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diary

355 -- Elle m'énerve, Il m'énerve

Publié le par JaneDo

  Elle m'énerve, Il m'énerve
355 - (20/déc/08 -sam)

On était rentré depuis 2 ou 3 heures et le natel à Layne n'arrêtait pas de vibrer. On s'apprêtait enfin à dormir quant ça a sonné à sa porte. D'abord une fois, puis 2 coups longs et rapprochés et encore avec plus d'insistance. Layne a fini par s'extirper du lit pour enfiler un jean et aller voir ce que c'était. J'étais crevée et je voulais en profiter pour vite m'endormir avant qu'il ne revienne se coucher. Je me suis larvée de mon côté avant de me demander aussi qui ça pouvait être à cette heure-ci? Des problèmes dans sa famille? Un copain qui avait besoin d'aide? J'ai enfilé une des chemise à Layne pour aller voir. Pas possible... c'était Alexia!!!

Caroline et toute sa clique commençait vraiment à me porter sur le système.

Elle a sursauté en me voyant. A sa place j'aurai aussi sauté au plafond. Layne a fait la grimace en se grattant la tête. La visite nocturne d'Alexia tombait plutôt mal. On commençait seulement à recoller les morceaux et il a fallu qu'elle débarque celle-là! Non mais! Layne était un peu embarrassé, et je le comprenais. Il avait peut-être peur que je fasse une scène, pas question, ce serait donner trop d'importance à Alexia. J'ai fait signe à Layne que je retournais me coucher.

Layne était à torse nu, avec le froid, ils étaient resté à l'intérieur. Après mon apparition éclair, Layne a enfilé un de ses veste et ils sont sortis sur le porche. Ils discutaient à voix basse devant la porte d'entrée. J'ai été m'asseoir sur le coin du fauteuil à l'entrée d'où je pouvais les voir et j'ai entrouvert  doucement la fenêtre.

Layne se passait nerveusement la main dans les cheveux;

  • Bravo, manquait plus que ça.  J'y crois pas. Rentre chez toi. Tu n'as pas à venir sonner ici. Je ne veux pas que tu vienne chez moi comme ça sans avertir. A quoi tu joues?
  • J'ai essayé, tu ne répondais pas à ton natel. Je pensais pas qu'elle...
  • Jane. Elle s'appelle Jane. C'est ma copine. Je n'ai pas répondu parce que de "1", je n'en avais pas envi, de "2", on était occupé. J'avais autre chose à faire que de répondre à mon natel. A quoi tu t'attendais?
  • Je pensais que c'était terminé entre vous. Je ne croyais pas... Je n'aurais jamais pensé la trouver ici, je pensais que ça te ferait plaisir!

Layne secouait la tête. Il était drôlement énervé.

  • Écoute, ça aurait été mignon et tout si j'avais été célibataire, mais je ne suis pas célibataire, tu pige?
  • Je voulais te faire une surprise.
  • Je déteste les surprises!

Alexia le fixait, elle semblait avoir épuisé ses prétextes. Je me demandais pourquoi il ne la renvoyait pas tout simplement et rentrait?

  • J'ai pensé que tu étais peut-être avec celle de l'autre jour... mais Jane? Je n'y avais pas pensé.
  • Alexia, écoute... Y a rien entre nous ok. On s'amusait un peu c'est tout. Je tiens à ma copine même si ça en a pas l'air, et je n'ai pas l'intention de la planter pour une histoire de fesses, ok? Alors, fais moi plaisir, rentre chez toi. Et Alexia ne recommence plus, s'il-te-plait, je n'aimerais pas devoir devenir désagréable d'accord.
  • Je suis venue en taxi.
  • Rhhho... Et?
  • Tu pourrais me ramener.

Il a poussé un long soupir et lui a jeté un regard qui semblait dire "c'est une blague?".

  • Non. Comme tu peux très bien l'imaginer, je ne peux pas.

Ça me faisait un peu mal au coeur pour elle, mais j'en avais assez de leur "palabre". Ce qui m'embêtait, c'était ce stupide sentiment de me sentir concernée pour elle. Je n'avais pas à me sentir concernée. Elle avait qu'à se débrouiller, Layne n'avait pas intérêt à la raccompagner, ni à lui payer son taxi. Mais en même temps... Je ne pouvais pas m'empêcher de me mettre à sa place; en m'imaginant comment je me sentirais, si le mec qui m'attire me plante dehors dans le froid, en me fermant la porte au nez, après avoir fait tous ces kilomètres pour lui faire un surprise... Je me sentirais trop mal. Et ça m'embêtait de penser ça, de penser à elle, d'avoir mal au coeur pour elle. Je ne voulais pas qu'il la raccompagne et tout, mais je ne pouvais pas lui en vouloir de le faire. Crap. Quelle poisse.

J'ai été me recoucher, je ne voulais pas penser à tout ça, je ne voulais pas savoir, je voulais dormir. Ne pas savoir. Je lui poserais la question demain. Mais voilà, j'étais trop énervée pour dormir. Je me demandais ce qu'il allait faire. 10mn plus tard, il est  revenu s'enfiler dans le lit en me prenant dans ses bras. Il était frigorifié et moi, je faisais semblant de dormir. Il a laissé la porte ouverte, comme on le faisait d'habitude, pour que Maxou puisse circuler à sa guise et surtout se rassurer en vérifiant que j'étais bien là. Bien au chaud dans ses bras, je me suis effectivement endormie presqu'aussitôt, même si je pensais être trop énervée pour ça.

Juste avant de m'endormir, je me souviens avoir pensé que j'aurai dû prendre mes cliques et mes claques et partir quant ils étaient en train de discuter dehors...


J'ai passé ma journée de samedi à courir dans tous les sens; les cadeaux à acheter, les gâteaux et bûches de Noël à programmer, les préparatifs à faire et tout, ça commencait à devenir un peu le stress.  Je déteste faire les magasins le samedis; la foule, les bousculades, le manque de places de parcs... l'enfer. Même si on se parlait au téléphone presque tous les jours avec Pascal, je n'avais pas beaucoup de temps pour le voir.

Layne avait voulu m'accompagner faire les magaz, mais j'aime faire les magasins toute seule. Encore une petite chose qu'il avait de la peine à comprendre chez moi! Je n'avais pas envie de sa compagnie non plus, parce qu'on finirait sûrement par revenir sur nos petits problèmes domestiques, et je n'en avais pas envie. Pourtant, il le faudrait bien. Je ne voulais pas être celle qui ramenait, encore et encore, le sujet sur la table, ça faisait un peu "emmerdeuse de première". Pourtant, tant qu'on avait pas fait le tour du problème; ce qu'on ressentait, pensait, etc... on pouvait difficilement enterrer la hache de guerre. J'aurai dû prendre mes cliques et mes claques et me tirer pendant qu'Alexia et lui discutaient. Pourquoi je ne l'avais pas fait? Pfffff. Après ça, Layne avait sûrement l'impression que les choses étaient réglées, mais c'était loin d'être le cas.

Il me cassait les pieds à m'appeler sans arrêt et ça me gavait. Ca partait peut-être d'une bonne intention ou au contraire, il essayait de me contrôler. Il se mettait en pétard si je ne lui répondais pas et me demandait où j'étais et avec qui... Fallait que je règle ça dès que j'aurai un peu de temps!

Thomas avait suggéré de passer la soirée chez eux, je n'en avais pas très envie parce que je préfèrais ne pas croiser Layne ce soir. Quant il a compris qu'on ne se voyait pas ce soir, vitesse turbo il était chez moi et on s'est pris la tête. Ce que je ne pouvais pas lui dire était que je ne pensais pas pouvoir supporter de le voir papillonner avec une nana ce soir. J'étais sensée lui faire la tête depuis l'autre soir quant je l'ai surpris avec Alexia et tout avait l'air d'être passé inaperçu. Je ne pouvais pas laisser les choses se passer comme ça. Il n'apprendrait rien et on risquait encore d'avoir le même problème, mais la prochaine fois, il ne prendrait pas ma colère ou mes ressentiments au sérieux. Zut. C'était de ma faute, j'avais été faible.

Donc ce soir, quitte à me faire chier, je n'irais pas chez Thomas. Point final. Fallait que je face un pas en arrière.

J'ai donc passé la soirée avec mes potes. Layne avait été vraiment contrarié et était parti furieux. Après avoir passé une super soirée avec mes copains, je n'ai pas voulu prolonger la soirée en boîte. C'était trop risqué, je risquais de croiser Layne, et vu son humeur, ça n'allait pas être joli. En rentrant, je décidais de faire un tour par chez lui. Évidemment, il n'y était pas. J'ai essayé de l'appeler sur son natel, mais il ne répondais pas, alors je suis rentrée. Il devait toujours être plutôt en colère après moi. Pascal m'avait laissé des petits mots et avait envi qu'on se voit. J'en avais envie mais ce n'était peut-être pas une géniale idée. Si près des fêtes, valait mieux éviter les histoires.

Entre temps, Layne avait essayé de me joindre, mais j'avais mis mon natel sur silence. En rentrant, j'ai essayé de le rappeler, mais pas de réponses, alors je suis repassée chez lui... Toujours pas là.

J'en partais quant il m'a rappelé. J'ai parqué la voiture pour lui parler, je ne voulais pas qu'il sache que j'étais en voiture. Il ne devait plus être en boîte, il n'y avait pas de musique. Je lui ai posé la question, il m'a dit qu'il venait de rentrer! Ha bon... j'en viens, il se fiche de ma tête ou quoi! Il était paraît-il crevé, mais il voulait savoir si je voulais qu'il passe? Euh non... Je l'appelais parce qu'on s'était quitté un peu en brouille, c'était tout. On s'est souhaité bonne nuit, et on a raccroché. Hum... je savais bien qu'il n'était pas chez lui...

Je n'avais toujours pas bougé  après notre coup de fils en plein réflexion. Layne m'a rappelé encore pour me souhaiter plus gentiment "Bonne Nuit". Là, c'était clair, il avait quelque chose à se reprocher.

J'avais pensé réussir à m'endormir facilement, j'étais crevée, mais rien à faire. Alors j'ai été faire mon tour d'inspection.

Je suis vite repassée chez lui confirmer mes soupçons. Il n'y étais pas. J'avais raison. Quant il m'appelait à plusieurs reprises comme ça, c'était pour me tranquilliser et être sûr que je ne l'attendais pas, aussi parce qu'il y avait anguilles sous roche. Il devait être avec Alexia, chez Alexia. Chez elle, j'ai fait les parkings dans tous les sens, pas de traces de sa voiture! Alors ils étaient encore dehors? Sur le chemin? Je ne savais pas.

Il n'y avait pas de lumière chez elle non plus. Connaissant son numéro privé, j'ai fait sonner son téléphone et, oh surprise, elle a allumé pour répondre, donc elle était chez elle. Hum... il avait planqué sa voiture ou quoi? J'ai raccroché quant elle a répondu.

Je me demandais si je ne devrais pas aller sonner chez elle et demander à Layne de sortir?!? Puis le 6ème sens a fait TILT... Et s'il était chez Miss Tennis? Le coeur battant à la folie, j'ai pris le chemin de chez elle, espérant contre toute attente que Layne n'y serait pas... Il était bien chez Miss Tennis! Mes intuitions ne me trompaient pas. C'était inutile que je reste plantée là à me geler, alors je suis rentrée. Je pensais pouvoir dormir sans problème, mais niet. J'étais torturée en l'imaginant. J'essayais de me convaincre de ne pas réagir comme ça. Bahhh... je ne valais pas mieux. Grrr. Mais rien à faire, je tournais dans mon lit comme une crêpe en pensant que ses bras fort et rassurant tenait une autre amoureusement au chaud.

Arf... à quoi je m'attendais!

Je savais comment il était avant de sortir avec lui! Poisse, je n'arrivais pas à chasser les images de ma tête. Je l'imaginais lui faisant l'amour, sa manière possessive et sans concessions, ses cheveux qui lui tombent devant les yeux, ses silences, ses sourires amusés, son regard brûlant... Carrément chiant. Pouerk.

* * * * *

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354 -- Assise sur des braises

Publié le par JaneDo

  Assise sur des braises
354 - (19/déc/08 -ven)

La semaine prochaine, c'était Noël. Au lieu de me réjouir comme les années précédentes, j'étais tendue. Je n'avais vraiment pas envie de le fêter en famille. Arf. J'avais envie de profiter de ces fêtes pour avoir un peu de temps à moi, d'avoir un peu de solitude. J'en avais jamais assez. Suis raide, crevée, vanée, j'ai besoin de repos, de calme.

De plus juste après les fêtes, on était sensé tous se retrouver à la montagne, cette fois dans le chalet de la famille à Pascal. Ses parents seront là à notre arrivée et quitteront le chalet le lendemain ou le jour après, je ne me rappelais plus. C'était peut-être ça qui me tendait.

J'étais tendue ce soir aussi. Toujours aucune nouvelles de Layne. C'était pas comme si je lui en avais donné non plus. Ce serait pire si je lui avais fait signe et qu'il ne m'avait pas répondu. Je me demandais s'il allait avoir la délicatesse de me dire bonjour si on se croisait? Bof, s'il ne le faisait pas, ça empirerait juste les choses. Mais alors... Est-ce que ça voudrait dire que c'était fini?

Avant de retrouver Thomas et Pascal au Tiger, j'ai été rejoindre mes potes pour prendre le café. J'aurai dû aller manger avec eux, mais manger avant de sortir me coupe les jambes et me donnait envie de dormir. Et être prête pour sortir avant minuit, c'est pas vraiment dans mes cordes. Je traîne toujours chez moi et quant je me sens d'attaque pour sortir, c'est toujours passé minuit. Là, j'ai fait un effort pour prendre un café avant de retrouver les autres. J'étais finalement tiraillée entre les 2 équipes, je commencais à ressentir un certain malaise avec mes potes. M'en voulaient-ils? Peut-être! Va falloir que je trouve une solution.

Pascal, Thomas, Jess, Barbie, Paul et les autres étaient déjà là. Ayant décidé de passer plus de temps avec mes potes qu'avec eux ce soir, je suis donc passée les saluer. Caroline et Alexia sont venu se joindre au groupe de Thomas peu après.

Layne est arrivé presqu'à la fermeture du bar. Il était tout sourire, jusqu'à ce qu'il passe vers moi. Là, son sourire disparaissait pour faire place à un visage froid et distant, place à Monsieur Sérieux, me demandant si j'allais bien pour la forme, mais en fait il s'en fichait. pas mal. Il est retourné aussitôt rejoindre son groupe d'amis.

Mouais... il était fâché!

On s'est tous retrouvé en boîte et les 2 groupes se sont  heureusement aglutinés à la même table près du bar. Pratique. Ce qui était sûr, c'était que Layne m'ignorait. Ils discutaient et riaient avec tout le monde, sauf moi. Quant nos regards se croisaient, une lueur de colère brillait dans le sien. Ou était-ce de l'indifférence? Ca m'atteingnait plus que je n'aurais voulu le reconnaître. Je ne savais pas quoi faire pour améliorer les choses ou pour rattraper la situation. Pascal m'observait. Je devinais à son expression, qu'il se posait des questions, pourtant je faisais bonne figure.

Les regards d'Alexia m'énervaient carrément. Jess est venue me poser des questions à propos de ce qui se passait avec Layne. Elle était curieuse de savoir si on sortait toujours ensemble ou si on avait rompu. Tout semblait porter à croire qu'on s'était quitté à cause d'Alexia. Embarrassée, je lui ai dis qu'on s'était juste disputé. Je me suis promise de lui faire avaler ses sourires à cette Alexia, un de ces quatre!

Layne avait l'air de passer une bonne soirée... sans moi. Presque devant mes yeux, je le voyais s'amuser et danser avec Alexia. Ca me rendait malade, mais je n'avais pas envie de me couvrir de ridicule en essayant d'intervenir. Pascal a voulu m'emmener danser quant les slows ont commencés. J'aurai bien voulu, mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser à Jess. Avec ce que je ressentais de voir Layne me traiter comme un chien, je ne pouvais pas faire ça, alors j'ai refusé. Il m'a alors proposé de partir, mais là aussi... Jess... Il m'a prise la main de force et m'a traînée sur la piste.

Je ne sais pas si Thomas s'était rendu compte de la situation, mais il est venu prendre la relève. J'étais soulagée, danser avec Pascal m'avait vraiment mise mal à l'aise. Me retrouver dans ses bras me faisait toujours perdre toute notion et perdre la tête. J'avais tendance à tout oublier...

Layne m'a fusillé du regard. Heureusement, que ce n'était pas de vrais balles, je serais trouée et en train d'agoniser.

Miss Tennis est arrivée en millieu de soirée à la boîte. Comme si elle avait rendez-vous avec Layne, elle a été directement vers lui. Ils ont été prendre un verre à l'autre bar. On ne les voyait pas bien de la table et je n'osais pas aller vers lui, étant donné qu'il m'avait ignoré toute la soirée.

Toutefois, Alexia a osé se pointer vers lui. Je n'aurais pas voulu être à sa place. Je les ai vu, tous les 2 s'éloigner du bar, pour discuter. Miss tennis les observait un peu surprise, mais dédaigneuse vis-à-vis d'Alexia. Quant Layne a voulu retourner la rejoindre, Alexia a essayé de le retenir par la manche. Il lui a pris les mains, je ne sais pas ce qu'il lui disait, mais ça avait l'air gentil parce qu'il souriait. Mais il est quand même allé rejoindre Miss Tennis. Tout en faisant la tête, Alexia est repartie rejoindre ses copines, mais ne quittait pas Layne des yeux.

Poussée par je ne sais quelle idiote folie, j'ai senti mes jambes se mettre en mouvement, et je me suis retrouvée auprès de Layne. Quelle honte. Je n'avais pas pensé à ce que je faisais et je n'avais pas prévu non plus quoi dire. Il a haussé les sourcils, surpris. Sous son regard, je me suis sentie me réduire à la taille d'une punaise, ucomme un moustique. Si j'avais pris le temps de réfléchir à ce qui pourrait se passer, je n'aurai jamais osé aller vers lui. En plus devant tout le monde, tous ceux que je connaissais... Je n'ai rien trouvé d'autre à dire que; "On peut rentrer maintenant?"

J'avais le coeur qui faisait des claquettes dans ma bouche, et les secondes qui ont suivis ont été les plus longues qui existent. Je l'ai vu hésité, puis il s'est tourné vers Miss Tennis, sans même m'adresser un mot. Je me suis sentie malade. Voilà, j'étais morte. Impossible de creuser un trou et m'enterrer dedans, j'allais devoir faire demi-tour et retourner comme une cloche à la table. Humiliée à jamais. Impossible de lui pardonner ça. Mais... il nous a présenté. J'étais tellement tremblante à l'intérieur que j'avais l'impression d'avoir les oreilles bouchées. Il n'y avait que mes yeux qui fonctionnaient et qui ont compris à l'expression de surprise sur le visage de Miss Tennis (Daniella) et des quelques mots captés au passage "Ma copine, Jane". En se retournant vers elle, il lui a marmoné quelque chose comme quoi, je devais être fatiguée et qu'on rentrait. Puis il m'a prise par les épaules et on est parti.

Je n'ai pas pu dire au revoir à qui que ce soit. J'étais bien trop sous le choc pour faire autre chose que de le suivre sans discuter. Pourtant, à son profil, je voyais bien qu'il était encore en colère. Mais je me suis surprise à éprouver beaucoup de tendresses pour ce type avec un si sale caractère. Je crois même que ce devait être de l'amour. Je me disais qu'il avait quand même une sacré paire de couilles. Il était drôlement Grand! J'étais carrément épatée par lui. C'était donc ça le charme qu'on trouvait à ce genre de mecs!

Seulement dans la voiture, en revenant un peu sur terre, que j'ai commencé à me taper la tête contre les murs en me disant que je venais de lui donner un bien mauvais exemple. Désormais, pour me faire réagir, il allait sans doute jouer à me rendre jalouse... Mauvais ça. Je n'aurais jamais dû faire ce que j'avais fait. Je le regrettais amèrement. Très très mauvais.

Sa main a cherché la mienne... et comment ne pas lui la donner?

Layne a voulu me déposé et repartir. Je lui ai demandé s'il retournait rejoindre les autres en boîte et il a haussé les sourcils; "Après avoir dit que je rentrais? Sûrement pas". Je n'osais pas lui demander de monter, je me sentais un peu ridicule et peut-être que j'avais peur qu'il m'envoie ballader. Mais il avait été tellement chou que je voulais qu'il sache à quel point je l'adorais d'avoir agi comme il l'avait fait, que je ne pouvais pas le laisser juste partir comme ça. Ce serait trop nul, mais je ne trouvais pas les mots.

  • -Tu veux que je monte?
  • -Si tu veux...

Je me serais tapée si j'aurai pu... non mais "si tu veux" ? Pffff, quelle idiote! Il m'a jeté un coup d'oeil en secouant la tête. Voilà, il ne voulait pas. Je n'arrivais toujours pas à m'exprimer correctement, et nous voilà face à l'incompréhension grâce à ma bêtise. Il a remis la voiture en marche. Voilà, c'était foutu. La prochaine fois que j'irai le déranger quant il parle avec une de ses copines, il m'enverra sur les roses, c'est sûr. Poisse. Ma langue pesait une tonne et mon cerveau fonctionnait à reculons.

  • -Tu devrais peut-être aller chercher ton chien, on va chez moi.

Il avait arrêter le moteur et s'est  laissé aller contre l'appuie-tête les yeux fermés, les bras croisés. Je me demandais ce qui se passait dans sa tête, parce qu'il n'avait toujours pas l'air de bonne. Il a dû sentir mon regard, parce qu'il m'a jeté un regard en coin et il a eu un petit sourire amusé. Grrrrr.

  • -Je n'ai pas l'intention de parler de nos histoires ce soir. Et je t'averti que tu va passer un sale quart d'heure.

M'en fiche, tout ce qu'il voulait. J'aurais pu lui sauter au cou et le vénérer jusqu'à l'aube, lui faire la danse du ventre et tout. Il me comprenait plus que je ne l'aurais pensé. Sale type! Je l'aimais à la folie en ce moment.

* * * * * * *

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353 -- A 2 doigts de me faire plaquer

Publié le par JaneDo

  à 2 doigts de me plaquer 
353 - (18/déc/08 -jeu)

A mon réveil, Layne était déjà parti. Il avait été vraiment en colère. Layne avait été à deux doigts de me plaquer, je ne sais pas pourquoi il ne l'a pas fait, mais on était pas plus avancé. Ohhh Layne... Qu'est-ce qu'on allait bien pouvoir faire? Ou est-ce qu'on va depuis ici?

J'avais parlé avec Pascal au téléphone. J'avais été un peu distante... Arf, il devait se dire que, comme d'habitude, plus on passe du temps ensemble, plus je deviens distante. Et pourtant, ça n'avait rien à voir directement avec lui ou avec le fait qu'on ait passé du temps ensemble. Pourtant, je me tatais, et j'hésitais. Je me demandais s'il ne serait pas temps de prendre mes distances avec Pascal sinon je risquais de perdre Layne... Ou est-ce que je devrais laisser Layne s'en aller? Ensuite, je fais quoi? Je passe mon temps à attendre les petits trous dans l'emploi du temps à Pascal? Galère!

Jeudi soir... Evidemment, tout la troupe se retrouve pour prendre un verre. Layne allait sûrement m'en vouloir, mais je n'avais pas le courage de sortir ce soir. Je travaillais du chapeau, alors je préfèrais continuer, et rester tranquillement chez moi. Et sourtout, je n'avais envie de voir personne.

Avant d'aller rejoindre toute l'équipe, Thomas a fait un saut chez moi. Arf, j'avais besoin de faire le tri dans le brouillard dans ma tête. Malgré ses encouragements, je ne pouvais tout de même pas lui parler; Layne était son meilleur ami, tout comme Pascal, qui était en plus son beau-frère. Non vraiment, je ne pouvais pas lui parler. Si Brian n'avait pas été en voyage pour son boulot, j'aurai sûrement foncé chez lui.

Je n'avais pas de nouvelles de Layne et je savais que j'aurai au moins dû lui donner signe de vie. Mais j'avais la flegme.

Après le départ de Thomas, Pascal est passé lui aussi pour avoir de mes nouvelles. Il avait senti que quelque chose ne tournait pas rond quant on s'était parlé au téléphone. C'était un soulagement de pouvoir fondre dans ses bras même si ce n'était pas que quelques minutes. Pour couronner le tout, Thomas a fait demi-tour, il avait pensé passer un moment vers moi avant d'aller voir ses potes. Il a été surpris de trouver Pascal chez moi. Il pensait qu'on avait cessé de se voir depuis que je sortais avec Layne.

C'était ridicule, on a essayé un peu trop lourdement de se justifier.

Après leur départ, j'ai été faire une ballade avec mon chien malgré le froid. Ca c'est le truc qui me détend à fond. Je me suis ensuite effondrée dans mon canapé. L'idée d'aller vérifier si mon cher Layne était en train de se faire consoler ailleurs m'a effleuré, mais j'avais la flegme. C'était sûrement le cas, mais je n'avais pas envie de me geler les fesses dans le froid ce soir.

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352 -- Prise en Flag de Mensonges

Publié le par JaneDo

   Prise en Flag de Mensonges 
352 - (17/déc/08 -mer)

Layne était très, très fâché. Il n'a pas apprécié de se retrouver devant une porte close. Après le travail, il m'a prévenue qu'il passerait ce soir à la maison. Je ne voulais pas le voir. Arhhhh, c'était pas bon ça. Son ton était sec et sans appel. Je n'avais même pas osé commencé avec ma liste d'excuses pour l'éviter. Arfff. Non, non et non, je ne voulais pas le voir.

Ses yeux étaient comme des sondes, et sans le vouloir, je me suis mise à rougir.

Layne avait vu Pascal partir, il était venu sonner et je n'avais pas voulu lui répondre. Glups. Une autre chose qui l'avait énervé était que Pascal se soit mêlé de nos histoires et s'était permis de la ramener. Et encore plus, que je ne dise rien. Que je laisse Pascal décider qui avait le droit de me raccompagner. Il était passé à la maison après et je ne lui ai pas répondu. Layne pensait que j'avais voulu lui tendre un piège lui disant que je ne voulais pas qu'il change.

Il voulait savoir si mon but était de rompre, autant le lui dire de suite!

Peut-être à cause de ça que je lui ai menti... Je ne voulais pas lui dire que j'avais dormi chez Thomas, ni que Pascal avait passé la soirée ici. Il a voulu savoir combien de temps Pascal avait passé à la maison. Mon esprit a divagué, en pensant qu'heureusement, je n'habitais plus au rez.

Ses yeux se sont transformés en poignards. Il savait que je lui mentais, que j'avais dormi chez Thomas. Il savait aussi que Pascal était chez moi en début de soirée et l'avait vu repartir bien après minuit. Crap. Je ne trouvais rien à dire. Ma tête n'arrivait plus à fonctionner pour trouver une parade. J'étais dans une impasse. Layne était furieux, mais ce qui me faisait frisonner quant il était en colère, était ses silences et ses yeux.

Non, ce n'était pas un piège, je le pensais vraiment. Je ne voulais pas qu'il devienne l'ombre de lui-même. J'aimais bien son côté fou-fou. Non, je ne voulais pas qu'il change, et j'étais sincère.

Puis Layne m'a tendu la corde pour le pendre. Je lui avais dit que j'allais lui rendre la monnaie de sa pièce, qu'il allait falloir qu'il s'y fasse. Il venait de me rappeler mes mots. Il refusait de s'y faire. Je le regardais s'énerver et tout à coup, j'ai réalisé qu'il... il était jaloux? Layne? jaloux??? pas possible! Cela finissait par être attendrissant. J'étais hyper possessive, lui hyper jaloux... On s'était vraiment trouvé. On se ressemblait beaucoup sur certains points. Le plus bizarre était que je ne me rappelais plus pourquoi je devais être fâchée avec lui, parce que je ne l'étais pas vraiment.

Quelle poisse, je me retrouvais en pleine confusion.

On s'estbeaucoup disputé... Layne s'est beaucoup énervé. Et... il n'avait pas tout tord. Ses reproches pour la plupart étaient justifiées; notamment que je n'étais pas vraiment investie dans notre relation, que je le laissais trop souvent sortir seul, que j'avais toujours des sentiments pour quelqu'un d'autre, etc. Et je n'ai pas su le rassurer ou répondre à ses questions. Ouais, je ne pouvais pas dire que sa colère n'était pas justifiée.

Il me posait des questions embarrassantes auxquelles je ne pouvais pas répondre. J'ai prétendu qu'il était tard, et je voulais qu'il rentre. Mais Layne n'était pas du genre à se laisser commander, ni à s'avouer vaincu. Qu'il soit tard, n'était pas une excuse suffisante pour lui. Il voulait savoir où on en était, et qu'on règle les choses une fois pour toute.

Il ne voulait pas partir... Il avait une autre idée en tête. J'aurai dû le savoir, je le connais pourtant assez depuis le temps! J'étais crevée et j'avais mal partout. Il a tout de suite su. Ça l'a rendu brutal. Il a pris un malin plaisir à me faire souffrir et il m'a fait payer mon infidélité. Je n'avais pas le choix, j'ai serré les dents. Ça l'a calmé.

Je me sentais coincée. Il allait falloir que je me décide et vite, avant que l'un des deux, ou les deux ne décident à ma place. Je ne pouvais pas continuer à naviguer entre les deux.

Malgré son petit côté dominateur et caractériel, je l'aimais vraiment beaucoup. J'aimais son côté joueur, amusant, un peu fou-fou, il redevenait tendre et attachant dans l'intimité. Par moments, j'avais l'impression qu'il tenait plus à moi qu'il ne voulait bien l'admettre. Mais est-ce que j'avais vraiment envie de prendre le risque de sortir avec un type aussi incontrôlable?

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351 -- Un Autre Appart?

Publié le par JaneDo

  Prendre un autre appart? 
351 - (16/déc/08 -mar)

Je n'avais pas vraiment réussi à dormir une fois de plus. J'attendais Pascal avec impatience. Après m'avoir prévenue, il est arrivé bien avant midi. Il était un peu mal à l'aise au 1er abord, c'était à cause de Layne. Il ne voulait pas vraiment en parler, moi non plus, mais on a pas pu y échapper.

Il a voulu savoir ce que je ressentais vraiment. Il ne me l'a pas demandé directement, mais il voulait savoir si j'avais des sentiments pour Layne et si sa trahison me faisait souffrir. Je ne pouvais pas lui répondre. Probablement pour lui, si ça me faisait souffrir signifiait que j'aimais Layne. Mais la réalité est bien plus compliquée que ça. Que ça fasse mal, ne signifie pas toujours qu'on tienne vraiment à l'autre. Mais bon, je tenais quand même pas mal à Layne. Malgré ses grands airs, il était tendre, amusant et on s'entendait plutôt bien.

Pascal avait pris les propositions d'appartements qui lui ont été soumis par plusieurs agences. Il proposait d'aller les visiter ensemble comme un vrai petit couple. Certains se trouvaient un peu loin, ceux là, je ne voulais pas les voir. Autant ne pas les voir, et risquer de trouver quelque chose qui nous plaisent, mais trop loin.

L'idée d'avoir un petit nid d'amour m'emballait au début, mais de naviguer d'un appart à l'autre finalement ne me disait plus grand chose. J'avais mes petites habitudes et mes affaires, je n'avais pas envie de les distribuer dans 2 endroits. De plus, je suis sûre qu'il me manquera toujours ce que je n'aurai pas sous la main. Et rester les bras ballants à l'attendre ne m'emballait pas non plus, je risquais de tomber dans le"mode-débile" assez rapidemment.  Pourtant, il y en avait 2 d'intéressants; 1 se trouvait tout près de notre base de sortie, le 2ème au bord du lac dans une villa à St-Sulpice. Quoi faire? J'étais trop indécise. Ou, si c'était possible, faire des essais, quelques mois ici, et là, et changer si ça n'allait pas. A ce moment là, celui au bord du lac était pas mal. Ou celui au centre? Bahhh... c'était d'un compliqué! J'avais l'impression de faire des caprices!!!

Finalement, Pascal a décidé qu'en attendant que je me décide, on garderait un appartement à l'hotel. Yipiii, c'était une super idée. Ouais, j'étais vraiment capricieuse. Ce n'était pas moi qui payait, hum... En plus ça devait être d'un cher!

On ne s'était pas beaucoup vu la semaine passée et Pascal n'avait pas envi de partir tout de suite. Il savait sûrement que je savais qu'ils avaient célébré leur 1er mois de mariage. Pascal avait l'impression que ça avait duré un an pas un mois. Ou est-ce qu'il disait ça pour me rassurer? S'il ne tenait pas autant à moi, il aurait déjà posé les plaques parce que c'était compliqué et que ça lui prenait la tête. C'était la 1ère fois qu'il disait ça. Franchement, ça m'inquiètait un peu. Est-ce qu'il commencait à en avoir marre de "nous"?

J'ai commencé à le stresser pour retourner au boulot, mais peut-être pas avec assez de conviction. C'est vrai qu'il m'avait manqué même si j'avais été plutôt occupée avec Layne. Comme il n'avait pas l'intention de partir, je me suis lovée dans ses bras. Il n'y avait pratiquement rien qui me faisait autant de bien que de fondre dans ses bras. Finalement, il n'est pas retourné au travail. Pascal a aussi passé la majeur partie de la soirée à la maison. On a fait du coocooning.

Pascal est rentré chez lui tard... trop tard.

On avait carrément oublié de penser à des tas de détails comme sa voiture devant la maison, prévenir son travail... Après son départ, Layne a sonné. Je n'ai pas voulu répondre. Je n'étais pas d'humeur pour une prise de tête, ni de longues discussions. Malgré tout, j'avais mal au coeur de le laisser derrière la porte comme ça. S'il me faisait pareil, je sais que je lui en voudrais à mort.



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350 -- Here Comes The Rain Again

Publié le par JaneDo

  Here Comes The Rain Again
350 - (15/déc/08 -lun)

Oui, ça faisait un mois que Pascal, l'homme de ma vie, celui que j'aime plus que de raison, s'est marié avec une autre! Un mois, moins 60, il restait quand même encore 59 mois à faire. Pffff. C'était long, trop long... J'aurai peut-être dû lui envoyer un petit message, mais je ne l'ai pas fait. Ce serait peut-être comme lui remuer le couteau dans la plaie...

Je suis plutôt tendue à l'approche des fêtes. Je n'ai pas encore décidé ce que j'allais faire; famille? Amis? Chalet?

La chanson d'Eurythmics "Here Comes The Rain Again" me poursuit... "Falling on my head... Like a new emotion...". Elle correspond tellement à mon humeur. D'ailleurs pour explorer mon état, je l'écoute en boucle. Heureusement qu'il n'y avait personne dans mon sillage, ça les rendrait fou! MDR.

Après avoir été faire une longue balade mélancolique avec mon bébé, j'ai été prendre le café chez ma soeur. Elle avait des trucs à faire dans l'après-midi donc je suis rentrée pour une fois assez tôt et j'ai pu travailler un peu.  J'ai vite expédié ce que je devais impérativement faire pour pouvoir peindre. Au saut du lit, j'avais ressenti une irresistible envie de peindre. Alors j'ai tout fait pour ménager mon temps pour ça. J'avais envie de peindre à mort.

Une de mes copine m'a lancé un coup de fils avant de passer. Mais je n'avais pas envie de voir du monde, j'avais vraiment envie d'être seule, alors j'ai inventé un truc avec la famille. Je voulais rester seule dans mon royaume, n'avait pas envie de parler, ni de sourire. Juste être seule avec moi et mon chien

Dans la matinée, j'avais déjà répondu aux messages de mes cops pour avoir toute l'après-midi et la soirée à moi. Ca m'a fait un bien fou. Si cela pouvait être possible... je me taperais bien encore le mardi entier à moi... Gros soupir. Je doute qu'on me fiche la paix et... Pascal devait passer entre midi-2... Là, j'étais impatiente de le voir.

J'espère qu'on ne parlera pas de Layne!


 

 

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349 -- Mon dimanche à moi

Publié le par JaneDo

 Mon dimanche à moi
349 - (14/déc/08 -dim)

Je me suis réveillée chez Thomas. Il avait pensé que je n'aurai pas voulu me retrouver toute seule avec mes problèmes avec Layne. Thomas avait pensé que je devais être déprimé hier soir de voir Layne discuter à nouveau avec Alexia et que c'était la raison qui m'avait poussée à vouloir rentrer. Cela me renseignait sur sa manière de fonctionner, et que lui n'aurait pas voulu être seul s'il avait été à ma place. Pour ma part, j'aime être seule, j'ai besoin d'une grosse dose de solitude avec ou sans problèmes sentimentaux. Je n'étais pas comme lui. Moi, j'adore la solitude et en plus le dimanche, c'est sacré. J'avais hâte de me retrouver dans mes murs.

Thomas dormait encore. Il s'était couché à côté de moi et m'avait prise dans ses bras.

Je me suis lévée pour préparer du café. Après sa gentillesse, je ne pouvais pas filer à l'anglaise. Il s'est levé peu après. On a laisser le chien descendre dans le jardin pour sa promenade matinale et on a déjeûner ensemble, ensuite je voulais rentrer. J'ai entendu Pascal jouer avec Maxou avant de monter avec mon bébé. Peu après, Jess est venu le rejoindre et on a pris le café ensemble tous les 4. C'était très agréable. J'ai l'impression qu'ils se donnaient tous de la peine en croyant que je devais être down à cause de Layne, sauf peut-être Pascal. Ils essayaient de me convaincre de passer la journée là, en faisant des plans pour la journée. Iaaak, pas envie, mais je pouvais pas dire ça comme ça. Ils avaient peut-être envi de s'escrimer tout le dimanche, moi non. Et si d'aventure, l'envie m'en prenait, je voulais le faire à mon rythme sans devoir me stresser à cause de quelqu'un d'autre.

J'ai trouvé tout un tas d'excuses pour enfin pouvoir rentrer dans mes pénates et passer un bon dimanche de repos devant la télé, à faire la sieste, à me larver dans un bon bain, faire une bonne longue balade avec mon chien. Bref, prendre mon temps et faire ce que j'avais envie. Layne a essayé de me joindre à plusieurs reprises, mais je n'avais pas envie de me faire bousculer, surtout pas aujourd'hui. Y avait toujours demain pour ça. Sa méthode était bonne. C'est vrai qu'à force... mais c'était trop tôt pour effacer même partiellement son ardoise.

En début de soirée, Pascal voulait passer chez moi, je l'ai rappelé après son message pour lui dire que j'étais crevée et que j'avais un truc avec la famille. C'est sûr que j'avais envie de le voir, mais pas aujourd'hui. Je me demandais s'il n'y avait personne comme moi, qui les jours de repos, rêve de le passer en solitaire et à leur propre rythme, indépendamment de la terre entière. C'était vraiment un des inconvénients majeures d'être en couple. L'autre conçoit toujours d'être coller comme une hombre justement ces jours-là. C'était vraiment un cauchemar.

Malgré ce que je lui avais dit, Pascal est passé quand même.

Mouais... Je pensais que mes sentiments pour Pascal s'était normalisé... Ben, je me trompais. Ils sont toujours aussi... virulent. Les palpitations, coup de châleur, les frissons, rien n'avait changé. Flûte. Il ne voulait pas que j'aie l'impression qu'il voulait profiter de la situation entre Layne et moi, mais voulait juste être sûr que j'allais bien. J'avais envie de sauter dans ses bras aussi, mais ça aurait aussi eu l'air un peu sans coeur. Ca ne faisait pas 5mn qu'il était là que Layne faisait son apparition. Poisse. Je l'ai laissé entrer. Si Pascal n'avait pas été là, et que surtout, je lui avais ouvert, je n'aurai pas ouvert à Layne.

Vu la grande ambiance qu'il y avait toujours eu entre eux, Pascal a dû partir.

Je ne voulais pas voir Layne. Pas déjà, c'était bien trop tôt. L'empêche, c'était plutôt bien joué sa manière d'essayer de me bousculer comme ça, parce que c'était plutôt difficile de continuer à lui en vouloir, et... de couper les ponts! Il était bien trop présent tout le temps. S'il avait seulement eu la bêtise, comme la plupart des mecs de se la jouer "rien à foutre" ou encore "il y a pleins d'autres filles", c'aurait été tellement plus facile. Je devais donc le mettre à la porte avant de fondre comme une glace.

On se retrouvait généralement pour prendre un verre tous ensemble le dimanche soir, mais ce soir, je ne sortirais pas. Je ne voulais pas risquer de croiser encore Layne ou même de supporter de voir Jess avec Pascal. En plus, demain, ça fera 1 mois, que Pascal et Jess seront mariés, et Jess voulait fêter ça (info de Thomas). Pouerk. Pas envie de participer à la célébration de ce jour là, qui a été la journée la plus horrible pour moi. Niet. J'avais plutôt envie de l'oublier.

J'ai donc coupé mon natel et j'ai enfin pu passer une soirée tranquille avec mon chien, à me larver devant la télé. Miam. Une soirée comme je les aime.

 

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348 -- Veux pas que Layne change

Publié le par JaneDo

 Je ne veux pas que Layne change
348 - (13/déc/08 -sam

Thomas, Pascal aussi, mais Thomas a tout de suite remarqué mon absence. Il a immédiatement essayé de me joindre après qu'Alexia ait raconté, sans pour autant se lancer à expliquer, que je les avais surpris chez Layne en très mauvaise posture. Je n'avais pas envie de lui répondre. Pascal avait entendu, du coup, lui aussi a essayé pour savoir si j'allais bien. Je préférais passer la soirée dans ma bulle.

J'ai longuement hésité à vérifier si Layne n'irait pas se faire consoler ailleurs ou se comporterait comme le dernier des crétins. Mais, finalement, j'étais persuadée que je finirais par l'apprendre, d'une manière ou d'une autre. Donc, je n'avais pas besoin de me geler dehors. Comment les choses allaient se goupiller maintenant? Comment se comporter en se retrouvant entourer des mêmes amis?

Ca allait être un peu galère...


A midi, une copine, Chantal, est passée prendre un café.

On se connait depuis des lustres. Elle était une de mes 1ère copine à mon arrivée sur Lausanne. Avant ça, je ne sortais qu'avec des bandes de garçons. On s'était rencontrée en boîte à cause d'un mec. Elle était intéressée par un mec que j'avais rencontré peu avant et qui me draguait. Une chance pour moi, je ne suis pas du "1er soir", sinon, il aurait fallu vraiment qu'il me fasse un effet boeuf, soit très beau et pas le genre avec qui je risque de sortir sérieusement. Et Carlos ne cassait rien. Il était charmant, pas mal, mais j'avais immédiatement senti que c'était un dragueur invétéré. Et il était hors de question que je me fasse avoir.

Je l'avais aussi déjà aperçu. Il était du genre à arriver tard, sélectionnait sa victime de la soirée, fonçait sur elle comme un oiseau de proie, ne la quittait plus de la soirée; léchouilles etc, et ils partaient ensemble. Le lendemain, ou quelques jours plus tard, c'était une autre. Donc, j'avais repéré son manège. Il n'avait pas remarqué mon intérêt, donc il a cru que j'étais une jolie petite idiote avec qui il allait pouvoir s'amuser. Pas de chance pour lui, je n'étais pas née de la dernière pluie. J'ai donc à mon tour pu apprécier sa technique. Bien rôdée, je dois le reconnaître. Il avait un regard absolument sincère en me tartinant de ses sentiments factices. Si je ne l'avais pas vu à l'oeuvre, j'aurai marché. C'est donc comme ça que j'ai connu Chantal, sa dernière victimes. Elle a commencé à hanter la boîte en espérant qu'il allait reposer les yeux sur elle. Apparemment, il ne goûtait jamais 2 fois au même plat. Et comme il semblait s'intéresser à moi, elle m'avait approchée, espérant que s'il ne pouvait m'avoir ou même que peut-être en la voyant... et on est devenu amie. Amie, au point de partager un appartement ensemble par la suite.

Carlos n'a jamais réussi à m'avoir. A part savoir parler aux filles, en leur disant ce qu'elles voulaient entendre, il ne cassait pas de briques. J'étais bien trop fleur bleu à l'époque et j'étais beaucoup sortie avec mon cousin et ses copains, donc je connaissais les règles du jeu. Je n'étais pas trop versée dans les aventures sans lendemain et pour les avoir fréquenté (mon cousin et ses potes), je savais immédiatement repérer ce genre de mecs.

Et j'ai rencontré son copain, Alain, avec qui je suis sortie pendant des années.


J'avais de la peinture jusqu’au oreille, j’étais en plein boulot. Heureusement que je l’adore cette fille, sinon j’aurai maillé! Je déteste être dérangée. Elle avait besoin de parler sinon elle n'aurait pas risqué sa peau en débarquant chez moi à l'improviste.

Chantal m'a raconté ses déboires avec son mec.

Elle a de la peine à être indépendante, de plus, son mec ne lui permet pas de sortir sans lui. Il estime qu’elle a tout ce dont elle a besoin à la maison et qu’il n’y avait pas de raison qu’elle traîne dehors. Sortir c’était s’exposer à se faire draguer ou à draguer. Si elle décidait quand même de sortir, alors ils n’auraient plus rien à faire ensemble. La peur de se faire plaquer la fait rester gentiment à domicile pendant que monsieur sort, de son côté, avec ses copains et traîne dans les bars et les boîtes. Il dit que ce n’est pas la même chose pour lui!!!! Lui, avait besoin de se changer les idées et d'airs de temps en temps... Elle pas?

J’ai toujours pensé que ceux qui agissent comme ça en fait, reportaient leurs propres images sur les autres. Et son Michel n’était pas différent. Mais... j’hésitais à le lui rappeler... Si elle faisait quelque chose qui n'était pas dans sa nature et que son mec la plaque... j'étais bonne pour l’avoir sur le dos... et culpabilité oblige... longtemps. J’avais eu assez de scouateurs pour mon compte.

Je lui ai racontée mes virées noctures à surveiller Layne. Elle ne comprenait pas trop étant donné qu’elle savait que j'étais amoureuse aussi de quelqu’un d’autre! C’est vrai que ça pouvait paraître bizarre!!!

C'était important pour moi de savoir comment Layne réagissait suivant les situations. Ça me permettait de le connaître sans prendre pour argent comptant ce qu’il me racontait. S'il passe la soirée avec une autre, j'avais besoin de savoir comment il réagirait avec moi après; quant on était avec ceux qui étaient au courant, quant elle était dans les parages, etc... Cela me permettrait dans le futur de deviner immédiatement quant quelque chose se passait. Si par hasard, j'hésitais à faire confiance en mes intuitions, je n'aurais plus qu'à vérifier ou chercher la preuve de ce que je soupçonne.

Et surtout... trouver une solution avant qu'il ne soit trop tard...

  • -Donc... Tu veux connaître ses réactions quant il est avec toi?
  • -Pas seulement ses réactions, je veux savoir qui est le Layne derrière la façade. Savoir pourquoi il aurait telle ou telle réaction. J’ai besoin de voir quelle tête il fait quant il me ment. Tout ça quoi. Ca me permet de respirer sachant que je sentirais de suite dès qu'il y aurait un problème et être sur mes gardes
  • -Je sais que je pourrais pas faire ça. Suivre Michel, non, non, j’arriverais pas. J’ai confiance en lui.

Je voyais dans les yeux de Chantal, qu’elle pensait le contraire. Elle n’avait pas confiance. Elle avait juste peur de ce qu’elle découvrirait, et je savais ce que valait son Michel. Je n’allais pas lui dire qu’il m’avait fait du rond-de-jambe un soir. Quant je l'ai rembalé, il avait prétendu que c’était l’alcool, mais il n’était pas si rond que ça.


Thomas et moi traînions ensemble chez lui ce soir, avant d'aller rejoindre les autres.

Thomas était curieux de savoir ce qui s'était réellement passé, alors je lui ai raconté. J'ai retrouvé Layne à moitié à poil, sur le point de s'envoyer en l'air avec Alexia. Il y avait pas grand chose d'autre à rajouter. Thomas m'a avoué avoir été au courant de ce qui se passait, comme la plupart de nos potes. Je m'en doutais. Pascal aussi. Il était présent lorsqu'Alexia leur avait raconté son histoire. Sauf que dans la version d'Alexia, je les aurais surpris en plein ébat dans la chambre de Layne. Que j'étais partie le coeur brisé et en larmes et que j'ai dû appeler Layne à plusieurs reprises avant qu'il ne se décide à aller me consoler. Pouf-FI-asse. Je n'ai pas osé lui demandé ce que Pascal  en pensait ou comment il avait réagi.

Pascal et Jess étaient sorti, heureusement, sinon, je ne suis pas sûre que je serais venue chez Thomas.

Quant on est arrivé au Tiger, la plupart de leurs potes étaient déjà là, Pascal aussi. Je l'ai tout de suite aperçu près du bar, Jess était à ses côtés. Ca m'a fichu des palpitations, mais j'avais aussi ces fichues palpitations parce que je ne savais pas comment me comporter si Layne se pointait, ni comment ça allait se passer. J'avais les boules... mais j'allais très vite le savoir.

Pascal est venu nous rejoindre, Thomas et moi, dès qu'il m'a aperçue. J'étais heureuse de le voir et rassurée quant il m'a passé son bras autour des épaules. Après s'être débarrassé de Thomas, Pascal voulait savoir comment j'allais. Il s'était douté qu'il se passait quelque chose et avait entendu les rumeurs. Il m'a avoué qu'il les avait aussi aperçu une fois et il n'avait rien osé me dire. Il ne voulait pas avoir l'air d'essayer de me tourner contre Layne, et il ne voulait pas me faire du mal.

Layne et ses copains sont arrivés peut-être 1/2h après nous. Alexia et clique arrivaient droit derrière. Ils devaient sûrement être ensemble. Je voyais les regards autour de moi rempli de pitié, ça me foutait en rongne. Après avoir salué ses potes, embarrassé, il m'a fait un bisous sur les lèvres et s'est tenu debout derrière ma chaise un bras sur mes épaules. Ca m'énervait, mais je ne voulais pas faire de scènes. Pascal le regardait, l'air furieux. Ensuite, Layne a voulu qu'on sorte parler, mais il faisait un froid de canard, je ne voulais pas aller me les geler dehors. J'ai résolu de l'ignorer en me mettant de façon à ce qu'il ne puisse pas me toucher. Il était plutôt silencieux et restait planté à mes côtés comme un garde du corps.

Dès que j'ai vu mes copains, je ne suis tirée de la table. Thomas essayait de ne pas se retrouver le cul entre 2 chaises, alors dès l'arrivée de Layne, il était tout près, mais avait l'air de lui avoir cédé la place. Jess souriait malicieusement, d'un sourire de "je te l'avais dit".

Alexia a essayé de s'approcher de Layne qui faisait tout pour l'éviter. Miss tennis s'est aussi pointée un peu plus tard. J'étais toujours avec mes copains. Je ne regardais pas dans sa direction, mais je pouvais suivre tous ses mouvements reflétés dans les vitres. Ben, ils se sont parlés à peine 2mn, et il est venu se réfugier à côtés de nous au bar. Ce qui m'énervait, c'est qu'il avait l'air de jouer à la victime, non mais, c'était le comble! Du coin de l'oeil, je l'ai vu faire signe à Thomas de nous laisser. Layne aurait voulu qu'on parte discuter un peu. C'était trop facile. Non. J'en avais pas envie, c'était trop tôt, et j'avais peur de fléchir, donc je n'allais pas prendre le risque de rester seule avec lui

  • -You know what, I do not want you to change. I don't want you to change into... this! I want the funny Layne... Cool, easy going... Not this!
  • -Oh! you mean the one who gets himself in trouble?
  • -No, I want the Layne that I know. The one I learned to really appreciate... That Layne. Not this... pale version of yourself... He just has to learn to be careful 'bout what he does in public... But yeah... that Layne. I kind of like him a lot.
  • -Tu sais quoi... Je ne veux pas que tu change! Pas que tu change en cet espèce de... Je veux le Layne drôle, cool, à l'aise partout... pas... ça!
  • Owh! Celui qui se met si facilement dans la "m"?
  • -Non. Je veux le Layne que je connais. Celui que j'ai appris à apprécier. Pas cette... pâle version de toi!!! Il doit juste apprendre à faire gaffe à ce qu'il fait en public, parce qu'il a une copine, c'est tout. Je l'aimais plutôt bien ce Layne là.

Il a réfléchi un petit moment et il m'a souri. Je ne sais pas s'il avait compris, mais après tout, c'est qu'en faisant des conneries qu'on apprend. Le truc c'est, de ne pas en faire trop à la fois!

Après que Thomas soit revenu, Layne m'a fait un bisous dans le cou avant d'aller rejoindre ses copains. Ca m'a fait plaisir. Je l'ai vu un peu hésité quant cette pestouille d'Alexia est venu se coller à lui, mais il a très vite repris du poil de la bête. Il gardait quand même ses distances et évitait les messes basses à l'oreille. Il était top. Je lui ai rendu timidement ses sourires. J'étais contente de le voir petit à petit redevenir lui-même. Pascal nous observait du coin de l'oeil, il devait se poser pleins de questions. Mais c'était entre Layne et moi, ça ne regardait personne d'autre.

J'avais un peu trop bu et je voulais rentrer. J'étais excédée. C'aurait été plus pratique de ne pas se retrouver, Layne et moi, dans le même endroit pour un temps. L'atmosphère avait été assez lourde, et le tout était plutôt gênant. J'aurais mieux fait de ne pas sortir. Layne avait voulu me ramener, mais Pascal était intervenu. Layne et lui ont failli en venir aux mains. Pascal voulait me ramener et Thomas se serait occupé de Jess. Même si je n'étais pas nette, je ne pouvais pas faire ça à Jess, ni à Layne. Pour finir, Pascal a prié Thomas de me ramener.

Franchement, j'aurai préféré qu'ils ne s'en mêlent pas et que Layne me ramène. Je me suis endormie presqu'aussitôt, j'étais raide. La soirée m'avait achevée!


 

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347 -- Butiner, c'est amusant

Publié le par JaneDo

  Butiner, c'est amusant 
347- (12 déc 08 -ven)

En me réveillant, j'étais surprise de voir que Layne était encore là. Il avait dû oublier de se lever, alors je l'ai réveillé. Mais Layne avait décidé de ne pas bouger de là avant qu'on ait régler notre problème. Je lui ai dit qu'il n'y avait aucune chance qu'on puisse régler quelque chose comme ça en quelques heures. Il prenait sa journée parce qu'il voulait qu'on en discute au moins et voulait savoir où on en était. Ciel, il était tétu comme une mûle, mais c'était tout à son honneur.

C'était la 1ère fois qu'un mec ne se laissait pas rembarrer facilement et filait lâchement réfléchir à son histoire!

  • -Pourquoi?
  • -God... Franchement?
  • -Franchement.
  • -Parce que c'est amusant... c'est un jeu! C'est juste différent. Tu sais, quant on va dormir à l'hôtel, c'est différent, c'est autre chose... mais ça veut pas dire qu'on veuille quitter son appartement et déménager ailleurs!

Bonne métaphore. De toute façon, je savais bien ce qu'il essayait de dire... il y a, en effet, beaucoup d'arbres dans la forêt, et s'amuser ailleurs ne veut pas dire qu'on aime plus son partenaire, ni qu'on cherche ailleurs ce qu'on a pas. Parce que la seule chose qu'on a plus, ce sont les palpitations du début quant on essait de se rapprocher de quelqu'un, l'incertitude, l'espoir, les attentes...

C'était très masculin de vouloir butiner dans tous les coins et j'avais ce côté masculin en moi. Ou était-ce simplement avoir une idée plus étendue du "donnant-donnant". On ne peut pas demander à un homme d'être fidèle, c'est contre sa nature, alors pourquoi le serais-je?

  • -Je ne te demande pas d'être fidèle...  De toute façon, je ne pense pas que tu y arriverais. (Il a souri en baissant la tête). Mais... la discrétion est un must. Et là, je crois que tu t'es un peu loupé.  Et le changement d'attitude avec moi quant elle était dans les parages... Là aussi, tu t'es loupé. Et il ne faut pas croire que c'est à sens unique. Je ne vais pas te promettre d'être fidèle non plus, mais discrète, ça je peux.

Il a fait les gros yeux...

  • -Je ne supporterais pas que tu... avec un autre!
  • -Bah... Faudra t'y faire!

Le pauvre, j'étais vraiment pas cool. J'avais pas vraiment le droit de lui faire de reproche, mais bon ça, il ne le savait pas. Et s'il était à ma place, même s'il boutiquait ailleurs, comme n'importe quel mec ferait, il me ferait la totale. Ou il romprait carrément. Je voyais bien qu'il réfléchissait comme un fou pour trouver quoi dire.

  • -Et si je te promettre d'être fidèle?
  • -Hum... (j'ai rigolé) donc depuis aujourd'hui. je devrais te croire et rester tranquille, donc fidèle en espérant que tu va l'être? On est loin d'être quitte! Moi aussi j'ai le droit d'aller faire un tour à l'hotel. Depuis combien de temps ça durait ça?

Il a fait la grimace;

  • -Je t'en prie, on va pas... Je t'en prie... pas ça.
  • -J'ai le droit de savoir, tu ne crois pas?

Ouais... comme Jess avait aussi le droit de savoir. Quelle horreur. J'ai l'impression que je me suis faite prendre à mon propre jeu. Non, j'avais pas le droit de lui demander ça en ayant empêcher Pascal de parler à Jess. Arrrrff. Ciel, quelle galère!

  • -Tu as raison... Je ne veux pas parler de ça pour l'instant. D'ailleurs, je n'ai plus envie de parler.
  • -Rhhh... très bien. Ca faisait... je sais pas...
  • -Non! Je veux pas savoir. Layne... j'aimerai que tu t'en aille. J'aimerai être seule.
  • -Je comprends. Mais... On se voit se soir? Tu veux bien? Bon, je sais rien n'est... Je sais que tu es fâchée. Je n'ai pas envie de passer la soirée tout seul, j'ai envi d'être avec toi, même si on est fâché. Je te promets de ne pas te toucher ou d'essayer de profiter qu'il y ait du monde pour t'embrasser ou autre. Je me tiendrais à carreau d'accord?

Ciel, qu'est-ce qu'il peut être chou. Mince, j'ai failli craquer et accepter. Il était malin, en ne me laissant pas de temps mort et en poussant un peu... j'ai pas eu le temps de réfléchir, de repasser les scènes encore et encore dans ma tête jusqu'au point où il aurait pu dire et faire ce qu'il voulait que ça n'y aurait rien changé. Très fort. J'étais et je suis toujours à 2 doigts d'accepter, mais non... Je ne devais pas, il ne me prendrait plus jamais au sérieux. La prochaine fois, il prendrait les choses à la légère et penserait qu'il suffisait de pas grand chose pour que je capitule. Non, je ne pouvais pas me laisser attendrir même si j'en avais drôlement envie!

Alors j'ai fait ce que j'avais à faire. Que c'était tentant, parce que j'avais aussi envie d'être avec lui mais en même temps, je n'arrivais pas à oublier ce que j'avais vu et ce que j'imagine se passait que ça faisait encore mal et de le voir ne faisait que me rappeler tout ça.Et je lui ai demandé de partir.

  • -Ok. Jane? Je sais bien que tu es toujours amoureuse de Pascal. Cela me fait pas du bien non plus... Et quant il est dans les parages, tes réactions changent aussi...

Layne avait raison. J'avais beau retourner les choses dans tous les sens, il avait raison. J'étais coincée parce que je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir et pire... je n'en avais aucune envie. J'étais seulement obligée de le faire.

J'ai décidé de ne pas sortir. Je ne voulais pas me retrouver face à Layne, ni Pascal, ni Jess. Et je savais qu'Alexia serait sûrement de sortie, avec Caroline et toute la clique. Je n'avais pas envie de supporter ce soir les regards moqueurs de ces filles, Layne serait le seul à payer le prix pour ça. Il ne méritait sûrement pas qu'à cause des moqueries de quelques filles, ma colère s'emplifie et que je le lui fasse payer!

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346 -- Coquin de Layne

Publié le par JaneDo

  Coquin de Layne 
346..1 - (11 déc 08 -jeu)

Layne savait que je n’avais pas envie de sortir ce soir, il est tout de même passé à la maison à l'improviste, comme d'habitude. Il trouvait qu’on ne se voyait pas assez depuis qu’on sortait ensemble. Que je n’avais pratiquement plus jamais envie de sortir. Il proposait qu’on se fasse un ciné ou prendre un verre avec les copains et qu’on finisse la soirée chez lui. J’ai fait la moue parce que j’allais le décevoir, mais je n’avais vraiment pas envie de mettre le nez dehors.

  • -Tu sais, à force de se sentir délaissé, ça finirait peut-être par me donner envi d’aller voir ailleurs...
  • -Oh? Peut-être? C’est pour ça qu’un mec fini par tromper sa nana?
  • -Ben... ça peut-être une des raisons?

J’étais curieuse d’enregistrer la tête qu’il ferait en me racontant des cracks.

  • -Raisons? Plutôt l’excuse... Et toi?
  • -Come on Jane... Tu ne t’attends pas à ce que je te le dise si c’était le cas, non?

Il ne me regardait pas en disant ça. Hum... donc il préférait ne pas montrer ses yeux quant il a quelque chose à cacher. Noté.

J’ai continué à boutiquer, les menaces n’allaient pas me faire changer d’avis. Je souriais intérieurement en me demandant si après ces remarques brûlantes, il allait oser...

  • -T’es quand même bizarre comme fille...
  • -Ha? Pourquoi?
  • -Ben... D’habitude... enfin, les filles rajoutent toujours après des menaces du genre; "si tu me trompe ce sera fini entre nous, je t’averti". Enfin, quelque chose dans cette sauce là. Ce qu’elles n’ont même pas le courage de faire. Toi, rien...

Intrigué, il m’observait, mais je ne pense pas qu’il pouvait lire mes pensées... J’avais peut-être l’intention d’utiliser Alexia pour rompre avec lui... L’attraper la main dans le sac, faire une grosse crise de larmes, etc. La routine quoi. C’était mon côté lâche, j’allais lui faire porter le chapeau de la séparation.

Personne ne me connaît assez pour savoir que quant je souffre vraiment, je ne pleure pas, je ne fais pas de crise de nerfs, rien. Je me retranche dans ma coquille. Parfois, il me faut plusieurs jours, semaines, voir mois avant de verser une larme sur ce qui aurait pu être. De toute façon, je me cache toujours pour pleurer. Souvent, ces larmes arrivent quant j’ai rencontré quelqu’un d’autre et que je m’apprête à tourner la page une fois pour toute. Et ce ne sont souvent que des larmes de regrets. Regrets d’avoir partager des choses, des secrets ou d’avoir dévoiler une partie de moi à quelqu’un qui n’en valait pas la peine.

J’ai dû flanquer Layne à la porte. Son natel avait sonné à plusieurs reprises, il a juste regardé de qui venait les appels, mais n’a pas répondu. Je devinais que ça devait être la miss.

Thomas était assez déçu que je n’accepte pas de faire au moins un saut à sa petite verrée. Il avait pensé que c’était plus sympa de tous prendre un verre dans un endroit plus cool, avant de sortir et avait prévu ça chez lui. Mais je lui ai expliqué que j’étais dans une période où je n’avais pas envie de bouger même si ça m’aurait fait plaisir de le voir. Lui aussi avait des reproches, grrrr, depuis que je sortais avec Layne, on avait pas passé plus d’une soirée ensemble que les 2, en tête-à-tête. on ne se voyait presque plus, que les 2. Est-ce qu’on était toujours amis?

Arf... je sentais que j’allais avoir la même réaction de la part de mes potes... quelle poisse... Je savais que je devrais me secouer un peu, mais c’était vraiment... pénible.

J’ai alors fini par accepter, parce que Thomas n’avait pas tout tord. Maintenant il fallait que m’organise pour voir tout le monde, un petit peu. Ce sera fait, et je serais tranquille pour le week-end et je pourrais boucler l’entrée de ma taverne!

Donc, en début de soirée, j’ai été prendre le café avec mes potes avant de filer chez Thomas. Je retrouverais sans doute mes potes après, ils ne bougeraient pas de là.
Layne n’avait pas l’air de sauter de joie. Ça m’a fait sourire. Avait-il déjà fait d’autres plans pour la soirée?

Avant même de franchir l’entrée du salon, j’avais déjà vue la silhouette de Pascal à travers la baie vitrée. Il souriait et tenait Jess, appuyée contre lui, par la taille. Ciel, même après tous ces mois, il arrivait encore à me faire avoir une crise de chaleur et faire battre mon coeur comme si c’était un 1er rendez-vous. iiiak. Quant est-ce que j’aurai à nouveau le contrôle sur cet organe débile!!!

Ce n’était pas étonnant de constater que Layne et Pascal était chacun dans un coin éloigné l’un de l’autre, pourtant Pascal avait promis de faire des efforts... Bah... peut-être que ce n’était plus trop nécessaire! Layne discutait, comme de bien entendu, avec Caroline et Alexia. Dès qu’il m’a aperçue, il est venu me rejoindre. J’étais vers Thomas. C’était déjà tard et on est pas resté très longtemps chez Thomas. J’avais quand pu passer 2mn à discuter avec Pascal. C’était pas grand chose et on était pas seuls. C’était bizarre.

On s’est donc tous donné rendez-vous au Tiger.

J’ai tout de suite regretter d’avoir prise ma voiture quant j’ai vu la Alexia grimper avec Layne. J’ai donc décidé d’accepter la proposition de Layne et laisser ma voiture chez Thomas pour ne prendre qu’une seule voiture. Ils étaient parti tellement vite, que j’ai dû rappeler Layne sur son natel pour qu’il fasse demi-tour. J’suis chiante! J’avais refusé l’offre de Thomas de m’emmener, je ne supportais pas l’idée que l’autre pouffe s’assaye à ma place dans la voiture de mon mec!

Au Tiger, je n’ai pas fait long feu.

Comme toujours, on s’était un peu dispersé au début, le temps d’aller saluer les connaissances d’un coin à l’autre. Dès que tout le monde s’était regroupé, je les ai salué et Layne m’a raccompagnée chez moi pour retourner ensuite au Tiger.

Pour moi, c’était la course, vite aller rechercher ma voiture et filer me mettre en observation. J’ai bien fait...

Quant je suis arrivée, Layne s’apprêtait à partir... mais pas avec Alexia... Il était avec la petite miss du tennis et une autre fille!!! Alexia la regardé partir l’air un peu dépitée. Bien fait. Elle et ses copines lui ont emboîté le pas, mais il ne faisait pas attention à elles. Layne a fait grimper la mistinguette du tennis dans sa voiture et il est parti. Moi, droit derrière.

Même si je devais griller quelques feux rouges, je n’avais pas l’intention de le perdre de vue cette fois!!

Ce soir... ça allait barder!


  346..2 - (11 déc 08 -jeudi)   

Dans ma poursuite, j’ai grillé 1 feu rouge, grillé 2 stop et remercié le ciel qu’il n’y ait, ni voitures de police et vraiment peu de voitures sur les routes, mais juste assez pour que je puisse la moitié du temps me cacher derrière. Bonne chose, maintenant, je savais où habitait la miss du tennis. Ils sont restés un petit moment à discuter, d’après ce que je pouvais voir, rien de plus. Ils se sont fait la bise et Layne est reparti.

En rentrant, Layne a essayé de me joindre, sans doute pour faire un crochet chez moi. Ne réussissant pas à me joindre, il s’est pointé. Comme je n’y étais pas, difficile de lui répondre, n’est-ce-pas?

Pauvre chou, je suis une atroce petite amie!

J’avais un peu mal au coeur de le laisser si souvent tout seul. Ce n’était pas vraiment très cool de ma part. Je décidais, comme il était tout sage ce soir, de lui faire la surprise de passer chez lui, mais pas à l’improviste, puisque que je détestais ça. En arrivant chez lui, j’ai parqué et me suis glissée dans le jardin. Je l’ai vu se préparé du café puis grimper à l’étage, probablement se changer. J’en ai profité pour lui laisser un message sur sa combox (sa boîte vocale), après avoir écouté son message sur la mienne.

Je faisais le tour pour aller sonner quant j’ai vu miss tennis devant sa porte. Hein???? Je n’avais pas la berlue, je l’avais vu la déposer? J’avais le coeur qui battait à mord. Je n’avais pas pensé à celui-là; le coup du déposer pour ensuite se retrouver... Mince alors...

Du coup, je me trouvais bête d’avoir eu pitié de lui tiens!

J’avais sous-estimé mes adversaires, trop nul, pourtant je suis une très bonne joueuse d’échec. J’arrive presque toujours, connaissant mes adversaires et en me basant sur leurs caractères, à deviner et prévoir presque tous les coups... Trop trop nulle.

J’hésitais à retourner dans le jardin ou rentrer. Je ne pensais pas qu’il se passerait quoique ce soit de toute manière avec la miss tennis ce soir. Elle avait l’air du genre à vouloir conclure que quant on lui fait des promesses de lendemains, pas comme Alexia. Je me demandais laquelle était la plus dangereuse finalement? Mais, je lui avais laissé un message, il trouverait bizarre que je ne me pointe pas! Arf... Ce n’était pas le bon moment pour faire une entrée de cirque, ça fichait en l’air mes plans!

Layne s’était assis sur sa table du salon face à elle. Ouais, elle était peut-être plus à craindre qu’Alexia! Parce que s’il voulait la coucher, il lui fallait des tas de soirées “ciné-bouffe” et un semblant de “on est ensemble”. Ça ne valait pas la peine que je passe ce soir chez lui, je décidais de l’appeler sur son combox pour annuler quant ça a sonné à la porte. Glups... c’est la gare chez lui!!! Bouche ouverte, mon doigt est resté suspendu au-dessus de mon natel. Pour couronner la soirée, Alexia venait d’arriver à son tour. Ça, c’était la meilleure! Grrr. Tous les chemins mènent chez lui ou quoi??? Crrre!

Layne discutait avec Alexia à la porte quant miss tennis s’est levée pour s’approcher, style “je suis sa nana, et je suis dans la place”. Culot celle-là! Alexia en a profité pour se glisser à l'intérieur et restait debout malgré un geste de Layne l’invitant à s’asseoir. D’après sa tête, Layne n’avait pas l’air très content.

Même si je ne le dis pas, je souffrais le martyre. J'avais dans la tête des millions de petits bonhommes qui se tapaient dessus courant dans tous les sens, certains jouant de la timbale. Je n'arrivais pas vraiment à réfléchir correctement. J'avais les larmes au bord des yeux, mais je ne pouvais pas me permettre de pleurer.

Je me demandais ce que Layne ferait si j’arrivais aussi sur le tas?


  346..3 - (11 déc 08 -jeudi) 

Non, je n’allais pas faire ça, il y avait pas de quoi faire une jolie scène. C’est vrai que même dans des moments où je devrais être en train de pleurer toutes les larmes de mon corps, j’arrive encore à trouver de la dérision dans des situations terriblement douloureuses.

C’est que je ne suis tout simplement pas prête à me laisser couler au fond du gouffre. Ce n’est que seule, dans ma tannière, en ayant ménager du temps pour ça que je peux me laisser aller. Souvent, même pas, ça arrive tout seul, le moment où je suis prête à tourner la page, que je laisse place au déluge. C’est toujours triste de penser qu’une page est finie, au “ce qui aurait pu être”!

Finalement, miss tennis s’est levée pour partir, en demandant à Layne de l’accompagner à sa voiture et Alexia est restée seule chez lui. Elle a demandé “c’était ta petite amie?”. Il lui a répondu que non. Elle a demandé à Layne de l’appeler le lendemain, ils se sont fait la bise et elle est partie. Donc, il avait son numéro. Petit coquin!

Alexia s’était mise à fumer, Layne a donc ouvert les portes-fenêtres donnant sur la terrasse. Parfait, je pouvais les entendre. Alexia s’était mise à lui faire des reproches à propos de miss tennis qu’elle appelait; “elle” ou “celle-là”. Layne s’était écroulé dans le canapé et la regardait s’exiter. Elle lui reprochait aussi de l’avoir ignorée toute la soirée. Gonglée la miss. Elle lui faisait une scène comme si elle était sa nana, non mais! Si j’étais un mec, avec elle, se serait terminé. Trop encombrante, pas assez discrète et en plus, trop prise de tête.

Comment est-ce que j’allais pouvoir me pointer pour les prendre en flag? C’était pas évident, à moins de rentrer direct par la terrasse? Mais, ce serait la 1ère et la dernière. Layne ne se ferait plus prendre comme ça. Non, il fallait que ce soit plus... fin. Mais c’était presque 2h du matin, et il n’était pas surpris que je ne sois pas encore chez lui?

Je lui ferait le coup du regard blessé et du silence, le regarder bien en face et me tirer. S’il ne prenait pas la peine de me suivre pour rester auprès d’elle, c’était fini. Si au contraire, il me suivait pour s’expliquer, même s’il n’y avait pas grand chose à rajouter, il avait une chance que je passe l’éponge après quelque temps suivant sa persévérance. Tout dépendrait de ses réactions...

Au bout d’un moment, après avoir écouté ses récriminations, Layne lui a dit qu’il avait déjà une petite amie, qui elle, ne lui faisait pas de scènes, qu’il n’avait pas besoin de ça. Layne est retourné à la cuisine faire du café, Alexia est restée les bras ballants au milieu du salon sans rien trouver à dire. Il s'était apuyé contre le bar avec un petit air dédaigneux? moqueur? Je ne connaissais pas ce regard là. Alexia s’est vexée.

  • -T’as raison... je m’en vais...

Si elle s’attendait à ce que Layne l’a poursuive ou fasse un geste pour la retenir, il n’en était rien. Il a juste répondu; “OK”. Elle a fait un pas en direction de la porte et s’était arrêtée pour le regarder. Layne n’avait pas bougé. Il la regardait en souriant. Le monstre, le raton laveur! Moi, je serais partie s’est sûr. Il était un peu cruel quand même, mais c’était bien fait pour elle. Ciel, que je suis méchante!

Alexia a baissé la tête;

  • -Tu ne me demande même pas de rester? Tu pourrais au moins essayer de me retenir.
  • -Tu veux t’en aller, pourquoi tu voudrais que je t’en empêche?

Puis il s’est décollé du bar et a été lui ouvrir la porte. Une fois à la porte, ils se sont regardé, puis elle lui a demandé si elle pouvait rester. Layne a poussé la porte du pied et ils se sont embrassés. Crrrr-eh, coup de poignard mortel dans le coeur, parce que je trouvais ça, malgré la situation, je trouvais ça mignon. Aoutch, qu’est-ce que ça fait mal ça. Y a des trucs qu’il vaudrait mieux ne pas voir, ça, ça en faisait partie. Je ne pensais pas que c’était possible, mais ça me faisait quand même quelque chose.

Ils se sont mis dans le canapé, Alexia à califourchon sur lui, et ils s’embrassaient, je trouve avec beaucoup de passion. C’était toujours elle qui prenait les initiatives, comme s’il se laissait faire, contrairement à nous. Quel flèche. C’était toujours lui qui prenait les choses en main, ce n’était jamais moi qui prenait les initiatives.

J’avais le coeur dans la bouche. Je détestais ce que je voyais, il avait l’air d’y prendre plaisir. Je n’arrivais pas à regarder, alors j’ai détourné les yeux. J’allais attendre qu’ils soient plus ou moins déshabillés ou à l’étage, c’est-à-dire, dans une situation qui ne laissait pas place au doute. La porte d’entrée n’était pas fermée à clef, donc, j’entrerais par là. J’avais les boules. Mon coeur battait à 200 à l’heure, je tremblais de partout. Il fallait vraiment que je me calme.

J’ai commencé à répéter mentalement comment j’allais jouer les scènes suivantes question de me calmer. De temps en temps, je jetais un oeil pour savoir où ils en étaient. C’était horrible et je me sentais malade.

Rien qu’à cause de ce que je ressentais, je me rendais compte qu’il me faudrait prendre une décision bientôt. Je ne pouvais pas laisser quelqu’un d’autre vivre ça, en pensant à Jess... Si Jess nous surprenait ou apprenait ma liaison avec Pascal, elle risquait de se sentir aussi mal que moi en ce moment. Idem pour Layne. Et c’était vraiment atroce. Mais comment rompre avec Pascal? j’en avais pas la force, j’en crèverais...

Voilà, ils n’avaient plus grand chose sur le dos. Elle était pratiquement à poil, et lui presque aussi. Il était temps de faire mon entrée en scène... Grosse expiration, pffouuuu... J’y avais!


  346..4 - (11 déc 08 -jeudi) 

J’ai composé son numéro de natel. Son natel sonnait, il lui a fallu une petite seconde pour réagir. Il a voulu le prendre et Alexia l’a poussée en lui demandant de ne pas répondre. Mais Layne l’a repoussée gentiment pour voir qui l’appelait, en voyant mon nom, il a fait la grimace et a hésité. Dans ma tête, je lui demandais de ne pas répondre, ce serait le mieux et me traitait d’idiote de n’avoir pas plutôt appelé directement sa boîte vocale. J’ai vite raccroché, il n’a pas eu le temps de répondre. Layne était perturbé, il a dit ->à elle<- que je n’appelais presque jamais et certainement jamais à des heures pareilles. Il voulait vérifier ses messages mais Alexia le tirait vers le canapé. Ils se sont remis à s’embrasser et à se chercher.

J’ai fait le tour, repris mon souffle, affiché un grand sourire d’amour, et j’ai poussé la porte...

Ils étaient debout vers le canapé, assez occupé. Je ne pouvais pas repartir sans être sûr qu’il m’avait vu. J’avais un sourire jaune sur la figure, quant Layne m’a aperçue. Il a juste dit; “Chit” en repoussant Alexia, mais j’avais tourné les talons. J’ai juste entendu encore; “Qu’est-ce que tu fais?" - "Laisse la partir”  et j’ai filé à ma voiture.

Layne m’a poursuivi en essayant de boutonner sa chemise. Il m’a attrapée
par le bras devant ma voiture. J’avais une boule à la gorge alors je ne pouvais pas parler, sinon je lui aurait dit de me laisser et de retourner à ce qu’il faisait. Les larmes coulaient toutes seules. Suis bonne, mais pas à ce point, j’avais vraiment mal.

Layne a réussi à m’arracher mes clefs des mains et voulaient me ramener chez lui. Il rêve ou quoi? Pour aller faire quoi? Une petite discussion à 3? Pas question. J’ai essayé de lui reprendre mes clés.

  • -Jane... Je t’en prie, viens. On va en parler calmement ok. Allé viens... On va finir par allerter le voisinage.

Je ne disais rien, ne le regardais pas non plus, je tendais juste la main pour mes clés. Il a essayé de me prendre dans ses bras, pffff. Je l’ai repoussé assez brusquement. Non mais? Il fabule là? Après ce que j'avais vu, sur quelle planète pensait-il avoir une chance que je veuille qu'il me touche!!! Dingue ça!

  • -Je t’en prie Jane.... s’il-te-plaît... viens... Je t’en prie, Jane... stp...
  • -Layne, donne moi mes clés stp.
  • -Pas sans que tu m’écoute.
  • -Rend moi mes clés.
  • -Si tu veux tes clés, viens les chercher.

Il est reparti chez lui. Je savais que j’aurai pu appeler un taxi et partir. Je me demande s’il me suivrait? Mais, j’étais curieuse de savoir ce qu’il allait faire avec Alexia et moi. Je me suis essuyé les yeux et je suis allée à sa porte encore entre-ouverte. Il demandait à Alexia de s’en aller. Bon point pour lui. Alexia s’était rhabillée et ne voulait pas partir, elle lui disait que c’était peut-être une bonne chose.

  • -Alexia, arrête avec tes conneries. Je n’ai pas envi de changer de petite amie. J’aime être avec elle. Alors arrête avec ses conneries.
  • -C’est le destin...
  • -Arrête, il n’y a strictement rien entre nous. Va-t-en...

Layne est venu à la porte, qu’il a ouverte pour lui demander de "dégager". Je restais juste debout là en me demandant ce que j’allais faire. Discuter avec lui? Non, ce serait trop facile.

  • -Elle peut rester, donne moi juste mes clés stp...

Layne a attrapé mon bras pour me tirer dedans mais j’ai réussi à lui arracher mon bras. Finalement, je me suis décidée à prendre un taxi. S’il tenait à moi, il me suivrait. Pas dans 1h ou 2h, tout de suite. Il essayerait de rattraper les choses tout de suite, pas le lendemain, pas dans plusieurs heures...

S’il n’agissait pas de suite, c’était terminé, fini, ça... il ne le savait pas !

Layne a pris Alexia par le bras et l’a poussée hors de chez lui avant de me poursuivre vers ma voiture où j’avais l’intention d’attendre mon taxi. Il me parlait mais je ne l’écoutais pas. Je lui tournais le dos. Je n’avais pas l’intention de passer l’éponge ce soir, les images étaient encore trop vivaces dans ma tête, et de toute manière ç’aurait été trop facile et cela ne lui donnerait certainement pas une bonne leçon. Il prendrait les choses à la légère, donc même si j’en aurais pas eu envie, il me fallait lui faire la tête, c’était comme ça!

Alexia restait à l’écart et nous observait. Elle devait être contente d’elle même ce qui augmentait ma colère. Elle pensait sans doute pouvoir le récupérer au vol. Si cela arrivait, alors c’était mieux maintenant que plus tard. Layne me disait que la rue n’était pas vraiment l’endroit idéal pour discuter, que je pouvais au moins venir chez lui et qu’on parlerait. Mais il devait rêver! Sur quelle planète, il avait vu ça lui? Je me demandais combien de temps il lui faudrait pour agir comme un mec basic et essayer de mettre la faute sur moi. Normalement, c’était toujours la 2ème phrase??!!

Le taxi est arrivé, Layne ne voulait pas me laisser monter, et le chauffeur s’impatientait. Alexia attendait toujours dans son coin. Layne a payé le taxi et ce gros nul est reparti. Il m’a alors rendu mes clés. J’ai sauté dans ma voiture et je suis partie.

Je ne voulais pas rentrer tout de suite chez moi. J’avais besoin de vider mon sac de larmes, alors j’ai cherché un endroit isolé... et j’ai pleuré. Qu'est-ce que ça fait du bien. Je n’arrivais plus à arrêter le flot. J’avais oublié de penser à après... J’allais faire quoi? Il avait été à la hauteur jusqu'à maintenant. Il avait tout fait pour ne pas me laisser partir, même à se geler dehors sans chemise. Si par hasard il allait chez moi, comme je n’y étais pas, je ne le saurais pas... mais après tout à lui de se débrouiller. S’il avait été mâlin, il m’aurait retrouvée ici dans les bois. J’étais tellement mal que je crois bien que je l’aurai laissé me prendre dans ses bras cette fois-ci! Mais il n’avait pas été malin...

Une heure plus tard, les yeux comme des boules de billards rouges, je suis enfin rentrée.

Layne était assis sur les escaliers devant ma porte. Il n’avait pas l’air très fier, encore moins fier que tout à l’heure. Je ne pouvais pas rentrer chez moi sans lui passer à côté, alors il en a profité pour entrer de force. Je lui ai demandé de partir, mais rien à faire. J’ai décidé de l’ignorer. Je ne voulais pas lui parler, mais intérieurement, je saluais son effort.

  • -Jane... Parle moi, crie, fait moi une scène, ce que tu veux, mais ne m'ignore pas... stp...

J'ai haussé le sourcil. Non mais... C'est peut-être à lui de parler non? Il faisait quoi sur mes escaliers autrement? Il attendait que JE PARLE? J'y crois pas. J'ai continué à vaquer à mes occupation, évidemment en repensant à Alexia dans ses bras, les larmes se mettaient à couler toutes seules. Layne s'est assis dans le fauteuil l'air éffondré.

  • -Je suis désolé... C'est tout ce que je trouve à dire. J'ai jamais prétendu être le meilleur des petits amis, ni le plus fidèles des mecs. C'est un peu nul de dire ça en plus, surtout maintenant. Je regrette que tu aies vu ça. J'aimerai deviner ce qu'il faudrait dire pour ne pas... tout cassé entre nous!

Entre nous? Wow... Je n'avais pas l'intention de lui parler, alors j'ai fermé ma bouche et continué à l'ignorer. Ma tête tournait à 100 à l'heure. Il fallait bien que je finisse par lui parler, mais peut-être pas tout de suite. Il était clair que j'étais obligée après ça de décider d'avoir de l'espace pour réfléchir, et je déciderais si c'était fini ou pas!

  • -Layne?
  • -Aïe... Oui?

Il faisait la grimace. Il devait avoir peur des paroles suivantes qui risquaient de sortir de ma bouche. Je ne voulais pas être méchante, c'était chouette et vraiment bien qu'il soit là et essaie de se défendre. Même s'il s'y prenait mal, c'était honorable.

  • -La ferme. Je n'ai pas envie de te parler, et à vrai dire... Je n'ai pas envie de te voir en ce moment non plus... alors t'as meilleur temps de la fermer. Sinon franchement... Je préfère que tu t'en aille!
  • -Je... Est-ce que je peux rester? Je peux dormir là stp? Même si tu dis non, je ne partirais pas. J'ai peur qu'en passant cette porte que ce soit fini. Alors jusqu'à ce que tu accepte de me parler, je resterais là. Demande moi ce que tu veux, je le ferais... Euhm... je ne suis pas sûr de savoir rester... fidèle, mais j'essayerais. J'aurais pu te mentir et te dire, te promettre que je serais fidèle, mais ce serait sûrement un gros mensonge. Aïe... je devrais peut-être la fermer.

J'avais enfilé un training et je me suis mise devant la télé. Impossible de me laisser aller à broyer du noir ou à ruminer, je n'étais pas seule. Pourtant, je me torturais la tête à savoir ce que j'allais faire. C'était bien tentant de profiter de la situation pour le plaquer. C'était ce que j'avais prévu initialement mais... il m'avait surprise. Il avait évité les erreurs de base que font la plupart des mecs dans une situation pareille, et il se donnait bien du mal pour ne pas se faire jeter. J'avoue que ça m'en bouchait un coin. Si seulement il avait été nul, ça m'aurait facilité la tâche... J'avais un petit ami de trop! Mais là... je trouvais normal d'encourager un mec qui avait l'intelligence d'agir comme un mec doit le faire, même s'il avait été pris en mauvaise posture! Arf... quelle poisse, je ne savais plus quoi faire.

Layne était sur l'autre canapé et je sentais qu'il m'observait. Moi, j'évitais de faire attention à lui.

  • -Je sais que tu es... fâchée... Que j'ai peut-être tout fichu en l'air, mais est-ce que pour ce soir seulement, je pourrais venir près de toi? Est-ce que je peux venir m'assoir vers toi et te prendre dans mes bras? Même si tu me déteste en ce moment, tu pourra continuer à être fâchée demain, tu veux bien?
  • -Je ne te déteste pas...

Il a compris que je ne lui interdisait pas de me prendre dans ses bras, alors il s'est empressé de venir se coller à moi. J'essayais de ne pas laisser les images de tout à l'heure se matérialiser devant mes yeux. De le sentir là, si tendre et... c'était rassurant. Et... je me rendais compte que j'avais envie aussi d'être dans ses bras pour ce soir.

Il avait raison, je pourrais toujours continuer à être fâchée demain !


 

Publié dans diary, jane-do, journal

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