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diary

50 - Toujours la tête dans le sable

Publié le par JaneDo


Non... Je ne me sentais pas d’attaque pour voir Pascal. Ahhh... Poisse. Donc,  j’avais quitté le chalet pour rien. J’aurai peut-être dû y rester la semaine

Avant de voir Pascal, il me fallait me faire une petite journée déprime; Rien dire de la journée, traîner en training avec mon nounours trainant sur le sol, des grosses chaussettes, ne pas me coiffer, rien manger ou au contraire m’empiffrer à mort? Pleurer à ne plus soif de temps à autre, voilà.

Pour ça, il me fallait virer Patricia, j’avais besoin de toute l’espace pour ma séance. J’ai envoyé un petit message à Pascal pour annuler notre rendez-vous, et il m’a rappelé direct après. J’ai dû lui expliquer que je n’étais pas d’attaque. Il a voulu passé, mais... non, non.

Tant que je continuais à butiner à droite et à gauche, ça allait, j’avais toujours le contrôle. J’avais trop peur, peur de mettre ma vie dans les mains de quelqu’un d’autre. Et c’est ce que je risquais de faire avec Pascal, ça, c’était pas possible. Je deviendrais une de ces bonne femme qui ne vit plus que pour son chéri, qui resterait à l’attendre comme un bon chien fidèle, branlant la queue à son apparition, prête à combler le moindre de ses désirs. Oh non, ça, ça ne pouvait pas marcher, pas pour moi.

Jamais je ne ferais ça. Je ne pouvais pas m’y résoudre.

Je n'ai rien fait d'utile de la journée. J'ai ruminé, pleuré sur mon sort, pester intérieurement contre Pascal et Jess. Essayé d'ignorer ses messages ou les appels. Traîné de mon canapé à mon lit, dormi de temps à autre, mais toujours aussi crevée. Puis, en fin de journée avant le retour de Patricia, j'ai quand même pris une douche et planté mon sourire à 2 balles sur la tête et c'était parti.

Patiemment, j'ai écouté parloter pendant des heures, rendant impossible de pouvoir suivre un film.

Au moins pendant ses longues tirades, je pouvais voyager dans ma tête. J'avais terriblement envie de voir Pascal. Je rêvais d'entendre le son de sa voix, de voir son sourire, de sentir ses mains sur moi, d'être serrée dans ses bras, d'écouter son souffle, sentir sa présence. Même sans le son, rien que le regarder bouger me ferait plaisir.

Donc le soir, je ne suis pas sortie pour éviter de lui tomber dessus. Et j'ai vraiment dû me faire violence pour ne pas m'habiller et me précipité dehors sous prétexte d'aller prendre un verre juste pour le croquer des yeux. Gros soupir. Je ne pouvais pas me risquer à le croiser ce soir. Ni Layne d'ailleurs!!!

*   *   *   *   *   *

Toujours la tête dans le sable  (50-19fév09-jeu)

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49 - La tête dans le sable

Publié le par JaneDo


Quelle poisse! Pourquoi j’étais venue à la montagne moi? Ha oui; pour me reposer! Ben, c’était plutôt mal parti. Justement parce que c’était avec Brian, et que Pascal n’allait pas apprécier du tout. Bon... je pouvais toujours ne rien lui dire, faudra juste que je m’assure qu’il ne l’apprendra jamais!

Je n’avais rien dit à Patricia, Brian ne parlera sûrement pas même sous la torture. Quoique!?! Sa copine du moment, une fois hors cadre, n’aura jamais l’occas de parler. Tout semblait bon. Alors pourquoi est-ce que je n’arrivais pas à me détendre, ni à me sentir tranquille?

Bah, fallait que je pense à autre chose. De toute façon, au pire, je n’étais pas seule avec lui, il y avait cette fille.

Ou, plus raisonnable; je lui le dis et ce sera fait, et basta avec ça. Ou encore, je n’ai plus qu’à redescendre à Lausanne et on en parle plus. Mais je n’avais pas envie de me faire manipuler même inconsciemment et à distance, mince alors, j’avais quand même le droit de faire ce que je voulais. Ou... est-ce que je pousse un peu trop le bouchon? Et en plus, j’étais toujours furax.

Il n’y avait rien à faire, j’avais beau me résonner dans tous les sens, à me faire une liste de toutes les raisons du monde pour ne plus être au bord de l’explosion de colère... Rien. Le jour J avait été saboté, rien à faire pour faire reculer le temps. Je n’avais pourtant aucune raison de lui en vouloir, à sa place, j’aurai fait pareil. Mais c’était loupé raté et ça me faisait mal jusqu’à la pointe des cheveux. D’y penser me donnait des boutons et l’envie de pleurer et je déteste pleurer, surtout si je ne l’ai pas programmé.

Pascal voulait qu’on en parle, que ça ne servait à rien de se cacher la tête dans le sable et attendre. Attendre quoi? Que je ne sois plus fâchée? Aucune chance si on ne se parle pas. Je lui ai expliqué que j’avais peur de dire des choses que je ne pensais peut-être pas sur le coup de la colère, alors je préférais prendre le temps. Il comprenait mais, il pensait que c’était mieux d’affronter la colère de l’un comme de l’autre... Iaaah, il était aussi fâché à cause de ma petite escapade avec Brian, et même là au téléphone, quant il y pensait ça lui donnait envi de péter un câble. Mais, on peut faire ce qu’on veut, ce qui est fait est fait, on ne peut plus rien y changer. Tout ce qu’on peut faire, c’est d’en parler franchement. De tout garder à l’intérieur ne nous ferait pas aller mieux de toute façon.

Hum... mais ouais, mais je suis avec Brian... encore! Était-ce quelque part, parce que ça allait le faire enrager autant que moi ça m’avait fait enrager qu’il n’ait pas trouvé le moyen de se libérer? Je n’en savais rien. Pire, il avait raison, fallait peut-être crever l'abcès puis voilà! Mais pour le “en parler franchement”, je crois que là, je n’y arriverais pas!

Pour finir à court d’arguments et d’excuse, j’ai accepté de le voir jeudi. Donc, je quitterai le chalet pour retourner à Lausanne. Pffff...

Brian a su que j’avais parlé avec Pascal en voyant ma tête. Je lui ai expliqué ce que je ressentais et que je n’arrivais pas à me calmer. Évidemment, même lui m’avait envoyé des fleurs pour la St-Valentin et aurait pris le temps pour qu’on passe la soirée ensemble. Brian savait que pour certains, ce n’était pas très important, on pouvait toujours fêter notre propre fête des amoureux à une autre date et qu’il trouvait un peu enfantin que je me bloque sur le 14. Dis comme ça, ça avait l’air raisonnable et simple. Mais... alors je pouvais très bien raté tous les anniversaires, et les fêter à une autre date aussi..  Ça l’a fait mourir de rire. Il m’a demandé si je l’aimais vraiment? Si oui, alors, je devais comprendre, que là, je le punissais par la faute à Jess et que l’air de rien, je jouais son jeu. Elle n’aurait pas espéré mieux que nous voir nous fâcher pour une futilité pareille. Que je pouvais aussi bien saucissonner Pascal et lui le livrer dans un papier cadeau et avec un beau petit ruban. Grrr... Zut de chez Zut-Land, Brian avait raison. Ça arrangerait bien ses affaires à celle-là!

La copine à Brian était sortie faire du shopping.

Je n’avais aucune idée de ce qu’elle pouvait espérer trouver dans une station, mais bon, chacun son truc! Brian n’avait pas voulu l’accompagner. Il avait senti mon besoin de parler. Après m’avoir remonté le moral avec des paroles aussi censées, on a fini par s’endormir dans le canapé niché dans les bras l’un de l’autre. En rentrant, sa copine nous a réveillé.

Je suis montée préparer mes affaires pour partir le lendemain et je les ai entendu se disputer.

Wowh, ça commençait bien leur histoire! Et Brian qui avait horreur des prises de têtes!!! J’ai attendu que l’orage se calme avant de redescendre, je ne voulais pas me retrouver en pleine tempête, ni devoir prendre parti. Après tout, Brian était mon meilleur ami, et j’aurai, de toute façon, pris son parti, même s’il avait tord, quitte à en débattre avec lui après.

Sa copine s’était retranchée dans leur chambre et ne voulait pas sortir manger. J’ai proposé à Brian alors, de faire à manger au chalet, mais il n’y tenait pas et m’a appris que j’étais à l’origine de la colère de sa copine.

Elle ne comprenait pas notre amitié, et était super fâchée parce qu’il n’ait pas voulu l’accompagner pour finalement se retrouver endormi, enlacés, comme des amoureux, sur le canapé, avec une fille, qui n’était soit disant qu’une amie. Alors elle a voulu savoir où commençait et où s’arrêtait notre amitié. Brian lui avait dit qu’on se connaissait depuis longtemps (hum... 2 ou 3 ans qu’on se fréquentait vraiment, même si je le connaissait depuis plus longtemps que ça). Puis, ça l’avait énervé, alors il lui avait dit que de toute manière, ça ne la regardait pas et qu’il faisait ce qu’il voulait si ça ne lui plaisait pas, c’était la même chose.

J’ai proposé d’aller lui parler, mais il a refusé. Il préférait qu’on aille manger dehors, si elle voulait continuer à faire la tête, grand bien lui fasse. Je me sentais un peu en faute, et je suis sûre que j’aurai réussi à la raisonner, mais Brian n’y tenait pas plus que ça. Il trouvait qu’elle était un peu gonflée, ils sortaient ensemble depuis même pas une semaine et elle lui faisait déjà une scène.

A la décharge de sa copine, j’aurai moyennement apprécié de trouver mon mec enroulé avec une, soi-disant copine sur le canapé. Pour cause, je me suis imaginée trouver Pascal comme ça avec Caroline et j’avais les vapeurs. No way que j’aurai pris ça bien. J’aurai peut-être pas fait de scène, mais la digestion aurait été problématique!

J’ai voulu profiter de l’occasion pour rentrer chez moi, mais brian pensait que ça lui ferait croire que c’était à cause d’elle. Je ne tenais pas à être une épine dans son pied.

*   *   *   *   *   *

La tête dans le sable  (49-18fév09-mer)

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48 - Rien que le son de sa voix

Publié le par JaneDo


Je suis passée depuis mon enfance maître dans l’art de bouder. Je sais même pas pourquoi certains enfnts ont ces traits de caractères, ça me dépasse. Je boudais depuis la St-Valentin, je boudais Pascal. C’était affreux et horriblement gênant dans un sens.

J’ai relu et relu encore et encore son email. Arf, il allait me falloir lui répondre. C’était simple, il ne voulait pas me harceler, si je n’avais pas envie de lui parler ou de le voir, il entendait respecter mon souhait. Donc si je ne lui répondais pas, cela voudrait dire que c’était ce que je voulais, et il ne m’embêterait pas. Était-ce vraiment ce que je voulais?

Je dirais que non. Au contraire, je voulais qu’il me harcèle, même s’il n’y avait aucune chance que je stoppe son calvaire. Je voulaisqu’il fasse un tas de conneries pour essayer de m’atteindre... pas qu’il me laisse tranquille!

Mais d’un autre côté... j’étais toujours de mauvaise, toujours hyper fâchée en pensant à la St-Valentin, et oui, c’était peut-être mieux qu’il me fiche la paix jusqu’à ce que ça se calme dans ma tête. Parce que je serais loin d’être de bonne compagnie, et je préférais garder ma sale tronche pour moi.

Pffff... quoi faire? Lui répondre? Ne pas?

Hum, si j’étais à sa place, je prendrais super mal qu’il ne me réponde pas. Oui, super mal. Je risquais même de ne plus avoir envie qu’il me parle ensuite. Zut, il allait me falloir lui répondre, alors j’ai essayé de le faire.

J’ai passé la journée à essayer de lui répondre par écrit. Rien à faire, je ne trouvais pas les mots, alors je me suis résolue à l’appeler. Là aussi, il m’a fallu m’y reprendre à plusieurs reprises pour finalement composer son numéro entièrement et sans raccrocher à la dernière minute.

Il a eu un long soupir. Pascal avait eu peur que je ne l’appelle pas ou que je ne réponde pas à son email. Il n’était pas seul, alors il chuchotait, mais rien que le son de sa voix et je tremblais. Quelle poisse. De toute façon, il ne pouvait pas vraiment me parler, il devait participer à une réunion de département, alors il a proposé de me rappeler après. Je ne le voulais pas, c’était juste pour lui dire que j’avais eu son email.

Après, je me sentais mal de lui avoir balancé ça juste avant sa réunion. C’était vraiment pas très cool. Du coup, il a demandé à quelqu’un qui se trouvait dans son bureau d’y aller et qu’il irait les rejoindre après son coup de fils. Il allait être en retard à son meeting.

Sa voix est tellement chaude et caressante, je n’aurais pas dû l’appeler. J’aurai dû vraiment essayer de m’en tenir à lui répondre par écrit. Nullisime. Je lui ai dit d’aller à son meeting et qu’on se parlerait après.

Mais, je n’avais pas l’intention de lui parler après. J’avais déjà été à 2 doigts de craquer, alors pas question que je lui parle encore. En tous cas, pas pour le moment. Cette fois, c’était plus facile de lui écrire.

Ensuite, je me suis mise en boule sur le lit et j’ai dormi. J’avais besoin d’oublier, de ne pas penser à lui, de ne pas avoir envie de le voir...

Ce que je n'avais pas pu lui dire, était que je n'étais pas sur Lausanne. Brian avait pris quelques jours de vacances et se trouvait à la montagne avec sa petite copine du moment, et j'avais été le rejoindre. S'il savait ça, il serait encore plus furieux...

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Rien que le son de sa voix   (48-17fév09-mar)

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47 - Toujours Colère

Publié le par JaneDo


Après la soirée chez un de mes potes, je suis rentrée m'enfermer à double tour à la maison. Grrrr... j'étais toujours en colère. J'en voulais à Pascal à mort. C'était complètement idiot, mais je n'arrivais pas à dégager cette sale humeur. On ne pourra jamais rattraper la soirée de la St-Valentin manquée quoi qu'on fasse.  C'était notre 1ère, qui sait peut-être la seule et dernière St-Valentin et il s'était fait piéger à rester avec Jess. Iiiiiiahhh, j'avais envie de mordre, de me faire les dents sur quelque chose. J'étais colère et j'avais beau essayé de penser à autre chose, je n'y arrivais pas.

Layne n'avait lui au moins pas été aussi idiot. Quoi qu'il ait eu envi de faire, et malgré la chieuse que je suis, il a quand même sacrifié sa soirée pour la passer avec moi. Du coup, en plein délire, je ne lui en voulais plus autant, et j'avais même envie d'aller le retrouver tiens. Ce qui me mettait encore plus en colère, c'était que je ne pouvais pas le faire sans risquer de me retrouver denouveau dans la situation d'avant; pas pouvoir voir Pascal autant... Grrr... Du coup, je me privais de me faire plaisir pour laisser un espace pour Pascal qui n'en profitait même pas. Jess m'avait battu au poteau. Bien joué; 1 à 0.

Zut, j'étais verte!

Pour ne pas me laisser aller à risquer de prendre un appel de Pascal, j'ai coupé mon natel. Yipiii, un dimanche sans cette satanée sonnerie qui dérange à tous moments. J'ai essayé de me planter devant un film, mais rien n'y faisait, ma tête continuait son petit bonhomme de chemin à criser toute seule. Comme je ne pouvais pas me défouler en faisant un jogging d'enfer, j'ai fini par me mettre de la musique rock avec un casque, et je me suis défoulée à chanter et danser. Tout y avait passé, mais surtout de la musique de filles en colère; Pink - So What? et U & Ur Hand, 4 Non Blonds, Billy Idol - White Wedding  etc en boucle (entendu sur un blog).

Après 2h de musique et de déchaînement corporel intense, j'étais épuisée.

Pour le plaisir, j'ai vérifié mon natel avant d'aller me coucher... Hum, Pascal a passé son temps à essayer de me joindre. Il n'avait qu'à s'occuper de Jess, moi, j'étais aux abonnés absents, toujours folle de rage! Thomas avait aussi essayé de me joindre. Ça m'aurait fait plaisir de le voir, mais il est un peu proche de Pascal, alors non.

Par contre, j'ai répondu au message de Layne. Il avait envi de prolonger la trêve et de me voir. Je me sentais assez d'humeur pour  "an angry sex", alors je l'ai rappelé. Il devait être de sortie parce qu'on s'entendait à peine avec la musique autour de lui, mais il a dû alors voir mon message. C'était vraiment un message court; OK. Mais ça voulait dire ce que ça voulait dire. Il m'a renvoyé un message tout aussi court; "OK" après notre coup de fils où on s'entendait à peine.

J'avais 15mn pour virer mon training, prendre une douche et avoir l'air cool. Timing parfait. Au moins, je n'avais pas le temps de trop me poser de questions, ni de commencer à changer d'avis. Tant pis pour Pascal.

Je ne lui ai pas laissé le temps de parler. Dans ma tête, je me disais que je pouvais lui reprocher pleins de choses, mais, au moins, quoi qu'il ait été en train de faire et avec qui, il avait tout planté pour se rappliquer à toute vitesse. Il méritait une récompense et il l'a eu. Tous les bisous, tous les câlins que je n'avais pas pu donner à Pascal, c'est Layne qui les a reçu. Et j'en avais un paquet en réserve, sans le côté tendresse, j'étais trop en colère.

Toute la journée du lundi, je l'ai passé à regretter...

Malgré toute ma bonne volonté, je n'arrivais pas à décolérer. J'avais beau essayé de lui trouver toutes les excuses du monde. Pourtant, je savais que dans sa situation, j'en aurai fait autant. Je n'aurai pas pu laisser quelqu'un malade ou souffrant et partir m'amuser ailleurs. Pourtant, je revenais toujours à la même chose; c'était notre 1ère St-Valentin!

J'ai été prendre le café chez ma frangine, comme à mon habitude presque tous les lundis. Blablater avec ma soeur, enfin... elle blablate, moi j'écoute. Faire des bisous à mes neveux, qui poussent un peu trop vite. Je les adore ces petits monstres. L'après-midi, après la ballade de Maxou, j'ai bossé. Patricia n'était pas dans les parages.

En fin de journée, j'ai vite sorti Maxou encore avant la sortie des bureaux au cas où Pascal aurait la brillante idée de passer chez moi. Ça n'a pas manqué, j'avais bien fait. Smart que je suis ;)). Je ne lui ai pas ouvert, j'ai fait la morte. Avec un petit pincement au coeur, je l'ai regardé repartir cachée derrière la fenêtre.

*   *   *   *   *   *

Toujours colère  (47-16fév09-lun)


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43 - Tête à Tête Entre Filles

Publié le par JaneDo

 


Jess continuait à prétendre que Pascal et moi n’étions qu’amis, et moi, je continuais à prétendre qu’elle ne savait pas qu’on était plus que des amis. Je n’étais pas sensé savoir que Pascal lui avait tout avoué.

Depuis que je sortais avec Layne, on se voyait moins, Jess trouvait que c’était très bien et ne voulait pas que cela change. Petite pique; elle trouvait que Pascal avait l’air beaucoup plus heureux et moins stressé. Sachant que Layne n’était plus là, elle espérait que je n’en profite pas pour aller lui pleurer dans le gilet.

Elle était sa meilleure amie d’enfance et elle n’entendait pas céder sa place, même pas un millimètre. Elle m’a fait comprendre qu’elle prétendait accepter cette amitié, mais entre elle et moi, que ce soit clair, ce n’était pas le cas. Elle n’avait pas besoin de me le dire, je le savais. Jess voulait que je sois certaine qu’elle me combattrait dans tous les cas.

Elle voulait me voir face à face pour savoir ce que j’allais faire et aussi pour me prévenir que si je continuais à voir Pascal, elle me le ferait regretter et que cette fois, je devais me considérer comme avertie. Qu’il était inutile que je pense parler de notre discussion à Pascal, elle nierait tout.

C’était simple, elle voulait que j’arrête de voir Pascal.

Je l’ai félicitée pour sa petite prestation avant son départ pour l’Angleterre. Elle a pris ça en souriant et en me disant que ça pouvait être pire, ce n’était qu’un prélude, une sorte d’avertissement. Je lui ai dit que j’étais au courant pour l’enregistrement de notre conversation sur la boîte vocale à Pascal...

Encore une petite pique; Jess a essayé de me faire croire que ce n’était pas la 1ère fois que Pascal batifolait ailleurs et que je n’étais qu’une passade et qu’elle regretterait de me voir souffrir. Pffff. J’ai répliqué que si c’était le cas, elle n’avait donc rien à s’inquiéter. Une fois qu’il se serrait bien amuser, il rentrerait tranquillement au bercail, non? Tout rentrerait dans l’ordre? Elle n’a pas apprécié d’après la grimace fugitive sur son visage,  très vite remplacé par un sourire insouciant.

Elle a voulu me tester, et m’a demandé si elle pouvait vraiment nous croire que nos relations soient restés uniquement amicale. Là, je lui ai dis que ça ne servait pas à grand chose que je lui réponde, elle croira de toute manière ce qu’elle veut.

  • Est-ce que vous avez couché ensemble?

Beu-hhhh... J’ai toussé. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle ose me poser encore cette question aussi directement. Je ne voulais pas lui répondre et je lui ai dit qu’elle devrait s’adresser à Pascal.

  • C’est une simple question Jane, je ne pense pas que ce soit si dur d’y répondre, ou vous le faites ou vous le faites pas... alors réponds...

J’avais rougi, c’était incontrôlable. Il n’y avait pas de raison que je ne réponde pas après tout, je savais que Pascal le lui avait déjà dit. Mais... ça me rendait quand même mal à l’aise. Je ne pouvais pas la regarder en face et lui répondre oui, après tout, c’était personnelle et privé. Ça ne la regardait pas, en tous cas, pas de ma bouche.

Elle tripotait un truc sur la table et voulait connaître les détails; ce qu’il me disait, comment ça se passait, où est-ce qu’on se voyait??? Glups. Ça vraiment, je ne pouvais pas me laisser aller à lui répondre, ça me gênait trop.

  • C’est indiscret et je ne peux pas répondre à ça.
  • Tu es une nana aussi et tu peux imaginer ce qu’on ressent à ma place? Tu peux comprendre que je te pose ces questions. C’est légitime, tu ne crois pas? Je me demande comment il est quant... Je veux savoir s’il est pareil qu’avec moi, s’il...

Oui, ciel, je pouvais comprendre. Il y a longtemps, je me suis retrouvée à sa place, j’avais aussi besoin de réponses... Mais je n’ai pas posé ces questions à la fille, mais à mon mec... Les réponses n’étaient pas folichonnes! Et toutes faisaient mal à entendre jusqu’à l’os. Dans ma tête, c’était la bataille entre; “Je comprends qu’elle veuille savoir” et “Je n’ai pas le coeur à déballer ce genre de chose dans sa figure”...

  • Tu as raison, après tout... Que penser d’un type qui ferait ce genre de chose n’est-ce pas? Il est marié et à peine marié, il tromperait sa femme? Non, ce serait un vrai salaud et un type qui ne vaudrait pas grand chose. Je ne peux pas imaginer Pascal dans ce rôle là. Ce serait tellement pas lui. De toute façon... Que la meilleure gagne!

Hoh, la petite vanne lancée gentiment, l’air de rien, innocemment!

Apparemment, Jess avait pris des renseignements sur moi, elle connaissait l’adresse de ma famille, ou ils travaillaient, etc. Tout à coup, je me suis rappelée que la dernière fois, elle avait enregistré notre conversation sur la boîte vocale à Pascal, fallait que je fasse attention à ce que je raconte. Alors je lui ai demandé si cette fois aussi? Elle m’a dit que non, et pour me le prouver a poser son portable sur la table en m’invitant à vérifier par moi-même, ce que j’ai fait. Elle ne nous enregistrait pas, mais je me méfiais quand même.

Ensuite, Jess a changé de tactique. Elle voulait qu’on essaie de s’entendre pour le bien de Pascal, elle espérait qu’on pouvait devenir amies.

Elle et moi??? Copines??? C’était carrément du délire!

Si pas vraiment cul et chemise, elle espérait qu’on puisse au moins bien s’entendre, pas seulement pour Pascal, pour Thomas aussi. Ça, je ne pouvais que aller dans son sens. De toute façon, j’avais déjà fait des efforts, je n’avais pas l’intention de lui déclarer la guerre. Même si on arrivait à se rapprocher et avoir une sorte d’amitié ou entente, Jess m’a fait comprendre qu’elle se défendrait parce qu’elle n’avait pas l’intention de le perdre.

  • Tu as dis l’autre soir, qu’avant tu ne savais pas que j’existais quant tu as connu Pascal, mais maintenant tu le sais et tu sais qu’on est marié, pourquoi est-ce que tu continue à essayer de t'immiscer entre nous?
  • Je n’essaie pas de m’immiscer entre vous. Jamais, je n’ai essayé de m’immi... Écoute, ça va nous mener nulle part de parler de ça, tu ne crois pas?

Jess ne m’a pas répondu, elle m’a observée en silence un petit moment, qui m’a paru une éternité, puis elle a carrément changé. C’est drôle, mais il était difficile de la cerner, je n’arrivais pas à la comprendre. Un moment elle avait l’air d’être sur le point de me sauter à la gorge, me lançant de petites vannes puis la minute d’après était une sympa petite nana. Elle était vraiment versatile!!

Elle était toute différente et me parlait comme à une copine en me demandant; si j’avais eu des nouvelles de Layne? ce que je pensais faire? si ça me faisait de la peine?... Bizarre...

Et à toutes ses questions, je n’avais pas envie de répondre, et certainement pas envie de me confier à elle. Après réflexion, j’ai décidé de jouer son jeu, et de lui confier certaines choses pour voir comment ça allait tourner. Est-ce qu’elle allait en parler à Pascal? Est-ce qu’elle allait me les lancer à la figure prochainement? Est-ce qu’elle allait tourner les choses pour me faire du mal? J’allais voir...

Après tout, si elle essayait le truc de l’amitié, la confidence en faisait partie!

Je lui ai dis que c’était difficile au début, encore par moments, mais que ça allait mieux. Que je n’étais pas sortie le week-end suivant pour l’éviter, et depuis, il ne m’avait plus donné signe de vie. J’allais pas lui dire que c’était même plus dur que ça et le fait qu’il ne tente rien était le signe que je n’avais pas vraiment compté pour lui. Mais je lui ai par contre dit, que c’était tant mieux, que ça me permettait plus facilement de tourner la page! Ce qui était plus que vrai.

Jess a insisté pour qu’on aille ensemble au Tiger. De toute façon, elle n’avait pas de voiture, et on allait au même endroit. Mais bêtement, je n’avais pas prévu ça, et l’idée d’être enfermé toutes 2 dans le même habitacle me dérangeait un peu. Pendant une petite minute, je l’ai même imaginée en train de me faire perdre le contrôle de la voiture. Du coup, je tenais mon volant d’une main ferme. Inutile de prendre de risques!!!

Nos deux groupes s’étaient déjà réunis en 1 seul groupe. J’avais la bouille en feu à notre arrivée. C’était vraiment bizarre d’arriver avec elle. Thomas a failli s’étrangler dans son verre en nous voyant à l’entrée, mais il a très vite repris le dessus pour venir nous accueillir toutes les 2. Merci Thomas, Ça facilitait les choses.

Au bar, il m’a murmuré à l’oreille que Layne venait de partir que j’avais du bol. Mes oreilles ont pris encore des couleurs. Je l’avais échappée belle. J’avais tellement peur de le croiser, je me demandais encore comment ça allait se passer... Est-ce qu’on allait carrément s’ignorer comme deux étrangers ou est-ce qu’on allait faire l’effort de se saluer? J’ai osé demander à Thomas s’il était accompagné? En attendant sa réponse j’avais le coeur qui s’arrêtait de battre. Il a fait semblant de réfléchir et a dit qu’il croyait que Layne était seul. Denis avait entendu et l’a corrigé.

Non Layne n’était pas seul, mais il n’était pas avec Alexia, ça je le devinais. Ils la connaissaient tous, et s’il avait été avec, je l’aurais su. Alexia ne semblait pas être dans les parages de toute façon!!!

Je n’ai pas apprécié que Thomas essaie de me mentir et il s’est excusé, mais après les confidences que je lui avais faite, il avait pensé que c’était mieux de ne pas me le dire. Il avait peur que ça me fasse mal. Mal? Oui, ça faisait hyper mal. Hyper mal d'être si vite remplacée et ooubliée. Allé hop, rayé de la liste. Je devinais qu’il s’agissait de Miss Tennis, parce que se ça avait été Alexia, ils la connaissaient tous et Denis l’aurait nommée.

Sur ce, je décidais de ne pas traîner, on ne sait jamais s’il décidait de repasser!

Sur le chemin du retour chez moi, je ne suis traitée d’idiote. Layne n’avait aucune raison de repasser voyons, il allait sûrement passer le reste de la soirée avec Miss Tennis, pourquoi revenir traîner au Tiger? Pfff... vraiment... j’avais de ces idées moi! Donc, partir aussi vite était complètement ridicule... Mais bon...  faut dire que sans Pascal ou Layne... la soirée était nulle!

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Tête à tête entre filles (12fév09 -jeu)-43

Publié dans diary, le journal de janedo

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41 - Caroline est avec lui à Zurich

Publié le par JaneDo


J’avais tellement envie de voir Pascal mais je n’osais pas l’appeler. Il ne m’avait envoyé qu’un email et même après l’avoir décrypté dans tous les sens, je n’arrivais pas à déterminer s’il était fâché ou non. Rien vraiment qui puisse me donner une idée de son humeur, mais je savais que je ne le verrais pas de la semaine.

Lui et Thomas avaient recommencés les entraînements sportifs, qu’ils avaient prochainement un camp d’entraînement à Leysin tout un week-end. Qu’ils s’étaient relâchés pendant ces vacances et que la reprise avait été dure. Il me parlait aussi du stress au boulot et que toute cette  semaine, il était à Zurich pour des cours dans le cadre du travail. C’est vrai que ce genre de cours sont une spécialité des boîtes anglophones.

J’avais un petit pincement au coeur, parce que je me souvenais que pendant ces cours, lorsque je travaillais pour une grosse boîte américaine, je m’étais super bien amusée. Ça provoquait le rapprochement avec des gens des autres secteurs de la boîte et on apprenait à se connaître. Des personnes qu’on aurait jamais appris à connaître ou qu’on aurait jamais fréquenté sans cela. Je me rappelle des soirées de beuveries, des longues nuits à discuter dans la chambre des uns et des autres, des parties de gros rire. Je crois que c’est surtout dans cette optique que ce genre de cours sont organisés. Je me demandais si Caroline s’était inscrite aux même cours que Pascal?

Petite fouine, je savais que je pourrais obtenir une réponse à ma question auprès de Thomas. Alors, j’ai fini par lui proposer de venir prendre un verre chez moi. Je savais qu’il refuserait, vu la présence de Pat, et qu’on finirait chez lui.

Oui, Caroline s’était inscrite au même cours!

Thomas évitait toujours de me poser directement des questions sur la réelle nature de mes relations avec Pascal et je n’allais pas non plus creuser la question. C’était très bien comme ça; il n’avait pas vraiment envi de savoir et je n’avais pas vraiment envie d’en parler.

On a mangé devant la télé en bavardant. Il m’a raconté le cauchemar des débuts d’entraînements. Apparemment Pascal était beaucoup plus en forme que lui, malgré ce qu’il en avait dit dans son email. Même si Thomas n’était pas doué pour la cuisine, par contre pour les desserts, c’était un chef! Il nous avait préparé, ce que j’appelle “de petites vacheries au chocolat”, encore un de ces trucs qui allait finir par me transformer en baleine! Grrrr. Mais c’était trop bon pour résister.

Je me suis laissée allée à lui faire quelques confidences sur mon état d’âme suite à ma rupture avec Layne. On était en pleine séance de psychanalyse quant Jess a débarqué chez lui. Elle s’ennuyait toute seule...

On a immédiatement changé de sujet. Je n’avais vraiment pas envie de la voir, mais j’ai ravalé ma grimace et lui ai présenté un visage souriant. Après une petite demi heure, Jess a prétendu ne plus avoir de cigarettes son frère d’aller lui en acheté. J’ai compris qu’elle voulait seulement qu’on se retrouve seules pour discuter.

  • Jane, tu n’avais pas envie de faire les magasins avec moi l’autre jour, n’est-ce pas?
  • Non.
  • Moi non plus, mais j’ai fais l’effort pour Pascal.
  • Hein?
  • Avant d’être sa femme, je suis d’abord sa meilleure amie. Je sais qu’il aimerait qu’on s’entende, mais c’est une situation bizarre et qu’on ne pourra jamais vraiment être amie. Tu essaie trop fort de marcher dans mes pas!...

Qu’est-ce qu’elle raconte???

  • ... Et ça m’a arrangée que tu aies cherché des excuses bidons pour te défiler. Comme ça, il a pu remarquer mes efforts et que les efforts étaient à sens unique.

La vache! Bien joué. Pascal allait penser que je fais tout pour que Jess me déteste, mince. Bien joué!

Akemi-sama, une amie Kazéo avait dit que je devais lui donner une bonne leçon. Elle n’avait pas tord. Fallait que j’arrête de me laisser faire sous prétexte qu’elle est la femme à Pascal. Je ne lui dois rien à elle. Peste. Mais là, je n’avais pas grand chose à dire.

Si je continuais à baisser la tête devant elle, je vais finir par me faire bouffer. Elle ferait tout pour me rabaisser et me donner le mauvais rôle. Et si je jouais la carte de la sympathie? Hihihi, elle serait vraiment mal barrée! Hum! J'essayerais de la prendre à son propre jeu, mais le moment n’était pas encore venu!!!

  • D’abord, je ne te connaissais pas quant j’ai rencontré Pascal. Je ne savais même pas que tu existais. Donc, je ne pouvais pas essayer de marcher dans les traces de qui que ce soit. Et deuxièmement, je ne savais rien non plus à propos de toi et Layne. Personne ne m’en avait parlé. Troisièmement, je vois pas pourquoi on devrait se forcer.

On est resté un petit moment dans le silence. Je n’avais pas envie de faire l’effort de relancer la discussion. On avait pas grand chose à se dire, mais je crois que s’il n’y avait pas Pascal entre nous, je crois que je l’aurai appréciée et on serait sûrement devenue amie.

  • Écoute Jess... Je sais que Pascal et toi êtes ensemble pour une question de paperasseries, qu’il n’y a rien d’autre, alors je ne vois pas où il y a un  problème qu’on se fréquence, si? A partir de là, je ne vois pas pourquoi on ne s’entendrait pas non plus. C’est juste que, c’est vrai, ça fait trop bizarre, c’est tout.
  • Jane... Je l’aime. Ça ne t’es pas venue à l’idée que j’aimais Pascal? J'aimerais que tu le laisse tranquille. Votre amitié le perturbe.

Non, non, non, je ne voulais pas parler de ça. Oui, j’imagine, je crois, j’en sais rien. Mais je ne voulais pas commencer à me sentir coupable, alors je ne pouvais que contre-attaquer.

  • Waouh... en t’amusant ailleurs?
  • Tu peux parler; Layne, Brian et Dieu sait qui encore...

Touché! Je n’avais pas vraiment de quoi lui lancer la 1ère pierre! Elle n’avait pas tord, parce que malgré mes frasques, j’aimais sincèrement Pascal. On s’est lancé des petits regards en coin. Je me demandais bien à quoi elle pouvait penser et j’espérais qu’elle ne pouvais pas voir qu’elle avait tapé juste... droit en-dessous de la ceinture, dans les côtes!

  • Tu sais, c’est pas vraiment que je ne te supporte pas, ou que je ne crois pas qu’on ne puisse devenir amie... C’est juste que je te jalouse chaque seconde que tu passe avec lui...

Son natel a sonné...

  • Ce serait bien si on prenait le temps de parler une fois toutes les deux sans être stressée par le temps.

Et c’était Pascal au téléphone... Gahhh... Il ne m’avait pas appelé, mais il l’appelait elle? Geeeh, ça me retournait l’estomac. Mais peut-être qu’il avait juste un truc à lui demander... Ouais, j’essayais de me convaincre! Finalement, ça me mettait en colère. Finalement, il était peut-être fâché!!!

Thomas est arrivé là-dessus avec les cigarettes. Je n’avais pas l’impression que Jess allait partir de si tôt, alors je me suis décidée à rentrer.

Glups... Peut-être que Pascal l’aimait plus qu’il ne voulait l’admettre? C’est vrai ça, pourquoi n’arrivait-il pas à lui pardonner ses petits écarts. J'avais accepté de discuter avec Jess, après tout, c'était peut-être le moment d'avoir un face à face sans se disputer!

*  *  *  *  *  *

Caroline était avec lui à Zurich  (41) 10 fév 09 -mar

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38 - La Reine des Idioties!

Publié le par JaneDo


J’avais fini la nuit dans les bras de Brian. Ciel... qu’est-ce que je suis conne. Pascal ne me le pardonnera jamais, alors je ne lui le dirais jamais. Connerie. J’avais encore mal à la tête et je n’arrivais pas à m’extirper du lit. J’étais vannée et pas très fière de moi. C’est vrai que je l’aime beaucoup Brian et depuis tellement longtemps. On s’entend vraiment bien.

Je me rappelais de la nuit par bribe...

Je me souviens avoir beaucoup dansé avec un des copain à Brian. Très sympa. Si je me souviens bien, on a passé la majorité de la soirée ensemble et je crois qu’on s’entend bien. Je ne me rappelle même pas de son nom. Je crois me souvenir qu’un moment donné, Brian m’a récupérée, je devais avoir dépassé la dose que je pouvais supporter en boissons! Ce garçon m’avait entraînée dehors pour prendre de l’air et Brian nous avait suivi. A part ça, je ne me rappelle pas grand chose d'autre. Iak, j’espère ne pas avoir fait des choses que je préférerais ne pas me rappeler...

Toute la matinée, je suis restée au lit pour noyer ma honte. Les garçons sont sortis faire du ski et sont rentrés après 18h. Je ne pense pas qu’ils étaient en meilleurs état que moi, alors je saluais leur effort sportive.

Et puis zut... j’ai le droit de faire ce que je veux de mon corps, il m’appartient. Mon coeur, lui, appartient à Pascal.

J’avais encore l’estomac retourné alors je n’avais pas très faim. Mon rêve était de passer une soirée tranquille au coin du feu, c’est comme ça que je vois le repos en montagne. Hors de question que je sorte ce soir ou même manger dehors.

Brian ne l’a pas mal pris et je suis restée au chalet toute seule. Hahhh, le pied. C’est terrible ce que j’aime ces moments là. Je crois que ce qui était encore plus agréable, c’était de savoir que je n’étais pas plantée au milieu de nul part et que quelqu’un allait rentrer tôt ou tard. En attendant, je pouvais profiter d’un peu de tranquillité et du silence. C’était trop bon.

Layne ne m’appelait plus. Apparemment, mon dernier message lui avait suffit. Je l’aurais cru plus persistant. Déception.

Pascal m’avait m’avait envoyé un petit message, espérant que je passais un bon week-end de repos. On a pas essayé de s’appeler. Jess était peut-être près de lui, et lui, il savait que Brian devait être dans les parages.

Après avoir lu presque toute la soirée et m’être larvée devant la télé, j’avais les yeux qui se fermaient toutes seules. J’ai fini par presque ramper jusqu’à notre chambre et je me suis endormie. Je ne pourrais pas dire à quelle heure ils sont rentrés, je n’ai rien entendu. J’ai juste senti les bras de Brian qui se refermaient autour de moi, rassurant et tendres.

*    *    *    *    *

La Reine des Idioties  - (7fev 09 -sam)

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37 - Contente d'être partie!

Publié le par JaneDo


Pascal ne comprenait pas pourquoi je ne l’avais pas appelé et avait l’impression que je l’évitais depuis ma rupture d’avec Layne. Je savais qu’il devait sûrement penser que j’espérais me remettre avec Layne alors j’avais gardé les distances pour ne pas que Layne soit trop en colère. Mais il avait tout faux, alors j’ai été mangé avec lui à midi pour essayer de lui expliquer. Non, je n’avais pas l’intention de me remettre avec Layne. Oui, je l’avais un peu éviter, je ne voulais pas avoir l’air de me rabattre sur lui.

Caroline a essayé de venir scouater à notre table, avec l’excuse d’être avec des collègues, mais Pascal n’était pas d’humeur et les a renvoyé presque sans ménagement. Il n’avait pas beaucoup de temps parce qu’il avait une réunion et ne pouvait pas se permettre d’arriver en retard.

Il aurait aimé que je puisse me reposer sur lui et parler à coeur ouvert, même de mes sentiments pour Layne. Bien sûr, il a voulu savoir si j’aimais Layne? Je lui ai dit que j’avais eu des sentiments pour lui, sinon je ne serais pas sortie avec, mais je savais que je ne devais pas en dire trop et certainement pas lui parler à coeur ouvert. Je savais ce que ça avait coûté à Jess, exclus que je fasse la même erreur.

Je me doutais bien que Jess devait aussi être au courant et qu’elle devait sans doute avoir Pascal un peu plus à l’oeil et je ne voulais pas qu’il ait des ennuis.

Il m’a pris la main à travers la table et j’ai vu ses collègues nous jeter des regards glauques. Iaaaaaah... J'adore quant il me tient les mains... J'aime sentir la chaleur de ses doigts... je suis débile.... Discrètement, j’ai voulu retirer ma main, mais il la tenait fermement.

  • Est-ce que tu veux que je te laisse tranquille? Tu veux un peu d’espace?
  • Pas du tout, mais Pascal... Tu sais bien de quoi ça aurait l’air...
  • Qu’est-ce que je m’en fiche.

Il était un peu stressé, je le voyais bien. J’avais envie de lui sauter dans les bras, mais bon, c’était hors de question là.

  • Il faut que j’y aille, mais on se voit ce soir, et on en discute ok.
  • Heum...

Ciel...

  • Je pars en montagne avec Brian pour le week-end.

Aïe, je sentais que je l’avais surpris et pas en bien.

  • Tu blagues?
  • Non. J’avais prévu... c’était pour éviter que Layne ne me retrouve. Je veux juste mettre des distances entre lui et moi...
  • Avec Brian? Tout le week-end?
  • Oui.
  • Annule ça. STP... Annule.

Aoutch, je voyais les contractions de sa machoîre et ça me retournait un peu l’estomac. Je savais qu’il était sérieux mais je ne pouvais pas annuler et je crois que je ne le voulais pas.

  • Je peux pas.

Il s’était levé, il devait retourner au boulot.

  • Jane...
  • Oui?

Il a hésité en se mordillant l’intérieur de la joue. Je pense qu’il devait être un peu énervé et j’en étais responsable. Pas génial. Pourtant, je pensais que je n’avais pas à lui demander sa permission pour mener ma barque, mais c’était vrai que je n’avais pensé à personne d’autre que moi quant j’ai fait mes plans.

Je ne pouvais pas annuler, Brian avait déjà fait des plans et annulé ce qu’il avait prévu pour le week-end pour moi. Ce serait vraiment moche que je lui fasse faux-bon, c’est mon plus vieil ami. Voilà que je me sentais mal.

J’enfilais mon bonet et je regardais la silhouette de Pascal s’éloigner en courant. Caroline est sortie.

  • Alors? Comment ça va? J’ai entendu dire qu’il y avait des problèmes entre Layne et toi?
  • Caroline, tu ne m’aime pas et je ne t’aime pas, alors laisse tomber.
  • Je vois que tu cours direct vers de Pascal dès que tu te fais larguer hein?

Je n’allais pas me casser la nénette à lui répondre. Pétasse. Je me suis tirée. J’avais d’autres chats à fouetter.

Ce n’était pas possible d’annuler avec Brian. Quant je l’ai appelé, il m’a annoncé l’heure du départ, impatient de quitter la ville et de passer du temps ensemble comme on le faisait avant. Je n’ai rien osé lui dire. Encore plus tragique,  je n’osais pas appeler Pascal  pour essayer de lui expliquer et les heures tournaient...

Finalement, c’est Pascal qui m’a rappelé après sa réunion. Sa voix était tendue. J’ai essayé comme j’ai pu de lui expliqué, mais tous mes efforts ne servaient pas à grand chose, Pascal semblait déçu. Je ne pouvais pas y changer grand chose.

J’avais peur de faire figure d’une autre des femmes de sa vie qui le decevait et lui faisait du mal. Vraiment pas très cool. Merde, à sa place je serais hyper déçue et je lui en voudrais à mort. Quelle poisse.

On est arrivé assez tôt au chalet. Je me sentais détendue d’être partie malgré la désagréable impression que j’avais peut-être fait une connerie. Mais j’étais contente d’être loin. Le chien lui était ravie de pouvoir courater dans tous les sens.

Dans la soirée, quelques potes à Brian sont venus nous rejoindre. Les potes à Brian sont un peu comme les miens. Faire la foire jusqu’au matin en jouant à des jeux de boissons débiles. De vrais fanfarons. Boire jusqu’au matin... ouais hum, j’avais l’impression d’être avec mes potes. Ils ont voulu aller en boîte, moi non. Finalement, pour faire plaisir à Brian, j’y suis allée. Ce n’était pas si mal. J’ai dansé jusqu’au matin et j’ai pas mal bu aussi, mais je me suis bien défoulée et bien amusée.

Un peu moins le lendemain matin...

*    *    *    *    *

Contente d'être partie!  - (6fev 09 -ven)

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36 - Le Passé de Pascal, Jess et Layne

Publié le par JaneDo


Pour ne pas devenir un boulet pour Brian, étant donné que j’avais passé la soirée chez lui, j’ai accepté l’invitation de Thomas. Après tout, Brian et moi allions passer le week-end ensemble.

Hahhh, j’adorais vraiment être en compagnie de Thomas, il est amusant, toujours quelque chose à raconter, pas besoin de se creuser la tête pour des sujets de discussions. Je me faisais juste un peu de soucis que Layne finisse par me retrouver chez lui. Je crois que Thomas était content d’avoir trouvé une excuse pour ne pas sortir ce soir. Bon, il ne sait pas cuisiner, alors en général, s’il ne se repose pas sur le service “resto Pascal”, il se fait livrer, sinon, c’est des repas micro-ondes. Ce soir, je n’avais pas envie de cuisiner non plus, et manger chinois, j’adore ça.

Je crois que Pascal savait que j’étais à l’étage et j’étais un peu étonnée qu’il ne soit pas passé encore. J’essayais quand même de ne pas trop y penser, ce ne serait pas chic vis-à-vis de Thomas.

Thomas me racontait leurs récentes sorties et des nouvelles personnes qu’ils avaient rencontrés et certains qui sont venus se greffer au groupe avec moultes détails. C’était amusant.

Thomas avait entendu la nouvelle de notre rupture par Layne lui-même. Il m’avait cherché partout... aussi chez Thomas. J’avais raison, donc ce n’était pas vraiment une bonne idée de rester là. J’imagine que si Layne le lui demandait, il n’irait pas jusqu’à mentir à Layne en lui disant que je n’étais pas chez lui. Embêtant.

Apparemment, Layne n’avait aucune idée pourquoi je ne voulais pas lui parler, ni pourquoi je le fuyais (mouais... ben voyons!). D’après ce qu’il avait raconté à Thomas; j’étais passée à l’hôpital et sans raison, j’ai détalé et depuis je ne lui répondait plus. Hum... je vois qu’il avait omis de dire qu’il était avec Miss Tennis. Je n’avais pas spécialement envie d’en parler, ça me foutait direct en rogne. Comment expliquer que je lui en voulais de n’avoir pas trouvé le temps de m’appeler mais celui d’en appeler une autre!!!

Mais avec Thomas, c’était peine perdu d’essayer de cacher des choses. Il avait l’art d’insister jusqu’à ce qu’on crache le morceau. Alors, j’ai craché. Je ne connaissais pas le nom de la miss, et là, je ne voulais pas que Thomas sache que je l’avais baptisée “Miss Tennis” parce que je l’avais vue avec lui là-bas. Ça, c’était mon petit secret.

  • -Même ce soir là, il ne m’avait pas appelée. Par contre, quant je suis arrivée, il tenait une nana dans ses bras... Il avait trouvé le temps de l’appeler, elle!

Je me suis rendue compte en le lui racontant, que ça ne tenait pas la route. Ça m’avait fait pété un câble parce que je savais QUI c’était et qu’il avait dû l’appeler. Sans connaître les détails du comment je le savais, ma réaction pouvait paraître un tantinet exagéré. Mais tant pis, je n’allais pas m’étaler là-dessus.

Thomas bien évidemment a essayé de me dire que ça pouvait être quelqu’un de la famille de Carlos, ou encore sa petite amie... Ouais, évidemment il pouvait penser ça, mais moi je savais que ce n’était pas une sœur, une cousine ou sa petite amie... Ils l’avait rencontrée au tennis. Elle n’avait aucun lien de parenté avec Carlos, c’était la petite copine cachée de Layne, pas de Carlos.

Mince, j’allais passé pour une tarée si je ne lui laissais pas la possibilité de me parler. Hum... trop facile... Lui laisser le beau rôle, no way! Mais (soupir), je n’étais pas encore prête à l’affronter.

Quant je pense qu’il m’avait dit que ma présence le rassurait et qu’il n’était bien que quant il était avec moi, ça me me foutait en colère parce que je l’avais cru. En fait, je crois que j’étais fâchée contre moi-même. Bécasse. Heureusement que certaine fumée n’avait pas de couleur, parce que d’y penser, ça me faisait grimper les tours et de la fumée me sortait par mes oreilles. J’étais encore trop en colère.

Bah... je ne voulais pas penser à lui.

Avant de me coller contre Thomas et de me la couler douce pour la soirée, je décidais de mettre un point final aux “je ne comprends pas et je ne sais pas ce qui se passe de Layne”. Je lui ai envoyé un message; “Toi et moi, c’est fini. Je ne veux plus te voir. Je ne veux pas de tes explications, ça ne m’intéresse pas. Tu peux continuer à prendre qui tu veux dans tes bras. Inutile de m’envoyer de sms, je ne lis pas tes messages. Salut”.

  • -Aoutch... T’es un peu dure tu ne crois pas? Tu devrais au moins lui laisser une chance de s’expliquer?
  • -Tssss... Tu prends son parti maintenant?
  • -Non... mais... Bah, fais ce que tu veux, après tout, ce serait prêcher contre ma paroisse!
  • -Hein? Ça veut dire quoi?

Il est devenu tout rouge. Mais, je crois que je devinais ce qu’il essayait de dire; il avait peut-être une chance maintenant que Layne était hors du tableau. Aïe! Comment lui dire que ça n’arrivera pas. A peine le message reçu, Layne a essayé de me joindre alors j’ai coupé mon natel. Pas question que je lui parle.

:( Je sais pas si j’en étais heureuse!

Pascal avait essayé de me joindre, mais je n’avais pas osé lui répondre devant Thomas, alors je lui avais juste envoyé un petit message pour lui expliquer et dire que j’étais avec Thomas. Il m’avait alors envoyé un message, mais je n’avais pas osé le lire non plus, ni répondre. Thomas observait tout et ça me gênait beaucoup.

  • -Tu sais Pascal n’était pas du tout comme ça avant. Depuis qu’il est sorti avec Jess, il a changé. Elle lui faisait des scènes incroyables et des coups de revanche terribles. Je ne sais même pas pourquoi elle est comme ça et je ne devrais pas dire ça, c’est ma sœur, mais... elle était d’une jalousie féroce. Pascal était amoureux fou d’elle et la suivait partout comme un petit chien. Je crois qu’il n’était même pas conscient de l’effet qu’il faisait sur les filles. Il était juste sympa avec elle, mais Jess ne supportait pas qu’il parle ou ne serait-ce qu’il regarde une autre fille, sinon elle lui faisait une scène, le punissait en refusant de le voir ou qu’il porte ses livres. C’était... terrible.
  • -Mais c’est quand même elle qui a fini par le plaquer, non?
  • -Ouais... Je sais pas si c’était encore une punition ou si c’était vraiment sérieux. De toute façon, ce n’était pas la 1ère fois, et chaque fois, elle sortait avec tout un tas de garçons et lui restait à attendre. Mais Layne... ça... heum... suis désolé, je...
  • -Hé ça va... Pourquoi tu n’aurais pas le droit de prononcer son nom. Je ne suis pas si fragile, ça ne me gêne pas du tout.
  • -T’es sûre?
  • -Sûre.

Bien sûr que ça me faisait quelque chose, mais j'aimais entendre parler de Pascal. Et il fallait que je me fasse une raison et que je m'habitue. Pourtant, c'était dur d'entendre parler de lui, et l'air de rien, il avait prit de la place dans ma vie, et... il me manquait

Poisse, non, non et non. Il ne me manque pas :( De toute façon, j'avais bien fait de le plaquer avant qu'il ne le fasse! Là, ça aurait fait plus mal.!

  • -Je disais que Layne, c’était la goutte de trop. Et je crois qu’elle en était amoureuse en plus. Entre Pascal ça avait été la guerre dès l’arrivée de Layne dans notre entourage. Layne n’avait pas arrêté d’essayer de provoquer Pascal et quant Jess l’a plaqué pour sortir avec Layne, c’était... juste une fois de trop. Je suis sûr que Jess pensait que si ça ne marchait pas avec Layne, Pascal serait là à l’attendre, mais il y a eu Cassandra... Malgré ça, elle était sûre qu’il lui suffirait de claquer des doigts et ça n’a pas marché comme ça. Quant Layne l’a laissé tombée, elle est retournée vers Pascal, mais rien à faire. Il aimait Cassandra et malgré toutes ses larmes, tapé du pieds, menaces, il n’y a eu rien à faire.
  • -Pourquoi ça s’est terminé entre Jess et Layne? Tu disais qu’elle était amoureuse de lui.
  • -Ohrrrh, Layne ne reste jamais longtemps avec une fille. Il s’en... heum...
  • -Allé... raconte.
  • -Il s’ennuie assez vite, ou le challenge, je sais pas... Trop de filles, pas assez de temps, tu connais sa phrase fétiche!

J’ai rigolé; oui, je connaissais. L'empêche pour sa défense, je pensais qu'il n'avait pas tout tord; la vie est courte!

  • -Tu es une des 1ère avec qui il est resté si longtemps. Peut-être pour ennuyer Pascal, je sais pas. Et je crois bien la 1ère à le plaquer. Il était temps!
  • -Hein?
  • -Tu es sûre que c’est terminé? Il ne te manque pas un peu?

Ha-là, je ne savais pas quoi lui répondre. Étonnamment, il me manquait ce voyou, mais en même temps, quant je pensais à lui, la colère remplaçait vite tout autre sentiment. Oui, c’était fini, oui, il me manquait... Mais est-ce que je pouvais vraiment dire ça à Thomas? S’il le répétait à Pascal, j’en rougirais. Arfff!

  • -Il me manque comme une habitude, une commodité... mais oui, c’est terminé.
  • -Tu l’aime non?
  • -Ça... je n’en sais rien. Je l’aimais bien, on s’amusait bien.

Thomas avait le DVD de BatMan “The Dark Knight” avec Heath Ledger. Il savait que j’avais envie de le voir, mais, j’avais encore mal au coeur en pensant à Heath. J’ai toujours de la peine à le regarder, je n’étais pas encore prête pour regarder un film de lui. La tristesse de sa mort me touchait encore trop. Je préférais regarder autre chose.

  • -J’ose te poser une question super indiscrète et perso?

Je pensais qu’il allait me poser encore des questions sur Layne et je n’avais plus envie de parler de Layne. Assez. Je ne voulais même pas penser à lui, parce qu’immédiatement je voyais des visages de filles défiler et ça m’énervait.

  • -Hmmmm... non... Je crois qu’on a assez parlé du passé. Qu’est-ce qu’on se tape comme film? Quelque chose de drôle si possible...

    *    *    *    *    *

    Le Passé de Pascal, Jess et Layne  - (5fev 09 -jeu)

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35 - Exil chez Brian

Publié le par JaneDo


On a pris notre café ensemble le matin avant que Brian ne parte au boulot. Layne ne savait pas à quel point je pouvais être têtue. Sans prendre la peine de les lire, j’ai commencé à effacer tous les messages qu’il avait passé la nuit à m’envoyer. Tsss, tout à coup, il trouvait le temps de m’appeler et de m’envoyer des messages hein! Ça me mettait encore plus en colère.

Avant que j’ai pu terminer mes effacements, Brian m’a arraché le natel des mains. Il était curieux et voulait de lire les messages de Layne, et je m'en fichais tant qu’il ne me disait pas ce qu’il y avait dessus. Il a lu ceux qui restaient et les a effacé ensuite. Il rigolait. J'ai évité de suivre les haussements de sourcils, les gros yeux et tous les mimics qu'il faisait, ça m'aurait perturbée.

Il a voulu essayer de m’en parler, mais je ne voulais rien entendre. Alors je lui ai raconté ce qui c’était passé ces derniers jours, avec le copain de Layne à l’hôpital et tout, et comme il n'avait pas trouvé le temps de m’appeler.

  • Peut-être qu’il y a une explication toute simple, mais tu devrais au moins prendre la peine de l’écouter.
  • Tu avais promis...
  • Ok. Mais les 1ers messages demandaient pourquoi t’étais partie comme ça? C’est bon signe.
  • Brian... Tu avais promis de ne rien dire si tu les lisais. C’est justement pour ça que je ne les lis pas. Je ne veux rien savoir.
  • Très bien. Zip. Je la ferme, je ne dirais plus rien.

J’avais aussi un message de Patricia pour dire que Layne était passé à la maison, et qu’il n’était pas jovial de ne pas m’avoir trouvée. Ouais... Son 2ème message me disait que Layne était repassé plus tard encore. Comme je n’étais toujours pas là, ils sont restés à discuter puis il a fini par dormir à la maison. J’avais bien fait de rester chez Brian, pas question que je lui parle. Il avait voulu savoir si j’en avais parlé à Pat, ce qu’elle savait. La pauvre, ne savait rien, ni qu’on était fâché et ni qu'on était plus ensemble. J'espérais aussi qu'elle n'avait pas trop parlé...

  • Hey, tu peux rester ici quelques jours si tu veux?

Je ne savais pas, mais sûrement ce serait pratique d’avoir un endroit où me cacher si Layne s’avisait de repasser à la maison, ce qu’il ferait sûrement ce soir s’il était malin.

Après tout, j’attendais cette rupture qui me simplifiait la vie, alors pourquoi j’avais mal au coeur?

Il avait été vraiment amusant et parfois, c’était vraiment chouette d’être avec lui. Il n’avait pas été un petit ami trop casse-pieds. Anyway, c’était terminé. Il n’y avait pas à revenir là-dessus. C’était mieux pour tous les 2 de toute façon.

L’après-midi, je l’ai passé avec mes 2 petits mecs de 6ans et l’autre petit mec de 4 pattes. On a été jouer dans la neige. Je suis rentrée sur les rotules après avoir déposé les enfants chez leur parents. J’étais gelée... Hahhh, les enfants ça crève!
Je savais d’avance que je ne sortirais pas jeudi soir pour éviter de le croiser.

Pour le week-end, Brian m’avait proposé de faire une petite escapade, loin de la ville, question de prendre l’air et comme je voulais éviter Layne... J’ai accepté. Le seul bémol était que je ne verrais pas Pascal. Ça me mettait la boule à l’estomac, j’avais envie de le voir, mais je ne voulais pas tout à coup le pousser à me voir sans arrêt comme si je voulais remplacer Layne.

En fait, j'avais un peu peur de voir Layne et de finir par flancher. Ce serait comme si je lui donnait un "Va-Tout" pour recommencer, et il ne prendrait pas au sérieux mes humeurs.

Gros soupir... J’irai en week-end avec Brian.

*  *  *  *  *

Exil chez Brian - (4 fév. 09 -mer)

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