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290/14 - Nina m a coiffée au poteau!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 17 octobre 2014 - 290/14 - Nina m’a coiffée au poteau!

J’ai attrapé Pascal par son t-shirt, sans un regard pour Nina, pour lui rappeler qu’il avait dit qu’il était tard, alors il était tant qu’on aille se coucher. Que vu les portes qui ont claqués, j’imagine qu’elle voulait lui parler, lui faire une petite scène peut-être! Ou qui sait, peut-être aurait-elle même le culot de lui demander de me dire de partir?

Sans le quitter des yeux, et vu ce que je venais de dire, Pascal n’osait pas la regarder; je aussi dis qu’ils auraient tout le temps demain, mais maintenant, ce n’était plus le moment des messes basses. Ne serait-ce que pour avoir enfin un peu d’intimité.

Si Nina avait quelque chose d’urgent à lui dire, elle pouvait le faire, là, tout de suite. Je ne vois pas ce qu’elle pouvait avoir à lui dire de si secret, qu’elle soit obligée de parler en allemand? Est-ce qu’il y avait quelque chose qu’on me cachait? Qu’on ne voulait pas que je sache?  Donc, quelque chose que je devais savoir…

Pour la première fois, Nina s’est adressée à moi; elle voulait parler à Pascal, c’était personnelle. Et elle a ajouté que ça ne me regardait pas, c’était entre eux.

Oh, j’ai fait l’idiote; "si c’est à propos de boulot, ça pouvait très bien attendre demain".

Ca m’énerve tellement quant les mecs font ça… Ils donnent de l’importance et font passer une miss comme ça, une miss qu’ils viennent de rencontrer, ou qui n’est qu’une aventure d’une soir, ils la font passer avant toi, pas blesser la connasse, alors que celle qui compte, celle qui partage leurs vies depuis des lustres, ils font passer sa nana en dernier, sans penser aux sentiments de leurs compagnes; surtout pas que la raclure se sente humiliée, ou ait de la peine! Ca m’énerve grave. Les mecs sont parfois d'une naïveté et d'une connerie incroyable!

Il n’a pas su quoi dire. Dans la chambre, j’ai raconté à Pascal ce que je ressentais, comment je l’ai ressenti lui; distant et embarrassé. Que je trouvais inadmissible qu’il fasse passer les sentiments de l’autre pouffe, Nina avant les miens. Que c’était un comble. Et que je la trouvais gonflée d’être venue chez lui au lieu d’aller à l’hôtel.

C’est là que Pascal m’a dit qu’il l’avait invitée.

  • Si on vivait ensemble, tu..
  • Je ne l’aurais pas invitée!
  • Permet moi d’en douter ou de me poser des questions! Depuis que tu me l’as demandé, je te test, et chaque fois, je me dis que c’est pas possible! J’aurai fait quoi là? J’aurai dormi à la cave? Ou j’aurai dû aller me faire pendre ailleurs? Pour que madame soit bien? Et moi alors? Tu y penses? Est-ce que c’est ça pour toi vivre ensemble?

Hum, j’ai choisi de faire comme s’il ne m’avait pas dit que c’était trop tard. Ou qu’il n’aurait pas dû me le demander, et que c’est plus vraiment ce qu’il voulait. Je voulais lui montrer comme ses façons de faire étaient étranges.

  • Jane, soyons sérieux, c’est clair que je ne lui aurais jamais proposé de venir ici si on vivait ensemble.
  • Ah, alors tu ne m’aurais même pas dit que vous étiez encore en contact, et tu l’aurais vue derrière mon dos!? Encore pire!
  • Non, je n’aurai pas fait ça!
  • Ce qui m’a vraiment gênée ce soir, c’est que tu semblais mal à l’aise. Tu ne me touchais pas, comme si tu ne voulais pas la blesser, et tu ne pensais pas qu’alors, tu me blessais moi? C’est dègue. Tu lui montrais que, malgré la distance, malgré le temps, tu n’en avais rien à foutre de moi, que maintenant qu’elle était là, wah, il n’y avait qu’elle qui comptait. Tu comprends ce que j’essaie de t’expliquer?

Rien. Pas de réponse. Je fulminais intérieurement.

  • Par ta façon d’agir, tu lui laissais entendre que tu as toujours été comme ça distant avec moi. Je parie qu’avec elle tu étais tout tendre. Putain Pascal, ce devrait être le contraire.

Pascal n’a pas su quoi dire. Il regardait ailleurs, n’osant pas vraiment me regarder dans les yeux. Enervant au plus haut point. Et ce silence, non mais, j’avais envie de lui taper sur la tête. Bon, fallait que je laisse tomber, sinon, on finira la soirée fâché.

  • Je pensais qu’elle était repartie. Tu m’avais dis qu’elle rentrais mercredi, alors j’ai été un peu surprise de la trouver ici. Pas grave, personne est parfait.

Pascal était couché sur le dos et regardait maintenant le plafond. Aucune tentative pour me prendre dans ses bras. On entendait Nina faire des allées et venues dans le salon. J’imagine qu’il l’entendait lui aussi.

Il fallait que je fasse quelque chose pour que la soirée se termine mieux qu’elle n’avait commencé. Quitte à faire le poing dans la poche et faire avaler de travers à cette Nina, son idée de venir s'installer chez Pascal.

Je me suis approchée pour me coller contre lui. En l’embrassant dans le cou, je lui ai demandé s’il pouvait me prendre dans ses bras. Je l’ai embrassé, et il m’a rendu mon baiser, alors j’ai continué. Puis les choses se sont enchaînés toutes  seules. Pascal a eu de la peine à me faire taire. Je n’hésitais à faire partager ce moment à l’oreille de l’allemande.

Les portes claquaient, les pas lourds à travers le salon… Pascal était trop engagé pour y prêter trop d’attention. Moi pas. Pendant une pause, Pascal m’a dit que j’étais une sacré peste, en regardant en direction de la porte. Nina avait laissé tomber quelque chose qui a fait un bruit de vaisselles brisées.

J’étais contente de lui rendre la pareille. Elle faisait tout pour que Pascal sorte et lui parle, pour qu’il n’oublie pas sa présence. Pascal a essayé de me dire qu’il devrait aller lui parler. Moi je pensais que ça pouvait attendre demain. Je lui ai demandé ce qu’il pouvait bien vouloir lui dire?

Malgré l’heure plus que tardive, insatiable, Pascal a voulu continuer encore ce qu’on avait commencé 1h plus tôt. Avant de s’endormir, Pascal a dit qu’heureusement on était vendredi, à se rythme là, il ne tiendrait jamais toute une semaine. C’était plus de 4h du matin. Nina ne dormait toujours pas, je l’entendais bouger rageusement dans l’appart.

Quant Pascal s’est endormi, je me suis levée sous prétexte d’aller me prendre à boire. Elle est aussitôt sortie de sa chambre et a été très déçue de me voir moi, et non Pascal; je lui ai spécifié que Pascal dormait à poing fermé. Elle avait sorti ses bagages, je pense que c’était dans l’intention de faire pression sur Pascal, le menacer d’une certaine façon en montrant son envie de partir sur le champ.

Le matin, je me suis levée en même temps que Pascal, pour qu'on puisse prendre le café ensemble. Nina tirait la gueule, elle était déjà prête et n’attendait que lui. Nina avait des cernes autour des yeux, elle n'avait pas fermé l'oeil de la nuit, cela se voyait.

J’ai attendu qu’il soit parti pour m’en aller à mon tour. Je rêvais de entrer chez moi. J’avais l’intention de préparer quelques affaires pour revenir ce soir. Je pensais scouater là ce week-end.

Le soir, j’aurai dû être à la maison avant lui, mais non, comme d’habitude, je traîne. Je suis arrivée aux alentours de 21h, et il n’y avait personne. Que faire? J’ai regardé dans la chambre d’amis, et les affaires de Nina avait disparu. Ha! Elle avait peut-être compris le message, elle était finalement rentrée en Allemagne. Pascal l’avait probablement raccompagnée à l’aéroport.

Je me suis installée dans le canapé avec un bouquin, avec la télé en toile de fond. J’attendrais tranquillement le retour de Pascal. Je n’allais pas le harceler au téléphone.

En plein dans mon histoire, j’ai oublié l’heure. Quant j’ai senti la faim, j’ai consulté l'heure pour constater qu’il était plus de 22h50. Presque 23h? Où était donc Pascal? Ouais, peut-être à l’aéroport. Je ne me suis pas inquiétée plus que ça. Thomas était passé en courant d’air avant de sortir rejoindre ses copains. Je n’ai pas trouvé nécessaire de lui demander s’îl savait où était Pascal. S’il le savait, je pense qu’il me l’aurait dit.

Minuit, toujours pas de Pascal… Là, j’ai commencé à m’inquiété sec… Minuit, mais où était-il donc? Où pouvait-il traîner comme ça? Est-ce qu’il y avait des avions qui s’envolaient après minuit? Là, j’ai commencé à avoir des doutes. J’ai appelé Thomas, qui m’a dit qu’il n’avait pas vu Pascal depuis qu’il avait quitté le boulot vers 17h. Etrange! Aussi tôt que ça!

Ne sachant pas quoi faire d’autre, j’ai tenté de le joindre, mais son natel était coupé. J’ai alors laissé un message pour lui demander où il était, que c’était minuit, que je l’attendais à la maison.

J’aurai été bien inspirée d’appeler Caro, mais je ne l’ai pas fait. Je ne savais pas que Nina pouvait se montrer plus maligne que moi. Je n’avais pas anticipé le fait qu’elle avait voulu s’installer à l’hôtel… Nina avait réussi à détourner Pascal, qui n'a rien trouvé de mieux que de passer la nuit avec elle!

C’est Pascal qui lui a offert une suite dans un des luxueux et plus beaux hôtels à Genève… Ça m’a fait péter un câble. Cette salope, cette garce m’avait eu en beauté! Nina m’avait coiffée au poteau! J'étais dégoûtée, je m'étais faite avoir, je n'arrivais pas à le croire!


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289/14 - Je m invite chez Pascal !??

Publié le par JaneDo


Jeudi, 16 octobre 2014 - 289/14 - Je m’invite chez Pascal !

J’avais été trop gentille, trop bête de laisser Nina seule avec Pascal tous ces jours. Bon, faut dire que je suis quand même consciente qu’il ne me doit rien et qu’il peut faire ce qu’il veut. Pascal n’a absolument aucun compte à me rendre. Pourtant, il m’envoie sans arrêt des signaux contradictoires… je lui laissais trop de liberté…

En plus, je rendais les choses tellement plus facile et fun pour cette bonne femme! C’était déjà jeudi, Nina aurait dû rentrer en Allemagne hier! Et non, madame reste quelques jours de plus, pour le boulot… et mon oeil… le boulot a bon dos. Il fallait que j’aille chez Pascal.

Caroline n’avait aucune idée de ce qu’il avait prévu ces jours-ci, et Thomas ne m’en a pas parlé non plus.

J’avais pensé débarquer par surprise, assez tôt, vers les 19h. C’était une bonne heure, Pascal serait rentré du boulot, et ce serait trop tôt pour qu’il soit déjà parti en vadrouille, à moins que j’aie vraiment la super poisse. donc j’ai décidé de
lui faire la surprise ce soir, et d’emmerder Nina par la même occasion.

Enfin… quelque part, c’est peut-être moi qui serait emmerdée… Caroline voulait venir aussi… Alors, je déposerais ma voiture chez elle, et on se pointera toutes les 2 à sa porte! Ce sera impossible pour lui de nous renvoyer…

...

Mais avant ça… tous mes plans sont tombés en rade… Lettre a corriger et des tonnes de photocopies à faire avec Rose. Je ne suis arrivée chez Caro que vers minuit, elle piaffait d’impatience. Evidemment, elle avait été checker chez Pascal. Elle avait paniqué et essayé de m’appeler entre 20h30 et 21h30 non-stop, parce qu’elle pensait qu’ils étaient sur le point de sortir. C’était sûrement le cas, mais en fin de compte, Pascal a fait à manger, et ils ont dîner autour du bar de la cuisine. En amoureux… Des rires, des bisous, des jeux de mains, etc.

J’étais impatiente du coup d’aller mettre le hola à tout ça…

Caro m’a demandé comment je pouvais le supporter, et l’avoir laissé prendre ses aises depuis le début de la semaine. Je lui ai retourné la question. Etant sur place, je m’attendais à ce qu’elle fasse quelque chose.

Caroline avait bien essayé de s’incruster mardi après l’entrainement, où Nina avait accompagné Pascal, mais Pascal avait résolu le problème, en la déposant direct chez elle, avant de rentrer avec sa Nina. Elle avait bien essayé de lui dire qu’elle prendrait bien un dernier verre. Elle lui avait aussi proposé de passer chez elle, ce qui sous-entendait de déposer Nina chez lui, et rentrer avec elle.

Pascal a décliné son invitation; il ne pouvait pas planter son invitée pour aller “traîner” chez elle.

Avec Nina dans la voiture, elle n’avait pas osé larmoyer autant qu'elle aurait pu et insister plus, jusqu’à se rendre ridicule. Caroline m’a dit que Nina avait souri devant le refus de Pascal de passer chez elle, ce qui l’avait pas mal enragée.

La bouche en coeur, on s’est pointé chez Pascal a passé minuit. Horreur, il bosse demain, c’était plutôt risqué, Pascal aurait très bien pu nous envoyer paître. Pascal était sous la douche, et on a forcé le passage quant Nina a ouvert la porte.

Pfff, elle portait encore une de ses tenues suggestives; un déshabillé vert-gris, transparent. On voyait ses sous-vêtements en dentelles dessous. J’avais la folle envie de lui arracher les yeux à sec.

Au salon, c’était le silence total. Nina regardait en direction de la télé, mais je sais qu’elle ne regardait pas vraiment. C’était seulement pour éviter de nous parler. D’ailleurs, qu’aurait-on pu se dire? A part s’envoyer de petites piques et s’insulter, je vois pas.

Pascal est sorti de la chambre en lui lançant, qu’elle pouvait utiliser sa salle de bains si elle voulait., tout en se séchant les cheveux et à torse nu (hum… il exagère), avec seulement un bas de training. Il est resté bouche-bé quant il nous a aperçu confortablement installé dans son canapé.

Nina s’est levée pour traverser le salon en direction de la chambre à Pascal, et sa douche. Man! comme si elle était chez elle. En frôlant Pascal, elle a passé sa main sur son ventre. Je ne suis pas aveugle, ni complètement bête, j’ai bien remarqué le regard qu’ils ont échangé.

Sport, Pascal a trouvé le courage de sourire et nous a proposé quelque chose à boire, tout en demandant ce qu’on faisait là à cette heure-ci. Caro s’est aussitôt lancée dans une longue tirade. Prétendant être sortie, elle ne l’avait pas vu, et bla-bla, et comme quoi, elle m’a croisé et on s’est décidé à venir lui faire un coucou.

Pascal a essayé de protester, qu'il était tard, qu'il bossait demain, que si on avait été vendredi soir, ça n'aurait pas posé de problème... C'est quoi ça? Il essaie de nous fiche à la porte ou quoi????

On a fait comme si on n’avait rien entendu. Pendant qu’il nous préparait, à moi un café et un “Summer Dream” pour Caro, j’ai demandé à Caro de trouver le bon moment pour partir, j’allais tout faire pour rester là ce soir. Si l’autre pouffe croyait que j’allais m’en aller et la laisser dormir dans les bras de l’homme de mes rêves, alors elle rêve! Caro a compris et m’a fait oui de la tête.

Pascal revenait avec les verres quant l’autre miss est ressortie de la chambre. Elle a demandé en faisant une moue de chatte en chaleur, si Pascal voudrait bien lui faire un “Singing Canary”. Elle avait passé une robe de chambre en soie verte. Tant mieux, on n’avait pas besoin de voir ses nibards, ni son string. Pascal a été aussi enfilé un t-shirt.

Au lieu de venir s’asseoir autour de la table du salon, ou au moins sur un des fauteuils, après nous avoir jeté un regard moqueur, elle a été tourné autour de Pascal. Hhhhh, la moutarde me montait au nez. Ils se sont chuchoté quelque chose, mais on a rien saisi. Presque sûre que Nina lui demandait ce "qu'ils" allaient faire de nous. Ce "ils", genre on est deux, on décide de concert, on se comprend, etc, m'énerve.

L’atmosphère du salon a chuté dès qu’on s’est retrouvé tous les 4 au salon. Nina s’est arrangée pour s’asseoir dans le même fauteuil que Pascal. Mon estomac s’est retourné tant j’étais en rage, mais je gardais un faux sourire qui faisait très bien illusion. Genre, je ne remarque pas que leurs jambes et leurs bras se touchaient. Non, non, je suis aveugle.

Elle me cherchait l'autre conne. Elle voulait me voir piquer une crise. Mais, il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut rien voir.

Par contre, un moment, quant Pascal s’est adressé à moi et que je lui racontais mon périple avec ma frangine, ce qui fait que je ne suis sortie que tard. J’ai prétendu lui avoir envoyé un message pour lui dire que quant j’aurai fini, je passerais à la maison, et que je pensais dormir chez lui. J’ai aussi prétendu qu’avant de passer, j’ai fait un saut au Time-Out, sachant que Caro, Thomas, etc y étaient. Je pensais le voir là-bas.

Nina lui a lancé un regard en biais, Pascal a légèrement rougi. Il m’a dit n’avoir pas reçu mon message. Avec angoisse, j’ai attendu la suite, m’attendant à entendre qu’il m’aurait avertie que ça ne jouait pas. Mais… rien. Ouf.

Piquée au vif, Nina s’est levée pour s’éloigner vers la cuisine. Je n’ai pas voulu la suivre du regard, c’était déjà assez de voir Pascal le faire. Il a dû se rendre compte qu’elle était énervée.

Caroline en a profité pour dire qu’il était tant qu’elle rentre, que demain elle aussi travaillait.

Nina boudait en martyrisant la vaisselle à la cuisine. Non mais, elle se croyait vraiment chez elle! Pascal était mal à l’aise. Tant pis pour lui, il s’était fourré dans cette situation tout seul.

Et moi, je faisais celle qui ne se doutait de rien, qui ne voyait rien. Celle qui ne remarquait pas l’ambiance étrange qui régnait à cause de ma présence.

Profitant du fait que Nina avait évacué ses fesses de la place à côté de Pascal, je m’y suis mise.

Faisant la totale ignorante, j’ai passé mon bras autour du sien et posé ma tête sur ses épaules en disant combien il m’avait manqué en début de semaine. Je l’ai nettement senti se raidir. Même si je ne le regardait pas directement, préférant regarder dans le vide, j’ai bien senti ses regards embarrassé en direction de Nina.

L’humiliation m’a fait piquer un coup de chaleur… Pour m’avoir humilié de la sorte, ils allaient me le payer, pour le coup, je serais là toutes les nuits jusqu’à ce que cette allemande s’en aille. Je sais bien qu’ils auront l’occasion de discuter au boulot, mais qu’importe. Ils devront trouver un autre moment que demain midi, parce que j’avais bien l’intention de me pointer aussi demain à midi!

Non mais… Qu’est-ce qu’elle croit l’autre? Que je vais la laisser me pousser sur le côté? La laisser s’immiscer entre nous aussi facilement? Ben que néni.

Pascal n’a pas intérêt à jouer son jeu et faire l’idiot, sinon je le castre. J’étais prête à faire la “madeleine” et innonder le sol de son salon de mes larmes, s’il avait le malheur d’essayer de me faire partir. Pas question que je laisse Nina m’évincer… Pas question que je pardonne à Pascal de laisser une autre me marcher dessus lors de son passage éclair dans sa vie.

C’était clair, Pascal se sentait mal. Il ne savait pas quoi faire. Je le trouvais trop distant. Trop froid. Mais tant pis, même si mon ventre était en pleine lessive, je continuais à jouer mon rôle, à faire l’innocente. Comme il ne se décidait pas à m’entourer de ses bras, j’ai frotté mon épaule contre la sienne en prétendant avoir un peu froid.

Nina a traversé le salon en direction de la chambre d’amis d’un pas énervée. Ouhhhh, il n’avait pas intérêt à la suivre…

Pascal a voulu se lever pour aller me chercher un pull, mais je lui ai dis que ses bras me suffiraient. Alors, il a passé un bras autour de mes épaules. Je sais que c’était de mauvaise grâce. Là-dessus, l’autre a claqué la porte de la chambre d’amis. J’ai sursauté. Probablement exprès.

Toujours mal à l’aise, Pascal s’est passé la main sur la figure. Faisant semblant d’être fatigué. Hum, s’il croit s’en tirer, il n’a encore rien vu. J’avais l’intention de donner un petit spectacle sonore à cette chère Nina
. Si elle pense être énervée, alors elle n’avait qu’à attendre.

Pascal me disait qu’il n’avait pas reçu mon message. Que c’était vachement tard, et que c’était la première fois que je débarquais comme ça. La porte de la chambre d’amis s’est ouverte violemment, Nina a retraversé le salon pour se rendre dans la petite sale de bains visite.


En rigolant, je lui ai dit qu’il y avait une première fois pour tout, mais que j’avais eu l’impression de l’avoir abandonné tous ces jours. Aussi, juste pour enfoncé le clou; que je pensais que Nina était repartie. Ne m’avait-il pas dit qu’elle rentrait hier? Puis, je lui ai rappelé que ce n’était carrément pas la première fois que je viens tard, il ne se rappelait donc pas les nombreuses fois où il avait quelque chose, et que je venais l’attendre à la maison? Ou les fois qu’il avait insisté que je vienne, malgré qu’il travaillait le lendemain?

Les points avaient été remis sur les “i”. Surtout ne pas le laisser commencer à croire à la fable qu’il venait d’inventer… La 1ère fois, non mais, puis quoi encore!!!

Nina est venue se planter devant nous, et en allemand, elle lui dit qu’elle aimerait avoir un mot. Grrrh, comment l’empêcher?

Pascal s’est levé, prêt à la suivre dans sa chambre, alors, je me suis levée aussi. Avec autorité, je l’ai pris par la main, et m’adressant à Nina; je lui ai dis qu’on était crevé, qu’on allait se coucher, et je lui ai dis bonne nuit. Tout en parlant, tenant Pascal par la main, je suis partie en direction de la chambre.

Pascal a retiré sa main, me prenant par les épaules, il a osé me demander d’y aller déjà, qu’il arrivait tout de suite. Ohhhh, non! Non, non, non mon vieux, pas question.

1h40 du matin, donc déjà vendredi. Est-ce qu’on allait se prendre la tête? Jeeez, si ça continue, ça va finir en couille…


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288/14 - Nina s incruste chez Pascal !

Publié le par JaneDo


Mercredi, 15 octobre 2014 - 288/14 - Nina s’incruste chez Pascal!

Je ne me rappelle pas très bien ce que j’ai fait, à part courir toute la sainte journée. Le stress. Mais, je le savais déjà hier. Je suis passée prendre un café avec Dol. Je le lui avais promis. J’ai dû passer à l’agence après pour soumettre mes dessins. Quelques courses au passage. Une petite demi-heure au téléphone avec Thomas.

14h, retour chez moi, après avoir sorti la petite. J’attendais mon neveu pour 16h, pour l’emmener chercher sa nouvelle voiture, après un petit détour chez son médecin. Il s’était un peu blessé lors du dimanche d’équitation avec ses frères et soeurs et compagnies.

Je l’ai laissé au garage, pour partir ramener la petite Dobby. On a fait une longue balade en attendant le retour de David.


Quelques courses en rentrant, et à 19h, j’étais à la maison. Raide. Steven est passé à l’improviste. Je l’ai eu au téléphone en rentrant, et quant il a su que je rentrais, il s’est pointé. Aïe, ça m’embarrassait un peu vis-à-vis de Pascal. Je sais que je ne dois pas, mais ça n’empêche pas que j’y pense, et que malheureusement, j’agis en fonction de lui.

Caro m’a appelée, alors que Steven était encore là. Difficile de discuter, surtout à propos de Pascal.

Caroline a vite compris que je n’étais pas seule, après s’être assurée que ce n’était pas Pascal. Elle était passée chez lui après le boulot. Aujourd’hui, elle avait tenté de le joindre au boulot 2 ou 3 fois, sans succès.

En fait, elle cherchait à connaître son programme du week-end, et surtout, vérifier que Nina était bien partie…

Hélas, Nina a décidé de rester quelques jours de plus. Soit-disant pour le boulot. Mouais, on dirait plutôt qu’elle s’incruste!!! Moi aussi, je pensais qu’elle partait aujourd’hui, et je me réjouissais de la voir disparaître de mon paysage. Steven n’a pas manqué de remarquer mon changement d’humeur après le coup de fils avec Caro.

Pascal avait invité Nina à manger au resto en ville. Grhhh, ça m’énervait.

Hum, je ne voulais pas en discuter avec lui… On s’est larvé devant la télé, et Steven m’a proposé de partir avec lui et ses copains ce week-end au Tessin. Ses copains et lui descendent en moto. Hum, veux pas :s. Au lieu de dire non, parce que j’étais sûre qu’il chercherait à me convaincre de l’accompagner, j’ai inventé une excuse.

Je restais là pour voir Pascal ce week-end… Ben oui. Avec mon planning serré en début de semaine, je ne l’avais pas embêté, c’était comme si je le laissais à disposition de la Nina. Aussi, je pensais la voir rentrer en Allemagne dès aujourd’hui, malgré mon angoisse, j’avais tenu le coup.

Mais maintenant, j’étais sonnée de savoir qu’elle prolongeait son séjour… et chez Pascal de plus est!


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287/14 - Dol__ le clou de ma soirée!

Publié le par JaneDo


Mardi, 14 octobre 2014 - 287/14 - Dol … le clou de ma soirée!

La journée ne s'est pas du tout passée comme je l'avais prévue, comme je m'y attendais. D'abbord, comme j'étais très occupée le reste de la semaine, je n'avais qu'aujourd'hui pour moi. Une journée que je pouvais m'accorder, à faire ce que bon me semble; pas de boulot, pas de rendez-vous...

Ben non... J'ai passé une partie de la journée au téléphone, et quant je pensais m'accorder une sieste, après la promenade avec la chienne, Dobby, ben ma soeur a appelé. Elle m'avait envoyé une lettre par email; si je pouvais la lire et la corriger. Elle allait souper avec un copain, et en rentrant, elle s'arrêtait chez moi!

Ouais... donc pas de sieste, pas le temps de bouffer, parce que sinon, je ne pourrais pas regarder sa lettre...

Entre-temps, Dol m'appelle, complètement bourrée... Elle est à Yverdon. Elle me demandait de passer la chercher. 1h de route quand même. Evidemment, vue son alcoolisme, elle a perdu son permis, donc, pas de permis, elle doit se résourdre à compter sur les autres!

Je lui ai dis que je devais faire un truc avec ma frangine, ensuite, je pourrais aller la chercher. Que je le veuille ou non, c'est ma copine, et on doit pouvoir compter sur sa meilleure amie!

... (bon, je dois aller chercher DOL, complètement bourrée à Yverdon! Et bourrée, elle l'était jusqu'à l'os. Pendant le chemin, elle m'appelait toutes les 5 minutes pour me répéter les mêmes choses; l'adresse, que c'était cool que j'aille la chercher, etc. Sur place, j'ai encore dû l'attendre un bon quart d'heure, ce qui m'a énervée. Mais bon, vu son état, elle n'était même pas consciente de ses actes. J'avais des yeux pour voir qu'elle était saoul de chez saoul, et pourtant, elle essayait de me faire avaler la couloeuvre, comme quoi, elle n'avait bu que des bières sans alcool! Ouais! Même le vieux chez qui elle avait passé la soirée, Paco, n'était pas dupe.) ...

De retour chez moi, j'étais trops crevée pour avoir envie de faire quoi que ce soit... J'ai lu un moment au lit pour me détendre. Avant de dormir, j'ai encore sorti Dobby. Pfouhhh, demain, encore une journée à courir dans tous les sens, zut.


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286/14 - Il y avait bien anguille sous roche!

Publié le par JaneDo


Lundi, 13 octobre 2014 - 286/14 - Il y avait bien anguille sous roche!

J'ai donc décidé de planter Pascal au resto avec Nina, sous prétexte que j'étais crevée et pas en forme, pour le surprendre, et voir si, comme je le présentais, il se passait quelque chose derrière mon dos... Faut toujours suivre ses intuitions, ou 6ème sens, comme on veut, on se trompe rarement!

Je n'ai pas été déçue du voyage!

Mardi soir... (bon, je dois aller chercher DOL, complètement bourrée à Yverdon! Et bourrée, elle l'était jusqu'à l'os. Pendant le chemin, elle m'appelait toutes les 5 minutes pour me répéter les mêmes choses; l'adresse, que c'était cool que j'aille la chercher, etc. Sur place, j'ai encore dû l'attendre un bon quart d'heure, ce qui m'a énervée. Mais bon, vu son état, elle n'était même pas consciente de ses actes. J'avais des yeux pour voir qu'elle était saoul de chez saoul, et pourtant, elle essayait de me faire avaler la couloeuvre, comme quoi, elle n'avait bu que des bières sans alcool! Ouais! Même le vieux chez qui elle avait passé la soirée, Paco, n'était pas dupe.) ...

Je m’étais rendue compte que Pascal s’était senti piégé, contraint de m’inviter chez lui hier soir. J’avais l’impression qu’il ne me disait pas tout. Nina n’avait pas cessé de me lancer des regards bizarres, et se baladait chez lui presque à poil. Pas normal.

Vu l’ambiance tendu à la maison, Pascal nous avait invitées au restaurant. L’ambiance ne s’est pas améliorée. Nina et moi ne nous adressions pas la parole. L’une comme l’autre ne parlions qu’à Pascal. Nina lui parlait exprès en allemand, pensant que je ne comprendrais rien.

Quant Nina lui a demandé, en allemand, si je comptais dormir encore chez lui ce soir, Pascal a eu l’air embarrassé et a eu une réponse qui m’a légèrement serré le coeur et avec une expression qui semblait dire qu’il n’osait pas me demander de partir.

Alors j’ai décidé de prendre les devants et de faire semblant de rentrer. Hors, j’avais l’intention de vérifier mes intuitions; j’étais sûre qu’ils couchaient ensemble, et qu’hier soir, ma venue n’était pas prévue.

Quant j’ai dis que j’étais fatiguée et que demain j’avais une grosse journée, donc que je rentrais, Pascal a voulu me raccompagner chez lui pour que je puisse récupérer ma voiture. Surtout pas! C'aurait fichu en l'air mes plans! J’ai prétendu qu’un copain était dans les parages et qu’il me ramenait, ou sinon, je prendrais un taxi.

Pascal m’a accompagnée pour attendre mon taxi. Je lui ai dis qu’étant donné qu’ils allaient sûrement sortir, je préférais rentrer, trop fatiguée pour ça (c'était juste pour savoir s'il sortait, que j'avais dis ça). Non, il ne sortait pas, si Nina voulait sortir, elle devra le faire seule. Avant de m’en aller, je lui ai dis que je lui faisais confiance. Je ne sais même pas pourquoi je lui ai dis ça!

J’avais d’abord pensé me placer dans son coffre, mais, ce n’était pas une bonne idée; trop risquée. Donc, j’ai filé chez lui, et m’aidant de ma clé, je suis entrée. J’avais l’intention de me cacher derrière les rideaux derrière le piano. Pas dans le bureau, c’était compromis, et la chambre d’amis était soit-disant, occupée par Nina.

Derrière le piano était vraiment une très bonne place. Je n’avais plus qu’à attendre. Ciel, heureusement qu’il ne connaît pas mon journal, parce qu’en lisant ça, il saurait tout tout tout. Tout ce qui se passe dans ma tête!

En attendant, j’étais curieuse de vérifier si Nina était où elle était sensé être et probablement fouiller un peu dans ses affaires. Ce que j’ai fait. Elle avait effectivement sa valise dans la chambre d’amis. 30 minutes plus tard, j’ai entendu la voiture, alors j’ai pris mon poste derrière le piano.


Pascal et Nina sont arrivés, bras dessus, bras dessous. Inutile de m’étendre sur ce que je ressentais, c’est facile à deviner. Ça m’a mise dans tous mes états.

Bras-dessus-dessous! Malgré tout, je ne m’y attendais pas. Et ils parlaient de moi!!!

Nina trouvait que Pascal s’était renfermé, il n’avait pas dit plus de 3 mots dans la voiture. Elle voulait savoir pourquoi. Qu’est-ce que j’avais bien pu lui dire pour le rendre aussi grognon. (Grognon??). Pascal a passé sa main dans ses cheveux, en l’attirant à lui, il a dit qu’il n’était pas grognon, juste un peu fatigué.

Nina était persuadée que je lui avais fait une scène, parce qu’elle était chez lui. Que j'étais jalouse. Pascal avait beau lui dire que non, elle insistait.

  • J’ai bien vu comme elle me regardait… A moins qu’elle soit vraiment idiote, elle a dû se rendre compte de quelque chose
  • Je te dis qu’elle ne m’a pas fait de scène. Jane n’est pas comme ça, c’est pas son genre.
  • Pourquoi elle était là, tu ne m’avais pas dit que c’était terminé depuis longtemps avec cette bonne femme.
  • Jane… c’est Jane.
  • Tu ne m’avais pas dit que c’était fini avec cette femme?

Pascal a poussé un long soupir, puis il lui a dit que parler de moi avait de quoi refroidir sérieusement l’ambiance! Parler de moi? Refroidissait l’ambiance? Le fumier.

Nina s’est collée contre lui et a passé ses bras autour de ses épaules. Elle n’avait même pas besoin de se mettre sur la pointe des pieds, son visage était à la hauteur de la sienne.  Pascal l’a éloignée en faisant la moue, la tenant à bout de bras: “Tu ne fais que me parler de Jane, ça me coupe. Du coup, j’ai l’impression de la tromper".

Soudain, Pascal l’a plantée pour faire le tour de son appart; il a été voir dans le bureau, ma dernière planque, la chambre d’amis, sa chambre, et la petite pièce où Jess, sa femme, range ses affaires de coutures. C’est aussi la pièce où la femme de ménage fait le repassage.

Il a eu un petit sourire et semblait un peu surpris. Je crois qu’il s’était demandé si je n’étais pas cachée quelque part.
Petit sourire? Peut-être parce qu’il a dû se dire qu’il était idiot d’avoir cru que je pouvais être là? Hum, s’il savait!

Nina a demandé ce qui se passait. Pascal a souri en haussant les épaules. Comme elle insistait, il lui a dit qu’il avait eu l’impression de sentir un courant d’air et s’était demandé s’il n’avait pas oublié une fenêtre ouverte. Hum, pas mal! Nina s’est aussitôt recollée à lui, les bras autour de son cou. Elle voulait un baiser et comme Pascal ne faisait pas mine de vouloir faire le premier pas, elle s’est un peu braquée.

  • C’est clair, elle t’a fait une scène.
  • Je te dis que non.

Pascal lui a répété qu’il ne faisait pas la tête. Nina a passé la main dans ses cheveux en lui tendant ses lèvres. Pascal ne s’est pas fait prier pour l’embrasser.

Mon coeur a loupé quelques battements. En fait, j’avais l’impression que mon coeur a subitement changé de place pour monter dans ma gorge, laissant une grosse place chauffante au milieu de ma poitrine. Man, c’était insupportable, j’étais au bord des larmes.

Ses lèvres sont descendus le long de la gorge de Nina qui avait fermé les yeux, il a fait glissé une des bretelles de son top pour embrasser l’épaule sous ses doigts. L’autre main avait déjà trouvé son chemin sous son top pour s’emparer de sa poitrine. Nina avait aussi ses mains partout. Pascal l’a soulevée pour passer ses jambes autour de lui, et l’a transportée jusqu’au canapé en face de la cheminée.

Je pensais pouvoir filer à l’anglaise dès qu’ils se retirerait dans la chambre, mais non hélas...

J’ai dû assister, ou plutôt subir impuissante la longue durée de leurs ébats. J’ai bien cru à un moment, que j’allais avoir une attaque d’asthme. Heureusement non, mais j’étais mal. Mon coeur battait si fort, j’étais à bout de souffle. Ce sourire, ce sourire qu’il a quant il fait l’amour… j’aurai voulu que ce ne soit qu’à moi!

Même si j’ai de la peine à l’avouer, les larmes coulaient toutes seules et me chatouillait le bout du nez avant de tomber à mes pieds. J’observais Pascal, tous ses gestes, ses mouvements, ses expressions, essayant de décoder quelque chose, de comprendre, d’essayer de savoir ce qu’il pouvait penser.

Et ce qui me faisait pleurer, c’est de penser qu’hier, je n’avais pas été là parce qu’il l’avait voulu, mais parce qu’il était coincé par ma proposition!

Après, Pascal s’est levé pour aller prendre une douche, Nina est restée allongée dans le canapé, à poil. Glups, Nina est quand même sacrément bien foutue!!!

Les foudres de la jalousie m'ont tordu l'estomac. J'avais envie de m'arracher le coeur, parce que ça me brûlait de l'intérieur. Je ne mettrais plus les fesses dans ce canapé. Il était souillé. En revenant, Pascal s’est dirigé à la cuisine pour se servir un verre de lait. Nina, a enfilé son t-shirt et l’a suivi.

Nonchalente, consciente de sa beauté, elle restait allongée dans le canapé, les jambes écartées, ne cachant rien de son anatomie. Le sang tapait dans ma tête... Il y a quelques instants, même pas 2 minutes, Pascal était sur elle, l'embrassait, la caressait, il était en elle... leurs soupirs, les murmures m'avaient crevés les tympans... J'avais la gorge serrée, la bouche sèche; la nausée peut-être...

Et elle a recommencé à parler de moi. Pascal a soupiré en la dévisageant, il lui a demandé d’arrêter. Il semblait excéder. Mais, elle n’en avait sans doute rien à foutre, elle a continué. Elle voulait toujours savoir ce qu’on s’était dit, et Pascal lui a dit que ça ne la regardait pas.

En gros, elle a dit que je devais bien me douter de quelque chose, que je ne devais pas être si bête à mon âge. Elle ne comprenait pas pourquoi il m’avait laissé venir hier soir. Puis, elle a dit qu’elle nous avait entendu, que ça l’avait empêchée de dormir, qu’elle lui en avait voulu. Elle avait même eu envie de débarquer dans la chambre pour me dire que quelques heures avant, ils étaient en train de faire la même chose. Et bla-bla, et bla-bal, elle n’arrêtait pas.

Pascal l’a coupée et a dit qu’il se pouvait bien que je devine ce qui se passait, mais il a dit que ce n’était pas très important. Nina sceptique a demandé s’il croyait vraiment que ça ne me faisait rien qu’il me trompe? Pascal a répondu qu’il ne me trompait pas, puisqu’on n’était plus ensemble.

  • Alors pourquoi tu étais si.. distant? Pourquoi est-ce qu’elle est venue ici hier? Pourquoi tu ne lui as pas dit que tu étais occupé?
  • Pourquoi j’aurai fait ça? J’avais envi de la voir!

Ha? Ha vraiment? Il disait ça juste pour la faire taire? Ou pour ne pas avoir à se justifier? Ou avouer que je l’avais piégé? Mais… si c’est vrai, alors ça me fait très très plaisir. Mes larmes se sont un peu résorbées. Les battements de mon coeur s’étaient ralentis, presque clamés. Et une chose un peu plus dérangeant, c’est ce que ma tête disait “oh que je t’adore!”. Dire que j’arrive encore à l’adorer! Je dois être carrément dérangée!

Nina a paru déconcertée, surprise, elle a froncé les sourcils, incertaines. Elle est même restée sans voix pendant de longues secondes à le regarder droits dans les yeux. Incrédule, elle a répété comme si elle avait avalé de travers; “mais, ce n’est plus ta petite amie?”.

Pascal a soupiré en haussant les épaules. Il lui a dit que même si on n’était plus ensemble, il se sentait toujours en connexion. Puis, il lui a expliqué que même si je me doutais de ce qui se passait, pour moi, ce qui était plus important, c’est qu’il ne cherche pas à se débarrasser de moi pour voir une autre fille. Que la plupart du temps, je préférais qu’il travestisse un peu la réalité, ça me convenait comme ça. Mais, ce qui aurait été impardonnable pour moi, c’aurait été qu’hier, il me mente, alors que je finirais pas l’apprendre, et que pour voir une autre fille, il me mène en bateau, ou m’invente une excuse bison.

Hum… c’était vrai… comme une gosse, je veux toujours être sûre de passer en premier sur sa liste des priorités…
Du coup, ça a calmé ma douleur, malgré ce à quoi je venais d’assister.

Nina, question de remuer le couteau dans la plaie, a demandé si ce n’était pas me mentir, ce qui se passait entre eux. Pascal a encore haussé les épaules, il a souri pour dire que, je m’en doutais certainement. En la regardant droit dans les yeux, Pascal lui a dit que j’étais très loin d’être bête. J’étais peut-être même rentrée pour les laisser. Quoi qui se passe.

Elle n’avait pas l’air ravie. Ce qui m’a fait plaisir, c’est d’entendre Pascal lui dire que, de toutes les femmes qu’il connaissait, j’étais celle qui faisait le moins de scène, que j’étais de très loin la moins chiante. Hum, il avait oublié qu’il n’y a pas si longtemps, il m’avait dit le contraire!

Pascal a décidé qu’il était tard, qu’ils feraient bien d’aller se coucher. Nina a pensé le suivre dans sa chambre, mais il a fait une petite grimace;

  • C’est mieux pas, si d’aventure Jane décidait de revenir pour dormir ici… Je préfère qu’elle ne te trouve pas dans mon lit… désolé!
  • Mais, puisqu’elle sait…
  • Même… je veux pas. Puis, tu n’as as arrêté de parler d’elle, alors… je ne me sens pas à l’aise de dormir avec quelqu’un d’autre juste après…
  • Tu déconnes?
  • Mets toi à ma place… tu as parlé sans arrêt de Jane depuis les dernières 30 minutes, alors qu’est-ce que tu crois? Tu m’as fais pensé à elle, et… quelque part ben…

Nina a arrêté de bouder, elle ne voulait pas dormir seule. Elle a essayé de le persuader que je ne viendrais pas, qu’ils pouvaient au moins passer la nuit dans le même lit.

Pascal l’a embrassée sur la joue pour se diriger seul vers sa chambre, Nina est restée un moment debout au milieu du salon hésitante. Nina s’est ensuite dirigée vers la chambre d’amis en laissant la porte ouverte, alors je n’ai pas osé bouger. Trop peur de me faire surprendre. J’ai tâté la clé dans ma poche pour être sûre qu’elle était bien là, et j’ai attendu.

Après 30 minutes, les jambes lourdes, j’ai pensé que je pourrais enfin tenter une évasion, Nina a traversé le salon pour aller vers Pascal. Il ne dormait pas encore, il lisait. Tout en laissant la porte ouverte, Nina s’est glissé dans son lit. Pascal a tenté de la raisonner et lui dire de retourner dans sa chambre, mais elle ne voulait pas.

Merde, j’étais coincée! Pourquoi est-ce qu’elle n’avait pas fermé la porte, j’aurai pu au moins filer… C’était presque 1h du matin!!!

Pascal s’est levé, il a essayé de m’appeler. Heureusement, mon natel était sur silence. Je l’ai entendu me laisser un message pour dire bonne nuit. Il voulait savoir si j’avais reçu son message, si j’étais bien rentrée, et que c’était tard, mais… il a hésité et soupiré… il aurait voulu que je sois là!

Hoooh! Malin ça! Si je n’avais pas été plantée derrière ce rideau, j’aurai cru chaque mot! Le pire, c’est que j’aurai été rassurée et comblée. Qu’est-ce qu’on peut être stupide...

Nina l’avait entendu, et lui a demandé s’il pensait ce qu’il venait de me dire. Pascal a dit que oui.

Ha bon !!! Avec Nina dans son lit??? Il est fou ou quoi? Pour le faire suer, je devrais apparaître tout à coup! Il verrait s’il ferait autant le malin! Oui, mais je fais quoi en trouvant l’autre dans son lit? Ok, c’est pas une idée brillante. Je vais m’en tenir à ma fuite dès que je pourrais.

Pascal a encore essayé de me joindre, comme il tombait encore sur mon répondeur, il a juste dit que c’était encore lui.

Quant il a fait mine de retourner au lit, Nina s’est jetée en premier dans le lit, prête à l’attaque. Je les ai entendu encore discuter.

Pascal ne voulait rien entendre, demain c’est boulot, donc il fallait dormir. Nina lui a grimper dessus, mais il l’a remise de son côté en répétant qu’il fallait dormir.

Je ne sais pas si ça me faisait plaisir ou pas. Je ne ressentais plus rien. Une chose est sûre, c’est que Pascal avait parfaitement raison à propos de ce qui avait de l’importance pour moi. Pas le fait qu’il couche avec d’autres filles, non, mais sa manière d’être quant je suis là, quant on est ensemble.

Bien sûr, ça fait mal, peur aussi... Pour l’instant, il s’en était plutôt bien sorti.

J’ai dû encore poireauter 1h pour être certaine qu’ils dormaient. Pascal ne l’avait pas prise dans ses bras. Bon point pour lui. Mais, je ne suis pas idiote, probablement dans son sommeil, il finira par la coller contre lui.

Presque en rampant, j’ai trouvé mon chemin jusqu’à la porte. Chaque fois que j’entendais des mouvements provenant de la chambre, je restais pétrifiée sur place. J’ai mis plus de 10 minutes pour mettre la clé dans la porte et la tourner. Hors d’haleine, tremblante, j’ai osé l’ouvrir et me faufiler dehors. J’avais peur que le bruit ne les ai réveillé.

J’ai encore attendu un peu avant d’oser recommencer le même processus et fermer la porte à clé. Sous la pluie, j’ai couru à ma voiture et je suis rentrée complètement courbaturée, rompue. Maintenant, j’ai un torticoli d’enfer!

Lundi, c’était la course toute la journée et le soir, au lieu d’être au souper de famille à 18h, j’attendais un futur coloc qui n’est pas venu. Il était en réunion d’après son message. Ce sont les vacances scolaires, et la puce est au ranch, donc on était que 4; David, ma soeur, Carmine et moi. On a tellement papoté, que je n’ai réussi à rentrer qu’après 22h.

Trop tard pour répondre à mes messages… J’ai quand même pris le temps de répondre à Pascal. J’ai dit que; je m’étais couchée aussitôt rentrée, donc je n’avais pas vu son message, et ce soir, ben, souper de famille et je venais seulement de rentrer. JTM, Bisous.

Pascal m’a aussitôt répondu, il voulait savoir s’il pouvait m’appeler. Alors je l’ai appelé.

Nina est toujours chez lui, elle ne rentre que mercredi en Allemagne. Pascal a demandé s’il pouvait venir dormir chez moi. Ça m’a scotché! Pourquoi? Il voulait faire semblant de ne pas vouloir être avec Nina ou quoi? J’ai gardé mon calme. J’ai rigolé et je lui ai dit que c’était comme il voulait. Comme il semblait sérieux, j’ai dis que c’était un peu tard, trop tard pour faire des kilomètres juste pour dormir.

Bizarre, il a eu l’air d’insister, alors j’ai décidé d’aller chez lui. Le temps de prendre une douche et d’enfiler un training propre, j’ai filé.

J’ai tout de suite remarqué que Pascal avait changé les draps. D’ailleurs, j’ai vérifié dans la corbeille à linges. Hum, il ne voulait pas que je sente le parfum de Nina dans son lit? Si c’était un test, alors une fois de plus, Pascal a été adorable, alors je ne pouvais rien lui reprocher. J’ai bien senti que Pascal m’observait.

Nina a paru contrariée d’avoir à supporter ma présence. Grand bien lui fasse… Je dois bien supporter la sienne!

Pascal m’a dit que ça l’avait perturbé que je lui dise que j’avais confiance en lui. J’ai cherché à comprendre pourquoi, et j’ai réalisé que c’était de la culpabilité.

J’ai pensé nécessaire de lui dire que je n’étais pas idiote à propos de Nina! Pascal n’a pas cherché à en savoir plus, et moi je n’ai pas cherché à m’expliquer d’avantage.

C’est vrai, l’essentiel, c’est qu’il soit comme il était en cet instant avec moi, son appel aussi pour me demander de venir dormir. Ce qui me fait douter de mes conclusions, comme quoi il s’était senti coincé, du coup, j’en doutais. Ce soir, comme samedi soir, il était adorable… Je l’aime exactement comme il est...


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285/14 - Nina et un ménage à 3 explosifs!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 12 octobre 2014 - 285/14 - Nina et un ménage à 3 explosifs!

C’est au-dessus de mes forces de passer tout un week-end sans voir Pascal. C’était trop dur. J’ai utilisé l’excuse que Pascal m’avait laisser des messages samedi pour l’appeler. Après tout, que voulait-il? Après tout, c’était lui qui avait fait le premier pas, même si ça m’énervait que ce soit seulement en fin de journée qu’il ait trouvé mon numéro!!!

Forcément, avec le bruit ambiant du bar, il n’a pas répondu. Intérieurement, je fulminais de savoir qu’il avait poursuivi Elodie quant elle a quitté le bar en pleurant. Mais qu’importe, Pascal m’avait quand même appelée, et je n’avais pas répondu.

Caro m’a avertie qu’il était sur le point de rentrer vers 1h du matin. Elle rentrait avec Pascal et Nina.

Caroline avait l’intention de prendre un dernier verre chez lui avant de rentrer chez elle. Question de s’incruster un peu. Elle voulait savoir ce qui se passait et pourquoi Nina était chez lui.

Héééé! Pascal m’a rappelée… avant de rentrer… Trop chouky. Ça m’a fait du bien au coeur :)

Il ne m’avait pas croisée, et se demandait ce que je faisais. Il avait essayé de m’appeler pur savoir si je sortais prendre un verre, mais je n’avais pas répondu, ni à ses appels, ni à ses messages. Il a même pensé que je lui faisais la gueule. (hum, un peu mais bon).

  • Tu fais quoi? T’es où?
  • Afff, en train de rentrer. Pourquoi? Tu veux que je passe?

Allé, tant qu’à faire, pourquoi ne pas provoquer ma chance.

  • Ben, j’aimerai bien…
  • Sérieux?
  • Oui. Jeudi tu es partie si… précipitamment! Je pensais que tu resterais…
  • Mais, tu avais déjà prévu autre chose non? Alors je voulais pas te gêner.
  • Alors tu viens ou pas?
  • Ok, je viens. Je pense que...
  • Ecoute, il y a juste un petit truc qu’il faut que je te dise… Puis non. Je pars maintenant, je pense que je serais à la maison dans 20 minutes tout au plus.

Hum, j’étais chez moi, et pas du tout sur la route. Comme jeudi soir, quant Pascal a proposé de me ramener à ma voiture, et qu’Elodie a flippé, parce que je n’avais pas ma voiture, j’étais venue avec Caro. J’ai aussitôt averti Caro que Pascal m’avait proposé de passer chez lui. Elle le savait déjà. Pascal venait de lui dire qu’il l’a déposait chez elle.

Caroline avait voulu batailler, parce qu’elle avait cru qu’il voulait se débarrasser d’elle pour rester tranquille avec Nina.

Je me suis précipitée sous la douche, et en 2 temps 3 mouvements, je me suis habillée, et hop, départ. Je suis quand même arrivée chez Pascal 1h plus tard. Pascal m’a appelée en arrivant chez lui et en ne me voyant pas, il a cru que j’avais changé d’avis. Il a été rassuré de savoir que ce n’était pas le cas et que j’étais à 5 minutes de chez lui.

  • Il y a un petit truc qu’il faut que je dise. J’aimerai que tu ne t’énerves pas, et je pense que je dois te le dire avant…
  • Ok, je ne m’énerverais pas. Mais… tu m’inquiètes tout à coup! T’es sûr que tu veux que je viennes? Je peux encore faire demi tour si tu n’en as pas vraiment envi?
  • Non! Non, viens stp, ça me fait plaisir. Alors t’as intérêt de ne pas faire demi-tour.
  • Bon, alors vas-y…
  • C’est juste que… tu ne t’énerves pas, et ne va pas imaginer des choses ok. C’est juste que Nina dort ici.

Glups! Il a osé. Il a osé me le dire. Je pensais qu’il avait réussi à la cacher quelque part, comme ça, il n’aurait pas eu à se justifier ou à me le dire. Gros silence. Pascal s’inquiétait à l’autre bout du fils, il me demandait si j’étais encore là.

  • Oui, j’suis là. Nina? L’Allemande?
  • Oui. Elle est juste là pour quelques jours, et elle ne trouvait pas d’hôtel près du travail, et comme ça, je fais le taxi, mais rien d’autre.
  • Ne trouvait pas d’hôtel? Tu sais que c’est de la foutaise? Enfin… T’es sûr que tu veux que je vienne? Dis Pascal, c’est pour prendre un café ensemble, faire pote pote, et ensuite je dégage, c’est ça?
  • Non! Je pensais que… j’espérais que tu restes dormir. Tu veux?
  • Arh, je sais pas… Faut que je raccroche, je dois réfléchir.
  • Jane? Tu as promis que tu ne pèterais pas un câble. Ecoute, si je te demande de venir, c’est qu’il n’y a pas de soucis. Alors ne me fait pas le coup de… Viens ok? Jane? T’es toujours là?

Petit silence. J’aurai aimé qu’il rajoute qu’il m’aimait, que je lui manquais, je sais pas moi… Quelque chose qui me fasse sentir qu’il voulait vraiment que je sois là. Mais bon, faut pas trop rêver non plus. C’était déjà super qu’il me demande de passer, alors faut pas demander la Lune quand même. C’est cool.

En tous cas, Nina voulait qu’on sache qu’elle était là! Pascal était sorti me chercher, et la miss, en petite tenue, se tenait dans l’embrasure de la porte. Elle m’a lancé des regard et des sourires pleins de sous-entendus.

Je ne sais pas ce que Pascal lui trouve. Enfin, je ne sais pas non plus ce qu’il me trouve, mais, je trouve que son caractère ne se marie pas avec lui. C’est un vrai cheval. Je suis sûre qu’elle était exigeante et devait le faire marcher à la baguette. Mais c’était peut-être justement ça qu’il aimait chez elle, même s’il ne se l’avouera pas.

Nina ne m’a pas saluée. Quant je suis arrivée à sa hauteur, elle m’a tourné le dos pour se diriger vers le frigo se servir un coca. Madame s’est ensuite installée dans l’un des canapés, en faisant glisser son verre sur ses lèvres en regardant Pascal. Je crois qu’elle se demandait à quoi il jouait, ou bien, elle cherchait à le provoquer, je n’en sais rien.

Je ne savais pas vraiment comment me comporter, heureusement que Pascal m’a prise par la main. Je l’ai laissé me guider. Je ne comprenais pas encore très bien ce que je faisais là, mais j’étais contente d’être là avec lui. S’il m’a demandé de venir, malgré la présence de cette pouffe, c’est qu’il ne se passe rien. Rien en tous cas qui puisse me faire flipper.

Devant elle, Pascal m’a expliqué qu’elle était là quelques jours pour le travail. Pour simplifier, il a dit que c’était plus simple qu’elle soit là, plutôt qu’à l’hôtel. Je savais qu’il m’expliquera plus tard. Mais, je crois que je me doutais que c’était lui qui lui avait proposé de rester chez lui, même avant qu’elle le spécifie.

Pascal a voulu savoir ce que j’avais fais ces derniers jours, parce qu’il n’avait pas de nouvelles. Nina restait là, malgré le fait qu’il était évident que c’était une conversation privée. Pascal s’est senti obligé de se justifier, de me dire qu’il avait eu beaucoup de boulot, un peu stressé, il attendait des nouvelles, etc.

Nina l’a interrompu en me voyant sourire et accepter ses explications, pour lui demander qui était la fille qui était partie en larmes, la petit blonde bouclée, qu’il avait poursuivi. J’imagine que c’était pour m’énerver. Pascal a violemment rougi, et en me serrant les doigts, il a simplement prononcé le nom d’Elodie.

Je sais qu’il me serrait la main pour que je ne m’énerve pas devant elle. Il ne voulait pas que je tombe dans son jeu. Je n’en avais pas l’intention. Il m’expliquera plus tard ça aussi.

Avec son déshabillé en satin rouge, Nina se baladait dans le salon. Elle faisait tout pour l’aguicher. Mais, je pense qu’elle avait déjà dû en faire autant quant ils étaient seuls. J’aurai voulu lui sauter à la gorge et lui demander de se couvrir un peu, mais après tout, c’est Pascal qui lui a proposé de venir. Pourquoi, ça, je me le demande encore???!!!

Puis, ça a fait “TILT” dans ma tête… Comme des pièces d’un puzzle qui s’emboîte!

C’est moi qui ait demandé au téléphone s’i voulait que je passe! Pascal n’avait pas osé me dire non! Il se doutait bien que je saurais un jour ou l’autre pour Nina, ou que je savais déjà! Pascal s’était retrouvé coincé! Pascal ne pouvait pas faire autrement que de me dire de venir! Ha! Je n’étais là, que parce qu’il était coincé.

Si je n’avais pas demandé de passer, il ne me l’aurait pas proposé! Plus tard, il m’aurait sorti un truc genre, je pensais que tu étais fâchée… La vache!

Ok, soit je bois un verre en faisant semblant de rien, et je pars avec le sourire? Ou soit, je reste et je fais semblant de rien, et après le départ de Nina, on s’expliquera? J’aurai bien choisi la première solution, mais, si je pars, Nina se moquera de Pascal. Non, ça, je ne supporterais pas. Quitte à ce qu’elle se moque plutôt de moi, en me prenant pour une tarte, je préfère sourire, et jouer le jeu de la “tarte”.

Pascal m’expliquera plus tard, qu’il me dise ce qu’il aurait préféré que je fasse.

Comme Nina semblait vouloir nous tenir la jambe, on a décidé d’aller se coucher. En fait, on a parlé un moment. Je n’ai pas voulu lui poser trop de questions sur le pourquoi du comment de la présence de Nina. J’imagine qu’elle devait surveiller la lumière, et les bruits provenant de la chambre. Nous, on l’entendait bouger dans le salon, zappé sur la télé et tout.

Pour le lui enfoncé bien profond, et lui rendre la monnaie de sa pièce! Je n'ai pas oublié Gstaad! Alors, je n’ai pas été silencieuse… J’espère qu’elle a avalé de travers! Hum, je pense que oui, vu qu’elle a augmenté le volume de la télé!!

Dimanche, je me suis levée après Pascal. Il était attablé avec Nina, mais aussi Caroline, qui était passée pour aller courir avec Pascal. Il pleuvait, et Pascal n’avait pas eu envi de sortir courir. Ou peut-être qu’il ne voulait pas me laisser seule avec Nina! J’ai tout de suite vu que Pascal avait préparé ma place. Je pense qu’il était sur le point de venir me réveiller. J’aurai bien aimé.

Thomas est apparu en haut des escaliers presque en même temps que moi. Heureux de me voir, il m’a fait tournoyer dans ses bras. Cça m’a mise tout de suite à l’aise et de bonne humeur, même si j’avais un peu le tourni. Nina, hautaine ne parlait qu’à Pascal ou Thomas. Elle m’ignorait de même que Caro. Pfff, on s’en fiche.

De toute façon, elle allait bien devoir me parler… la journée ne faisait que commencer!

Dès que les garçons se sont affalés dans les canapés, laissant les filles autour de la table-bar de la cuisine, Nina s’est détournée, n’ayant aucune intention de nous parler. Nous non plus d’ailleurs. Pas question de faire un geste envers elle, elle ne le méritait pas. Elle a été se caser à côté de Pascal.

Si de la fumée pouvait me sortir du nez, ce serait arrivé là, direct. Caro et moi avons échangé un regard, on se comprenait. Je pense qu’elle aussi sentait les provocations de la miss Nina.

Parties dans notre discussion, on l’a très vite oubliée. Pascal m’a fait un bisou dans le cou en venant se resservir un café. Il a aussi fait une bise sur la joue de Caro. Nina n’a pas reçu de câlin de sa part. Ouf, rassurant. Ou peut-être que je me faisais des idées, ils cachaient seulement leurs jeux???

Paul est passé dans l’après-midi. Pascal et Thomas sont descendus avec lui à la salle de musique. Ils avaient l’intention de faire de la musique ensemble. J’a réalisé plus tard, que 2 autres copains les avaient rejoint. Caroline et moi avons planté Nina au salon. On s’est étalé sur le lit à Pascal pour discuter.

Hum, on pensait la rendre mal à l’aise, mais elle nous a battu… Nina est descendu vers les garçons!

Après le départ des copains, vu l’ambiance plutôt lourdingue, Pascal a proposé qu’on sorte manger. D’habitude, il aurait préparé quelque chose et on serait resté à la maison. Mais vu que Nina et moi ne parlions pas l’une à l’autre, il a pensé que le restaurant serait moins pesant. Il avait tord.

De toute façon, ça m’était égal, je n’ai pas toujours besoin de parler. Je les ai laissé parler, sans chercher à intervenir, sans montrer que la situation méritait que je m’énerve. Nina cherchait visiblement à me provoquer, elle s’adressait à Pascal en allemand, sachant parfaitement que je ne comprendrais rien.

Toutefois, ayant étudier l’Allemand à l’école, je saisissais parfois quelques mots. Et de voir Pascal rougir par moment, je savais que j’avais bien compris quant elle parlait de moi, ou de leurs relations. Pascal lui répondait parfois en anglais, sauf quant c’était un sujet chaud.

Par exemple, je sais qu’elle lui a demandé si “je” pensais dormir (Schlaffen) chez lui. Petit pincement quand même quant Pascal, au lieu de dire qu’il l’espérait bien, a répondu, avec un air embarrassé, qu’il ne savait pas. Comme s’il n’osait pas me demander de partir.

Hum… Est-ce que je devrais prendre les devants et rentrer chez moi? Mais, ce serait le jeter direct dans ses bras, non? Est-ce qu’ils dormiront ensemble? Si oui, je fais quoi? Montrer que je les ai pris sur le fait? Et qu’est-ce que ça me rapporte? Ou au contraire, rester? Ou partir, et revenir discrètement après pour voir si j’avais vu juste???


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284/14 - Je voudrais lui manquer! Mais il y a Nina!

Publié le par JaneDo


Samedi, 11 octobre 2014 - 284/14 - Je voudrais lui manquer! ... Nina

Caroline n’avait pas fermé l’oeil de la nuit. Je pense qu’elle avait dû me remplacer dans son jardin. Seulement, il avait beaucoup plu, alors elle avait attrapé froid. Malgré ça, vers 9h, elle était chez Pascal pour aller courir avec lui. Elle lui avait laissé un message.

Pascal n’avait pas l’intention d’y aller ce matin, mais Caro a fait comme si elle n’avait pas vu son message, et sonnait chez lui à l’heure dite. Pascal est quand même sorti pour aller courir avec elle en fin de compte. Il a remarqué son état et s’est inquiété. S’il savait… comment elle s’était fait ça!

Pendant leur petit tour, elle a essayé de lui poser des questions sur ce qu’il avait fait le soir précédent, mais il est resté très évasif. Il avait été prendre un verre dans un bar, sans préciser lequel, avec une collègue de travail. Evidemment, Caro a cherché à savoir laquelle. Elle en connaissait une bonne partie, mais il semble que ce soit une collègue de passage.

En retournant chez lui après le jogging, le mystère était en partie éclairci… Nina attendait sur le pas de la porte!

Nina! Mais qu’est-ce qu’elle fiche ici? Chez lui? Pourquoi? Enfin… je n’avais pas le droit de me mêler de sa vie!

J’ai donc essayé tant bien que mal de faire l’impasse sur Nina, sur le fait qu’elle était chez Pascal, et en plus qu’elle portait ce qui semblait être un pyjama de salon. Mais, j’y pensais sans arrêt.

C’était donc Nina à la Bohème. Je ne l’avais pas reconnue. Peut-être parce que j’étais juste choquée, en même temps trop contente d’avoir eu la chance de le trouver.

Le soir, je ne savais pas encore ce que j’allais faire… Sortir dans l’espoir de le croiser, maintenant que son secret était éventé, ou sortir de mon côté, ou encore rester tranquillement chez moi?!

…Je voulais lui manquer… Mais, je pense que c’est peine perdu, il était occupé à autre chose… à continuer sa vie…

Pascal est sorti en compagnie de sa Nina. Comme ça, tout le monde est au courant. Pfff. J’avais pensé l’appeler en cours de soirée pour lui demander si je pouvais passer, mais je ne pouvais donc pas l’appeler maintenant, j’aurai l’air de chercher à l’emmerder. Parce qu’il se doute bien que je finirais par savoir que Nina était dans les parages.

Même si ça me torturait, j’ai fait la morte. Pas répondu au message de Pascal en fin de journée qui me demandait comment j’allais et ce que je faisais. Je pense qu’il s’imaginait que Caroline m’avait déjà mise au courant. J’avais beaucoup de peine et j’étais au plus mal.

Contente quand même d’apprendre qu’Elodie était partie en pleurant du bar où ils étaient. Un peu moins que Pascal lui avait couru après. Mais, il est revenu bredouille, et Nina avait dû poireauté toute seule pendant plus de 30 minutes.


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283/14 - Je l espionne 1x de plus!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 10 octobre 2014 - 283/14 - Je l’espionne… 1x de plus!

En partant de chez Pascal, j’avais vraiment le moral dans les pompes! Le sourire qu’il avait en ouvrant sa porte à Maud se promenait dans ma tête. Rien ne réussissait à me sortir cette image de la tête. Je crevais d’envie de l’appeler. Rhhh. Non, je ne dois pas faire ça. Au contraire, je devais laisser les images me torturer, jusqu’à ce que je m’habitue à l’idée que nous deux, c’était fini terminé. Je dois m’habituer à l’idée de le croiser avec d’autres filles.


Caroline m’a appelée peut-être 10minutes après que je sois rentrée. Elle était rentrée elle aussi. Caro était surprise que je ne sois pas chez Pascal. Je lui ai dis qu’il y avait Maud. Il n’y avait pas de lumière, elle pensait qu’il dormait. Il n’y avait plus la décapotable de Maud. Perso, j’étais persuadée qu’elle avait été la parquer ailleurs, question qu’Elodie ne sache pas qu’elle était avec Pascal.

Caro a pété un câble. Elle a décidé d’aller chez Pascal, quitte à le réveiller, elle voulait s’assurer que Maud n’était pas là. Elle avait beau sonner, Pascal n’a pas répondu. Ce qui me confirmait qu’il n’était pas seul. Pascal l’a rappelée alors qu’elle traversait le parc pour rentrer, et alors qu’on était toujours en ligne. Elle m’a raccrochée au nez pour lui répondre.


20 minutes plus tard, elle m’a envoyé un message pour me dire qu’elle dormait chez Pascal. Petit pincement au coeur. Ce soir, je ne m’attendais pas à voir Maud se pointer chez Pascal, je ne m’attendais non plus pas à ce qu’il soit seul une heure plus tard.

Pascal s’était donc débarrassé d’elle! Bizarre! Et d’après le message que Caro m’a envoyé, Pascal dormait. Il l’a vue en train de traverser le jardin, alors il l’a appelée.

Il était tard, il n’avait pas envi de discuter, mais il a pensé qu’elle était venue sonner chez lui, parce qu’elle voulait dormir chez lui, alors il l’a invitée à entrer.

Bon, j’avoue que la jalousie me bouffait la tête. Je regrettais de ne pas être restée, de ne pas avoir eu le courage de m’imposer. Pfff, je fais toujours tout de travers. J’étais tellement persuadée que lui et Maud s’était donné rendez-vous, et qu’il devait être soulagé de me voir partir, que je ne me suis pas donnée la peine de penser plus loin.

Je ne comprenais rien à rien. Comment se fait-il… Afff, il faut que j’arrête de me torturer avec tout ça.

Soit que j’accepte tout et je m’arrange pour que ça fonctionne, ou j’abandonne. Ben, vaut mieux que j’abandonne.

Ce soir, j’ai refusé toutes les propositions de sorties. J’ai choisi de rester chez moi, peindre en regardant la télé. Bref, une soirée tranquille. Je ne sais pas si c’était dans l’espoir que Pascal apparaisse à ma porte, ou tout simplement pour éviter de croiser Pascal. Et tous ceux qui ne faisaient pas partie du cercle autour de Pascal, m’auraient achevée d’ennuis.

Persuadée de pouvoir tenir le coup, je me suis lancée dans la peinture en musique. Mais à mesure que les heures défilaient, que le soir tombait, l’angoisse, ma compagne des mauvais jours, me faisait perdre la tête. Rester là à ne pas savoir ce que Pascal faisait était au-dessus de mes forces.

Et merde, il pleuvait… J’ai fait le tour des endroits où Pascal pouvait se trouver, et je l’ai trouvé. Il était à la Bohème. Mais, je n’ai pas vu la voiture des autres. Par les grandes fenêtres et portes vitrées, je l’ai vu.. installé au bar avec une nana. Ciel, ça ne changera jamais… Et c’est qui elle? Connait pas.

J’ai tenté d’appelé Caro. Elle était au Tiger. Elle pensait que Pascal finirait par arriver. J’ai été obligée de détruire ses illusions; je l’avais sous les yeux, et il n’avait pas du l’air d’être sur le point d’aller rejoindre les autres!

Je suis restée dans ma voiture, plus de 2h, à me faire rincer pour aérer de temps à autre, les yeux rivés sur le bar.

Ils sont sortis peu après 1h du matin, en s’abritant tous les 2 sous sa veste. C’était peut-être rassurant, je ne les ai pas vu s’embrasser. J’ai entrepris de les suivre, mais j’ai très vite perdu la bataille. Les routes étaient trop dangereuses et glissantes, et moi je n’avais pas un gros 4x4! J’étais désespérée de l’avoir perdu, parce que je ne pouvais pas savoir où elle habitait.

J’ai donc été chez Pascal, persuadée qu’il ne rentrerait pas avant le lendemain. Mais, avant de rentrer, je devais en avoir le coeur net. Avant de prendre le chemin de sa maison, j’ai d’abord vérifié au Tiger, au cas où il rejoignait les autres. Niet.

Pascal et cette fille étaient chez lui… Pour une fois, il avait pris soin de fermer les rideaux, donc je ne voyais que de la lumière sans plus. Chiotte. Ça me démangeait de l’appeler pour savoir si je pouvais passer chez lui…


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282/14 - Croisé, chassé!

Publié le par JaneDo


Jeudi, 09 octobre 2014 - 282/14 - Croisé, chassé!

Tout ce que je rêvais de faire aujourd’hui, après ce début de semaine à courir dans tous les sens comme une fourmi ouvrière, c’était ne rien faire. Juste me reposer et reculer mon TGIF (Thank God It’s Friday) à aujourd’hui. Mais je voulais voir mon papa. Il pouvait m’aider avec les photos, les dates, etc.

A 11h30, j’étais sur sa terrasse avec une partie des photos. Marlène m’a invitée à dîner, ce qui n’était pas prévu. On a traîné sur les photos jusqu’aux environs de 15h. J’étais naze. D’abord, je n’avais pas beaucoup dormi, et le temps était lourd. Aussi, si je voulais sortir un moment ce soir, il fallait que je me repose un peu.

De retour à la maison, j’ai essayé de faire une sieste, mais… je n’ai fait que me tourner et me retourner, sans réussir à dormir. Trop de trucs dans la tête, et… Pascal. Est-ce que j’avais envie de voir Pascal? Certainement. Est-ce que je supporterais de le croiser ce soir? Je ne savais pas.

Caroline s’impatientait et regrettait d’avoir promis de m’attendre pour sortir. Elle m’agaçait à m’appeler toutes les 5mn pour savoir où j’en étais. Ce qui est bien quant je suis fatiguée, c’est que je ne m’énerve pas.

Bon, en plus j’aurai été plutôt mal placée d’oser, étant donné mon retard; elle m’attendait à 21h, et il était passé 22h30 quant j’ai parqué ma voiture devant son appartement.

Juste eu le temps de descendre de voiture. On aurait dit qu’elle avait le nez collé à la fenêtre. Sortie, fermée la porte, ouvert sa voiture, et je n’avais plus qu’à m’installer et on est parti. Même pas le temps de prendre un café!

Pas ravie de voir Alexia, qui ne m’aime pas des masses, et je le lui rends bien. Je pense que c’est elle qui a averti Caro que Pascal était au Baroque. Ok, assez pratique, puisqu’elle était aux côtés de Pascal, Paul et Mathias. Mais, il y avait aussi cette satanée Elodie.

J’ai très vite remarqué que Pascal et Maud se faisait de petits signes à travers les regards qu’ils se lançaient de loin… Quant je croisais le regard de Maud, elle me regardait de haut avec une petite moue de mépris. Pétasse.

Pascal m’a reprochée de ne pas répondre à ses appels. Je fulminais intérieurement; Culot! il avait sûrement prévu de s’en aller, ramener Elodie et d’aller ensuite chez Maud, et pour se donner bonne conscience, ou surtout pour se trouver des excuses, il me faisait des reproches!

J’ai décidé de ne pas m’énerver. Ce qui arrivera, arrivera, je ne pouvais rien y changer, alors autant ne pas perdre mon temps. Pourtant, le regard que m’a lancé cette garce me foutait en pétard, j’avais envie de lui le foutre bien profond.

Si j’avais su quoi faire pour ça, j’aurai aimé que Pascal lui fasse faux bond, pour moi, qu’elle le sache, et que je puisse lui lancer ce même regard méprisant au passage. Mais je ne savais pas comment réussir un coup pareil. J’ai laissé Pascal me faire ses reproches, et j’ai éludé ses questions. Après tout, il avait discuté avec Caro, il n’avait qu’à y réfléchir.

J’ai vu Elodie ramasser ses affaires, donc j’ai su que Pascal était sur le point de partir, alors je l’ai devancé…

Juste eu le temps d’avertir Caroline qui ne comprenait rien, et j’ai filé pour saluer tout le monde, Pascal y compris. Il a proposé de me ramener à ma voiture, et j’ai accepté. Juste pour emmerder la Maud. Mais c’était stupide, parce que ça m’a donné l’envie d’aller voir chez lui pour vérifier ma théorie.

Dans la voiture, c’était un silence plombé. Pas un mot. Je croisais le regard de Pascal dans le rétroviseur. Je me demande ce qu’il pensait? Elodie faisait la gueule que Pascal la ramène. Elle m’a fait poireauté dans la voiture pendant que Pascal l’a raccompagnée devant la porte de son immeuble, J’ai compris qu’elle avait dû insisté, parce qu’il l’a accompagnée à l’intérieur. J’en ai profité pour me mettre sur le siège avant.

Pascal n’a pas fait long, 5 minutes plus tard, il ressortait de l’immeuble pour me ramener. Il s’est retourné pour faire signe à Elodie qui s’était postée à la fenêtre. Hum…!

Je sentais que Pascal aurait voulu que je reste, peut-être pour discuter, ou autre chose, mais j’ai réalisé que, si je restais juste pour emmerder Maud, c’était nul. De toute façon, ils se verront une autre fois, donc ça ne changeait pas la donne. La seule chose que je réussirais à faire, c’est lui déclarer la guerre et de me mettre en concurrence avec elle. Maud risque de tout faire pour se l’accaparer à son tour, juste pour m’emmerder et ainsi de suite.

Alors… J’ai cédé la place… Qu’il fasse ce qu’il veut, ça ne me regarde pas… Pourtant, hihhhh, j’étais trop tentée!

Curieuse, j'ai voulu savoir si j'avais raison de suspecter quelque chose, savoir si je ne me faisais pas des idées. Je suis donc restée dans les parages, pour voir si Pascal ressortait. Hum, non, il ne ressortait pas. C'est Maud qui est venue chez lui.

Donc, j'avais raison... Je ne m'étais pas trompée sur les signes que j'avais cru voir...

Avec ce petit sourire que j'avais tant aimé, ce sourire avec lequel il m'm'accueillait... C'est Maud qu'il a accueilli de cette manière, avec ce même sourire... Ce sourire qui m'a hanté le reste de la soirée. Je ne suis pas restée à regarder ses fenêtres, ça ne m'aurait fait que plus de mal, alors je suis rentrée. Le reste, je n'avais pas besoin d'être là pour connaître la suite..


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281/14 - Kaya a 17ans!

Publié le par JaneDo


Mercredi, 08 octobre 2014 - 281/14 - Ma Kaya a 17ans!

J’ai bien fait. Parce que ma soeur avait dit qu’elle serait sur Moudon mercredi vers midi, pour préparer le souper pour l’anniversaire de ma petite Kaya. 17ans! Incroyable! Hier encore elle n’était pas plus grande qu’on bouchon, et on la berçait en chantant, et la voilà prête à prendre son envol. Que le temps passe vite! Ma soeur a invité les parents à Théo, son petit ami. On sera plus de 15 à table.

Vers 13h, ma soeur n’était toujours pas en route pour Moudon! Heureusement, que j’avais déjà fait mon gâteau, parce qu’on avait prévu que je le fasse chez Carmine. En plus, les frères à Lilice ne voulait pas passer en ville la chercher, je me suis donc dévouée pour passer la prendre. Ma soeur nous a évidemment donné des courses à faire!

Les parents à Théo sont supers cools. Sa mère, que j’avais déjà croisée est absolument chouette. C’est une belle femme, et son père, de même que sa copine sont géniaux.

J’ai beaucoup discuté avec l’amie du papa, que je trouve vraiment sympa. Elle est drôle, intéressante et travaille dans une organisation d’aide aux oeuvres de charités. La maman travaille à la radio suisse romande.

Je ne me rappelle plus des prénoms, va falloir que je demande à Théo. Et je ne me rappelle pas non plus du travail de son papa. Bravo!

Les garçons ont chipoté pour ramener leurs soeurs, alors j’ai fait le taxi. C’était presque minuit quant j’ai déposé Kaya en dernier. Elle est née en fait à 23h56 le 8, 4 minutes plus tard, et elle aurait été du 9! Comme Daphné, ma camarade d'école. Fallait monter les affaires à l’appartement. Ma soeur est restée pour tout ranger chez Carmine. Il nous avait gentiment prêté sa maison, donc c’était la moindre des choses.

De retour chez moi, je me suis effondrée sur le canapé. J’avais encore des tas de photos à scanner, et je voulais avoir un bout de ma soirée, donc, je ne voulais pas me coucher tout de suite.

Pascal m'avait envoyé des dizaines de messages, mais je n'avais vraiment pas le temps de lui répondre. En plus, je ne voulais pas. Je crois que sa petite sortie samedi soir pour courir chez Elodie m'avait dégoûtée. Il n'avait pas eu une seule pensée pour moi, alors qu'il aille se faire cuire un oeuf.


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