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300/14 - Oublier Erika et ce qui s est passé...

Publié le par JaneDo


Dimanche, 26 octobre 2014 - 299/14 - Relax!

A la maison, je me suis couchée direct après une petite douche. J’avais pensé être assez fatiguée pour dormir dès que ma tête toucherait les coussins. Mais, non, rien à faire. Je me suis mise à attendre. C’est nul. Je ne voulais pas être encore réveillée quant Pascal rentre, ça le gênera. Ce serait moche.

On dirait que le temps avait décidé de ralentir un max,   je me suis mise à compter les heures  . En plus, il y avait un changement d’horaire; on reculait d’1h!

Pascal est rentré un peu après 3h du matin, donc à 4h selon l’ancien horaire. J’ai fait semblant de dormir à poing fermé.

Probablement rassurée de le savoir à la maison, et aussi parce qu’il avait tenu sa parole de ne pas dormir à l’hôtel avec Erika, je me suis enfin endormie pendant qu’il prenait sa douche. Dans mon cocon de douceur, j’ai senti sa présence.

Pascal s’est collé contre moi. Il m'a embrassée doucement dans la nuque pour ne pas me réveiller. Il aurait pu se contenter de se coucher et me tourner le dos. Je crois que ça m'aurait blessée.

J'appréciais   ses petits gestes de tendresse   du fond des bras de Morphée. Il m'a serrée fort, comme pour dire qu'il m'aimait. En tous cas, j’ai senti la fraicheur de sa douche. C’était bien qu’il enlève l’odeur de l’autre.

Le matin, j’ai mis du temps à émerger, il faisait si bon au lit, bien au chaud. Pascal était déjà debout comme toujours, avait déjà été faire son jogging avec Caro. Installés autour du bar de la cuisine, ils parlaient tout bas en buvant un café. Ils parlaient tout bas pour ne pas me réveiller.

Pascal préparait le petit déjeuner, quant Thomas, l’oeil encore glauque, est descendu pour manger avec nous. Tout comme Thomas, j’étais encore dans les choux. Je me demande comment Pascal faisait pour être aussi énergique après une nuit presque sans sommeil.

Après le départ des 2 invités surprises, on a été se jeter au lit. Pascal a voulu faire l’amour, comme s’il cherchait à se faire pardonner pour hier. Je l’ai laissé faire, même crevée, j’aime faire l’amour avec lui. Je me suis endormie presque aussitôt après. J’avais du sommeil à rattraper.

Son natel m’a dérangée, et a fini par me réveiller. C’était cette pouffe d’Erika, qui disait avoir envie de le voir. Elle lui demandait ce qu’il faisait aujourd’hui, si ça le tentait de passer vers elle. Elle lui demandait de la rappeler.

Rhhh, j’ai essayé de me rendormir, mais j’avais la tête toute pleine. Difficile. Pascal est venu voir dans la chambre si j’étais réveillée, et a regardé son natel au passage. Je me suis enfin décidée à me lever, et je lui ai dit que son natel m’avait réveillée.

Pascal m’a dit que c’était Erika et m’a résumé son message. J’étais curieuse de savoir s’il pensait lui répondre, mais il n’en avait pas l’intention. On a tout de suite changé de sujet. On n’avait pas besoin de parler d’elle. Pas aujourd’hui. Je préférais l’oublier.

On a passé une délicieuse journée, et j’ai dormi chez lui ce soir aussi… Miam.


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298/14 - The Sex is Good... (2)

Publié le par JaneDo


Samedi, 25 octobre 2014 - 298/14 - The Sex is Good…  (2)

Une fois tranquille dans notre coin, je lui ai demandé ce qui se passait. Il a fait celui qui ne comprenait pas. Ou peut-être que c’était le cas. Je lui ai demandé de me parler comme à un pote, parce que je voulais que notre amitié soit aussi forte que le reste.

Je voulais aussi être son meilleur pote. Pascal m’a dit que c’était pas possible. Du moment qu’on devient amant, on ne peut plus être les meilleurs amis du monde. Le sexe change la donne. Les sentiments aussi. J’ai insisté, je voulais tenter le coup. Pascal hésitait. Depuis qu’il me connaissait, il devrait savoir. Et je lui ai rappelé Caroline…

Je lui ai dis que j’avais noté qu’il se trafiquait quelque chose avec Erika, qu’il me semblait l’avoir déjà vue. Je lui ai demandé de me faire confiance, je voulais vraiment qu’il me parle comme il le ferait avec un copain. Que si ça le gênait, qu’il oublie que c’était moi pendant quelques instants.

Et on n’en reparlerait plus jamais, quoi qu’il me raconte, sauf s’il le voulait.

J’avais tout de même un peu peur, pour une fois, je n’avais pas eu le temps de réfléchir, de peser les pours et les contre. J’avais été un peu prise de court. Pascal s’est décidé enfin, à mon grand soulagement. Je voulais vraiment, vraiment être aussi son amie, au même titre que sa maitresse.

Pascal m’a raconté… Erika lui avait filé la clé de sa chambre d’hôtel. C’était donc ça…

Pascal hésitait encore à être aussi franc qu’il aurait été avec un pote, alors j’ai dû encore insisté. Il prétendait que ça ne l’intéressait pas, qu’il passerait à son hôtel pour lui rendre la clé. Valait mieux que je fasse semblant de ne pas noter l’incohérence.

Est-ce que Pascal croit franchement que j’allais avaler ça? S’il n’aurait pas été intéressé, il lui aurait tout de suite rendu sa clé. Et pourquoi attendre pour aller le lui rendre à l’hôtel? Pourquoi pas tout de suite ici? Simplement parce qu’il était intéressé! Je devais lui parler comme je l’aurai fait avec une copine qui me raconte son truc.

  • Wow… pas mal! Vachement courageuse! Et qu’est-ce que tu veux faire?

Je voulais savoir ce qu’il avait ressenti, si ça le tentait, s’il avait envi d’aller la rejoindre. Pascal continuait à prétendre le contraire. Je pouvais me mettre à sa place et deviner ce qu’il devait ressentir, ses hésitations, son envie de grimper à l’hôtel la grimper! Mais, c’était difficile de l’amener à me parler aussi ouvertement qu’il l’aurait sans doute fait avec un pote.

  • Hé, tu parles à ton pote Jane!

Il a pouffé; “Je n’ai pas de pote qui s’appelle Jane!”. J’adore le voir sourire comme ça. J’adore ses yeux briller, son regard, je l’avais trouvé si sexy pendant le concert. Et je ne crois pas avoir été la seule. Sa timidité le rend distant, mais c’est tellement attirant, ça donne envie d’aller jusqu’à lui.

Probablement pour couvrir sa gêne, et certainement aussi pour se donner une contenance, il s’est penché par dessus la table pour m’embrasser.

Sa gêne était palpable, mais je voulais qu’il dépasse ça; “Comment ça, tu ne sais pas?”. Pascal a haussé les épaules et a regardé en direction d’Erika. Leurs regards se sont croisés. J’avoue que ça me compressait un peu dans la poitrine.

  • Non, je ne pense pas.
  • Moi, si j’étais un mec, j’avoue que je serais flatté… Pas besoin de tourner autour du pot, ni de me demander si elle me drague ou si je me fais des idées; la clé est la réponse à toutes ces questions!
  • Et tu ferais quoi alors?
  • Hum… Je penserais qu’elle est vachement gonflée, vachement sûre d’elle, ou qu’elle me prend pour une bille ou un mec facile… J’ai rigolé. Je me dirais que je n’étais sûrement pas le premier avec qui elle fait ça! Au lieu d’un préservatif, j’en mettrai 2...

Pascal a rigolé en approuvant de la tête. Oups, est-ce que j’étais en train d'essayer de le dégoûter?

  • J’aurai probablement envi de lui faire comprendre qu’elle ne peut pas toujours avoir ce qu’elle veut. Mais… elle est plutôt pas mal… joli petit cul, jolie frimousse… Franchement, je ne crois pas que je pourrai résister! Celui qui dirait le contraire est un menteur! Et toi, tu la trouves comment?
  • Pas mal!
  • Ouais, pas mal… alors n’hésite pas, fonce…

Bon, là, j’avais peut-être été trop… pote! Je suis sûre que n’importe quel pote lui aurait dit la même chose, seulement, venant de moi, ce n’était pas tout à fait la même chose. Pascal me regardait sans rien dire, puis après un moment, il m’a demandé comment je pouvais prétendre être amoureuse de lui et accepter qu’il butine ailleurs? Comment je pouvais l’envoyer dans les bras d’une autre?

  • Justement parce que je t’aime… Je ne suis pas hypocrite! Et ce serait hypocrite d'ignorer ce qu'on peut ressentir dans des conditions pareilles. Je ne prétends pas être un ange, je sais qu’à ta place, je ne pourrais pas résister, alors pourquoi est-ce que je voudrais une chose pour toi, et une autre pour moi?
  • Alors ça ne te fait rien?
  • J’ai jamais dit que ça ne me faisait rien… ça me fait toujours quelque chose… La jalousie me bouffe parfois jusqu’à l’os, mais… je n’ai rien à t’interdire, je n’en ai pas le droit, même si j’étais ta copine. Ce serait hypocrite de te demander de ne pas bouger un cil, ou de prétendre ne rien ressentir. Je ne suis pas dans ta tête, mais je sais pertinemment que tu en as envi. Si j’étais un mec, bien sûr que j’aurai envi de me taper son joli petit cul.
  • Arh, parle pas comme ça.

Malgré tout, ma réflexion l’a fait sourire. Pascal regardait sans arrêt en direction d’Erika. J’imagine qu’il se demandait encore s’il oserait se jeter dans la gueule de la louve. J’ai tourné la tête pour la regarder à mon tour. Elle lui souriait et lui faisait de petits signes, se mordant les lèvres, se passant une mèche de cheveux derrière l’oreille, etc.

  • Jane, je t’aime aussi… mais moi, je ne suis pas aussi… ouvert. J’aimerai, mais je ne le suis pas. Je suis encore fou de rage de penser à toi et Thomas, et je ne parle même pas de Steven…
  • Je n’ai pas couché avec Steven Pascal!
  • Ouais… je ne pourrais jamais en être sûr vois-tu… mais, je ne pourrais jamais être aussi… et te laisser faire ce que tu veux! Appelle moi égoïste si tu veux, mais je ne pourrais pas. Même là, rien que d’en parler, j’ai un poing dans le ventre… Comme si on m’arrachait les tripes.

J’ai souri. Ça me faisait plaisir d’entendre ça.

  • Alors pourquoi? Je ne comprends pas?
  • Y a pas d’autre raison. Pourquoi t’en empêcher?  Ça ne te coupera pas l’envie. Tu risques seulement de te sentir frustré, et avoir l’impression d’avoir louper quelque chose. Tu m’aimes quand même, non?
  • Ça oui… T’es… T’es spéciale… Mais, je crois que je vais passer mon tour.
  • Tu sais… je préfère comme maintenant… savoir ce que tu fais, ou ce que tu t’apprêtes à faire, plutôt que ce soit dans mon dos… comme avec Elodie. Quant c’est en cachette, ça me fait peur. Je sais bien que ça peut pas toujours être aussi limpide qu’aujourd’hui. Faut savoir composer… J’essaie…

Pascal m’a attirée contre lui et m’a embrassée. J’ai vu Erika nous regarder. Je crois qu’elle s’est rendue compte que c’était foutu pour ce soir. On s’est expliqué. Je voulais qu’il sache que, ce soir, j’avais vu, je savais, je devinais ce qui se passait en lui. Et je ne voulais pas me mettre en travers.

Que je préférais ça, plutôt que de n’avoir rien vu, de l’apprendre après. Savoir qu’il ne m’avait rien dit, mon imagination me jouerait des tours et je risquais de me laisser emporter à imaginer qu’il y avait autre chose qu’une histoire de fesses, simplement parce qu’il me l’avait caché. Et pourtant, en totale contradiction, cela faisait partie des choses que je préférais ignorer.

On a longuement discuter. J'avais de la peine à trouver les bons mots pour expliquer ce que je pensais, comment je voyais les choses.

Je ne lui ai pas caché que ça me gênait un peu qu’Erika pense me dominer dans son coeur. Qu’elle puisse penser être mieux que moi, et qu’il n’en avait rien à foutre de ma gueule, qu’il s'intéressait plus à elle qu'à moi.

Mais je ne savais pas comment faire pour ne pas me sentir humiliée. Mais, il m'avait dit qu'il m'aimait, alors je ne pouvais pas m'empêcher de sourire de bonheur.

Pascal comprenait ce que je cherchais à dire.

Je lui ai demandé s’il pouvait ne pas montrer aux autres ses intentions, s’il pouvait être plus… et je ne savais pas comment lui expliquer. Mais, Pascal avait saisi. Pour un mec, il est plus malin que je ne l’aurais cru.

  • Dis, quant tu vois tes copains, ou celui qui est au courant, tu racontes? Ou tu gardes pour toi?
  • Normalement, je garde pour moi. Le seul à qui je raconte, ou racontais, c’était Thomas. Mais depuis Jess, plus tellement.
  • Tu me raconteras?
  • J’ai cru qu’on n’en parlerais plus jamais?
  • Je ne te ferais jamais de reproche à ce sujet. On ne se disputera pas pour ça. Ce sera comme si ce n’était jamais arrivé, point barre. Je voudrais même être la seule au courant… c’est peut-être un peu trop demander?
  • Non… ça me va.
  • Mais je ne veux pas, pas ce soir… j’ai juste envi qu’on rentre.
  • Pas vrai… tu te sens mal à l’aise parce que je suis au courant.
  • Ça aussi.
  • Rappelle-toi, on en a parlé en tant que pote.
  • Ces 2 choses ne vont pas ensemble… On peut pas être pote...
  • On va essayer de faire que ça aille ensemble. Est-ce que je te mène la vie dure parce que tu vois Caroline? Non! Alors, fais moi un peu confiance.
  • T’es dingue!
  • Ça aussi, et j’ai rigolé. Je peux… dormir chez toi ce soir?

Pascal a enfin souri plus détendu.

  • Oui, mais bon… je préfère alors que tu rentres chez toi. Savoir que tu m’attends… et que tu saura quant je rentre après avoir heu… combien de temps j’ai passé avec elle et tout, ça me gêne.
  • Ben justement… je t’interdis de dormir avec elle. C’est ma seule exigence, c’est trop?
  • Qu’est-ce que tu veux dire… jeez, on parle comme si c’était, comme si tout était réglé!
  • Je veux juste pas que tu dormes là-bas. Je veux dormir dans tes bras, moi!
  • J’ai compris.
  • Je peux encore demander quelque chose?
  • Oui vas-y…

Je lui ai expliqué que je ne voulais pas que, maintenant, sachant qu’il va aller la retrouver, qu’il me plante presque pour rester coller à elle, des messes basses, qu’ils se fassent des oeillades et tout. Tant que j’étais là, je préférais qu’il se montre indifférent, distant, mais pas trop non plus, sinon tout le monde devinera direct.

On a aussi âprement discuté du comportement, de faire attention que personne ne remarque le cirque d’Erika, que personne ne le voit aller à son hôtel. Mais j’ai eu l’impression de lui faire la leçon. D’ailleurs, je le lui ai dit. Je devais aussi lui faire confiance et voir ce que ça allait donner. On avisera plus tard au cas où.

Pascal pensait que ça risquait de tout gâcher entre nous, alors il ne voulait pas y aller. Alors encore une fois, j’ai dû le rassurer que ça ne changerait rien. J’ai voulu savoir si son hôtel était tout prêt, parce que je ne voulais pas qu’on puisse remarquer sa voiture parquée droit devant. Mais il a cru autre chose. Ça m'a un peu déçue.

  • Pourquoi? Tu veux venir te poster devant pour être sûre que je me comporte bien? M'attendre? Me surveiller?
  • Pas cool de dire ça… C’est mieux quant on berne sa copine, hein? C’est plus excitant?

Pascal n’était pas très à l’aise. Il a rougi; "Pas ça, mais c’est juste ultra gênant…".

En allant rejoindre les autres, je tremblais un peu. Pascal s’en ai rendu compte et il a secoué la tête. Il a souri. Je lui ai avoué que l’angoisse commençait à me gagner, alors il a passé son bras autour de moi et m’a embrassée sur la tempe. J’a adoré ce petit geste.

Tout s’est très bien passé, mieux que je l’aurai espéré. Caroline a voulu savoir ce qui nous avait tenu à l’écart si longtemps, s’il y avait un problème. Erika essayait de se rapprocher de Pascal, mais il restait distant, malgré ses petits sourires et ses oeillades qu’elle voulait sexy. Elle lui avait déjà filé sa clé, elle cherchait quoi de plus? Que tout le monde sache? Grrrh!

Pascal semblait me draguer. Epaule contre épaule, il me lançait des sourires à tomber par terre, cherchant à capter mon attention. Parce qu’il sentait que j’étais hyper tendue. Erika devenait livide, elle ne comprenait rien. Pascal ne l’avait pas envoyée balader, il avait même gardé la clé qu’elle lui avait donnée, et pourtant, il faisait du charme à une autre fille (moi en l’occurrence).

Pascal était attentif, au petit soin. Hmmm, bravo, il jouait bien le jeu. Ça m’a complètement rassurée.

Erika ne disait rien, cherchait son regard, mais il ne la regardait pas. Elle s’est ramenée et l’a touché à l’épaule pour demander si elle pouvait lui parler 2 secondes. L’espace d’un instant, Pascal a semblé paumé, il ne savait pas quoi faire et avait peur de mal agir. Il s’est tourné vers elle, mais n’a pas bougé d’un pouce.

Erika lui a alors chuchoté quelque chose à l’oreille. Il lui a souri et lui a fait un clin d’oeil.

Immédiatement ses copains lui ont demandés ce qu’elle voulait, cherchant quelque chose de croustillants à se mettre sous la dent. Erika l’a entendu leur répondre qu’elle lui avait simplement dit qu’elle avait aimé le concert. Hum, ce n’était évidemment pas vrai. Déçus, ses copains ont abandonné l’affaire. Bravo Pascal, bien joué!

J’oubliais qu’entres mecs, ça passe rarement inaperçu quant une fille trotte après un de leurs copains… Bon, Caro l’avait aussi remarqué, et elle incendiait Erika du regard. Erika, elle, avait retrouvé le sourire.

5 minutes plus tard, après un regard entendu et un sourire en direction de Pascal, qui l’a ignorée, Erika a dit qu’elle rentrait et a fait la bise à la ronde. Même à moi, avec un aplomb incroyable, et un petit sourire que j’ai de la peine à étiqueter; hum… "Ton mec rentre avec moi? Je vais me farcir ton mec? Ma petite, j’ai réussi à te prendre ton mec?" Quelle hypocrite.

Pascal est ensuite parti pour donner un coup de mains au groupe pour ranger le matériel.

Caroline et moi avons encore discuté 5 minutes avec tout le monde, avant de décider qu’il était tant de rentrer. On est passé dire au revoir à Pascal et saluer le groupe.

Caroline m’a proposé de passer chez elle, mais dehors, elle voulait qu’on reste là pour voir Pascal partir. Et être sûr qu’il rentrait. Je lui ai dis que j’allais dormir chez lui, qu’il rentrait donc à la maison après.

Elle a eu une petite grimace envieuse. J'ai accepté de passer 5 minutes pour prendre un café. Elle est donc partie devant et je l’ai suivie. Pascal pouvait être tranquille.

Pascal a encore tenu à me dire qu’il passerait en vitesse à l’hôtel pour rendre la clé à Erika… et décliner son invitation… mais, je pense qu’il ne résistera pas!


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298/14 - The Sex is Good? (1)

Publié le par JaneDo


Samedi, 25 octobre 2014 - 298/14 - The Sex is Good…  (1)

Est-ce que je suis maso? Non. Simplement, j’en étais arrivée à accepter la relation de Pascal et Caroline. Dire que c’est moi qui l’ai jeté dans ses bras! Puis, j’appréciais le fait que tous deux continue à essayer de m’épargner. Ou essayait-il simplement de me berner?

Peut-être que je suis naïve, mais je ne pense pas. Je ne crois pas qu’ils soient si vicieux. Je leur fais confiance. J’ai demandé à Caro si elle voulait, mais elle a préféré rentrer chez elle. Ce qui n’a fait que confirmer ce que j’avais deviné.

Quant j’avais posé la question à Caroline, Pascal se trouvait derrière moi, et je l’ai vu, dans son reflet dans les baies vitrées, faire signe à Caro de dire non, en secouant la tête.

Dès qu’elle est partie, Pascal m’a prise dans ses bras en disant qu’il était content de la voir partir, il voulait qu’on soit un peu seuls. Il a été adorable, passionné, tendre et on a fini la soirée en douceur, plein d’amour partagé. C’était plus que bien, et je ne regrettais pas de l’avoir attendu.

Peut-être qu’une partie de sa tendresse venait de son sentiment de culpabilité, mais je ne regrette rien.

Pendant le petit déjeuner, on a discuté de savoir comment s’organiser pour demain soir, je voulais le voir jouer. Pascal a proposé de passer me chercher avant d’aller répéter. Mais ça me faisait poireauter pendant la répète, et après encore, jusqu’au moment du concert. Pas trop envie. Il a alors proposé de venir me chercher à l’entrée vers 21h. Là, ça me convenait mieux.

Pascal a rigolé; je suis toujours en retard. Je dois être là à 21h, si non, je serait obligée de payer l’entrée comme tout un chacun, et je ne pourrais pas venir “backstage”. Il allait prévenir les types à l’entrée de me laisser passer. Mais il se pourrait que les mecs oublient et je me retrouverais coincée dans la queue.

J’ai pensé que je pouvais lui envoyer un message à mon arrivée. Hélas, s’il était déjà sur scène, il ne pourra pas venir. Bref, je devais arriver à l’heure.

Evidemment que je suis arrivée en retard! Caroline était déjà là, et Pascal avait eu l’idée de m’envoyer une photo de Caroline avec les sécus à l’entrée, en mettant que ce sera mon pass, elle pourra venir me chercher. Je n’avais qu’à montrer la photo à ceux de l’entrée. Bravo, c’était une bonne idée.

Ha, c’était chouette. J’adore. Pascal a chanté deux morceaux, une avec Lali. Celle que j’ai aimé par dessus tout, c’est la reprise de “The Sex is good” de Saving Abel, ça lui va comme un gant.

Après, toute l’équipe est resté pendant que les 2 autres groupes jouaient et on a pris des verres au bar. Je n’ai pas pu rester coller à Pascal, il était occupé à discuter avec le groupe et d’autres musiciens et fans. Caroline, elle, n’a eu aucun problème à s’intégrer. Ma timidité et le fouilla dans ma tête me bloquent.

Ce soir, il y avait Erika, une fille que Pascal et Paul connaissent. Elle a longuement discuté avec eux. Sa tête me dit quelque chose, mais je ne me souviens plus où je l’avais vue. Je ne crois pas qu’elle fréquente assidûment le groupe, mais je sais que je l’avais déjà vue.

En partant, Erika lui a glissé discrètement quelque chose en lui faisant la bise. Hum? Ça m’a fait tiquer. Il n’a pas tout de suite regardé ce que c’était, donc, j’ai pensé qu’il devait savoir de quoi il s’agissait. Ou pas? Il l’a suivie du regard.

Etait-ce de l’étonnement sur son visage? Son numéro? Non, ça avait l’air plus… volumineux. Un bout de papier n’a pas cet aspect.

J’ai été le rejoindre au bar. J’étais un peu curieuse. J’ai prétendu que je détectais sur son visage que quelque chose le travaillait. Il a fait l’étonné, mais il a rougi.

C’était chiant d'être au bar, on était tout le temps interrompu, toujours entouré, hélé, et Caroline nous collait aux basques. J’ai donc proposé qu’on aille s’asseoir à une table, à l'écart.

Comme toutes les tables étaient occupés, Pascal m’a fait signe que c’était pas possible. Flûte. Puis, une table s’est libérée dans le fond, je m’y suis précipitée en tirant Pascal par la chemise.

Bien sûr, comme d’hab, il a été arrêté en route, et j’avais dû le lâcher. Je l’ai attendu seule à la table.

Dès qu’il s’est assis, on s’est rapproché pour discuter. C’était clair qu’on désirait être seuls, ce qui fait que personne n’a osé venir nous interrompre.

Je la croyais partie, mais Erika était toujours là, et leurs chemins se sont croisés alors qu’il venait me rejoindre. Ils se sont chuchotés des trucs à l’oreille, souris, et Pascal s’est éloigné. Elle jetait des petits regards dans notre direction. Elle attendait un signe de Pascal. J’aurai bien voulu savoir ce qu’ils s’étaient dit.

Par contre, j’ai noté que Pascal avait mis ce qu’elle lui avait donné dans sa poche. Clairement, il se passait quelque chose… je me sentais tenue à l’écart…  Pourtant, je voulais faire partie de tous les aspects de sa vie. Est-ce trop demander?


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297/14 - Varios et les RedFiles

Publié le par JaneDo


Vendredi, 24 octobre 2014 - 297/14 - Varios et les RedFiles

Pascal amoureux d’Elodie? Non. Ce n’était pas concevable, sinon pourquoi aurait-il passé le week-end avec moi? Pourquoi bidulait-il avec Nina quant elle était ici? En fait, il n’était peut-être amoureux d’aucune de nous??? Ni moi, ni Caro, ni Elodie, ni aucune autre!

Par son appel, Caroline avait bousillé ma soirée d’hier. Ce soir, je n’avais envie de rien, même pas de sortir. Je voulais voir Pascal, mais plutôt à la maison. Je rêvais d’une soirée tranquille, à se gaver de popcorn devant un film d’horreur. Petit problème; Caroline! Elle voulait le voir.

Vendredi matin, j’ai demandé à Pascal, par sms, si on se voyait se soir, même ce week-end. Pascal a répondu qu’il m’appellerait plus tard. Comme je ne voulais pas que ce soit un code pour, je verrais si je t’appelle ou pas, j’ai dis que je l’appellerais moi.

Je l’ai appelé en début d’après-midi, et quant sa secrétaire m’a dit qu’il était en réunion, j’ai pensé qu’il cherchait à m’éviter. Ça m’a rendue nerveuse. Ouf, je me trompais. J’avais pensé le rappeler 1h15 plus tard, mais Pascal a rappelé dès qu’il a quitté son meeting.

Un week-end un peu chargé et chaotic; il faudrait qu’il répète avec Varios, parce qu’il remplaçait le bassiste demain soir, mais il devait aussi trouver le moyen de monter préparer le chalet pour l’hiver avec Thomas. Michael et Paul participaient monteraient avec eux. Bref, Pascal ne savait pas très bien comment s’organiser.

Donc, ce soir, après le boulot, il rentrait se changer, manger et repartait aussitôt pour rejoindre Varios et son groupe les “Red Files”. Il pense rentrer après, il sera certainement crevé, et il doit être en forme pour le lendemain. Samedi matin, il ira probablement à Gstaad avec Thomas, mais avec sa voiture. En fin de journée, il redescend à Montreux pour répéter avec le groupe avant le spectacle. Ça l’emmerdait un peu, mais il ne pouvait pas laisser tomber son pote.

J’allais lui demander s’il voulait que je l’accompagne quant il me l’a proposé. Du coup, pendant quelques petites flash secondes, je me suis demandée si j’en avais vraiment envie. Est-ce que j’avais envie d’être trimballée d’un endroit à l’autre? Ce n’était pas très amusant, mais, c’était le seul moyen pour grappiller un peu de temps ensemble.

Ou est-ce que c’était une connerie… Parce qu’après, quant il aura du temps, le passera-t-il avec moi? Ou estimera-t-il qu’on avait assez de temps ensemble? Ben, je crois que j’aimerai tester pour voir. Par contre, je voulais le voir jouer.

Même si je dois garder mes distances pendant la soirée, et que je me sentirais probablement bien seule tout au long de la soirée, j’adorais le regarder jouer, ça me rend raide dingue de lui :)

Afff, ce soir, je n’allais pas lui coller aux fesses comme une mouche pendant la répète. J’ai proposé de l’attendre à la maison. Comme j’ai pensé que ça lui ferait plaisir, je me suis arrangée pour être chez lui après son boulot. J’ai préparé une petit truc à manger; des pâtes à la crème.

Pascal a adoré me trouver derrière le fourneau en arrivant chez lui. Il m’impressionne toujours en tenu de travail. Comme il avait beaucoup de réunion aujourd’hui, il n’était pas en jeans, mais portait costume-cravate. Adorable! Carrément beau!

Je ne pense pas qu’il avait le temps de s’asseoir à table pour manger, alors j’ai disposé nos deux assiettes sur le bar de la cuisine. Il avait jeté son t-shirt sur l’épaule et s’est ramené en se séchant les cheveux. J’ai noté qu’il n’avait pas de griffures suspectes sur le haut du corps.

Je n’avais pas oublié ce que Caro m’avait raconté à propos d’hier soir. Ça me chatouillait de lui demander s’il était rentré avec Elodie… Mais je ne voulais pas le savoir.

Caroline s’est pointée vers 18h30, elle voulait l’accompagner à la répète. Petit pincement; est-ce que j’aurai dû le faire et pas laisser Caroline toujours prendre le pas sur moi? Elle savait prendre les devants, et se montrait nettement meilleure, comme petite amie, que moi! Je lui ai dis qu’après sa répète, je serais à la maison à l'attendre. Ça a paru lui faire plaisir.

Pascal est rentré vers minuit… avec Caroline sur les talons… Pourtant, je suis presque sûre qu’il avait fini la répète beaucoup plus tôt! Je pense qu’il avait sans doute passé un moment chez Caroline…

Ils avaient pensé endormir ma méfiante en revenant ensemble, pour me faire croire qu’ils revenaient seulement du local.

Pourtant, Caroline était toute rougissante et ne me regardait pas dans les yeux. Ils pensaient sans doute que je n’imaginerais jamais qu’ils étaient passé avant chez elle.

Ils avaient presque raison, parce que je n’y avais pas pensé. Si je m’en étais doutée, j’aurai été vérifier!

Hum, Pascal lui aussi évitait mon regard, mais c’était pourtant moins visible que Caroline. J’aurai peut-être dû l’accompagner à sa répétition! Ah, puis non. Ça n’aurait fait que les empêcher d’avoir discrètement un petit moment d’intimité.

Est-ce que je deviens carrément mazo moi???


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296/14 - Ou est ma place?

Publié le par JaneDo


Jeudi, 23 octobre 2014 - 296/14 - Ou est ma place?

Pascal m’a avertie qu’on ne se croiserait pas ce soir. Traduction; il ne voulait pas me voir ce soir. Il a dit qu’il jouait à l’extérieur, qu’il ne savait pas quant il rentrait. Traduction; il ne rentrait pas ou il avait prévu autre chose. Je n’ai pas chipoté, c’était déjà gentil qu’il ait pensé me tenir au courant de ses plans.

J’adore toujours autant sa voix, et l’avoir au téléphone me met toujours dans un état proche de la transe. Sa voix est chaude, profonde, rauque, et quant il rit, je tombe de ma chaise. J’adore. Ce qui me fait dire oui à tout.

Je me suis donc préparée à passer une charmante soirée sur mon canapé, devant la télé, et je vais me préparer un petit dîner pour moi toute seule. Comme désert, j’avais prévu des crêpes. Miam. Ça va me faire un bien fou. Hum, j’avais aussi envie de lire, mais je ne peux pas tout faire en même temps.

J’aurai dû éteindre mon natel, je ne voulais pas être dérangée, surtout dans mon bain. Je déteste prendre mon natel dans la salle de bain. Donc, j’ai prévu de commencer par la lecture dans un bain de mousse à la lavande. J’entendais mon téléphone sonner et sonner. J’ai pensé qu’il s’agissait de Dol.

Je passais une soirée de rêve, comme je n’en avais pas passé depuis des lustres, mais j’ai eu le malheur de regarder qui insistait tellement avant d’éteindre mon natel; c’était Caroline.

Arhhh, je n’ai pas voulu la rappeler, mais ça me perturbait. Alors, j’ai fait la dernière chose que j’aurai dû faire; la rappeler. Elle s’était déplacée pour regarder le match, Elodie était là aussi.

Caroline était placée tout en haut des gradins, et à la fin du match, elle s’est dépêchée de descendre pour voir Pascal, et là, elle a appris qu’il était déjà parti avec Elodie. Il n’avait même pas pris le temps de se changer, ni de prendre une douche.

Ça m’a chamboulé. J’avais l’estomac retourné, je n’étais plus capable d’apprécier ma soirée.

Pourtant, je ne comprends pas ce qui m’a pris. Ça m’était égal qu’il soit parti avec une fille. Je crois aussi que je me doutais un petit peu qu’il avait quelque chose après le match; sortie avec ses potes, ou peut-être une fille. Mais, je ne voulais rien savoir en fait. Les petits mensonges ne me gênent pas.

Alors, je ne comprends pas pourquoi je me sentais presque… malade. Ou est-ce parce que Caro savait, ou certainement son équipe? Arhhh, je sais pas pourquoi je me sens comme ça.

Caroline voulait que je l’appelle, mais ça, je ne voulais pas. Elle m’a piquée en me disant qu’il m’avait menti, que je pouvais tout à fait lui demander où il était, et même aller le rejoindre, parce qu’après tout, il n’avait qu’à me dire la vérité. Je n’ai pas voulu la laisser me pousser à l’emmerder.

Non et non, je ne voulais pas l’appeler, et je ne voulais rien savoir. Je voulais oublier que je savais. Mais c’était plus facile à dire qu’à faire. Et s’il était amoureux d’Elodie?


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295/14 - Irresponsable de lui laisser l?enfant??

Publié le par JaneDo


Mercredi, 22 octobre 2014 - 295/14 - Irresponsable de lui laisser l’enfant



Arhhh, raidibus! Hier soir, vers minuit; Dol! J’ai fait l’erreur de lui répondre. Je savais, je devinais qu’elle allait insister à mort pour que je passe la chercher. Donc, j’ai fait ma B.A.. Pas de surprise; elle était hyper bourrée. J’ai préféré qu’on vienne chez moi… Quelle idée!

Impossible d’éviter qu’elle se jette sur toutes mes bouteilles d’alcool. Elle a voulu qu’on s’arrête pour des clopes dans un bistrot, et hop, elle a acheté une bouteille de vin! Elle n’arrivait pas à aligner 2 mots déjà, puis pffff, elle se répète, fait la super joyeuse. Bref, agaçant.

Je ne savais plus comment me débarrasser d’elle! Vers 1h du matin, un copain à elle a appelé. Pour éviter qu’elle les invite chez moi, je la connais, j’ai prétendu que j’avais rendez-vous, que je devais sortir. Alors je me suis préparée. Vers 1h30, j’ai attendu avec elle ses 2 copains aux Croisettes.

D’après leurs têtes, ils allaient finir la soirée à se droguer, et à boire. Elle finira en sandwish! Le pire, c’est qu’elle ne se souviendra de rien, ni s’ils ont utilisé des préservatifs ou pas! Et dire qu’elle a une petite fille. C’est presque irresponsable de laisser cette gosse chez elle, même si elle en est la mère!


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294/14 - Choses que je veux ignorer

Publié le par JaneDo


Mardi, 21 octobre 2014 - 294/14 - Choses que je veux ignorer

Vers 11h, surprise; Pascal au téléphone. Il voulait qu’on mange ensemble à midi. Hum, peux pas. Me faudrait au moins 1h pour prendre une douche et me préparer, donc, impossible d’être devant son boulot à midi. Il voulait me parler de quelque chose. J’ai réussi à lui tirer les vers du nez.

Pascal était inquiet, parce qu’il m’avait raconté quelque chose et que ce n’était pas totalement la vérité. Il ne savait pas si ça faisait partie des choses que je préférais ignorer, ou s’il aurait dû me dire la vérité. Hum, est-ce que Caroline lui aurait raconté notre conversation?

Ma seule question a été de savoir si quelqu’un d’autre était au courant, à part ceux impliqués. Pascal a dit que personne n’était au courant. Je suis sûre qu’il voulait me parler de ce qu’il y a eu avec Caroline. Alors, je lui ai dit que ce qu’il m’avait dit me suffisait, que cela faisait bel et bien partie des choses que je préférais ignorer.

Pascal a paru rassuré. Rassuré de ne pas avoir à entrer dans les détails, et me raconter ce qui c’était passé avec Caroline. Ciel, je sais qu’il aime Caroline.

Bien sûr que ça me fait chaque fois un petit pincement au cœur de les savoir ensemble. Difficile de ne pas ressentir une petite jalousie vis-à-vis d’elle, je sais qu’il l’aime.

Mais, Pascal reste pareil à lui-même avec moi; amoureusement tendre, gentil, doux comme un coeur, et tant qu’il est comme ça, il n’y pas de raison que je panique. Ça me va, alors je laisse les choses suivre leurs cours. J’ai bien aimé ce qu’il m’avait raconté de sa soirée, c’était bien trouvé.


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293/14 - Secrets entre filles

Publié le par JaneDo


Lundi, 20 octobre 2014 - 293/14 - Secrets entre filles

Souper en famille comme d’habitude. J’avais rendez-vous avec Caroline après. Elle m’a raconté sa sortie avec Pascal samedi soir. Dans tous les détails; le passage d’Elodie, Pascal s’était isolé avec elle pendant presque 1h, et tout le reste aussi. Caroline l’avait bien sûr gardé à l’oeil.

Elodie pensait rentrer avec Pascal, ils avaient dû en discuter. Mais quant elle a vu qu’il était cuit et qu’il refusait que quelqu’un d’autre que Caroline conduise sa voiture, elle est partie. Caroline m’a décrite les filles qui tournaient autour de Pascal, celles avec qui il avait discuté, ce qu’elle pensait de ces filles.

J’ai bien sûr rappelé à Caroline que, ce qu’on se racontait, c’était entre nous, je ne voulais pas que Pascal le sache. Elle a promis de ne rien lui dire. Je suis rentrée vers minuit, contente de retrouver mes pénates. Finalement, ce n'est pas si mal de partager le même mec.

Dol a essayé de me joindre à plusieurs reprises ce soir. J’avais une vingtaine d’appels en absence d’elle. Je n’avais pas envie de la rappeler. Tous ces appels insistants me font penser qu’elle état bourrée.


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292/14 - Complexité !

Publié le par JaneDo


Dimanche, 19 octobre 2014 - 292/14 - Complexité !

Qu’est-ce que je suis contente que Nina soit repartie. Quant je pense que Pascal ne m’avait même pas dit qu’elle venait. D’ailleurs, pourquoi me l’aurait-il dit!

Je suis arrivée avant Pascal. J’envisageais une petite soirée tranquillos peinard, à la maison. Une soirée en huit clos. J’ai commencé à préparer à manger. Pour une fois, ce serait moi, et ça m’arrangeait que Pascal ne soit pas encore rentré et d’être seule dans la cuisine.

Après avoir rangé mes affaires dans sa chambre, j’ai enfilé un training et je me suis attelée à la tâche. J’ai décidé de lui faire une recette Thaï à ma sauce, recette que ma cops Aurore m’a fait découvrir. C’est super vite fait, et je n’aurais plus qu’à réchauffer quant Pascal sera là.

Une fois que tout a été prêt, je me suis replongée dans mon bouquin. J’adore lire.

Thomas est rentré vers 19h, il est passé me faire un petit coucou, avant de monter se préparer pour sortir. Il était toutefois un peu surpris de me voir chez Pascal; “Vous foutez quoi? Vous êtes ensemble ou pas à la fin?”. Impossible de lui donner une réponse claire. Pascal me renvoi des signaux pas très clairs à ce sujet!

On est ensemble si on veut, mais d’un autre côté, je sais que l’on ne l’ait pas…

20h30, Pascal arrivait à son tour. Dès qu’il a passé la porte, il a senti l’odeur provenant de la cuisine. Il avait la dalle. Il avait pensé m’inviter à manger à l’extérieur, ensuite, on aurait été rejoindre ses potes au Time-Out. Arf, je n’avais pas trop envie de sortir moi. Je préférais rester à la maison.

On n’en a âprement discuté pendant le dîner Pascal voulait que je l’accompagne. Il pensait que ce serait sympa. Mais, passer la soirée chacun dans son coin, à se regarder de loin ne me disait pas grand chose. Thomas est repassé avant de quitter la maison, et a lourdement insisté pour nous inciter à le rejoindre plus tard. Bah, je ne savais pas ce que je devais faire.

Hum, c’est clair que si Nina était là, j’aurai été. Il aurait fallu m’attacher à la maison pour que je n’y aille pas. Parce qu’aussi, Pascal serait resté vers nous. Tandis que là, dès qu’on sera sur place, il va se fondre dans la foule et rejoindre ses potes. Du coup, je me sentirais seule et regretterais de ne pas être restée à la maison avec mon bouquin.

Quant Caroline a pointé le bout de son nez à la porte, j’ai pris ma décision. Je laisse Pascal et Caro sortir, moi, je reste à la maison. Cela a fait très plaisir à Caro. Son sourire pouvait en témoigner. Aussitôt, elle a demandé à Pascal de ne pas la planter dan un coin pour rester scotché à ses potes.

C'était amusant de les voir se chamailler. Caroline savait bien que quoi qu’elle dise, Pascal sera avec ses copains, et qu’elle sera obligée de lui coller aux fesses. De toute manière, elle ne se sentait jamais de trop avec eux, elle participe à la conversation, rigole de leurs blagues; elle est intégrée. Pas la même chose pour moi.

Pascal est rentré vers les 2h du matin. Il avait laissé sa voiture en ville, il était passablement “cuit”. L’étincelle qui brillait dans ses yeux indiquait qu’il était aussi passablement… chaud! Alors qu’est-ce que ça peut faire ce qu’il fait quant il est avec Caroline? L’essentiel, c’est comment il est quant il est avec moi, non? Et en ce moment, c’est avec moi qu’il a envi de faire l’amour.

Caroline m’a raconté… Dans le bar, il s’est comporté comme à son habitude avec elle. Même si ils sont tout le temps ensemble, ils ne se bisoutent pas, ne se tripotent pas. Mais, après quelques verres, Pascal l’a attirée dans le petit salon privé au-dessus du bar. Elle m’a expliqué qu’il y avait une sorte de liseuse près de la fenêtre, un canapé dans une ambiance feutrée.

C’était la première fois que j’en entendais parlé. Je me suis sentie frustrée de n’avoir pas été la première qu’il emmène là-haut. Mais je n’ai rien montré, ni rien dit. Ce serait couper la branche sur laquelle j’étais assise. Si je me braque, Caro ne me racontera plus rien.

Faudra que je fasse gaffe quant on va là-bas, s’il disparaît tout à coup… A coup sûr, ce sera pour se tirer dans le salon privé… Faudrait que j’aille visiter les lieux… seule.

Pour lui rendre la pareille, j’ai répondu à ses questions concernant Nina et lui ai raconté en gros comment s’était déroulé notre curieuse cohabitation. Elle a bien ri en s'imaginant Nina, et comme elle avait dû vouloir lui arracher les yeux, alors qu’elle avait pensé être la maitresse des lieux  jusqu’à mon arrivée.

Je lui ai aussi dit que si elle ne m’avait rien dit, je ne me serais doutée de rien, parce que quant il est rentré, il m’avait sauté dessus comme s’il était en manque. Ça nous a fait rigolé. Je me demande si, comme moi, elle rigolait avec une sorte de creux dans la poitrine. Peut-être que oui, parce qu’on parle de ce qu’on ressent, et on se raconte tout plein de détails…

Dimanche, on était raide… On s’est prélassé toute la journée… Caroline est passée vers midi, on a déjeuné ensemble, puis ils ont été courir. Thomas, en training, le teint livide, par la fatigue et l’alcool est descendu après leur départ se jeter sur le canapé et avaler un café.

  • T’as pas de café chez toi ou quoi?
  • C’est plus drôle de le boire ici. Puis, j’ai pas besoin de le faire et j’ai toi! Quoi? Je t’emmerde?

Morte de rire. Bien sûr qu’il ne me dérangeait pas. Je lui ai demandé ce qu’il avait foutu hier soir pour avoir une tête pareille aujourd’hui. Il a tourné autour du pot. Je pense qu’il avait dû passer la nuit chez une fille, mais il ne voulait pas m’en parler. Je n’ai pas insisté.

Après le jogging, Caroline est sagement rentrée chez elle, sans nous coller dans les pattes. Que je sois "officiellement" ou non avec Pascal, il m'accepte chez lui quant je veux, et me laisse passer tout le week-end à la maison, alors je n'ai pas de quoi me plaindre de la situation. Pour l'instant, je suis au paradis.

Bizarre, je n'ai pas entendu parler d'Elodie de tout le week-end! Même de la semaine! Peut-être savait-elle pour Nina? Je me demande s'ils ont pas rompu à cause de ça? De toute façon, je n'ai pas l'intention d'en parler.


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291/14 - Nina s en va enfin...

Publié le par JaneDo


Samedi, 18 octobre 2014 - 291/14 - Nina s’en va enfin...

Rhhh, trop de détails, trop de texte; ça donne un gros pâté. Jeeez, je pourrais résumer plus, et pas me perdre dans les détails, mais j’ai toujours le soucis que, si je lis ça dans quelques mois, suivant ce qui se passe, que je ne me rappelle plus de certaines choses… Faudrait quand même que je résume plus!

Pascal a offert à Nina une suite dans un des luxueux et plus beaux hôtels de Genève… Ça m’a fait péter un câble. Cette garce m’avait eu en beauté! Nina m’avait coiffée au poteau! Je n'arrivais pas à le croire...

Mais, sur l’heure, je n’en savais rien. J’ai juste pensé que Pascal était peut-être sorti avec des potes après avoir déposé Nina à l’aéroport. J’ai encore laissé un message pour lui dire que je commençais à m’inquiéter. Parce que, je ne crois pas qu’il me laisserait sans nouvelles!?

Si j’avais su pour l’hôtel, j’aurai fait le tour des hôtels où il avait l’habitude de m’emmener. Jeeez, j’aurai passé la nuit sur les routes, ou à hésiter à le faire, parce qu’il pourrait rentrer entre deux. Vers minuit et demi, miracle, Pascal a appelé pour dire qu’il arrivait. Pas eu le temps de lui parler, il avait l’air stressé ou pressé. Comme s’il avait couru.

En fait, il était avec Nina. Ils avaient dîner à son hôtel, et elle lui a proposé de rester. Il n’était pas très sûr de le vouloir, mais, il n’avait rien de prévu, alors, il s’était dit; pourquoi pas. Il faisait bon, ils avaient pris un verre sur la terrasse de la chambre.

Nina avait commandé plusieurs films, et ils s’apprêtaient à en regarder un. Pascal m’a dit que, comme ça, ça lui laissait le temps de décider s’il restait ou pas.

Pascal s’était demandé pourquoi je ne l’avais pas encore appelé. Ou peut-être, comme Nina l’avait suggérer, je n’étais venue hier soir, que parce que j’étais jalouse d’elle. Que pour l’humilier elle, et lui, comme un idiot, il était tombé dans le panneau. Nina lui bourrait la tête de petits sous-entendus, pour me faire passer pour une pouffiasse qui le manipule!

Etonné de ne pas avoir reçu d'appels ou de messages, Pascal a voulu vérifié ses appels, et Nina a voulu l’en empêcher. Il a compris pourquoi dès qu’il a eu son natel en main; elle l’avait éteint. Ils se sont presque disputés. Il a voulu savoir pourquoi elle avait fait ça. Elle a dit que c’était pour qu’ils ne soient pas tout le temps dérangé.

Dès que Pascal a vu mes messages, il m’a appelée, et Nina c’est moquée de lui; "On dirait qu’elle te fait peur… Pourquoi tu cours? Vous n’êtes plus ensemble! Quoi elle pleurait? Elle t’a fait une scène?"

Je me suis détendue après son appel. A tel point que je me suis endormie sur le canapé. J’ai été réveillée par des caresse sur la joue. Et la première chose que j’ai vu en ouvrant les yeux, c’était son sourire. Je l’adore. J’adore son sourire. Mon coeur se serre chaque fois, parce que j’ai toujours peur que ce soit la dernière fois que je vois ce sourire.

Pascal m’a embrassée sur le front. Je me suis accrochée à lui, heureuse que ce ne soit pas un rêve. Heureuse de le voir tout court.

Un bruit vers la porte donnant sur la terrasse et mon rêve a été brisé; Nina se tenait devant la porte avec de ses valises à ses pieds. Grrrh, elle était encore là elle! Pascal a suivi mon regard. Bizarre, mais j’ai eu l’impression qu’il était lui aussi un peu surpris. Il m’a alors dit, qu’il était effectivement à l’aéroport, mais que Nina avait raté son avion.

Hum… je ne lui ai jamais dis que je comprenais pas mal l’allemand, même si je ne le parle pas. Ça sert d’avoir eu de l’allemand à l’école! Merci à l’éducation nationale!

Ironique, Nina a croisé les bras en le regardant droit dans les yeux, et en allemand, elle lui a demandé pourquoi il ne me disait pas la vérité, et; “alors, comme ça j’ai raté mon avion? C’est une idiote si elle croit une chose pareille”. Elle m’a dévisagée avec un petit sourire narquois, alors que Pascal avait un petit coup de fard. Il lui a demandé de la fermer.

Si Nina croyait que j’allais lui faire le plaisir de montrer que je doutais de Pascal, et qu’on se dispute, elle se mettait le doigt dans l’oeil. J’ai souris et je me suis redressée pour me frotter les yeux.

Toujours en allemand, Nina lui a demandé de l’aider avec ses bagages. Quant il a passé près d’elle, elle lui a susurré qu’elle pourrait me raconter leur soirée, et elle a souri d’un air peste. Je ne comprenais pas tout, mais le ton ne trompait pas, ni son petit regard dans ma direction, ni non plus le silence de Pascal.

Quant il est revenu, elle a dit qu’elle voulait sortir, toujours en s’adressant à Pascal. Pour elle, je n’existais pas.

Pascal n’en avait pas envi. Il n’osait pas vraiment me regarder, ni même s’énerver. Pourtant, je comprenais les petites menaces dans sa voix et dans ses propos; bruits, comme hier soir, lui dirait tout. Finalement, Pascal m’a proposé de sortir prendre un verre.

Nina l’a tout de suite rembarré en lui disant qu’elle ne voulait pas que je vienne.

Pascal a à nouveau rougi. Trop tard, il avait déjà lancé le mot. J’ai dis que ça me ferait plaisir, pourquoi pas. Par contre, j’ai réalisé que je n’avais pas vraiment prévu de sortir, je n’étais pas habillée pour. J’ai failli lui dire de sortir tout seul.

Mais, je ne voulais pas dire que j’avais compris ce que disait Nina, et je voulais pousser Nina à parler, pour que Pascal sache qu’il n’avait rien à craindre, qu’elle pouvait dire ce qu’elle voulait, que je ne la laisserais pas s’immiscer entre nous. On ne se disputera pas pour madame.

Enervée de me voir prête à sortir, énervée parce que Pascal a dit que j’étais très bien comme j’étais, et de le voir marcher sur des oeufs, Nina a pensé qu’elle allait me faire craquer et l’envoyer chier.

Après avoir passé son temps à m’ignorer, avec son air de pimbêche et supérieure, Nina s’est enfin adressée à moi. Persuadée qu’elle allait me briser, briser Pascal et moi. Pascal qui venait d’ouvrir la porte, s’est figé pour me fixer. Les pommettes rouges, Pascal a retenu sa respiration.

Nina a dit qu’ils n’étaient pas à l’aéroport, mais à l’hôtel… Oui? Et alors? C’est tout? Dire que Pascal avait peur pour ça! J’ai haussé les épaules. Elle a pensé que j’imaginais qu’ils y étaient parce qu’elle avait raté son avion, alors elle m’a précisé qu’ils n’avaient pas mis les pieds à l’aéroport.

Je ne voulais pas l’agresser au cas où elle avait d’autres choses à m’apprendre. Pendant qu’elle parlait je m’étais rapprochée de la porte, et Pascal avait pris ma main qu’il serrait. J’ai compris, il ne voulait pas que je m’énerve. Mais, je n’avais aucune intention de m’énerver.

Il était là, il était rentré dès qu’il a vu mon appel, ça comptait plus que tout ce qu’elle pouvait raconter.

Voyant que tout ce qu’elle pouvait dire n’arrivait pas à me mettre en colère, Nina a tourné les talons en demandant à Pascal de la ramener à l’hôtel. Hihihi, Pascal lui a dit qu’il n’en était pas question, il ne tenait pas à passer la nuit sur les routes. Elle avait voulu venir, elle n’avait qu’à prendre la chambre d’amis
.

Furieuse, en allemand, elle lui a dit qu’elle voulait rentrer. Pascal lui a répondu que c’était trop tard.

Sur ce, on a été se coucher. C’est là que Pascal m’a raconté qu’elle avait éteint son natel, et qu’il n’avait rien vu. Il a tenu à dire qu’il ne s’était rien passé. Ça, il aurait pu l’éviter. Je n’ai pas discuté. Si j’avais eu peur, c’était oublié; il était venu. Je n’allais pas passer tout le week-end sans le voir.

J’étais rassurée. Quoi qu’il se soit passé, j’ai oublié devant son regard vert qui cherchait à deviner mon humeur. Je me sentais même généreuse… J’ai dis à Pascal que Nina devait être super fâchée contre lui, qu’il devrait peut-être aller la calmer, lui parler. Pas très sûr, je devinais que Pascal refusait à cause de moi.

Alors, je lui ai dis que je n’irai nul part, qu’il n’avait pas à s’inquiéter pour moi, et je lui ai montré mon bouquin. Je lui ai dis de prendre son temps, si jamais je m’endormais, pas besoin de me réveiller, je voulais seulement qu’il me prenne dans ses bras pour dormir.

A son sourire en sortant de la chambre, j’ai su qu’il était rassuré. J’aime qu’il ne se fasse pas de soucis, qu’il sache que je serais toujours de son côté. Que je le soutiendrais toujours.

Il a eu des crises, des cris, des pas furieux à travers le salon. J’ai lu quelques lignes, puis je me suis effondrée de sommeil. Je n’ai même pas regardé l’heure. J’étais fatiguée. Donc, je ne sais pas à quelle heure Pascal est venu se coucher. Je sais seulement que j’ai ressenti sa présence rassurante, ses bras, son odeur, sa main sur mon visage, ce qui m’a bercée dans mon sommeil.

Nina tirait un peu la tête au déjeuner, et encore plus quant il est parti faire son jogging avec Caro. J’avais toujours mon nez plongé dans mon bouquin, mais je ne lisais pas.

J’étais en train de me demandé si je ne ferais pas mieux de rentrer chez moi, faire ma lessive et prendre quelques affaires. Peut-être que je devrais attendre le retour de Pascal. Je ne voulais pas qu’il s’imagine que j’étais partie à cause d’elle ou de quelque chose qu’elle m’aurait dite.

Nina a brisé le silence et le cours de mes pensées pour demander si je connaissais vraiment Pascal, si je savais qu'il couchait avec Caroline? Qu’ils étaient peut-être seulement parti chez elle, sous prétexte d’aller courir. Glups, les doutes m’ont envahi. Puis, je me suis calmée.

Et quand bien même, je pouvais le comprendre. Seulement, je n’y avais jamais songé avant qu’elle en parle. C’était bien possible. Mais j’appréciais le fait qu’ils m’épargne et aient trouvé ce prétexte pour se retrouver seuls. Je sais que Pascal aime aussi Caroline, c’était un fait…

Pour enfoncer le clou, Nina a tenu à me préciser qu’ils couchaient aussi ensemble. Elle a ajouté qu’elle ne savait pas pourquoi, ni ce qu’il y avait encore entre nous, mais d’une certaine façon, Pascal semblait vouloir me protéger de la vérité. Pour l’énerver, je lui ai dis que ça m’était égal, et que ça ne m’intéressait pas.

A son retour, j’ai soigneusement éviter de le scruter pour voir si ce que Nina racontait était vrai, à propos de ses sorties pour aller courir. Je ne voulais pas le savoir.

Nina partait dans l’après-midi, elle avait confirmé sa réservation. Tant mieux, asta la vista chica! Comme Pascal l’emmenait à l’aéroport, j’ai décidé de rentrer pour faire mes trucs, et revenir plus tard. Nina a eu un petit regard qui m’a énervée quant j’ai franchi la porte. J’allais lui dire au revoir, et ça m’a coupé dans mon élan.


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