Pascal veut partir en vacances dimanche, haaa, c'est un peu trop à la der. Ça me stress un max. Tellement de choses à faire, comme me couper les cheveux! Ne pas oublier mes médocs, donc passer à la pharmacie, parce que je n'ai presque plus d'inhalateur pour l'asthme. Ha la la, ça me stress à fond. Alors je l'ai dis quand j'ai réussi à le joindre.
Il me dit que si on partait pas, il va finir par péter un câble. Sur le moment, je n'ai pas compris, mais le soir, je l'ai vu péter un câble avec Jess devant ses parents. Il voulait qu'elle rentre avec eux. Il ne voulait plus d'elle chez lui. Il avait perdu tout tact. Il lui a balancé qu'en rentrant de vacances, si elle n'est toujours pas prête à partir, il lui trouverait un appart ailleurs.
Ses parents ont pris la défense de sa femme, en disant que c'était aussi chez elle. Et qu'est-ce qu'il faisait des enfants? Ils ne comprendraient pas. Pascal en avait rien à faire. Il en avait marre de marcher sur des œufs. Il était chez lui, et voulait qu'elle disparaisse de sa vue. Aouh, là j'ai quand même frissonné. Pascal n'y était pas de main morte.
Je crois que le fait que ses parents se rangent du côté de Jess l'a rendu plus virulent. Thomas est arrivé au milieu de cette fournaise et il a filé aussi sec. Je pense qu'il est monté chez Paul. Plus ses parents prenait le parti de Jess, plus Pascal s'énervait. Ils lui ont demandés comment il osait partir en laissant Jess et les enfants derrière. Il n'a pas osé dire qu'il partait avec moi.
Pascal leur a balancé qu'ils avaient qu'à partir ensemble. Ça lui ferait des vacances. Il a prétendu qu'il partait avec des copains. Et que même si c'était pas avec des potes, il ne partirait pas avec Jess. Les enfants sont rentrés avec la jeune fille. C'était l'heure pour commencer à préparer le souper. Ça a aussitôt calmé les choses. Tout le monde s'est tu.
Le temps est orageux. On entend parfois quelques coups de tonnerre, mais ça descend pas. Au boulot, Pascal a eu son père sur le dos presque toute la journée. Le seul moment de détente avait été le passage de Thomas. Pascal a été manger avecThomas et des anciens collègues. Je crois que Thomas avait manqué à Pascal. Il ne fait que parler de lui. Thomas ceci Thomas cela.
Question de manger avec ses fils, son père avait voulu se joindre à eux. Pascal a fait la grimace et a répondu à son père de ne même pas y penser. Il s'énervait au téléphone et m'a dit qu'il a dû dire, encore une fois, à son père d'arrêter de dire des trucs pareils, parce que ça fait penser qu'il était marié à sa sœur. Hors, ils n'ont pas le même sang.
Je souriais en l'écoutant. Je voulais lui parler d'hier, et lui dire combien cela avait été désagréable pour moi. Que j’espérais que c'était la 1ère et dernière fois. Je n'ai pas l'ambition de me rapprocher de ses parents. En fait, moins je les vois, mieux je me porte. Mais bon, je ne pouvais pas lui dire ça. Peut-être que m'entendre dire ça l'aurai vexé...
Ce sont ses parents après tout. Si je l'entendais me dire ça de ma famille, moi j'aurai été vexée. Il y a quoi de si génial à fréquenter les parents de ton mec? Moi, je déteste ça. Je n'en vois pas l'intérêt. Je n'ai pas besoin de leur approbation, ni de leur plaire. Ce qu'ils pensent m'indiffère totalement.
Si d'aventure je l'accompagne aux States, j'espère que Pascal n'a pas le rêve bizarre de me faire participer aux dîners en famille!!! Avant de raccrocher, Pascal m'a fait tomber les chaussettes; on part en vacances dimanche… Mais je veux pas! Il fait beau ici en été. Donc l'été, j'aime rester ici, et partir après, quand il fait beaucoup moins beaux.
Pourquoi aller ailleurs, quand ici, on a la paix en été? Arh. J'ai essayé de le rappeler pour lui demander de quoi il parlait, mais j'ai pas réussi à le joindre, Ou il filtrait les appels, parce qu'il savait pourquoi je le rappelais avec insistance. Comme le soir de l'anniversaire de Thomas, ce soir il pleut, avec en plus des éclairs et le bruit du roulement de tonnerre. Iak, ça me fait sursauter.
Pascal voulait que j'aille dîner avec lui et sa famille. Je le savais, c'est pourquoi, j'ai même hésité à répondre au téléphone.
Dimanche, Pascal a eu une petite discussion avec sa mom. J'avoue que ma dépression s'était envolé, parce que depuis un temps, je croyais être en phase de me faire jeter. Je me trompais. Sa mom pensait qu'il était temps qu'il se range et rentre s'occuper de sa famille. Qu'il avait assez profité. Qu'elle ne comprenait pas pourquoi il me laissait s'accrocher à lui…
Pascal était à la cuisine. Il préparait un plateau avec des boisson, il a reposé ce qu'il tenait à la main en soupirant et s'est retourné vers sa mère.
Mom… Pas toi aussi…
Je veux juste que mon fils soit heureux.
Maman… Je suis heureux… avec elle.
J'ai cru entendre que tu vois d'autres femmes!
Ça n'a rien à voir avec mes sentiments…
Il serait temps que tu laisses cette histoire derrière toi.
Mais Maman… Je l'aime… Follement, désespérément…
J'ai failli tomber de mon canapé. J'ai bien entendu? Il a bien dit qu'il m'aimait hein? Mon cœur fond. Oh Pascal, je t'adore. Je te pardonne tout. Je flotte. Il est tellement adorable. Il avait l'air incroyablement sincère. Mon cœur battait la chamade. Alors il m'aime hein? C'est ce qu'il a dit à sa maman. J'ai le cœur serré en pensant à ce que je lui faisais subit par jalousie parfois.
Sa maman lui a dit de m'inviter à dîner, avant qu'ils repartent. Elle en parlerait avec Jess. Oups, ça, ça me gêne.
Elle a dit que, après tout, ça va bientôt faire 20ans qu'on était ensemble, alors il serait temps qu'ils fassent l'effort de me rencontrer. Elle lui a dit qu'elle ne comprenait pas, il avait une gentille femme, de beaux enfants, alors elle ne comprenait pas.
Et ce soir, le voilà qui m'appelle pour me demander d'aller dîner avec eux. Je sais que je ne pourrais rien avaler. Je ne voulais pas y aller. Mais, je ne savais pas quoi utiliser comme excuse pour me défiler. Et Pascal insistait et je voyais qu'ils l'observaient tous en train de me supplier. Alors j'ai accepté. Ça allait être la pire soirée de ma vie.
Je me suis habillée comme d'habitude; un simple short en jean, et un t-shirt que j'avais customiser moi- même. J'ai essayé de cacher le fait que j'étais atrocement mal à l'aise. Je me suis retrouvée seule à table avec ses parents, Jess et les enfants, alors que Pascal boutiquait à la cuisine. Le truc qui te met illico super à l'aise quoi!
Heureusement, Patrick était là pour nous distraire. Mais, aussi surprenant que cela paraisse, c'est la petite Jenny qui a grimpé sur mes genoux. Probablement pour battre son frère au poteau. J'étais gênée. Elle me regardait du coin de l’œil. Patrick faisait la tête. S'il aurait pu, il aurait tiré sa sœur de là pour s'y installé.
Vu la présence des enfants, tout le monde restait courtois. Sa mère s'est mis à me poser des questions sur ma famille, mes amis. Pascal est arrivé avec les entrées, et m'a demandé de venir l'aider. J'aurai pu lui sauté au cou de soulagement. Pascal m'a chuchoté d'être patiente, ce sera vite passé. Il fera attention que personne ne m'attaque.
La jeune fille n'a pas mangé avec nous. Je trouve ça glauque. Je n'ai pas beaucoup parlé. Pascal n'a pas osé me prendre la main. Je me suis sentie oppressée toute la soirée. Quand Jess et la jeune fille sont allé couché les enfants, j'ai dis que je devais y aller. Maintenant que les enfants n'étaient plus là pour tempérer les choses, je voulais fuir.
Son père m'a demandé de me rassoir, qu'il n'y avait pas le feu. Pascal a pris ma défense. Il m'avait appelé à la dernière minute, j'avais surement dû laisser mon travail en plan. Il m'a raccompagnée à ma voiture. Il était soulagé. Moi aussi. C'était un moment adorable, il était tendre et son sourire me faisait fondre. Il m'aime, alors je suis aux anges.
Il avait le sourire en retournant auprès de sa famille. Ils le scrutaient tous. Son père a fait une remarque sur mon départ précipité. Il était persuadé que ça arrangeait son fils que je sois partie. Il se demandait si on avait pas concocté ça ensemble. Son père s'est encore excusé auprès de Jess, qui était revenue entretemps, pour m'avoir imposée.
Jess a dit que ce n'était pas grave, on se croisait souvent. Que si je n'avais pas été l'autre femme, on serait devenue de bonnes amies. La mère à Pascal lui a tapoté dans le dos.
Elle lui a prit les mains en lui sortant et lui a marmonné un truc que je n'ai pas compris. Probablement une sorte d'encouragement. J'étais contente que ce soit fait. Je déteste les dîner ou truc du genre avec la famille de mon mec. Iak. Mais, ça me faisait penser que j'allais être obligée d'en faire autant… avec ma famille..
Aïe… Ma famille est du genre "la honte". Ils ne savent pas se montrer sous leur meilleur jour. Je sens qu'il y aura dispute et autre devant lui. Ils vont le cuisiner comme s'ils étaient des modèles. Ils vont lui faire passer le pire des 1/4h de sa vie. Mais bon, s'il y tient… Il va sans doute regretter longtemps son envie de rencontrer ma famille!!!
Déjà fin juillet ! On attend les beaux jours avec impatience, et à peine commencé, c'est déjà l'automne.
Ok, c'est pas encore l'automne, mais on n'a plus qu'un mois d'été, puis c'est le froid qui revient. Arh. ça passe trop vite. Pascal était avec sa petite famille.
Donc, j'étais tranquille. Je pouvais profiter de mon début de semaine pour ma gueule. Pour moi.
On était assis en cercle à papoter gentiment, à raconter nos petites histoires. Évidemment moi, je ne raconte jamais rien. J'écoute. Un moment donné, quand les conversations étaient plus calme. En fait, ils ont commencés à parler boulot. Thomas s'est levé, il m'a prise par la main pour m'entraîner au bord du lac. Sa femme allait péter un câble!
Il m'a aussitôt demandé comment ça allait vraiment. Il me trouvait un peu trop silencieuse, un peu renfermée. Que je n'avais pas l'air heureuse. Thomas se demandait si tout allait bien avec Pascal. J'ai dis que ça allait. Que je me réjouissais que Jess rentre aux États-Unis. Thomas s'est mis à rire. Il a secoué la tête, il trouvait incroyable la manière que Patrick m'avait adoptée. Toujours collé à moi.
Il s'est demandé à haute voix si le petit ne ressentait pas quelque chose.
Ou l'attachement de son père. Pour changer de sujet, je lui ai demandé comment c'était le boulot là-bas. J'ai tellement bien fait. Thomas me parlait de son boulot et qu'ils avaient peut-être trouvé une maison dans la périphérie de la ville… Et Rox s'est pointée…
Elle s'est assise sur le ponton à côté de son homme. Mince, j'ai bien fait de changer de sujet! Thomas me racontait qu'il a calculé que ça prenait presque 50mn pour aller au boulot depuis là-bas. Il disait que c'était un peu chiant d'avoir le père à Pascal sur le dos tout le temps. Rox a objecté qu'il n'était pas chiant, bien au contraire.
De temps à autre, elle me lançait de petites piques. J'ai préféré ignorer ses petites attaques.
Je ne voulais pas Thomas se retrouve en porte-à-faux. Par exemple, elle me trouvait gonflée d'être venue chez eux aujourd'hui. Sachant que Jess et les enfants à Pascal étaient là, j'aurai dû éviter. Après tout, à part les quelques amis, c'était une fête en famille… Je n'étais pas de la famille.
Thomas lui a dit, que je faisais partie des amis. Mais Roxanne estimait que, sachant le rôle que je joue dans la vie à Pascal, c'était insultant envers Jess d'être là. Bref, je l'ai laissé dire, et j'ai fais signe à Thomas de ne pas intervenir. Je n'ai même pas essayé de me justifier, ni même pris la peine de lui répondre. Inutile de faire enflé la polémique.
Je savais que je ne verrais pas Pascal du reste du dimanche. Ses parents étaient là et tout, donc, Pascal allait être assez occupé, sans devoir penser à moi. Sa grand-mère est aussi venue manger chez Pascal. Ils ont fait un barbecue dehors. Paul s'est joint à eux. Il faisait quasiment partie de la famille. Tout le monde a respecté la journée en famille.
C'était déjà plus de minuit quand Thomas m'a appelée. D'après le bruit en arrière plan, il était toujours à la fameuse soirée. Il m'a demandé ce que je faisais. Il ne voulait pas déranger. J'ai prétendu que j'avais un truc, mais il passait en 1er. Alors il m'a dit qu'il était là. Oui, j'avais lu ça dans le groupe. Il voulait savoir si on pouvait se voir un petit moment.
Thomas est bavard, il m'a expliqué qu'il était dans un bal de charité, et qu'il pouvait dire à Roxanne qu'il devait passer voir un copain et la planté là-bas. Elle pouvait rentrer avec Pascal et Jess. Comme ça, il pouvait me voir un moment. Je lui ai rappelé que je le verrais l'après-midi dans leur jardin. Il m'a dit que là, il ne pourrait pas vraiment me parler.
On est arrivé presque en même temps. En tous cas, on entendait quand Thomas arrive avec sa Lamborghini Urus blanche avec portes latérales. Ça m'a fait sourire. Il ne reste que quelques jours, mais il fallait qu'il se fasse remarquer où qu'il aille. Sacré Thomas. Il m'a saisie à bras le corps pour me planter des bisous sur les joues.
Ça me faisait trop plaisir de le voir. Il me met toujours de bonne humeur. Sa femme sait qu'on était sorti ensemble, donc elle ne voulait pas nous voir comploter dans un coin. Elle l'avait averti même avant qu'ils prennent l'avion. Il a rigolé; il aurait aimé venir seul, mais impossible que Rox soit d'accord. J'ai ri, je savais qu'il plaisantait.
Thomas avait bonne mine. Ça me faisait vraiment plaisir de le voir. C'était trop cool.
L'après-midi, j'ai hésité à me pointer chez Pascal. Caro m'a appelée pour savoir ce que je faisais. Je ne savais pas encore. Elle m'a dit qu'elle se sentait un peu seule, comme un Mammouth larguée au milieu de tous ces gens. Thomas avait invité tous ses anciens potes. Il ne manquait que ceux qui étaient déjà parti en vacances.
Alors, j'ai été soutenir ma copine. J'avais oublié de demander si on avait les enfants dans les pattes. La plupart sont venus en couple avec les gosses. Les gosses à Pascal évidemment couraient partout avec les autres gamins. Ils avaient installés une piscine pour les gosses. Après tout, c'est aux parents de surveiller leurs marmailles.
Haussement de sourcils et sourires ironiques en voyant Patrick me coller aux basques. Thomas, plein de tact à lancer en rigolant, tel père tel fils! J'aurai voulu fuir, mais il était trop chouky. Il avait pleins de trucs à raconter, si je bougeais, il glissait sa main dans la mienne pour que je l'emmène. Sacré gamin.
Jenny aurait voulu avoir l'aplomb de son frère et venir aussi. J'étais une des seule adultes qu'ils connaissaient plus ou moins. Ou…? Je sais pas, mais les enfants ont tendances à me coller, ou dormir dans mes bras. Peut-être dû à mes origines et mes rondeurs? Non, même quand j'étais squelettique, les enfants venaient à moi, me poursuivait partout..
C'est d'ailleurs comme ça que j'ai connu ma copine Nicole de Belgique. Son fils Dominique m'avait adoptée dès qu'il m'a vue, et c'est à travers ce petit bouchon que j'ai fait la connaissance de Nicole. Au Lac de Garde, un autre gamin me poursuivait dans l'hôtel, et venait s'assoir sur mes genoux pour manger de soir.
On avait dû se coltiner les parents du coup.
Donc, j'ai passé l'après-midi avec Patrick collé à moi. La jeune fille a voulu s'en occuper, mais il ne voulait pas me lâcher. Sa mère, Jess, a aussi essayé de me débarrasser du gamin, mais rien à faire. Même si elle l'engueulait et l'arrachait de force, dès qu'elle le lâchait, il revenait et s'asseyait sur mes genoux. Pascal souriait en me regardant d'un air navré.
J'ai appris que Thomas avait choisi la Lamborghini avant même de venir. Pascal avait fait la location. Cher! C'était son cadeau d'anniversaire. Caro et moi avons voulu participer. Même si Pascal avait dit que son cadeau venait de nous 3. Il a refusé qu'on paie un centime. Faut savoir que ce n'est pas une voiture qui se loue! Je me demande comment Pascal a fait!
Le barbecue avait été installé sous le Gazebo en hauteur. Cela évitait les accidents avec les gosses. Le bruit que font les enfants est incroyable. Ça crie tout le temp, ça saute, ça court. Caro et moi avons rejoint l'équipe qui préparait les salades. Patrick est sorti jouer. Il s'ennuyait à trainer autour de la cuisine. Là, j'ai pu souffler un peu.
J'étais très embarrassée face à Jess. Elle ne devait pas apprécier de voir son fils apprécier la maîtresse de son mari. Je comprenais. Forcément.
Beaucoup son parti aux environs de 19h. Il était temps pour beaucoup de rentrer coucher leurs enfants. On est resté en petits comités. Certaines femmes sont rentrées sans leurs maris. Elles rentraient s'occuper des enfants, pas le mec. Tsss, incroyable! Faut croire qu'il y a des bonnes femmes qui aiment jouer les esclaves! Quelles idiotes!
Le reste de la soirée était plus détendus. Je ne sais pas pourquoi, ou comment on est arrivés là-dessus, mais on a fait une petite visite dans le passé (down memory lane). Il y avait eu une incroyable quantité de moments inoubliables. On a tellement rit. Certains trucs me font encore rire quand j'y pense; l'histoire du travesti, etc… Des tonnes d'histoires à mourir de rire.
L'histoire du travesti était marrante. Le mec parlait, avec ce qu'il prenait pour une femme. Le copain à côté de lui, lui a donné plusieurs coups de coude, pour finir par lui chuchoter que c'était un travelo. Rien à faire il n'écoutait pas. Pour finir, il a prit sa conquête par la main pour disparaître. Il est revenu quelques minutes plus tard, les yeux exorbités…
Celle-là, mais blanche... Elle fait un bruit d'enfer...
Thomas est arrivé hier soir, Pascal a été le chercher à l'aéroport. Il était évidemment avec sa femme. Ca n'augurait rien de bon. Ca voulait dire que, probablement, je ne verrais pas Pascal du week-end. Chiant. Et j'avais envie de voir Thomas. Ça fait 1 siècle et des poussières que je ne l'avais pas vu. Sa femme voulait aller à l'hôtel, mais Thomas voulait être à la maison.
Je pense qu'il avait envie de ressentir les souvenirs du passé. Sa femme va pas être très contente si je l'appelle pour le voir. Alors je me suis abstenue. S'il voulait me voir, il appellera. Je l'ai regarder interagir avec sa sœur. Je me sentais comme une petite mouche. Jess s'est plainte du comportement de Pascal. Thomas a essayé de ne pas prendre parti. Demain c'est son anniversaire. Je me demande si c'est pour ça qu'il est là?
Pascal avait un de ces trucs de charité. Paul et Thomas et leurs nanas les accompagnaient. Évidemment, il y allait avec Jess. J'ai fait la grimace dans mon coin. Bon, de toute façon, je ne pouvais pas l'accompagner. Ce n'était pas ma place. Ah, Thomas a l'air en forme. Comme j'ai envie de le voir. Thomas est toujours aussi beau et flamboyant.
J'ai trop envie de le voir. Je peux pas l'appeler et risquer que Roxanne lui fasse une crise! Je n'avais pas vu que les parents à Pascal étaient là aussi ! Purée! Je viens de réaliser que Thomas était déjà là mardi. Il m'avait demandé ce que je faisais…. et moi, je n'ai fais que de parler de mon stress pour le boulot… NUL NUL NUL. Je suis vraiment trop conne.
Réunion de travail stressante. JL était hésitant sur ce qu'il voulait présenter au client. JL nous a demandé, à Daphné et à moi, de l'aider à faire un premier tri. On va retravailler certaines variations; couleur et forme pour que JL puisse les présenter et le client fera des suggestions. Ensuite on peaufinera d'après les remarques du client.
J'aime ce qu'on fait en ce moment. On a décidé de faire de petits groupes qui vont travailler ensemble. Après la réunion, on a été prendre un verre pour organiser nos rencontres de travail. Ça va être difficile et marrant. Chez moi c'est pas top, alors on va devoir se voir chez Daphné ou dans l'arrière salle d'un bistrot. Ou, encore plus simple chez Black Pencil. Après tout, ils ont des salles pour ça.
Pas le temps de jouer aujourd'hui, je dois bosser. Tout le reste passe après. C'est le bordel total chez moi.
Il y a des papiers traînent un peu partout. C'est galère, entre mes drafts de drafts, et les drafts finals… Ahhh, je perds un temps fou à tout revérifier pour savoir quelle est la toute dernière version.
Comme je n'aime pas jeter les trucs, il a fallu que je trouve une boîte où tout empiler. Je devrais tout jeter au feu… mais voilà, je suis une vraie fourmi.
Un des potes invitait tout le monde sur son bateau pour regarder les feux d'artifice de l'autre côté du lac. C'est la Fête National Française.
Pascal m'a envoyé un message ou la 1ère chose qu'on voyait était le "Time Out". Ça voulait dire que je devais aller dans son sens. Il voulait me voir, il voulait qu'on parle. Il voulait savoir ce qu'il y avait. Je n'avais pas le choix. Je me suis mise à la place de chacun, pour me savoir si en fin de compte j'avais réagi trop de manière trop intensive.
Conclusion; non. C'était normal que je réagisse de cette manière. Surtout sachant que Caro était dans le même hôtel. Je me suis clamée quand j'ai réalisé que Pascal ne savait pas que je savais ça. Je parie qu'il allait me mentir en me regardant droit dans les yeux.
Il est devenu assez fort quand il s'agit de mentir. Ok, je suis pas en reste.
Pascal avait le droit d'utiliser sa carte "Time Out" quand il le voulait. Moi aussi, mais je ne le fais que très rarement. Je n'en ai presque jamais besoin. Puisqu'on devait se voir, c'est que Pascal n'allait pas rejoindre ses potes sur le bateau? Ah, je pense que comme il ne peut pas prendre Jess et les gosses, il restait gentiment home!
Il a proposé qu'on se retrouve au resto. Voulais pas. Je ne pense pas rester assez longtemps pour aller au resto. Au bord du lac. Ça me faisait chier. Je n'avais pas envie de me disputer avec lui en public. Mais bon, j'ai fini par accepter qu'on se retrouve au bord du lac.
Pascal a alors proposé qu'on se retrouve chez lui sous le Gazebo. Je lui ai fais remarquer qu'il fait jour jusqu'à 22h, et que ce n'était pas une bonne idée. Il a insisté. Après tout, puisque je pensais faire un passage éclair, ça ne servait à rien qu'on fasse des tonnes de kilomètres. 20h, j'étais là avant lui. Les enfants étaient surement couchés.
Mon coeur s'est serré en le regardant courir vers moi. Je n'aurai pas dû accepter de le voir, je perdais déjà mes moyens. J'hésitais à lui dire que j'avais tout entendu à la station d'essence. Il était sur haut parleur avec le Bluetooth. Au moins, je voyais sur son visage qu'il se sentait en tord. Coupable. Je l'ai quand même laissé m'embrasser.
Il a commencé par me demander ce qui s'était passé. Pourquoi j'étais partie comme ça, sans un mot. Même pas un sms.
Tu m'as plantée toute seule pour aller t'amuser ailleurs. Alors je suis partie.
Pascal me dit qu'il était à la salle de sport. J'ai failli rire. Effectivement, c'était une sorte de sport!!! Avec Caro!!! Bien sûr, c'était une façon de voir les choses. Est-ce que j'allais faire semblant de le croire? Puis non.
Sauf que je sais que tu étais avec Caroline dans une autre chambre à côt…
Pascal a juste baissé la tête. Il était pris la main dans le sac. Maintenant j'étais curieuse de savoir ce qu'il allait dire pour sa défense. Ben rien. Il a juste marmonné qu'il pensait avoir été discret. Il secouait la tête, navré. Hun, pas autant que moi. Puis, aussi virulente qu'était ma rage, c'est tombé d'un coup. Et je me sentais épuisée.
La colère épuise. Et j'avais envie d'être dans ses bras, pas envie de me prendre la tête avec lui. Et je peux comprendre l'attrait du jeu de cache-cache. Je le comprends, mais ça veut pas dire que je l'accepte, ou que je pardonne. Vis à vis de moi, c'était dégueulasse. Il m'avait manqué de respect. J'ai aussi secoué la tête.
L'envie d'être serrée contre lui était la plus forte. Alors, je me suis avancée pour le serré dans mes bras. Il m'a caressé la tête. Et je me suis entendue en train de pratiquement m'excuser. Je lui ai dis que je n'aurai pas dû partir. Et j'ai même dis que je devais faire un petite crise de jalousie. Que j'avais gâcher notre week-end.
Pascal m'a dit que je n'avais pas à m'excuser. Qu'il n'aurait pas dû faire ça. C'était de sa faute que le week-end ait été gâcher. J'étais d'accord. Mais en même temps… Je lui ai dis que ce n'était rien.
Je ne lui en voulait plus, il s'était bien débrouillé, il avait été discret. J'avais été un peu trop sensible. J'étais juste partie sans réfléchir. J'ai avouée que j'étais gênée de faire une crise de jalousie vis à vis de Caro. Que si c'était à refaire, je voudrais qu'il soit aussi discret. J'étais gênée d'avoir si mal réagit. Que si je n'avais pas envie de le voir, ni de lui parler tant que je ne savais pas comment me défendre. Je n'aurai pas voulu qu'il sache que j'étais jalouse.
Pascal a rit, il m'a serrée fort contre lui et m'a chuchoté qu'il m'adorait sincèrement. J'imagine qu'il était soulagé. Il regrettait quand même que j'ai su pour Caro. Moi pas, je préférais le savoir, même si je ne voulais pas que ce soit lui qui me le dise. Il me regardait sans comprendre. Alors j'ai essayé d'expliquer du mieux que je pouvais. Jess nous observait, il fallait que je m'en aille.