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188/2013 - Que va faire Pascal? - (2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 6 juillet 2013  - 187/2013 - Que va faire Pascal?  - (2)

C’est fou comme je me sens à l’aise avec Thomas! Pourquoi ce n’est pas pareil avec Pascal? Pourquoi est-ce que je me sens gênée, ou de trop? Je ne comprends pas!!! Pourtant, je l’aime plus que tout au monde!

Je suis arrivée en retard au tournoi, comme d’hab. Dès que j’ai passé l’entrée des terrains, Thomas m’a fait signe en souriant. Impossible de rater un grand type, qui saute sur place en faisant de grands signes. Les regards de ses potes se sont tournés vers moi, ce qui m’a fait prendre des couleurs instantanément. Tout de suite à l’aise grâce à lui. Ni perdue, ni plantée. Thomas m’a prise aussitôt par la taille et m’a fait une place avec eux.

Puis, j’ai vu Pascal… Il m’avait bien entendu vue, étant donné les débordements de Pascal.

Au fond du coeur, je lui faisais le reproche de n’avoir pas pensé m’inviter. J’avais l’impression d’avoir les organes internes en plein marathon. Voir Pascal m’a toujours scotchée sur place. J’ai détourné la tête pour sourire à Thomas. Je lui étais reconnaissante de toujours me faire une place partout. De toujours m’accueillir comme si j’étais une déesse.

Peu après mon arrivée, ils ont dû aller sur le terrain. J’étais contente de ne pas être arrivée 10mn plus tard, je n’aurai pas su où me mettre en attendant. Glups. On s’était installé dans un coin à l’ombre. Quelqu’un avait pensé à prendre une glacière, remplie de boissons rafraichissantes. Thomas bien sûr. J’ai compris que les chaises longues et autres n’étaient pas fournis par le club organisateurs, mais avaient aussi été apportés par Thomas, avec l’aide de ses potes. Sacré Thomas!

Pendant une pause, on a été s’asseoir à une des tables sous une des tentes. Le Club faisait des grillades. Bien sûr, ce n’était pas offert, il fallait payer. Le “Capitaine” de l’équipe offrait la collation pour remercier les joueurs et leurs compagnes. Ça, j’ai trouvé sympa.

Pascal était assis presque en face de nous, à côté de Caroline. Je me suis demandée si Pascal l’avait invitée ou si elle s’était imposée. Heureusement, pas de trace de la miss Elodie. Je crois que ça aurait ruiné ma journée. Ierk, j’aurai peut-être dû lui parler? Argh, j’aurai pas pu.

Vers la fin de la pause, j’ai entendu Pascal dire qu’il se sentait enfin “libre”. Jess était repartie pour les Etats-Unis. Ça m’a fait drôle de l’apprendre comme ça. Et peur aussi. Maintenant, rien ne le retenait à la maison. Chez lui. Oui, j’étais chamboulée. Nos regards se sont croisés à plusieurs reprises. J’aurai été incapable de dire à quoi il pensait quant il me regardait. Il avait l’air dans la lune. Je ne pourrai ni dire s’il était fâché, content de me voir, ou même s’il y avait de la distance dans ses yeux verts. Trop perçants.

Quant les autres se sont levés pour aller se préparer à retourner sur le terrain, Pascal est resté assis, la tête dans les nuages. Il avait l’air pensif. Ou triste? J’avais voulu partir, mais quelque chose m’a retenue près de lui. J’ai eu l’impression qu’il avait besoin de moi. Que je devais rester...

  • C’est moche hein? Dire que je me sens libre parce que Jess est rentrée?

Son regard a glissé sur moi pour se perdre à nouveau dans le vague.

  • Comment est-ce qu’on en est arrivé là? Il y a pas si longtemps, elle était toute ma vie. Je l’aimais comme un fou. Dingue au point de la laisser me mener par le bout du nez. On a acheté un appartement à New-York, on était heureux… Non, j’étais heureux. Elle, je ne sais pas en fait. On était libre ensemble. On avait planifié notre vie, s’était projeté dans l’avenir. On imaginait notre vie ensemble. J’étais toujours impatient de rentrer du boulot pour la retrouver. Je la trouvais si fascinante, pimpante, pleine de vie, belle… autant qu’aujourd’hui, je la trouve agaçante. Aujourd’hui je me rends compte à quel point elle était loin de ressentir la même chose pour moi. Elle en avait rien à foutre. Elle jouait à me tourner en bourrique. Jeeez… Comment en est-on arrivé là? Un jour tout est beau, bien défini… et tout d’un coup, on ne reconnait plus rien! Ou sont passé mes certitudes, mes plans, mon avenir? Je l’aimais tellement… On avait tellement de projets...

Pascal s’est mis à lacer ses chaussures… perdu dans ses pensées… Petits moments de silence. C’était bizarre de l’entendre parler comme ça. Je ne savais pas qu’il se posait tant de questions.

  • On a voulu se rapprocher de la famille, alors on a décidé de venir aussi en Suisse. Notre petite vie bien rangée allait en prendre un coup… Jess n’a pas voulu venir tout de suite. Elle venait me rejoindre après que je sois bien installé. Elle me manquait à un point, c’était fou. Elle a commencé à repousser son arrivée, et continuait à me manquer de plus en plus. Au point que j’avais même pensé rentrer la chercher. Je ne supportais pas la vie sans elle.

Pascal a eu une sorte de petit rire… désabusé. Pascal devait être prêt à rentrer sur le terrain, les autres l’appelaient, l’exhortait à se dépêcher. Pourtant, il n’avait pas l’air pressé.

  • Un soir, je sors avec Thom, et je t’ai vue… Je suis tombé sur les genoux! J’étais amoureux? Improbable. J’ai compris que ce que j’éprouvais pour Jess n’avait rien à voir avec l’amour. C’était une amourette de jeunesse. Rien à voir avec l’amour fou. Toute ma vie a été chamboulé en un instant. Comment est-ce possible… Tout a changé si vite… Cette fille que je croyais aimer à la folie, avec qui j’avais planifié ma vie… Je me sens libre quant elle s’en va? C’est d’un triste…

Comme s’il s’était secoué, Pascal s’est levé pour aller rejoindre ses potes. Du coin de l’oeil, j’ai aperçu Thomas qui faisait l’effort de ne pas lancer des regards inquiets dans notre direction.

Pascal a fait quelques pas, puis il s’est arrêté. Il me tournait le dos et regardait en direction du terrain. Il avait déjà fait un pas en dehors de la tente. Sans se retourner, d’une petite voix, Pascal m’a demandé si j’avais bien dormi chez Thomas. Glups. Ça m’a tétanisé. Si je m’attendais à celle-là!

Comme je tardais à répondre, il a ajouté qu’il m’avait vu arriver hier soir, mais pas repartir. Ce matin, ma voiture était encore là, donc il en a conclu que j’avais dormi chez Thomas. Se tournant à moitié, mais toujours sans me regarder, il a demandé s’il se passait quelque chose entre nous, si je n’avais pas quelque chose à lui dire à ce sujet. Puis, Pascal a semblé se raviser, il est parti en courant rejoindre son équipe.

Ou était-ce parce que les autres lui faisaient signe de venir???

Je suis restée longtemps assise à la table sans bouger. Je ne sais pas si je pensais à quoi que ce soit. Je crois que j’avais la tête vide. Bizarrement, je voyais ma nièce en train de balancer la tête de manière comique, pour dire; “Je suis vi-iiiii-de dans ma tête”. En d’autres circonstances, j’aurai éclaté de rire. Elle faisait référence à ces nanas qui s’habillent de manière vulgaire, qui rigolent pour un rien, bêtement, juste pour faire plaisir aux garçons.

Je suis finalement sortie pour aller au bord du terrain où ils jouaient, pour pas inquiéter Thomas. Je ne voulais pas qu’il s’imagine que j’étais partie après ma discussion avec Pascal.

Je n’ai pas réussi à me mettre dans l’ambiance, malgré la présence rassurante de Caroline au bord des terrains avec moi. Je n’étais pas toute seule. Elle était, là à les encourager, à sauter, applaudir à chaque buts. Moi, j’étais hors champ, hors du temps. Dans la lune.

Après la journée au soleil. Et c’était un soleil de plomb. Il y a eu le souper tous ensemble. Encore là, j’étais à côté de la plaque. Pascal ne faisait pas attention à moi. Lui aussi avait l’air un peu à côté de la plaque. Thomas, lui, était égal à lui-même; chaleureux, amusant, drôle. Aux petits soins pour tout le monde.

Puis, Pascal a dit qu’il rentrait… Et je me suis un peu réveillée, comme après un long sommeil. Le brouillard dans ma tête s’est déchiré. Il s’est levé, a fait la bise aux filles, moi y compris, serré la main de ses potes, puis j’ai vu son dos disparaître au loin. Il était parti. On aurait dit que tout avait perdu de sa substance. Le néant. Il n’y avait plus rien d’intéressant.

Je n’avais même pas remarqué tout de suite que Caroline était partie avec Pascal. Ni qu’elle m’avait fait la bise en partant.

Avec Thomas, on est rentré une heure après approximativement. Il a fait la remarque que, j’avais l’air de ne pas être là toute la journée. Gentiment, il a voulu savoir ce qui s’était passé avec Pascal, ce qu’on s’était dit. Je lui ai dis qu’on a parlé seulement de Jess. Et c’était vrai. Je ne mentais pas.

Normalement, un samedi soir, Thomas sort toujours, mais ce soir, on a passé la soirée chez lui à mater des films. En passant, j’avais remarqué que Pascal était chez lui. Mais très vite, j’ai fermé mon esprit aux délires. Il ne fallait pas que je pense à lui. Que je me mette à me poser des questions sur le pourquoi et comment. Fallait pas.

Cette nuit aussi, j’ai dormi chez Thomas. Avec Thomas. Lui au moins voulait que je sois là...


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188/2013 - Réponses à mes amies ;)

Publié le par JaneDo


Akemi-sama

 hawaii (Visiteur)


Ola , si j'étais à ta place j'épouserai Thomas et ferai des enfants avec , c'est tout ce que mérite pascal ! il ne te merite pas !! il trouve une femme qui accepte d'attendre 5 ans qu'il se débarasse de sa femme , qui accepte le fait que Monsieur aille tout le temps voir ailleurs , et il se permet de te jeter pour n'importe quelle blondinette qui passe . C'est de l'égoisme pur et dur ! IL ne te mérite pas ! ca fait 4 ans et tu ne l'a toujours pas compris !

A travers ton histoire j'ai compris que malgé son attitude de gosse de riche , thomas est le mec qui te convient le plus , il t'aime vraiment ! ca se voit ! ouvre les yeux , parfois un couple qui s'entend bien a plus de chance de réussir qu'un couple qui s'aime a en mourir .



Je dis ca mais je dis rien , la plupart du temps ou j'ai donné un conseil a mes amies elles sont revenues pour m'étrangler ... mais c'est ce que je pense

* * * * *

Morte de rire Hawaii... "mes amies sont revenues pour m'étrangler...". Malgré la tension que je ressens ces temps, tu as réussi à me faire craquer de rire... Ca fait un bien fou!

Sérieusement, si je n’avais jamais rencontré Pascal, je crois que je me serais jetée sans arrière pensée dans une relation avec Thomas. Mais voilà, il y a Pascal et mon coeur m’empêche d’être complètement à quelqu’un d’autre. Je ne peux empêcher les petits papillons de voler dans mon estomac dès que je pose les yeux sur lui… Il me fait vibrer, me sentir exister. C’est horrible. Je sais bien qu’il est égoïste, qui ne l’est pas? Moi je le suis…

C’est vrai, j’ai aussi remarqué que les couples qui s’entendent bien ont beaucoup plus de chance de réussir que ceux qui sont ensemble par amour ou par passion! Ça fait réfléchir, c’est sûr. Hélas, ce n’est pas toujours la raison qui commande!!! Et dans mon cas, j’ai beau savoir ce qui serait bien, mon coeur me trahi toujours… Si seulement je pouvais faire abstraction de cet organe inutile!!!

Merci pour ton mot Hawaii, en plus tu m’as fait rire, ça ne m’arrive plus très souvent… Bisous

Janedo


Akemi-sama

Akemi-sama (Visiteur)
La par contre je ne comprends pas comment tu peux être dans le déni avec cette conversation qui date de samedi.

Je t'avais aussi parlé de ce problème il y a deux ans, mais ça devient un dealbreaker : une relation se définit par des étapes, une évolution. J'ai compris depuis longtemps que tu ne voulais pas d'enfants ni d'engagements à long terme. Cependant, c'est de ça que se compose une relation longue. Je t'avais dis que si tu ne changeais pas d'avis ça poserait un problème, et c'est ce qui se passe. Si tu ne changes pas d'avis tu vas perdre la 1ere place que tu occupes encore dans le coeur de Pascal. Emménager, se marier, avoir des enfants, c'est important dans la vie d'un couple, ça montre un engagement et ça pérennise la relation en lui donnant un avenir, ça permet de faire des projets. Je pense que ta dernière carte pour récupérer définitivement Pascal c'est ça. Ce serait dommage que tu ne reconsidères pas la question, ça te donnerait aussi un objectif concret dans la vie, une raison de devoir continuer tous les jours. Si tu ne te décides pas Elodie va définitivement prendre cette place là, et une fois qu'ils se seront engagés sur cette voie, ou fait des promesses, ce sera trop tard.
Réfléchis-y stp, pourquoi est-ce que ça te semble aussi improbable ?
Tout est dans l'article que tu viens de poster, les réponses aux principales questions que tu te poses : est-ce que Pascal aime Elodie, est-ce qu'il t'aime, pourquoi il est avec elle, et pas avec toi, qui il considère vraiment comme la femme de sa vie, etc. Il est vraiment essentiel que tu ouvres les yeux et que tu regardes les choses en face.

Affectueusement :)

 

* * * * *

 

Coucou Akemi-sama,

 

Ca me fait toujours plaisir d’avoir tes commentaires. Même si… des fois, j’aimerai garder la têtes sous le sable comme les autruches. Je suis bouchée, c’est pas nouveau. Je pense que c’est du “déni”, parce que je ne veux pas, je ne peux pas imaginer que les choses se terminent comme ça avec Pascal.

Arrrhhhh Akemi-sama, je sais, je sais, je sais bien… Tu me l’avais dis. Je sais bien qu’un couple doit suivre les standards imposés; vivre ensemble, se marier, bébés, etc. Je ne peux pas changer ma mentalité comme ça. C’est trop dur. Je NE VEUX PAS d’enfants. Je ne veux pas me forcer, ni me mentir à moi-même en faisait semblant, ou avoir des enfants et me retrouver à avoir horreur de cette vie là!

Je n’ai jamais menti à Pascal à ce sujet, je pensais qu’il m’acceptais comme j’étais! Apparemment, je me suis trompée!

En fait, j’avais même pas retenu ça en les écoutant parler l’autre soir… J’avais juste retenu que Pascal pensait être amoureux de cette fille! C’est dire comme je me retrouve dans l’incapacité de réfléchir correctement. Mon cerveau ne fonctionne plus comme avant…!

Tu sais, je suis consciente, ma tête le sait, mais en même temps, je m’arrange pour le cacher quelque part, pour ne pas le voir. Je ne veux pas. Même si tout mon être me dit ce que je dois faire, je me rebiffe mentalement. Je n’arrive pas à me dire qu’il faudrait que je lui fasse croire que je veux toutes ces choses que je lui ai dit ne pas vouloir… Parce que, ce ne serait que des mensonges!

Je sais bien que la plupart des gens mentent pour obtenir ce qu’ils veulent, mais moi, je n’arrive pas à aller si loin… Le problème reviendra me hanter, que faire si tout à coup Pascal veut me faire un mome? Bon, au début, je pourrais toujours mettre le holà, en lui disant que tant qu’il est marié… Mais, s’il divorce d’un coup, alors je fais quoi? On sera au même point, et là, je devrais lui dire que je lui avais menti?

Je vais… essayer… de voir si je peux m’envisager avec des enfants… Iak, rien que l’idée ça me fout les jetons! Je n’en suis pas capable… Je le sais… Je ne serais jamais à la hauteur! Mais, je vais essayer de me projeter, de m’imaginer avec un gosse et on verra. J’ai peur de moi-même en fait, parce que, quelque part, je m’imagine en train de lui mentir et accepter de faire un pas… Mais vivre avec, tous les jours??? Glups, encore un frein…

Rhhh, je suis lamentable… Je veux tellement être avec lui, que je pourrais presque aller jusqu’à mentir pour ça… Mais je tiendrai pas plus qu’un round! Pitié, il doit bien y avoir une autre solution?

Je croyais vraiment que Pascal savait et m’avait accepté telle que j’étais!!! Je ne pensais pas qu’il espérait me faire changer d’avis en cours de route. J’aurai dû le savoir, tout le monde fait ça! Tout le monde ment pour arriver à leurs fins, et quant la facture tombe, ils se tirent! Mais, je ne veux pas être comme ça…

Tu m’avais avertie pourtant… Je n’ai pas voulu voir les choses en face. Le pire, c’est que je sais que je ne veux toujours pas voir la réalité en face! Je le sais bien. Je veux croire que notre amour sera le plus fort, qu’on est fait pour être ensemble, qu’on arrivera à se retrouver comme avant. Que je serais encore là quant il réalisera qu’il veut qu’on soit ensemble malgré tout.

Et voilà, j’ai la boule à l’estomac encore… J’ai peur que les choses ne se passent pas comme dans mes rêves! Je rêve trop fort peut-être!

Je t’adore Akemi-sama, merci pour ton mot une fois de plus. Ca me secoue, et m’a un peu remis les idées en place. Mais, dès que je pense à lui, j’ai la tête à l’envers et j’espère encore et toujours… Et j’espère encore que les choses vont se passer comme je les espère… Comme si je savais ce que j’espère vraiment!!!!


(Hum oui… L’enfermer dans un tiroir, qu’il ne voit que moi, qu’il ne rêve que de moi. Que toutes les autres jolies filles de la planète disparaissent d’un coup!… Mouais! Ou, qu’il perde la vue quant on est ensemble, comme ça le dernier visage qu’il verra sera le mien. Je deviendrais son infirmière et on vivra heureux jusqu’à la fin des temps…  Ouais, je délire!!)

Big bisous Akemi-sama :)


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187/2013 - Que va faire Pascal?

Publié le par JaneDo


Samedi, 6 juillet 2013  - 187/2013 - Que va faire Pascal?  - (1)

Je ne m'attendais pas à voir Pascal débarquer chez Thomas! Heureusement, Thomas avait eu la bonne idée de fermer la porte entre les 2 appartements. Heureusement aussi, que Pascal n’a pas eu la mauvaise idée de passer par l’extérieur. Il m’aurait surprise chez Thomas. J’ai juste eu le temps de me cacher dans la chambre à Thomas. Je ne voulais pas que Pascal me trouve en larmes.

  • Qu’est-ce que tu fou là? Je croyais que t’avais un truc ce soir?
  • Juste venu prendre quelques affaires pour demain. Bah, et toi? Tu ne sors pas ce soir?

Petit silence de la part de Thomas. Puis, il a balancé qu’il m’attendait. Glups! Pourquoi il a fait ça? Et si Pascal restait planté là? Je fais comment pour m’extirper de la chambre?

  • Jane? Vraiment?
  • Oui.
  • Bizarre! On a mangé ensemble ce soir. Elle ne m'a rien dit! Et… Elle est partie sur les chapeaux de roues… Fâchée.
  • Ha! Que s’est-il passé?
  • Je ne sais pas exactement… J’ai voulu le lui demandé, mais elle a filé.

Encore un silence. Thomas savait, puisque je lui avais raconté. Je lui avais même parlé de mes soupçons.

  • Tu avais rendez-vous avec Elodie? Non? Elle a dû le sentir.

J’avais l’oreille presque enfoncée dans la porte. La réponse n’est pas venue. Peut-être avait-il seulement fait un signe de la tête. Flûte.

  • De toute façon, Jane et moi, on n’est plus ensemble.
  • Waouh, la bonne excuse! Et qu’est-ce que tu fous là?
  • Je suis passé chez Elo. Mais, demain on a le tournoi… Puis, j’ai essayé de trouver Jane! Je me demande ce qu’elle fait. Elle passe quand?
  • Je ne pense pas qu’elle viendra si elle voit que tu es là, alors balise pas.

Par curiosité, Thomas a voulu savoir s’il avait vu Elodie ce soir. S’il avait rendez-vous avec elle après moi. Il voulait comprendre pourquoi il me cherchait. Est-ce qu’il avait l’intention de me dire ouvertement ce qu’il ressentait pour Elodie.

Pascal lui a dit que la manière qu’on s’était séparé ce soir lui était resté sur l’estomac. Puis horreur, Pascal a dit; "Je crois que je suis amoureux d'Elo...". Il ne comprenait pas bien pourquoi il se sentait toujours dans le besoin de se justifier envers moi. J’ai entendu un semblant de rire de la part de Thomas. Puis ce dernier lui a demandé à quoi il jouait avec moi. Il lui a demandé s’il s'amusait à me gardait en réserve ou quoi!

J’ai failli tomber à la renverse en entendant Pascal avoué qu’il croyait être amoureux de Elodie.
NON! Je ne veux pas.
Même Thomas a poussé une sorte de sifflement de surprise. Il devait bien se douter que j’avais dû entendre ça!

Les larmes ont aussitôt fait leurs réapparitions. J’étais désespérée. Je ne crois pas pouvoir me remettre de ça. NON. Pascal ne doit pas, ne peut pas être amoureux d'une autre femme. Il avait juré qu’il m’aimerait toujours… Les mots qu’ils ont prononcés après ça me sont parvenus dans le flou dans ma tête. Ça percutait mal.

Thomas a alors dit à Pascal qu’il pensait toujours me faire des avances. Que Pascal n’avait donc plus rien à dire, puisqu’il était amoureux d’une autre fille. Il devait donc être plus clair avec moi. Qu’il devait alors arrêter de me laisser croire qu’on avait une chance, et me laisser me bercer d’espoir.

Et mon monde a encore basculé…

  • Et pourtant, Jane, je l’aime. Je l’aime tellement. Je l’ai toujours dans la peau, je n’arrive pas à… Je ne veux pas la voir souffrir. La voir me fait souffrir. J’ai envi de la fuir, mais en même temps, je n’arrive pas à aller de l’avant. Je l’aime toujours. Je n'arrive pas à me séparer d'elle. Je crois que je ne veux pas la perdre.
  • Ouais, c’est ce que je pensais… Tu veux la garder sous le coude!
  • Pas du tout. Je…

Il y a eu une suite de soupirs. Qu’est-ce que ça voulait dire? J’ai encore une chance?
Non.
Pascal cherche à me fuir!

  • Avec Jane, il n’y a pas d’avenir. Je lui ai encore posé la question l’autre soir. Elle ne veut ni qu’on vive ensemble, ni se marier… Bref, pas de futur. Je n’ai plus 16ans… Je pense à l’avenir, et j’aimerai aussi avoir des gosses un jour. Elle n’en veut pas. On n’a pas d’avenir ensemble. Puis, c’est elle qui m’a plaqué, pas moi. Mais… Arrh, je l’aime toujours, mais ça ne nous avance à rien.

Thomas n'a rien dit pendant un petit moment. Lente torture. Alors, c'était à cause de moi que Pascal me fui? C'était de ma faute?

  • T’es nul mon vieux. Depuis des mois, tu cries haut et fort que tu veux ta liberté, faire ce que tu veux, et tu viens raconter que tu l’aimes? Pfff, tu te fous de ma gueule? Alors, tu fiches quoi? Tu couches avec tout ce qui bouge? Et passe ton temps dans le lit d’Elodie et tu viens raconter que tu aimes Jane? Tu déconnes là! C’est pour me dire que tu veux que je reste à l’écart? Pas d’accord. Je t’aime beaucoup, mais il y a des limites. Et tu fais quoi d’Elodie alors? Et Jane? Oh, et Caroline? Pfff, la liste est longue…
  • J’ai envi de voir ce que ça donne avec Elodie… Elle me plaît beaucoup.
  • Je vois… Donc, Jane n’a qu’à prendre la voie de garage en attendant? Rien à foutre. Je n’ai pas à tenir compte de tes histoires.
  • Wohhh, t’énerves pas! Je te raconte simplement ce qui se passe dans ma tête, c’est tout.
  • Alors abstiens-toi. Jane et toi, vous vous êtes éloigné, ça se voit, ça se sent. Et tu l’as dis toi-même, tu es amoureux d’Elodie. Et tu passes presque toutes les nuits dans son lit en plus. On dirait que tu ne veux juste pas que Jane puisse être heureuse!
  • Parce qu’elle serait heureuse avec toi, c’est ce que tu essaies de me faire comprendre?
  • Et pourquoi pas?
  • C’est pas ton genre!
  • J’ai pas de genre.

Long silence. Je ne pouvais pas voir ce qui se passait, mais je n’entendais plus rien. J’aurai dû choisir la terrasse. J’aurai pu voir et entendre.

Je me suis éloignée de la porte pour regarder par la fenêtre. Voir si je pouvais grimper et aller sur la terrasse. Mais Thomas a passé la tête dans la chambre. Pascal avait dû rentrer. Rentrer se préparer à repartir dormir chez Elodie. Pfff, il l'appelle Elo! Hésitant. Il a semblé étonné de me voir près de la fenêtre. Il se demandait si j’avais entendu celui pour qui je tiens encore la chandelle.

Oui, j’avais tout entendu. J’ai compris que Pascal… que Pascal…

Thomas ne semblait pas aussi énervé que quelques secondes plus tôt. Que dire, à part que j’avais mal à en crever. Que je manquais d’air. Dans les mots que Pascal avait prononcé, il m’avait écrabouillé les poumons. On dirait que Thomas avait raison, Pascal ne cherchait qu’à me garder sous la main au cas où. Ce n’est pas ce que j’appelle de l’amour!

J’avais oublié que les larmes coulaient sur mon visage jusqu’à ce que Thomas tente de les chasser. Il m’a prise dans ses bras et je ne l’ai pas repoussé. Peut-être que si je le laisse faire, il me fera oublié mon coeur lourd, qu’il chassera aussi le chagrin qui me paralysait.

Je me suis accrochée à son baiser comme à une bouée de sauvetage. Je me suis rappelée comme, il fut un temps, où j’aimais ses baisers. Je devais juste ne pas penser à Pascal. Je ne voulais pas penser à Pascal. Chaque fois que son ombre tentait de parasiter mon cerveau, je le chassais. Qu’il disparaisse pour ce soir.

Je ne voulais pas entendre Pascal repartir. Je ne voulais pas savoir s’il retournait, comme il l’avait prévu, chez Elodie. Je voulais que ce soit vide dans ma tête.

J’ai été chercher ma voiture pour la parquer devant la maison. Je crois que c’était, d’une certaine manière, pour voir si Pascal était déjà reparti. Et à quoi ça aurait servi que je dorme chez Thomas, si Pascal ne le savait pas!!! Il y avait de la lumière, alors j’ai jeté un coup d’oeil discret. J’étais sûre que Thomas me suivait des yeux. Persuadé que je bifurquerai chez Pascal.

Pascal ne m’a pas vue passer la première fois. Mais, quant j’ai parqué en revenant, Pascal s’est approché de la fenêtre. Il m'a vue. J’ai jamais filé aussi vite pour monter chez Thomas. Sans un regard chez Pascal. J’étais contente qu’il sache que j’étais là maintenant. J’espère qu’il en crèvera comme moi.

1h30 plus tard, sous prétexte de faire du café, entre les bisous et les câlins hot, j’ai jeté un oeil par la fenêtre. Je voulais savoir si Pascal était parti entre-temps. Surprise, Pascal était encore là. Mon coeur a entamé un 100m. J’avais un peu peur qu’il monte et devoir lui faire face. Quoique, je ne lui dois rien!

J’ai dormi comme un bébé. L’amour, c’est comme de la drogue, ça fait oublier. Je me suis sentie mieux après. Même si, une fois que j’étais sûre que Thomas dormait, j’ai été pleurer dans la salle de bains. Pascal n’était pas monté. Contre toute attente, je crois que je l’avais espéré. J’aurai aimé qu’il fasse une scène. Sentir qu’il était jaloux. J’aurai voulu sentir qu’il voulait encore de moi!

Thomas m’a demandé de l’accompagner au tournoi. Pourquoi pas. Pascal ne me l’avait même pas proposé. Mais, je devais rentrer me changer. Je le rejoindrais sur place. Jeeez, j’espère que je trouverais. Thomas m’a tout bien expliqué. Mais, il y aurait tellement de monde, j’avais peur de tourner en rond à chercher Thomas.

Et Pascal? Que fera-t-il? Il doit savoir que j’ai dormi chez Thomas. Comment réagir? Comment agir quant je le verrai? L’ignorer? Lui parler? Faire comme de rien? Le laisser faire le 1er pas? Mince, une méchante petite boule me grignotait l’estomac. Le trac sans doute. Comment je réagirais si Pascal a invité Elodie? Aïïïe!


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186/2013 - Pascal a rendez-vous avec Elodie!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 5 juillet 2013  - 186/2013 - Pascal a rendez-vous avec Elodie?

Ce vendredi matin, j'ai couru chercher mon natel à l'ouverture du magasin où je l'avais laissé. Pfff, ils ont fait ceux qui n'avaient rien trouvé. J'ai dû les avertir qu'on avait traqué mon natel, pour qu'ils le retrouvent enfin!!! J'ai appelé Pascal direct après. Je voulais éviter qu'il organise quelque chose pour ce soir, avant que j'aie pu lui parler.

Malheureusement, Caroline avait raison. Pascal m’a dit qu’il avait déjà des projets…
Des projets hein? Certainement encore avec cette Elodie!
Heureusement aussi que Caro m’avait prévenue, j’ai donc proposé vers 19h, et il a accepté.
Je pensais bien trouver un moyen de l’empêcher d’honorer son rendez-vous de 21h!

On s’est retrouvé au Baroque. C’était tôt, donc c’était presque désert. J’aime autant. On pouvait discuter calmement. On aurait dit que Pascal était sur ses gardes. Un peu distant. Ça m’a fait mal au coeur. Je crois qu’il a dû se rendre compte que j’étais triste. Parce qu’il a pris mes mains entre les siennes, et a même prétendu que ça lui faisait plaisir de me voir.

Pascal m’a interrogé sur ce que j’avais fait ces derniers temps, où je comptais habiter, etc. Il était étonné parce que j’avais l’air de bien prendre les choses (en parlant de mon appart).

Pour une fois, j’étais arrivée à l’heure à notre rendez-vous. Quelque part, j’avais eu peur qu’il ne vienne pas. Ou m’appelle peu avant l’heure, pour me dire qu’il ne pourrait pas venir. J’étais donc déjà en ville, et s’il l’avait fait, j’aurai foncé chez lui. S’il n’avait pas été là-bas, je l’aurai cherché partout. Aussi, si je ne l’avais pas trouvé, j’aurai été camper chez Elodie. Je savais qu’il ne voyait pas Caroline.

Mais, j’avais rendez-vous avec Thomas à 21h30 aussi...

Quant Pascal a commencé à regarder sa montre, discrètement, j’ai eu envie de lui demandé ce qu’il faisait après, et si je pouvais l’accompagner. C’était déjà 21h. Le temps avait passé si vite. J’avais l’impression qu’on venait à peine d’arriver.

Pascal a été déstabilisé par mes questions. Il a cherché des excuses. Il ne pouvait pas me prendre avec, ils étaient sensés se retrouver entre mecs. Entre mecs? Ben tiens! Pfff, à la lueur de son regard, et sa manière d’éviter le mien, j’ai compris qu’il mentait. J’ai d’abord voulu faire celle qui ne se doutait de rien.

Finalement, mon impulsivité à pris le dessus. Le jeu n’en valait pas la chandelle. Je lui ai balancé qu’il me mentait. S’il n’avait pas envi de me voir, autant me le dire en face. J’ai attendu de voir les mots se formuler sur ses lèvres, de mémoriser l’expression de son visage. Mais rien. Pascal n’a rien dit de tel. Il m’a seulement fixée, cherchant comment se sortir de cette impasse, avec des mots qui ne venaient pas.

Sachant que de toute manière, il finirait par me planter là et partir à son rendez-vous, je me suis levée pour partir la première. Dans la précipitation, j’ai renversé son verre sur lui, en m’arrachant de mon siège. Les larmes montaient en flèche, et je voulais partir avant qu’il ne me voit pleurer. Mais, c’était peine perdu. Il a vu.

Pascal a voulu me retenir par le bras, mais j’ai aussi arraché mon bras. Cette fois, c’était mon verre et quelques objets qui ont finis sur le sol dans un tintamarre infernal. Les rares clients du bars se sont retournés pour nous observer. Ce qui m’a mise encore plus mal à l’aise.

Avant qu’il n’ait eu le temps de s’excuser pour les dégâts et payer, j’avais déjà pris mes jambes à mon cou. Et disparue de sa vue.

En larmes, j’ai appelé Thomas. Thomas a été juste super. Il a voulu venir me chercher, mais c’était pas la peine. Il m’a dit de monter. Je ne me suis pas faite priée. Il était gentil au téléphone, se montrant compréhensif. Patient. Adorable.

Je n’avais pas mis de musique, donc j’ai entendu mon natel. C’était Pascal. Qu’est-ce qu’il pouvait bien vouloir rajouter? Je ne voyais pas comment il pouvait faire passer mon chagrin.

Pourtant, j’ai décroché. Répondre est un grand mot, parce que je n’ai rien dit. Je l’ai laissé parlé. Entendre sa voix était une douce torture que je n’étais pas encore capable d’éviter.

Il me demandait où j’étais, de l’attendre, qu’on pouvait parler… Parler? Mais de quoi donc? Je l’écoutais, incapable de placer un seul mot. C’aurait été une explosion de pleurs, alors autant m’abstenir. Mon silence à l’autre bout semblait le perturber. Il m’incitait à lui répondre, mais je n’avais rien à dire. Et je voulais certainement pas pour lui pleurer dans les oreilles.

Après 10mn, j’ai fini par raccrocher. Trop douloureux. Parce qu’aussi, je ne pouvais pas conduire et ayant le téléphone à l’oreille.

Je me suis littéralement écroulée en larmes dans les bras du pauvre Thomas. Il a bon dos lui. Il me ramasse toujours en morceaux. J’aurai peut-être dû me tourner vers Layne? Ou est-ce que j’avais fait exprès de choisir Thomas pour rester proche de Pascal? Ou parce que j’en avais vraiment envie?

  • C’est encore Pascal hein? Ouais... Personne d'autre ne te mets dans des états pareils!

A quoi bon répondre? Il savait déjà pourquoi j’étais dans cet état. Thomas m’a laissé pleurer un bon moment. Quant je n’ai plus eu une goutte à verser, Thomas a osé quelques questions. Mais, je ne pouvais pas parler de Pascal sans fondre encore en larmes. Thomas l’a compris. Je me sentais si douloureusement mal, si triste, si désespérée. Comment rester la tête hors du puits noir dans lequel je sombrais. La douleur était si tenace, si brulante.


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185/2013 - Elodie demain à 21h?

Publié le par JaneDo


Jeudi, 4 juillet 2013  - 185/2013 - Elodie demain 21h?

Afff, jeudi… Comme il était évident que Pascal ne pensera pas, que ce devait être évident, qu’on passe la soirée ensemble, je l’ai appelé. Grrrh, il avait déjà un truc. Je le ha-ïïï-se! Déjà un truc hein? Et qu’est-ce que ça pouvait être hein? J’ai immédiatement appelé Caroline pour savoir, si par hasard, Pascal avait rendez-vous avec elle? Mais non.

Caro l’avait aussi appelé, elle lui avait proposé d’aller au ciné, pour voir World War Z. D’une part, il préférait nettement voir le film chez lui, sur son écran ciné, mais il lui a aussi dit qu’il avait déjà rendez-vous. Les nerfs! Caroline pensait aussi que Pascal avait rendez-vous avec Elodie.

Courageuse, Caroline avait appelé directement Paul. Elle s’est aussi renseignée auprès d’Alexia. Ils avaient rendez-vous avec Pascal dans un bar à Nyon. Qu’on ne connaissait pas. Pascal ne nous avait même pas dit qu’il avait un match. Ce qui signifiait probablement qu’Elodie sera au match. Les boules!

Inutile de me casser la tête à lui envoyer des messages pendant son match. Clairement, il ne pourra pas répondre. Mais après! J’allais pas me gêner. Non, du calme fillette! Il ne faut pas que je lui casse les couilles. Il me faut être prudente, ne pas le heurter. Peut-être le surveiller pour savoir si je me fais des idées ou pas.

Donc, après avoir tenté, sans trop d’énergie, de vider quelques cartons. Je suis allée faire quelques courses de dernières minutes. Et poisse, j’ai paumé mon natel. Je sais exactement où je l’ai perdu. Je l’ai laissé sur le comptoir du guichet Brico-Coop à Bussigny. Complètement perdue sans mon natel. Je n’avais plus ma liste de choses à faire. Poisse.

Pire, je ne pouvais pas être en relais avec Caroline ce soir. De plus, sans mon natel, aucune idée des numéros de téléphones. Heureusement, j’ai un deuxième natel, qui a gardé les numéros en mémoire. Ouf. J’ai donc averti Caro. De toute façon, elle, elle allait au match. Caro m’a envoyé un message pendant le jeu, pour me confirmer qu’effectivement, Elodie était au match.

Pascal n’a pas été ravi de la voir. Il se doutait bien qu’elle allait certainement me le dire.

Sans vergogne, Caroline les a suivi après le match, quant ils sont allés prendre un verre. Elle me tenait au courant en m’adressant de petits messages bref: Arrivé au bar. Pascal distant. Paul et Alexia semblent connaître l’autre. Je l’évite. Veut pas la connaître. Pascal joue les chevaliers servants. Elle lui colle aux fesses. Bon point; il ne la tient pas par la main, etc.

Sans Caro, je me demande ce que je deviendrais! Je ne voulais pas qu’il connaisse mon autre numéro, alors je me suis retenue de l’appeler. J’aurai voulu voir ce qu’il ferait si je demandais de dormir chez lui. Mais, ce sera pour demain soir.

Demain matin, je file chercher mon natel, et j’appelle Pascal pour lui proposer de passer le vendredi soir ensemble. Je sais bien que Samedi, il avait le tournoi avec ses potes, mais je le vois mal me remballer.

J’étais contente quant Caroline m’a dit qu’elle s’était invitée dans la voiture à Pascal. Pour l’aller, Elodie avait été plus rapide, et s’était installée à l’avant. Elle avait dû se contenter d’une place à l’arrière. Mais bon, il y avait Paul et Alexia, donc ça allait. Pendant la soirée, elle avait collé Pascal. Elle avait réussi à le faire ramener Paul et Alexia à leur voiture. Elodie était rentrée de son côté.

Pascal ne voulait peut-être pas qu’elle sache où habitait Elodie? Pascal a été la déposé, mais elle n’avait pas voulu descendre de voiture s’il n’acceptait pas de prendre un dernier verre chez elle. Comme moi, Caro imaginait que Pascal avait certainement rendez-vous après chez Elodie. Elle ne l’a pas laissé partir.

Soit, Pascal n’a pas osé partir, sachant que Caro me raconterait. Soit, il n’avait pas rendez-vous… L’un dans l’autre, je m’en fou. J’étais contente qu’il soit resté avec Caroline.

Caro l’a entendu appelé quelqu’un. Elodie sans aucun doute. Elle les a entendu se donner rendez-vous demain soir. Elle les a laissé parler sans intervenir. Pascal a dit au téléphone, qu’il passerait la chercher demain soir à 21h. Ça, c’est ce qu’on verra! Pas si je peux y changer quelque chose!

Thomas m’avait invité à sortir ce soir après son match. J’avais prétendu avoir quelque chose. Mais, j’ai repoussé à demain soir. Si Pascal me plante pour passer la soirée avec cette pouffe d’Elodie, alors je passerai la soirée avec Thomas. Cette fois, je ne reculerai pas.


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184/2013 - 3 jours de travaux manuels!

Publié le par JaneDo


Mardi, 02 - Mercredi, 03 Juillet 2013  - 184/2013 - 3 jours de travaux manuels!

Passé la soirée d’hier et d’aujourd’hui à monter des meubles. 4 nanas, et on se débrouille très bien. Heureusement tout de même, que Lilice est une manuelle de première. Elle a pratiquement monter les meubles toute seule. On était là juste pour lui tendre les outils ou tenir les morceaux. Pour ça, Lilice est comme son papa, Gillou, énergique et rapide. Ce soir, on a fini vers 1h du matin. J’ai pris un café avec ma soeur, pendant qu’on regardait ce que ça donnait côté déco. Fini.

Lilice a aussi acheté des affaires, couleur chocolat, pour la salle de bains visites. Waouh, elle a l’oeil. Trop chou!

On n’a toujours pas internet. Cela fait 3 jours qu’on appelle, planté à côté du Wifi, au cas où il faudrait faire des manips. Mouais, Swisscom a des problèmes avec leur programme d’initialisation. Apparemment, c’est national! Plus de 20’000 abonnés n’ont plus d’internet. Ils sont vraiment nul. Aujourd’hui, basta avec la compréhension et la patience, je me suis énervée calmement (hihihi). Ils nous ont offert 1 mois gratuit. Depuis 3 jours, leurs techniciens nous ont dit que c’était en ordre, et c'était des cracs.

A part ça, complètement craquée de fatigue, je vais aller me coucher maintenant (2h50 du matin). Demain, j’ai promis d’accompagner ma soeur chez Ikea pour un meuble pour Marco, mon neveu et son fils, qui lui est parti en vacances aujourd’hui. C’est fou, mes bébés sont grands maintenant, je n’arrive toujours pas à m’y faire. Je les vois toujours comme des gamins.

Ce week-end, j’ai l’intention de faire la larve. J’avais promis à Maria lundi, de passer samedi pour lui faire une lettre. Le hic, c’est qu’une fois chez elle, impossible d’en partir. Ça m’embête de flinguer mon samedi à faire des albums photos, pas pour moi, et des films de familles et autres. J’ai envie de dormir la journée, lire, me larver devant la télé, et le soir de faire la fête. Et pas spécialement dans cet ordre, mais c’est l’idée générale.

Le Tchoy, je vais le scalper! Il devait me donner ses papiers pour que je les envois à une gérance. Et c’est moi qui doit lui courir après pour l’aider? Je pense surtout que la raison de son manque de communication, est parce qu’il devait installer mon satellite chez ma frangine. Je pense qu’il attend que les montages de meubles et autres soient terminés pour montrer le bout de son nez.

Hum, il ne perd rien pour attendre! La prochaine fois que Tchoy me demandera de lui prêter du fric, de le dépanner en jouant les chauffeurs, ou pour son ordi, je ne répondrais soudainement plus au téléphone pendant plusieurs jours. En fait, le même nombre de jour qu’il mettra cette fois à refaire surface. Son excuse bidon sera aussi celle que je lui servirais. Parfois, c’est vraiment un tire au flanc celui-là. Il a fallu que je le harcèle plusieurs jours d’affilés, pour qu’il n’oublie pas de faire ce qu’il avait promis à Vincent, un copain d’enfance à lui en plus.

Il avait toujours une tonne d’excuses bidons; il n’avait pas de voiture, après qu’il avait oublié son natel je-ne-sais-où, qu’il avait dû changer la batterie de sa voiture, etc. Bref, une suite d’imbécilités. Je ne me suis pas gênée pour lui rappeler que Vincent avait entendu pleins de mauvais choses à son sujet, notamment qu’on ne pouvait pas compter sur lui, donc s’il continuait comme ça, Vincent pensera que ce qu'il avait entendu à son sujet est vrai. Vincent est le seul de ses copains qui lui laisse encore le bénéfice du doute.

Quel nul! Parfois, les mecs sont vraiment super nuls. Nous les bonnes femmes, on passe notre temps à leurs rappeler l’anniversaire de leurs mamans, la fête des mères, etc, et ça les énervent, ils nous trouvent chiantes, mais ensuite, c’est eux qui récoltent les glorioles. Ils ne sont ni reconnaissants, et ne réalisent même pas qu’ils devraient nous remercier! Pfff.

Bon, je suis naze. Vaut mieux que j’aille me coucher avant de me mettre à trop réfléchir!!!


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182/2013 - Sous les cartons!

Publié le par JaneDo


Lundi, 1er juillet 2013  - 182/2013 - Sous les cartons!

Les cartons, j'en avais partout! Des cartons, et encore des cartons! Ça me sort par les trous de nez! Et je n'ai pas fini, j'en ai encore un bataillon. Ma frangine propose de m'héberger quelques temps. Je ne voulais pas vraiment, mais pour avoir ma puce à l'oeil, parce que les vacances scolaires vont commencés, je préfère être là.

Je ne sais même plus où sont mes affaires. J'en ai partout. Un peu chez Dol, chez Brian, chez ma frangine, à Moudon aussi. Bref, c'est le capharnaüm terrible. Je n'ai pas l'habitude du désordre, ça me perturbe.

J'ai téléphoné à Pascal en fin de matinée. Juste envie d'entendre sa voix.

Le week-end prochain, les garçons; Thomas, Pascal, Paul, Michael, etc., avaient un tournoi sportif. Entre deux, c'était piscine. Je ne me sens pas trop à l'aise en maillot de bains, et encore, faudrait-il que je le retrouve dans mon bordel, ne serait-ce qu'un seul costume de bains! Je ne sais pas encore si j'ai envie ou non de passer mes journées au bord d'un terrain, ou à jouer les baleineaux sur les bords de la piscine.

Quoique, j'ai perdu environs 10 kilos, à cause des incertitudes avec Pascal. Il m'en a fait la remarque. Mais, je ne me sens pas bien dans ma peau. Je suis anxieuse, et j'ai peur d'Elodie, je l'avoue. Et je me sens tout le temps triste. Tout le temps envie de pleurer.


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181/2013 - Un moment de répit

Publié le par JaneDo


Dimanche, 30 juin 2013 - 181/2013 - Profiter d’un moment de répit..

Caroline m’avait vu en train de pleurer, assise sur les marches du porche chez Pascal l’autre soir. Elle était à son poste d’observation. Elle avait failli sortir de sa cachette pour venir me consoler. Même si elle n’avait aucune idée quoi dire dans des moments pareils. Elle avait été bien avisée de ne pas se précipiter. Elle a vu Pascal revenir me prendre dans ses bras.

J’étais contente, Pascal était rentré après un court passage chez Elodie. Au moins, il tenait un peu à moi et à tout ce qu’on avait traversé ensemble.

Sachant que je ne pourrais pas le voir hier soir, j’avais prévenu Caroline de prendre la relève. Elle avait eu beaucoup de peine à le convaincre. Il voulait, paraît-il, rester tranquille ce soir-là. Chez lui. Après avoir lourdement insisté, lui avoir proposé passer juste manger, Pascal a fini par accepter de passer un petit moment. Puis, voyant qu’on ne pouvait pas se voir, ils ont passés la soirée ensemble.

Caroline m’a dit qu’il n’avait pas été très bavard. Un peu dans la lune. Comme si Pascal était perdu dans ses pensées, ou sur une autre planète. Caroline avait suivi mon conseil; évité de mentionner Elodie.

J’étais crevée après la journée de déménagement d’hier, mais je voulais voir Pascal. En fin de matinée, je lui ai d’abord envoyé un message, puis comme il n’y répondais pas. J’ai tenté ma chance à l’appeler. Il n’avait pas fait attention, et n’avait donc pas vu mon message. Il ne faisait rien de spécial. Thomas recevait comme d’habitude quelques copains, et il avait pensé passer un moment.

Je lui ai dit que je m’ennuyais de lui, que j’avais envie de le voir. Je n’ai pas eu l’impression qu’il se soit fait prié, au contraire. Ou c’est peut-être mon imagination, ou ce que je veux croire?

On s’est retrouvé dans un café à Ouchy pour prendre un verre. Puis, on s’est baladé un moment au bord du lac. C’est vrai qu’il n’était pas très causant, mais qu’importe, j’étais avec lui. Il me tenait pas la main. Ce qui me rendait très heureuse. Dire que je me sens poussé des ailes pour des broutilles pareilles; se tenir par la main. Un moment, il a passé son bras autour de mes épaules. Je ne sentais plus mes jambes, j’avais l’impression de planer littéralement.

Juste après, il m’a proposé d’aller chez lui. Etonnée, je lui ai demandé si Jess ne risquait pas de péter un câble. Normal, parce que l’autre soir, il avait utilisé ce prétexte pour me demander de partir. En y repensant, ça m’a fait un petit coup de chagrin, mais j’ai vite zappé.

A la maison, on s’est larvé un moment devant la télé. Sa femme n’avait pas l’air peinée par ma présence. Elle s’est même jointe à nous. Par contre, Pascal évitait les débordements d’affection. Donc, j’ai été ravie quant elle est partie pour aller chez une de ses copines pour passer la soirée. Pascal a accompagné sa femme dehors. Moi, je n’ai pas osé le suivre, ni bougé du canapé. On entendait le bruit provenant de l’appartement à Thomas. On dirait qu’ils faisaient de la musique. J’ai entendu Thomas l’appeler et lui demander de monter, alors qu’il était dehors avec sa femme.


Pascal lui a dit qu’il avait de la visite, et Thomas a compris que c’était moi. Probablement à cause de ma voiture. Il est descendu par les escaliers qu’ils ont fait construire et qui reliait les 2 appartements pour me demander également de monter avec Pascal. J’avais entendu Pascal refuser, alors j’ai prétendu que je préférais les laisser entre mecs.

Pascal était revenu entre temps, et l’a renvoyé en rigolant, s’occuper de ses invités.

Après l’autre soir, je pensais que ce serait un peu tendu. Qu’on parlerait peut-être de ce qui s’était passé, ou peut-être que Pascal chercherait à s’expliquer, ou me demanderait ce qui m’avait pris. Mais rien de tout ça. Pascal a agi comme si rien ne s’était passé. On a passé un tendre après-midi, couché presque l’un sur l’autre sur le canapé à regarder des films. On s’est beaucoup embrassé.

Est-ce que j’aurai dû lui poser des questions? Lui dire que je savais qu’il se passait des trucs pas très nets avec Elodie? Non. Je voulais profiter de ce petit moment de répit. Profiter de ses bras, sa tendresse. De son affection. Profiter de chaque seconde avec lui. Sans lui prendre la tête. Lui rappeler comme on était bien ensemble.

Chiant, depuis que je n'ai plus d'appart, c'est un peu limite côté intimité. C'est pas comme si on allait tout le temps, chez moi, mais, là, depuis l'apparition de Jess, on n'a pas d'endroit où aller... à part à l'hôtel. Si ce n'est pas Pascal qui propose, je n'ai pas les moyens de le faire. si c'est pour proposer une chambre miteuse, à la hauteur de mes moyens, mieux vaut rester sur le canapé chez lui.


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180/2013 - Peut-être 1 petite chance?

Publié le par JaneDo

Samedi, 29 juin 2013  - 180/2013 - Peut-être une petite chance?

Pascal a rapidement repris ses esprits. Il m'a dit qu'il devait aller chercher sa femme. Il me prend vraiment pour une idiote ou quoi? Alors, pourquoi le taxi devant la maison tout à l'heure? Donc, Jess était partie sans attendre son taxi, et lui s'était habillé, de pieds en cape, à tout hasard, pour aller la chercher? Elle ne pouvait pas prendre un taxi pour rentrer?

Comme je m'y attendais, Pascal a prétendu que c'était certainement Jess qui devait s'impatienter. Son histoire ne tenait pas debout! Pascal... Franchement! Il pensait sérieusement que j'allais avaler cette couleuvre là? Bon, ben, j'ai joué le jeu!

Il m’a fait comprendre qu’il fallait que je m’en aille. Sa femme n’apprécierait pas de me trouver là en rentrant. Pour l’embêter, j’ai fait mine de vouloir appeler Jess pour lui demander. Pascal m’en a empêché. Il préférait que Jess n’apprenne pas que j’étais passée à la maison.

J’aurai pu lui balancer que je savais que le taxi n’était pas pour Jess, mais pour lui. Qu’il cherchait à brouiller les pistes, pour que je ne puisse pas trouver sa voiture chez Elodie. Qu’il était rentré se changer pour aller chez Elodie, ou pour sortir. Avec elle, ou elle et ses potes. Que j’étais loin d’être dupe. Mais, ça n’aurait servi qu’à nous mettre dans une position désagréable, et nous mener à des explications saignantes. Qui risquaient de faire très mal.

Entre les messages et les appels dans le vide, son natel n’arrêtaient pas de sonner. Pascal insistait, il devait y aller. Je tremblais intérieurement. Je savais que ça allait en arriver là. J’avais beau réfléchir, aucune idée comment parer le coup.

Il y a quelque temps, Pascal m’aurait proposé de l’accompagner, si c’était vraiment pour aller chercher Jess. Mais là, rien. Il voulait se débarrasser de moi. Ça, c’était certain.

Sans que je m’en rende compte, les larmes ont commencés à dévalés les pentes de mes joues. Je n’ai même rien senti, jusqu’à ce qu’une goutte me chatouille le bout du nez. Pascal s’est détourné. Normalement, il m’aurait prise dans ses bras, mais là, il évitait soigneusement de me regarder. Même, Pascal semblait encore plus énervé. Son ton était sec, tranchant. Pascal voulait me voir partir.

D’ailleurs, alliant le geste à la parole, il se tenait devant la porte ouverte, pour me signifier qu’il était temps que je dégage. C’est bon, j’avais compris. Le regard brouillé, je ne voyais pas grand chose, juste la lumière flou du porche. Je me suis effondrée sur les premières marches. Mes jambes ne me portaient plus. Et l’estomac? En vrac.

Pascal est passé près de moi, me rappelant qu’il faudrait que je rentre. Pour adoucir ses paroles, ayant enfin l’occasion de filer rejoindre l’autre pouffiasse, il a promis de m’appeler demain. A travers mes larmes, je l’ai regardé monter en voiture, suivi des yeux, jusqu’à ce que la nuit l’absorbe et le fasse disparaître.

Il reviendra. Il le faut. Pascal ne peut pas m’abandonner ainsi, toute seule dans la nuit. Jamais. Parce qu’il m’aime. Je priais pour que je ne sois pas en train de délirer. Peut-être qu’il ne reviendra pas? Jamais personne n’est revenu me chercher. J’ai toujours été froidement abandonnée, comme un chien au bord de la route. Lui non plus ne reviendra pas. Cette fois, les sanglots sont venus briser le silence de la nuit. Je pouvais pleurer, il n’y avait personne pour m’entendre.

Je n’étais pas aussi blindée que je le pensais. En ce moment, je me sentais faible, seule, perdue. Il me manquait. La douleur me faisait mal à la peau. Je suppliais le ciel et la terre, l’enfer même. J’étais prête à faire un pacte avec le Diable s’il le fallait pour le voir revenir. Mais, j’étais sûre que c’était en vain. Il n’y a ni Dieu, ni Diable, donc personne pour entendre mes prières. De toute façon, je n’avais jamais eu de réponses à mes prières.

Je n’ai jamais eu de chance, ça ne me manquait pas des masses. Pour une fois, j’aurai aimé en avoir un peu.  Alors, je n’ai pas compris quant ses bras m’ont entourés. J’ai d’abord cru que c’était mon imagination, poussant le vice à sentir, à avoir l’impression d’être touchée. Ce qui m’a rendue encore plus triste.

Pascal a pris ma tête pour le poser sur son épaule. Sa joue contre mon visage m’a fait réalisé que je ne rêvais pas. Alors, il était revenu… J’avais de la peine à le croire. Il était bien revenu. Je me suis serrée aussi fort que je le pouvais contre lui. Impossible d’arrêter le flots de pleurs qui s’échappaient de ma gorge. Si j’avais pu m’encastrer en lui, je l’aurai fait.

Il me chuchotait des mots que je ne comprenais pas, mais le ton de sa voix m’apaisait. Pascal était revenu pour moi. Alors, il m’aimait encore. Je n’en avais plus été aussi sûre. Puis les mots commençaient à percuter dans mon cerveau. Pascal me demandait d’arrêter de pleurer. Qu’il n’aimait pas être la source de mes larmes. Qu’il n’aimait pas me voir triste, pleurer. Qu’il n’avait pas pu partir en me laissant comme ça, si seule, assise sur les marches de sa terrasse, dans le noir.

Ses petits bisous sur la tempe, le nez, la joue, m’ont apaisés.

Son retour avait pansé la douleur que je ressentais. C’était bon, je me suis sentie mieux. Je le lui ai dit. Il pouvait y aller, je ne pleurerais plus. Il s’est moqués gentiment, parce que je pleurais encore. Ce n’était que des hoquets. Je faisais tout pour cautériser la digue. Je ne voulais pas qu’il se sente coupable, il était revenu, c’était tout ce qui comptait. Toute la peine du monde qui s’était abattu sur mon coeur s’était envolé.

Pascal ne voulait pas me laisser. Il disait qu’il appellerait pour avertir, que Jess pouvait très bien prendre un taxi, ou rentrer avec Thomas. Mais, je savais que Jess n’était pas en question. Pascal avait rendez-vous avec Elodie. Malgré ça, je ne voulais pas le retenir. Il avait fait un geste qui avait une très grande valeur pour moi, je pouvais le laisser faire ce qu’il voulait. Je n’avais plus mal. Il m’avait sauvée. C’était bon.

Je l’ai encouragé à partir, de faire ce qu’il avait prévu. J’allais mieux maintenant.

Incertain, Pascal est parti. Il a fait quelques mètres, puis il est revenu me prendre dans ses bras. Je crois qu’il a voulu dire qu’il m’aimait, mais n’a pas osé. Il a simplement dit que j’étais la femme la plus incroyable du monde. La femme de sa vie. Que j’étais sa lumière.

En rentrant, j’ai fait un crochet chez Elodie. Et comme je m’y attendais, Pascal se trouvait chez Elodie…

Je ne peux pas dire ce que je ressentais vraiment. Ce que je savais, c’est que je n’étais plus aussi déprimée, ni aussi triste. Ni même terrifiée ou déçue. C’était bizarre. Normalement, j’aurai eu le coeur dans les pompes, des tremblements à ne plus pouvoir conduire. Mais là, ça allait.

J’étais en plein dans mes constatations, dans la lune à sonder mes impressions, mes sentiments, quant je l’ai vu ressortir quelques dix minutes plus tard. Je me suis sentie prise au piège. Heureusement que je n’avais pas eu la mauvaise idée de parquer à proximité de sa voiture. Ou plutôt, j’avais eu de la chance que la seule place possible, était à plus de 10 mètres, et dans un coin très sombre, sans poteau lumineux! Cette fois, je ne l’ai pas suivi. Presque sûre qu’il rentrait chez lui. Le pire, c’est que je me suis sentie coupable. Comme si je lui avais gâché sa soirée. J’aurai dû me sentir soulagée.

Samedi, j’ai larvé une bonne partie de la matinée. L’après-midi, je devais aider ma frangine avec son déménagement. Le soir, la sentant un peu déprimée, je suis restée. J’avais été cherché Lilice. On a mangé, ma frangine et ses 2 filles. Juste entre nanas.

J’ai répondu à un des messages de Pascal, pour lui dire que je restais avec ma frangine et les enfants. Ça tombait un peu mal. Après hier soir, j’aurai dû resserrer et garder le lien avec Pascal. J’aurai dû passer la soirée avec lui. Hors, je laissais le grand vide, l’absence prendre le dessus. C’était peut-être nul, mais ma famille passe avant tout.


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179/2013 - Tracer "voir Jane"... (2)

Publié le par JaneDo


Vendredi, 28 juin 2013 - 179/2013 - Tracer de sa liste à faire; “voir Jane”! - (2)

Je crois que ça fait 48h que je n'ai pas vraiment dormi... Ce qui se passe avec Pascal me dévore de l'intérieur. J'ai peur! Mais, je ne veux pas laisser la peur me faire perdre mon objectif. Je devais rester vigilante, avoir un coup d'avance, deviner ce qui se préparait, et parfois, ça marche... Comme ce soir!

Ha! J’avais raison! Pascal m’a appelée, en fin de journée, comme je my attendais. Il disait que finalement, c’était annulé avec le groupe pour ce soir. Je pense qu’il n’avait rien avec le groupe, mais qu’il avait rendez-vous avec Elodie, et il ne savait pas comment gérer, et il a utilisé le prétexte du groupe. Il ne s’attendait pas à ce que je lui demande de l’accompagner. En principe, j’allais voir ses concerts que s’il m’invitait. Dans de rares cas, j’avais accompagné Caro. Mais, d’après ce que je savais, Caroline ne savait rien pour ce soir. Elle avait pensé passer chez Thomas et retrouverait Pascal là-bas.

Pascal devenait de plus en plus secret, ce qui était des plus alarmants!!!

Il m’a donc proposé de sortir manger un truc. Je n’en avais aucune envie, mais j’ai proposé de le retrouver à la maison. Il avait d’abord dit oui, puis il a dû se rappeler que ses potes seraient tous chez Thomas, et qu’on risquait de devoir monter. J’ai très bien senti qu’il cherchait comment se tirer des flûtes, sans m’avoir dans les pattes. Alors, j’ai proposé de lui faire à manger à la maison. Chez Brian. Je détestais inviter quelqu’un chez Brian, sans son accord, mais pour Pascal, je voulais bien faire une exception.

Après le dîner, on est resté sur le canapé, dans les bras l’un de l’autre. Puis, Pascal s’est mis à bâiller. Horrible. Cela voulait dire qu’il s’ennuyait avec moi? Ou cherchait-il seulement une excuse pour partir?

Une bonne demi-heure après avoir commencé les bâillements, Pascal a émis son intention de rentrer. Il disait être fatigué. J’ai demandé si je pouvais dormir chez lui. Il a dit que ça risquait d’énerver Jess, sa femme, donc c’était mieux pas. Il savait très bien que je n’allais pas lui demander de rester dormir chez Brian. C’était déjà un évènement de lui avoir permis d’entrer chez Brian.

Je me suis jetée dans ses bras, je ne voulais pas le laisser partir. Je ne voulais pas le quitter. Quelque part, ça me faisait mal qu’il cherche à me quitter pour aller retrouver une autre femme. C’était blessant. J’ai proposé qu’on aille quelque part, ou rejoindre Thomas et les autres, que j’avais envie de rester avec lui. Pascal disait n’avoir pas l’intention de passer chez Thomas, il était bien trop fatigué. A court d’arguments, j’ai dû le regarder partir. Larguée.

Je l’ai suivi. Pas le choix. Je voulais être sûre qu’il rentrait et qu’il ne me racontait pas de conneries. J’espérais très fort qu’il ne mentait pas. J’ai cru que j’allais mourir au volant de ma voiture, les doigts serrés autour du volant, quant je l’ai vu prendre une direction différente, et non le chemin de sa maison. Mais, il ne s’était arrêté apparemment que pour acheter des clopes. Ouffff.

Pascal est rentré. Je me suis sentie super soulagée. Difficile de m’aventurer jusque chez lui, sans prendre le risque de me faire surprendre par Thomas et les copains. Mais! Mais, j’avais une bonne excuse, j’avais promis à Thomas de passer chez lui. Donc, j’ai sauté sur l’occasion. Je me suis donc enfilée dans le chemin pour aller me parquer devant la maison. Si Pascal était chez Thomas, j’aurai une bonne raison de lui coller au fesses.

Rhhh, l’empêche que c’était navrant de lui courir après de cette manière. Ridicule aussi.

En arrivant devant la maison, j’ai réalisé qu’il était presque 23h, et il semblait qu’il n’y ait plus personne chez Thomas. Aoutch! Et un taxi attendait devant la maison. Il y avait de la lumière chez Pascal. J’ai pensé innocemment que le taxi attendait Jess. J’ai parqué et j’ai sonné chez Pascal. J’ai pensé lui demander s’il savait où Thomas et tous les autres étaient. C’était aussi un prétexte pour le voir encore et une bonne excuse vis-à-vis de Jess.

J’ai pas tout de suite compris la tête que faisait Pascal. Je crois que j’ai dû pensé qu’il avait peur que Jess fasse une scène de me voir à sa porte. Mais ce n’était pas ça du tout. J’ai mis du temps à comprendre en constatant que Jess n’était pas là. Pascal s’était changé. Mais, ce n’était pas pour enfiler un training. Il semblait sur le point de sortir.

Puis… Lumière… J’ai enfin capté… J'ai compris... Le taxi, c’était pour lui… Pas pour Jess!

Pascal m’a fait entrer et a baragouiné quelque chose à propos du taxi qui attendait sa femme, mais qu’elle était déjà partie. Qu’il devait aller le décommander. C’est seulement en le regardant payer et discuter avec le chauffeur que mes neurones ont commencés à faire le tri des images, de sa tête quant il m’a ouvert, de son comportement, de ses vêtements, etc.

J’ai choisi de faire ma blonde, faire celle qui ne se rendait compte de rien.

Par contre, Pascal était de mauvaise humeur. C’était soudain. On avait passé une chouette soirée, et là, quelques minutes plus tard, le voilà grincheux. Je suis sûre qu’il savait que je n’étais pas stupide, mais, il doit penser que je croyais tout ce qu’il me racontait. Et pourquoi pas. Pascal pensait me faire fuir, mais j’ai joué l’innocence totale. Tout ce que je voulais, c’est être avec lui. Qu’importe qu’il soit de mauvaise humeur parce que je faisais capoter ses plans.

Son téléphone s’est mis à biper. Il ne savait pas quoi faire. Je savais qu’à un moment ou un autre, il finirait par répondre, qu’il chercherait à s’isoler pour parler à Elodie. Je n’allais pas le laisser me traiter comme ça. Elle n’avait pas le droit de se mettre entre nous, de chercher à me piquer l’amour de ma vie.

Elodie devait certainement savoir qu’on sortait ensemble, malgré ça, elle continuait à lui courir après. Donc, c’est chacun pour soi, que la meilleure gagne!

Pascal était vraiment grinche. Il cherchait vraiment à me faire partir en se montrant le plus désagréable possible. Ça me faisait de la peine. Me rappelant d’horrible et triste souvenir. Il a sorti l’excuse de la présence de sa femme, de sa fatigue. Je restais sourde.

C’était passé minuit, je pense qu’Elodie devait commencer à s’impatienter, elle n’arrêtait pas de l’appeler...


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