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corona virus

Dim - 17 mai 2020 - Un dimanche compliqué

Publié le par JaneDo

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Dim - 17 mai 2020  -  Un dimanche compliqué

Au secours, il fait beau soleil... Je n'avais rien pris pour ça chez Pascal. Il avait fait moche tous ces jours, alors je n'avais que des sweat. Je ne m'attendais pas à du soleil. Pascal m'a prêté un t-shirt. Caro, est venue nous sortir du lit à 8h, avec le petit dèj et aller courir avec Pascal. Pascal lui a donné aussi 1 clé.

Bon, je savais qu'il allait le faire, mais ça m'a fait un peu chier. Du coup, elle vient nous réveiller??? Grhhh... J'ai cru remarquer que mes petites crises, que Pascal prenait pour de la jalousie, l'amusait. Je le voyais sourire en douce. Caro pensait la même chose, mais elle, elle se croyait du coup importante.

D'ailleurs, je ne sais pas ce qui me prend de tout le temps faire des crises ces temps-ci...

Bekk, un copain à ma frangine, devait passer vers 14h avec un pote garagiste pour voir ce qu'il y avait à faire sur la Mercedes. Quant j'ai dis à Pascal que je rentrais, que j'avais un truc à faire, j'ai cru déceler un petit regard ironique de Caro. Comme si elle pensait que je partais à cause d'elle.

C'est vrai que ça ne me convenait pas qu'elle soit sur nos talons le dimanche. J'aurai préféré un peu de tranquillité. Mais bon, Bekky et Thomas sont aussi descendu déjeuner. Donc, pour une journée tranquille en amoureux, faudra repasser. A midi, quant je suis partie, ils étaient encore là.

Pascal a voulu me prêter sa voiture, mais J'ai voulu que Pascal m'accompagne, parce que je n'avais pas ma voiture, et je préférais la prendre en revenant. Sinon, je serais bloquée chez lui, à pieds. Pascal m'a rappelée que Caro dormait chez lui le dimanche soir, donc ce soir... J'avais oublié ce détail.

J'ai voulu me rebiffer et lui dire qu'elle n'avait qu'à attendre demain, puisqu'elle nous avait réveillé ce matin. Sans compter que, samedi matin, il avait dormi jusqu'aux environs de 10h, alors que ce matin, on avait dû se lever à 8h! Elle nous avait réveillé à 8h! Mais je me suis tût.

Ils ont passé l'après-midi dans le jardin. Michael nous a rejoint, il s'ennuyait tout seul chez lui. J'ai averti de mon arrivée, alors ils m'ont attendu pour manger. On a mangé sur la terrasse chez Thomas, même si c'est Pascal et Bekky qui ont cuisiné. 2 autres copains sont arrivés un peu plus tard.

Les garçons et Bekky ont joué au ballon. Moi, j'ai été me balader un moment le long du lac. Caro a couru me rejoindre, on ne s'était pas beaucoup parlé ces temps. J'ai souri, répondu, acquiescé, rigolé.

Elle a voulu revenir sur le vendredi, j'ai évité. Je ne voulais pas reparler de ça, ce qui est fait est fait.

J'avais l'intention de dormir chez Pascal ce soir. C'était pour emmerder Caro, vu qu'elle s'était immiscer aussi vendredi soir. Pascal a intérêt à collaborer, sinon là, je piquerais vraiment une crise.

Je riais sous cape de voir la tête que Caro a fait quant, sans rien dire à personne, j'ai décidé de dormir chez Pascal. J'ai vu les petits signes qu'elle lui faisait.

Pascal a jugé prudent de les a ignorer. Sage décision!

Il n'aurait jamais osé me dire quoi que ce soit. Lui seul savait que je dormais ici et pourquoi. Il a compris, même s'il n'étais pas très emballé. Il sentait venir le conflit. J'imagine qu'il ne voulait pas être pris entre 2 feux.

Je me suis fait un plaisir de squatter ses bras et lui faire lui tourner le dos pour dormir. Elle a eu de la peine à s'endormir. Caro a dû supporter qu'on fasse l'amour sous son nez, et on s'est endormi presque aussitôt après. En tous cas, Pascal. Je l'ai sentie tenter de l'attirer à elle, mais je veillais.

Même si j'avais chaud, j'ai quand même dormi enroulée à lui. J'ai ainsi récupéré mon vendredi...

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Sam - 16 mai 2020 - J'ai piqué une crise...

Publié le par JaneDo

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Sam - 16 mai 2020  -  J'ai piqué une crise...

Temps gris moche; pas de grillades - Pas oublié l'anniversaire d'Alex. En fait, il le fête avec ses cousins et amis ce soir.

Ok, je savais que je n'aurai pas dû, mais j'ai tiqué, et je suis partie. Ce n'était pas... J'avais pensé d'abord juste me coucher et point. Qu'il y ait Caro ou pas, ça ne devrait pas m'affecter. Mais ils dormaient dans les bras l'un de l'autre, et je ne pense pas qu'elle devrait être dans mon lit, le week-end.

J'en avais fais des tonnes pour les réveiller, mais que dalle. Ça m'a piquée au vif, je me suis rhabillée et je suis partie. Pas sans faire assez de bruits pour que Pascal se réveille. Mais non, rien. J'avais pris toutes mes affaires. Je pose mes affaires sur le bras du fauteuil dans la chambre. Ça m'a énervée de trouver ceux de Caro là aussi.

J'espère qu'il s'en rendra compte le matin, qu'il se sentira coupable. J'espère qu'il sera désespéré et fera des pieds et des mains pour faire amende honorable. Ou... ai-je tord d'avoir réagi comme ça? Afff, je sais plus. Des fois, je réagi au 1/4 de tour, et c'est jamais très bon.

Le plus souvent, je le regrette ma réaction et je me rends compte que j'ai été complètement idiote. J'ai hésité 10 milles fois à faire demi tour et retourner me coucher, pour que Pascal ne remarque pas ma connerie. Et 10 milles fois, j'ai eu des picotements de révolte. Je piaffais de mécontentement qu'il ait permis à Caro de dormir là.

Rhhh, que faire? Est-ce que je me pointe l'après-midi, comme si de rien??? Non, je ne peux et ne veux pas. Je me sens bête. Caro et Pascal vont encore me regarder comme si ça ne tournait pas rond chez moi. Pfff. Et il fait moche. J'aurai voulu être dans ses bras, au chaud sous la couette.

... Oui, mais sans Caro.

Vers 10h, Pascal a essayé de m'appeler, puis m'a envoyé un message pour savoir où j'étais. Pas répondu. J'étais encore plus énervée. D'habitude, il se lève tôt pour aller courir, par n'importe quel temps. Là, il a dormi jusqu'à 10h??? Ou, il ne s'est même pas rendu compte que je n'étais pas là??? Ou... Bref, je m'en fou.

Si je cherche à savoir, je sens que je vais encore m'énerver.

Pascal s'est mis à me bombarder de message, tous aussi plat; ou est-ce que j'étais, ce que je faisais, pourquoi je ne réponds pas, que je l'appelle, qu'il ne comprenait pas... Bref, il n'était pas désespéré. On dirait qu'il croit que j'étais juste sortie un moment, genre acheter des croissants, et que je trainais.

C'est seulement vers les 13h qu'il a commencé à s'exciter. J'ai coupé mon natel, en pensant très fort; va te faire...

Je n'avais pas beaucoup, ni bien dormi, alors j'ai été me coucher. Au moins comme ça, je ne passerais pas mon temps à fixer mon natel éteint. En fin d'après-midi, le cœur gros, parce qu'il me manquait, et que je me sentais seule, j'ai rallumé pour trouver 17 appels en absences.

Pfff, il aurait pu faire plus que juste appeler. Je pense qu'il était très bien chez lui, et qu'il n'avait pas envi de se bouger!

Mon natel a sonné. J'avais prié, espéré, alors j'ai répondu. Pascal voulait savoir ce qui se passait. Moi, j'espérais qu'il dise quelque chose qui puisse m'apaiser et me donner une excuse pour courir chez lui. Mais non, rien. De l'entendre me demander ce qu'il avait encore fait m'a encore plus énervée.

Merde, peut-être que je cherche des histoires où il y en a pas??? Pascal va finir par me trouver fatigante...

Pour finir, je me suis forcée à faire 1 petit pas, de ton calme et détaché; j'ai dis que quant j'ai vu que Caro était là, il n'y avait pas de place pour moi, alors je suis rentrée. Pascal a dit que j'avais voulu rester en haut pour jouer, alors il est descendu, quant Caroline lui a demandé si elle pouvait rester, et pourquoi pas...

J'ai dis que je pensais qu'on passait la nuit ensemble, mais j'ai pensé m'être trompée, puisque Caro était là. Alors là, il ne comprenait pas, qu'est-ce que ça pouvait faire qu'elle soit restée ou pas.

Bref, on a commencé à se prendre la tête. Moi, je restais calme. Je faisais semblant. Lui semblait s'énerver. Quant il s'énerve, il est encore plus calme. Les longs silences sans répliques... je recommençais à fulminer.

A son 2ème je comprends pas, j'ai raccroché. Je l'ai regretté aussitôt, mais je ne pouvais quand même pas rappeler. Autrement, j'aurai dû le faire tout de suite, en prétextant une mauvaise manip. Mais voilà, j'ai attendu, en espérant le voir s'exciter à me rappeler. Il a attendu 10 minutes avant d'essayer.

Ça m'a encore plus fait chevrer, parce que j'imagine qu'il avait dû prendre le temps de raconter à Caro que j'avais pété un câble à cause d'elle. Je pense qu'intérieurement, elle a dû se marrer; encore une de mes crises de jalousie.

Je sentais que c'était fichu et que j'allais passer ma soirée toute seule dans mon coin. Sans lui. Ça me rendait malade.

10 minutes, c'était trop, alors je n'ai pas répondu. J'ai fondu en larmes. C'était foutu, j'allais passer le week-end toute seule. Je ne voulais pas passer le week-end toute seule, je voulais le voir. Je voulais être avec lui.

Je me rendais compte que je m'étais moi-même foutu au fond du gouffre. Que j'avais été idiote. Oui mais, je n'aurai pas supporté de dormir dans mon coin, alors que Caro dormait dans ses bras... Hahhh.

Pascal sonnait chez moi 1h plus tard. J'avais les yeux enflés comme des pastèques. Horreur. Mais j'étais contente, soulagée, de le voir là, sinon, j'aurai vraiment sombrer encore plus. Désespérée, j'aurai passé le week-end à chialer comme une gourde. Ensuite, j'aurai tiré la gueule pendant toute une semaine.

Quant j'ai ouvert, Pascal m'a juste prise dans ses bras. Il a dit qu'il savait pertinemment que s'il n'étais pas venu, je lui en aurai voulu et je lui aurai fait la gueule jusqu'au prochain déluge. Évidemment je n'ai rien répondu, parce que c'était vrai. Il m'a demandé pourquoi je pleurais, j'ai répondu que c'était parce qu'on s'était pris la tête au téléphone.

Je n'ai pas voulu reconnaître que je pleurais parce que, je pensais qu'il s'amusait bien sans moi, et que, je n'avais pas supporter de voir qu'il avait permis à Caro de rester et qu'elle dormait dans ses bras. Et que je m'étais sentie exclue. Et maintenant, je rechignais à retourner chez lui, parce que j'avais honte.

On a été se balader, même s'il pleuvait un peu par moment, et on a mangé un truc ensemble avant de rentrer. Je sais qu'il a dû appeler Caro, quant il a prétexté aller se laver les mains. Il a dû lui demander de détaler, parce qu'elle n'étais plus là quant on est rentré.

Je ne sais pas si j'aurai dû l'appeler pour qu'elle vienne. Je me sentais un peu idiote d'avoir fait tant d'histoires. En même temps, j'étais contente qu'elle ne soit pas là, et de pouvoir passer la soirée, seule avec Pascal. Caro doit penser que je me sens menacée par elle.

Ça pue! Ma fierté en prend un sacré coup! Caroline doit penser que je suis jalouse de leur relation? Ou jalouse d'elle? Zut, peut-être c'est ce que Pascal pense aussi?

En fait, je ne sais pas, mais je ne pense pas que ce soit ça. Je pense plutôt que c'est mon côté égoïste et possessive, qui veut toujours être la première, avoir la 1ère place. Être la Reine dans la place. Je crois que je veux qu'il fasse toujours en sorte, qu'elle sache qu'elle passe après moi. Grhhh, moche. C'est un peu stupide.

De me lire... ça fait enfant gâtée, qui veut le 1er morceau de gâteau, et tout manger à elle toute seule...

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Jeu - 14 mai 2020 - Sieste crapuleuse

Publié le par JaneDo

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Jeu - 14 mai 2020  -  Sieste crapuleuse

Temps gris, moche et pluie, idéal pour rester au lit. Pascal m'a appelée en milieu de matinée; il me propose de passer la journée sous la couette. Je sais que quant il pleut, il éprouve toujours de la nostalgie et se souvient de nos siestes crapuleuses, alors que la pluie cogne sur les volets. Moi aussi.

J'ai d'abord voulu dire non, parce que je n'avais pas envie de bouger de chez moi, justement parce qu'il faisait moche. Mais, à force de toujours refuser ses propositions, je risquais de le perdre. Il risquait de se retourner vers Caro, et c'est elle qui me remplacera dans sa tête, chaque fois qu'il pleut comme ça.

Et je n'avais pas prévu de passer la soirée avec lui, mais le week-end... Mais comment refuser une après-midi de rêve!

On a convenu de se retrouver chez lui à partir de 13h. Ça me laissait le temps de me préparer. Pascal a pris congé toute l'après-midi. Le soir, il avait déjà quelque chose; il retrouvait Paul à la piscine de son Club. Ça me convenait très bien. J'avais commencé une toile, et je pensais la terminer ce soir.

Wahhh, c'est vrai que c'était... adorable... Flashback; j'avais l'impression de remonter le temps. Quelle bonne idée, je l'adore d'y avoir pensé. Smack Smack. Je l'adore ce mec!

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Ven - 15 mai 2020  -  Yvan en plus

Il ne faisait pas plus beau qu'hier, ce qui fait que j'avais de la peine à me motiver. Après avoir mariné dans un bain plus d'1h, je me suis préparée et j'ai filé chez Pascal. Bon, je ne m'attendais pas à trouver Thomas, Bekky, Caro, Paul et Yvan chez lui. Je ne sais pas à quoi je pensais. Tarte.

Ils étaient tous habiller normalement, alors que moi, j'étais en training! Chiotte. Je pensais qu'on serait que les 2...

Tout le monde m'attendait pour manger, huh. C'était déjà 20h, donc je pensais que Pascal aurait déjà mangé. Je ne pensais pas avoir faim, mais à l'odeur de poulet rôti, frites, j'ai réalisé que je crevais la dalle. L'empêche, c'était une bonne ambiance, et c'était chouette d'être avec des amis.

Après le souper, on est monté chez Thomas pour continuer la soirée. Ça, c'était encore plus chouette, parce que ça voulait dire, qu'on pouvait s'éclipser et mettre fin à la soirée quant on voulait.

Mais voilà, je m'amusais bien et j'ai ignoré les 2 à 3 petits signes de Pascal, il en avait marre, il voulait s'en aller.

On avait fait des équipes pour les jeux vidéos. Je suis devenue plutôt bonne, alors je n'avais pas envie de m'arrêter.

Puis on s'amusait bien, pourquoi rentrer? C'est nul. J'ai perdu la notion du temps, et quant on a décidé d'arrêter, j'ai réalisé que Pascal n'était plus là. Je suis descendue chez Pascal. Silence. Ha? Il s'était déjà couché. Ok. Peut-être un peu désagréablement surprise de trouver Caro dans mon lit. Mais bon.

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Mer - 13 mai 2020 - Regrette quarantaine!

Publié le par JaneDo

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Mer - 13 mai 2020  -  Regrette quarantaine!

Hah, journée de repos total. Je regrette encore le confinement dû au Coronavirus. Maintenant, les emmerdes reviennent à fond. Les tonnes de courriers auxquels il faut répondre, les paiements, etc. Pfffouh, marre. Pas envie du tout. J'ai décidé de m'accorder une journée de repos, télé.

Pascal a appelée avant midi, pour m'inviter à dîner. Huh huh, comme j'ai la flegme, pas lavé les cheveux, pas envie de m'habiller, j'ai prétendu que ma voiture était au garage, alors je ne pouvais pas.

Hum, c'était un petit mensonge innocent pour ne pas avoir à bouger de la maison. J'avais pas la frite, et une sale tête fatiguée.

On était sensé aller chez papa ce soir, mais mes frangines ont annulés. Si j'avais eu le courage, j'aurai fait un saut chez papa. J'ai coupé mon téléphone après l'appel de Caro vers les 14h.

Caro m'a raconté que Jess avait appelé Pascal lundi soir. Elle avait dû se cacher, parce que Jess a voulu qu'il face le tour de l'appart, pour voir s'il y avait quelqu'un. Malgré ses promesses, elle ne changera jamais !

Ah-la-la! Jess veut qu'il rentre aux État-Unis maintenant que le Covid-19 n'empêchait plus les voyages en avion.

Caro a dit que Pascal était bouleversé après l'appel, même s'il a prétendu que ça allait bien. Il n'avait pas voulu en parler, alors elle a su qu'il n'allait pas bien du tout. Il était souvent dans la Lune. Elle était sûre qu'il réfléchissait à ce que Jess et lui avaient discuté. Caro était persuadée que ses parents y étaient pour beaucoup.

Du coup, je me demande si c'était pour ça que Pascal voulait qu'on mange ensemble à midi ! On se voit demain soir.

Pascal a été jouer au Tennis avec un copain. Caro l'avait suivi, sans qu'il le sache bien sûr. Ils sont allé manger ensuite avec 3 bonnes femmes qu'ils ont dû rencontrer là-bas. Ça m'énerve qu'elle me l'ait raconté, parce que du coup, ça fait grimper ma tension, et mon angoisse forcément. Elle aurait très bien pu le raconter à Bekky.

Euh, non, tant mieux qu'elle me le raconte, si j'avais appris un truc pareil, et que j'aurai su qu'elle en avait parlé à Bekky et pas à moi. Je lui en aurais voulu et j'aurai pété un câble. c'est sûr. Mais, elle ne voulait pas raconter ce genre de truc à Bekky, parce qu'elle le racontera à Thomas, qui le racontera à Pascal.

Caro l'a vu rire et leur faire du charme. Ça l'avait perturbée. Elle aussi regrette le confinement. Ils ont trainé sur la terrasse après avoir mangé. Pascal est rentré chez lui après minuit. Je crois que j'ai été un peu trop sûre de moi, que je me suis un peu reposée sur mes Lauriers, persuadée que je ne risquais rien.

Au téléphone, j'ai fait genre détachée. Je l'étais, mais j'y ai pensé toute la soirée... Arghhh, pas si détachée que ça finalement! Le monde est plein de danger... féminine! Wahhh, je ne veux pas non plus flipper chaque fois que Pascal sort de son côté avec ses potes! Ce serait l'enfer. J'ai essayé de me persuader que Caro faisait tout un film de rien du tout.

Je ne veux pas être le genre de nana, agaçante au possible, qui fait une scène à son mec dès s'il sort avec ses amis.

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Mar - 12 mai 2020 - Clés dans le garage!

Publié le par JaneDo

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Mar - 12 mai 2020  -  Clés dans le garage!

OMG, quelle tarte et quelle journée de merde. Ma frangine m'a prêtée sa voiture hier. Cela faisait 4 mois qu'elle ne l'utilisait plus. En fait, depuis que son homme a eu un AVC. Depuis, elle utilise le 4x4 Audi. Hier soir, elle m'a appelée pour me dire, qu'elle avait remarqué, que le pneu arrière gauche était plat. Plat plat.

Je n'avais rien remarqué! Normalement, on remarque ce genre de détail dans le volant, à cause du manque d'équilibre dans la direction.

Sa Mercedes est lourde pour une décapotable, même si c'est un softtop.  Maintenant que j'y pense, ma décapotable 2 places, pourtant avec un hardtop électrique, était plus légère.

Je m'en suis débarrassée, parce qu'il n'y avait pas de place pour mes chiens; Térette et Max. Mon Dieu ce que mes chiens peuvent me manquer... Bouboule, Murphy... Dobby... Comme on s'attache à ces grosses bêtes à 4 pattes!

Donc, ce matin, j'ai voulu aller gonfler le pneu arrière. Du même coup, j'ai été faire quelques courses chez Lidl. Maintenant qu'il y en a 1 à Moudon, je ne vais presque plus à la Migros. Je me vois encore flanquer mes clés dans le petit casier sous l'autoradio.

A la maison, j'ai vérifié que j'avais bien la clé électrique. Comme moi, ma sœur n'a qu'une clé pour sa voiture !

En refermant la porte du garage, au moment du petit "click", je ne suis rendue compte de ce que je venais de faire... Mes clés sont restés dans la voiture, sous l'autoradio... J'étais enfermée hors de chez moi... POISSE ! Mes clés étaient restées dans la voiture, enfermées dans le garage... Je ne pouvais pas rentrer chez moi... pas de clés!

Dieu, quelle galère... Mais quelle sacrée idiote...

Une chance que ma frangine habite à moins de 3mn de chez moi. Je l'ai appelée au secours, après avoir tourné tous les scénarios possible dans ma tête. Je croyais lui avoir laissé une clé de chez moi. Mais à son arrivée, je me suis vite rendue compte qu'elle avait la clé de l'ancienne serrure, pas de la nouvelle.

Flûte et zut! Il ne me restait qu'une autre option; la femme de ménage...

Bon, elle m'a scié les oreilles au téléphone avec son blabla. Difficile de comprendre 3 mots de ce qu'elle raconte. En gros, on a compris qu'elle était à la maison jusqu'à 14h. Ça n'arrangeait pas ma frangine, elle avait le petit Liam. Mais, elle a eu pitié de moi, et on a filé à Renens pour aller récupérer ma clé.

J'étais mortifiée et déjà des sueurs froides, parce que je ne savais pas si j'avais un double de la clé du garage. Donc, il allait falloir appeler un serrurier. Miracle... Vraiment un MIRACLE; j'avais un double, donc, pas besoin d'un serrurier. Je ne pourrais même pas décrire le soulagement incroyable que j'ai ressenti.

Pascal avait essayé de m'appeler en fin de matinée, mais j'étais bien trop occupée à courir dans tous les sens et fichu en l'air une partie de la journée de congé de ma frangine, pour prendre le temps de répondre. Je n'ai même pas eu l'idée de le rappeler, tellement soulagée, fatiguée, je me suis effondrée sur le canapé, et j'ai dormi.

Quelle barbe! Je me voyais déjà en train de poiroter des heures à attendre un serrurier, le voir flinguer la serrure du garage, tout ça pour récupérer mes clés, avec mon unique clé de garage, que j'avais eu la connerie de poser dans la voiture, au lieu de les mettre dans mon sac! En plus, il faisait froid.

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Lun - 11 mai 2020 - Éradiquer le virus...

Publié le par JaneDo

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Lun - 11 mai 2020  -  Éradiquer le virus...

Fatiguée, pas envie de bouger de la maison. Aussi, les soupers en famille, c'était encore un peu risqué. Pas seulement risqué pour moi, mais pour les plus petits, et aussi pour César! Mais depuis quelques jours, je vais nettement mieux, même plutôt bien! Je commence à revivre.

Papoté avec Pascal vers midi. Il a prétendu vouloir juste m'entendre, mais je sentais qu'il venait aux nouvelles, à cause du connard de rouquin. On s'était pourtant parlé au téléphone, quant j'étais en train de rentrer; il devait avoir senti que ça allait bien.

En fait, hier dans la soirée, le rouquin avec qui Pascal et Thomas jouaient au basket, avait débarqué chez Pascal. Quel connard ce crétin. C'est Paul qui lui avait dit qu'on était là.

En fin de soirée, un peu avant de tous se séparer, Caro a pensé que c'était à moi de partir. Elle a voulu m'en parler.

Lundi, Caro et Pascal se voyaient, donc pour passer plus de temps ensemble, elle pensait que ce serait chouette si elle pouvait dormir chez lui le dimanche soir.

C'était logique! Moi, ça ne me posait pas de problèmes, mais c'était à Pascal de décider en fin de compte.

On n'avait pas pensé à ça, mais ça tombait sous le sens. Si le lundi était à moi, sachant que je ne verrais Pascal que le soir, je resterais aussi avec lui le dimanche soir. Donc, je comprenais son point de vue. Paul et Pascal étaient à la cuisine, donc ils n'avaient pas suivi la discussion. Thomas et le stupide rouquin, oui.

Mis au courant, Pascal était mitigé; le matin, on avait l'habitude de prendre le café ensemble... C'est là que le connard de rouquin s'est permis de se mêler de notre conversation privée. Ça m'a carrément et totalement mise en rogne. Il s'est mis à encourager Caro; "vas-y Caro, ne te laisse pas faire...". Ce petit con de 1ère.

On l'a fusillé du regard... Non mais, de quoi je me mêle... J'ai préféré faire comme si je n'avais rien entendu. Pauvre con. Je crois que Caro avait compris que je n'avais pas l'intention d'en faire toute une histoire. On pouvait bien essayer. Seul Pascal semblait mécontent.

On a attendu le départ de tout le monde pou revenir, vite fait sur le sujet. Même en partant, ce petit con a encore sorti sa petite réflexion de soutien à Caro. Pauvre tâche.

De toute façon, j'étais contente de retrouver mes pénates. Mais, ce petit con m'avait énervée . Le rouquin ne m'aime pas, mais moi non plus. Le sentiment est vigoureusement réciproque.

Je crois que j'ai trouvé comment me débarrasser de ma toux, et du virus du coup, grâce à une émission sur laquelle je suis tombée par hasard; en prenant des anti-grippales (Panadol).

J'en ai pris un vendredi soir en allant me coucher, et je n'ai pas toussé comme une dingue. Le lendemain samedi, pareil. Dimanche soir, j'avais réalisé que je ne tousse plus en allant me mettre au lit. Quel soulagement. Et aujourd'hui, j'ai continué, et je ne tousse plus.

Je n'ai plus l'impression d'avoir les poumons engorgés. Je n'ai plus l'impression d'avoir un moteur au fond de la gorge et dans les poumons.  Je suis assez excitée de voir que ça avait l'air de marcher. Ça faisait 2 mois et plus que je n'étais pas à 100%, avec des jours mieux que d'autres, mais là... je respire!

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Dim - 10 mai 2020 - Fin de torture...

Publié le par JaneDo

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Dim - 10 mai 2020  -  Fin de torture...

Fête des mères. Je n'ai pas d'enfants, donc je ne suis pas concernée. Comme mes sœurs, frères et certains de mes amies ont des enfants, je n'ai pas manqué de leur envoyer un petit message de félicitations. Grâce à mes sœurs, je suis une fière tati de leurs beaux enfants, qui me rendent mon affection au centuple.

Je n'ai jamais voulu avoir d'enfants. J'aime être tati, c'est le rôle que je préfère. Quant on en a marre, on les ramène à leurs parents. Ce qui est surprenant, c'est que mes neveux, petits, aimaient être chez moi. Ils ne voulaient jamais rentrer. Je ne comprenais pas, parce que moi, à leur âge, je détestais la séparation de ma famille!

Il fallait toujours donner un coup de pieds au cul à Mat, un de mes ex, pour qu'il pense à offrir, ne serait-ce qu'un foutu bouquet de fleurs à sa mère. Ou elle passait à la maison pour voir son fils chéri

Au lieu de s'occuper de sa mère, l'idiot allait se coucher, et je devais me taper sa mère. Certains enfants sont des ingrats.

J'aurai dû me douter à ce moment là de quel bois il se chauffait. En tous cas, la reconnaissance ne faisait pas partie de sa palette de sentiments. Il n'avait surement pas dû être un enfant câlin, mais plutôt égoïste, froid, estimant que tout lui était dû.

Karma's a bitch (le karma est une salope), ça le rattrapera bien assez tôt. Il a un fils qui lui ressemble pas mal!

Le réveil pour moi a été pénible. Je ne me suis endormie qu'aux 1ères heures du matin. Pascal et Caro avaient passé la nuit à batifoler, et moi à faire semblant de dormir. Je pouvais difficilement me boucher les oreilles, et je les ai entendus chuchoter, les "je t'aime, je t'adore", les rires... Ils se sont même lever pour aller grignoter.

J'aurai tellement voulu dormir dans les bras de Pascal, mais ce soir, c'était Caro qui en profitait. Ils étaient emmêlés comme les Paresseux, l'un dans l'autre, et moi je dormais toute seule dans mon coin.

Hier, j'ai nettement senti que Pascal cherchait à me provoquer. J'ai réussi à me contenir. J'ai eu du mal. J'avais drôlement envie de lui voler dans les plumes, lui arracher les cheveux, le tondre...

Hahhh, du calme ma fille! Pas le moment de perdre mes moyens!

Pas Caro, elle au contraire, faisait attention. Elle ne voulait pas me voir péter une durite. Mais elle le gardait à l’œil chaque fois qu'il venait vers moi. Il était sensé être avec elle, et non à jouer les joli cœur avec moi.

Elle n'est venue qu'une fois le rechercher par les oreilles.

Pascal passait autant de temps avec moi, qu'il le faisait avec Caro, alors elle ne disait rien. Les petits bisous ou baisers volés étaient drôlement plus... savoureux... excitants... J'ai adoré chaque moment.

Quant j'ai ouvert les yeux, j'avais été me laver la figure et les dents. Pascal en fait autant juste après. Caro n'y a pas pensé et a voulu se caler dans ses bras, Pascal l'a repoussée, quant elle a voulu lui faire un bisou, dégoûté. Quant Caro est partie à la salle de bains, je me suis glissée dans ses bras.

A son retour, trop tard pour elle, Pascal et moi batifolions. Elle a essayé de s'immiscer, mais n'a pas réussi. Après 10mn, elle a quitté la chambre. C'était le paradis. Pascal m'a taquinée à ma façon de le traiter de gamin depuis quelques temps. Il était plutôt rassuré que je ne l'ai pas du tout pensé qu'il était un gamin ce week-end.

J'étais tellement contente de retrouver ses bras, ses câlins, sa tendresse et ses petits bisous par-ci par-là.

Rire, il m'a dit qu'il s'était fait violence tout au long du week-end, pour ne pas me regarder. Il avait eu peur de me voir souffrir. Il était surpris que j'aie réussi à supporter ce week-end. Bon, c'était mon idée après tout. Et quoi? Il ne pensait pas que j'avais un moral d'acier?

On s'était mis d'accord hier soir avec Thomas; on voulait être tranquille aujourd'hui. Quel bonheur. On a donc pris le temps de discuter un peu de notre situation à tous les 3. Je ne voulais pas trop en dire, de peur de le regretter plus tard. J'ai admis que ce n'était pas facile.

Heureusement, je n'ai pas eu à le dire, Pascal l'a fait à ma place, pour rappeler à Caro, qu'on sortait ensemble avant qu'elle fasse partie du tableau. Et que ce n'était que parce que je lui avais tendu la main. A ne pas oublier que j'étais avec lui avant, que j'étais sa copine avant toute chose.

Ça m'a fait plaisir qu'il se le rappelle et qu'il le dise.

J'aurai été un peu gênée de devoir encore le rappeler, surtout après le week-end que je venais de me prendre dans les dents. C'était de ma faute, et c'était mon idée. Je voulais savoir ce qu'elle vivait, ben maintenant, je le sais. Je ne sais pas comment Caro fait pour être encore là, à espérer, moi, j'aurai abandonné il y a longtemps.

C'était une journée agréable et tranquille. J'ai fait une sieste après le petit déjeuner, après notre discussion. Je me suis endormie presque tout de suite. Je devais être crevée. Je ne sais pas ce qu'ils ont fait, je n'ai pas demandé. Ça ne m'a pas préoccupée, parce qu'en fait, je ne voulais pas savoir.

On a quand même mangé avec Thomas et Bekky vers les 14h. On ne s'était rien dit, rien prévu, mais, on aurait dit que tacitement, on avait arrêter le changement de rôle. Pascal était comme d'habitude, à me coller au train. J'aime bien sa façon de me coller. Si c'était un autre, je me serais déjà rebiffée.

Caro avait repris son rôle un peu en retrait. Elle s'appropriait Pascal un peu plus, dans le sens, qu'elle se permettait de se coller sur le même fauteuil, ou sur ses genoux, ou de lui faire des bisous, par exemple, s'il se croisait entre la cuisine, le salon, etc.

Quant je me suis mise à lire, elle s'est lovée contre lui dans l'autre canapé. Après ce que j'avais vécu, dans ses pompes, ça ne m'a pas dérangée.

Paul a débarqué en milieu d'après-midi, et je sais que les mecs avaient envi de se taper des jeux vidéos en réseau. Mais ça voulait dire, délaisser Caroline et Rebecca. Alors, ils ont joués à un de ces jeux de sociétés. Les jeux sont en anglais, et ça devait être un peu dur pour Caro, contrairement à nous, ce n'est pas sa langue maternelle.

Moi, j'avais mes bouquins, et je n'avais pas beaucoup lu durant ce week-end, alors je me suis rattrapée. C'était mon petit moment à moi. Le bruit de fond de leurs rires, petites disputes sur les règles, etc, était agréable et rassurant. C'est ce que j'aime quant on est en groupe, on peut être seul sans être seul.

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Sam - 9 mai 2020 - SOS cœur brisé

Publié le par JaneDo

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Sam - 9 mai 2020  -  SOS cœur en souffrance

Ah, pas la forme. Pas assez dormi. Même en me bouchant les oreilles, je les ai entendu baiser toute la nuit. Heureusement, je devais être chez moi avant 8h, pour la femme de ménage. J'ai pu ainsi éviter de les croiser.

J'avais une sale tronche, et des cernes jusque parterre. C'était donc tout ça que Caro subissait le week-end, quant elle reste avec nous... Horrible. Je ne me rendais pas compte qu'on faisait autant l'amour!

Pas envie de bouger de la maison. En même temps, si je ne me bouge pas les fesses pour aller chez Pascal, ça montrera que je n'ai pas les tripes, et que je ne supporte plus.

Je ne supporte pas, mais, j'avais choisi de voir ce qu'elle subissait, alors, je veux me montrer plus forte que Caroline.

Quant Pascal est passé vers moi hier soir pour savoir comment j'allais, il a voulu me prendre dans ses bras. Je n'ai pas pu empêcher ma bouche de lui demander, s'il faisait pareil quant il passait vers Caro. Je me doutais bien de la réponse, mais, ça écorche quand même les oreilles, de l'entendre me dire que oui.

OMG, j'en ai plein la tête... Je suis contente de me débarrasser de Slavika en la jetant à la station de métro. Mais, faut quand même le dire, on a fait un super boulot dans le jardin. Elle a presque failli, encore une fois, bousiller ma tondeuse à gazon. Le jardin derrière mon garage avait vraiment besoin de la tondeuse!

Elle a essayé de se fourguer chez moi vendredi prochain, mais j'ai annulé 2h après l'avoir larguée au métro. Je comprends qu'elle cherche à compenser pour les heures perdues pendant le confinement, mais, je ne pourrais pas la supporter toutes les semaines. Non merci.

Fallait me débarrasser des brins d'herbes qui piquent etc. J'en avais partout; dans mon t-shirt, les cheveux, les yeux, bref, il me fallait une bonne douche. Pourtant, je n'ai pas envie de m'habiller, j'avais la flegme... Bien sûr, voir Thomas, Bekky, Paul et probablement Michael, ce serait cool. Je sais qu'on passera une bonne soirée.

Après la douche, j'ai fait une sieste, question de rattraper mon sommeil, avant de me pointer chez Pascal vers 18h.

Ils se préparaient à faire une grillade. Il faisait encore beau, mais, le ciel était bas et gris, donc la pluie menaçait. D'ailleurs, on a dû tout ramener sur la terrasse, parce qu'il s'est mis à pleuvoir. On a eu du bol ! C'était de la pluie fine, les grosses gouttes ont attendus qu'on soit installé sur la terrasse pour descendre en trombe.

Bizarrement, j'avais vraiment l'impression d'être la 5ème roue du char. D'être de trop. Pascal et Caro avaient l'air plus proche que jamais. Est-ce qu'on avait nous aussi l'air aussi proche, et que je ne m'en rendais pas compte? Pascal-Caro, Thomas-Bekky, avaient l'air de 2 couples d'amoureux. J'étais dégoûtée, ils allaient trop bien ensemble.

Caro irradiait de bonheur. Je me demande si elle avait jamais été aussi jolie? Ça m'a tordu l'estomac. De la jalousie ou l'envie? Je ne sais pas. Je souffrais le martyre. Je faisais beaucoup d'efforts pour avoir l'air détendue, faire semblant que tout était normal, et pour sourire.

Aussi, un gros gros efforts pour ne pas les regarder sans arrêt...

Je devais me rebooster avec ma phrase fétiche. Je crois qu'on a tous une phrase, que dès qu'on se le dit dans sa tête, on trouve de la force. Si non, ben moi oui, depuis l'âge de 12ans je crois.

Chaque fois que j'ai besoin de me libérer de ma timidité ou d'une situation difficile, je récite ma phrase. C'est mon secret.

Dieu j'avais envie de dire STOP, je veux plus, on arrête... De les voir tout le temps collé-collé... Très très dur...

Je pensais déjà à après, quant je devrais aller à nouveau dormir toute seule. Ça me bouffait déjà. Il y a eu un petit répits, à cause de l'appel des parents à Pascal. On est resté dehors, mais on entendait tout. Ils étaient en appel vidéo.

Ses parents voulaient savoir quant est-ce qu'il pensait rentrer pour être auprès de sa femme. Assez gênant. Thomas était avec lui. Sur la terrasse, on se regardait tous à les entendre se prendre la tête. Pascal n'a pas osé être trop dur, parce qu'on était là j'imagine.

Dès que l'appel a été terminé, tout de suite, Caro a été vers Pascal et l'a prise dans ses bras, comme pour le consoler. Une chose que je n'aurais pas pensé faire. J'en ai éprouver de l'animosité. J'avais des tonnes de progrès à faire moi. J'espère qu'il ne va pas lui ouvrir son cœur à propos de ses ressentiments envers ses parents.

J'estime que ça me revient, pas à elle. Ah, je crois que je lui en voudrais sinon... J'aurai dû aller vers lui... J'aurai dû  penser!

C'était elle, Caro, assise sur ses genoux, les bras autour de son cou. C'était elle dans ses bras. Encore elle assise entre ses jambes, quant il jouait aux jeux vidéos. Encore elle à qui il faisait de petits bisous dans le cou, sur les lèvres, dans la paume. C'était ses mains qu'il cherchait en passant près d'elle. C'était elle qu'il entourait de ses bras...

C'était avec elle qu'il partageait ses sourires, ses clins d’œils, des baisers volés...

Et moi, je n'arrive même pas à aller vers lui, comme Caro l'aurait fait à ma place. Au contraire, je l'évitais. J'évite de les avoir sous les yeux. J'évite de croiser son regard. J'évite d'aller à la cuisine en même temps que lui. Quant je le vois venir dans ma direction, je prends la fuite. Des trucs que Caro n'aurait jamais fait.

Je suis la plus grosse dinde idiote de la planète. Je ne sais pas prendre le contrôle... J'angoissais déjà de voir tout le monde partir et me retrouver avec eux deux. Je vais me sentir seule, amer, avide et... envieuse... Si javais le courage, je demanderais à Pascal si je pouvais dormir avec eux. Mais, je n'ai jamais été courageuse.

Grâce au ciel, Caro est venue me le proposer. J'avais failli me confondre en remerciements jusque parterre!

Par fierté, j'ai voulu dire non, mais, sachant que j'allais le regretter, j'ai dit oui. Mais, à vrai dire, je n'en avais absolument pas envie. J'aurai préféré qu'elle me dise qu'on arrête, que Pascal voulait qu'on arrête, et qu'elle aille dormir dans l'autre chambre... Euh... J'ai été m'enfermer dans les douches de l'autre chambre pour pleurer.

J'étais à bout. Aïe, est-ce que j'aurai le culot de lui faire ce genre de chose; l'expédier dans l'autre chambre???

C'était tout aussi pénible de les voir faire l'amour. Tout aussi pénible de me retenir de ne pas le repousser quant il s'est tourné vers moi, alors que toute mon âme, j'avais envie de le mordre, de refuser de passer en 2ème.

Tout aussi insupportable de le voir la prendre dans ses bras pour dormir. D'habitude, c'était ma place... J'avais un nœud à l'estomac. Avions nous été comme ça, sans cœur?

Je n'arrivais pas à fermer l’œil. Et les voilà qui remette ça. Ils n'arrêtaient pas, comme si Pascal était rentré de l'armée après une longue absence. Était-il en manque à ce point là? Grhhh. C'est vrai que Pascal était assez porté sur le sexe, mais, je n'avais jamais pensé qu'elle pouvait nous entendre depuis l'autre chambre.

Parfois, je pensais faire attention de ne pas trop faire de bruits. Parfois, j'avais fait exprès, pensant qu'elle préfèrerait rentrer chez elle la prochaine fois. J'étais trop méchante.

Le bruit du lit, matelas, les petits bruits qui s'échappent de nos lèvres... ça ne trompe personne. Est-ce que Caro souffrait autant quant c'était nous?

Comment est-ce qu'elle avait fait pour nous supporter tout ce temps, toutes ses années!

Mon Dieu, comme elle a dû souffrir depuis tout ce temps en silence. Chapeau. Impossible que je me montre moins forte qu'elle. Impossible. Encore juste 1 jour, et c'était fini. Il allait falloir que je me remette en question. Que je réfléchisse comment gérer et ne plus lui infliger autant de souffrance.

J'avais souvent été carrément égoïste, et je ne me rendais pas compte du courage qu'il lui avait fallu toutes ces années. J'avais même été vraiment vache par moment... Ce week-end avait été le pire de toute mon existence...

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Ven - 8 mai 2020 - Inverser les rôles

Publié le par JaneDo

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Ven - 8 mai 2020  - Inverser les rôles

J'avais été un peu dure, peut-être même méchante avec Caro. Je n'en étais pas sure. N'arrivant pas à vraiment savoir ce qu'elle devait ressentir ou vivre, j'ai décidé de me mettre à sa place ce week-end. Tout le week-end. Je voulais savoir si c'était dure ou si j'étais trop gentille... Pascal n'était pas très chaud, Caro hésitait...

Caroline craignait les répercutions...

Si elle jouait vraiment le jeu, si c'était trop pénible et que je souffre de la situation, je risquais de lui en vouloir et de le lui faire payer. C'était drôle, Pascal a rigolé. Je lui ai assuré que je ne lui en voudrais pas, c'était mon idée. Je voulais vraiment savoir si c'était pénible ou pas. Il n'y avait pas 36 milles manières de le découvrir.

La soirée a bien commencé, mais très vite, j'ai commencé à me sentir mise de côté, et bouffée par la jalousie.

Pendant le souper, ça allait encore, malgré le fait que Caro soit à sa droite, j'étais de l'autre côté. Pascal avait passé son bras autour des épaules de Caro et lui avait fait des bisous 2 ou 3 fois, comme il le faisait d'habitude avec moi. Oui, ça allait encore. Puis, de me sentir ignorée a commencé à me piquer au vif.

Les regards surpris de Thomas et Bekky m'ont atteint en plein cœur.

Thomas, qui n'a pas la langue dans la poche a fini par me demander ce qui se passait. Est-ce qu'on s'était disputé? Alors je lui ai expliqué vite fait.

Il m'a dit que j'étais cinglée, j'allais la roter. Je me suis rendue vite compte que j'avais pris sa remarque un peu à la légère.

Après le dîner, on est resté à table pour le café et papoter. J'étais à table avec 2 couples qui s'entendaient bien et avaient tellement de choses à raconter, que je me suis sentie de trop. Baf, j'ai préféré quitter la table et boire mon café, dans mon coin, à lire sur le canapé. L'ambiance était chaleureuse et les rires fusaient.

Pascal passait son temps à lui faire des tonnes de petits bisous, jouait avec ses mains, des petits sourires, etc, et je me rendais compte comme ça devait être pénible pour Caro, qui restait juste à côté et devait subir les tourtereaux que nous étions. Je n'avais pas réalisé qu'on se touchait autant.

Quel crève cœur quant tu aimes quelqu'un. C'était vraiment dur de le voir tout câlin et amoureux. Toujours aux petits soins pour sa copine. C'était du Pascal tout cru, toujours à faire des bisous, à rechercher le contact, ne serait-ce que se toucher, à se prendre les mains.

Toujours très câlins. C'était pénible. Mon cœur avait de la peine à l'endurer...

Je crois que je commençais à comprendre ce que Caro devait vivre tout au long des week-ends avec nous. Je ne sais pas comment elle faisait pour supporter. Et plus, j'avais voulu lui laisser encore moins de place, alors qu'elle n'en prenait pas beaucoup.

J'en avais déjà assez. Je voulais arrêter, mais je n'osais pas le dire. J'aurai l'air d'une mauviette? Je n'arrivais même pas à supporter quelques heures, alors qu'elle supportait cette situation depuis des mois. J'ai fait le poing dans la poche, je devais tenir encore un peu, je suis plus forte que ça.

Peut-être que je pourrais arrêter demain sans perdre la face...

Le pire a été le moment d'aller se coucher. J'ai été reléguée dans l'autre chambre, celle que Caro occupait quant elle voulait rester.  Déjà de les voir se chouchouter toute la soirée avait été pénible, mais là, c'était le summum du blues.

J'ai failli craquer et dire que j'arrêtais mon introspection. J'étais à 2 doigts de partir en claquant la porte. J'ai serré les dents, souri, et j'ai pris mes affaires pour me caser dans l'autre chambre.

Si Caro avait pu le supporter, je le pouvais aussi. Je n'ai pas réussi tout de suite à trouver le sommeil. Pascal était venu vers moi pour demander si j'allais bien, si je voulais qu'on arrête. Trop fière, j'ai dis que ça allait.

En fait non, ça n'allait pas du tout. J'étais au bord des larmes, la gorge serrée, et je n'en pouvais plus.

Quant il s'est retourné pour partir, je l'ai retenu et je lui ai avoué que c'était dur. Je le regrette... Je n'aurai pas dû me montrer faible. C'était foutu si je voulais prétendre après, que ce n'était pas si dur que ça. Je venais de me flinguer, me tirer 1 balle dans le pied. Afff... Je me suis bouchée les oreilles et compter les moutons.

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Jeu - 7 mai 2020 - Petit flippe...

Publié le par JaneDo

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Jeu - 7 mai 2020  -  Petit flippe...

Pas en forme aujourd'hui. On n'a même pas fêté l'anniversaire de ma sœur hier. Seul ses enfants l'ont fêté avec elle. Je n'osais pas me joindre à eux. Trop risqué pour moi, et pour eux par conséquence. Surtout avec le petit dernier. Ça me manque de ne pas les voir tous, et de ne pas voir ce petit chou en herbe.

Caro m'a appelée pour me dire qu'elle pensait aller chez Pascal ce soir, sachant que je n'avais pas l'intention de le voir ce soir. C'était juste pour me tenir au courant. Je ne me suis pas sentie menacée.

Je n'arrive pas vraiment à savoir ce que je ressens depuis que Pascal m'a appris qu'on se connaissait depuis bien plus longtemps que je ne l'aurais cru. Ça me perturbe toujours autant. Pour décrire; avant mes sentiments pour Pascal étaient brulants, maintenant, j'ai l'impression qu'ils sont juste tièdes. Et je ne comprends pas.

Ou est-ce seulement temporaire? Je suis anxieuse, angoissée, stressée, comment retrouver ma sérénité, je ne sais pas, l'anxiété me bouffe, pour des tonnes de raisons plutôt familiales... ou alors, j'ai perdu ma combativité et me sens moins menacée par les autres femmes qui naviguent autour de lui???

Faut que je me secoue, me réveille, c'est comme ça qu'on perd des batailles importantes, parce qu'on a la tête ailleurs!

Ces temps, je n'arrive même pas à prendre de décisions, ni à faire quoi que ce soit. Ma tête ne fonctionne plus. Je me perds à tourner en rond, à me focaliser sur le fait que je ne fais rien, alors je peints. Chaque fois que je fais une pause, j'angoisse, parce que je ne me suis pas occupée de mes paperasseries.

Hahhh, et c'est la fête des mères ce week-end... Et j'ai tellement envie de m'enfuir quelque part, sans téléphone, sans rien, où personne ne me trouvera, juste pour rester un peu seule. Sans avoir besoin d'ouvrir la bouche pendant au moins 3 jours... Rhhhh, je perds les pédales.

C'était bien avec le confinement obligatoire... plus tranquille...

Maintenant, je me sens agressée, même par ma femme de ménage. Elle m'a cassé les bonbons pour venir chez moi, j'en avais marre de chercher des excuses pour ne pas la voir, alors je l'aurai sur le dos samedi matin. Non mais le matin quoi!!! Casse pieds. Elle m'a vraiment scié les oreilles. Je n'aurai pas dû répondre à son appel.

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