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98/2013 - Tranquille...

Publié le par JaneDo


Lundi, 8 avril 2013  - 98/2013 - Tranquille..!

Super rush ce matin pour l’aéroport. Mais, une fois dans l’avion, j’étais ravie d’être à côté de Pascal, de pouvoir lui tenir la main. Il était assez fatigué, et il a fermé les yeux un moment. Il ne dormait pas, parce qu’il souriait quant je me penchais pour lui faire des bisous. De temps en temps, il se penchait aussi pour m’embrasser. Il m’a proposé de déjeuner, mais je n’avais pas très faim.

C’est rudement chouette de voyager en première, on a toute l’espace qu’on veut pour les jambes. Sans compter qu’on peut pratiquement se sentir dans un lit, si on penche son siège. Non, c’est carrément un lit. Pascal a annulé mon billet de retour et réservé des places en 1ère pour qu’on puisse voyager ensemble. Il pensait probablement dormir pendant le retour.

Souper en famille comme d’hab. J’étais naze. C’était la course toute l’après-midi avant ça. Je suis passé chercher Aurore, la cops à mon neveu, qui allait faire le ménage chez ma frangine. Elle, elle avait été acheté un maillot de bain pour Kachoucka, qui allait à Europa Park demain avec sa copine Alizée. Le frère à Alizée, Nicolas et son copain, les y conduisait.

Ma soeur et moi avions rendez-vous chez mon père, alors je l’ai ramassée au passage. Mon papa voulait me parler à propos de Roger et mon appart.

Après le souper, j’ai accompagné Kachouka au Milano. Elle retrouvait Alizée et quelques copains au bowling. Ce sont les vacances scolaires. En quittant le bowling, après m’être assurée qu’elle avait trouvé Alizée, Dol a appelé. Elle était, comme d’habitude, complètement bourrée. Et demain, l’assistante sociale lui amène sa fille, Lola. Je l’ai avertie que si elle continuait comme ça, elle allait finir par définitivement perdre sa fille. Son copain et elle s’insultaient joyeusement, malgré le fait que je sois à l’autre bout du fils!!!

A quoi ça sert d’être avec quelqu’un si on doit se prendre la tête pareillement!!! Dol cherchait à se faire cogner, elle ne faisait qu’attaquer verbalement son copain. Elle est carrément insupportable quant elle a bu!

Puisque j’étais déjà en route, je suis passée voir chez Pascal. Pascal était là, chez Thomas, mais là quand même. J’étais contente de voir qu’il ne traînait pas dehors. Si j’avais été courageuse, je lui aurai téléphoné et demandé si je pouvais passer, et j’aurai pu dormir chez lui. Mais, je ne suis pas aussi courageuse que Caro, je ne voulais pas essuyer un refus.


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97/2013 - Londres... Encore une nuit avec toi!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 7 avril 2013   - 97/2013 - Londres… Encore une nuit avec toi!

Comme Pascal tardait a les rejoindre, ses copains se sont pointé à sa chambre. Questions de boire quelques verres avant de ses lancer sur le chemin des bars intéressants de la capitale. Encore une fois, j’ai dû me planquer en vitesse. Ethan était avec eux. Cette fois, Pascal n’a pas mentionné qu’il était occupé, de peur qu’ils se mettent à la recherche de celle qui le retenait.

Quant Pascal avait été ouvrir, je m'étais planquée derrière le paravant, ensuite, j’ai changé de place pour me cacher derrière les rideaux. Je regrettais mon choix, j’aurai peut-être dû me mettre sous le lit après tout, ou encore dans la salle de bains. De toute façon, j’ai bien fait de rester cachée.

Pascal est venu se changer, alors que les autres sont restés au salon à vider le bar, Ethan et Paul l’ont suivi. Il a voulu les faire sortir, certainement parce que j’étais là. Il devait, comme moi, avoir peur qu’on découvre notre petit secret, je l’ai vu jeté des petits coup d’oeil en direction du paravant.

L’avantage d’être derrière les rideaux, c’était que je pouvais tout voir, mais eux ne me voyaient pas.

Ils ne l’ont pas lâché d’une semelle. Bon, moi aussi, j’adore le regarder s’habiller. Des frissons m’ont parcourus la colonne vertébrale quant il a enlevé sa chemise. Miam, j’aurai pu le croquer. Paul a immédiatement remarqué les traces de mes ongles sur sa peau. Il a voulu des détails, mais Pascal est resté muet sur le sujet. Alors, ils ont commencé à échafauder des hypothèses.

C’est comme ça que j’ai appris que Pascal s’était roulé des pelles avec une petites brunettes au 2ème bar où ils ont été???

Ils savaient tous déjà qu’il avait refusé les avances de la petite nana d’hier soir, donc, ils ont pensé que c’était parce qu’il avait donné rendez-vous à l’autre, à son hôtel. Pascal a fait la grimace et discrètement, je l’ai vu regardé dans la direction du paravant. J’avoue que j’ai eu un gros coup de fard.

Alors, avant de venir me retrouver, alors qu’il savait que j’étais à l’hôtel, que je l'attendais, il se roulait des patins avec une autre? Ce n’est peut-être pas normal, puisque j’étais prête à ne pas me mêler de sa vie, de tout accepter, mais j’avais mal au coeur.

Pascal a encore eu un coup de fils de Caroline. Au salon, il y avait bien trop de bruits, alors il est resté dans la chambre. Encore un truc embarrassant, et encore quelques coups d’oeil en ma direction. Paul et Ehtan ne l’ont pas laissé parlé, ils ont commencés à chahuter en direction du téléphone, qu’elle dérangeait. Pascal a promis de la rappeler plus tard, ou dès qu’il serait rentré.

Une fois habillé, ils sont sortis de la chambre, et j’ai pu respirer. Inspirer, expirer… Il fallait faire baisser la tension et calmer les battements désordonnés de mon coeur. Jeeez, ça me faisait mal. J’aurai préféré ne pas savoir. Maintenant, je n’arrivais pas à faire cesser la danse d’images, de lui et ces autres filles,  qui inondaient mon cerveau.Je les imaginais toutes plus belles et craquantes. Ça m’affolait. Il n’est pas revenu me faire un bisou et me dire au revoir. Il n’avait peut-être pas pu. Et d’un côté, tant mieux, j’avais le visage ravagé.

Il a fallu un long moment pour me calmer. Nerveuse, j’ai commencé à surveiller les mouvements à l’extérieur. Je me sentais seule et triste. Je sentais bien que je le perdais. Je l’avais perdu. L’idée m’étais insupportable. J’ai essayé de me rassurer en me répétant, qu’il m’avait quand même invitée à l’accompagner à Londres, que ça voulait dire quelque chose, qu’il devait toujours tenir à moi. Rien ne semblait pouvoir combler le gros trou béant au creux de mon ventre. Ça me rongeait de l’intérieur, me bouffait les nerfs.

J’avais espéré que Pascal rentrerait tôt, vu tout ce que j’avais entendu. Qu’il ferait tout pour me rassurer, me faire comprendre que ses copains se sont trompés, qu’il n’avait embrassé personne, mais non. Pascal n’est tout simplement pas rentré de la nuit. Je l’avais attendu pour rien. 6h du matin, les nerfs à vif, je me suis décidée à me coucher.

J’avais aussi pas mal pleuré, et j’espérais que mes yeux ne seront pas trop enflés. Manquerait plus que ça! Après avoir passé des soirées palpitantes avec des filles palpitantes, le voilà face à une fille avec des yeux rouges et gonflés, le tient pâle et le visage ravagé. Super!

Pascal est rentré en milieu d’après-midi, juste pour se changer. Ses copains repartaient avec le vol aux alentours de 20h. Alors, ils mangeaient ensemble près de l’aéroport. Il y avait un autre vol vers 22h. Pascal m’a demandé ce que je voulais faire? Rentrer ce soir avec lui? Ou demain matin, aussi avec lui? Je ne savais pas quoi faire. S’il restait ce soir, il sortirait manger avec Ethan, donc, je serais à nouveau seule. C’est horrible, mais je me suis demandée s’il avait vraiment prévu de voir Ethan, ou la fille chez qui il avait passé la nuit??? Je détestais me mettre à être soupçonneuse.

A cause de ça, j’ai failli proposé qu’on rentre ce soir. Mais, la trouille qu’il me largue chez moi en rentrant, et de ne pas pouvoir dormir dans ses bras encore une fois, m’ont fait changer d’avis. Sachant qu’on rentrait tôt demain matin, il ne pourrait pas traîner trop tard ce soir. Puis, j’aurai dû me débrouiller pour le retrouver à l’aéroport, il aurait quitté l’hôtel en partant maintenant, et serait resté à l’aéroport après le départ de ses potes.

Non tant pis, l’espoir fait vivre… Je l’attendrais ce soir encore, et j’aurai la chance de dormir dans ses bras encore une nuit.

Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. Ou est-ce que c’était peut-être pour se racheter un peu? Pour noyer le poisson? Pour m’endormir? Pour éviter une scène, que je n’avais pas l’intention de lui faire? Pascal a donc téléphoné à Ethan pour lui donner rendez-vous au Pub d’hier soir. Puis, à ma totale surprise, il m’a dit de me dépêcher de me préparer pour aller dîner avec eux. Selon lui, ce n’était pas trop grave si Ethan apprenait que j’avais passé le week-end avec lui.

Bon… J’avoue que ça me gênait un peu… Intérieurement, je suis sûre qu’Ethan se moquera de moi, en pensant à tout le temps que j’avais passé enfermée dans la chambre à attendre Pascal, alors qu’il s’amusait comme le roi des célibataires avec des tocardes. J’ai pensé décliner l’offre, parce que je voulais pas qu’Ethan me prenne pour une conne.

Mais bon, j’avais aussi déjà utilisé ce genre de stratagème avec mes ex, leurs faisant croire que je n’avais rien à cacher, qu’ils pouvaient m’accompagner. 9 fois sur 10, ils me laissaient partir, rassuré. Mais en fait, comme ils l’avaient soupçonné pour certains, j’avais bel et bien rendez-vous avec un autre! Je me suis donc dépêchée de m’habiller. Ouf, que je n’avais pas pris que des trainings! Le seul vêtement sortable que j’avais, était ce que j’avais sur le dos en arrivant. Dire que j’avais regretté de n’avoir pas voyagé en training.

Hum… J’avais raison de me méfier et de l’avoir accompagné… Pascal avait rendez-vous avec une miss!!! Et Ethan, l’alibi!

Ethan était surpris, non, plutôt atterré de me voir, et je ne parle même pas de la fille. Elle a fait de gros yeux en le voyant arrivé avec une nana. Donc, elle s’attendait à le voir, seul. Au fil de la discussion, j’ai capté que rien n’avait été prévu avec Ethan, et que l’appel de Pascal l’avait surpris. Tsssouhh, je me suis félicitée de ne pas être restée à l’hôtel à me ronger les sangs, parce qu’à l’heure actuel, il aurait été en train de dîner avec cette nana. J’étais aussi contente de voir de quoi elle avait l’air.

Ethan s’est immédiatement lancé dans un marathon rocambolesque pour expliquer ma présence. Mais, il était clair qu’il ne savait pas quoi dire. Il devait savoir qu’on n’était plus ensemble, plus un couple. Il a voulu lui faire croire que j’étais une amie Suisse que Pascal avait dû croiser. J’ai rectifié le tir. On ne s’était pas croisé, je venais de Suisse moi aussi, j’habitais près de Lausanne.

Pour ne pas avoir l’air trop conne, j’ai dit que j’avais des amis à voir, alors je n’étais pas sortie avec eux. Que si on n’avait pas décidé de rester ce soir, on serait rentré avec le vol qui partait vers 22h. Pendant nos échanges chaotiques, Pascal était resté plutôt discret. Il me regardait parler, sans me contrarier.

Plus tard, je les ai vu s’écarter de nous. Je pense que Pascal a dû lui expliquer que j’étais son ex. Le reste aucune idée, mais elle m’a dévisagée une ou deux fois. J’avais l’estomac à l’envers. Je n’avais pas beaucoup mangé, mais le peu que j’avais avalé menaçait sérieusement de refaire surface. J’ai voulu aller rejoindre Pascal, mais Ethan m’a retenue. J’ai compris qu’il connaissait la miss. Je ne me rappelle même pas son nom, et je ne veux pas le connaître. J’avais hyper chaud.

Je les ai vu échanger leurs numéros. Puis, ils sont venus se rasseoir vers nous. La miss est restée silencieuse. De temps en temps, nos regards se croisaient, mais, elle comme moi, on détournait immédiatement les yeux. J’étais follement curieuse de savoir ce que Pascal avait dû lui raconter, mais je savais que je ne demanderais rien, ni ne ferait de scènes.

10 à 15mn après leur retour à la table, la miss est partie. Bon débarras. Puis, c’était au tour d’Ethan de nous fausser compagnie. On aurait dit que ma présence gênait tout le monde!!!

On a pris le temps de prendre un dernier verre au bar tous les 2. Je crois que Pascal n’était pas pressé de rentrer. Peut-être qu’il avait peur que je lui fasse une scène? Il allait être surpris, parce que je ne ferais aucune remarque sur ce soir, ni sur hier soir, ni sur le fait qu’il avait découché, ni rien de rien.

Au contraire, j’allai sourire, rire et éviter toute fâcherie. Pascal m’a raconté vaguement quelques anecdotes marrantes de leurs sorties, évitant lui aussi soigneusement de parler des nanas qui les accompagnaient certainement. J’ai fait semblant de ne pas le noter et j’ai rigolé comme il se devait. Je jouais bien mon rôle.

Détendus et ravis de notre petite sortie, on est rentré bras dessus, dessous à l’hôtel. Pascal était redevenu tout tendre. Je l’avais fait rire en lui racontant mes aventures nocturnes, notamment la promenade, à poil sous ma robe de chambre et pieds nus jusqu’à la glacière, et que j’avais failli me retrouver enfermée à l’extérieur de la chambre. Désespérée, je paniquais devant la porte fermée, ne sachant pas comment me donner de la contenance au passage de quelques rares pensionnaires.

Quant j’avais baissé les bras, me décidant à descendre me couvrir de ridicule à l’accueil, j’ai réalisé que j’avais glissé la carte-clé de la porte dans la poche de ma robe de chambre depuis mon arrivée. Comme je n’étais pas sortie depuis, la clé était restée là, bien au chaud. J’avais eu du bol.

Je lui faisais pleins de bisous, et je voyais bien qu’il essayait d’éviter trop de rapprochement, puis il a fini par se laisser aller, se radoucir, et me rendait mes bisous avec de plus en plus de ferveur. Puis, c’est lui qui a commencé à insister pour qu’on retourne à l’hôtel. C’était bon d’avoir l’impression de se retrouver, de se balader main dans la main à travers les rues de Londres. Pascal me couvrait de bisous, son enthousiasme me réchauffait le coeur.

On a peu dormi. La nuit était remplie d’ardeur et de tendresse… Est-ce que j’avais vraiment retrouvé, mon Pascal?


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96/2013 - Londres... Le Rabatteur??

Publié le par JaneDo


Samedi -  6 avril 2013  - 96/2013 - Londres… Le rabatteur??

Je me suis endormie… Je n’ai pas réussi à tenir. J’avais fait l’erreur de m’étendre dans le lit pour lire. Je n’ai pas balisé, je savais que je dormirai dans les bras à Pascal. Je ne me suis pas torturée à me demander ce qu’il faisait et tout. Comme d’habitude, le fait de savoir qu’il rentrerait vers moi, ça me calme. Donc, même si Pascal n’est rentré que vers 5h du matin, j’étais sereine.

Pascal avait bu. Comme un chien dans un jeu de quilles, il n’était pas très discret. Je me suis réveillée quant il a allumé en entrant. Dans cette suite, il n’y avait pas de porte qui sépare la chambre du salon, juste des rideaux. Je ne les avais pas fermé.

Comme toujours quant il est dans cet état, il est taquin, joyeux, romantique, a envi de parler, de faire l’amour, envi de câlin. Son petit sourire collé d’un bout à l’autre de son adorable visage s’est élargi quant il a vu que j’étais réveillée. Evidemment, je souriais aussi, parce que je le trouve trop chou-x comme ça. J’aime ce petit sourire et les flammes de malices dans ses yeux. Pascal m’a prise dans ses bras, embrassée, comme si on ne s’était jamais perdu.

Mon coeur n’a fait qu’un bond, et a failli explosé dans ma poitrine. God que je l’aime. Un rien me fait monter au plafond, me fait perdre pieds. Dès que je suis dans ses bras, je flotte à nouveau dans les nuages. Heureuse. Heureuse à nouveau. Moi aussi, en une demi seconde, j’avais oublié tout ces longues semaines de douleurs, de tristesse. Envolé. Il n’en restait rien. Pascal est si câlin, si tendre.

Trop contente de me retrouver dans ses bras, je lui ai pratiquement arraché sa chemise. Pascal souriait de plus belle. Il aurait pu défaire ma robe de chambre avec 1 doigt, mais il a pris son temps pour le faire glisser sur mes épaules, pour m’embrasser dans le cou. Sa main tendre et chaude, enfilé sous ce petit morceau de tissu qui nous séparait me faisait frissonner. Il prenait son temps, épiant mes réactions, anticipant mes envies de l’embrasser.

Puis, patapoum! Quelqu’un frappe à la porte. Pascal a voulu l’ignorer. Ça insiste…

Au bout de 5mn, Pascal s’est décidé à me lâcher pour aller voir ce qui se passait. Il était persuadé que c’était un de ses potes qui cherchait de la compagnie, parce qu’il n’avait pas envi de dormir. Pourtant, je suis sûre d’avoir entendu une voix de femme. Pascal m’a dit qu’il allait réglé ça vite fait.

C’était bien une nana. Une bouteille de champagne à la main, avec 2 verres. Elle lui a expliqué avoir demandé le numéro de sa chambre, et son pote, je crois Bastien, avait été les accueillir à la réception. Sinon, elles n’auraient pas pu entrer dans l’hôtel à une heure pareille. Pascal, torse nu, les muscles saillant, la ceinture défaite se tenait en travers de la porte pour l’empêcher d’entrer.

J’étais curieuse, je voulais discrètement voir de quoi elle avait l’air, mais c’était difficile sans me faire voir. Je n’entendais que sa voix. Sa voix était caressante, engageante. Comme elle insistait, Pascal s’est excusé qu’elle se soit déplacée, mais il n’était pas seul. Je pouvais presque la sentir sursauter. Je pouvais même entendre de l’incrédulité dans sa voix quant elle lui a dit, qu’elle savait qu’il était rentré tout seul. Enfin, son pote le lui avait assuré. Pascal s’est confondu en excuses.

Tsss, Pascal n’avait pas à s’excuser! Se pointer comme ça? Sans être invitée? Non mais, c’est de sa faute à elle, pas à lui.

Gêné par ce qui venait de se passer, Pascal a dit qu’il avait presque failli m’appeler pour bien lui prouver qu’il n’était pas seul. Glups, je crois qu’intérieurement, j’aurai pété un câble. Parce qu’enfin, il n’avait rien à justifier? C’est comme s’il lui lançait un message, qui disait; “si je n’avais pas été seul…”. J’aurai très mal accepté ça, mais je n’aurais rien dit.

Oubliant tout aussi vite l’incident, il a voulu reprendre où on en était resté. Mais son pote, celui qui avait laissé entrer la fille, est venu à son tour frapper à la porte. Et j’ai dû me planquer cette fois. On ne sait jamais! Il aurait peut-être voulu vérifier. La fille était retournée se plaindre. Elle s’était sentie humilié de se faire jeter. Elle a pensé qu’ils s’étaient foutu de sa gueule, etc.

Là non plus, Pascal n’a pas voulu le laisser entrer, mais lui s’est invité dedans, sans aucune gêne. Il a engueulé Pascal, l’a bombardé de questions. Il voulait savoir si c’était parce qu’elle ne lui plaisait pas, etc. Pascal lui a répété qu’il n’était pas seul, qu’ils pourront discuté de tout ça le lendemain, mais là, il tombait vraiment, vraiment mal. L’autre a baissé d’un ton pour lui demandé qui? En fin de soirée, il ne l’avait vu discuter qu’avec elle (celle qui était venue frapper à sa porte).

J’entendais son pote le féliciter, le traiter de “smooth operator”. Il se demandait pourtant comment Pascal avait réussi à fixer un rencard avec une fille sans qu’ils le remarquent! Son copain a vite décampé. Ils espéraient tous avoir tous les détails le lendemain.

Je n’ai pas demandé à Pascal si ça se passait toujours comme ça, s’il l’aurait laissé entrer si je n’avais pas été là. Je pense que je ne voulais pas le savoir. Puis, je ne voulais pas gâcher le reste du peu de la soirée qu’il me restait, à me torturer avec des questions auxquels je ne pouvais avoir de vrais réponses. C’était clair, depuis qu’ils le pensaient célibataire, ses copains le jetait pratiquement dans les bras d’autres filles. Pourtant, je sais qu’ils ne veulent pas le voir se caser, mais, je pense qu’ils l’utilisent comme rabatteur.!!!

Seuls enfin… J’étais heureuse d’avoir eu la bonne idée de le suivre à Londres. Heureuse d’être celle qui l’attendait, d’être dans ses bras. Simplement heureuse d’être là. D’être celle à qui il a fait l’amour, celle qui était le centre de son attention ce soir. Et heureuse de me réveiller dans ses bras.

On a été réveillé par son natel. Ses copains se retrouvaient pour le déjeuner et ont pensé qu’il fallait le réveiller. Pascal a décliné l’invitation. Il a prétexté vouloir dormir encore un peu. Il a promis de les retrouver pour dîner vers 13h. Ils l’appelleraient pour lui dire où les retrouver.

Du moment qu’on était réveillé, on a pris notre petit déjeuner ensemble avant de se rendormir dans les bras l’un de l’autre. Wahhh, j’adore trop me tortiller dans ses bras, me coller contre lui. J’adore poser ma tête sur son torse, sa respiration et les battements de son coeur me rassure. J’adore, j’adore.

Pascal se sentait coupable, presque gêné de me laisser seule pour aller rejoindre ses copains. J’ai dû le rassurer. Ça ne me gênait pas du tout. J’allais très bien m’en sortir. L’essentiel, en tous cas pour moi, c’était d’être ensemble.

Me scrutant de son incroyable regard vert, Pascal a tenu à me rappeler que, ce n’est pas parce qu’on n’en parle pas, que tout était oublié; on n’était plus ensemble!!! Et ce n’était pas parce qu’on a passé la nuit ensemble, ou qu’il m’ait invité à venir avec lui à Londres, que les choses avaient changé. Hum! J’avais bien compris, mais… m’en fou, je l’aime…

Je ne l’ai revu qu’en fin de journée. Pascal est passé se doucher et se changer. Il avait dit vouloir faire une petite sieste pour pouvoir passer un peu de temps avec moi. Il a demandé à un de ses copains de lui envoyer un sms pour dire où ils seraient vers 23h. Ses copains ont bien sûr pensé qu’il devait avoir rendez-vous avec une fille. Ils ne s’imaginaient pas que cette fille qu’il voyait, ben, ce n’était que moi.

Pascal m’a raconté son après-midi. Il m'a aussi raconté qu’il avait revu celle qui était venu frapper à sa chambre. Son pote leurs avaient donné rendez-vous. Elle lui avait demandé si ce soir, ils pourraient rentrer ensemble. Pour me taquiner, il a demandé si ça ne me gênait pas qu’il me réserve une autre chambre. Je l’ai assommé avec les oreillers.

Les petits moments qu’on a passé ensemble était une délivrance pour moi. Ça me rappelait tellement de souvenirs de nos bons moments. C’était tellement agréable. Je n’ai pas parlé du passé, ni fait de reproches. Je n’en avais pas envie. Je n’y ai même pas pensé en fait. C’était vraiment chouette, au point qu’il n’avait aucune envie de sortir. Il avait même espérer que ses copains oublient de le prévenir. C’aurait été un bon prétexte pour leur fausser compagnie.

Pascal était persuadé que ses copains comprendraient s’il leur disait vouloir passer la soirée en tête à tête avec une nana. Bien au contraire, ils seront très compréhensif. Quoique, ils lui avaient dit de faire attention de ne pas tomber amoureux d’une nana qui vit à l’étranger. Ça n’apporterait que des complications. Ils lui avaient gentiment fait la moral, pensant qu’il se laissait emporter. Il l’avertissait de ne pas se laisser mettre la corde au cou aussi facilement. S’ils savaient...

Mais, je ne voulais pas qu’il puisse regretter quoi que ce soit, ni pouvoir me reprocher quoi que ce soit, alors j’ai insisté pour qu’il ne fasse pas faux bond à ses potes.


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95/2013 - Petite lueur d'espoir... Londres!

Publié le par JaneDo


Vendredi  5 avril 2013  - 95/2013 - Une petite lueur d’espoir… London!

Voilà, je suis acculée.. Pas le choix. Si je veux voir Pascal ce week-end, il allait me falloir l’appeler. Le rat! Il ne m’avait pas appelée de la semaine. Pourtant, je sais que Caroline avait des nouvelles. Bon d’accord, elle, elle a le courage de l’appeler! Après avoir tourné pendant plus d’une heure, à répéter mon texte, j’ai finalement eu le courage de composer son numéro. Je ne m’attendais pas à l’entendre. Je pensais qu’en voyant mon numéro, il allait zapper mon appel. J’étais sûre de tomber sur sa secrétaire, ou sa boîte vocale. La surprise, puis la panique m’ont coupés la parole.

  • Coucou!
  • Salut, tu va bien?
  • Ben oui. Pas de nouvelles depuis 1 semaine, je me demandais comment tu allais? Puis, j’avais envie d’entendre ta voix!

Petit silence embarrassé à l’autre bout. Je pense qu’il ne s’attendait pas à mon ton tout joyeux. Il m’a servi la sauce, comme quoi, il avait été très occupé. Hum, j’avais drôlement envie de lui demander si hier soir aussi, et avec qui!!!

  • Tu montes au chalet ce week-end?
  • Heu, non, pas ce week-end.
  • Non? Ah bon? Tu restes ici alors? Tu as reçu mon message? On peut se voir ce soir alors?

Là, je l’ai clairement entendu soupirer. Qu’est-ce qu’il y a encore? Ça ne lui fait pas plaisir, pour une fois que je propose? Pfff! Je dois lui tirer les vers du nez ou quoi?

  • Oui, j’ai reçu ton message. C’est chou, mais ce week-end, ça va pas être possible. On va passer le week-end à Londres, avec Ethan. Ça change, c’est entre mecs. On part dans quelques heures, et on ne rentre dimanche soir, ou lundi matin. Je pense que ce sera sympa.

Je dois bien le reconnaître, Pascal restait poli, mais son ton était légèrement sec. Mais, je n’allais pas me laisser abattre, pourtant, le thermomètre de mon humeur avait sérieusement chuté de quelques degrés. J’espère qu’il ne le remarquait pas. A l’autre bout du fils, j’essayais de garder le sourire, pour le transmettre à travers les lignes jusqu’à lui.

  • Ah, c’est cool. Je peux venir avec toi?

Glups, Pascal ne s’attendait pas à celle-là. Pascal est resté quelques secondes sans rien répondre.

  • Heum… On est entre mecs Jane. Enfin, je crois. J’en suis même certain. Je peux pas être le seul à me ramener avec une nana. En plus, on ne sort plus ensemble, tu te rappelles.

Jeez, il avait l’art de me fendre le moral!

  • Ben, je pourrais rester dans la chambre. Personne ne saura que je suis là!
  • Non Jane, c’est mieux d’éviter de se voir pendant quelques temps. Se voir tout le temps comme ça, c’est… C’est nul. Ça ne peut que nous faire du mal.
  • S’il te plaît… Tu me manques tellement, j’avais envie de te voir. Je m’en fou de rester dans la chambre, tes copains ne sauront même pas que je suis là. Allez, dis oui?
  • Sorry, mais c’est une mauvaise idée. J’ai accepté justement pour éviter qu’on ait à se croiser… Non Jane, c’est pas une bonne idée. Bon, il faut que je te laisse, le boulot, tu vois… On se voit la semaine prochaine d’accord, je t’appelle ok. Il faut que j’y aille là.

Mouais! Il cherchait un moyen de me couper de sa vie. Je suis sûre qu’il n’était pas si pressé, mais il ne voulait pas avoir à m’écouter le supplier. Bon, c’est clair que je ne risquais pas grand chose, il faudra bien qu’il rentre, et qui que ce soit qu’il rencontre là-bas, ça ne pourra pas aller plus loin qu’un week-end. Mais, rien que l’idée qu’il puisse s’intéresser à une autre fille me rendait malade. L’idée qu’il puisse l’embrasser, la tenir dans ses bras, rire avec elle, lui chuchoter des trucs à l’oreille… Non, non, pas possible. J’avais un gros noeud à l’estomac.

J’essayais de me forcer à me rappeler que je ne risquais rien. En tous cas, bien moins qu’ici. Puis, ce qu’on ne voit pas ne fait pas mal!? Mais, rien à faire. La tête vide, je n’ai pas su quoi dire avant qu’il raccroche. Désespérée, mon téléphone en main à écouter le tut-tut-tut, je ne savais pas quoi faire. Si je rappelle, il pouvait très bien ne pas répondre, alors quoi faire? Lui envoyer un sms pour dire que j’irai quand même et que je l’attendrais à l’aéroport.

Rhhh, je ne savais pas quoi faire. Il allait me trouver gonflante, lourde si je le rappelle encore pour insister. Mais, est-ce que j’avais le choix?

Pendant presque 1h, je suis restée prostrée sur mon canapé, mon natel toujours dans les mains. Il fallait absolument que je le rappelle avant qu’il parte du boulot. Mais ça me foutait les boules, j’étais nerveuse et tremblante. Pascal avait été plutôt sec, et quoi que je disais, il restait sur ses positions. Comment trouver le courage pour le rappeler? Ou est-ce que je devrais courir à son boulot pour le voir en tête à tête? Face à face? Peut-être que là, il n’osera pas me dire non?

Quant mon natel a sonné, j’ai sursauté. Je ne pouvais parler à personne avant d’avoir rappelé Pascal, alors j’ai été surprise de voir son nom s’afficher. Glups, du coup, je ne savais pas si je devais répondre? Il me rappelait surement pour m’interdire de le rappeler et de lui casser les pieds comme je l’avais fait.

  • Ecoute… On va entre mecs, c’est clair que tu ne peux pas prendre le même vol… Mais, si tu veux vraiment venir…
  • Pascal, je t’adore. Oui, je veux venir. J’ai juste envie d’être avec toi.

C'était inutile de jouer la comédie, c'est vrai, j'avais juste envie d'être près de lui.

  • Si tu me donnes ton planning, ou je peux te réserver un vol pour demain matin. Je dois me dépêcher, parce que je quitte le bureau dans moins d’1h. Rhhh, j’aurai pas dû faire ce que je viens de faire. Ce serait mieux qu’on reste loin l’un de l’autre. Et Jane? Ça ne veut pas dire que je ne suis plus furieux contre toi! Mais, bon, peut-être qu’on aura du temps pour discuter… Vraiment j’aurai dû me couper les doigts au lieu d’appeler!
  • Non, moi ça me fait super plaisir. Depuis qu’on a bouclé, je cherchais quoi dire, puis, j’avais décidé de t’envoyer un message pour te dire que j’avais décidé de venir quand même. J’aurai dormi à l’aéroport sur un banc jusqu’à ce que tu viennes me chercher…
  • Et pourquoi tu n’appelais pas?
  • J’avais… peur…
  • T’es trop nulle!
  • Tu prends quel vol toi?
  • Vers 18-19h, je sais pas, mais Paul passe me prendre ici dans 1h.

Je me sentais mieux. Détendue. J'allais tout faire pour lui faire passer le meilleur des week-ends, pour qu'il ne regrette jamais de m'avoir fait venir.

  • Je prendrais le suivant alors… Je suis si impatiente.
  • Mais non. Je t’attends demain matin. Tu ne vas pas stressé. Puis, je ne pourrais pas venir te prendre à l’aéroport ce soir.
  • Ça fait rien. Je me débrouille pour aller à l’hôtel.
  • Je ne serais sûrement plus à l’hôtel.
  • Si tu averti de mon arrivée, je ne pense pas que j’aurai de problème.
  • Jane, on se voit demain! Ce soir, je rentrerais sûrement tard, alors pas besoin que tu sois toute seule toute la nuit, non?
  • Ça me va très bien.
  • Ok! On est au Brown's. Dis... Tu va être tout le temps toute seule, t'es sûr que c'est ce que tu veux? C'est pas parce que t'es là, que je vais planter mes potes pour retourner à l'hôtel?
  • Oui, ça ira très bien. Tu me connais, je serais très bien.

S’il pensait me faire changer d’avis, il se trompait lourdement. Finalement, à bout d’arguments, il m’a fait réservé une place sur le vol suivant. Je n’avais plus qu’à me débrouiller pour être prête et partir au plus vite. Pas question de rater mon vol. J’étais tellement excitée à l’idée de passer ces 2 prochaines nuits avec lui, que j’en ai oublié mon chagrin.

Au fur et à mesure que l’heure approchait, je me rappelais ce qu’il m’avait dit, et je regrettais de m’être montrée si enthousiaste. Pascal allait penser que je n’étais qu’une idiote d’accepter de passer un week-end à Londres, pour attendre de passer juste quelques minutes, ci et là, avec lui. Qu’importe, j’allais le voir, ça me suffisait. Puis, ça lui fera comprendre à quel point je l'aime.

J’étais en avance à l’aéroport. Mon angoisse avait atteint des sommets. J’allais me retrouver toute seule en plein Londres… Seule dans une chambre d’hôtel. J’espère qu’il avait averti la réception. J’espère surtout ne croiser personne de son groupe. J’avais un peu les boules. Surtout que, j’aurai pu en profiter pour aller voir ma cops Dani qui habite à env. 2h, à Milton!

Dans le taxi qui me conduisait au Brown’s, j’avais les mains moites. Ça faisait des années que je n’avais pas séjourné à Londres même. Depuis le mariage de Simon en fait. Un copain à Dieter qui travaillait dans la même boîte que nous.

Ouf, Pascal n’avait pas oublié d’avertir la réception. J'ai été accueillie comme une princesse. Une jeune groom s’est occupé de faire monter mes bagages et on m’a accompagnée à la chambre à Pascal. Je me suis précipitée dans la chambre pour voir s’il m’avait laissé un mot. Grand sourire, il m’avait bel et bien laissé un mot. Pascal m’avait commandé du filet mignon aux morilles avec des pommes au four, marinés aux thyms, des fruits, etc,  mais si je désirais autre chose, je pouvais changer. Il avait laissé des instructions pour qu’on puisse me servir à n’importe quel heure.

Pascal connaissait mes goûts; j’adore le filet mignon, et aux morilles, miam! Est-ce que c’était un message??? Hum, voilà que je me fais des films! Et “man”, j’étais foutu fucking à Londres!!!

Après avoir rapidement sorti quelques affaires, j’ai planqué ma valise dans l’armoire. Je ne sais pas, mais ça m’a fait plaisir de pouvoir poser mes trucs à côté des siens, comme si on était un couple. J’ai pris une douche et je me suis enroulée dans un de ces confortables robe de chambre toute douce et blanche. Puis j’ai larvé sur la liseuse avec mon ordi et un bouquin, tout en laissant tourner la télé. Sur le qui-vive, j’avais de la peine à me détendre pourtant, comme si j’avais peur de me faire attraper dans sa chambre!!! Ridicule.

J’étais impatiente de le voir rentrer… Je l’attendrais… Quelque soit l’heure à laquelle il rentre, je voulais être réveillée pour l’accueillir. Et avec le sourire.


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94/2013 - Pascal ne m'aime pas?

Publié le par JaneDo


Jeudi, 4 avril 2013  - 94/2013 - Il ne m’aime pas?

J’ai pris la décision de ne pas courir après Pascal. Je veux que ce soit lui qui revienne vers moi. S’il ne vient pas, c’est que je ne comptait pas beaucoup! Toujours pas de nouvelles. J’ai dormi une grande partie de l’après-midi. J’ai vérifié mon natel, mais, toujours pas d’appels de Pascal. Je n’ai toujours pas répondu à Brig, qui m’a envoyé 3 messages. Faut que je le fasse.

Rien fait de la journée… Non, c’est pas vrai… Je n’ai fait qu’attendre des nouvelles de Pascal.

Caro m’a invitée à manger avec elle. Je n’avais pas envie de bouger de la maison, ni vraiment envie de la voir. Je crois que j’avais peur de voir qu’elle avait des nouvelles de Pascal, pas parce qu’elle le harcelait, mais parce qu’il l’appelle, elle, pas moi. Mais, j’ai fini par lui répondre, parce qu’elle me harcelait. Elle allait bien. Oui, elle semblait de belle humeur, et m’a raconté qu’elle l’avait accompagnée au basket. Mais, ça, je savais déjà. Elle me faisait confiance, et me racontait, alors, ça me faisait plaisir.

J’ai dû me mordre la langue presque jusqu’au sang, pour ne pas lui demander s’ils couchaient ensemble, et combien de fois depuis que je ne le vois plus!!

Apparemment, Pascal n’est pas si détendu que je le croyais. Mais, Caroline pouvait me mentir, juste pour me remonter le moral. Elle pense que je devrais l’appeler, lui parler. Il s’en voulait de n’avoir pas pu me parler de ses problèmes avant les autres, mais il m’en voulait pour Layne. Super, Caroline était au courant de tout! La honte.

Caroline a bien dormi chez lui hier soir…

Ce soir, elle avait essayé de le suivre, mais l’avait perdu aux environs de Rolle. Sa voiture était bien plus puissante que son vieux tas de boue. Elle avait essayé d’avoir rendez-vous avec lui, avait proposé de lui faire à manger, mais il avait déjà prévu autre chose. Elle n’avait pas réussi à savoir ce qu'il faisait, ni avec qui et ou quoi.

Caroline a aussi été voir chez le copain qu’il avait dans le coin, mais Pascal n’y était pas. Elle a tourné dans le coin pendant presque une heure, mais rien. J’ai commencé à me demander ce qu’il pouvait fabriquer dans le coin? Pascal allait peut-être seulement chez sa grand-mère.

Mais rien à faire, j’y ai pensé toute la soirée, tout en essayant de me persuader qu’il devait être chez ses grands-parents. Je n’ai pas été voir, Caro avait déjà fait tout le tour de la ville. Pour ne pas me ronger les sangs toute la nuit, je me suis plongée dans mes mangas; “Tsubaki Love”, puis re-suite de ”Person of Interest”.

Il faisait jour quant je me suis traînée jusqu’à mon lit. Pourtant, je n’avais toujours pas sommeil. Pascal occupait toutes mes pensées. Où avait-il été ce soir? N’y tenant plus, je me suis ridiculisée en laissant un message sur sa boîte vocale, demandant à le voir demain. 30mn plus tard, je dormais. J’avais tourné moins longtemps que d’habitude. Même chimiquement, si seulement je pouvais dormir pendant un mois entier sans me réveiller, ce serait le rêve!

Mais demain soir, je verrais Pascal coûte que coûte… Pascal voulait qu'on garde nos distances... M’en fou, je lui collerais aux fesses!


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93/2013 - Il m'aime??? ou pas?

Publié le par JaneDo


Mardi, 2 avril 2013  - 92/2013 - Quand même furax...

Même si Pascal me manquait, même s’il m’avait expliqué qu’il avait explosé, et simplement parlé à la 1ère personne sous la main, j’étais tout de même assez fâchée contre lui. Je ne pouvais pas laisser passer. Trop facile. En plus, pourquoi réfléchir, hein? La prochaine fois, il lui suffisait seulement de s’excuser. Tout bénèf quoi. En plus, il ne faisait aucun effort pour que les choses s’arrangent. C’était la fête pascale (Pâques) la plus pourrie que j’avais jamais eu.

Est-ce que j’étais la seule, de nous 2, qui se languissait en attendant? Est-ce que je lui manquais aussi? En tous cas, ça ne se voyait pas! J’avais beau avoir envie de le voir, d’être dans ses bras, mais dès que je repensais à la manière que ça c’était passé, à sa manière d’éviter le sujet quant j’essayais de le faire parler, ça me foutait en rage. J’étais encore furax contre lui. Il aurait dû se douter que j’allais péter un câble de savoir qu’il en avait parlé franchement avec Caroline, même avec la terre entière, et pas un mot avec moi! Grrrh.

Ce soir, j’avais pensé passer chez Pascal, même le supplier de m’accorder un moment de son précieux temps, puis, le souvenir m’a donné envie de m’arracher les cheveux. Dès que je serais près de lui, je me sentirais frustrée et enragée. La fumée me sortait par les oreilles, j’étais encore trop furax. Ça risquait de finir en queue de boudin.


Je savais qu’il fallait que je trouve un moyen de me raisonner, soit je continue à cultiver ma rage, ou je le case dans un coin de ma tête et retourner me jeter à ses pieds. Ierk, l’idée de me jeter à ses pieds me faisait fulminer de plus belle. C’était à lui de le faire. On vient de passer 4 jours de congé sur les chardons ardents. Non, JE venais de passer 4 jours exclues. Presque bannie. Folle de douleur, j’ai jeté mon natel sur mon lit. Vaut mieux que je le laisse enfermé dans ma chambre, ça m’évitera de faire la connerie de l’appeler.

J’étais dégoûtée de constater qu’il n’essayait même pas de me voir… Me rappelant qu’il avait appelé Caro, alors que je me trouvais chez elle, et que ça faisait une semaine ou plus, que je n’avais aucune nouvelle de lui, ça me faisait péter encore plus les plombs. Et pourtant, malgré toute cette colère, toute cette rage, il me manquait si fort. Je voulais qu’il soit en train de me courir après, me faire sentir et comprendre qu’il m’aimait. Mais peut--être qu’il ne m’aimait pas aussi fort que moi?!?

Je me trouvais lamentable de penser autant à lui. De passer mes nuits à espérer au passage de toutes les voitures qui approchent de la maison. D’espérer le voir sonner à ma porte, me harceler de coups de fils. Bref, j’étais stupide et absurde. Pascal avait dit qu’on se verrait cette semaine, alors j’attendais… C’était ridicule. Je jalousais la relation qu’il partageait avec Caro. J’enviais la place qu’elle avait réussi à se tailler dans sa vie. Je me sentais en reste. Je ne savais pas comment renverser la vapeur en ma faveur.

N’y tenant plus, j’ai été jeter un coup d’oeil à son entrainement. Ma jalousie est encore montée d’un cran en le voyant sortir après, avec Caroline à son bras. Pascal n’avait pas l’air si malheureux que ça. Lui, Thomas et Caro ont discutés un moment avec ses potes, puis Thomas est parti. Caro, comme si c’était sa petite amie, l’a entouré de ses bras, alors qu’il mettait son sac de sport dans le coffre. J’en avais les larmes aux yeux, l’impression de ne plus exister. Je ne lui manquais pas. J’aurai tellement voulu être à la place de Caroline!

Caro avait vraiment l’art de savoir comment s’incruster. Caroline allait surement dormir chez lui ce soir. Pascal n’allait pas la jeter devant chez elle et rentrer. Elle s’invitera certainement chez lui pendant qu’il range ses affaires, puis, de fils en aiguilles, elle passera la soirée avec lui. Puis, pendant qu’elle y était, pourquoi ne resterait-elle pas? Et voilà, elle aura gagné. Encore une soirée avec lui, alors qu’il ne m’appelait pas, ne pensait même pas à moi.


Je voulais rentrer pour ne pas m’infliger encore de la tristesse, mais j’ai fait demi tour pour aller vérifier si j’avais raison. Et j’avais raison. Le coeur en larmes, je suis rentrée. De toute façon, si je n’avais pas été m’en assurer, je l’aurai imaginé, pensé. Au moins, je savais que je ne m’étais pas trompée. Est-ce que je lui en voulais? Même pas. J’aurai seulement voulu être à la place de Caro. Avec lui.

Et merde… Je ne tenais pas, j’avais vraiment trop envie de le voir…

C’était plus d’une heure du matin, mais j’ai foncé chez Pascal. J’avais oublié que Caroline était sans doute chez lui. J’avais tellement envie de le voir que je ne pensais qu’à ça.

C’est seulement devant son appart plongé dans le noir, que je me suis rappelée que Caro était probablement là, et que Pascall risquait de me demander de retourner chez moi. De m'envoyer bouler quoi! Ça m’a fichu un coup. Je ne savais pas si j’osais sonner. Je n’avais pas fait tout ce chemin pour faire encore demi tour, si?

Aïe, j’allais surement l’énerver, faire le cheveux sur la soupe… Est-ce que je devais sonner? Argh, ça me ferait trop mal qu’il me renvoie… Alors, j’ai préféré revenir sur mes pas. J’avais fait tout ce chemin pour rien. Je n’étais pas assez courageuse pour le déranger en pleine nuit. J’aurai pu aller vérifier, j’avais la clé. Mais non, je n’osais pas non plus. S’il m’entend rentrer chez lui sans être invitée, ou sans m’annoncer, il risquait de reprendre sa clé.

Je me sentais si mal, si frustrée, si seule… Pourquoi est-ce que je dois vivre ça? Pourquoi rien ne va?


Mercredi, 3 avril 2013  - 93/2013 - Il m’aime?

Hier, j’avais proposé à ma soeur de l’accompagner à Montreux. Elle devait aller récupérer des affaires qu’elle avait prêtée à une autre esthéticienne. La pouffiasse n’était pas là. Apparemment, elle était encore en Italie. Ce que les gens sont malhonnête, c’est dingue. Retour à Lausanne. J’ai pris un café avec elle et ma nièce, puis j’ai couru faire quelques courses pour elle. Ça m’a pris toute la matinée.

En partant de chez moi, j’avais essayé de joindre Dol. Donc, j’avais rendez-vous ensuite avec elle, vers 14h30. Elle n’a pas de voiture, et est seule la journée, alors j’ai proposé de l’emmener faire des courses. L’idiote. Dol a encore piqué dans les magasins. Son copain, prévoyant, lui a donné une carte de 100Fs, pour faire les courses. Comme elle voulait de l’alcool, elle a piqué des bouteilles chez Denner. Pas 1, mais 6 bouteilles; 1 cognac, 3 bouteilles de vins rouges, 2 vins blancs. Elle est cinglée. Je n’irai plus faire les courses avec elle.

Donc aujourd’hui, j’avais envie de me reposer. Après avoir fait des aller-retour hier soir entre chez Pascal et chez moi, je me suis abrutie devant des épisodes de la série “Person of Interest”. J’avais vu la première saison avec Pascal et Thomas, ça me plaît. C’était le seul moyen de ne pas m’effondrer, à penser à Pascal, il me fallait me plonger dans autre chose. Quelque chose de captivant.

Seul problème… Je me suis couchée vers 7h du matin!


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91/2013 - Verbier - Poisson d'Avril - Partie!

Publié le par JaneDo


Lundi, 1er avril 2013  - 91/2013 - Verbier - Poisson d’Avril - Partie...

Je ne voulais pas faire tapisserie dans un endroit aussi fermé qu’un chalet, me sentant légèrement de trop. Je savais que chaque mouvement de Pascal m’obsèderait. Je risquais de le regarder un peu trop, tirer la gueule s’il ne faisait pas attention à moi. Puis, il y avait Caro. Je savais que je pouvais lui faire confiance pour lui coller aux fesses, et l’empêcher de faire des bêtises. Puis, j’étais un peu cuite. Je me suis donc éclipsée discrètement, avant qu’ils ne quittent la boîte, pour filer dormir à l’hôtel que j’avais réservé.

Ma disparition n’avait pas été sans être remarquée. J’avais filé en douce sans saluer personne.

Au chalet, Pascal, Thomas et Caro ont essayés de m’appeler, de me laisser des messages. Un des messages de Thomas m’a fait rire; “Hey girl, where r u hanging again? Lost? Call me asap k!” (Dis, où est-ce que tu traîne encore? Perdue? Appelle-moi illico d’ac!”. Mais, j’ai préféré faire la sourde oreille. Et le plus important, c’était Pascal. Il a essayé de m’appeler à plusieurs reprises, puis, ayant peur que je sois restée plantée dans la boîte, il est retourné là-bas pour me chercher. Iaaah, j’étais contente. Il s’inquiétait quand même un peu pour moi. Ça me faisait trop plaisir.

J’avais bien fait de ne pas répondre, sinon, il ne se serait pas déplacé, et je n’aurai pas su ce qu’il ressentait.

J’ai attendu une petite heure avant de répondre à Thomas. Il m’a dit que Pascal a cru que j’étais peut-être aux toilettes ou autres, que je ne les avais peut-être pas vu partir.

Donc, Pascal a pensé que j’étais partie fâchée en me retrouvant toute seule là-bas. J’avais vu son message où Pascal me disait de ne pas bouger, de l’attendre au bar. Ils savaient que je n’avais aucune idée où se trouvait le chalet. J’ai insisté que j’étais déjà partie avant. Je ne voulais pas qu’il s’imagine que j’étais partie, en pensant avoir été abandonnée.

L’empêche, ils ne s’étaient même pas rendu compte que je ne suivais pas? Ça, ça me faisait un peu de peine. Après, j’ai un peu regretté d’avoir appelé. J’aurai dû les laisser s’inquiéter toute la nuit! C’est fou, je n’ai pas osé appelé Pascal au lieu de Thomas. Pourtant, s’il y avait bien quelqu’un que j’aurai aimé entendre c’était bien lui… Thomas m’a dit que Pascal était inquiet de ne pas savoir où j’étais, et qu’il me cherchait toujours à travers la station. J’avais vu qu’il essayait encore de me joindre! Donc, Thomas l’a appelé pour lui dire de rentrer.

Snif, si seulement je pouvais l’apercevoir! Mais, j’avais pris un hôtel invisible depuis le bar, pour pas qu’on sache où j’étais.

Pascal m’a appelé après avoir parlé à Thomas. C’était sûrement pour vérifier si je n’étais pas fâchée. Par contre lui, il l’était. Il m’a dit que j’aurai pu avertir, ou au minimum, dire au revoir. On ne part pas comme ça sans avertir, s’il m’était arrivé quelque chose, comment est-ce qu’ils auraient pu m’aider. Waouh, Pascal était franchement en colère. Après m’avoir engueulée au téléphone, il m’a demandé où j’étais, si c’était vrai que j’étais rentrée? Puis, il m’a dit que ce n’était pas très malin, j’avais bu, je n’aurai pas dû prendre le volant.

J’ai failli lui dire Poisson d’Avril et lui donner rendez-vous, mais, vu son humeur, il n’aurait pas trouvé ça drôle. Ou peut-être que ça lui faisait franchement chier d’avoir perdu plus d’une heure à tourner en rond en ville? Comme je ne disais rien, il s’est calmé, mais il était toujours en rogne. Après avoir dit qu’il était rassuré que je sois bien rentrée, il m’a demandé de ne plus refaire un truc pareil. Que tout le monde avait été inquiet. Mon oeil! Les autres, et même lui n’ont rien remarqué avant d’être bien au chaud!

C’était un peu difficile quant il a raccroché. J’ai ressenti un gros vide. Je me sentais seule et triste.

Je les imaginais en train de s’amuser, de passer une bonne soirée, et j’enviais Caroline. J’aurai voulu être là-bas. Pourquoi j’ai eu l’idée stupide de m’enfermer toute seule dans un hôtel, alors que je pouvais passer la soirée dans la même bulle que Pascal? Je suis vraiment louche comme fille. Mince, Pascal me manquait. Comment pouvait-il s’amuser alors que je n’étais pas là? Comment pouvait-il avoir envi même de rire? Pourquoi est-ce que je ne lui manque pas autant qu’il me manque lui?

L’envie de savoir ce qu’il faisait m’a fait appeler Caro. Elle aussi m’a reprochée de ne rien avoir dit, que j’aurai au moins pu lui glisser un mot. Apparemment, Pascal et Thomas avaient flippé grave. Puis Thomas, moins émotif que Pascal, avait pensé que je les aurais appelé. J’avais mon natel après tout. Mais Pascal n’avait pas été convaincu par ses arguments, et il a fini par communiquer ses angoisses aux 2 autres. Et si j’avais eu des ennuis, ou évanouie dans un coin, trop saoul pour appeler à l’aide, etc. Ça m’a fait sourire. Je trouvais ça adorable. Mais aussi, heureusement qu’il y avait Pascal, parce que j’aurai pu effectivement être en difficulté.

Pascal était de retour, et c’était comme s’il ne s’était rien passé. Il m’avait déjà zappée! Ou est-ce que Caro mentait?

Thomas avait voulu lui faire un poisson d’avril macabre en lui disant qu’il n’avait pas voulu l’inquiéter, mais j’étais à l’hôpital. D’ailleurs, il enfilait sa veste, faisant semblant d’être sur le point de partir et tout. Mais, Pascal n’a pas marché. Il l’a laissé faire sa comédie jusqu’au bout, puis il lui a platement dit qu’il m’avait parlé; j’étais rentrée. Thomas a éclaté de rire devant la grimace et le visage ironique de son ami.

Caroline me disait qu’il était trop chou, avec les mains dans les poches, les sourcils froncés à écouter Thomas lui débiter son histoire. Elle, elle y avait cru jusqu’à ce que Pascal, lui lance un regard soupçonneux, comme un vers luisant, puis calmement il lui a balancé qu'il m’avait eu en ligne. Elle m’a décrite sa grimace, c’était comme s’il avait mâché quelque chose de dègue. Hihihi.

Je serais bien restée toute la nuit au téléphone avec elle jusqu’à ce qu’ils aillent se coucher, pour savoir tout ce qui se passait. Mais, c’était pas possible. Là aussi, il a fallu raccrocher. Snif.

Au saut du lit, j’ai aussitôt remballé mes affaires et j’ai filé. Je ne pouvais pas prendre le risque de traîner, au risque de croiser quelqu’un, ou que Pascal, Thomas ou Caro reconnaissent ma voiture. Tout le reste de la journée, je me suis traînée comme une morte vivante. Je n’étais bonne à rien. Je m’ennuyais ferme, me faisant des films sur ce qui s’était passé au chalet. J’aurai bien voulu pouvoir me transformer en mouche et traîner là-bas toute la soirée. Pfff, poisse. C’est chiant de n’avoir aucun pouvoir de magie. Dommage que ça n’existe pas.

Oups! Si j’avais pu me changer en mouche, mince, quelqu’un m’aurait peut-être écrasée??? C’en aurait été fini de moi??? Ou, peut-être pas, si j’étais restée bien à distance sans bouger, genre dans un coin sombre d’un meuble? Waouh, j’suis grave!


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90/2013 - Verbier... (2)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 31 mars 2013  - 90/2013 - Verbier (2)

Le temps de rentrer d’embarquer quelques affaires. Et pour une fois, j’ai fait hyper vite. J’avais déjà tout préparer dans la matinée, tout en me tâtant; “Y va ou y va pas?”. Je n’arrivais pas à croire que je ne m’étais pas précipitée à Verbier dès que j’ai su qu’il était là-bas. Aussi d’avoir été si soulagée de le savoir avec Caroline. Waouh, sans elle, je me demande ce que je ferais! Faudra que je lui offre quelque chose, pour qu'elle sache à quel point je l'apprécie.

Triste, l’empêche, ne me voyant pas, Pascal n’avait même pas essayer de me joindre! Je l’ai appelé en quittant la maison pour le prévenir et pour savoir où ils étaient, et si je pouvais l’appeler dès que je serais arrivée sur place. Je ne m’attendais pas vraiment à ce réponde en voyant mon numéro s’afficher sur son natel. J’avais déjà prévu de me rabattre sur Caro ou Thomas après un essai infructueux.

  • Hé, quand même, on rentre demain dans la journée, ça vaut pas la peine de monter pour une soirée!
  • Oh! Alors, tu ne veux pas que je vienne c’est ça?
  • Pas du tout. J’ai jamais dis ça, mais faire toute la route, juste pour une nuit?

Je me suis garée au bord de la route. Peut-être qu’il avait raison? C’était un peu stupide. S’il m’évitait toute la soirée, ça risquait de me faire du mal pour rien. Il fallait que je sache s’il avait envi de me voir ou pas. Alors, j’ai insisté.

  • Si tu n’as pas envi de me voir, dis le tout de suite, et je fais demi tour?
  • C’est pas ça… Bien sûr que ça me ferait plaisir de te voir, mais si c’est pour moi, ça vaut pas la peine.
  • Aoutch! Donc, tu n’as pas envi de me voir?
  • Jane… On n’en a déjà discuté… Pour l’instant, j’ai… Je sais pas Jane. Sincèrement, je ne sais pas…
  • Bon! C’est flou tout ça. Je monte. J’ai envie de faire la fête ce soir. Est-ce que je peux t’appeler en arrivant et tu me dis où vous êtes? Tu viendras m’attendre devant, STP?
  • Bien sûr. Sans problème.
  • Alors, tu répondras hein? Je pense que je serais à Verbier dans 45mn env.
  • Ok… A toute. Dis Jane… T’es sûr que tu veux venir jusqu’ici?

Bien sûr que je le voulais. Suivant comment ça se passe. Je rentrerais à Lausanne après la sortie. Je ne m’infligerais pas la nuit au chalet à espérer mordicus passer la nuit avec lui. Surtout s’il m’évite toute la soirée. Il aura la surprise de ne pas me voir rentrer au chalet. Peut-être que là, il m’appellera? Il me fallait être prévoyante, si je bois trop, il me fallait un hôtel.

Pascal m’attendait devant le bar. Il n’était pas seul. D’ailleurs c’était noir de monde. Il y avait beaucoup de monde qui fumait devant le Pub-Discothèque.Comme à chaque fois que je le vois, j’ai le coeur qui me monte dans les oreilles, déborde par tous les pores. J’avais laissé ma voiture vers l’hôtel où je risquais de passer la nuit, au cas où. Apparemment, Pascal scrutait les environs, dès qu’il m’a vue, il s’est détaché de la foule pour venir m’accueillir en haut des escaliers. J’ai eu de la chance de ne pas me vautrer, tellement que je tremblais. Mes jambes me soutenaient à peine.

Il était souriant, agréable. Il m’a présenté ceux qui étaient avec lui dehors. Phttt, me rappelle pas de leurs noms! En fait, m’en fou totalement. J’étais contente d’être avec lui, c’est tout. Ça me laissait aussi un peu plus de temps pour calmer les battements désordonnés de mon coeur affolé. Entendre sa voix, son rire, me procurait un plaisir inouï. J’aimais être à ses côtés. Dire que j’avais pensé lui reprocher d’avoir, une fois de plus, renseigner Caro sur ses déplacements, et moi pas.

Puis, j’ai vu qu’une des filles me dévisageait d’un air méprisant, hautaine. Pouffiasse! Elle me veut quoi elle? Elle jaugeait aussi Pascal, l’observait. Regardait ses mains, lui lançait de petits sourires. Re-Pouffiasse. Est-ce que c’était pour me narguer? Ou est-ce qu’il lui plaisait? J’ai alors passer du temps à chercher à détecter si elle avait un copain. Ça m’aurait rassurée. Pascal ne semblait pas spécialement faire attention à elle. Encore un point rassurant.

Caroline est sortie. Certainement à la recherche de Pascal. Elle m’a demandé pourquoi est-ce que je ne l’avais pas appelée. Ça allait sans dire, clairement, je préférais appeler Pascal.


Le reste de la soirée était plus ou moins ok. Pascal ne restait pas vers moi. Il était tout le temps entouré de ses copains, rigolait et s’amusait dans son coin. J’étais contente d’avoir Caro pour m’obliger à m’incruster prêt de lui. Mais, je ne voulais pas avoir l’air trop collante, ou désespérée, alors j’ai laissé Thomas me kidnapper pour aller danser, sortir fumer, ou prendre un verre au bar, rien que les deux. Thomas ne comprenait pas pourquoi j’ai tenu à m’infliger toute la route, juste pour une soirée. Ben, c’était aussi mes potes maintenant, et j’avais envie d’être avec eux Ce n’est pas dur à comprendre.

J’ai fait semblant d’ignorer Pascal, et j’ai dansé avec Thomas ou d’autres copains du groupe. Même parfois, avec lui dedans.

C’était assez difficile à supporter de le voir aussi à l’aise avec d’autres filles. Le voir leur parler, rigoler ensemble. Le pire je crois, c’était de les voir danser ensemble. Non, non, ça c’est pas le pire. Tout est pire pour moi de toute façon. Ça me fiche la chair de poule. Intérieurement, je tremblote, je frisonne de jalousie. Toujours l’impression que son regard semblait un peu trop intéressé, que ses sourires trop séduisant, un peu trop intime. C’est aussi pire que de le voir lui poser la main dessus, que ce soit le dos pour l’accompagner à la table, ou même approcher la tête pour mieux entendre ce qu’elle raconte.

Décidément, je ne suis pas encore vaccinée contre lui, ça, c’est sûr!

Par Caro, j’ai appris que c’était un chalet qui n’avait que 2 chambres à 2 lits. Ces chambres étaient occupés par 2 des couples, le troisième couple partageait leur chambre. Ils étaient minimum 4 par chambre, souvent des lits superposés en plus. Hihihi, donc, il ne pouvait rien se passer. J’étais super contente d’entendre ça. Trop cool. Tellement détendue d’entendre ça, je me suis lâchée. J’ai papoté à droite, à gauche, avec tout le monde. Toute souriante, j’ai beaucoup dansé. Vers les 3h du matin, ils ont décidé de rentrer continuer la fête au chalet.


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90/2013 - Anniv à mon papa & revoir Tante Edyth - (1)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 31 mars 2013  - 90/2013 - Anniv à mon papa & Tante Edyth - (1)

Je n’aurai pas pu aller au chalet de toute façon. Je m’en suis rendue compte plus tard. Aujourd’hui, c’était l’anniversaire à mon père, donc je voulais passer vers lui. Rose, ma soeur, a décidé de m’accompagner. Kachouka était chez Killian, alors je suis passée la chercher, prendre ma soeur sur le chemin et, on a été les 4 chez papa pour son anniversaire.

Au téléphone, il avait eu des larmes dans la voix. Il s’inquiète toujours. Il a tellement peur que je recommence. C’est clair que je pense toujours beaucoup au suicide, mais son inquiétude me fait mal. Ça me fait mal de voir mon père pleurer. Il paraît qu’il n’arrive plus à dormir, qu’il est tendu. J’ai peur qu’il ne tienne pas le coup. Ça me fait mal de le voir si effrayé, si triste. Ma soeur aussi est encore soupçonneuse, tout en prétendant croire à ma promesse de ne pas recommencer.

Il semble que mon papa a été chez ma soeur hier, espérant m’y trouver. Il veut que ma soeur me garde sous surveillance. Elle m’a dit qu’il a passé presque tout le temps à pleurer. Ça m’a déchiré le coeur.

De voir ma famille si tendu, si triste, me rend triste, alors pourquoi est-ce que je pense encore à comment faire pour ne pas me rater la prochaine fois? Pourquoi est-ce que je pense à comment agir pour qu’ils ne se doutent de rien? Pourtant, je sais que je ne dois pas à cause de mon papa. A la limite les autres, je me dis qu’ils oublieront vite. Je ne me fais pas de soucis pour eux. Même s’ils seront choqués, atterrés de n’avoir pas senti, de n’avoir pu rien faire, ils oublieront.

Je pensais qu’on ne passerait qu’1h chez papa. Le temps de dire bonjour à notre tantine, puis maison. Mais on est rentré que vers 19h. J’ai encore mangé chez ma frangine question de les rassurer. J’ai prétendu n'avoir rien de prévu. Je suis partie de chez elle vers 22h.

En fait, je pensais aller au chalet… J’avais besoin de voir Pascal… Quitte à m’en mordre les doigts! Ce serait trop long de passer ces 4 jours de congés sans le voir.


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