, un soir, quant il était sorti avec ses copains, il l’a croisée dans un bar. Il ne l’avait pas reconnue. D’ailleurs, il ne se rappelle pas la tête de la plupart des fans. Il se rappelait seulement des indécrottables habituels, qui prennent souvent des verres avec le groupe, c’est tout. Elle lui a fait quelques sourires, mais comme il n’avait pas l’air de la reconnaître, elle est venue lui parler. Ils ont passés la soirées à discuter. Ils se sont bien entendus et ont convenus de sortir hier soir, juste prendre un verre.

Pfff, et pourquoi l'avoir ramenée chez lui?????? Pas pour jouer au Monopoly! En pleine semaine??? Je ne suis pas si conne!!!

Je n’ai pas voulu lui demander comment elle avait fait pour l’appeler à la maison. Il aurait su que j’étais réveillée et deviné pourquoi je pleurais. J’avais encore les eux comme des soucoupes. Pascal semblait avoir de la compassion pour moi. On dirait vraiment que ça lui avait fait de la peine de m’avoir vu fondre aussi facilement en larmes. Pascal m’a avoué qu’ils avaient rendez-vous ce soir, mais qu’il ne voulait pas me laisser comme ça. Il pensait l’emmener prendre un verre avec ses potes. Question qu’elle se fasse des amis.

Tu parles!!! La présenter à ses potes oui!!! Qu’il ait osé me le dire en face me faisait encore plus de mal. Les larmes coulaient à nouveau toutes seules. La honte. De même que, le fait qu’il me l’ait dit, j’ai presque failli lui dire qu’il pouvait y aller. D’être si compréhensive et gentille ne m’avait pas toujours porté chance, alors je me suis abstenue.

Pascal a décidé de ne pas y aller à son rendez-vous et a voulu appeler la fille.

  • Si tu veux sortir boire un verre, on peut tu sais…

Tu parles, il n’avait certainement pas envi d’aller avec moi! Mais, il n’a pas osé le dire. Pascal a voulu quitter la pièce pour l’appeler, mais c’aurait été si évident. Où pouvait-il aller? Dehors? Dans la chambre d’ami? Dans sa chambre? Non, trop évident, donc, il s’est juste levé et s’est éloigné vers la cuisine. Je ne le quittais pas des yeux.

Pascal n’a pas osé dire à la miss qu’il était avec “son ex” et ne pouvait pas sortir.  A la conversation, j’ai compris qu’elle voulait savoir s’il sortait avec ses potes ce soir, si c’était pour ça. Il a simplement dit qu’il ne pensait pas pouvoir. Puis, elle a dû lui parler de notre bar.

Donc, il avait dû lui dire qu’on se retrouvait toujours au même endroit. J’ai compris qu’elle espérait le retrouver là-bas ce soir. Elle y allait avec une copine.

Pascal a encore répété qu’il ne pensait pas sortir. J’ai donc décidé qu’on irait. Qu'on sortirait. J’ai discrètement envoyé un message à Caro pour qu’elle m’appelle et insiste pour qu’on sorte. Malgré ma sale tête, j’étais impatiente de la voir pour lui raconter. J’ai aussi envoyé un message à Thomas pour demander où ils étaient. Comme je m’y attendais, Thomas m’a rappelé aussitôt. Il mangeait avec une copine, mais ils allaient ensuite au Tiger. Tout en lui parlant, j’écoutais discrètement de l’autre oreille.

Pascal pensait qu’on resterait sagement à la maison. Sachant que la fille allait au Tiger, en plus avec une copine, il ne voudrait certainement pas aller lui foutre la honte, en se pointant là-bas avec moi. J’avoue que j’ai profité de sa gentillesse pour me rapprocher de lui, me serrer dans ses bras. J’en avais besoin et envie.

Caro a appelé après le boulot. Avec le sous-entendu de mon message, elle voulait tout savoir, mais a très vite compris que j’étais avec Pascal. Quant elle a demandé si elle pouvait venir, je n’ai pas dit non. Pascal a été pris de court quant Caro est arrivée. Bonne élève, elle a insisté pour qu’on sorte. Pascal a tout tenté pour l’éviter. Thomas a appelé quant ils étaient aux cafés, pour prévenir qu’ils se mettaient en route. Alors, j’ai fait celle qui sentait qu’on avait pas tellement le choix.

Pascal était… mal à l’aise… Clairement!

Il a commencé à se montrer plus distant, mais j’ai fait celle qui ne le remarquait pas. Qui au contraire, avait besoin de son soutien, de sa gentillesse. J’étais encore plus silencieuse que d’habitude. Toujours entre rire et larmes, je souriais tristement aux babillages de Caroline. Pascal a donc été troquer son training contre un jean et un pull. Un pull a grosses mailles vertes. Pratiquement de la même couleur que ses yeux.

En partant, comme Pascal avait l'air de prendre ses distances avec moi, je suis restée plantée au milieu du chemin. Si ça allait être comme ça, peut-être que c’était mieux de ne pas sortir. J’avais passé la dernière heure à mettre des glaçons sur mes yeux, ils avaient dé-enflés, mais ils étaient encore rouges. J’avais aussi les pommettes un peu rougis. Peut-être les glaçons!

Pascal a vu mon hésitation. Il a compris que
je n’étais plus certaine de vouloir sortir, alors il s’est radouci. En adorable petit chou, il est venu me prendre par la main et encouragée. Gentiment, il m’a dit que ça ne se voyait pas du tout que j’avais tant pleuré. Pour me faire sourire, pour que mon regard triste disparaisse, il a été tout gentil. Même très protecteur.

Caroline n'a pas pris sa voiture, elle est venue avec nous. Sur place, Pascal était à nouveau un peu distant, terrifiée, je me suis accrochée et je l’ai supplié de ne pas me lâcher, alors il m’a prise par la main. J’avais remarqué son hésitation. Je savais pourquoi. Sans doute pour éviter de me voir m’effondrer ou fondre en larmes, il m’a prise par la main. Je crois qu’il était conscient que ça allait tout foutre en l’air avec l’autre nana. Mais, on aurait dit que, puisqu’il l’avait décidé, il assumerait, parce que c’était d’un air décidé qu’il a prise ma main pour m’entraîner derrière lui.

Avant même d’entrer, j’ai tout de suite repéré la fille. Elle nous avait vu. Elle regardait avec de gros yeux. Et je crois même avoir vu une grimace de déception. Elle n'avait peut-être pas perdu la guerre, mais cette bataille, oui. Son menton est monté d’un cran. Je crois qu’elle devait être furieuse. Je ne sais pas si Pascal l’a vu, en tous cas, il n’a rien montré. On a été salué les copains.

Elle n’était pas loin. La bouche pincée, elle ne le quittait pas des yeux, attendant qu’il la remarque et aille la saluer. Pascal me tenait toujours fermement par la main, mais je pouvais sentir que sa main devenait moite. Il était embarrassé, super mal à l’aise, mais évitait de regarder dans sa direction. Moi aussi.

Ça faisait presque une demi heure qu’on était arrivé quant elle est venue lui tapoté le bras. Gros silence et yeux de révolver de Caroline et moi. Certains des copains à Pascal s’attendaient à ce qu’il la présente. Je ne sais pas ce qu’elle lui a demandé à l’oreille. Pascal gardait le sourire. Puis, il s’est penché vers moi pour me dire qu’il revenait dans 5mn.

Pascal a vu mon regard affolé… Ça l’a touché. Il m’a rassurée du regard et m’a répété qu’il ne serait pas long.

Faisant l’impasse sur l’opinion des autres, je l’ai suivi des yeux et ne l’ait pas quitté des yeux. Je sais bien que ça le culpabilisait, mais je m’en fichait. Comme à la guerre, il n’y a que le résultat qui compte. Je devinais qu’elle lui demandait ce qui se passait, parce qu’elle a regardé dans ma direction. Pascal a haussé les épaules, il semblait calme. Elle semblait déçue.

Je ne l’ai pas quitté des yeux jusqu’à son retour à mes côtés. Ce n’était pas l’endroit pour lui poser des questions. D’ailleurs, je ne savais pas si j’allais le faire ou pas. La fille est partie presque aussitôt après avoir discuté avec Pascal, drapée dans sa dignité bafouée. Sa copine nous a jeté des regards appuyés, lourds de sens, méchants. Pascal n’a rien remarqué lui.

Dehors, la nana a dû changer d’avis, elle est revenue lui faire la bise avant de retourner rejoindre sa copine. Sa copine nous dévisageait d’un air furax, les bras croisés sur sa poitrine, par pure méchanceté, je lui ai lancé un petit sourire sournois. Un petit sourire vicieux de vainqueur. Après tout, comme les autres, ça fait du bien aussi d’être méchante.

Mais, j’étais crevée. Je n’avais pas bien dormi, trop pleuré, la musique me massacrait la tête. J’avais envie de rentrer. Pascal a senti que j’étais au bord des larmes et fatiguée, alors quant j’ai demandé à rentrer, il a tout de suite accepté. Il a passé son bras autour de ma taille, comme s’il voulait me soutenir. C’est vrai que je me sentais faible, fatiguée.

Pascal m’a ramenée chez lui. Complètement naze, je l’ai laissé m’aider, comme hier, à me déshabiller. Je me suis endormie presque aussitôt que ma tête a touché l’oreiller. C’était ce qu’on appelle un sommeil de plomb. Je me suis réveillée 1h plus tard. Pascal m’avait ramenée au creux de son épaule, il regardait la télé. Son sourire m’a rassurée.

Quant ses lèvres se sont posés sur les miennes, quant sa main a caressé mon visage, mon regard s’est perdu au fond de ses beaux yeux verts… Je n’ai pas refusé. Sa flamme m’a consumée. J’avais faim de son amour, soif de ses baisers. Jamais je ne pourrais lui dire non.


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108/2013 - Ne me laisse pas... (1)

Publié le par JaneDo


Jeudi, 18 avril 2013  - 108/2013 - Ne me laisse pas...  (1)

Ne me laisse pas”, c’est tout ce que j’avais réussi à lui dire après l’avoir chopé à rentrer avec une autre fille… Une petite blonde, assez jolie, je dois le reconnaître. Elle faisait penser à Meg Ryan, dans “Vous avez un email”. Les cheveux courts, bouclés, et une bouche en coeur. Comme je la détestais d’être aussi mignonne. Et j’avais mal au coeur. Presque la nausée. Elle avait des yeux clairs. Je ne suis pas sûre de la couleur, parce que j’étais trop occupée à décrypter les réactions de Pascal.

Pascal était rentrée avec une inconnue! C’est une chose, je n’aurai pas dût être chez lui, c’en était une autre. J’avais oublié de penser aux conséquences. Aucune surprise que Pascal essaie ensuite de récupérer sa clé. Malgré tout, ça m’a blessé. Ça et tout le reste. C’était qui cette fille? Et on était mercredi soir, demain il bosse, et il trouve le moyen de rentrer avec une autre?

Je sais parfaitement, qu’en fait, ça ne me regarde pas! Que je n’ai pas le droit d’en faire toute une histoire, mais quand même!

Heureusement que j’ai pu garder mon calme, et jouer la parfaite idiote. Je suis restée là à les regarder avec de gros yeux, sans dire un mot. Je crois bien que j’avais la bouche ouverte. Ce qu’on appelle bouche-bée. J’étais choquée. Est-ce que c’était normal qu’il tourne la page aussi vite sur nous? Comment je devais le prendre? Toutes ces questions me martelaient la tête, alors que Pascal, plutôt sonné de me voir chez lui, ne savait plus très bien comment gérer la situation.

La miss lui a demandé qui j’étais! Non mais! C’est elle qui demande qui je suis!!! Elle! Pascal a fait une petite grimace, puis il lui a dit que j’étais une copine. Une copine? Une simple copine! Il devrait se rendre compte que tôt ou tard, elle découvrirait qui j’étais. J’étais loin de penser qu’il aurait pu tout simplement me jeter dehors par la peau des fesses et à grands coups de pieds au cul.

Pascal a soupiré, en disant que ça lui était sorti de la tête, qu’il m’hébergeait ce soir. Nerveusement, il s’est passé la main sur les yeux. Peut-être qu’il cherchait à éviter que je ne fasse une scène? Il avait peur que je gâche tout? Tout quoi?

    •    A moi; Je reviens tout de suite, je vais la raccompagner et je reviens.
    •    Je… Je viens avec toi.
    •    Non! Reste ici, je serais de retour dans une demi heure.
    •    Ça fait rien, j’suis réveillée…


Je leur ai emboîté le pas. Je ne voulais pas le laisser partir. Qui me disait qu’il reviendrait dans 30 minutes. Il pouvait tout aussi bien rester avec elle, et j’aurai laissé passer ma chance de le retenir. Voyant que ça allait être difficile de se débarrasser de moi, il lui a demandé d’aller l’attendre dans la voiture. A distance, il a pesé sur la télécommande pour déverrouiller la voiture. Etonnée, pas trop sûre si elle ne voulait pas rester pour savoir ce qu’on allait se dire, la fille m’a dévisagée avant de se traîner lentement en direction de la porte qui était restée ouverte.

J’ai voulu la rejoindre pour aller m’enfiler dans la voiture. Et devant si possible. Pascal m’a retenue par le bras. Son geste un peu brusque a attiré l’attention de l’autre. Et elle s’est retourné, puis s’est arrêtée pour nous regarder. Elle attendait la suite, moi aussi. Quoique, mon coeur battait si fort que j’avais presque les oreilles bouchées. Pascal m’a répété de l’attendre, qu’il ne ferait pas long.

J’ai essayé de lui arracher mon bras, mais il me tenait fermement. Yeux dans les yeux, Pascal a compris que je ne le laisserait pas y aller sans moi. Je tremblais, et j’ai attrapé un bout de son pull; “Ne me laisse pas… s’il-te-plaît…”. C’était douloureux de me dévoiler autant, douloureux de n’avoir pas pu contrôler mes sentiments et d’en venir à presque le supplier.

Un peu étonné, il s’est retourné vers l’autre; “Ça ne t’embête pas trop si je t’appelle un taxi?”. Je ne crois pas qu’elle ait entendu ce que j’avais dit. Il n’y a que Pascal qui l’a entendu, j’avais parlé trop bas, dans le dernier souffle qui me restait avant les larmes.

Pascal a posé son bras autour de la taille de l’autre pour l’accompagner dehors. Ce geste m’a fait péter un câble. Même s’il m’avait demandé de rester là, alors qu’il sortait attendre le taxi avec l’autre, je ne pouvais pas. Son geste si… proche, complice, naturel, m’a fait perdre la tête. Je voyais rouge, pas une seconde je n’ai pensé qu’il aurait pu s’énerver et me parler sèchement. J’ai passé mon bras sous le sien et il me l’a arraché sans ménagement. Et tout aussi sèchement, il m’a demandé de retourner à l’intérieur.

Je ne l’ai pas fait. Je suis restée où il m’a rejetée. Assez près quant même pour les entendre. Je voyais bien que je l’emmerdais à fond. Gêné sans doute par ma présence, Pascal ne l’a pas trop approchée. Elle lui a demandé s’ils se voyaient le lendemain soir, et il a dit qu’il l’appellerait avant de quitter le boulot.

Mon sang tapait si fort que j’étais sûre qu’ils pouvaient entendre chaque battement de mon coeur. Si j’y pouvais quelque chose, clairement je ne le laisserai pas la voir demain. Ça c’était sûr. Mais, j’avais peur. Merci au taxi d’avoir été rapide. Je priais pour qu’il ne l’embrasse pas. Pas devant moi. Je tremblais de la tête aux pieds essayant de trouver quoi faire au cas où, mais rien ne venait. Ma tête était aussi vide qu’une passoire.

Ouf, ils ne se sont fait que la bise. Mais chacun des sourires qu’il lui faisait me faisait perdre encore plus pieds. J’avais tellement peur, c’était incontrôlable.

Une fois le taxi parti, j’ai réalisé que les choses risquaient de se gâter. Pascal s’est retourné vers moi, et j’ai vu qu’il n’était pas content. Normal. Les larmes sont sortis tout seul. Impossible de parler. J’ai baissé la tête et je l’ai précédé. Je ne savais pas ce que j’aurai pu inventer pour expliquer ce que je faisais là, mais à l’origine, on avait rendez-vous. Mais, ce n’était surement pas le moment d’en débattre.

Je me suis rassise sur le canapé, là où il m’avait trouvée, la tête entre les épaules. Les larmes coulaient, je ne pouvais plus les retenir. J’étais trop malheureuse. Pascal s’est assis en face et semblait attendre que je me calme. Rien à faire. Ça ne se clamait pas. La seule chose qui aurait pu me calmer, c’est qu’il me prenne dans ses bras. Encore mieux, qu’il arrive à me convaincre que je venais seulement de me réveiller et que tout ça n’était qu’un cauchemar.

Ça a duré plus de vingt minutes sans qu’on se dise un mot. Je n’arrivais même plus à étouffer mes sanglots. Et je suis moche quant je pleure. Je déteste que qui que ce soit y assiste. Mais là, je ne savais pas quoi faire. Enfin, Pascal a bougé.

J’ai cru qu’il partirait se coucher sans un mot. Les hommes que j’avais connus se sont toujours comportés comme ça. De sombres imbéciles qui ne savaient jamais quoi faire pour consoler quelqu’un. On dirait qu’ils ont les bras coupés. C’était drôle que je pense à ça, en plus, je les détestais tous en vrac à y penser.

Pascal n’est pas comme les autres, et il l’a prouvé une fois de plus. C’est pour ces petites choses insignifiantes que je l’aime tellement. Il est sensible, adorable, quant il m’aimait encore. Ses bras se sont refermés autour de moi et je me suis laissée aller contre lui. Puis, je me suis mise en boule serrée contre lui. Je m’accrochais. J’avais trop mal. Trop mal de l’avoir vu avec une autre. Trop mal qu’il m’ait laissée tomber, menti pour voir une autre fille. C’est que ça devait être important.

On est resté comme ça longtemps, puis Pascal m’a dit qu’on devrait peut-être aller se coucher. Les larmes s’étaient taris, mais j’avais encore des spasmes. Sa main avait caressé mes cheveux, les avait remis en place. Pascal m’avait aussi fait de petits bisous sur la tempe, c’est, je crois, ce qui avait calmé mes pleurs. Il m’a entraînée par la main jusqu’à la chambre. Je crois que je devais avoir les yeux comme des soucoupes volantes. Enflés.

Je n’arrivais pas à faire quoi que ce soit. Pascal m'a aidée à enlever mes chaussures, mon pull, enfilé un t-shirt. Bref, Pascal s’est occupé de moi comme si j’avais été handicapée. Je l'étais, en tous cas mentalement. Il m’a couchée avant de se changer. Je crois que je me suis endormie. J’étais dans les vapes, mais je l’ai senti me prendre contre lui et continué à me caresser la tête. J’ai sombré.

Jeudi matin, je l’ai entendu se lever. Je ne savais pas si je devais me réveiller pour lui parler ou pas. J’avais conscience que je devais avoir les yeux bouffis, mais je devais essayer de l’empêcher de voir l’autre fille ce soir. Ce n’était pas avec cette tête que j’aurai voulu faire ça, mais j’en avais pas de rechange.

Pendant qu’il était sous la douche, je me suis dirigée vers la cuisine, après avoir constaté les dégâts. Je pensais lui préparer son café, mais je suis tombée sur le mot qu’il pensait me laisser. Pascal voulait que je laisse sa clé en partant. Ça m’a assommé. J’ai couru me remettre au lit. J’ai continué à faire semblant de dormir, quant j’ai réalisé que, si je le laissais partir, sans lui dire en face, qu’il allait devoir changer les serrures, mais je ne pouvais pas me résoudre à lui rendre sa clé.

Quant je suis sortie de la chambre, Pascal avalait son café penché sur le mot qu’il me rédigeait. En me voyant, ou surtout, en voyant ma tête, il a vite fait disparaître le billet. Il l’a froissé et enfilé dans sa poche. Il ne savait pas que je l’avais vu. Je n’avais fait que 2 pas hors de la chambre. Je ne voulais pas qu’il puisse admirer de trop près les dégâts d’une nuit de larmes. J’étais vraiment horrible à voir.

    •    Tu veux un café?
J’ai secoué et détourné la tête. Je ne supportais pas qu’il me regarde.
    •    Allé viens…

Pascal s’est levé pour venir me chercher. Je n’ai pas pu m’empêcher de faire un pas en arrière. Me prenant par la main, il m’a conduite à l’un des sièges du bar-cuisine. Pas envie de m’asseoir, alors je suis restée debout. Je ne me sentais pas très bien. Je l’avais vu vite escamoter le mot qu’il m’écrivait, mais je l’ai quand même cherché du regard. J’étais soulagée de ne pas le trouver. Mais, il allait surement me le servir plus tard, le problème n’était pas réglé.
 
Je n’avais pas la force d’ouvrir la bouche, ni de le regarder. Je restais là, sans savoir quoi faire. Je ne faisais que bouger la tête pour lui répondre.

    •    Tu peux rester ici si tu veux... d'accord? On mange ensemble à midi?
J’ai secoué la tête. Il n’y pensait pas! Mes yeux seront toujours enflent.
    •    Bon. Reste ici ok, je rentrerais direct après le boulot, et on pourra parler un peu, tu veux?
Hochement.
    •    Faut que je file, sinon je vais être en retard. Ça va aller?
Encore un hochement. L’empêche, c’était adorable qu’il s’inquiète pour moi. Ça m’a fichu les larmes aux yeux.

Les bras ballants, je l’ai regardé enfilé sa veste, ramasser ses clés. J’avais envie de l’appeler, d’avoir quelque chose d’important à dire, mais rien ne venait. J’étais juste perdue. Je lui cassais les pieds, j’étais un boulet. Il en avait assez et ne savait pas comment me le dire, ni comment se débarrasser de moi. C’était affreux de penser à ça. Les larmes ont recommencés.

Pascal s’en est aperçu et il est revenu sur ses pas pour me prendre dans ses bras et me faire un bisou sur la tête; “T’inquiète pas…”. J’ai hoché la tête comme si je comprenais, mais en fait, je n’avais aucune idée de ce qu’il avait voulu dire. Une fois seule, je me suis replongée au lit et j’ai pleuré encore une bonne heure. Tout me faisait mal, même de l’avoir vu partir avec Thomas, le sourire aux lèvres.

Est-ce que Thomas avait eu vent de ce qui s’était passé? Est-ce qu’il savait que j’étais là? Pascal allait-il lui raconter? Savait-il que Pascal était sorti avec une autre fille hier soir?

Avant d’avoir pu me creuser la tête avec toutes ses questions, j’ai sombré dans un sommeil où l’oubli est roi. J’ai dormi presque toute la journée. Au réveil, pas de chance, mes yeux étaient toujours aussi enflés!


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