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diary

34 -- Sayonara Layne!

Publié le par JaneDo


Et dire que j’avais eu la bêtise de croire qu’il avait besoin de moi. J’ai tout laissé tombé pour être le plus possible avec lui pour le soutenir moralement, ça me foutait la rage. Encore une fois où j’ai eu la connerie de baisser ma garde. Les boules

J’avais dit à Layne que je ne pourrais pas passer à l’hôpital ce soir parce que je devais filmer des trucs pour mon boulot. Avec le retard que j’avais pris, il fallait que je bosse un peu en attendant qu’il rentre.

Et le voilà assis là, dans la salle d’attente... Layne et Miss Tennis. Il avait passé son bras autour de ses épaules, la serrant contre lui, et elle, elle appuyait sa tête sur son épaule. Ils avaient l’air d’un gentil petit couple.

Pauvre? Mon œil. Pauvre crétin oui! Et dire qu’il n’avait pas trouvé le temps de m’appeler! Il avait pourtant trouvé le temps de l’appeler, elle! Ce qui me rendait folle de rage, c’était de l’avoir cru. De m’être ramollie devant sa mine déconfite et abattu.

En ce moment, il n’avait pas l’air si abattu que ça! Et dire que je m’étais sentie coupable de ne pas pouvoir venir à l’hôpital, grrrr. J’avais fait des sandwichs maison pour qu’il mange quelque chose. En les voyant comme ça, mon sang n’a fait qu’un tour.

Les dés étaient jeté; Sayonara Layne!

J’ai fait quelques pas dans sa direction. Je voulais qu’il me vois, qu’il sache que je l’avais vu, et l’expression de culpabilité sur son visage me suffisait. Il y avait une poubelle tout près, donc j'ai bazardé les sandwichs dans la poubelle avant de faire demi-tour. Inutile de discuter, je pense qu’il devait savoir exactement à quoi s’en tenir. Moi aussi.

Layne n’avait pas même fait un geste pour la lâcher, rien. Elle m’a regardé comme si j’étais un peu transparente, peut-être un peu interloquée par la tête que faisait Layne. Il n’a rien fait pour me courir après au moins pour se justifier un peu, rien. Tant pis et tant mieux.

J’avais retrouvée le sourire en rentrant chez moi, question de garder la face devant Patricia, mais c’était un faux sourire, j’avais encore les boules. J’étais tellement furieuse que j’en tremblais.

Chaque fois qu’on est trop gentille avec un mec, ça donne ça. Ça m’apprendra. Finalement, le seul avec qui je pouvais un peu me laisser aller à ma vrai nature était encore Pascal... et Brian. Fallait que je me calme. Je sentais les larmes essayer de faire surface, mais il n’était pas question que je pleure, pas maintenant. Oh, je fulminais. Si seulement je pouvais aller courir un peu, ça me défoulerait, mais il y avait trop de neige.

Le plouk essayait de m’appeler... Non mais! Il n’avait pas jugé utile de bouger ses fesses et il pensait qu’un coup de fils ferait l’affaire? A d’autres! Avec moi, ça marche pas. Il n’avait qu’à aller faire dans sa caisse. S’il pensait que j’allais lui répondre, alors il était dingue.

Je ne pouvais pas envoyer de messages à Pascal, c’était le soir donc, Jess pouvait être dans les parages. Ce n’était pas parce qu’elle savait que j’avais le droit de faire n’importe quoi. Ciel, j’avais envie de l’entendre.

Après avoir pris le temps de jouer mon rôle de “Tout Baigne”. Je me suis retirée dans ma chambre... J’avais besoin de voir Brian. Évidemment, si j’avais pu, j’aurais préféré Pascal, mais Pascal était avec sa jolie petite femme, et je n’allais pas aller m’effondre dans ses bras à cause d'un autre mec, tout de même.

Cela faisait un moment que je n’avais pas vu Brian, ce qui fait que j’avais comme un espèce de timide anticipation en arrivant chez lui. Trop chou lui de toujours répondre présent pour moi. Vraiment, vraiment adorable. Mais bon, de toute façon, je n’avais pas envie de m’effondrer non plus sur lui. Je verrais bien quant je programmerais ma petite séance de larmes.

Brian devait sûrement être mon âme sœur. Il me comprend sans que j’ai vraiment besoin de parler. Est-ce que moi, je le comprenais, ou est-ce seulement à sens unique? Hein? Peut-être que je suis un peu égoïste de profiter autant de sa gentillesse! Ciel, en 2 jours voilà que je me suis posée cette question pour la 2ème fois; 1 fois concernant Thomas et maintenant Brian. Aurais-je des cas de conscience ou est-ce que je traverse une passe?

Il m’a raconté tout ce que j’avais loupé ces derniers temps concernant sa vie; les nanas, les bons ou mauvais moments. Lui aussi avait eu un gros rhume et était resté à la maison plusieurs jours. Je ne l’avais même pas su. Je me sentais un peu coupable pour ça.

Brian était mort de rire d’apprendre que j’avais encore Pat comme scouateuse. Pas drôle pourtant! Il a voulu savoir où j’en étais avec Pascal et Layne. J’avais pas trop envie d’en parler, mais pour finir...

Je lui ai raconté le petit piège que Jess m’avait tendu le dimanche avant de partir pour l’Angleterre. Brian était mort de rire encore. Il trouvait que ça allait encore, parce que j’aurais pu me pointer à poil sous un manteau de fourrure, et là, ç’aurait été du plus bel effet. Iiiiahhh, heureusement que non, c’était pas mon style de toute manière.

Comme Akemi-sama et Calicia (KaZéo friends), Brian pensait qu’il serait bien temps de lui donner une bonne leçon, elles n’avaient pas tord. Schelby et avant cela Calicia (KaZéo friends) m’avaient toujours dis de me méfier, qu’elle risquait de me jouer de mauvais tours bien avant... Elles avaient du nez et avaient deviné longtemps à l’avance, et moi qui vivait dans ma bulle... Ciel, elles avaient tellement raison. Brian aussi pensait que je devais me méfier et être prudente, Jess n’allait pas se laisser faire, ça pouvait aussi déclencher une sorte d’escalade en petite gué-guerre entre filles laissant Pascal le cul entre 2 chaises. Brian m’a demandé si j’étais prête à supporter que Pascal prenne le parti de Jess? Il était presque obligé, après tout, c’était sa femme!

Waouhhh, j’avais pas pensé à ça. Même, j’avais toujours pensé qu’il prendrait automatiquement mon parti... Ça risquait de me blesser, même si c’était plus que normal qu’il prenne la défense de Jess. Est-ce que j’arriverais à trouver le moyen de lui donner une leçon sans mettre Pascal au beau milieu? Brian pensait que même si j’y arrivais, Jess de son côté le mettrait en plein milieu, ça faisait partie du jeu! Berk...

Alors, il fallait que je me blinde pour ne pas me sentir frustrée? Mince, ça allait quand même faire mal et je n’étais pas sûre de pouvoir le supporter!!!

Layne a passé toute la soirée à essayer de me joindre. Pfff... Va te faire...

J’ai dormi chez Brian, question de ne pas être tentée de laisser Layner entrer chez moi et écouter ses explications et excuses bidons. Il pouvait toujours me chercher, en tous cas ce soir, il ne me trouvera pas.

*   *   *   *   *

Sayonara Layne ((3fev.09 -mar)

Publié dans diary, janedo, journal

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33 -- Carlos sort du coma

Publié le par JaneDo

 


Ça allait être difficile de voir Pascal cette semaine. De toute façon, je n’avais pas vraiment le coeur à ça. Je ne pouvais pas trouver le plaisir d’être dans les bras de Pascal pendant que Layne souffrait. Ciel, je devais être complètement idiote, je suis presque sûre que dans le cas contraire, il en aurait rien à fiche. Afff, ma foi... on se refait pas!

J’ai quand même fini par accepté d’aller manger avec lui à midi. On a pas eu beaucoup de temps parce que Caroline et d’autres collègues à lui sont venus scouater à la table. C’était pas génial parce que je ne pouvais pas participer à la plupart de la conversation qui concernant le boulot ou des collègues à eux. Je me sentais légèrement mis à l’écart. Comme on s’était mis face à face pour manger en tête à tête, j’ai eu une crampe en voyant Caroline s’asseoir à côté de lui. Et vas y que je te touche le bras, et hop l’épaule, et que je m’appuie... Peste. Elle le faisait exprès. Pascal m’a ensuite raccompagnée à ma voiture. On a pas discuté longtemps parce qu’il faisait bien trop froid et moche et ses collègues n’étaient pas loin.

Je savais qu’après son travail, Layne voudrait sûrement passer à l’hôpital, ensuite on irait dormir chez lui. Il n’avait pas trop envi de se taper Patricia ce soir, elle parle tout le temps et ça le saoûlait un peu! Layne avait besoin de moi, apparemment ma présence, même silencieuse, le rassurait et ça, ça m'a fait plaisir de l'entendre.

Son copain est toujours dans le coma et Layne restait assis près de lui sans rien dire.

Je me demandais ce qu'il pouvait bien penser dans ses moments là.  C'était drôle de le voir se faire tellement de soucis pour quelqu'un. Est-ce qu'ils étaient si proches?  Je ne l'avais jamais rencontré avant, c'était bizarre.

Les seuls moments où Layne quittait la chambre était lorsque les parents à Carlos étaient là. Je pensais que ce serait bien qu’il lui parle, même s’il ne l’entendait pas tout le temps, les quelques mots qu’il entendrait au passage serait bénéfique à son rétablissement. Ça c’était mon avis. Layne n’était pas sûr que quant quelqu’un était dans le coma, il puisse entendre quoi que ce soit.

On en savait encore rien avec certitude, même aujourd’hui au 21ème siècle. Mais à mon avis, par moment, la personne capte ce qui se passe autour de lui. Pour moi, c’est comme quant on dort. Il se peut qu’on ait pas l’impression d’entendre, mais parfois, ça nous suit en rêve, ou encore, on capte un bout et on transforme ça en quelque chose, peut-être en souvenir? J’étais occupée à lui expliquer ça et Layne a eu l’impression que Carlos avait bougé les doigts. En tous cas, son scanner cérébrale sur le moniteur a fait des sauts.

Évidemment, l’infirmière lui dira que c’est que normal, mais je crois que, soit il nous entendait, soit il est parti en rêve en ayant capté quelques mots et notre présence.

De toutes façons, il a capté nos voix. Comme quant un bébé est en gestation, l’embryon reconnaît l’intonation de la voix de ses parents et de ses proches. Donc qu’on ne vienne pas me dire qu’une personne dans le coma n’entend rien. Ça, je ne le croirais jamais.

Je restais à observer son copain et j’étais presque sûre que ses sens de l’odorat pourraient l’aider et le stimuler. Je m’étais renseignée sur ses plats préférés, s’il avait une copine; le parfum de sa copine. Des renseignements utiles pour mettre à exécution une petite idée qui me trottait dans la tête pour le sortir de son coma. De plus, je ne sentais plus de petit nuage noir flotter autour de lui, alors ça me donnait le courage d'essayer quelque chose.

J’ai cru remarqué, les fois où j’avais croisé sa mère, qu’elle mettait toujours le même parfum. Layne m’avait dit qu’ils étaient très proche. Alors, en la croisant, je l’ai reniflée. Ensuite, j’ai fait confiance à mon odorat. J’ai passé toute l’après-midi à renifler des tonnes de parfums. Et j’ai trouvé.

J’ai demandé à Layne de descendre me chercher un café et j’ai mis mon plan à exécution.

J’ai arrangé les coussins derrière sa tête question de pouvoir me pencher sur lui et lui faire respirer mon odeur.

Au cas où les infirmières surveillaient, pas que je paraisse trop bizarre. Je ne le connais pas, mais il fût un temps où j’avais voulu devenir infirmière, mais la vue du sang, iak... mais je pouvais apporter un brin de soutien. Si ça ne marchait pas, ben, personne ne le saurait et de toute façon, ça ne pouvait pas faire de mal.

Son bidule électrique a commencé à faire des soubresauts chaque fois que j'effleurais son visage. J’ai même cru voir ses paupières bouger, alors j’ai recommencé. Layne a surpris mon petit manège, mais il n’a pas eu le temps de dire quelque chose, une des infirmières est entrée pour contrôler le moniteur et prendre sa tension. Elle nous a demandé de bien vouloir sortir et a appelé le médecin. J’ai eu une petite minute de frayeur en me disant que c’était peut-être pas très bon signe, mais j’ai vite compris qu’il se réveillait.

YES! Ça avait marché, trop cool. Merci à la télévision, aux films hollywoodiens, à internet, à ce qu’on veut, parce que j’avais dû voir ça quelque part, ou sinon, c’était une simple intuition. Je me demande pourquoi on en parle pas plus souvent, pourquoi les médecins et hôpitaux n’utilisent pas de simples procédés reliés à nos 5 sens???

Ses parents ont été appelés et se sont précipités dans la chambre. Sa maman pleurait de joie. Il y en avait un qui était aussi soulagé; Layne. Je crois que la visite pour nous était terminé. Carlos n’aurait sûrement que le droit de voir ses parents, ensuite, l’hôpital le mettrait sûrement au repos.

Layne lui a fait signe par la vitre et on est parti.

Peut-être l’après coup, le contre-choc ou un truc du style, mais Layne n’a pas fait long feu. Il était tellement crevé qu’il s’est aussitôt endormi sur le canapé. Le pauvre, il devait vraiment être raide.

*   *   *   *   *

Carlos est sorti du coma (33/2009 - 2fev.09 -lun)

Publié dans diary, janedo, journal

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32/2009 -- Encore Un Autre Thomas

Publié le par JaneDo


Dimanche - 1er Février 2009 - 32/2009 - Encore Un Autre Thomas

Layne s’est réveillé en sursaut le matin après avoir passé une nuit agîtée.. Après avoir pris le temps d’avaler un café en vitesse, il est reparti pour l’hôpital. Je lui ai dit que je passerai plus tard et que s’il avait besoin de quelque chose... Je doutais qu'il m'appelle de toute façon pour quoi que ce soit.

Je me suis larvée le reste de la journée, mais avec quelque part dans un coin de ma tête, des pensées pour le pauvre gars à l’hôpital entre la vie et la mort. Carlos.

Je n’avais pas eu de prémonitions spéciales à propos du blessé. Peut-être parce que je ne le connaissais pas? Mais j’avais l’impression que ça ira pour lui., il ne risquait pas grand chose. J’étais presque sûre qu’il n’allait pas y rester, sinon, je crois que je l’aurai senti. Je n’avais pas eu de pression dans la poitrine, pas de difficultés à respirer, pas de boule à l’estomac même si j'exècre les hôpitaux. Rien, donc, il s’en sortira. Tout de même, je ressentais comme une sorte de nuage noir plannant autour de lui, sans pour autant pouvoir décerner pourquoi. Comme un goût de cendre.

Je ne savais pas comment interpréter mes impressions. Je sentais qu’il n’était pas en danger de mort, mais je ressentais quelque chose d’autre, et cette chose, je ne pouvais que le comparer à un nuage noir. Si je devais comparer à un goût ou une odeur, alors la 1ère chose qui me venait, c’était les cendres . Je n'étais pas sûre de ce que c’était sensé dire. Normalement; les cendres pour moi, représente la mort ou proche de la mort. J’essayais de rechercher dans ma mémoire si j’avais déjà ressenti ce genre de chose dans d’autres situations pour essayer de comprendre, mais rien ne me venait en tête.

Je n’avais pas trop envie de passer ma journée à l’hôpital, pourtant, ç’aurait été bien que je sois auprès de Layne. Je savais qu’il en avait besoin. En fin de journée, Thomas m’a appelée. Il connaissait aussi Carlos et venait d’apprendre pour son accident. On a décidé d’aller ensemble à l’hôpital.

En arrivant devant le bâtiment, j’avais cru reconnaître Miss Tennis. Mais qu’est-ce qu’elle ficherait là? Peut-être qu’elle était infirmière? Non, je devais m’être trompée parce que je ne la connaissais pas si bien. Je connais sa silhouette et son type de cheveux et coiffure, mais je ne connais pas vraiment son visage. En tous cas, il m’aurait été impossible d’en faire un portrait robot. En fait, je la reconnaissais quant elle était avec Layne, parce que d’après l’aspect, je savais que ce n’était personne d’autre, mais dans la rue, ou même dans un resto ou autre, si Layne ne lui parle pas, je ne pourrais même pas être sûre si elle était à côté de moi, c’est pour dire!

Je suis très vite devenue invisible avec la présence de Thomas. Il a discué un moment avec Layne pour connaître la situation. Encore un côté de Thomas que j'avais rarement eu l'occasion de voir. Il est tellement... Il prend le contrôle. Vraiment un nouvel aspect de Thomas. Il avait le don de calmer le jeu. Il a demandé des nouvelles, a discuté avec quelques médecins, est passé dire quelques mots aux parents de Carlos et a réussi à obtenir que ses parents puissent l’approcher même si ce n’était que quelques minutes. J’étais en admiration. Layne n’avait pas osé entrer dans la salle d’attente des parents et ne leur avait pas parlé de tout le temps qu’il avait passé à l’hôpital. Il devait être plus impressionné par tout ça que je ne le pensais. Thomas a même réussi à tirer Layne jusqu’au réfectoire pour lui faire manger quelque chose. C’était vrai que je me sentais drôlement rassurée par sa présence.

Thomas m’a proposé de passer chez lui et de manger quelque chose ensemble. J’ai accepté.

Je lui ai dit que j’avais admiré la manière qu’il avait rendu les choses moins sombres à l’hôpital, sa manière d’être toujours à l’aise partout, de savoir quoi dire à n’importe qui et qu’il m’avait impressionné. C’était vrai qu’il avait été drôlement incroyable.

J’ai eu une drôle de pensée... Si je devais être prise en otage ou si je devais aller à l’hôpital dans des circonstances qui me terrorisaient, j’aurai voulu qu’il soit là.

  • Hé, c’est quoi ce regard? Ce regard que tu viens d’avoir là, à l’instant. Traduit la pour moi...

Je ne savais pas duquel il voulait parler, parce que je ne savais pas celui qu’il avait capté; celui où j’aurai voulu qu’il soit à mes côtés en cas de danger? Ou celle ou je me demandais si je n’étais pas en train de... de... non? Ou encore celui ou je me demandais pourquoi je pensais à une chose pareille?

Thomas était adorable comme à son habitude et je n’avais pas vraiment envie de rentrer. J’aurai voulu encore rester avec lui, mais... je ne voulais pas lui donner de fausses idées, alors je suis rentrée.

Il y avait de la lumière chez Pascal. Je me demandais ce que lui et Jess pouvait bien faire. Il n’a pas dû se douter que j’étais à l’étage juste au-dessus de sa tête, je ne lui avais rien dit. Est-ce qu’il pensait à moi?

Ce soir, je ne pouvais pas le voir, pas avec Layne dans cet état de stress moral. Je ne me serais pas sentie à l’aise. Par contre, j’étais surprise de me sentir bien avec Thomas. Je me sentais “mello” et il le savait. Je ne sais même pas pourquoi. Avec Thomas c’était agréable, je ne sentais aucune pression, je pouvais être moi, je n’avais pas besoin de chercher des sujets de discussions, tout venait naturellement. J'avais un peu trop tendance à me reposer sur lui, sur son amitié, fallait que j'arrête ça. Je risquais de lui faire du mal sans le vouloir.

Hum... J’aimais beaucoup être avec lui... Il m’avait manqué ces derniers temps!

Thomas m’a proposé de dormir chez lui. En d’autres circonstances, il n’aurait pas eu besoin d’insister autant pour que j’accepte. Là, c’était pas possible que Layne rentre et ne me trouve pas à la maison. Ce serait vraiment pas très cool. Je lui ai dit que j’aurai bien voulu. C’était vrai. J’aimais cette gentille tendresse avec laquelle il me couvait depuis qu’on était rentré. Ciel... qu’est-ce qui m’arrive? Pourquoi est-ce que j’avais tellement besoin de tendresse ces temps-ci? Pas normal.

*   *   *    *   *

Encore un autre Thomas  (32/2009 - 1er fév.09 -dim)

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31 -- C'était un accident

Publié le par JaneDo

 


Rien ne m’énerve autant que quant on prend ma maison pour un hôtel “porte ouverte”. Grrr. Hier, je n’avais pas vu Layne, ça c’est rien, mais aucune nouvelle non plus! Pas un petit message ou un coup de fils pour demander “chien ça va?” ou “j’ai un truc ce soir, ne m’attend pas!”, donc j’étais pas vraiment de bonne quant il s’est pointé au matin vers les 6h. Non mais!

 

Je ne suis, non plus pas du genre, à poser mille questions comme si j’étais chargée de connaître les moindres détails de son existence. S’il ne voulait pas me dire, je ne crois pas que cela aurait posé de problèmes. Mais rien...

Après avoir passé la porte, il m’a juste marmonné qu’il était crevé et s’est couché.

J’étais trop surprise pour lui dire de faire demi tour et retourner d’où il venait, et il avait vraiment l’air crevé. Layne  a encore marmonné qu’il était désolé pour hier soir et il s’est presque aussitôt endormi. J’avoue que j’ai eu pitié. Il a une chance terrible, c’est que suivant le comportement, je pardonne très vite, et quant il s’est serré contre moi en s’endormant aussi vite, ma petite fureur est passé aussi vite.

Hier soir, Layne a passé la soirée à l’hôpital, un de ses bon copain avait eu un accident. Il s’est excusé parce qu’il aurait pu s’absenter un moment pour m’appeler, mais il était inquiet parce que ça avait l’air assez grave. En fait, aussi surprenant que ça puisse paraître, ça l’avait tétanisé et il s’est retrouvé incapable de faire quoi que ce soit d'autre, à part attendre.

Hier soir, Layne était redevenu un petit garçon qui avait eu peur et il avait sûrement été complètement perdu. C’était probablement la 1ère fois qu’il était confronté à quelqu’un de proche qui risquait de mourir et il a eu peur. Ça lui arrivait parfois et c’était attendrissant. Il faisait tout pour ne jamais montrer ce côté de sa personnalité et c’était bien dommage.

J’étais contente de n’avoir pas renchéri là-dessus en le fichant dehors ou à lui faire une scène. Je remerciais le ciel d’avoir mon caractère.

Au réveil, il n’était pas très bavard et je remarquais son regard un peu hagard. Alors, comme la majorité des femmes dans ces moments-là, on a une montée de tendresse et on en couvre celui ou celle qui en a besoin. Layne s’est très vite détendu et m’a tout raconté. Il a parlé de leur enfance, de leur amitié. Il se pouvait que son copain reste paralysé et ça le choquait.

Avec Pascal, on avait prévu de se voir ce soir, mais je ne me sentais pas à l’aise d’aller m’amuser quant Layne était dans cet état. Ça n’aurait pas été très joli de ma part alors je lui ai envoyé un message après le départ de Layne pour l’hôpital pour annuler. Finalement, ça arrangeait aussi Pascal, ils avaient un truc aussi avec ses parents. Ils étaient invité à une soirée de charité et il y aurait simplement déposé Jess, passé un petit quart d’heure et se serait tiré en douce. Il n’avait pas osé annuler avec moi, parce qu’il ne voulait pas me décevoir.

Je n’ai pas osé lui dire, quant on s’est parlé au téléphone, que je n’aurai pas été d’humeur et que bizarrement, ce soir j’avais envie d’être près de Layne et d’être là pour lui. Ce soir, il avait besoin de moi.

Triste... on se serait pas vu beaucoup cette semaine!

Vers les 20h, sans nouvelles de Layne, je me suis décidée à aller à l’hôpital pour lui apporter mon soutien moral. Je déteste les hôpitaux. Je déteste l’odeur, je déteste ce que ça représente et je déteste l’impression de sentir la présence des derniers fantômes qui venaient de quitter cette vie. Les hôpitaux m’impressionnent et ont le don de me foutre les boules.

Layne était heureux de me voir. Le pauvre, je ne l’ai jamais vu aussi tendu et renfermé. Il ne pipait pas le mot et restait figé en fixant ses pompes. Il serrait fort ma main dans la sienne, mais je crois qu’il avait dû oublier même qu’il tenait ma main tellement il était tendu. De temps en temps, il levait un regard inquiet à l’approche d’infirmières ou de médecins.

Layne n’avait pas faim, je le comprends, moi non plus et ce n’était pas un de mes copains. Il a seulement avalé plusieurs cafés et attendait avec impatience des nouvelles ou de pouvoir voir son pote. Les parents de son copain se trouvaient dans une autre salle d’attente et devaient mourir d'angoisse. Berk, je déteste vraiment les hôpitaux. Les autres copains avec Layne le laissaient tranquille et discutaient dans leur coin.

Je suis restée env.2h auprès de lui, après je ne pouvais pas m’enfuir assez vite de cet environnement étouffant.

A la maison, je lui ai quand même préparé quelque chose de léger pour le cas où. Cette fois, Layne est rentré vers les 3h du matin, complètement sur les rotules. Apparemment, les opérations s’étaient bien passé et qu’il fallait attendre le lendemain pour connaître son état. Layne a avalé ce qu’on appelle vraiment “un morceau” et il a été se coucher. Pauvre chou.

Je n’avais pas sommeil, mais je me suis couchée à côté de lui en le prenant dans mes bras jusqu’à ce que je sois sûre qu’il s'endorme pour me relever. Je n’étais pas fatiguée.

*   *   *   *   *

C’était un accident (31 jan 09 -sam)

Publié dans diary, janedo, journal

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30 -- Pas de Layne mais un chocolat chaud

Publié le par JaneDo


Haaaaah, il neigeait, j’adore. Temps qui me donne envie de me rouler en boule dans mon lit ou sur le canapé devant la télé, un petit feu crépitant dans la cheminée. Pourquoi pas avec quelqu’un qui me cocolle comme un chatton et ronronner de tout mon soûl.

J’avais envie des bras de Pascal...

Pascal; c’était pas possible, il avait un dîner chez ses parents avec des amis à eux. Bien sûr avec Jess. Gros gros soupir.

Sortir? Je n’en avais pas envie. Ce n’était vraiment pas un temps à mettre le nez dehors. Owhhh,
j’avais vraiment envie d’être avec Pascal par ce temps. Pourquoi est-ce qu’il fallait qu’il ait un dîner ce soir?Quelle poisse! Comme je ne pouvais pas être avec Pascal, il y avait Layne. Il n’était pas vraiment du genre à rester tranquille et cocoller. Si seulement il était du genre à rester allonger l’un près de l’autre, tendrement, sans rien faire d’autre! Bah, j’insisterai, lui expliquerait et insisterait encore... Ouais, ça allait juste gâcher mon plaisir et me prendre la tête. Poisse.

Impossible de joindre Layne sur son natel...  alors je lui ai laissé 2 messages. Hum! Sur sa ligne privée non plus. Je devinais qu’il avait probablement un autre programme pour la soirée.

En début de soirée, j’ai été mangé avec mes potes et je suis rentrée. Aller traîner dans un bar enfumé ne me tentait pas trop.

Maintenant que j’avais eu l’idée de passer la soirée avec mon copain, ça m’énervait de ne pas réussir à le joindre. A quoi ça sert d’avoir un copain si on peut pas partager les moments importants ensemble ou les soirées du week-end? Est-ce que j’étais injuste parce que je n’avais rien d’autre à faire ou parce que Pascal était occupé? Je détestais être injuste!

Avec toute la neige qui tombait, je m’étais arrangée pour que Patricia passe le week-end chez ses parents. J’avais absolument besoin d’être un peu seule sinon j’allais finir par mordre.

Presque minuit et toujours pas de nouvelles de Layne. Il poussait là! Entre la colère et l’ennuie, je décidais d’aller voir ce qu’il fabriquait. Chez lui; personne. C’était normal, je m’y attendais, sinon il m’aurait rappelée. J’ai ensuite navigué dans les endroits où je pensais le trouver; rien. Pas de Layne. Petit tour chez Alexia et Miss Tennis; niet. C’était de toute manière un peu tôt.

C’était un peu compliqué de pouvoir surveiller tous les coins en même temps; chez Alexia, Miss Tennis, chez lui, les bars qu’on fréquentent, les boîtes... Crevant, et je risquais de le rater. Alexia et Caroline étaient au Tiger, et il n’y avait pas de Layne.

Bah, j’allais finir par fiche en l’air ma soirée de repos à tourner en rond comme ça, et les routes n’étaient pas vraiment sûr. Je me voyais mal en train de devoir dépanner quelqu’un planté au milieu de la route en pleine nuit. Alors, après réflexion, je décidais de rentrer me coocooner toute seule.

En rentrant, j’ai eu envie de faire un tour du côté de chez Pascal. Après tout, il allait bientôt rentrer puisqu’il ne sortait pas rejoindre les copains.

Ce qui me faisait chier, c’était l’idée que Layne allait sûrement utiliser ce temps pourri pour son excuse; il me racontera sûrement une foutaise comme quoi il aurait dormi chez un copain ou un truc dans le style. Et pour son natel, la plus vieille excuse du monde; plus de batteries. La rage.

Après m’être gelée pendant env.30mn dans le jardin de Pascal, sous la neige, enfin de la lumière... Mais il était tout seul. Pas de Jess à l’horizon. J’ai vérifié mon natel; pas de messages. Pourquoi est-ce qu’il ne m’a pas appelée puisqu’il était tout seul? Il est monté à l’étage se changer, alors j’en ai profité pour lui envoyer un message. J’ai osé me rapprocher de la maison. Iiiiah, je pouvais me rincer l’oeil à le regarder. Miam miam, il était à torse nu et il s’était mis sur le tapis roulant pour courir. Qu’est-ce qu’il était mignon quand même.

Il n’a pas regardé son natel, je décidais de le faire sonner, mais apparemment c’était sur silencieux. Quelle barbe; j’aurai voulu lui dire que j’étais devant chez lui et que j’avais envie de le voir.

Je ne pouvais quand même pas aller sonner chez lui comme ça! Et s’il n’avait pas vraiment envi de me voir ce soir? Ou si Jess était là et qu’elle dormait? Puis zut, on verra bien. J’ai frappé à la porte-fenêtre, mais il n’entendait rien avec les trucs dans les oreilles. Je commencais à ressembler à un sapin avec toute la neige qui tombait, j’avais les pieds gelés et j’étais trempé. J’ai fait le tour et j’ai sonné.

Surpris, il l’a été en me trouvant devant sa porte. Je lui ai dit que j’étais dans son jardin et que je l’avais vu rentré tout seul. Il m’a fait entrer et m’a séché la tête en riant. Il me trouvait un peu gonglée d’être venue comme ça, sans compter mes traces dans la neige. Heureusement qu’il allait encore neiger. Puis il s’est rendu compte que si j’avais pu le regarder à travers ses fenêtres, quelqu’un d’autre pourrait en faire autant. Et il n’y avait pas que ça... Il m’a juste embrassée qu’une fois. Maintenant que Jess habitait là, c’était leur maison, Pascal n’allait certainement pas faire de gestes déplacés ou quoi que ce soit sous leur toit.

Pascal ne voulait pas venir chez moi. Apparemment, Layne lui a demandé... non, ordonné de ne pas m’approcher et que s’il le trouvait chez moi, ça risquait de mal se passer. Je comprenais, même si ça me rendait furieuse. Le culot. Où est-ce qu’il était donc ce soir, lui qui osait demander à Pascal de me laisser tranquille?

J’ai voulu rentrer, mais Pascal n’avait pas envi de me voir partir. Alors on est resté chez lui, se comportant comme de parfaits et simples copains. Au cas où Jess rentrait à l’improviste, elle ne nous trouverait pas dans une situation compromettante.

Je suis rentrée quand même avant que Jess n'arrive finir mon coocooning chez moi. Je préférais quand même qu’elle ne me retrouve pas chez elle. Je souriais toute seule sur mon canapé en me rappelant Pascal me sécher comme si j’étais un petit chat.

C’était drôle de penser que,  nous les femmes, quant on quitte l’enfance, on a plus jamais personne, plus la maman pour nous chouchouter comme ça.

Pendant un tout petit moment, j’étais retournée en enfance et je me suis laissée dorlotter par Pascal, comme ma mom l’aurait fait. Je l’ai laissé me sécher, m’enlever mes bottes et les mettre sécher, me préparer un bon chocolat tout chaud. C’était vraiment trop chou. C’était drôlement agréable d’être simplement ensemble même si je ne pouvais pas le couvrir de bisous.

C’était toutes ces petites choses qui me faisait l’aimer autant.

*    *    *    *    *

Pas de Layne mais un chocolat chaud  - (30 jan 09 -ven)

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29 -- Juste l'apercevoir

Publié le par JaneDo

 


Super... Après s'être couché vraiment tard, le matin, évidemment avec Layne, c'est tout le monde debout. Il ne se lève jamais à la 1ère sonnerie de son foutu réveil, alors il faut subir ce truc qui sonne toutes les 5mn. Un de ces matin, je vais finir par le jeter à travers la pièce.

Les yeux dans les pompes, j'ai fini par gentiment l'arrêter et je me suis traînée jusqu’à la cuisine, lui préparer du café. Je l'ai entendu se lever mais il ne venait toujours pas à la cuisine alors, j'ai été le chercher pour éviter qu'il finisse par se rendormir. Oh! Il était bien réveillé, il n'allait pas se rendormir et il était d'humeur joueur. C'est drôle, des fois il me fait penser à un jeune chiot fou. Comment certains arrivent-ils à être si réveillé, si tôt le matin... c'était affligeant.

Après le départ de Layne, j'ai rampé jusqu'à mon lit pour terminer ma nuit... Mais c'était pas la peine, j'étais réveillée maintenant.

C'était jeudi, et j'avais envie de voir Pascal donc je sortais ce soir, vraiment impatiente de le voir même sans lui parler. Layne avait le tennis avec un de ses copains, et passait après me chercher pour sortir. Ses potes allaient nous rejoindre au Tiger. Je n'en avais pas trop envie. Ils étaient tous au courant de ses frasques, à cause de ça, je n'avais pas envie qu'ils nous voient ensemble. Crap.

Pascal n'était pas encore arrivé quant on a atterri au Tiger. Il m'avait dit qu'il ferait un saut mais en voyant Thomas, Jess et les autres j'avais un petit doute.

Je crois que j'arriverais toujours à sentir sa présence avant même que mes yeux n'impriment sa silhouette. J'ai vite lancé un petit coup d'oeil à Layne quant j'ai senti sa présence, mais Layne m'observait, alors je ne pouvais pas vraiment chercher Pascal du regard. C’était dur, j’avais l’impression que mon cou avait pris le contrôle et que ma tête voulait tourner toute seule. Il m'avait aussi repérée et m'a fait un gros sourire et un petit clin d'oeil. Je lui avais demandé d'éviter de venir vers nous parce que Layne était au courant pour le week-end. Je préférais éviter qu'ils ne se donnent en spectacle dans un bar qu'on fréquentait tous. Mais, c'était sans compter Layne... Dès qu'il a vu Pascal, il m’a plantée au bar et a filé vers lui. J'avais les jambes qui tremblotaient un peu... enfin... beaucoup.

On les voyait discuter dehors. Impossible! Ils n'étaient certainement pas en train de discuter du dernier match de foot, ils avaient l’air bien trop sérieux. Ils parlaient probablement du week-end avec Pascal. Heureusement que j’avais pu l’avertir.

Caroline, Alexia et 2 autres de ses copines sont arrivées à ce moment là. Les 2 copines sont entrées attendre dedans, tandis que Caroline et Alexia sont restés avec les garçons, dehors. Ils se sont lancés un petit regard, celui de Layne était amusé. Pascal, lui, un peu ennuyé a jeté un coup d’oeil dans ma direction. Ils avaient l’air malin, je pourrais tiquer de voir les 2 copines avec les 2 mecs de ma vie! Hum... Les copains à Layne me dévisageaient essayant de deviner ma réaction. Je me donnais à fond dans mes éclats de rire et dans les conversations. Pas question que je me montre embêtée par ces 2, ça leurs feraient trop plaisir.

Je ne savais pas de quoi ils parlaient, mais ça ne me faisait même pas tiquer quant en riant, Alexia s’accrochait au bras de Layne. Il n’y avait pas de raisons, j’étais là, il ne pouvait rien se passer. Je me suis rendue compte que Caroline était légèrement plus coincée qu’Alexia, et moi qui pensait que c’était le contraire!!

Pascal est rentré en laissant Layne dehors avec les filles. Jess l’attendait et a pris possession de son homme.

Je ne m’étais pas rendue compte que Thomas s’était approché et m’a demandé en chuchotant à l’oreille si ça allait. Bien sûr que ça allait, et même si c’était pas le cas, j’aurai rien dit. Il s’est installé sur le tabouret derrière moi et m’a tirée sur ses genoux. On a bavardé un peu de sa semaine, il avait repris le travail en fin de semaine. Il ne se sentait pas encore au top, mais il s’ennuyait moins qu’à la maison. Thomas avait toujours besoin d’être entouré, il ne supportait pas la solitude.

La soirée a été ok. Je pouvais posé mes yeux sur Pascal même si on a soigneusement évité de trop se parler.

Jess m’a proposé d’aller faire les magasins avec elle samedi. Iak, pas envie. Rien ne me ferait faire les magasin avec elle. J’ai prétendue avoir un truc avec ma famille et en rigolant, elle m’a demandé si c'était comme la dernière fois où j’avais trouvé une excuse bidon et qu’elle m’a retrouvée dans les magasins? Hahaha... drôle. Elle a insisté en disant que ce serait sympa et qu’elle allait finir par avoir l’impression que je l’évitais. Cette fois, aucune chance qu’elle me trouve dans les magasin, ça c’était sûr. Pas question de tomber sur elle par hasard, même s’il n’y avait qu’une chance sur mille.

Layne légèrement ironique a proposé de nous accompagné et pensait que je pouvais faire un effort pour faire plaisir à Jess... Mouais, ben voyons! Il se moquait de moi sachant bien que ça me gênait. Grrr. Mais ça en est resté à; “une prochaine fois peut-être”. Jess savait bien que je l’évitais. Elle ne savait pas encore pour le week-end, mais je pouvais donner ma main au feu qu’elle le saurait bientôt. Je me demandais si je n’aurais pas meilleur temps de le lui dire moi-même comme ça c’était fait!

Après leurs discussions dehors, Pascal avait l’air triste, pensif et dans la lune. On s’est très peu parlé, et il n’a plus affiché son si beau sourire du reste de la soirée. Il était peut-être juste dans sa bulle.

On est pas rentré trop tard, et Layne a décidé de rentrer dormir chez lui. Il trouvait qu’on faisait un peu trop ménage à 3 avec Pat dans les pattes. Hihihi, je ressentais la même chose.
J’avais déjà commencé à préparer mon petit programme de la soirée oubliant Pat... Déception totale quant je me suis rappelée que la soirée tranquille serait pour une autre fois... Crap.

Le pieds géant, j’avais toute la place dans mon lit alors  j’ai dormi comme un bébé. Miam miam et le matin, yipiiii, personne pour me tirer du lit.

*   *   *   *   *

Juste l'apercevoir  (29 jan 09-jeu)

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28 -- Drôle de Phase

Publié le par JaneDo


Je vais me la faire... Ok, on dit que je suis pénible, mais perso, je ne trouve pas. Quoi de plus simple que de laver la baignoire après avoir pris une bain, tout de suite et comme ça, pas besoin d'y repenser, n'y d'y revenir.  C'est quand même plus simple que de laisser de belles traces dégueux décorant le tour de la dite baignoire. Grrrrr. Pas possible!

Ça m'ÉNERve! Ce qui m'énerve le plus, c'est de devoir le lui rappeler sans arrêt, de me rappeler de le lui le rappeler. GRRRR. Ça me rend hyper grinche. Je suis sûre qu'elle imagine qu'à force, ou si je veux prendre un bain, je vais être obligée de le faire. Pas question, chacun nettoie sa merde. Non mais

Bon, ok, ses côtes cassées... mais, c'est son petit copain qui les lui avait brisé les côté, son problème, sa faute...

Bahhhh, peut-être que je suis injuste... un tantinet... Maybe. Mais je ne suis pas sa mère, et c'est une des raison qui fait que je ne supporte pas de vivre avec quelqu'un, c'est de devoir faire ce qu'ils auraient dû faire eux-mêmes ou passer mon temps à le leur rappeler. Je suis furax. furibonde, furieuse... Yaaah.

Je commençais à passer presque toutes les nuits dehors, hors de chez moi où je n'arrivais pas à trouver la paix. Une vieille habitude peut être, mais je me précipitais toujours pour rentrer dans mon chez moi avant de me rappeler qu'il y avait un intrus et que je ne m'y sentais pas bien pour l'instant. Et le bavardage, et les trucs qui traînent dans tous les coins, et le dentifrice qui traîne au lieu d'être dans son verre,  et les assiettes sales ailleurs que dans le lave-vaisselle, et le lait qu'elle ne remet pas dans le fridge... Impossible de travailler, impossible d'avoir un peu de tranquillité, impossible de me concentrer... J'en avais hyper marre!

Le soir, je lui faisais à manger ensuite, j'attendais le moment béni où elle irait se coucher, mais elle traînait au salon pour avoir de la compagnie. Et moi, la compagnie, j'en avais pas besoin. Je dois être trop bizarre. Pour combler mon désarroi, voilà que Layne avait décidé de passer la soirée chez moi. J'avais trouvé tout un tas d'excuses pour ne pas aller chez lui, du coup, je l'avais sur le dos. On ne pouvait pas se parler. J'en connais un que ça arrangeait bien!!!

Layne s'est alors transformé en chou-fleur "love-love". C'était chou. Je me demandais si je m'en apercevais à cause de la décision que j'avais prise, ce qui rendait les choses difficiles. Je me détestais. Je crois qu'il ne me rendait pas indifférente. Ciel... Etais-je amoureuse de ce rustre farfelu et caractériel? Waouh, je devais être un poil mazôt.!!!!

C'était sa nouvelle combine; passer plus de temps ensemble. Il pensait peut-être que si je voyais Pascal, c'était parce qu'on ne passait pas assez de temps ensemble? Si c'était le cas, il avait tout faux. Et moi, j'allais finir par hurler à mort un de ces 4. Layne était partout. Je ne pouvais pas tourner sans qu'il soit là à essayer de me prendre dans ses bras. 
Ça m'étouffait... Il était tout le temps sur moi; à me tirer à lui, à me caser entre ses jambes pour regarder la télé, et les bisous qui n'en finissaient pas. Layne était adorable, je ne pouvais pas me plaindre, c'était juste que j'avais besoin d'être un peu seule, et si je n'avais pas ma dose de solitude, je devenais irritable.

Mince, j'étais dans une drôle de phase..

*   *   *   *

Drôle de phase  (28 jan 09 -mer)

 

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27 -- Petits aveux à Layne

Publié le par JaneDo


  • Tu étais avec lui n’est-ce pas?
  • Oui, j’étais avec Pascal.
  • Vous vous voyez toujours hein? Dis moi, c'était déjà le cas quant tu m’as demandé de sortir avec toi ou vous avez recommencé à vous voir après?

Aïe, son oeil gauche lancait des flammes, et sa bouche ne souriait pas. Bon, yééééh pourquoi aurait-il souri? Ouuuuuh, trop louche. Son ton était celui de la discussion, si je lui répondais, qui me dit qu’il n’allait pas me sauter à la gorge et m’étrangler avec mes mots? De toute façon j’avais décidé de ne pas lui mentir, j’allais lui dire la  vérité, et le laisser prendre l’initiative de la rupture. Ouais, mes vieux travers, je déteste toujours le mauvais rôle.

J'avais passé la journée à essayer d'éviter ses coups de fils, mais finalement, il m'avait envoyé un message pour me demander d'aller chez lui, sinon il passerait à la maison et qu'on étallerait notre linge sale devant Pat... Hum, donc...

  • Alors?
  • Je... Je le voyais déjà.

Il s’est assis sans me quitter des yeux. Je crois que son nez lançait de la fumée comme un taureau prêt à charger. D'accord, il était peut-être un peu énervé, ça ne se voyait pas sur son visage, mais ça s'entendait dans sa voix.

  • Depuis?
  • Héééé?
  • Depuis combien de temps?
  • Je... ça je... Je sais pas.
  • Tssse, tu te fou de ma gueule ou quoi? Depuis combien de temps?
  • Je n’ai pas envie de répondre à ça, je sais que tu va courir le dire à Jess.
  • Et? Quelle importance? Donc, quant Jess était venu te faire une scène, c’était totalement justifié. Hummm. De toute façon, Jess ne veut que ce qu'elle ne peut avoir. Le petit complexe de la petite fille riche quoi! C'est seulement quant quelqu'un d'autre s'intéresse à son mec que tout à coup elle le remarque et le veut plus que tout. Elle est possessive et territorial. Quand même, tu m’as bien berné pendant un moment.
  • Dis donc, et c'est monsieur fidélité en personne...

Il me regardait avec un de ses petits airs que je trouvais trop mignon, mais que je ne comprenais pas vraiment. Ça pouvait aller dans un sens comme dans l’autre..

  • Alors, j’aimerai comprendre... Pourquoi vouloir sortir avec moi?
  • Parce que tu n’en aurais rien à cirer si je voyais, comme toi, d’autres personnes.
  • D’autres personnes? Ou... Pascal? Ne répond pas, j’en ai une vague idée. De toute manière, je m’en doutais. Quelle sympathique petite équipe on fait, hein? Tout le monde couche avec tout le monde.
  • Dis... t’es gonflé tu crois pas! Toi qui couche avec tout ce qui bouge
  • Correction; tout ce qui bouge et qui porte une paire de nénés. Je fais pas dans les tapettes. Malgré tout, je tenais à toi.
  • Haaah! Donc, quant tu t’envoyais en l’air avec Alexia, c’était parce que tu tenais à moi? Waouh... elle est plutôt bonne celle-là.
  • Tu voyais bien Pascal toi.

Glups, je me suis rappelée trop tard que je voulais utiliser l’excuse d’Alexia pour dire que j’avais recommencer à voir Pascal seulement après les avoir trouvé ensemble. Donc, je lui ai rappelé qu'il ne savait rien à ce moment là!!! Je me suis plantée, ZUT!

Il a eu un petit rire bizarre; amer et en même temps amusé. Pourtant, j'avais la bizarre impression qu'il s'était quelque peu calmé depuis le début de la discussion. Il s'était levé et les mains dans les poches me jetait des regards de travers en se mordillant l'intérieur de la joue. Il était chou.... (Iiiiiiahhhiii... un petit format de moi courait en rond dans ma tête les mains sur les oreilles en hurlant) Je ne dois pas le trouver chou, il était sensé me plaquer là!!!

  • J’étais furax. C'était idiot que je ne m'en soit pas aperçu plus tôt, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. En tous cas, pour moi c'était clair à vous voir ensemble; vos gestes, les câlins... J'ai compris. Je savais que vous n’aviez pas joué au monopoli avec Pascal, non mais, tu te rappelle un peu ton état?Tu avais mal partout et tu ne voulais même pas que je te touche après que... que...  Tu crois qu’on s’était cogné dessus pourquoi à ton avis? Je devinais comment s’était passé votre soirée et j’étais furieux. La manière que vous vous regardez et tout... Ahhh ça me rend furieux.
  • Vous... Vous vous êtes battu pour ça? Je ne le savais pas.
  • J’ai bien pensé qu’il ne te dirait rien.
  • T'as regardé le plafond avec alexia peut-être?

 Il me regardait avec un de ses petits sourires. Trop trognon!

  • Tu pensais me plaquer hier soir, non? Tu n’as pas pu le faire hein? Il est marié, si je dois te le rappeler et je n'ai pas l'intention de lui laisser le champ libre avec ma nana.
  • Tu veux pas me faire croire que tu as commencé à voir Alexia à cause de ce week-end là? Impossible. (J’ai ri.) Je ne croirais jamais une chose pareille.
  • J'était vraiment furieux et jaloux... Hé, n’essais pas de tourner la table sur moi. Ouais, on peut dire qu’on ne vaut pas mieux l’un que l’autre, non?

Je m'attendais à ce qu'il me plaque après lui avoir avoué avoir passé le week-end avec Pascal, aussi qu'on se voyait avant, pendant... Mais rien ne se passait comme prévu, au contraire, on dirait que son humeur avait changé du tout au tout et il m'a prise dans ses bras. J'était un peu "choc". Le Layne que je croyais connaître m'aurait envoyé illico sur les roses et se serait tiré pour aller rejoindre une de ses nana.

  • Tu va arrêter de le voir. Si jamais j'apprends que tu le vois en dehors des sorties habituelles, je lui tords le cou.
  • Quoi? Tu te fou...
  • Non. Je suis sérieux. Il n’est pas question que ma nana bidule avec un autre type derrière mon dos.
  • Attends, laisse moi voir si j’ai bien compris... Tu as le droit de batifoler à droite et à gauche et moi je devrais gentiment t’obéir et attendre que tu aies du temps à me consacrer? Tu plaisantes j’espère?
  • Je ne plaisante pas. Tu sais bien que les mecs, c’est pas pareil. On a pas besoin de sentiments pour coucher, vous les filles, oui!

Waouh... Ça ne marchait pas du tout comme je l’avais imaginé... C’était pas bon. Il ne me restait plus qu’à utiliser une de mes vieilles méthodes pour qu’il me plaque. Pour l’heure, il n’était pas question qu’on papote comme des potes à ce sujet. Fallait que je trouve le moyen de le faire arrêter et je n’en connaissais qu’une. En même temps, je me sentais tellement coupable et mal. Je ne devrais certainement pas, Layne était loin d'être un ange.

Il m'a prise dans ses bras, j'ai fondu. Il était chou quand même, je ne pouvais pas lui faire ça. Il avait ses moments et, c'était bizarre, mais je ressentais quand même quelque chose pour lui. J'aimais lorsque ses yeux s'assombrissaient quant il était passionné, j'aimais ses manières possessives avec moi, j'aimais aussi le voir fondre sous la tendresse. Quelle poisse j'étais mal barré!

*   *   *   *   *

Petits Aveux à Layne (27 jan 09 -mar)

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26 -- Pas prête à faire ce qu'il faut

Publié le par JaneDo


J'avais passé la fin de mon week-end sous pression, et la seule chose que je voulais en rentrant c’était un peu de paix et un silence total. J’étais vraiment crevée. Pour l’avoir, je n’avais qu’une seule solution; me retirer dans ma chambre, fermer la porte... à clef. Seul refuge où Pat ne pouvait pas me déranger. J’ai allumé la télé, mais je ne la regardais pas. J’ai mis un casque avec de la musique à plein tube pour me déconnecter du reste du monde.

J’avais beau tourner les choses dans tous les sens, j’aimais Pascal plus que tout et je ne pouvais pas imaginer être sans lui. Donc, il ne me restait plus qu’à rompre avec Layne. Et j’aimais beaucoup Layne malgré tous ses défauts. En pensant à ses défauts, ça me faisaient sourire.
Je n’étais pas moins attachée à lui parce qu’il avait des aventures à droite et à gauche, au contraire je le comprenais. Trop de jolies filles et qu’une seule vie. Ce n’était pas agréable à voir, mais quant je ne voyais rien, ça m’était égal. Non, je ne lui en voulais pas.

Ok, soyons logique, s’il n’y avait pas de Pascal, et que j’avais dû passer la plupart de mes soirées et week-ends seule pendant que mon petit copain s’amusait avec d’autres filles, je trouverais sûrement ça moins amusant. Ouais... drôlement moins amusant.

A 2h du matin, Pat est venu cogner à ma porte. Il m’a fallu un moment pour l’entendre avec la zik dans les oreilles. En fait, ce n’était pas Pat, c’était Layne. Merde, je n’avais pas encore eu assez de temps pour organiser la future rupture.

Quant j’ai ouvert, Layne m’a attrapé par le bras et m'a traînée jusqu'à sa voiture, sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit. Pas eu le temps de mettre de chaussures non plus, j’étais en slaps. Dans la voiture, j’ai essayé de savoir à quelle sauce j’allais être mangée, mais il ne parlais pas. J’avais un peu les flopettes et je n’arrivais plus à diriger mes pensées, ni à préparer un plan.

Ok, il fallait qu’on se sépare. Je ne pouvais plus continuer à me voiler la face!

Je voulais être aussi courageuse que Pascal, qui malgré les chemins bizarres que j’avais pris, malgré que je sois avec quelqu’un d’autre, malgré que je lui ai à plusieurs reprises fait honte, malgré toutes mes petites conneries, n’a jamais caché ses sentiments. Je voulais me montrer à la hauteur. Vis-à-vis de lui, face à ses parents, à cause de Jess, je ne pouvais pas continuer à sortir avec quelqu’un d’autre si je prétendais l’aimer.

Mais, zut, il était passé 2h du mat, je n’avais vraiment pas envie de me prendre la tête maintenant et... j’aurai voulu parler à Pascal avant, entendre sa voix, question de me donner du courage... mais... je ne pouvais pas l’appeler maintenant... poisse.

Je n’arrivais pas à deviner si Layne était en colère ou pas ou s’il était d’humeur à ce que je fasse une petite crise pour exiger de rentrer chez moi et discuter demain... Oui, c’est ça, demain serait parfait! Non d’un chien, c’est ce que je devrais faire, remettre ça à demain. Aïe, est-ce que je commençais déjà à faire marche arrière?

A peine avons-nous passé la porte qu’il a lancé le ton;

  • Tu n’étais pas avec ta copine en montagne. Est-ce que tu veux me dire où tu étais? Même si... je veux l’entendre de ta bouche.

Oh là là, je fais quoi, j’attaque ou je plie?

  • Layne? Il est tard et je suis crevée, j’ai juste envie de dormir. On ne pourrait pas parler de nos week-ends respectifs demain?

J’ai plié... Mais j’avais insisté sur le “nos” et, à la lueur dans ses yeux, je crois qu’il avait compris qu’on ne parlerait pas seulement de mes va-et-vient. J’avais gagné... hihihi...

  • Tu étais avec Pascal.

Glups. Je croyais avoir la main... Glups... mais ce n’était qu'une demi victoire. Il m’avait lancé sa phrase et n’a pas chercher à discuter, comme s’il pensait me sondait. Bon au moins, je pouvais me préparer. J’aurai toute la journée pendant qu’il sera au travail... mouais!

Malgré ce qu’il pensait savoir, même s'il était sûrement en colère, il a passé l’éponge... pour ce soir. Il entendait marquer son territoire... grrr... je n’étais pas d’humeur. Mais c’était ça ou discuter, et discuter, il ne semblait pas en avoir envi. Comme toujours quant il était de mauvaise humeur, il était plus brusque, mais je pouvais le supporter, j’avais besoin de temps.

Layne était déjà parti quant je me suis réveillée, et je n'avais pas ma voiture pour rentrer, zut. Je n'avais plus qu'à prendre un taxi, en training et en slap. Génial

Patricia était déjà debout et son moulin à paroles fonctionnait à plein régime. Je l'ai écoutée gentiment en souriant pendant environs 1h, après j'ai pris la fuite avec mon chien. Au retour, je lui ai dis que j'étais crevée et je me suis enfermée dans ma chambre. Après avoir parlé avec Pascal, je me sentais plus sûre de moi et détendue. Toutefois, je n'étais pas prête pour voir Layne, je voulais que ce soit lui qui prenne l'initiative de la rupture, que ce soit sa décision, et pour ça j'avais encore quelques efforts à faire ;)) Donc quant Layne a cherché à me voir, j'ai prétendue être malade et que je n'étais pas en état de le voir.

Je n'étais pas encore prête.

*  *  *  *  *

Pas prête à faire ce qu'il faut  (26 jan09 -lun)


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25 -- Retour d'un week-end gâché

Publié le par JaneDo


En tous cas, c'était un peu raide de manger avec les parents d’un mec qui ne vous apprécient pas et vous ont pratiquement trouvé en tenue de naissance...

Pour ne pas mettre ses parents de mauvaise, j’aurai préféré que Pascal se retrouve dans sa chambre au réveil, mais il n’en avait pas envi, ni que notre week-end soit bousillé par la présence de ses parents. Je sentais quand même qu’il était tendu et qu’il avait l’habitude de ne pas contrarier ses parents. Il n’avait sûrement jamais été le genre de gamin qui cause des problèmes à ses parents. Je respectais ça, j’étais pareil. J’aimais mes parents et n’avais jamais été du style à faire des vagues pour attirer l’attention de mes parents. Même étant 4 gosses, on avait toute l’attention de nos parents, nul besoin de chercher à en avoir plus. On cherchait à gagner le respect et la fierté de nos parents. J’avais l’impression que Pascal était pareil.

Je comprenais parfaitement le malaise de ses parents vis-à-vis de Jess, c’était plus que normal. Il aurait été aussi normal que je quitte les lieux, parce que c’était plus que gênant dans tous les cas de figure. Thomas avait prétendu ne pas être au courant, c’était normal aussi.

Avec raison, Jess serait furieuse d’apprendre que son frère savait depuis longtemps et nous avait couvert en quelque sorte. Et ce n’était pas à leurs parents de se retrouver en sandwich dans cette histoire. Non, vraiment, la seule personne qui n’avait rien à faire là, c’était moi. Et le peu de temps que nous avons passé, le dimanche au chalet, nous avons évité tout débordement d’affection. Nous nous sommes comporté en simples copains. Sa maman m'a invitée à prendre un café chez eux dès leur retour sur Lausause. J'ai accepté en la remerciant, mais bien sûr, il n'en était pas question. J'avais pas l'intention d'aller me jeter dans la gueule du loup et me laisser bouffer toute crue.
.. On était impatient de partir...

Jess avait prévenu Thomas qu’elle était rentrée plus tôt pour faire une petite surprise à Pascal alors il a décidé de rentrer avec nous. Le pauvre, en sachant que ses parents allaient au chalet, il avait essayé de nous joindre, mais on avait coupé nos natels, alors malgré sa crève, il les a accompagné. Il n’avait pas réussi à nous prévenir.
Y avait pas à dire... notre week-end sur la "planète ailleurs" était fichu!

Les parents à Pascal ont essayé d’être sympathique, mais ça ne devait pas être très facile pour sa mère. Aucune mère n’aime voir son fiston chéri s’envoler avec une autre femme, et surtout pas une qu’elle n’avait pas choisi. Pascal n'avait presque pas desserrer les dents de la journée et pas des masses durant le trajet du retour. Si Thomas n'avait pas été là, je n'aurai pas fait mieux!

Les garçons m’ont déposé avant de rentrer.

Patricia se larvait devant la télé. Fatiguée, j’en ai fait autant. Elle aurait aimé que je lui raconte mon week-end. Mais quoi lui dire; que c’était chouette jusqu’au samedi soir puis les parents à Pascal nous sont tombés dessus alors qu’on était pratiquement à poil! Bahhh, naaah, j’avais vraiment pas envie d’en parler. Je préférais effacer les derniers 24h de ma mémoire pour l’heure.

En rallumant mon natel, j’ai réalisé que Layne avait essayé de me joindre non-stop le samedi. Ces messages allaient du gentil à colère, ça allait barder pour moi, il ne me restait plus qu’à trouver une bonne excuse. Patricia m’a appris qu’il était passé à la maison samedi, et que pressée de question, elle a fini par lâché que j’étais en montagne. Elle ne lui avait rien dit de plus. Hum... la connaissant, ça m’étonnerait, mais elle m’a juré qu’elle n’avait pas mentionné Pascal.

De toute façon, je n’avais pas envie de le voir ce soir.

Il me semblait que tout ceux que nous fréquentions étaient au courant de ma relation avec Pascal. Somme toute, je n’avais plus vraiment de raison de me cacher derrière Layne. Mais est-ce que j’avais vraiment envie de rompre avec lui? Vis-à-vis de Pascal, ce serait sûrement la chose à faire...

J’étais tellement crevée qu’essayer de raisonner me donnait mal à la tête, alors j’ai remis ça à plus tard. J’étais trop naze!

*  *  *  *  *

Retour d'un week-end gâché  (25 jan09 -dim)

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