207/2013 - Garden partie dans le jardin, au bord du lac
Vendredi, 26 juillet 2013 - 207/2013 - Garden partie dans le jardin, au bord du lac…
Rose et Karen sont sorti avec Lilice et ses copines pour manger au bord du lac à Préverenges. Enfin libre! Ce soir, j’avais l’intention de profiter un peu de mon temps, seule sur le balcon devant la vue spectaculaire, à lire. Puis, petit bain, et me préparer pour aller à la petite soirée dans le jardin chez Thomas et Pascal. Au programme, grillade, baignade, etc.
Rose m’a dit qu’elle rentrait vers 23h, mais elles ne sont pas rentrées. Alors je suis partie sans les attendre, en prétendant que j’allais prendre un verre avec Tchoy. Seulement, Tchoy ne réussissant pas à me joindre, et a appelé ma frangine. Alors, le lendemain, je lui ai dit que j’étais sortie avec Dol. Hum, pieux mensonge. Je ne veux pas qu’on s’intéresse à mes faits et gestes. Ce que je fais et avec qui je sors ne regardent pas ma famille.
Zut, Tchoy n’a qu’à se débrouiller pour s’occuper le week-end! Il a essayé de s’imposer en proposant de nous préparer encore une de ces recettes; la fondue Thaï que j’avais découvert chez son pote restaurateur, Baô. Je sais bien qu’il s’ennuie, mais je n’ai pas à m’occuper de lui.
Waouh, la soirée était bien entamée quant je suis arrivée chez Thomas et Pascal. Il faisait nuit noire et seuls quelques lampions et bougies éclairaient les petits groupes ça et là. J’ai tout de suite remarqué Pascal, debout un verre à la main. Il portait un débardeur blanc sur un short en jean. Grand, bronzé, corps svelte et musclé juste ce qu'il faut, les cheveux longs. Hmmm. Qu’est-ce qu’il est mignon quand même. Paul était à côté de lui. C’est en approchant que j’ai remarqué Elodie. Pascal discutait avec Elodie. Mon sang n’a fait qu’un tour.
Pascal m’a accueillie avec un grand sourire et a passé son bras autour de mes épaules. Je n’ai fait la bise qu’à Paul, et un signe de tête en direction d’Elodie, sans la regarder. A Pascal, je lui ai fais un bisou sur la bouche. Elodie m’a ignorée. Mais, je m’en fou. Caroline était assise sur le bord de la table toute proche et buvait son verre les yeux plaqués sur Elodie. Puis, en posant la main sur le bras de Pascal, Elodie lui a dit qu'elle allait chercher sa copine qui venait d’arriver, et qui ne savait pas où était la maison.
J’ai été lui faire la bise, et je me suis assise près d’elle. Caroline a rigolé.
- Elle était nettement plus pétillante avant ton arrivée. A lui faire des petites oeillades et tout. Elle croyait que tu ne venais pas j’imagine! Hihihihi. Bon, moi aussi. Pourquoi t’es toujours en retard?
- Je suis pas toujours en retard voyons… Bon, peut-être un peu. Mais, si je veux tenir toute la nuit, je ne peux pas arriver à 20h, sinon vers 23h, j’ai un monstre coup de pompe. Là, je suis en pleine forme.
- Y a Thomas qui ne te quitte pas des yeux… T’as oublié d’aller le saluer!
- Oh merde… J’y vais…
Je me suis précipitée vers Thomas. Je l’avais oublié. Il a cru que je l’évitais, que je ne voulais pas le voir. Donc, il était content de me voir. Thomas m’a dit que la situation lui faisait bizarre. Il y a à peine une semaine, il pouvait me prendre dans ses bras, me tenir la main, me faire des bisous un peu partout, et là, je suis bras dessus dessous avec Pascal. Il trouvait ça trop bizarre. Humiliant même.
Pour le rassurer, j’ai passé mon bras sous le sien, et je lui ai fais un bisou dans le cou. Ça l’a fait rigolé. Je voudrais qu’il soit comme d’habitude. Mais, Thomas trouvait qu’on était comme un couple, parce qu’il pensait qu’on était ensemble. Là, il ne savait pas très bien comment se comporter. Il voyait bien que j’étais avec Pascal. Il a voulu savoir comment je me sentais, si les choses se passaient comme je le voulais. Si j’étais heureuse.
J’ai dit que je l’étais… C’est vrai, je me sentais heureuse… J’étais à nouveau avec l’homme que j’aimais, alors oui, tout allait très bien… Je me sens toujours sur un pied d’égalité avec Thomas, mais je ne ressens pas la même chose avec Pascal. Mais j’étais heureuse quand même.
Parce que je me sentais coupable envers Thomas, je me suis attardée. J’ai voulu l’aider à préparer ses cocktails. Ce soir, la Téquila était à l’honneur. Bon, j’y connais rien en cocktail. Je faisais de petits mélanges qui étaient de ma propre invention. J’aimais les couleurs des drinks, et j’aimais rajouter les différents fruits que Thomas avait préparé. Il était bien plus doué pour préparer des cocktails que pour faire la cuisine!
Elodie est arrivée avec une grande noiraude, plutôt pas mal. Elle l’a présentée à Paul et Pascal. La copine à Elodie me faisait penser à Jess. Et aussi un petit quelque chose qui faisait penser à Sophia Loren, jeune. Ce côté chat sauvage, la taille très marquée et un décolleté vertigineux. Paul, y compris Pascal, l’ont dévorés des yeux.
J’aurai voulu aller vers Pascal, mais je ne savais pas comment faire pour filer. Alors, je suis restée aux côtés de Thomas.
De temps en temps, je jetais un coup d’oeil dans la direction où se trouvait Pascal. Il était en grande discussion avec la copine à Elodie. Le courant avait passé tout de suite. Ils avait l’air de s’entendre comme larrons en foire. Petit sourire en voyant Elodie tirer la gueule. Tout à coup, elle était devenue la 5ème roue du char.
Après presque 1h, j’ai enfin pu aller vers Pascal, mais je ne le voyais plus. J’ai alors cherché Caro des yeux. Niet. Faut dire qu’il y avait passablement de monde. Et il faisait nuit. Si quelqu’un s’éloignait des petites lumières, on ne les voyait plus. C’était donc facile de s’isoler dans un coin. Probablement le but recherché. Mais en attendant, je ne trouvais pas ceux que je cherchais. Je voyais bien un petit groupe assis sur le ponton, un autre couple au bout du même ponton, mais je n’arrivais pas à distinguer qui c’était.
Près de la jetée, il y avait un autre couple assis sur les marches de la pergolas. Il faisait trop sombre. Je ne trouvais ni Caro, ni Pascal, ni Elodie. Ne sachant pas dans quelle direction aller, et me sentant légèrement ridicule, j’ai fait demi-tour et je suis allée chez Pascal pour aller me faire un café. C’était surtout pour me donner une contenance. Je ne voulais pas me rabattre sur Thomas. Trop nul.
Je me demandais où Pascal avait disparu. Il ne pouvait pas être bien loin. J’étais peut-être passée juste à côté d’eux, mais quant je me sens stressée, je ne vois plus rien. Je n’ai pas osé fixé chaque table et les gens qui s’y trouvaient. Absurde. Depuis la fenêtre de la cuisine, j’ai essayé de faire du repérage, mais c’était peine perdue.
Mon café à la main, je suis retournée vers Thomas. Quant je retrouverais Pascal, je ne le quitterais plus de la soirée. Je ne voulais pas le perdre dans la foule à nouveau. Paul est venu chercher à boire pour Pascal, Elodie et sa copine. Alors, j’ai proposé de l’aider avec les verres. J’étais soulagée de l’avoir retrouvé. C’aurait été trop nul de passer la majeur partie de la soirée loin de lui. Je n’étais venue que pour être avec lui.
Elodie était là avec sa copine. Assise à côté de Pascal. C’était comme une morsure dans le ventre. Et j’allais m’asseoir où moi? J’ai dû me mettre en face, à côté de la copine à Elodie, et supporter de voir l’autre conne collée à mon mec. Je bouillonnais à l’intérieur. Je suis sûre que mon sourire devait sembler un peu crispé. Il y avait aussi Michael, Julien et un autre que je ne connaissais que de vue. Et le rouquin du basket que je détestais à fond. Julien me bassinait avec des histoires que je n’écoutais même pas. J’étais trop occupée à tendre l’oreille pour écouter la copine à Elodie raconter ses voyages, les endroits où elle avait vécus, etc.
Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que Pascal semblait pendu à ses lèvres. Elle parlait un anglais chantant, avec une petite pointe latine. Elle était bien d’origine Italienne. Elle était sortie avec un chanteur que Pascal semblait connaître. Bref, ils semblaient être les seuls à avoir quelque chose à dire. Elle avait un joli rire. La copine à Elodie s’est beaucoup intéressée à Pascal, lui a posé des tas de questions sur son boulot, sur ses intérêts, etc.
On a beaucoup bu et on a fini la soirée en jouant à des jeux avec les derniers fêtards. Notamment un quizz musical. Inutile de dire que, si j’aime la musique, je ne connais pas toujours le nom des groupes, ou les titres. Je n’ai reconnu qu’un seul titre sur plus de 50! Autant dire que je suis nulle.
J’étais contente de voir Elodie, sa copine partir. Ensuite, on a encore pris un café chez Thomas avec Michael et Julien. Paul était rentré, il était crevé. Moi aussi, je commençais à être fatiguée. J’ai donc laissé les garçons, et je suis descendue me coucher. J’étais vraiment raide, parce que je me suis endormie presque aussitôt. Je n’ai pas entendu Pascal venir se coucher, mais dans mon brouillard, j’ai senti sa présence, et qu’il me prenait dans ses bras. Malgré la chaleur, c’était réconfortant. Je crois que Pascal a allumé la clim, parce qu’il faisait bon. Je ne sais pas comment la mettre ne marche.


Mon imagination continuait à me torturer, pourtant, je ne voulais pas regarder l’heure. Sinon, j’allais flancher. Je me demandais si je ne devrais pas rentrer? C’était peut-être mieux de rester dans le doute, de ne pas savoir à quelle heure il rentrerait. Ou s’il rentrait du tout. C’était lundi soir, et j’avais raté mon dîner en famille, juste pour rester là à l’attendre. N’y tenant plus, je me suis jetée sur mon natel pour l’appeler.
Prostrée, attendant l’explosion de colère, j'ai fermé les yeux. Alors que je ne m’y attendais pas, Pascal a rigolé.
Pascal avait rendez-vous avec ses copains, alors il l’avait prévenue qu’il ne pourrait pas rester longtemps. Ils avaient donc pris un café au bar à côté de son boulot. Il n’est pas resté plus d’une heure avec elle. Il aurait dû passer chercher Michael, mais comme il avait eu du retard, ses potes l’attendaient déjà au bord du terrain.
Je n’aurai pas dû! Après j’avais le coeur dans les baskets. Je me demande pourquoi j’ai toujours eu pitié de Caroline, pas de celle-là. Au contraire, elle, elle me rendait furax.
J’ai donc été l’attendre à la réception. J’avais le coeur qui battait à vive allure dans toutes mes veines. Elodie a sursauté en me voyant me diriger vers elle. Comme si elle s’attendait à ce que je l’agresse. Mais,
Je me suis installée au salon. Sans musique, sans télé. Il me fallait réfléchir. Savoir comment réagir à telle ou telle réaction de la part de Pascal. Je ne voulais pas me laisser distraire. Est-ce que je devrais d’entrée lui faire une scène suivant l’heure à laquelle il rentrait?
Le début de soirée se passait bien.
Pascal s’est penché vers moi, pour me chuchoter un truc qui m’a fait dresser les cheveux sur la nuque. Je lui ai répondu sur le même ton.
De temps en temps, je l’apercevais derrière la fenêtre à nous observer. Pascal est même monter lui proposer de descendre vers nous. Hum, l’empêche, j’étais soulagée qu’il ne vienne pas. Je me serais sentie mal à l’aise.
Waouh, Pascal m’a jeté un de ces regards! Il ne m’avait jamais vu m’énerver autant.
Pascal a voulu me prendre dans ses bras. J’ai esquivé son geste. Là, j’avais chaud, je bouillonnais de l’intérieur. Je ne pouvais pas supporter que qui que ce soit me touche. J’avais mal à fleur de peau.
Elodie restait silencieuse. Puis, on a entendu des reniflements. Elle a commencé à lui dire qu’elle l’attendrait quand même. L’idée de dormir sans lui la rendait malheureuse. Elle pouvait supporter de ne pas passer la soirée avec lui, mais elle l’attendrait. Qu’elle espérait qu’il change d’avis. Qu’il en profiterait pour me parler. En tous les cas, elle l’attendrait toute la nuit. Elle ne pourra pas dormir… Elle a raccroché pour ne pas l’entendre lui dire non, de ne pas l’attendre encore une fois. Fino!
Il m’a serré dans ses bras. Il était heureux de me voir. Heureux que je l’ai attendu. Il souriait, et j'adore sa façon de sourire. Son sourire. Sa gentillesse me troublait.
J’avais le regard fuyant. Je me rendait compte que j’avais été un peu naïve sur ce coup là.
Je devais lui dire tout ça, avant de perdre le peu de courage que j’avais… Courage qui semblait me faire défaut, eu à peu, à mesure que le moment de voir Pascal approchait!
On a d’abord discuté de tout et de rien. Ce soir, un de ses potes faisait l’inauguration de sa bijouterie à Genève. Thomas m’a demandé de l’accompagner. J’ai dû refuser. J’en ai profité pour lui expliquer que 