Je n'en revenais pas! Comment Pascal a-t-il pu agir de manière si cavalière? Me manquer à ce point de respect? Il avait promis qu'on passerait le week-end ensemble, et il fait venir une autre femme dans le même hôtel? C'est… Comment a-t-il pu! Est-ce qu'il ne voyait pas le problème? Est-ce qu'il croyait que c'était anodin? Que ça resterait un secret?
J'étais dévastée. Il voyait Caro déjà toute la semaine au boulot. Et je savais qu'ils avaient de petits moments d'intimité durant la journée, donc les week-ends m'appartenaient. J'étais déçue, blessée, dégoûtée. Il m'avait humiliée vis à vis de Caro. Elle devait bien se moquer de moi là. Je lui en voulais, mais je m'en voulais aussi… de ne pas savoir où j'ai fauté!
Est-ce que j'étais trop bête? Trop laxiste? Trop compréhensive? Et voilà pourquoi ça a fini par déraper? Ou c'est juste un passage où il m'aime moins? Je me sens tellement blessée et désespérée en ce moment. Je n'arrive pas à comprendre comment il a pu me faire ça. Comment a-t-il laissé une autre femme m'humilier de la sorte. Je lui en veux.
J'aimerai être une mouche pour voir sa tête quand il réalisera que j'étais partie. J'espère qu'il se sentira coupable à chier que je sois partie pendant qu'il troussait Caroline. Ça devait être 2h du matin quand il s'est mis à me harceler au téléphone. Il ne croyait quand même pas que j'étais partie en taxi, de Genève à Moudon, pour ensuite l'écouter me baratiner?
Mais sérieux, j'étais contente de le voir s'acharner à m'appeler. Il me laissait des messages, me demandant de lui répondre. Qu'est-ce qu'il pourrait bien inventer pour se faire pardonner? Rien. Je ne voyais vraiment pas ce qu'il pourrait dire qui pourrait faire passer la pilule. Je ne vois pas. Je ne dirais pas que je savais pour Caroline. Ce serait humiliant.
Pendant près d'1h, Pascal s'est acharné. Il a dit qu'il venait me chercher. Ha ha, petit chantage qui ne marchera pas cette fois. Je ne l'ai pas rappelé. Je ne lui ai pas répondu. Qu'il aille se faire voir. Après avoir lu ses messages, je les ai effacé de rage. Je ne voyais pas ce qu'il aurait pu écrire, ou même dire pour me soulager ma peine.
J'entendais le regret et la culpabilité. J'espère que ça lui a retirer toute l'excitation de s'amuser dans mon dos et tout le plaisir du jeu de cache-cache. j'imagine comme ce devait être amusant. Et maintenant, j'espère qu'il cherche âprement quoi dire pour sa défense. Même si ce n'était que Caroline, j'étais furax. Il m'a plantée pour aller sauter une autre!
Je me repose trop sur mes lauriers. Je ne cherche plus à stimuler les choses. Je fais très peu d'efforts. Et je passe juste mon temps à regarder Pascal… vivre sa vie! Est-ce que j'ai perdu mon côté amusante, excitante? Arh, j'étais mortifiée à l'idée qu'ils fassent des choses pareilles quand je suis moi dans les parages! Dire que je souris bêtement pendant qu'ils me poignarde dans le dos.
Caro continuait d'une voix remplie de tendresses; que si on n'y allait pas, qu'il lui envoi un petit message, elle n'irait pas non plus. Elle lui a demandé s'il ne pouvait pas inventé un truc, comme quoi il passait 1h au picnic, juste pour les potes, et rentrerait tout de suite après. Juste 1h...
Elle aurait préféré qu'on passe le week-end chez elle en fait.
Pascal a dit qu'il sentait que j'avais besoin qu'on passe du temps ensemble. C'est ce qu'il voulait faire ce week-end. Caro lui a demandé s'il avait eu Natacha en ligne. Je l'ai vu faire la grimace. Je lui souriais comme si de rien. Pascal a dit qu'il devrait y aller. Je savais qu'il était en ligne avec elle. J'allais finir par me poser des questions. Pour donner le change, il est entré dans le magasin.
Je l'entendais toujours. J'ai appris dans quel hôtel on allait, parce que Caro le lui a demandé. Mes oreilles ont pris feu quand elle lui a dit qu'elle prendrait une chambre dans le même, et qu'il pourrait faire une pause vers elle. Pascal a rit. Puis, il lui a dit que c'était une bonne idée. Excitante même. Qu'il ferait lui-même la réservation une fois à l'hôtel. Il lui a même dit qu'il allait acheter des clopes pour justifier l'arrêt.
Ils se sont chamaillé en riant à qui devait raccrocher. Ils sont dit des mots d'amours, et partager des bisous. Et Pascal est revenu. Je m'imaginais la tête des gens dans le magasin, qui l'entendait envoyer des bisous, et dire des "je t'aime" à quelqu'un au téléphone, alors qu'une ploukette attendait dans la voiture. J'avais envie de me cacher. J'étais mortifiée, au bord des larmes. Mais j'ai fait semblant de bailler et j'ai souri.
Après s'être installé à l'hôtel, on est sorti prendre un verre et manger une glace sur une terrasse. Pascal était descendu m'attendre dans le Lobby. Je devine que c'était pour réserver une chambre pour Caro. Il a prétendu que c'était pour me laisser me préparer tranquillement. OMG, en temps normal, je ne me serais doutée de rien.
Comme je ne mentionnais pas le coup de fils de Caro, Pascal en a parlé. Il a prétendu qu'elle appelait pour savoir si on allait au picnic ce soir. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait, ce qu'il voulait faire. Il a dit qu'on verra ça plus tard. Ce qui n'a fait que sonner toute sorte d'alarmes dans ma tête. Il allait utiliser ça comme excuse pour filer?
Ou si j'étais assez distrayante, il restera avec moi? Et je fais quoi de Caro dans notre hôtel?
En milieu d'après-midi, on est rentré à l'hôtel faire une petite sieste crapuleuse. Pascal était tendre et très câlin, ce qui fait que j'ai complètement oublié Caroline. Je me suis endormie dans ses bras. J'avais entendu son natel. Ou était-ce le mien? Il est sorti de la chambre. Il n'a pas fait long. Il est revenu avec un verre d'eau pour moi. La seconde d'après je dormais.
Vers les 18h, comme il pensait que je dormais, il s'est éclipsé pendant un peu plus d'1h. J'ai calculé.
On s'est installé sur la terrasse pour manger, et Pascal m'a redemandé si je voulais manger ici, ou aller au picnic? Comme s'il se parlait tout seul, il a marmonné qu'il devrait peut-être y faire un saut, même seul, juste un petit 1/4h, question de montrer qu'on participait aussi. Il m'a demandé ce que j'en pensais.
J'ai fait la grimace, je n'avais pas envie de bouger. Pour digérer, j'ai proposé qu'on aille marcher au bord du lac. Pascal a souri, il avait un autre idée. Il allait faire un saut au picnic, qu'il serait de retour dans 1h. Donc, il m'a ramenée en haut. Dans l'ascenseur, j'ai cherché quoi dire, pour finir, je lui ai dit que je l'accompagnais. Après tout, on n'allait pas faire long. Il a dit que ce n'était pas la peine.
Il m'a dit de rester tranquille, que ce serait un aller-retour. J'ai répondu que justement, puisque c'était un aller retour, l'idée me plaisait. Il s'est changé sans me répondre. Il a répété que ce n'était pas la peine de s'embêter à 2, il m'a fait un bisou et filé. Tsss, il me prend pour une bille! Il était aussi impatient que ça d'aller rejoindre Caro?
Pascal avait dit qu'il ne serait absent qu'une petite heure. Mais il a près de 2h avec Caro.
Je sais qu'il n'a pas été au picnic. Sa voiture était toujours dans le parking sous-terrain. J'ai été vérifié. Je devais continuer à faire l'ignorante, mais je me sentais blessée. J'ai essayé de voir le côté positif, comme je fais d'habitude, mais sans succès. C'était atroce qu'il fasse venir sa maîtresse à notre hôtel, et m'abandonne pour aller la retrouver.
Il est vraiment bizarre. J'étais sur le canapé quand il est revenu. Après avoir passé son absence à sauter Caro, il m'a embarquée pour remettre ça. Je ne pouvais pas le repousser, alors j'ai joué le jeu. Un moment donné, j'ai même oublié ce qui s'était passé avec Caro.
Avant que je ne glisse dans les bras de Morphée, je l'ai senti se relever et quitter la chambre. C'était quand même plus de minuit. J'allais m'endormir, mais pour me rassurer, je me suis levée pour le chercher. J'aurai prétendu avoir soif. Mais il n'était déjà plus dans la chambre. Le rat! Il est retourné se vautrer dans les bras de Caro?!
Je ne lui suffisais pas??? Triste et vexant. Tant pis, j'ai éclaté en sanglots. J'avais mal.
J'ai décidé de frapper fort. De marquer le coup. Bon, peut-être que ça ne fera rien, qu'il s'en foutrait, mais il fallait que je réagisse. J'ai décidé de partir. Foutre le camp. Qu'il retrouve un lit vide en rentrant. Il saura que j'ai remarqué son absence. Je ne dirais jamais que je savais. Je n'en parlerai pas. Je voulais qu'il se creuse la tête tout seul.
Il avait dit à Caro qu'il voulait me consacrer son week-end... mais il l'a faite venir ici... Imbuvable.
Pascal a appelé ce matin. Pfff, le samedi matin? Je dors. Déjà que j'ai eu de la peine à trouver le sommeil, là, je dormais enfin. Bien sûr mon téléphone était éteint. Malgré tout, ça m'a troublée, et j'aurai aimé l'entendre. Savoir ce qu'il avait à dire pour sa défense, à propos d'hier. J'ai attendu qu'il me rappelle, mais comme ça ne venait pas, je l'ai rappelé.
J'avais vu qu'il était à la maison et se préparait à se mettre à table avec toute sa petite famille. Pourtant, il n'a pas paru ennuyé par mon appel. Il est sorti pour me parler. Jess a envoyé la petite derrière lui. J'entendais la petite parlé à son papa, alors qu'il était en ligne.
Je viens te chercher. J'ai envi de venir te chercher.
Non, j'aime prendre ma voiture.
Non je veux venir. A dans 1h ok. A toute…
Il a raccroché. D'après la courte conversation, je savais que c'était inutile d'essayer de le faire changer d'avis. 1h pour me préparer? Nul. C'est pas assez.
De ne pas avoir ma voiture sous la main me stress. Anyway, puisqu'il tenait à venir me chercher, autant me préparer. J'ai commencé à imaginer qu'il m'avait peut-être préparé une surprise, ou m'emmenait ailleurs.
Ha, je commence à le connaître je pense, parce que j'avais raison. Il m'a emmenée dans un hôtel à Genève avec une merveilleuse vue sur notre lac. Dans la voiture, il s'était excusé pour hier. Ils avaient été invité à manger chez sa grand-mère, et ils sont rentré plutôt tard, Et d'après ce que j'ai compris, il était plutôt crevé. Supporter Jess et le brouhaha que font les enfants, l'avait crevé. Il était explosé.
Supporter Jess? Quelle blague. Il l'avait laissée le charmer, en débarquant dans sa chambre avec son coussin serré dans ses bras et son air paumé, suppliant. J'ai eu envie de lui en faire la remarque. Là encore, il ne me disait rien à propos de ces 2 jours de congé passé en famille. Je me demande ce qu'il ressent vraiment quand il est avec sa famille? Les aime-t-il? Est-ce qu'il aime passé du temps avec eux?
Je regardais son profil le coeur serré. J'aimerai pour une fois être dans sa tête pour savoir exactement ce qu'il ressent quand il est avec eux, ou quand il pense à eux. Hum, oui j'aimerai avoir ce pouvoir là. J'aimerai aussi savoir exactement ce qu'il ressent pour Caro, ou Natacha. Si je devais choisir un pouvoir, je crois que je choisirais celui-là. Pouvoir se mettre dans la tête de n'importe qui!
Pascal avait choisi Genève, parce que c'était assez loin de sa femme, de la plupart de nos friends. Mais, en même temps, si j'en avais envie, on était assez près pour passer la soirée avec eux. Caro a appelé alors qu'on roulait. Il a prit l'appel et lui a demandé d'attendre une minute, qu'il roulait et qu'on venait de se diriger vers une pompe à essence.
En fait, il voulait lui parler sans mes oreilles qui écoutent tout. Parce que dans la voiture, elle était sur Bluetooth, donc sur haut-parleur. Mais, il n'a peut-être pas pensé que, même s'il sort de la voiture, le Bluetooth reste ouvert. Donc, j'ai tout entendu.
J'avais dans l'idée que Pascal était souvent direct et froid avec elle. Mais, j'avais tord. C'était une conversation entre 2 amoureux. Ils étaient tendre et doux.
Pascal lui a dit qu'on allait à l'hôtel sur Genève. Alors Caro lui a demandé s'ils ne se voyaient donc pas du week-end. Pascal n'en savait rien, en rigolant gentiment, il lui a dit qu'ils se voyaient tout le temps. Qu'elle aurait la paix ce week-end. Elle a rit, lui a envoyé un bisou. Pace a dit qu'on ne sait jamais, peut-être que je voudrais sortir ce soir et aller au picnic organisé par Johnny. Il ne savait pas encore.
Là, j'ai décidé qu'on n'irait pas au picnic. Clair.
Caro lui a dit qu'il allait lui manquer. Il a répondu qu'elle aussi (qu'elle allait lui manquer). Qu'elle espérait alors nous voir au picnic. C'est au bord du lac, avec pleins de petits coins pour des baisers volés. Et ils ont rit. Ça m'a serré dans la poitrine. Alors, même quand je suis là, ils font ça? S'embrasser en vitesse dans un coin? Comment ça se fait que j'ai perdu ça dans notre relation. On est devenu un couple gnian-gnian? Je n'étais plus amusante? Je ne l'excitais plus?
Hier, Pascal m'avait dit que je l'aurait sur le dos tout le week-end. On est vendredi, pourquoi est-ce que je n'ai pas de nouvelles? Je lui ai envoyé un message. Un 2ème. Rien. Puis, en fin de journée, il me répond qu'il me rappelle plus tard en m'envoyant pleins de bisous. Sauf que ce plus tard, n'est pas arrivé. Alors, j'ai compris, son message était juste dans le but de me calmer et évite que je le harcèle.
Ça m'a fichu le moral dans mes pompes. J'ai attendu toute la soirée pour rien. Dire que j'avais un anniversaire et que j'ai annulé en pensant que je verrai Pascal. C'est nul. Une copine aurait fait ça, je me serais moquée d'elle. Et là, cette fois, la pauvre tâche c'est moi. Moi qui attend qu'un mec me sonne pour exister. J'avais honte d'être aussi tarte.
Pascal avait pris congé aujourd'hui et demain. C'est Caro qui me l'a dit. Sa secrétaire m'a dit qu'il n'était pas au bureau aujourd'hui, alors j'ai demandé qu'on me passe Caroline. Elle, elle sait toujours tout. Moi, niet. Ça m'énerve. Il n'a toujours pas compris que je ne supporte pas d'être laissée dans le noir. Bon, je dois faire semblant de ne rien savoir. Je vais voir s'il dit quelque chose ou pas.
Je n'ai pas appelé, mais mon message lui demandait s'il ne faisait pas trop chaud pour rester enfermer..
Je trouve qu'il passe beaucoup trop de temps avec sa femme et ses gosses. Bon, je ne devrais peut-être pas penser comme ça.
Okay, je suis peut-être jalouse!
Et il n'a rien dit. Juste que ça allait, et souhaité que ma séance de travaille se passe bien. Ce à quoi j'ai répondu que je n'avais rien cet après-midi, il manquait la moitié du staff. Il m'a renvoyé un bonhomme qui rigole. Tss, donc il ne pensait rien me dire. Par contre, il m'a demandé de prévoir de l'avoir sur le dos tout le week-end. Ça c'était new. Trop contente. Je vais continuer à faire l'autruche.
Apparemment, Pascal a été à la piscine après le boulot. Je crois même qu'il quitté le boulot un peu plus tôt. Pascal n'irait jamais à une piscine publique. Il a assez de copain qui ont des piscines chez eux. Jess avait elle aussi emmené les enfants à la piscine. C'était peut-être ça, Pascal a été les rejoindre. Je me sentais fatiguée et quelque peu déprimée. Je ne trouvais aucune énergie.
Tout me déprimait; le chant des oiseaux, les criquets le soir, la légère brise, l'odeur des feuilles, de l'herbe…
Ça me ramenait dans le passé, mais je ne pouvais pas aller jusqu'au bout de ces moments, il y avait trop de distractions autour. impossible de capter ces instants précieux de mon passé.
Je me sentais triste et au fond du gouffre. J'avais encore des jours comme ça. Et je devais au moins bosser un peu.
J'avais l'impression de porter des sacs de ciment sur les épaules… Je suis down. Pour me remonter le moral, j'ai été faire une balade à pieds. Ca n'a rien changé. J'avais la tête ailleurs pendant ma promenade, les odeurs de l'été me chatouillaient le nez me ramenant encore plus dans le passé. Comme j'étais loin de la télé, des bruits courants, j'ai essayé de capter ces souvenirs sans succès.
Hier soir, en rentrant, j'ai vérifié si Pascal était rentré entretemps. Mais non, il n'était pas rentré. Jess aussi espérait son retour et attendait. Elle l'appelait surement, mais il ne semblait pas répondre à ses coups de fils. Un peu après minuit, le voilà. il est finalement rentré est finalement rentré. Donc, il devait être dans un restaurant quand Caro et moi tournions comme des hélices.
Jess Jess s'est excusée de s'être énervée. Mince, elle n'aurait pas dû. Ça montre une certaine soumission, et le pire, c'est qu'il va désormais faire ça à chaque fois. Et même si lui seul est en tord, il aura gagné, parce que c'est elle qui se met à genoux. Cette fois, quand elle s'est collée dans ses bras, il l'a entouré de ses bras. Elle a encore lâché quelques larmes avant en se serrant contre lui.
Ils dorment dans des chambres séparés, mais peu après s'être couché, Jess a frappé à sa porte. Elle serrait son coussin dans ses bras, et d'une petite voix lui a demandé si elle pouvait dormir avec lui.
J'imagine que ça avait dû le charmer de la voir si vulnérable.
Aujourd'hui, j'avais envie de le voir, et lui proposer qu'on mange ensemble. Alors je l'ai appelé vers les 9h. Son natel sonnait dans le vide. Je ne voulais pas appeler la ligne fixe et tomber sur sa secrétaire. Puis, j'ai changé d'avis.
Je me suis rappelée de lui et sa femme hier soir. Ils ont couché ensemble. Je n'avais plus trop envie de le voir. Je risquais de poser des questions ou faire une crise.
Pour éviter qu'il rappelle et que je sois obligée de le dire de vive voix, j'ai envoyé un message. 2 en fait. Dans le 1er; je pensais qu'on pouvait manger ensemble à midi, mais que entretemps, j'avais reçu un appel et ça ne jouait plus. Au départ, j'avais appelé parce que j'avais juste envie d'entendre sa voix. 1/2h plus tard, il m'a envoyer un petit bonhomme qui danse et un bisou.
C'est bizarre, comment un homme qui baise avec une autre femme, même si c'est la sienne, vous envoie après un bonhomme qui danse et un bisou soufflé, comme s’il n'avait rien à se reprocher! Un face à face m'aurait permis de lire quelque chose sur son visage. Je sais pas, une expression, le regard fuyant, quelque chose quoi. Je souffre de sa trahison.
Ce soir, Jess lui a pris la tête. Ok, il le méritait, il n'était pas rentré du week-end. Tout ce qu'elle a gagné, c'est que Pascal s'est tiré à nouveau. Elle avait beau faire une crise, il ne répondait pas à ses appels. Le peu de temps qu'il a passé chez lui, c'était pour les enfants. Elle n'a pu s'empêcher de chercher la dispute devant les gosses.
Bon c'est agaçant de parler à quelqu'un qui ne vous répond pas. Il n'a même pas pris la peine de manger avec Jess et les petits.
Quant il est parti, Jess était en pleurs et les enfants aussi. Ils ne savaient probablement pas pourquoi ils pleuraient, mais ils voulaient que leur papa reste.
Pascal leur a dit qu'il ne voulait pas contrarié maman, c'est pourquoi il partait. Je m'attendais à ce qu'il m'appelle. Mais j'ai attendu en vain.
Je pense que Pascal avait dû retourner chez Caro. J'ai failli lui demander par message si on se voyait ce soir. C'était lundi après tout. Mais je ne voulais pas avoir l'air collante. J'espérais encore plus tard. Je me suis convaincue qu'il avait été faire du sport, ou qu'il était peut-être chez Paul. Qu'il appellerait. Mais non.
Mais Jess y avait pensé aussi, et elle a été voir chez Paul. Donc, Pascal n'y était pas, elle est revenue toute déçue. A la voir, comme une lionne en cage, je pouvais deviner dans quel état elle était. Elle avait surement envie de hurler, mais ne pouvait pas à cause des petits et de la jeune fille. Elle s'est mise à appeler ses potes… Sans succès.
Jess ne l'a pas trouvé. Je pense qu'il était chez Caro. Hélas, je ne peux pas passer pour voir. L'empêche, j'avais un peu pitié pour Jess. Parfois Pascal peut être atroce, ce devait être horrible d'être face à un mur. C'est horrible quand tu parles à quelqu'un qui regarde ailleurs, qui ne répond pas. Son attitude était méprisante je trouve.
Je le trouvais blessant. avec elle. Pour finir, j'ai été vérifier chez Caro. Je devais y aller avant que ce soit l'heure du coucher. Grosse déception, Pascal n'était pas là-bas. Mon cœur a serré. Je ne me sentais pas bien. J'étais persuadée de trouver Pascal chez elle. Du coup, j'avais la chair de poule, et des palpitations, ou était-il? Avec qui?
Caro était toute seule à la maison, devant la télé et tripotait son natel. J'ai été frappé pour lui demander si elle voulait le chercher avec moi. Caro n'a pas hésité. On a pris sa voiture.
On est donc parti en piste. Évidemment, on a été tourner autour de chez Natacha. Pas là. Ensuite, on a fait la plupart des hôtels. Rien. Bon, on n'a pas pu voir tous les parkings. Minuit, on tournait encore. Impossible de mettre le doigt sur Pascal.
Depuis vendredi, Pascal est absolument adorable. Le vrai petit ami attentif, câlin, des bisous par-ci par-là, etc. On a encore passé la nuit à l'hôtel. Bon, j'avoue, j'étais raide. Je commençais à me sentir un peu trop couvée, et même un peu inutile.
En fait, je commençais à rougir pour un rien, souriant comme une petite idiote. Je ne m'en rendais pas compte quand je le faisais, mais après. Et je me serais tartée. Quelle nouille. Caro m'avait dit que je le regardais avec des yeux énamourés.
Hum, je ne m'en étais pas rendue compte. C'est comme rire bêtement pour un truc totalement con… Aïe, je le vois quand les autres le font, et je ne fais pas ça. Mais je me suis surprise à rigoler aussi comme une tarte. La honte. Trop ridicule.
Surtout que je ne peux pas me comparer aux autres nanas, qui sont, faut le dire, nettement plus appétissante que moi. Je pense que Pascal a fait un gros effort, juste parce que c'était notre anniversaire. Je ne sais toujours pas ce qu'il me trouve.
Pour le récompenser en quelque sorte, j'ai proposé qu'on passe chez Caro après. Et on pouvait même dormir là-bas s'il ne voulait toujours pas rentrer. Il a laissé échappé, qu'il dormait souvent chez elle. J'ai fait comme si je n'avais pas capté.
On s'est levé tard, et pris notre petit déjeuné dans la chambre. Je me suis tapée mes œufs aux bacons. Et j'ai tout gerbé après. Je suis dans une période où je suis allergique aux œufs. Zut. Jess le saturait de messages, entre cris et larmes.
Puis, elle lui a dit que la petite n'était pas bien. Il a aussitôt rappelé. Si c'était une tactique, elle avait réussi à capter son attention. Avant d'écouter les messages incendiaires de sa femme, Pascal avait parlé avec un copain. Il a aussitôt rappelé Jess et a fait un saut chez lui. C'était un piège, la petite allait très bien. Elle ne devrait pas utiliser les enfants!
Son copain lui a demandé s'il se joindrait à eux pour faire du parapente. Il n'y avait pas assez de vent selon Pascal. Il pensait que ce serait plutôt dangereux. Faut pas trop de vent, mais quand même un minimum pour ne pas piquer du nez. Et aller jusqu'en valais… bof!
On est passé prendre Caro pour aller chez Craig. Je crevais de chaud, je n'étais pas à l'aise. Je ne pouvais pas me mettre en maillot de bains. J'étais cantonnée à une chaise longue, sous un parasol, et je les regardais jouer dans la piscine.
J'avais un bouquin à portée de main. Je ne savais pas si je devais lire pour me donner une contenance. Mais si je me mets à lire, après un moment, j'aurai envie de dormir. Et ici, je ne pouvais pas aller faire une sieste vite fait.
Donc, niet, pas de lecture.
Le soir, ils ont fait une grillade, et après quelques cafés et quelques verres, on est rentré chez Caro. Elle avait acheté ma glace préférée. J'en ai mangé une. On est resté dormir chez elle. Je sais qu'elle propose pour profiter de Pascal.
Je sais bien que ce n'est pas pour ma compagnie. Que je sois là ou pas, elle proposerait quand même. Et je crois que Pascal est bien content de ne pas avoir à rentrer. Caro le traitait comme un roi, lui faisait ses plats préférés, des petits desserts et tout.
Tu parles… Elle le traitait mieux que moi. Pas étonnant qu'il aime être chez elle. Elle le couvrait d'attention, et lui lavait et repassait même les vêtements qu'il avait laissé chez elle. C'est pas mon genre ce genre de soumission. Ils sont proches, ça se voit aux petits sourires qu'ils échangent.
Pourtant aujourd'hui chez Craig, on aurait dit qu'il sortait avec Natacha. Ou du moins, qu'ils se draguaient. Ils étaient tout le temps collé ensemble, à se chuchoter des trucs à l'oreille et partir d'un fou rire. Clairement, le 4 juillet c'était fini.