Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

210/14 - Comment abandonner?

Publié le par JaneDo


Mardi 29, Juillet 2014 - 210/14 - Comment abandonner?

Arhh, toute la journée sur les routes. Et il pleut. J’espérais terminer tous les trucs que j’avais à faire avant la fin de la matinée pour rester un peu tranquille l’après-midi. Ben, pas réussi. Je suis rentrée un peu avant 18h. Pascal a appelée en fin de matinée. Je n’avais pas voulu répondre, alors il a fait sonner mon natel non-stop. Au 6ème appel, j’en avais marre, alors j’ai répondu.

  • Enfin! T’es chiante. C’est moi qui suit fâché et c’est toi qui ne me réponds pas?
  • Hello! Et toi t’es chiant. Pourquoi tu me fais sonner comme un maniaque? Pascal, je suis sur la route. Tu sais que c’est interdit d’être sur le natel. Faut que je raccroche.
  • Bon, je vais aller droit au but alors, Tu sais qu’on aura un long week-end en fin de semaine? On pourrait faire quelque chose? Ensemble?
  • Ah bon? Je croyais que tu me faisais la gueule?
  • Oh, je suis toujours fou de rage, mais bon… c’est un long week-end, j’ai pensé qu’on pourrait en profiter pour s’éloigner un peu de toute cette racaille, parler?
  • Ah! Thomas et toi  n’aviez pas prévu de partir à Paris avec Michael et Paul?
  • Oui, mais, il n’y a pas que… enfin, il y aussi des filles. Et je préfèrerais te voir…

Ouais! Je me demande si ce n’était pas seulement pour être sûr que je ne vois personne d’autre. Je voulais dire non, mais de savoir qu’il y avait aussi des nanas, ça me foutait les boules. Pourquoi ne me proposait-il pas de les accompagner à Paris? J’avais l’impression qu’il préférais me cacher. Pascal ne voulait pas que les autres sachent qu’il me voyait.

Ça m’énervait, mais c’était peut-être uniquement mon imagination. Pourquoi m’appelait-il encore? Pascal joue-t-il avec moi?

Argh, je voulais garder mes distances, mais comment faire? Si je refusais, j’allais me flinguer la tête à me demander ce qu’il fabrique. Et peut-être qu’il me proposait en premier, sachant que j’allais dire non, pour avoir les coudées franches. Chiotte, que faire? Pourtant, je ne devrais pas penser à ça. Mince, je ne devais tout simplement plus le voir.

Je lui ai dis que je devais y penser. Que je le rappellerais. Je n’avais pas l’intention de le rappeler, mais aussi contradictoirement, je savais que je le ferais. Et que je lui dirais probablement oui. Et tout ça, pour qu’il ne voit pas une autre fille. pour pas qu’il en profite pour s’amuser avec une autre fille. Je me demande si Pascal l’a fait exprès. Zut.

Et moi qui avait prévu de voir Steven demain soir! Du coup me voilà qui remet tout en question. Merde. Non, je ne pouvais pas l’envoyer balader. Ce serait comme l’envoyer dans un paquet cadeau, direct dans les bras d’une autre. Et ça, j’en étais incapable pour le moment. Par contre, s’il était avec Caroline… Il fallait que je sache si Caroline allait à Paris avec eux.


Partager cet article
Repost0

Publicité

209/14 - Faute avouée à moitié pardonné?

Publié le par JaneDo

 


Lundi 28, Juillet 2014 - 209/14 - Faute avouée à moitié pardonné?

Pascal m’avait envoyé un message en fin de matinée pour m’inviter à passer la soirée chez lui. Que néni. S’il croyait que j’allais accepter de passer la soirée chez lui, après Elodie, alors il rêvait fort. Cette fois, j’avais lu ses messages, mais je n’ai pas répondu. J’ai répondu quant Pascal m’a rappelée en milieu d’après-midi. Pourquoi? Parce que si c’était le contraire, je n’apprécierais pas qu’il ignore mes appels et messages.

Pascal sait très bien, ou devrait savoir que le lundi, j’ai mon souper en famille. Donc forcément, je ne pouvais pas. De toute façon, je ne voulais pas. En fait, même si je n’avais rien, j’aurai essayé de refuser. Il faut que je garde mes distances. D’avoir autre chose était rassurant pour ne pas craquer.


Ton détaché et anodin, je lui ai demandé ce qu’il avait fait vendredi soir; s’il était sorti, etc. Pascal n’a pas mentionné Elodie. Il était resté à la maison, il faisait trop moche et n’avait pas eu envi de sortir. Pascal m’a demandé de passer alors après, quel que soit l’heure. Il est fou? Il joue à quoi? Je croyais qu’il était fâché contre moi!

Je crois que Pascal pensait que j’allais tout annuler pour lui. Ben non. Il a tenté d’insister. Je crois que c’est par méchanceté que je lui ai redemandé encore ce qu’il avait fait le vendredi. Il avait trop aisément changé de sujet. Jeeez, fou comme il m’avait embobiné. Dingue!

Pascal a dû deviner que je savais quelque chose, alors il n’a pas perdu son temps à mentir. Il a dit qu’Elodie était passée chez lui et qu’ils avaient passé la soirée ensemble. Je n’avais plus rien à lui dire. Je savais parfaitement que je n’avais rien à lui reprocher, qu’il avait fait l’effort d’appeler, même s’il devait être encore fâché, mais…

Je n’arrivais pas à digérer sa soirée avec Elodie, alors que je me morfondais dans mon coin. Alors qu’il m’avait tellement manqué. J’ai raccroché. Sans explications, sans dire au revoir. J’ai juste, raccroché.

Il a essayé de me rappeler tout de suite. Je ne pouvais pas répondre. Je n’aurai pas su lui expliquer pourquoi j’avais raccroché aussi brusquement. Pascal devait se demander ce que j’avais, il avait pourtant été honnête! C’est vrai, mais on n’avait rien à se dire. Je ne devais pas passer mon temps à lui parler au téléphone. C’est pas comme ça qu’on tire un trait sur une relation.

Il doit comprendre qu’il faudrait qu’il me laisse tranquille. Il ne doit plus m’appeler. Je ne peux pas être sa pote. Sa pote à qui il raconte ses aventures. Je ne pourrais jamais être sa pote… parce que je l’aime encore.


Partager cet article
Repost0

207-208/14 - Week-end loin

Publié le par JaneDo


Samedi-Dimanche 26-27, Juillet 2014 - 207-208/14 - Week-end loin

Steven m’avait proposé une soirée training avec des copains. Au programme; petite bouffe et films d’horreurs. Après ce que j’avais vu chez Pascal hier soir, je n’avais aucune raison de rester plantée chez moi, toute seule. Son invitation tombait à pic. Et aussi, c’était une manière de me faire pardonner d’avoir annulé hier soir. J’avoue que ses copains sont très sympas. Ils m’ont accueillie comme une des leurs.

J’ai passé une bonne soirée en leur compagnie, et presque réussi à ne pas penser à Pascal…

En quittant les copains à Steven, on a été chez lui. On avait l’intention de continuer notre soirée ciné, mais on a bavardé. Puis Steven m’a proposé de rester dormir. Il m’a promis un déjeuner gargantuesque pour le dimanche matin. Ça m’a fait sourire. De toute façon, même sans le déjeuner, j’aurai accepté. Tout pour ne pas rentrer et me languir de Pascal.

Je me suis demandée s’il allait tenter quelque chose. Parce qu’il m’a attirée dans sa chambre, me proposant de dormir ensemble, en tout bien tout honneur. Mais non, Steven n’a rien tenté. Je crois que Steven s’attend peut-être à ce que ce soit moi qui fasse le premier pas. Je n’étais pas prête à aller si loin. J’étais juste contente d’avoir de la compagnie, de ne pas être seule.

On a fleurté un peu. Enfin, plus qu’un peu. Mais je ne voulais pas aller plus loin. Je crois que j’avais peur d’être déçue. Peur de ne pas retrouver les palpitations que j’avais avec Pascal. Steven a compris que c’était peut-être un peu trop vite, alors il n’a pas insisté. Pourtant, il embrasse bien. J’ai aimé. On a dormi collé l’un à l’autre, c’était très agréable.

Le dimanche a été cool. Je me suis vue à faire presque les mêmes gestes envers lui, qu’Elodie avait eu avec Pascal le vendredi soir. Hum! Je me suis assise sur ses genoux, me suis collée contre lui dans le canapé quant on regardait la télé. L’ai laissé m’embrasser, l’ai embrassé à mon tour, comme je le faisais avec Pascal. Est-ce que c’était une trahison? Ou est-ce que j’essayais de le séduire?

J’avais coupé mon natel, et ce n’est qu’en rentrant que j’ai remarqué que Pascal avait fait une tentative pour me joindre le dimanche vers midi!

Grâce à Steven, j’avais passé un bon week-end, sans avoir eu le temps de déprimer. Pourtant, dès que j’ai passé la porte, je me suis demandée ce que Pascal avait bien pu faire. Caro avait aussi essayé de me joindre, et pour ne pas foutre en l’air le peu de sérénité que j’avais réussi à trouver, je ne l’ai pas rappelée.

Je lui ai juste laissé un message pour dire que je ne pouvais pas lui parler maintenant, mais que je l’appellerai demain. Je pourrais parié ma chemise que Caroline voulait me parler de Pascal.


Partager cet article
Repost0

206/14 - Enfin le détester?

Publié le par JaneDo


Vendredi 25, Juillet 2014 - 206/14 - Enfin le détester?

Mon natel avait eu un bug… Pendant 2 jours, je n’avais reçu aucun message. Je ne pouvais qu’appeler, et je ne m’en suis aperçue qu’aujourd’hui. Après avoir éteint et rallumé tout le bazar, ça fonctionnait à nouveaux. Mon natel a crépité pendant un bon quart d’heure. Purée, j’avais une floppée de messages... Incroyable.

J’ai voulu envoyé à tout le monde un message bref, parlant de mon bug. Là, j’ai réalisé que ma meilleure amie, Dani, devait être en Suisse, parce que, quelqu’un avait appelé depuis le numéro fixe de ses parents. Mince, j’avais rendez-vous avec Aurora.

Aurore m’avait envoyé un message pour savoir à quelle heure je pensais passer. Avant ça, j’avais des dizaines d’appels à faire. Et si Dani était là, je devais absolument la joindre avant de planifier quoi que ce soir.

J’ai donc repoussé à plus tard avec Aurore, annulé l’invitation de Maria, rappelé ma soeur, corrigé le courrier qu’elle m’avait expédié par email, annulé l’invitation de Steven d’une soirée de pop-corn et DVDs, me suis excusé auprès de mon agence en expliquant brièvement mon problème de natel.

Bref, en plein dans mes réglages expéditifs, Dani a appelé. On s’est fixé rendez-vous pour ce soir.

Après une douche rapidos, j’ai sauté dans ma voiture pour honorer mon rendez-vous avec Aurore. J’avais repoussé 2 fois cette semaine. Flûte, je n’aurai jamais dû perdre du temps à prendre une douche. Je suis tombée en plein milieu d’un bouchon phénoménale. Quoi que je fasse, c’était bloqué partout. Je suis sortie de l’autoroute avant Morges, mais c’était pour retomber aussitôt dans un autre bouchon.

La route qui me prend normalement 20mn, m’a pris plus d’1h40… L’enfer! J’ai passé à peine 20mn chez Aurora.

J’ai eu le temps de voir les petites puces chez les parents à Dani. Elles sont si adorables. Même si elle a quelques problèmes parfois avec ses parents, ce qui est plus que normal, et comme dans toutes les familles du monde, j’aime beaucoup la maman à Dani. Hihihi, Dani l’imite si bien. Ciel, elle m’a fait marché au bord du lac. Mais, bon, c’était avec plaisir. Ça faisait longtemps qu’on avait plus fait ça.

En général, j’allais la chercher à l’aéroport, on se terrait chez moi et bavardait jusqu’à ce qu’elle tombe de sommeil. Le lendemain matin, après un petit déjeuner copieux, je la déposais chez ses parents. Toujours triste que le temps passe si vite. Je l’adore et elle me manque pas mal depuis qu’elle vit en Angleterre. Mais, je suis toujours heureuse de voir qu’elle semble heureuse et comblée par sa vie là-bas.

Ensuite… arrrrh, j’ai fais une bêtise que je croyais ne plus faire… j’aurai dû rentrer tout de suite, mais tous mes chemins mènent chez Pascal...

Caroline m’a vue me faufiler dans les fourrés. Elle était là aussi. Je crois que j’aurai été plutôt soulagée de voir que Pascal n’était pas chez lui. Hélas, comme hier, il l’était, et une fois encore, pas tout seul. Cette fois, il n’était pas avec Caro, puisqu’elle était à mes côtés.

Immobile, effarée, les yeux égarés en direction des fenêtres de Pascal, le choc était presque palpable. Une déception ne suffisant pas, le cauchemar continuait et me bouffait de l’intérieur. La douleur au creux du ventre, je regardais Pascal enlacé une fille que je ne reconnaissais pas. Et il riait. Pourquoi semblait-il si heureux? Détendu? Je ne lui manquais pas du tout à le voir comme ça! Horrifiée, je n'arrivais pas à détourner mon regard de ses fenêtres.

Je ne réussissais même pas à trouver la force de bouger, de m’épargner ce spectacle qui me brisait aussi sûrement que si des vagues furieuses me projetaient contre une falaise. Pascal avait pris son visage entre ses mains, l’embrassait avec une telle tendresse, comme il l’avait si souvent fait avec moi. J’ai cru entendre mes pleurs. Je ne croyais plus être capable de pleurer. Mais, ce n’était pas moi, c’était Caroline. La souffrance de le voir cajoler une autre femme était insoutenable.

Entendre ses sanglots m’a secouée et m’a sortie de mon état hypnotique. Se soutenant mutuellement, on s’est trainé jusque chez elle. Plus moi la trainant qu’autre chose. Mince, ce que ça peut faire mal un truc aussi banal. J’étais au bord des larmes, mais je ne voulais pas pleurer devant Caro. J’étais mal à l’aise qu’elle m’ait surprise. J’ai voulu envoyer un message à Pascal, mais ça passait pas. Heureusement d’un côté.

Peut-être que Pascal se doutait que je passerais voir, et c’était dans le but de me rendre jalouse? Me faire réagir? Je n’en sais rien. Pascal était avec Elodie, chez lui. Après le choc de le voir avec une autre aussi rapidement, oui, j’avais fini par reconnaître Elodie.

Chez lui, c’était… un peu chez moi… enfin, peut-être pas. Mais, ça m’a fait mal de voir Elodie si à l’aise, se baladant chez lui, elle aussi en training. Pendant quelques secondes, j’avais cru qu’il était seul et j’avais même eu de la peine de le savoir tout seul un vendredi soir. Quelle idiote je fais! En voyant sa petite tête blonde, à la Meg Ryan, s’asseoir sur lui dans le canapé, l’enlacer, le couvrir de baisers,  mon sang s’est glacé. Si vite?

Caroline l’avait vue arriver vers 20h30. Pascal lui avait préparé à manger, et ils avaient batifolé sur le canapé du salon. Caro n’avait pas besoin de me le dire, mon imagination était assez fleurissante dans le domaine. J’avais froid. Et chaud. J’étais plus triste que triste, et j’étais horrifiée de penser qu’elle dormirait probablement chez lui.

Malgré le sale temps, Caroline et moi sommes revenus nous poster devant ses fenêtres. On espérait toutes les deux la voir partir. C’est avec soulagement qu’on l’a vue quitter les lieux peu après minuit. Pourquoi ne peut-il pas rester un soir tout seul? Pourquoi faut-il toujours qu’il y ait une poulette qui lui colle aux fesses? Pourquoi ne peut-il les envoyer pètre!

J’ai encore mal au ventre en me souvenant de tout… La douleur ne me quittera donc jamais. Pourquoi avoir été aussi stupide pour aller trainer sous ses fenêtres. Lamentable. Comment guérir si je n’arrive pas à m’éloigner de ce mec. Je ne veux plus l’aimer, plus penser à lui. Oublié tous ce qu’on avait vécu ensemble. Oublié sa voix, son corps, ses sourires, ses caresses, sa fossette, son rire… Je veux tout oublier.


Partager cet article
Repost0

Publicité

205/14 - La place est libre...

Publié le par JaneDo


Jeudi 24, Juillet 2014 - 205/14 - La place est libre...

Inutile de m’étaler, je suis super déprimée. Je me suis retenue, mais j’ai vraiment failli appelé Pascal. Argh. L’appelé aurait été déposer les armes, capituler… Impossible. Ce serait perdre toute fierté. Cette fois, je dois tenir le coup, coûte que coûte. Je me suis accordée un petit accroc, j’ai été voir chez Pascal. Je voulais savoir… s’il était sorti.

Sa voiture était là, devant la maison. C’est clair qu’il aurait pu être en train de se préparer à sortir, mais il était en training. Mon coeur en folie a cogné dans tous les sens. Penser qu’il était probablement triste, et préférait rester chez lui m’a serré le coeur. Mais… pas longtemps. Pascal n’était pas seul. Ça, ça m’a fait mal.

Mais bon, d’un côté, ça allait encore, ce n’était que Caroline. Mal quand même…

Pourtant, je préférais que ce soit elle, plutôt qu’une autre… J’ai trop mal. Maintenant, elle avait toute l’espace pour prendre ma place. La place est libre! Je me demande ce qui ferait moins mal? Caroline? Ou une parfaite inconnue? J’ai l’impression d’être passée sous un tracteur. Je ne veux pas y penser.


Partager cet article
Repost0

202/14 - Paléo - Enterrement - Souper - Voiture... Fatiguée

Publié le par JaneDo


Lundi 21, Juillet 2014 - 202/14 - Paléo - Enterrement - Souper - Voiture… Fatiguée

Ce matin, j’ai emmené Kaya et Théo au Paléo. Ils devaient rejoindre le grand frère de Théo pour pouvoir entrer au Paléo, étant mineurs. Ils recevaient leurs bracelets, et montaient leurs tentes de camping pour demain. Je n’ai même pas pu rentrer dormir un peu, j’étais crevée, parce que j’avais promis à Maria de passer pour ses albums. J’ai donc dîner avec eux, et ensuite, on a bossé sur ses albums.

Avant d’aller chez Maria, je suis passé au garage, j’ai des problèmes de roulements. Faut que je leur laisse ma voiture… J’avais rendez-vous vendredi, mais, c’est trop dangereux de rouler comme ça. Je m’en suis rendue compte en amenant ma nièce et son copain au Paléo.

Il y avait l’enterrement à Chloé à 16h à Pully… Mon dieu, ça fait mal au bide de parler d’enterrement d’une si jeune enfant…

Donc, en rentrant de Paléo, Kaya, sa maman et Théo vont à l’enterrement. Ensuite, à 18h30, on avait le souper familiale. Je me suis arrangée pour déposer ma voiture au garage vers 18h, David passe me prendre pour aller au souper. Carmine me dépose après sur le chemin. 2 jours sans voitures, l’horreur. Bref, quant je suis rentrée, j’étais naze crevée.

Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour penser à Pascal aujourd’hui. Heureusement, sinon, j’aurai déprimé grave.

Ce n’est qu’une fois à la maison, que l’angoisse m’a rattrapée; il ne m’avait pas laissé de messages. Rien. Pas de mot sur la porte cette fois. Aïe, Pascal allait croire que je ne l’aimais plus, ce qui est totalement faux. Mais, je devais tenir le coup. On avait assez joué...

Mardi et mercredi, sans voiture, je suis restée tranquille chez moi à bricoler. J'ai un peu avancé dans mon boulot. Malheureusement, étant un tantinet déprimée, j'ai la tête un peu vide. Je manque d'imagination. En fait, tout tourne autour de couleurs trop vives, trop flashy. On imagine que quant quelqu'un déprime, il utilise des couleurs sombres, moi, c'est le contraire.


Partager cet article
Repost0

201/14 - Aller - Retour

Publié le par JaneDo


Dimanche 20, Juillet 2014 - 201/14 - Aller - Retour

Après une heure, dans le froid, dans le noir, à attendre comme une gourde, je suis rentrée. J’avais le coeur en bouillie, j’aurai tellement aimé qu’il reste. Juste qu’il reste. Pas besoin de parler, ni de quoi que ce soit, juste qu’il soit là. Mon coloc dormait, alors, je ne pouvais même pas me laisser aller à pleurer. Puis, j’ai entendu sa voiture. Pascal est revenu. Intérieurement, j’ai fondu. Il était revenu, rien que ça méritait que je lui pardonne, non? J'aimerai.

Il ne savait pas dans quel appartement, et la porte d’entré de l’immeuble était fermée à clé, alors je suis descendue. Bien sûr si je ne l’avais pas fait, il n’aurait rien pu faire, à part faire demi-tour et rentrer chez lui. Mais, je pense que j’avais envie d’être près de lui.

Pascal m’a reproché de n’avoir même pas tenté de le retenir. Ce qui m’a rappelé pourquoi je ne l’avais pas fait. Son visage était si triste, et il était tellement attendrissant. Je me suis retenue une fois de plus, pour ne pas me jeter dans ses bras. S’il savait comme j’en mourrais d’envie. Mais, il avait l’art de me donner un gros bol d’espoir, me tendre son coeur, pour le reprendre aussitôt.

De le voir me faisait mal, ne pas le voir aussi… Mais, je n’avais pas envie de continuer à jouer au chat et à la souris. Moi étant la souris. Pour arrêter de laisser ma tête “romantiser” ce moment, je lui ai demandé comment a été son voyage en Irlande. C’était juste question de changer de sujet. Hum, mais je n’imaginais pas que ça me pèterais à la gueule.

Pascal a dû penser que je savais quelque chose, que je ne savais pas. C’est comme ça que j’ai appris que sa femme, Jess, avait été le rejoindre en Irlande, et qu’ils avaient passé la semaine ensemble. Coup de chaud. Ma tête a surchauffé. Pourtant, j’ai réussi à garder un certain calme apparent. Je ne voulais pas qu’il devine que je ne savais rien, et pire, que ça me rendait folle de jalousie.

Pascal m’a demandé si je n’avais rien à lui dire, si je ne voulais pas le laisser entrer, ou alors aller chez lui. J’ai demandé pourquoi, on n’avait rien à se dire. Je ne voulais pas aller chez lui, et chez moi, c’était exclus. Il a cherché les mots pour me convaincre, mais c’était peine perdue. La seule chose à laquelle je pensais était qu’il m’avait froidement demandé de rentrer chez moi samedi passé, puis qu’il avait passé la semaine avec sa chère épouse. Je croyais que c’était terminé ça, mais apparemment je me trompais lourdement.

Je l’ai laissé parlé, puis, je lui ai demandé ce qu’il voulait, pourquoi il était encore là. Aoutch, c’était un peu méchant, mais c’était aussi une façon d’évacuer ma colère. Pascal a eu l’impression que je l’envoyais se faire foutre.

Pascal est parti. Je suis rentrée. Il est revenu, et je suis sortie à nouveau. Bref, on a passé des heures à ce petit jeu. Pour finir, j’ai accepté de monter discuter dans sa voiture. Il a voulu m’emmener chez lui, et j’ai menacé de sauter en marche. Alors, il est revenu se parquer devant chez moi. J’espère que les voisins dormaient à poings fermés, sinon, ce petit va-et-vient risquait de finir par les agacer.

Au première lueur du jour, Pascal m’a suppliée d’accepter d’aller chez lui, là-bas on pourrait au moins discuter. On serait plus à l’aise que dans sa voiture. Je savais que si j’allais chez lui, j’étais foutue, alors j’ai refusé.

L’empêche, j’avais mal de le voir triste. Mal de ne pas lui pardonner. Il avait l’air si malheureux. Dans d’autres circonstances, cela fait longtemps que je me serais lovée dans ses bras. Et je l’aimais toujours comme une folle.

Mais heureusement, ma résolution était soutenue par la douleur que j’avais ressentie l’autre soir, plantée comme une pauvre idiote dans un couloir d’immeuble, alors qu’il avait été rejoindre des pouffiasses, après tout ce qu’on avait vécu ensemble. Rien que d’y penser, je ressentais encore la souffrance, l’impression d’être une merde. Et qu’il n’avait rien à foutre de ma tête, ni du mal qu’il pouvait me faire.

Pour ne pas flancher, je lui ai dit que j’étais crevée, alors s’il tenait à discuter, on s’appelle et on se voit demain. Demain étant en fait aujourd’hui samedi. Je ne savais pas que Pascal n’avait pas fermé l’oeil de la nuit. Le samedi, j’avais des tonnes de choses à faire, notamment avec mes neveux et nièces, donc, je n’étais pas disponible. De plus, il y avait eu l’horreur du drame de la petite Chloée.

Pascal avait passé sa journée à tenter de me joindre. Il m’avait laissé une trentaine de messages, auxquels je n’ai pas répondu. Le soir, j’avais rendez-vous avec Caroline, qui n’était pas très en forme. Elle déprimait. Elle avait laissé des tas de messages à Pascal qui n’avait pas pris la peine de répondre. Hum, comme moi.

J'ai raconté à Caroline que j’avais vu Pascal, expliqué ce qui s’était passé. Expliqué aussi pourquoi je tenais à ne pas craquer une fois de plus. Ce serait une fois de trop cette fois. Il m’avait traitée comme une moins que rien samedi passé, elle le savait bien, elle était là et avait tout vu. Elle savait bien qu’il m’avait fait souffrir. Caroline a compris mon poing de vue.

Je pense bien qu’elle allait bien essayé d’en profiter… mais c’était de bonne guerre. Elle l’aimait, elle aussi. J’ai dormi chez elle, persuadée que Pascal ne me trouverait pas ici. Au cas où il faisait le pied de grue chez moi, aucune chance de craquer, puisque je n’y étais pas. J’ai eu de la peine à trouver le sommeil.

Ce n’est qu’après plusieurs verres de vodka que j’ai réussi à sombrer dans une sorte de coma rempli de rêve de lui… Des rêves où il me dorlotait, me couvrait de bisous, me disant qu’il n’aimait que moi… Carrément le fantasme!

On a pris le petit déjeuner ensemble vers midi. C’était affreux, Caroline me parlait sans cesse de Pascal, difficile donc de ne pas penser à lui. Je me battais contre mon envie de rentrer, au cas où Pascal y était encore. Mais je savais que je devais tenir bon.

Je me battais aussi pour ne pas m’effondrer en larmes; il me manquait tellement… J’étais à deux doigts de… lui laisser encore une chance.

Je suis rentrée en début de soirée après avoir dîner avec Caro. Sur la porte de l’immeuble, j’ai trouvé un mot de Pascal me demandant de l’appeler, que si je ne le faisais pas, alors il comprendrait que je ne l’aimais plus.

Aïe… même si je lui en voulais… et ça me brûlait encore le coeur qu’il ait pu me traiter comme il l’avait fait… je l’aimais encore tellement… mais je ne pouvais pas l’appeler… Je ne le pouvais pas.


Partager cet article
Repost0

200/14 - Pardonner... ou pas...

Publié le par JaneDo


Samedi 19, Juillet 2014 - 200/14 - Pardonner... ou pas...

Une journée étouffante… Non seulement il avait fait beau et chaud… trop chaud… mais la tragédie de la mauvaise nouvelle de la mort d’une pauvre gosse, assassinée par une vermine, un sale crétin a gâché la journée. Il faisait du coup trop beau, trop de soleil. Une petite fille est morte pour rien et la vie continue comme si de rien… Dégoûtant. J’essaie de ne pas y penser, parce que ça me rend super furax. Trop moche.

Je venais de parquer ma voiture, j’étais pressée de quitter ce parking sombre pour courir me réfugier dans mon immeuble. Après une journée aussi chaude, le soir était à l’orage. La pluie avait fait son entrée en trombe.

Un tournevis en guise d’arme dans ma main droite, mon sac dans l’autre, je m’apprêtais à me lancer vers l’entrée de l’immeuble quant Pascal est sorti de sa voiture.

La lumière de l’intérieur l’a éclairé, et mon coeur est tombé au fond d’un puits encore plus sombre que la nuit. Pourquoi faut-il qu’il soit si beau, si…

Pascal avait déjà l’air contrarié. Ça s’annonçait plutôt mal. En plus, j’avais pris la grande décision du siècle, enfin plutôt de ma petite vie, de l’envoyer balader. J’avoue qu’en ce moment, j’avais les genoux en coton. Pascal était en jean, une chemise ouverte sur un t-shirt. Trop chou. Il pleuvait, et il s’était parqué dans une des places couvertes. Juste pas la mienne.

Sans détour, il m’a dit que cela faisait un peu plus de 3h qu’il attendait. Il avait bien sûr pensé faire le tour des endroits où il pourrait me trouver, mais on risquait de se croiser. Alors, il avait choisi d’attendre ici, en espérant que je rentrerait.

Il disait qu’il n’aurait quand même pas perdu son temps, parce que si je ne rentrais pas, c’est que je dormais ailleurs. En rentrant, il n’aurait pas fait un crochet chez Steven, ni Layne, il ne savait pas avant maintenant ce que j’avais comme voiture.

Glups, oui, maintenant il savait ce que je conduisais. Donc, fini les triviales poursuites…

Pascal tenait à s’excuser, disant qu’il regrettait de s’être conduit comme un con. Qu’il n’aurait jamais dû me laisser dehors comme ça, devant la porte chez Andréa vendredi passé, alors il tenait à s’excuser de vive voix. Parce que quant il s’était pointé chez Steven, je suis partie avec lui. Même si on n’est pas vraiment parti ensemble. Mais, je ne suis pas retournée chez Steven après lui avoir parlé, en le laissant dehors comme un con.

  • Je tenais à te voir. J’imagine que tu as effacé mes messages…

Je n’ai pas eu besoin de répondre, il s’en doutait et l’a compris tout seul à mon expression.

  • Tu es sortie, et tu es partie. Tu n’es pas retournée chez Steven en me laissant dehors comme un con. C’aurait été humiliant, et c’est ce que je t’ai fais, alors… Je suis désolée Jane. Est-ce que tu veux bien me pardonner?
  • Hum… Si les excuses pouvaient tout effacer et reculer le temps pour réparer… Mais tes excuses ne changeront rien n’est-ce pas? Et en plus, ici dans le noir, il n’y a que moi qui les ai entendu, alors ça me fait une belle jambe Pascal. Je n’accepte pas tes excuses. Te pardonner? Que vas-tu faire pour te faire pardonner? Vas-y, je t’écoute!
  • Tout ce que tu veux.

Hum! Bien sûr! Facile à dire. Ciel, je devais l’envoyer balader, mais je n’en avais pas le courage. Je repoussais le moment fatidique. Je devais chercher au fin fond de ma tête pour trouver la rage nécessaire. Et je l’ai trouvé en repensant à ce que j’ai ressenti plantée derrière la porte chez cette… Andréa.

Avant ça, je l’ai cuisiné à fond, pour qu’il me fournisse encore quelques bonnes raisons de le détester. C’est ce qui restera et, c’est ce que j’utiliserais chaque fois que j’en aurais besoin, pour me remonter le moral, quant je flancherais ou regretterais mon geste.

  • Andréa hein? J’ai remarqué dans le bar que tu lui avais fais signe en arrivant. Tu la connais d’où?

J’avais remarqué son petit signe en arrivant dans le bar. C’était le samedi soir, pas le vendredi. On ne savait pas ce qu’il avait fait le vendredi soir. Il n’était pas sorti avec nous, et Caroline avait passé chez lui et chez Elodie, il n’était à aucun des deux endroits.

Alors il l’avait fait sa connaissance chez Elodie le soir d’avant. Donc, vendredi soir quant on ne savait pas où il était; il était sorti avec Elodie. En fin de soirée, ils ont décidé de se taper des spaghettis et croissants chez quelqu’un, et Elodie les a tous invités chez elle. Elle ne les connaissaient pas. Mais, c’est comme ça qu’il l’a connue elle, Andréa, et sa copine…donc,  chez Elodie.

Gros pincement au coeur. Alors comme ça, il sortait avec Elodie, et avec ses potes. J’ai presque jamais eu droit à ça moi! Je me suis rappelée qu’il m’avait dit samedi soir, devant la porte de la miss; “rentre chez toi…”. Son ton était froid, sans appel, ça m’a atteint droit dans le coeur. Ça m’avait fait mal.

J’ai compris que le vendredi soir, pendant la discussion, ils avaient convenu de se voir le lendemain soir. Dans le dos d’Elodie! Pas beau!!! Il avait laissé soi-disant échappé qu’il serait à tel ou tel endroit le samedi soir. Ouais! C’était en toute bonne foi qu’il avait accepté qu’on se parle après.

Pascal avait soit-disant peur que si on se retrouvait en tête à tête, il finirait par craquer, alors quant elle a proposé de poursuivre la soirée chez elle, il avait sauté sur l’occasion.

  • Je suis un idiot… Parce que, même si je suis toujours furax que tu aies invité Steven chez toi, pour autant que je sache, à deux reprises. Je sais aussi que tu as passé plusieurs soirées chez lui… Ça me rend dingue, mais je t’aime et je suis en même temps fâché. Mais ça ne change pas le fait que je suis désolé de t’avoir traité comme je l’ai fait vendredi.
  • Non, samedi. Puisque le vendredi, tu prenais rendez-vous avec Andréa pour le samedi soir!
  • J’ai pas pris rendez-vous avec elle, j’ai peut-être dit…
  • Laisse-tomber. Arrête avec ton baratin. Tu m’as envoyé valser, et tu es retourné à l’intérieur. Ce qui montrait bien que tu en avais rien à foutre de la conne de Louise qui était venu te déranger. C’était comme si j’étais une quelconque bonne femme qui te courait après. Une pauvre conne dont tu avais dû te débarrasser.

Malgré le peu de lumière, je pouvais voir que Pascal avait rougi. Il ne trouvait rien à redire, donc j’avais raison.

  • En tous cas, c’est de ça que j‘avais l’air devant tous ceux qui étaient là-bas avec toi.
  • Est-ce que tu m’aimes?
  • Wow! Ton timing est un peu merdique! Non?
  • Je veux savoir.
  • C’est pas vraiment le moment de poser une question pareille!
  • Je ferais tout ce que tu veux pour me faire pardonner. Mais, à une condition, que tu acceptes enfin de venir vivre avec moi. Qu’on vive enfin ensemble, qu’on puisse parler d’avenir.

Quoi? Mais il est malade? Jamais. Je ne veux pas vivre avec lui, ni avec personne d’autre. Surtout pas avec la personne avec qui je partage ma vie, mon intimité. Non merci.

  • Ah oui! Ce que je veux? Et si je te demandais d’arrêter de voir Elodie, Maud et touti quanti?
  • No problème. Accordé.
  • Ouais, facile à dire! Est-ce que tu en serais seulement capable?
  • Si c’est ce que tu veux, je le veux aussi.
  • Laisse tomber Pascal. Je ne te crois pas.
  • Jane, je t’aime, malgré tout ce que je suis con, je t’aime… Est-ce que tu m’aimes? Tu as toujours dit que tu pouvais tout supporter, que tu resterais toujours à mes côtés. C’était faux?
  • Pascal est-ce que tu sais seulement ce que ça implique? Et qu’est-ce que tu feras de Caroline?

J’avais touché un point sensible. Pascal a réfléchi un moment. J’ai bien vu qu’il se battait intérieurement contre l’idée de ne plus voir Caroline.

  • Aïe Caroline... Ce sera difficile de lui faire du mal, elle est toujours restée malgré tout ce que j’ai pu lui faire. Elle n’a jamais flanché. Elle m’a toujours fait comprendre qu’elle ne voulait pas d’autre homme dans sa vie. C’est touchant, et j’avoue que j’ai du mal à… S’il faut ça pour que tu accepte qu’on vive ensemble, alors je le ferais.

Chiotte, il avait réponse à tout. Mais, je ne le croyais pas. Non, je ne pouvais pas prendre le risque de souffrir à nouveau. Il n’arrivera pas à tenir le coup. Et je suis sûre qu’il pense que je laisserai Caroline faire partie de notre quotidien. Et sincèrement, je le crois aussi. C’est clair que j’aurai du mal à exiger qu’il la jette comme un vieux chiffon.

  • Même si je suis furax contre toi, je t’aime… Je n’ai pas envi de tirer un trait sur nous. Tu fais partie de moi… Est-ce que tu m’aimes encore Jane?

Je ne voulais pas répondre à ça, alors j’ai haussé les épaules. Ça l’a fait froncé les sourcils, il scrutait mon visage à la recherche d’une réponse convaincante. J’ai évité son regard. En fait, j’évitai de le regarder tout court. Il aurait lu dans mes yeux que je l’aimais encore et toujours. Et j’aurai été foutu.

Il a voulu me toucher et instinctivement, j’ai reculé. C’était pour me protéger. Pour ne pas craquer. Pascal a eu l’air touché, même un peu choqué. Il a reculé lui aussi. Puis, Pascal a demandé si on ne pourrait pas aller chez moi pour discuter. J’ai refusé. Ça l’a clairement vexé. Alors, j’ai expliqué qu’il y avait mon colocataire.

Il a paru sceptique. Il ne me croyait pas.  Cette fois, c’est moi que ses doutes ont énervé. Les sourcils toujours froncés, le regard inquisiteur à mort, Pascal a penché la tête de côté; “T’étais où et avec qui ce soir? Je peux savoir?”.

Glups! La question que j’aurai préféré qu’il ne pose pas. De toute façon, il était inutile que je lui raconte un bobard, il finirait par le savoir. Alors, je lui ai dit la vérité. Son visage s’est renfermé d’un coup, il a grimacé. J’ai senti presque immédiatement que j’avais tapé là où il n’aurait pas fallu.

  • T'es même pas capable de me dire que tu m'aimes! Très bien… J’ai compris. Après un demi silence, il a ajouté; Je crois qu’il n’y a plus rien à dire. Bonne nuit Jane.

De le voir me tourner le dos pour partir m’a brisé le coeur. J’aurai voulu le rappeler, mais pour dire quoi; reste?. Je ne pouvais pas faire ça. Ça voudrait dire que je lui donne une chance, que je pardonne tout? Ça non plus je ne le pouvais pas.

Pourtant, j’avais les fourmis partout, j’avais vraiment vraiment envie de lui courir après, lui dire de rester. Même si on avait rien à se dire, juste rester ensemble. Même si c’était pour se prendre la tête, s’engueuler pendant des heures, tout, mais pas se quitter comme ça. Pas se quitter du tout.

Mais étais-je prête à faire l’impasse sur son comportement de samedi dernier? Non. Et à vivre avec lui? Liquider mon appart pour vivre chez lui? Non. Alors, je ne pouvais pas le rappeler…

De le voir reculer sa voiture sans un regard dans ma direction m’a flingué sur pieds. Les larmes ont commencés à couler toutes seules, j’étais désespérée. Ce n’était pas du tout comme ça que ça aurait dû se finir. Je ne suis pas sûre que je tiendrais le coup. Mais je ne pouvais pas non plus aller pleurer vers lui et lui demander de reconsidérer les choses…

C’était fichu. C’était pas ce qui aurait dû arriver. Je n’aurai pas dû me sentir aussi mal. C’aurait dû être le contraire. J’aurai dû me sentir mieux, forte, sûr d’avoir bien mis les points sur les “i”, et savoir que j’avais pris la bonne décision, mais… me voilà en pleine détresse… regrettant de le voir s’éloigner.

Je suis restée là encore longtemps… peut-être 1 heure… persuadée qu’il allait faire demi tour et revenir...


Partager cet article
Repost0

Publicité

199/14 - Coeur en plomb

Publié le par JaneDo


Vendredi 18, Juillet 2014 - 199/14 - Coeur en plomb

Soleil de plomb aujourd’hui! Je me suis mise à l’ombre, mais même là, il faisait tellement chaud, les ventilateurs à fond. J’ai aussi cherché des tas d’excuses pour annuler avec Steven ce soir. L’estomac tout retourné, j’avais peur de la réaction de Pascal s’il cherchait à me voir en rentrant et apprendrait que j’étais avec Steven, encore.

Finalement, je n’ai rien trouvé qui ne me faisait pas passer pour une gourde quant Steven m’a appelée pour me dire qu’il passait me chercher vers 19h, pour faire un tour en moto. Au programme, petit tour en moto, prendre un verre quelque part où on pourrait profiter d’une brise fraiche. Rendez-vous ensuite avec ses copains.

Hum, impossible que Pascal n’apprenne pas ça! Mais après tout, je n’avais pas de compte à rendre à Pascal. Et n’avais-je pas décidé de reprendre mon chemin, sans me préoccuper de lui?

C’était la première fois que je montais derrière quelqu’un d’autre que Pascal, depuis mon cousin Jacques. C’était sympa en fait. J’ai adoré. Steven a roulé avec prudence, avec de petites pointes de vitesses dans des bouts droits, où il n’y avait personne.

Assis autour d’un verre de thé froid au Pirate à Lutry, Steven m’a raconté qu’il avait eu la visite de sa soeur, c’était pour ça qu’on ne l’avait pas beaucoup vu.

J’étais surprise de savoir qu’il avait une soeur et un frère. Je me demandais à quoi ils ressemblaient. Je ne sais pas pourquoi, je pensais qu’il était fils unique. Steven savait que Pascal rentrait ce soir, et il s’attendait à ce que je l’appelle pour annuler ce soir. Persuadé que j’allais rester plantée à la maison pour Pascal.

Hum, je n’ai pas jugé utile de lui dire que c’était exactement ce que j’avais voulu faire. Je me suis sentie idiote, et si prévisible.

Le pire, c’est que Pascal essayait de me joindre et m’a laissé un tas de messages. Pour ne pas flancher, je les ai effacé sans les lire, et mis mon natel sur silence. Steven a voulu savoir qui me harcelait pareillement. Il se doutait bien qu’il s’agissait de Pascal.

C’est affreux, mais j’étais angoissée. J’aurai bien voulu savoir ce que Pascal avait à me dire, en même temps non, parce que ça ne pouvait rien changé. Je me targuais d’être trop faible, me rappelait mes bonnes résolutions pour ne pas craquer. Et surtout, ce que j’ai ressenti derrière la porte de l’appartement d’une fille qu’il ne connaissait que depuis quelques heures, et il l’avait préférée à moi. Point barre. Je n’avais pas à me sentir coupable de quoi que ce soit.

Ses copains nous attendaient directement au restaurant. D’ailleurs, on était un poil en retard. Je ne pouvais pas m’empêcher de regarder derrière moi. J’avais l’impression que Pascal risquait de débarquer. Mais, je me faisais des idées. J’ai eu de la peine à me détendre. Les copains à Steven sont sympas, même si je vois des points d’interrogations en gros dans leurs yeux; ils se demandent certainement ce qu’on fiche ensemble.

Les copines des copains étaient moins sympas. Elles ne m’adressaient pas la parole. Gourdasses!

Finalement, on n’a pas été au cinéma. Steven a voulu m’inviter chez lui pour regarder des films, mais il était déjà tard. En fait, bien entendu, je ne voulais pas que Pascal me retrouve encore chez Steven. Steven l’a deviné illico. Il m’a traitée d’idiote en riant, mais je crois qu’il le pensait.

Dans le noir, dans le parking de mon immeuble, Pascal m’attendait…

Je ne l’avais pas vu. Je n’avais pas fait attention à sa voiture, étant donné que je n’aurais jamais pensé le voir chez moi. Il faisait sombre comme d’hab. Et je suis attentive aux bruits environnants. J’ai un tournevis dans la voiture pour me défendre. Je fais toujours attention de ne pas montrer que j’ai peur, mais je reste en alerte. Si quelqu’un avait le malheur de se précipiter vers moi, il se prendrait mon tournevis dans le bide.

Ce n’est que quant Pascal a ouvert la portière de sa voiture, que je l’ai vu. Maintenant, hélas, il sait ce que j’ai comme voiture. Les filatures avec la mienne sont désormais hors de questions. Dieu ce qu’il est… chou! Difficile de résister à l’envie d’aller me jeter dans ses bras. Je ne suis pas encore assez forte.

Je ne peux qu’espérer qu’il me donne les armes nécessaires pour l’envoyer balader!


Partager cet article
Repost0

198/14 - No news de Thomas!

Publié le par JaneDo


Jeudi 17, Juillet 2014 - 198/14 - No news de Thomas!

Ha! Des jours et des nuits sans nouvelles, c’est juste… pas possible! Bizarrement, Thomas aussi a commencé à espacer ces appels. D’habitude, il m’appelle tous les jours, voir tous les 2 jours, mais jamais 4 jours sans nouvelles. Alors, aujourd’hui, c’est moi qui l’ait appelé. Je voulais avoir de ses nouvelles, c’est un ami très cher.

J’aurai dû m’en douter, Pascal lui avait demandé d’arrêter de m’appeler tout le temps, de me mettre au courant de tous ses faits et gestes, ou de me rapporter des choses que je n’étais pas censé savoir. Si ça ce n’est pas l’attitude de quelqu’un qui a des choses à cacher, ou alors je m’y connais pas!


J’ai eu l’impression qu’il m’a ensuite invitée à prendre un verre avec l’équipe, parce qu’il pensait que c’était pour ça que je l’appelais. J’ai d’abord refusé. Puis, j’ai accepté, sans lui cacher que c’était justement parce que Pascal n’était pas là. Thomas a voulu savoir ce qui c’était passé, parce que Pascal n’a pas voulu lui en parler.

Thomas n’était pas censé en parler, mais il a laissé échappé que Pascal en rentrant, le fameux soir, vendredi à samedi, avait piqué une colère et avait pratiquement saccagé la salle de musique. Le bruit l’avait poussé à descendre pour voir ce qui se passait. Mais Pascal ne s’était pas expliqué sur sa soudaine rage destructrice.

Thomas a pensé qu’on s’était probablement pris la tête. Il n’y avait apparemment que moi qui arrivait à le mettre dans des états pareils. Foutaises. C’était Pascal qui m’avait traitée comme de la merde en branche, et quoi? Je devrais me sentir coupable de quelque chose? Moi? Certainement pas!

J’ai retrouvé toute la bande avec plaisir. Je me sentais beaucoup plus libre et cool, par le fait que Pascal ne soit pas là. Caroline n’était pas sortie ce soir, donc j’en déduis qu’elle savait que Pascal était en voyage. Hum! Elle ne l’avait pas appris par Thomas, donc c’était par Pascal. Encore une erreur qui s’ajoute aux autres.

Mince, il faisait une chaleur! Le soir, il était censé faire plus frais, et bien, pas du tout. Je me suis retrouvée à dégouliner de chaud et tout ça en discutant avec un copain. Il a dû voir mon visage tout humide. Beurk. J’ai foncé aux toilettes pour m’asperger d’eau froide. L’eau était tiède!

Steven a fait un passage éclair. Il était avec son copain, celui avait qui j’avais mélangé les noms. Mais, maintenant, son nom ne me vient pas. En partant, il m’a demandé à l’oreille s’il pouvait m’appeler demain pour qu’on se fasse une toile. Il n’a pas demandé de réponse, et tant mieux, sinon, j’aurai sûrement dit non.

Hum! Parce que ça n’aurait pas fait plaisir à Pascal et que je savais qu’il rentrait demain… Hors, n’avais-je pas décidé de vivre ma vie, sans le faire en fonction de Pascal, qui ne faisait plus partie de ma vie??? Alors, ce sera oui. Autant ne pas rester à la maison accroché à mon natel, à attendre que ce dernier m’appelle.


Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 > >>
" target="_blank">
Publicité