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diary

24 -- Parents? Mauvaise surprise

Publié le par JaneDo


Le lendemain matin, en la femme parfaite, j’ai porté le petit déjeuner au lit à mon petit coeur. Ça changeait, pour une fois, c’était à moi de le gâter. On a ensuite été se balader dans le village pour faire quelques courses, les produits frais nécessaires. Comme le chalet n’était pas tout le temps occupé, il fallait du lait, du beurre, etc.

C’est drôlement agréable de pouvoir se balader ensemble, sans avoir peur, de se sentir complètement libre. En fait, c’était agréable de ne pas avoir à faire attention sans arrêt à nos faits et gestes ou la manière de se regarder, se parler ou la manière de se tenir. De pouvoir se prendre par la main, se câliner ou de simplement pouvoir se prendre par les épaules. Des gestes simples, mais qu’on avait pas souvent eu l’occasion de faire entouré par nos connaissances. Comme Pascal était  plutôt du genre affectueux, j’avais la chance de recevoir des  tonnes de petits bisous et j’adorais ça.

Un vrai petit couple en Lune de Miel.

La dame de la boulangerie a cru que j'étais sa femme, qu’on rentrait de notre voyage de noces ou qu’on était en lune de miel. Hum... sourire béat sur mon visage. Et qui dit béat, veut dire bébête, nunuche, proche de stupide.

En faisant les courses, on avait croisé potes d’enfance à Pascal et on devait les retrouver à la fête du village en début de soirée. On avait trop traîné, c’était de ma faute, je ne savais pas quoi mettre, et on est arrivé presqu'à la fin. Ses potes nous ont entraînés au Pub. Je ne pouvais pas vraiment me joindre à leurs conversations, je ne les connaissais pas, mais j’étais bien, même si je ne participais pas des masses. Pascal ne me lâchait pas et s’inquiétait bien trop que je m’ennuie. Je ne m’ennuyais pas. J’avais son bras autour de l’épaule et j’étais heureuse rien que d’être avec lui. On voulait être seul, alors on a pas fait long.

Une très grosse mauvaise surprise nous attendait... on ne le savait pas encore.

On était devant la cheminée, dans les bras l’un de l’autre, pas vraiment une tonne de vêtements sur le dos, pensant être seul au monde, loin de tout, en sécurité, seul. On avait pas entendu la porte, ni rien. Il était vrai qu’on ne s’attendait pas à voir qui que ce soit pendant ses 2 jours... Ce n’était pas vraiment la meilleure situation pour se retrouver nez à nez avec des parents... Vraiment pas... surtout quant on est pas la femme légitime du jeune homme avec qui on batifole.

Une situation dans laquelle on ne se sent pas terriblement bien, heum, plutôt rétrécir à la taille d’une tête d’épingle. Ses parents... Iaaaaaaeh... Quelle poisse!

Je n'avais jamais vu Pascal rougir autant.  Heummm, moi aussi. Si sa mère aurait pu, je pense qu'elle m'aurait jetée dehors direct. Mais, elle n'a pas osé. Ça ne m’aurait vraiment pas gênée, j’aurais détaler avec joie. C’était la 1ère fois que j’ai pris autant de couleurs, tout y a passé; les oreilles, le front, les joues, tout.

Mais, les belles-mères, je connais, et j’ai une technique infaillible; ne pas leurs accorder d’importance. Faut seulement se rappeler que ce n’est pas sa propre mère,  mais une mère quand même et que son avis à la limite, je m’en tape sans pour autant le lui dire en face. Si conflit il y a, ça reste entre mère-fils, je ne m’en mêle pas, et ne m’embarrasse jamais à entrer en conflit
direct avec elles. Jamais. C’est sa mère, c’était à lui de se débrouiller avec.


En général, et surtout pendant la période bénie des débuts, la sorte de période “Lune de Miel”, ce n’est plus le fils à maman, alors ça se passe toujours bien. Il monte au créneau et défend son territoire et ses choix.

Sa mère était livide.

Thomas était monté avec eux, mais il s’est fait discret. Son père m’a saluée d’un signe de tête assez mal à l’aise, mais je crois qu’on l’était tous. C’était en fait horriblement embarrassant et si j’avais pu disparaître, je l’aurai fait. J’avais du mal à ne pas montrer mon malaise caché derrière mon sourire stoïque. Je hurlais encore à l’intérieur de ma tête. Sa mère a fait comme si je n’existais pas, pas un regard, pas un bonjour rien et s’était adressé directement à Pascal. En gros; “Qu’est-ce qui se passe ici? Et qui est cette “fille”. Dans sa bouche, c’était une insulte. J’étais une poule de couleur avec qui il avait osé se vautrer sur son tapis ultra cher, en gros... Waouh, comme entrée en matière, il y a eu mieux!

Doucement, Thomas m’a prise par la main pendant que les tours montaient entre Pascal et sa mère et je me suis éclipsée avec lui. A la lueur dans le regard à Pascal, je savais que ça allait exploser. Et ça a explosé! Thomas n’avait pas envi d’être dans les parages pendant le règlement de comptes. Et au son des voix provenant du rez, moi non plus.

Une fois à l’abri dans la chambre, je n’ai pas pu retenir les tremblements qui me secouaient tout le corps. Thomas a eu pitié de moi, et m’a juste serrée contre lui. C’était horrible, parce que j’avais l’impression que c’était pire. Impossible à contrôler. Après m’être calmée, je ne pouvais même pas avoir une discussion normale avec Thomas. Malgré mon semblant de sourire, ma voix aussi tremblait. Je crois que j’étais hyper nerveuse.

J’avais peur que Pascal en arrive à penser que je ne lui causais que des ennuis. Horrible.

Thomas nous a laissé seuls quant Pascal est remonté. Il m’a juste prise dans ses bras sans un mot. Il voulait partir de suite. Hum, j’étais d’accord. Je n’aurai pas pu espérer mieux. C’était vraiment trop gênant, et je ne voulais absolument pas me retrouver en face d’eux. Iak. Mais les choses ont la sale habitude de ne jamais tourner comme on le voudrait.

Sa mère est venue, à ma surprise totale, me demander si je voulais l’aider à préparer le dîner. Glups...  Euhm NON. C’était sa manière à elle de s’excuser en se montrant gentille et agréable. Pascal lui a dit qu’on rentrait, mais elle m’a prié de rester, que ça nous donnerait l’occasion d’apprendre un peu à se connaître. Comment refuser??? Je n’en avais aucune envie, je voulais rentrer, retourner chez moi, loin d’eux.... et vite. Si j’ignorais sa requête et que je prenais la fuite avec Pascal, j’aurai demblée le mauvais rôle. Quel calvaire. Pascal n’en avait pas plus envi que moi, sauf que moi, je gardais ce que je pensais pour moi.

Pffff... notre week-end était fichu. Quelle poisse.  C’était vraiment chiant à la longue.

Mon invisible moi m’a poussée en bas quant, tout ce que je voulais, c’était de partir d’ici. Pascal avait décidé que ce serait lui qui aiderait sa mère à préparer le dîner. Je crois qu’il ne voulait pas nous laisser, toutes les 2, seules! Tant mieux. Je n’ai absolument pas insisté, même pour la forme.

Et Thomas, quel amour... Il m’a traînée avec lui, et grâce un moment de tranquillité, loin de leurs parents, j’ai pu retrouver mon calme et ma bonne humeur. J’avais décidé de faire comme si de rien, mais j’avais l’estomac noué toute la soirée, faisant attention à mes faits et gestes, complètement coincée.

Je me suis demandée ce qui allait se passer à l’heure du coucher... mais sa mère m’avait préparé une autre chambre... Problème résolue! Malgré tout, Pascal est venu me rejoindre. Je crois que ses parents s'en doutaient... La 2ème chambre était bien évidemment pour la façade.

La soirée s’est bien passée dans l’ensemble, même si c’était terrifiante et long et... ciel... qu’est-ce que j’avais envie de rentrer moi...

*  *  *  *  *

Parents? Mauvaise surprise  - (24 jan 09-sam)

Publié dans diary, janedo, journal

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23 -- Collante comme une limace

Publié le par JaneDo


Arrhhh... Je ne m'étais jamais rendue compte à quel point je pouvais être collante. Aussi collante qu'une limace gluante. Je ne me doutais pas non plus que j'avais une si grosse soif d’énormes doses de câlins. Non, pas de câlins crapuleux, de câlins tout court. Ni mon besoin d'être chouchoutée comme une grosse chatte ronronnante.

On a filé en fin de journée vendredi... J'étais hyper prête. Rare chez moi. Mais dès le matin, j'avais déjà préparé mon sac. Hihihihi.

Trop cool d'avoir tout le chalet pour nous. Comme il n'y avait aucun risque de tomber sur qui que ce soit, on allait pouvoir vivre comme si on était un vrai couple, comme une vraie petite lune de miel. J'ai adoré chaque minute... jusqu'à ce que... enfin!

On a enfin pu parler du dimanche juste avant le départ de Jess.

Cela faisait bientôt une semaine, et on avait toujours pas eu l'occasion d'en parler. On était fort quand même. Je ne suis pas sûre qu'il m'ait vraiment cru. J'avais la d'impression que Pascal semblait douter que Jess puisse faire une chose pareille. Hélas, je n'avais plus son message. J'avais commencé la discussion par l'attaque, cela restera toujours la meilleure défense.

Je lui ai demandé pourquoi m'avoir envoyé un message pour me demander de venir s'il n'était pas seul. Que je m’étais sentie hyper mal face à leurs amis et tout. Pascal m'a assuré ne pas avoir envoyé de messages. Donc, seule déduction possible; ce ne pouvait qu'être l'oeuvre de Jess. Même s'il essayait de me croire, il avait du mal à imaginer Jess agir de cette manière. Moi aussi. Pourtant, je suis sûre qu'il avait aussi du mal à croire que j'aie pu me pointer chez lui sachant que Jess était encore là. Il nageait en plein doute. Mais au moins, il savait sûrement que je n'aurais jamais fait une chose pareille. Enfin.... je crois!

On a aussi parlé du mercredi soir après sa soirée cinéma avec Caroline.

Même si je lui ai dit avoir tout vu et entendu, il ne savait pas ce que j'avais vu au juste. Il ne semblait pas se douter que je l'ai vu embrasser Caroline ou il espérait que je ne les avais pas vu. Pascal se disait sûrement que si c’était le cas, je ne serais sûrement pas là avec lui et qu’on aurait probablement eu une grosse dispute. Il n'a pas osé me poser la question et semblait plutôt embarrassé.  Je n'allais pas non plus le préciser même si ma curiosité vorace crevait littéralement d'envie de lui poser milles questions. Parce que j'aurai voulu savoir ce qu'il avait ressenti? S'il en avait eu envi? S'il aurait voulu plus que ça s'il n'y avait pas eu de risque que je l'apprenne... Arf, des questions auxquelles je ne voulais pas de réponses non plus... Va savoir!!!

Il pensait que si je les avais vus, j’aurai sûrement eu du mal à le lui pardonner. Il était clair que si j’étais tombée seulement sur cette petite partie de la soirée et que je n’avais pas entendu la suite... certainement.

C’est vrai que si j’étais arrivée à ce moment précis et que je n’avais pas pu entendre ce qu’ils se disaient, de voir Caroline se coller à lui sans cesse, j’aurais pu mal interpréter les choses. Je serais sûrement partie sans demander mon reste, et il aurait été inutile pendant très longtemps qu’il essaie de me joindre. Je l’aurais sûrement évité et je n’aurai pas voulu écouter ses explications. Je crois franchement qu’aucune explication ne m’aurait convaincue. Arf... je ne sais pas.

Mais j'avais entendu Pascal dire qu’il tenait à moi et c'était tout ce qui comptait. De plus, ça n’avait pas été plus loin qu’un baiser...

Le vendredi soir, on est resté toute la soirée collé-collé.

On avait prévu d’aller manger dehors, mais finalement comme un vieux couple ringard, on est resté au chalet, cuisiné ensemble pour ensuite se larver devant la cheminée à bavarder. Je n'arrêtais pas de le bombarder de bisous, je n'arrivais pas à m'en empêcher. J'avais tout le temps envie de l'embrasser, d'être collée à lui et il se laissait faire alors....

Une vraie limace, et dieu sait que je déteste les limaces.

*  *  *  *  *

Collante comme une limace  -(23 jan 09-ven)

Publié dans diary, janedo, journal

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22 -- Regards de chatte en chaleur

Publié le par JaneDo


C’est la folie, mais j’adore être avec Pascal. Quant je pense à Pascal, c’est; chaleur, tendresse, couché de soleil, plage aux sables fins, main dans la main... Layne, lui c’est; tornade, tempête, les bruits de la ville, soirées arrosées, disputes et réconciliations.... La tendresse chez Pascal est spontanée et complètement naturelle, chez Layne c'est souvent quant il a une idée derrière la tête. Personne n'a dû lui apprendre que ce n'était pas ça les préludes!

Avec Pascal, on a prévu de fuir les environs pendant le week-end et d’aller à son chalet. Au moins là, personne ne viendrait nous déranger. On sera libre; pas de Thomas, pas de Pat, pas de potes, pas de visiteurs inattendus. Rien, ni personne, juste “nous deux”.

Donc, ce soir, je sortais avec mes potes et Pascal avec les siens. Ayant rempli nos obligations amicales, on pouvait se préparer pour notre week-end. Iiiiiie.... me réjouissais trop.

Donc Pascal au petit-dêj, au déjeuner, au dîner et encore en dessert.... Trop parfait. Je rêvais éveillé. l’imaginant saucissonné entre 2 tranches de pains bien tendre. Mince........

J’avais oublié Layne dans l’équation! Zut!

Patricia babillait sans relâche pendant que je faisais tous les efforts du monde pour me concentrer sur mon travail et les modèles que je devrais présenter la semaine prochaine, mais mon esprit vagabondait en essayant de trouver une solution concernant Layne!

1. Provoquer une dispute; ce qui mettrait un peu d’espace pour le week-end?
2. L’excuse d'obligations familliales?
3. Inventer un week-end avec une copine à la montagne... mais sans Pat? Louche.
4. Prétendre partir à l’étranger pour le week-end... mais s’il me trouve... Aïe!
5. Rien dire et faire ce que je veux!  Après tout, il n’avait qu’à aller retrouver Miss Tennis ou Alexia!


Baf, j'allais m’en remettre à la chance et voir comment les choses tourneront. De toute façon, on sera très loin d'ici tout le week-end, après; "advienne que pourra". Mais que faire de Thomas? Mince Thomas... Fallait que je lui fasse une petite visite cet après-midi, comme ça, ce sera fait, et ce sera une chose que je pourrais tracer de ma liste. Patricia aimait bien Thomas, alors, je l’ai emmenée avec moi. Il n'était pas en grande forme, faut dire que Pat non plus. J’en ai profité pour faire à manger pour mes 2 malades. Du “Hachis Parmentier JaneDo”. Facile à avaler au cas où Thomas avait un peu mal à la gorge et une petite soupe aux asperges en entrée.

Ma visite lui a fait plaisir et vite redonné un peu de couleurs. Le pauvre, il était vraiment mal et avait même perdu du poids. Il s'était tout de suite senti mieux après avoir mangé.

Ça m’a fait un peu de peine de réaliser à quel point Thomas tenait encore à moi, j’avais fini par oublier qu’il était encore amoureux, même après Pascal et Layne, 2 de ses plus proches amis. Mais ça n’avait jamais été son tour. L’amour peut être tellement cruel. Thomas avait quand même prévu de sortir un petit moment ce soir, mais je doute qu’il puisse, il surestimait un peu ses forces!

Layne semblait bizarre ces temps-ci, il avait par moment de grands débordements de tendresses (culpabilité???) ou était carrément distant et dans la lune (amoureux???).

Je me suis demandée s’il ne chercherait pas lui aussi un moyen d’avoir son week-end? Si c’était le cas, comment amener le sujet sur la table sans éveiller ses soupçons et lui donner l’impression que, c’était son choix et que moi, en parfaite petite amie, j’étais adorablement conciliante. Évidemment sans mentionner des trucs comme; je te fais confiance, ou j’attendrais patiemment ton bon vouloir, ni que je m’ennuierais sans toi... des trucs qui risqueraient à un moment ou un autre de titiller son sentiment de culpabilité et le conduirait dans la mauvaise direction....> chez moi!!!

Finalement, c’était plus facile que je ne l’aurais cru. Trop facile. Layne avait apparemment des projets pour le week-end et je ne faisais pas partie de l’équation.

Une fois la question réglée, Layne s’était détendu. On sortait chacun de son côté et on se retrouverait chez lui plus tard, pour ne pas avoir Pat sur les bras. Il n’avait pas proposé de me rejoindre. Bizarre. Il ne voulait pas qu’on nous voit ensemble ou quoi??? Miss Tennis ne savait peut-être pas qu’il avait une copine, alors il ne pouvait pas se permettre de se montrer avec moi. Rat des bois!

Avec mes potes, on a d’abord été jouer au Bowling. C’est assez rare. On se retrouve en général pour manger un truc ensemble, mais c’était surtout boisson à gogo, pas des trucs sportifs. C’était super chouette, j’adore les changements de routine. On a grignoté sur place avant de se retrouver tous au Tiger comme d’hab.

Pascal et ses potes étaient déjà au Tiger à notre arrivée. Mon coeur a commencé son petit twist en apercevant Pascal, et un rock endiablé à son sourire. Rhhhh... suis irrécupérable! Ciel, je pourrais passer des heures à le regarder comme s’il était un film. J’aime sa manière de se mouvoir, de marcher, ses expressions, ses rires, ses sourires, ses froncements de sourcils...

Caroline était avec eux. Difficile de ne pas la remarqué, elle avait opté pour un jaune assez flashy et s’accrochait au bras de Pascal en me jetant des regards de chatte en chaleur. Peste. J’essayais de ne pas trop regarder dans sa direction, enfin, le moins possible. Thomas n’était pas sorti finalement, il n’était pas encore d’attaque.

Pascal m’a chuchoté à l’oreille, qu’on pouvait se retrouver chez lui 1h plus tard. Il devait d’abord raccompagner Caroline. Mais ça ne marchait pas, je passais la nuit chez Layne pour pouvoir passer le reste du week-end avec lui.

Nos équipes se sont mêlées et on s’est retrouvé tous réunis autour du même bar. Caroline a dû se joindre à nous, même si elle n’en avait pas envie. Elle a soigneusement évité de me saluer. J’en ai fait autant. Elle ne savait pas que j’étais chez Pascal hier soir.

On faisait comme d’habitude; de parfaits copains. Nos épaules se touchaient par moments, même si je ne le regardais pas, c’était bon de le savoir assis à côté, de sentir sa présence. Je ne pense pas que Pascal se doutait que chaque fois que nos regards se croisaient, je frissonnais de la tête aux pieds. Ses sourires étaient des décharges électriques.

Caroline nous observait constamment, mais j’en avais rien à fiche. J’avais aussi remarqué son petit manège pour essayer de me rendre jalouse, mais il était hors de question que je lui fasse ce plaisir.

J’étais impatiente de partir avec Pascal. D’être seule avec lui, libre de la terre entière.

*  *  *  *  *

Regards de chatte en chaleur -(22jan09-jeu)

Publié dans diary, janedo, journal

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21..2 -- Soirée Cinéma avec Caro hein!

Publié le par JaneDo


  • Ahhhh... Je peux pas Caro. Je suis désolé, je peux pas..
  • Mais pourquoi? Pourquoi?

Il l’avait repoussée. Trop tard... Il l’avait quand même embrassée. J’en avais mal au bide. J’aurai voulu disparaître d’ici. Même s’il était au rez, il y avait quand même une certaine hauteur, des arbustes pleines d’épines, des pierres... Je ne pouvais pas garantir mon atterrissage, manquait plus que je me flingue sous sa fenêtre. Ce serait pas top!

Pascal s’était levé de son tabouret et s’était éloigné d’elle en se passant nerveusement la main dans les cheveux. Il avait poussé un profond soupir. Caroline avait baissé la tête, avec l’air de faire la pote et attendait toute déçue

  • Écoute... Il y a quelque chose qu’il faut que tu sache. D’abord, tu dois me jurer de ne jamais en parler. Ni à ta meilleure amie, à ta mère, ni à ton petit ami, ni en confession. Jamais. Jure le moi sur ce que tu as de plus cher...

Pascal s'était assis sur la table du salon et Caroline était venu s'agenouiller entre ses jambes. Leurs visages étaient à quelques centimètres l’un de l’autre. Mince, il allait l’embrasser à nouveau. Je vais lui faire la peau. Je croyais qu'il ne pouvait pas... alors ce n'était qu'une scène de deux ou quoi? Je n’arrivais plus à respirer. Il voulait sûrement qu’elle promette de ne jamais rien dire. J’allais me liquéfier sur place, ça allait être une sacré baffe pour moi.

Elle a juré sur la tête de sa famille et sur sa tête un petit sourire sexy au coin des lèvres. Je les voyais de profil. Pourquoi j’étais venue, suis vraiment trop conne. Dire que je pensais lui faire plaisir. Je ne voulais vraiment pas voir ça, mais je ne pouvais pas détaché mes pauvres yeux du spectacle qui allait m’infliger d’atroces souffrances et causer ma rupture avec Pascal. J’étais tétanisée.

Pascal a encore soupiré et il s'est levé. Il lui tournait le dos.

  • Je... Je sors avec Jane. Comment dire... Jane et moi sommes ensemble, on se voit, on continue à se voir... On est... beaucoup plus que de simple amis.
  • Hein? Tu te fou de ma gueule là?

Bouche bée, les yeux écarquillés, Caroline était sous le choc.  Moi aussi. Mais je me sentais fondre d'amour pour lui. Pourtant, elle avait dit savoir. Ciel. Et moi, je ne pensais pas que Pascal parlerait de ça. Je m'attendais à tout, sauf à celle-là. Ha! J’étais sciée. Il a osé? Mince alors!!! J’aurai pu m’évanouir direct. Pourquoi? Pourquoi en avait-il parlé? Ou c'était parce qu'il ne voulait pas qu’elle dise quoi que ce soit à propos de ce qui allait se passer que je risque d'apprendre par la suite? Qu’est-ce qu’il allait faire?

  • Je vois... Et Jess? Enfin... Est-ce que ta femme le sait? Est-ce qu’elle est au courant?Et son Layne?

Pascal avait l’air soulagé et ne répondait rien. Caroline le regardait encore un peu choquée, elle s’était assise à nouveau sur le bras du canapé.

  • Ben alors toi... T’es vraiment plein de surprise. Mais bon, donc...
  • Tu veux que je t’appelle un taxi?
  • Non. Pourquoi?

Il s’était ré-appuyé contre le bar de la cuisine, elle s’était relevée, déjà remise de la nouvelle. Purée... Je pourrais sortir de la chambre maintenant ou quoi? Est-ce que Pascal serait gêné? Est-ce que j’ai le droit de le faire maintenant? Parce qu'elle s'était à nouveau vautrée sur lui amoureusement en cherchant à l’embrasser.

  • Je te l’ai juré, Jane ou Jess n’en sauront rien, promis, juré. Pascal, tu me plais et je suis amoureuse de toi. Je ferais n'importe quoi pour être avec toi. Dis, c’est pas comme si c’était la 1ère fois qu'on s'embrassait... Tu sais cette soirée, avant le Nouvel An, j'étais aux anges quant tu m'as choisie, c'était la plus belle soirée de ma vie, depuis le temps que j'espérais...

Elle lui caressait le visage tout en parlant et passait ses pattes dans ses cheveux. Ça me rendait folle. Moi, en mec, je lui aurais sauté dessus. Il a fini par attraper sa main en lui demandant d’arrêter. Enfin. Pendant une petite seconde, j’ai cru qu’il allait l’attirer à lui et l’embrasser, alors j’avais tout mon estomac dans la gorge. J'avais vraiment pas de chance avec mes mecs moi!!!!

  • Écoute... Je peux pas. Moi, je le saurais, et si elle l’apprenait, elle risque de m’en vouloir à mort, alors je ne peux pas. Je pourrais difficilement me pardonner de lui faire du mal pour rien. J'ai vraiment pas envi de la perdre en faisant une connerie de ce genre, tu comprends.
  • Merci pour le rien, et pour la connerie du genre, c’est sympa.
  • Fais pas l'idiote, tu sais très bien ce que je veux dire.
  • Dis, t’es pas un peu nul là? Tu crois que Jane fait quoi avec Layne? Qu'ils jouent au "monopoli" ou se regardent dans le blanc des yeux? Surtout lui... Au fait, pourquoi est-ce qu’elle est avec Layne, hein?

Touché, coulé. Pascal a lâché son bras et pendant une seconde une vague de colère a effleuré son beau visage. C’était comme un coup de massue pour moi. Son profil s’était durci et il a baissé la tête.

  • C’est compliqué et ça ne regarde que Jane et moi.
  • T'as pas l’impression de te faire mener en bateau là?
  • Je n’ai pas trop envi d’en parler. Et Caro, juste entre nous... La prochaine fois que t’essaie d’emballer un mec... évite de lui parler.de sa nana..

Pascal souriait. On dirait qu’il avait retrouvé son calme. Pauvre chou. C’est vrai que je lui avais fait un sale coup là, mais j’avais des circonstances atténuantes; j’avais cru qu’il voulait l’argent et l’argent du beurre, et qu’il s’amusait à nous raconter des bobards à Jess et à moi. Je m’étais trompée, et maintenant c'était la "gabgie".

Mais en même temps, je ne voulais pas passer mon temps assise derrière le téléphone à attendre ses appels quant il aurait un trou dans son emploi du temps.

  • Je sais que c’est du bibon ton mariage avec Jess. Je te comprends pas. Tu dois aimer les situations compliquées toi, parce qu’en plus, il a fallu que tu te farcisse une fille qui passe son temps dans les bras d’un autre... Et pourquoi ne pas t'amuser un peu? Pourquoi t'en tenir à une seule nana? C'est drôlement idiot ça!

Pétasse, pétasse, pétasse, grrrr... Bon, il fallait qu’elle arrête parce que sinon, j’allais bondir de la chambre et lui coller ma main dans la figure. Elle commençait à devenir un peu lourde là à essayer de lui forcer la main. Elle s'était mise à bouder. NON, elle va pas lui faire le coup des larmes???? En plus... elle n’avait pas tout tord, c’est ce qui me rendait malade :.((

Elle avait toujours les bras autour de ses épaules, en souriant il lui a pris le menton et levé son visage à la hauteur du sien. Mon coeur s’est arrêté de battre. Ma tête en effusion cherchait déjà, vite fait, des excuses pour lui pardonner, persuadée que cette fois... il allait l’embrasser. Mais il ne l’a pas fait. Ahhhh, la pression est retombée, je suis devenue toute molle de soulagement. Sa gentille envers elle me faisait changer de couleurs à la vitesse lumière. Je voulais qu’elle s’en aille, j’en pouvais plus.

  • Traite moi d'idiot, mais je tiens à elle, Layne ou pas Layne. C'est comme ça, c'est tout.
  • Ouais, t'es un idiot. Parce que moi, je suis libre. C'est où tu veux, quant tu veux, au moins tu le saura si tu changes d'avis?

Pascal a ri.

  • J’ai déjà assez de mal à gérer entre les 2, et Jane trouve sûrement qu’on ne se voit déjà pas assez, alors je n’ai pas envi de rendre les choses encore plus compliquées. Et Jane ne me le pardonnerait pas.
  • Pascal... Je te promets que jamais je ne dirais quoi que ce soit. Tu sais, je serais discrète, et je te partagerais avec Jane ou avec qui tu veux, il n’y a pas de problèmes..
  • Arrêtons les conneries, je ne pourrais plus te voir si tu continues avec ça.  Ca va finir par m'énerver, je veux plus en parler
  • Pascal..
  • Chuuut. Arrête stp, on en parle plus. C’est peut-être mieux que je t’appelle un taxi
  • Tu as tellement peur de moi?
  • Non. Je veux juste qu’on arrête de parler de ça. Et... ce serait mieux que tu partes maintenant, il est tard.
  • T’as peur?

Son petit sourire coquin à 100millions... Aïiiie! Irrésistible...

  • Si tu veux... C'est quoi ce mec avec qui Alexia s'est pointée au cinéma?
  • Pffff, aucune idée! Je croyais qu'elle viendrait avec Layne en fait...
  • Owwwh, j'aurai pas du tout apprécié...

Bon là, elle dégage où je vais la sortir moi-même? J’en pouvais plus. Je m’étais promise de me tirer s’il la touchait. Il l’avait fait, et je suis restée quand même. Je n’étais pas très fière de moi. En plus, ce serait la honte qu’elle sache que j’avais assisté à tout ça. Iiiiak.

Qu’est-ce que j’allais faire maintenant? Faire semblant que je dormais et que je n’ai rien entendu? Quant Pascal saurait que j’ai tout entendu et vu, je fais quoi? Je le plaque? Arrrrrh, je peux pas vivre sans lui. Suis foutue. Mais je ne pourrais pas lui cacher longtemps que j'avais tout entendu, alors pas la peine de faire des plans sur la comette... Ou ce serait mieux? Mais alors, je ne devrais jamais, Ô grand jamais, revenir là-dessus et le lui dire plus tard...

Je voulais m’assurer qu’il ne se passait rien de plus, mais je ne tenais plus sur mes jambes. Ils étaient tout flagada et j’avais la nausée, alors j’ai été m’étendre sur le lit. J'entendais leurs rires et le murmure de leur voix... J'étais crevée. Pour finir, le murmure de leurs voix avaient fini par m'endormir. J'avais cru entendre Pascal entrer dans la chambre, mais je ne pourrais pas dire si elle était toujours là ou pas, j'ai sombré dans les bras de "morphée". La châleur de son corps m'a quelque peu réveillée. Je n'avais pas besoin de parler, il n'avait pas été en dessous de tout. Il ne m'avait pas déçu
, c'était même tout le contraire.

Je l'adore, je l'aime et il m'aime... le reste... Je m'en tape!

*  *  *  *  *

Soirée Ciné avec Caro Hein! -(21 jan 09 -mer)

Publié dans diary, janedo, journal

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21..1 -- Soirée Cinéma avec Caro hein!

Publié le par JaneDo



Je voulais me réveiller assez tôt pour filer avant que Pascal ne se réveille. Et zut, râté. Assis au bord du lit, une tasse de café à la main, Pascal me regardait dormir en souriant. Crap. Et dire que même après tous ces mois, son sourire me faisait encore frissonner. Je l’adore. Il m’a encouragée à continuer à dormir, et qu’il n’avait pas voulu me réveiller. Ça je le savais, l'odeur du café avait eu ce résultat et j’avais envie de le voir avant qu’il ne parte travailler.

J’avais filé me laver les dents pendant qu’il allait me chercher aussi une tasse de café mais... le café a fini froid et Pascal en retard. Je l’adore. Il avait le don de me faire me sentir irrésistible et qu’il n’y avait rien de plus important au monde, même pas le travail. Être dans ses bras c’était comme avaler des tonnes de pilules du bonheur. Oui, je l’avais déjà dit... Je l’adore. Rien que d'y penser, j'ai le coeur qui bat la chamade!

Je ne voulais pas rester chez lui pendant son absence, parce que je me sentirais obligée de passer voir Thomas, et je ne pouvais pas faire ça. Je crois que Thomas pensait qu’on avait cessé de se voir... ARf. Maintenant, il fallait que je prenne le risque de me glisser dehors en plein jour. Poisse.

En rentrant,  je flottais encore sur mon petit nuage rose, la tête à l’envers. Patricia pouvait bien continuer à bavarder, je n’entendais rien. Bon, il allait bien falloir qu’on en vienne à parler de dimanche soir... et du vilain petit piège que Jess m'avait tendu. Peut-être ce soir?

Arrrrh, mais non... Ce soir, Pascal avait rendez-vous avec Caroline. Ça y est, ma tête repartait en “mode-débile”. Oh non, fallait que ça s’arrête. Pensée positive, voilà ce qu’il me fallait; après tout, il avait reporté son rendez-vous à ce soir pour me voir, alors il n’y avait pas à s’inquiéter.

Ouais, mais comment un mec pourrait résister à une si jolie fille. Je sais que si j’étais un mec, j’aurais vraiment beaucoup de peine à ne pas céder à la tentation. Ouais, pour être totalement franche, je n’y résisterais pas. Ni une, ni deux, je l’accrocherais à mon tableau de chasse. Clair et net. Mouais... je n’arriverais pas à être le mec le plus fidèle de la terre, c’était sûr, hum!!!

Pascal m’avait laissé une clé, espérant que je passerai la prochaine nuit aussi avec lui. Je n’avais pas envie de résister à mon envie de courir dans ses bras.

Alors j’ai tout prévu en fonction; J’ai passé le début de soirée avec Pat. Layne est passé à la maison, certainement pour être sûr que je n’étais pas ailleurs. Il avait prétendu être assez fatigué et avait assez facilement accepté de rentrer. Génial.

Après une bonne douche, j’ai filé chez Pascal.

Il n’était pas encore rentré. Ahhh. Son appartement respirait sa présence. Je n’allais pas allumé ou me planter devant la télé, Thomas risquait de se rendre compte de ma présence. Je me suis allongée sur son lit, et je me suis endormie... Je n’avais pas beaucoup dormi la nuit passée.

Des bruits de voix m’ont réveillée... Il était rentré... mais pas seul. Caroline était avec lui.

  • C’est pas ça...1-èrement je te rappelle que je suis marié,  2-èmenent mon beau-frère habite juste au-dessus, à l’étage au cas où tu l’aurais oublié... Tu ne peux pas rester ici Caro!
  • On ne fera rien. (rire) On peut quand même traîner ensemble, non?

Sur la pointe des pieds, je me suis approchée de la porte qui était légèrement entre-ouverte. C’était risqué, et si Pascal venait se changer? Ou qu’il se dirige vers sa chambre? Comme il faisait sombre dans la chambre et qu’il y avait de la lumière au salon, je les voyais et les entendais très bien. Pascal ne savait pas que j’étais chez lui, là, dans sa chambre.

Pascal était appuyé, les bras croisés, contre son bar-cuisine. Caroline s’était vautrée sur le canapé sa veste jeté par dessus un des fauteuil. Pascal avait une drôle d’expression sur le visage et un air légèrement emprunté. Ou était-ce mon imagination? Les attitudes provocantes de Caro lui faisait de l’effet? Il fallait l’avouer, elle était mignonne, y avait pas photo! Mon coeur battait tellement fort que par moment la tension me rendait sourde.

  • Je sais que t’es marié, ça ne me gêne pas. Je saurais être discrète et patiente. Et... je ne suis pas jalouse.
  • Très drôle!
  • Et je sais aussi que ton mariage n’est qu’un mirage, de la poudre aux yeux quoi. C’est pas un vrai mariage et que tu as le droit de faire ce que tu veux.

Elle a ri, d’un rire clair, provocant et sensuel. Grrr. Pascal souriait gentiment. Ciel, ce qu’il était beau. Le décolleté de Caro baillait et elle ne se privait pas pour se pencher à tout moment pour qu’il puisse profiter du spectacle. Ma boule à l’estomac grossissait. Il avait l’air captivé et séduit. Dingue, j’aurai pu m’évanouir, je tremblais tellement.

Il avait fini par s’asseoir sur le canapé en face et ils bavardaient tranquillement en rigolant. Pascal avait dû regarder son natel, parce qu’elle lui a demandé s’il attendait un appel ou quelque chose. Il a répondu que non. Par jeu, elle lui avait arraché son natel, elle s’était couchée en planquant le natel derrière son dos. Pour le lui reprendre il aurait dû se coucher sur elle, ce qu’elle cherchait sûrement. J’avais envie de lui arracher les yeux. Comme il le lui demandait poliment, elle s’est levé et en a profité pour parcourir ses messages en riant. Lui aussi souriait.

  • Ha! Et 1 de Jane... woooowh; “T’adore, t’adore... impatiente... Mille bisous...”

Il n’aurait pas dû trouver ça drôle. Il avait réussi finalement à le lui arracher des mains. Il a bloqué ou éteint son natel. Je piaffais de rage. Non mais celle-là! Et en plus, elle avait lu un de mes message. Chiotte.

  • Pas le genre de message qu'on envoi à quelqu'un avec qui il ne se passe rien!!! Qu’est-ce qu’il y a  exactement, entre Jane et toi? Elle te téléphone souvent au bureau, surtout ces temps-ci, peut-être parce que Jess n'est pas dans le coin? (Rire) Et tu te rappelle le soir de la Fête Nationale, elle nous avait poursuivi dans ta chambre verte de jalousie. Elle avait cru qu’on faisait, je-ne-sais-quoi, et même ta réaction était assez... équivoque... Comme si tu ne voulais pas... ou... comme si le fait qu’elle nous trouve là t’avait ennuyé. Il s’est passé quelque chose entre vous, non?

Pascal se grattait la tête en la dévisageant.

  • Qu’est-ce qui te fait penser que je te répondrais aujourd’hui plus qu’hier?
  • Bof. Pas besoin de réponses. C’est juste que, je pense qu’il y avait quelque chose entre vous avant que Jess n’arrive, alors je me posais juste la question c’est tout. Non, en fait, je sais qu’il y a eu quelque chose. En tous cas, c’est ce que Layne a dit à Alexia. Tu ne viens pas t’asseoir? Allez viens....
  • Heum... Tu veux boire quelque chose?
  • Okay.

Pascal s’était enfilé de l’autre côté du bar, Caro était venue s’y accrocher et ils ont continué à discuter, sa poitrine offerte à son regard. Grrr. Il souriait de son sourire en coin que j’adore tellement et qui me faisait complètement chavirer.

  • C’était chouette le ciné ce soir, non? On devrait remettre ça. Même quant Jess est là... Ça te dirait?
  • Je sais pas... On verra.

Pascal a souri, il préparait du café je crois, et avait servi un verre de coca à Caro. Elle lui a demandé s’il n’avait pas quelque chose de plus sérieux, comme du whisky ou de la vodka. Il a hésité à le lui servir.

J’aurai bien voulu débouler dans le salon, mais comme il n’avait pas mentionné qu’on se voyait toujours, ç’aurait été mal venu!!!! Et puis, comment serais-je rentrée chez lui? Sinon avec la clé? Et sortir de sa chambre!!! Pas une brillante idée, j’étais obligée de rester cachée. Zut. J’enregistrai et filmais tout avec mon natel. Probablement, je me torturerais plus tard avec ces images. Suivant ce qui se passerait, elles me serviraient à ne pas flancher si je décide de rompre avec lui.

  • J’envie parfois comment tu es avec Jane, tu sais. Toujours gentil avec elle. Tu lui passe facilement le bras autour des épaules, ou la colle contre toi et des trucs comme ça, même devant Jess. Hum, ça me rend jalouse. J’aimerai bien que tu sois pareil avec moi, ça me plairait bien. Vous avez l’air de vachement bien vous entendre, d’être vachement proche aussi et très complice. Ha, je l’envie. Et Jess en pense quoi?
  • C’est vrai, on est très proche. Jess sait que j’aime beaucoup Jane.

Elle se mâchouillait l’ongle du pouce en le dévisageant. Pascal avait l’air coincé.

  • Est-ce que je te plaît?

Aïe. Pascal ne répondait pas. J’avais vraiment envie de bondir hors de la chambre. Elle l’avait pris au dépourvu.

  • Pascal?

Pascal fronçait les sourcils. Je me demande bien à quoi il pouvait penser. Il a poussé un soupir en la regardant. Peut-être qu’il avait envi de s’amuser un peu? Ahhhhh, non, non, non. Je priais tous les dieux et démons de l’univers pour qu’il ne fasse rien qui puisse me faire mourir là derrière sa porte.

  • Oui?

Il était repassé devant le bar et s’était assis sur l’un des tabouret. Caroline en a profité pour se coller contre lui. Si j’avais été invisible, je me serais précipitée l’attraper par les cheveux et je l’aurai tabassée, ni vue, ni connue. Ses pattes non velues se promenaient sur son torse, MON torse. C’était insupportable, j’allais finir par être malade et vomir sur sa moquette. Il aurait dû enlever ses mains, mais il ne faisait rien. Merde, ça devait lui plaire. C'est vrai que les hommes sont faciles. Un petit rien et ils sont chauds.

Elle l’a embrassé sur les lèvres. Baaaaaah... envie de cogner. Je n’avais pas l’impression qu’il avait répondu à son baiser. C’était peut-être parce que je ne voulais pas le voir? Je me sentais un peu malade, mon coeur battait un peu trop vite. De toute façon j’aurai l’enregistrement.

  • Il se fait tard. Je crois que tu devrais rentrer.
  • Je n'ai pas envie de rentrer. Pour une fois qu'on est rien que les 2.

Pascal la tenait maintenant à bout de bras. Dans un murmure, elle lui a demandé de l’embrasser. Les yeux écarquillés, j’étais hypnotisée; “Ne le fais pas, ne le fais pas, ne le fais pas...”. Pendant une petite mini-seconde, j’ai fermé les yeux en priant très fort qu’il ne le fasse pas.

Mais en même temps, quelle importance si ça en restait là? Tssss, et voilà que j’essayais de lui trouver des excuses. Pourtant, si j’avais été un mec, je l’aurai fait le coeur en fête. Une nana qui se jetterait à ma tête comme ça, je n’aurais pas hésité une seconde!

Caro s’était dégagée et lui avait re-passé les bras autour du cou. J’étais verte. Pascal s’était reculé légèrement, et avait posé ses mains autour de sa taille. Ils se regardaient dans le blanc des yeux. Il hésitait, je crois. Mais, je connaissais ce regard. Pascal était tout sérieux avec ce même regard qu’il avait avant d’embrasser. Il allait le faire. Aarhhh impardonnable, j’allais lui en vouloir à mort. Là, pas d’hésitation, je sortirais de la chambre et je m’en irais, sans un mot. J’avais déjà une main sur la poignée de la porte prête à l’ouvrir.
Il allait l’embrasser, c’était sûr.

Hésitation; Si je déboullait au salon, elle allait se moquer de moi, sachant que Pascal l'avait embrassée, que j'avais tout vu, tout entendu. Je tremblais de la tête aux pieds. Mince, je ne pouvais pas, ma fierté en prendrait un coup. Prière; Déesse de la terre, Déesse de l’amour, de la planète, de l’humanité, faîtes qu’il ne le fasse pas. Je promets ce que vous voulez, mais juste qu’il ne le fasse pas. S’il m’aime, il ne le fera pas...

Et leurs lèvres se sont trouvés. Il l'a fait. Damnation. Des milliers de petites mains me broillaient le coeur. Pascal a embrassé Caroline. Il tenait son visage d’une main, le pouce sur son menton. Je connaissais ce geste. Là, je me sentais malade. Total nausée.


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20 -- Déprime...

Publié le par JaneDo


Layne, en tous cas lui, quant il se lève, c’est pour tout le monde. Il n’a pas la discrétion de Pascal, et me faire réveiller si tôt, arffff, ça me gaaaaave! Patricia, forcément était aussi réveillée. Elle s’est levée pour prendre le café avec lui. Avec le bruit, j’ai rampé à mon tour jusqu’à la machine à café. Sans café dans le sang, je suis inutile. De vrais pinsons ces 2 là, le matin, iiiiak.

Déjà ébouriffée, Layne m'a ébouriffée encore plus, amusé par, ce que j’appelle moi, “ma gueule de bois”, pourtant sans alcool. C’est juste que je me sens comme un bout de bois le matin.
Ça a eu pour effet de mélanger mes cellules grises. Il essayait de m'arracher quelques mots. Peine perdue le matin.

Après son départ, j’avais envie de re-ramper dans mon lit, mais... pas possible! Impossible de travailler la journée avec Pat dans les pattes! Je sais pas, elle parle tout le temps... Moi, j’aime le silence, les mouches qui volent sur le dos et touti quanti... Hehhhh! Gros soupir. J’ai pris la fuite dans l’après-midi avec Maxou et on a été faire un tour en forêt.

J’en ai profité pour appeler Pascal. Trop envie d’entendre sa voix.

En arrivant chez moi, il avait effectivement vu la voiture de Layne, donc il n’est pas monté. En me taquinant, il a dit qu’il avait hésité une minute quand même, il aurait aimé savoir comment je m’en serais sortie. Très drôle. Piquée, je lui ai dit que je m’en serais sûrement sortie aussi bien que lui dimanche soir. Hein, hein, hein! Il a changé de sujet. Je pense que c’était encore un sujet un peu chaud.

J’avais envie de le voir ce soir, mais il m’a appris que Caro l’avait invité au cinéma, et que ce devait être la xème invitation. Il ne pouvait pas toujours refuser non plus. Arrrrrrgh. Au ciné... non de non!

Comme moi, elle savait que Jess n’était pas dans les parages. J’avais le coeur qui battait la mesure des secondes et des millièmes de secondes et je commençais même à trembler. Pascal l’a immédiatement entendu dans ma voix. Pourtant je ne voulais pas qu’il s’en aperçoive et je faisais tout pour masquer ma déception.

Je voulais demander si je pouvais l’accompagner, mais ça aurait fait un peu jalouse. Je ne pouvais pas être tout le temps là pour lui éviter toutes les tentations du monde... Je ne pouvais non plus pas l’enfermer dans une cage et l’empêcher de voir des amis. Et Caroline faisait parti de ses... grrrr... amis.

Pascal m’avait laissé une clef pour que je puisse rentrer chez lui si j’en avais envie. Il aurait aimé me voir quand même. Ou est-ce qu’il disait ça pour me rassurer me sentant au bord de la crise de larmes? Le film finissait vers les 23h, alors il me proposait de se retrouver chez lui... Je sais pas! Je risquais de me mettre à calculer le temps qu’il lui faudrait pour quitter le cinéma, et il s’en rendait peut-être pas compte, me sentant si déçue, mais ce sera pas sympa s’il n’allait pas prendre un verre avec elle après. Je risquais de finir à ras la moquette en l’attendant. Je ne voudrais sûrement pas qu’il m’approche ensuite. Qu’est-ce que j’suis nulle!

Bien sûr que j’avais envie de le voir, mais en même temps, trop peur qu’il remarque mon manque d’assurance et toutes les différentes teintes de peurs que j’aurai traversé avant qu’il ne rentre. Et le voilà qui insiste et moi qui ne sait même pas ce que j’allais faire.

Ahhh, au cinéma... Maligne! Dans le noir, les mains qui se cherchent, les doigts qui se croisent. MERDE. J’étais jalouse! Jalouse de tous ces moments qu’elle passera avec lui et pas moi. Entendre sa voix, pas moi. Marché à côté de lui, l’entendre rire, voir ses beaux yeux verts sourires, le toucher et moi... pas. Ahhhhh, souffrance extrême. Je me déteste.

Du coup, j’avais 36 milles questions qui me trottaient dans la tête. Je me rendais compte que si j’étais sa nana, je serais morte d’angoisse chaque fois qu’il ferait quelque chose sans moi... Grrr... Je l’aimais TROP.

Je le trouvais trop beau, trop cool, trop sexy, trop adorable, trop bien foutu, trop tout... Je me préparais bien des chagrins, bien des moments de folle angoisse. J’étais trop mal barré. Si je continuais comme ça, il me sera impossible de devenir sa moitié. Je ne supporterais jamais. Iak, je deviendrais une de ces horrible pouffiasse qui ne peut pas respirer sans sa moitié. Trop nulle.

Très triste quand même, je lui ai dis qu’on se verrait mercredi.

J’ai appris que Thomas était à la maison. Gros gros rhume. C’était drôle, je n’avais jamais imaginé que Thomas était du genre à être malade. J’irai sûrement lui faire une petite visite amicale.

Pour finir, c’est lui qui m’a proposé de l’accompagner ce soir au ciné avec Caro! Non. Même si je crevais d’envie de dire oui, je ne voulais montrer tellement de manque de confiance en lui, en moi, en nous. Bref non.

Après avoir versé quelques larmes de stress, je suis rentrée, décidée à me concentrer un peu plus sur moi-même et peut-être éventuellement sur Layne. Ça me sortirais Pascal de la tête. Je ne voulais pas commencer à laisser ma tête faire des dégâts en les imaginants intimement enlacés ou autres. Ni qu’il lui tenait la main pendant le film, et le reste, surtout pas non plus.

Zut, Layne m’a appelée.
C’était toujours lui qui faisait le 1er pas. Encore lui. Je voulais réussir à le faire une fois en 1er. Il me reprochait assez de ne jamais penser à l’appeler.

C’était évident que Layne savait que Jess était absente et il voulait s’assurer que je ne voyais pas Pascal. Il voulait savoir si ce soir, je comptais aller chez lui ou si je jouais encore à l’infimière  pour ma copine. J’avais pas la forme, alors  je restais avec Pat. Il voulait savoir si je voulais qu’il passe plutôt chez moi. J’avais pas envie non plus. J’avais envie de rester seule pour me noyer dans mon chagrin. C’était nulle, parce que malgré la présence de Pat, pas très mobile, j’allais ne penser qu’à Pascal.

Après avoir mangé avec Pat, j’ai décidé de court-circuiter mon imagination et je suis partie chez Layne. Sur le chemin, je l’ai appelé. Il n’avait pas l’air trop ravi, même s’il essayait de me le cacher. Hum! Alors j’ai changé d’avis. Pas la peine de le déranger.

Je m’ennuyais ferme. Morte d’envie de courir à la sortie du cinéma pour regarder Pascal. Hum, ridicule, comme s’il était un tableau. Ce serait sûrement distrayant de foncer chez Layne. Non, je n’allais pas laisser mes idées bizarres prendre le dessus. Valait mieux rentrer sagement chez moi.

Surprise... Pascal m’attendait... Lui, il me fait carrément craquer!

Il fait toujours des choses inattendues qui me font fondre.
Ça me rend juste raide dingue de lui. Il avait repoussé le cinéma au lendemain. Il avait senti que son rendez-vous me faisait de la peine, et il n’avait pas envie que j’ai de la peine. Pascal ne voulait pas que je me sente menacée par Caroline ou qui que ce soit d’autre.  Il voulait profiter de tous les moments qu’on pouvait passer ensemble. Il s’ennuyait quant il n’était pas avec moi. Ben, moi aussi.

On a filé chez lui où je me suis faufilée discrètement.

J’étais un peu déprimée un peu plus tôt, alors je n’avais pas envie de parler. J’étais trop émotive et je risquais de fondre en larmes. Je préférais éviter. Pascal me serrait très fort, et je me suis sentie revivre petit à petit. Chaque millimètre de mon être tout entier revenait à la vie comme un désert qui avait manqué d’eau. C’était la folie furieuse, mais je ne me lassais jamais de lui et je l’aimais plus fort chaque jour. Plus le temps passait, plus c’était pire.

J’étais complètement dépendante de lui...

*  *  *  *  *

Déprime... (20 jan09 -mar)

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19 -- Mon Petit Manipulateur

Publié le par JaneDo


Pascal s’était levé tôt pour éviter que Pat ne s’aperçoive de sa présence. Il ne m’a pas réveillée, j’aurai préféré. Il m’avait laissé un petit message à côté de mon réveil, me demandant de le rappeler.

J’ai attendu midi pour le rappeler.

Idiote. J’aurai dû le rappeler avant, il aurait aimé qu’on mange ensemble, c’était évidemment foutu. J’ai entendu Caroline l’appeler pour les rejoindre. Apparemment, c’est elle qui aura la chance d’aller manger avec lui. Crap. J’avais fini par oublier qu’elle travaillait avec lui, elle! Elle lui plaisait en plus, et travaillait près de lui tous les jours... Pas bon pour moi.

Je ne pouvais quand même pas laisser Pat toute seule, surtout pas trop souvent, elle souffrait déjà assez... Mais en même temps, comment vivre ma vie avec un boulet adulte sur les bras. Comme si les choses n’étaient pas déjà assez compliquées comme ça!

On avait prévu de se voir ce soir avec Pascal, mais Layne était venu contrarié nos plans.

Layne a débarqué à la maison pendant que je faisais les courses pour Patricia. En le voyant là en rentrant, ça m’a donné chaud. J’avais soucis de ce que Patricia avait pu laisser échapper, mais il n’avait pas l’air de mauvaise. Avec lui, on ne sait jamais, il savait très bien caché ses émotions pour éclater après.

Il avait envi qu’on passe la soirée ensemble, mais je ne voulais pas laisser Pat seule, enfin... pas tout de suite. J’aurais voulu prendre mon natel pour aller me planquer dans les toilettes pour avertir Pascal de ne pas passer, mais Layne jouait avec mon natel.

Je n’avais pas de soucis à me faire, Pascal a vu sa voiture...

Il y a des moments où j’adore Layne. Je crois que j’aime parfois son côté manque de tactes et manque d’éducation dans certaines circonstances. Il ne s’est pas gêné pour demander à Pat pourquoi elle n’avait pas été chez ses parents? Aussi pour lui demander si elle ne réalisait pas qu’elle me cassait probablement les pieds et que de toute manière, je n’oserais rien dire. Layne ne le disait surtout pas méchamment, juste pour parler. Il voulait passer du temps avec sa nana et c’était pas possible parce qu’elle était là, ça elle l’a compris, et ne lui en voulait même pas! C’est vrai qu’il savait être charmant, même quant il disait des vacheries.

Du coup, Pat a dit qu’elle savait bien qu’elle était une charge, mais qu’elle ne voulait surtout pas que je me sente obligée d’être handicapée par sa présence. Elle pouvait se débrouiller toute seule, elle avait de très bons médics qui l’empêchaient de souffrir si elle n’oubliait pas de les prendre.

Layne  a passé la soirée avec nous, c’était sympa.

Pat a été regarder la télé dans sa chambre pour nous laisser un peu seuls. Layne aurait préféré qu’on soit chez lui, je devinais pourquoi, mais comme je ne voulais pas, il est resté.

Layne a voulu savoir ce que j’avais fait ces derniers jours, il a même prétendu avoir essayé de me joindre dimanche. Je savais que ce n’était pas vrai, mais wafff, pas besoin d’en faire un fromage. J’ai prétendue être restée le plus clair de mon temps à la maison à m’occuper de Pat.

Il est devenu un peu casse-pieds en me demandant si j’avais vu Pascal. Pfff, il n’avait qu’à être là. Alors, j’ai fait une grosse, grosse connerie à ne jamais, jamais faire... parler d’une autre nana. Paka!

  • Comment va Alexia?

Je ne pouvais pas mentionner Miss Tennis, parce que je ne l’avais jamais vraiment rencontrée et je n’étais pas sensée savoir qu’ils se voyaient. Puis, oh, il a le droit de voir des amis; filles ou garçons! Je n’avais pas à lui faire une scène pour ça.

Il m’a jeté un petit regard en coin un tantinet amusé, grrrr, j’aurai voulu l’assommer.

  • Hum... Jalouse?
  • Pffff, sûrement pas!
  • J’espère bien. Tu es la seule qui compte vraiment pour moi. Elle ne compte pas et tu le sais bien.

Il avait réussi à ne pas répondre à ma question. Donc, je ne savais pas s’il l’avait vue ou pas!!! Et il m’avait balancé une petite sorte de compliment, ce qui, en quelque sorte m’empêchait d’insister avec mes questions. Très malin. Je voyais comment les manipulateurs jouaient aussi facilement avec les sentiments... ouais, très malin. Mais je savais comment il était, et je n’étais pas dupe. De plus, me laisser manipuler moi, ça jamais!

Layne a été tendre, comme si je lui avais manqué ces derniers jours. Fallait que je reste continuellement sur mes gardes avec lui pour ne pas prendre pour argent comptant ses débordements de tendresses!

Il a dormi à la maison. Fallait continuellement lui rappeler qu’on était pas seuls, que quelqu’un essayait de dormir dans la chambre voisine, mais il en avait rien à cirer. Mais c’est du Layne tout craché! C’était trop gênant, il oublait que le lendemain, ce sera moi qui devra faire face à ma copine, pas lui.

*  *  *  *  *

Mon Petit Manipulateur à Moi  -  (19 jan 09 -lun)

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18 -- Sale petit piège

Publié le par JaneDo


Toute la journée n’a été qu’une longue attente en attendant de voir Pascal. Patricia était scotchée au canapé et j’attendais le moment de l’aider à se mettre au lit pour filer retrouver mon petit coeur.

En début d’après-midi, j’avais reçu un message de Pascal me donnant rendez-vous chez lui à 20h.

J’étais impatiente. Je croyais qu’on faisait notre routine habituelle et qu’après avoir accompagné Jess à l’aéroport, il passait prendre un verre avec ses copains et qu’il m’embarquerait en quittant le Tiger si j’étais sortie. Si non, il passait me prendre chez moi. C’était ce qu’on avait convenu. Mais 20h, ça m’allait aussi. Mon seul problème est que je ne savais pas comment faire avec Pat. Je ne pouvais tout de même pas la planter au lit déjà à 20h!!!

Pat avait remarqué que j’étais un peu dans la lune, normal...

A 20h, j’étais déjà chez Pascal. J’avais attendu toute la journée ce moment. J’étais nostalgique. Il me semblait que cela faisait un siècle que j’avais osé venir sonner chez lui la 1ère fois, tant de semaines avaient passé, tant de mois... Toujours autant de frissons en voyant son visage apparaître en ouvrant la porte. Je l’aimais toujours autant, le temps n’y avait rien changé...

  • Mais qu’est-ce que tu fais là?

Hein!!!! Ce n’était pas du tout comme ça que j’avais imaginé nos retrouvailles! Pascal était surpris de me voir. Il y avait de quoi... Il ne m’avait jamais envoyé de message pour me demander de venir à 20h... C’était Jess qui l’avait fait, ça, j’en étais sûre, mais je ne pouvais pas le lui prouver. J’avais pris l’habitude d’effacer ses messages pour éviter que Layne ne tombe dessus.

Thomas et des copains et copines à eux que je connaissais assez peu étaient là. Ils me regardaient tous comme si j’étais une Alien! Thomas a même baissé les yeux...

Jess faisait l’innocente en nous dévisageant et Pascal semblait contrarié et pas content du tout. Le cheveux dans la soupe, c’était moi. Jess a joué à la victime. Victime d'une femme sans scrupules, avec les larmes aux yeux et tout (pétasse). Elle lui a demandé s’il ne pouvait pas au moins attendre qu’elle soit partie pour le défiler de ses copines à la maison. Pascal lui a assuré qu’il ne m’avait jamais demandé de venir et j’avais l’impression qu’il pensait que j’avais fait exprès de me pointer pour faire du mal à sa femme.

Je ne pouvais pas partir sans clarifier les choses, mais c’était tout autant délicat de rester. J’étais mal. Partir était la seule chose à faire avant que Pascal ne me le demande. Je ne voulais pas qu’ils aient à me fiche à la porte.

Elle m’avait tendu un piège!

Mes mains tremblaient, impossible de les contrôler. Ce devait être la colère. Au fond de la poitrine, j’avais une grosse pierre qui rendait la respiration pénible. Je voyais encore le regard de Pascal, je n’osais pas imaginer ce qu’il devait penser. Que je l’avais fait exprès? Il la croyait c’était sûr, et je n’avais pas vraiment su comment me défendre. De toute manière quoi que je dise, j’aurais eu l’air d’une fouteuse de merde, et il pouvait difficilement prendre mon parti contre sa femme. Crap. Il avait dû se dire que j’étais tellement impatiente de le voir que j’ai même pas pu attendre que Jess soit partie, ou que je voulais m’imposer à elle. Je lui avais fait honte. C’était pas bon.

Je crois que je lui en voulais d’avoir pu penser que je pouvais avoir fait exprès.

En rentrant, j’étais pas bien et aussi encore en colère. J’avais eu l’air idiote et ça, je ne le supportais pas. Pat était surprise de me voir déjà de retour. Je n’avais pas envie d’en parler. J’ai balancé mes fringues et je me suis dépêchée d'aller noyer ma honte dans un bain.

Comment dire à Pascal après ça qu’elle voulait lui faire un bébé?

Comment est-ce que je pouvais aller me pointer au Tiger comme si de rien n’était après un pareil affront, sachant que Pascal y viendrait sûrement avec les amis qui étaient chez eux. Pour le coup, ils penseront sûrement que je tente tout pour me jeter à sa tête. Impossible de repartir avec lui après ça. Mes oreilles me brûlaient de honte.

Est-ce que Pascal me rappellera après l’aéroport? Aura-t-il seulement envi de me voir? Je tremblais de la tête aux pieds encore, n’arrivant pas à me débarrasser des impressions désagréables que j’avais ressenti debout dans l’entrée comme une intruse. Je me suis sentie vraiment mal, de trop, mal placée, ridicule... et le regard que Pascal m’a lancé...

Je devais peut-être me montrer fâchée et ne pas lui répondre si... si seulement il m’appelait... Lui faire le coup d’être en colère... Ça voulait dire que je ne le verrais pas ce soir? Oh, ça c’était trop dur. S’il m’appelait, je savais que je me précipiterais (stupidement) vers lui. Rien ne pourra m’arrêter!

C’était presque minuit quant Pascal m’a enfin appelé. Mouais. On était mal à l’aise au téléphone.

Cette fois, il m’attendait. J’ai voulu reparler de ce qui c’était passé, et essayé de me justifier, mais Pascal n’avait pas envi d’en parler. On aurait dû, parce qu’on était bien trop tendu.

Même s’il me serrait dans ses bras avec beaucoup d’amour et de tendresse, on n’arrivait pas à se détendre. Je me sentais obligée de me défendre, de me justifier, mais Pascal me faisait taire. Il ne voulait pas parler de Jess, ni qu’on passe la soirée à se prendre la tête. Je me suis petit à petit laissée glisser dans une sorte de torpeur, rassurée par sa présence, sa voix douce et pleine de tendresse.

C’est vrai, la seule chose qui comptait, c’était d’être avec lui.

A son arrivée à Londres, Jess l’a appelé. Bien évidemment, il devait répondre. C’était gênant. J’étais mal à l’aise et d’emblée, je me suis éloignée pour ne pas les entendre. Si j’avais été maligne, je serais rentrée, mais je suis restée. On ne pouvait pas parler de ce qui nous tourmentait, on ne pouvait pas parler de ce qui c’était passé plus tôt, donc on était plutôt silencieux. Tendu, on s’est juste serré l’un contre l’autre, le spectre de Jess derrière la porte.

Même loin, elle était bien trop présente. Je ne pouvais pas dormir dans son lit et Pascal ne le voulait pas non plus, mais on évitait d’en parler. On était dans une impasse. L’envie de se voir, mais pas très à l’aise non plus. Pour finir, assez maladroitement, Pascal m’a demandé de rentrer. Aoutch. J’aurai dû le faire toute seule, non mais, à quoi je pensais! Aïe, dire qu’il a dû me demander de partir. Ça, c’était le pire. J’en aurais pleuré.

Pris de remords, Pascal est venu chez moi. Ne réussissant pas à trouver le sommeil, il m’avait appelé, et après avoir parlé un moment au téléphone, on s’est rendu compte que malgré le malaise et tout, on avait envi d’être ensemble. C’était bon de l’entendre. Pat était déjà couchée heureusement.

Il avait envi de me voir, qu’on soit ensemble mais il ne savait pas pourquoi, ça n’allait pas, il ne se sentait pas trop bien. Je me sentais pareil. Mais vraiment, vraiment contente qu’il soit venu. En partant de chez lui, j’avais un goût amer dans la bouche et un gros nœud à l’estomac. Je m’étais sentie vraiment mal. J’avais encore les yeux rougis d’avoir un peu pleuré.

Alors sans un mot, je lui ai juste pris la main, et on a été se coucher. Ça ne servait à rien de parler, juste dormir dans les bras l’un de l’autre serait suffisant. Au moins être ensemble. Je voulais lui faire oublier le sentiment de malaise qui aurait fait fuir n’importe qui d’autre, mais pas lui. Heureusement pour moi, j’en serais morte de chagrin.

*  *  *  *  *

Sale Petit Piège - (18 jan 09 -dim)

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17 -- Et elle veut un bébé...

Publié le par JaneDo


Hehhhh... Encore un truc que je n’avais pas osé dire à Pascal. Jess veut lui faire un bébé....... :(

Je ne veux pas d’enfants, je devrais être contente pour lui? Ben non! Si elle lui fait un enfant, je le perds, c’est sûr. Pfffff. Je ne peux pas lui en parler sans avoir l’air de vouloir les séparer ou de chercher à inventer des trucs pour essayer de les séparer. Vraiment pas la position idéale. J’étais tellement choquée que je n’ai rien dit, je ne me suis même pas autorisée à y penser. Mais je n’avais pas réussi à dormir, j’avais tourné comme une crêpe toute la nuit.

Je ne lui donnerais jamais d’enfants, mais l’idée qu’une autre femme puisse avoir un petit bout d'homme de lui, là carrément, ça me rend follement jalouse. Je ne vais pourtant pas changer d’avis, je ne serais jamais capable d’élever un enfant. Je n’en ai ni la force, ni le courage.

Aaaaaah, ça me fait mal, ça me fait vraiment souffrir. Elle le tenait et elle n'était pas prête à le lâcher. Jess avait raison, ils ne se quitteront jamais si elle lui fait un bébé! Ils seront enchaîné l'un à l'autre à jamais. Lui en parler me ferait aussi comprendre suivant sa réaction, qu’ils ne se regardent pas dans le blanc des yeux. Glauque.

Depuis que j’avais dû faire les magasins avec elle, j’avais fait l’effort d’effacer tout ça de ma tête. Je me suis même persuadée qu’il n’y avait aucune chance que ça arrive, parce qu’il n’y a pas si longtemps, elle et Layne aussi, m’ont fait comprendre qu’il ne se passait rien dans leur chambre à coucher. Mais en tournoyant comme une crêpe toute la nuit après les avoir vu au Tiger, je n’arrête pas de soupirer. Même quant j’en suis consciente, je n’arrive pas à m’en empêcher. Et aussi à secouer la tête.

Pendant 5mn, je suis convaincue qu’il ne faut pas que j’en parle à Pascal, et les 5mn suivantes, je suis persuadée qu’il faut que je lui en parle.... mais alors, je saurais qu’ils font plus que dormir comme de bons amis dans des lits séparés... Ahhhh.

Et si lui aussi voulait des enfants? Alors là, je serais bonne pour la casse... pfffff. Oui, ça fait depuis longtemps que j’ai passé 30ans, mais les vieux réflexes de toujours font surfaces dans ces moments de grandes tensions.

J’avais le choix entre mettre mes poignées sous l’eau froide d'un robinet, et ça risquait de durer un long moment... et Patricia s’en rendrait compte. Pas question non plus que je pleure devant qui que ce soit, même une très bonne copine. J’aime rester dans mon coin dans des moments comme ça. Alors j’ai choisi la 2ème solution que je choisissais toujours quant je vivais chez mes parents et que j’allais encore à l’école. Seule solution quant on est entouré de frères et sœurs encombrantes qui viendraient regarder comment tombent vos larmes et qui s’empresseraient à l’occas de se moquer de vous. J’ai été me planquer dans le noir mon armoire.

J’avais besoin d’être dans le noir, dans un petit espace, sans fenêtres. Qu’on me fiche la paix, donc qu’on ne puisse pas me trouver...

2h plus tard quant j’ai émergé, je savais que je n’avais pas vraiment le choix, il me fallait affronter mes démons, quitte à entendre et remarquer des choses que je préférais ignorer et surtout, pire... jouer le mauvais rôle.... Fallait que je le dise à Pascal.

L’idée me faisait trembler... s’il voulait aussi avoir des enfants... j’étais cuite!

Il aura le choix; avoir un enfant et vivre avec une femme qu’il n’aime peut-être pas forcément ou ne jamais avoir d'enfants pour éventuellement vivre quelque chose avec quelqu’un qu’il aime, mais qui ne lui donnera jamais d’enfants et qui ne veut pas vivre en couple en partageant le même appart... chiotte... En énonçant la réalité, je pouvais deviner son choix!

On n’en avait pas vraiment parlé. Une fois, je lui avais juste balancé en vrac que je ne voulais pas vivre en ménage avec qui que ce soit, ni me marier, ni avoir des enfants... behhhh mais, ça n’aurait pas servi à grand chose de lui mentir, ç’aurait été trop nul. Ohhhr, en ce moment je détestais Jess, et j’avais envie de me glisser chez eux pour remplir de contraception toute boisson se trouvant dans la maison. Arf. Avec mon bol, aucune chance qu’elle soit stérile!!

Mince, alors soyons lâche jusqu’au bout... je ne lui dis rien, et je profite de chaque moment jusqu’à la rupture inévitable. Ou je l’évite pour ne pas affronter la réalité... ouais, j’étais à 2mm de faire ça! Oh-la-la, j’avais encore besoin de prolonger la cession dans l’armoire. J’y suis retournée...
Je m'y suis endormie après une autre bonne séance de torture mentale.

Je suis maudite jusqu’à la racine des cheveux.... J’avais vraiment besoin de temps loin de tout le monde, de calme complet, de temps et aucune distraction. Le désordre dans ma tête finirait par se tasser un peu...

En sortant de l’armoire, c’était décidé, fallait que je vois Pascal et que je lui en parle. Je piaffais sur place, je ne pouvais pas attendre, alors je l’ai appelé.

Pascal ne pouvait pas me voir aujourd’hui, ni s’éclipser. Jess partait dimanche alors, ils passaient le plus de temps possible ensemble. C’était bien la 1ère fois qu’il ne se précipitait pas à mon appel. Arf. Ça le rendait un peu triste d’avoir dû me dire non, ce qui était rassurant. Il a essayé me faire parler au téléphone, mais je ne pouvais pas balancer ça, comme ça, à froid. Et j’étais nerveuse de le laisser passer la soirée avec elle sans lui parler. Pour ne pas me décevoir trop, il proposait de passer en vitesse, ou de se retrouver quelque part, mais il ne pouvait pas rester longtemps. Et ça, c’était pas terrible. Fallait que ça sorte pendant la conversation. Alors j’ai refusé, mais j’avais envie de le voir, envie d’être rassurée, mais... Est-ce qu’il réussirait à me rassurer???

Il ne sortait pas non plus ce soir prendre un verre avec les autres, non plus pas en boîte. Zut, je ne le verrais pas aujourd'hui.

Pascal a insisté pour que je lui dise ce qui semblait me torturer, si tout allait bien avec Layne, si ça me concernait, ou lui? Si ça pouvait pas attendre dimanche soir? Je suis restée muette comme une carpe. Je ne pouvais pas lui parler maintenant.

J’étais désespérée, triste, down, je traînait ma carcasse dans l'appart et Pat se demandait ce qui m’arrivait. Grrrr. J’avais pas envie de parler, juste envie d’être seule ou de me changer les idées. Qui mieux que Layne pouvait faire ça! Je l’ai appelé, je ne l’avais pas vu le soir d’avant. Layne ne répondait pas, alors j’ai laissé un message. Il m’a rappelée en début de soirée. Il avait à nouveau un truc avec ses potes ce soir. Bizarre, 2 soirs de suite, très bizarre. Il y avait sûrement une fille là derrière. Il a voulu savoir ce que j’avais prévu pour la soirée, mais je n’en savais rien encore.

Je ne pouvais pas laisser Pat seule tous les soirs, ce serait pas très cool. Layne a dit y avoir pensé, c’est pour ça qu’il avait accepté de sortir avec ses potes. Yahoooo! Sachant que j’allais sûrement et certainement être coincée à la maison, il avait le champ libre. Je crois que la situation lui plaisait bien. Il m’a souhaité une bonne soirée et a raccroché. Paka.

Pourquoi quant quelque chose va mal, tout l’univers se ligue pour que tout aille encore plus mal en même temps!

Toute la soirée, j’ai imaginé Pascal et Jess. N’y tenant plus, j’ai enfilé une tenue de Ninja, et j’ai filé chez lui la peur au ventre.

C’était vraiment un couple. Ils étaient tous mamours et consorts. Zut, je n’aurais pas dû venir pour voir ça. Encore pire. Pascal faisait à manger et Jess se pavanait en petite tenue. Elle mettait la table, sur la table basse du salon. Thomas était chez lui, pas seul. Ce devait être la blonde avec qui il était sorti il y a quelques semaines.

Après avoir mangé, Pascal et Jess se sont coulés dans les bras l’un de l’autre devant la cheminée. Ça faisait un peu mal de le voir tout tendre avec elle, lui enlever les cheveux de devant les yeux en parlant et de les glisser avec tendresse derrière ses oreilles. Je ne pouvais pas le supporter. Je suis partie avec la boule à l’estomac.

Sur le chemin du retour, je suis passée chez Layne. Il se préparait à sortir en parlant au téléphone. J’étais trop loin pour entendre. Il s’est appuyé contre la baie vitrée côté jardin et regardait dans ma direction. Je suis partie. Pas question qu’il me surprenne. J’aurai pu attendre et le suivre, mais à part le fait que ce serait une manière comme une autre de se distraire, je n’en voyais pas l’intérêt. Je devinais qu’il ne voyait probablement pas que ses copains, ou pas de copains du tout. Il avait sûrement rendez-vous avec une fille. Mais peu importait, j’avais d’autres soucis plus gros et qui se nommaient tous; Pascal.

Si Jess tombe enceinte ce soir... aïe! J’aurai dû trouver le moyen de le lui dire quant il était passé à la maison. Je suis une idiote. Paka!

*  *  *  *  *

Et elle veut un bébé - (17 jan 09 -sam)

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16 -- Fuir mon appart, ma scouateuse!

Publié le par JaneDo


C'est franchement pénible d'avoir quelqu'un dans les pattes toute la sainte journée. Je ne me rappelais que trop la dernière fois qu'elle a scouaté chez moi... Rha-la-la, y a pas à dire, suis vraiment faite pour vivre seule!

Je me suis arrangée pour rester au lit le plus tard possible pour pouvoir avoir la paix. Mais d'entendre ses râles de douleurs en essayant de sortir de son lit m'a obligée à me lever pour l'aider. Après, inutile de rêver de retourner me recoucher.

Et le babillement constant, et les questions... C'est inssuportable!

Moi qui ne fait les courses qu'en début de semaine, et du stricte minimum, parce que je mange rarement à la maison, me voilà en train de remplir le frigo! Et un vendredi où tous les manics du chopping sont dans les magasins. La poisse géante. Et du monde, y en avait partout. Petit tour en pharmacie aussi pour lui prendre ses médics et surtout les anti-douleurs, sans quoi, elle passera un week-end d'enfer... non... en enfer!

Dans l'après-midi, j'ai été me balader en fôret avec Maxou, parce que j'étais à 2 doigts d'éclater, lui sauter dessus et lui scotcher la bouche. Ça n'arrête jamais, elle a toujours ce truc qui lui sert de moulin à paroles ouvert, et comme un lion franchement en rogne, j'ai failli lui crier dessus. La pauvre. Mais ça n'arrêtait pas; et blablablabla, et blablablabla, et... pffffouuu. Même dans mon bain, où j'ai essayé de fuir, elle est venue s'asseoir pour babiller. Merde.

Le soir, c'était décidé, je sortais!

Là, elle ne pourrait pas, vu son état, me suivre. Sinon, j'allais finir par lui péter les côtes restantes et la jeter par le balcon. En début de soirée, après m'avoir appelée avant cette fois, Layne est passé à la maison. J'avais les palpitations. Pat était sujette aux gaffes de toutes sortes et j'avais peur qu'elle n'en fasse à propos de Pascal. Ça n'a pas manqué.

Pourtant, je lui avais bien dit de ne pas parler de sa visite, mais tellement occupée dans son blabla à vouloir être sympa et appréciée par Layne, qu'elle n'a pas pu s'empëcher de mentionner sa visite. Je l'aurais bien clouée au pilori. Même mes coups de pieds sous la table n'y ont rien changé. Je me rappelais que trop pourquoi je ne lui racontais plus rien. Elle a une trop grande bouche.

Layne avait un truc avec ses copains le soir, et ne savait pas à quelle heure il pourra venir me rejoindre, ou s'il pourrait venir me rejoindre. Et passer seulement pour venir dormir chez moi, avec ma copine à la maison, il savait que ce n'était pas possible. Donc, il voulait que je le tienne au courant de mes déplacments pour le cas où.

Bizarre de chez bizarroïde!

Connaissant l'oiseau, s'il le voulait vraiment, il pouvait venir me rejoindre. Il n'avait pas besoin de l'autorisation de ses potes pour partir quant ça le chantait. Il y avait autre chose, j'en aurais mis ma main au feu. Je commencais à connaître sa manière d'opérer. Le coup de passer chez moi en début de soirée, de plus un vendredi et de vouloir connaître mon programme!!! Louche de chez Louche-Land. Si Pat n'avait pas été là, je l'aurai bien testé pour voir s'il serait resté ou s'il aurait insisté pour partir!!!!

Mais y avait Pat... Impossible... Zut.

Il y avait des tas de trucs que je n'avais pas dit à Pascal à propos de ma sortie avec Jess... Entre autre, Jess ne voulait plus que je vois Pascal. Elle acceptait notre "amitié" (elle se foutait de ma gueule quoi) et qu'elle voudrait que je ne me gêne pas de passer à la maison si je voulais le voir (ben voyons). C'était juste pour avoir un oeil sur nous oui! Je n'ai pas osé en parler à Pascal, je ne voulais pas avoir l'air de la rapporteuse ou de la petite faiblasse qui se plaint de sa femme. Mouais... Elle n'avait pas hésité à me planter des couteaux dans le bide en me faisant comprendre qu'ils ne se quitteront jamais, que la nana qu'il voyait n'était qu'une récréation. Et aussi, pour se venger du fait qu'elle voyait quelqu'un de son côté. Ouais... Je me voyais mal dire tout ça à Pascal.

Sachant que j'allais sûrement voir Pascal la semaine prochaine, je sortais avec mes potes ce soir.

Pascal est passé en coup de vent au Tiger. Il avait été voir au Central, mais on avait depuis peu changé de point de rencontre et j'avoue que j'aimais mieux le Tiger. Heum... peut-être parce qu'eux venait là, c'était leur quartier général. Quant je l'ai vu, je n'avais qu'une envie... c'était d'être dans ses bras, d'être avec lui, d'être la spectatrice de ses sourires, de ses rires...  des filles qui sillonnait autour de l'autre groupe était irrésistible. Tant mieux pour moi.

Jess était accrochée à son mari. Evidemment. A sa place, j'en aurais fait autant. On a passé 2mn, épaule contre épaule avant que Jess ne l'entraîne dans son sillage saluer des amis à eux.

Caroline ne pouvant pas vraiment l'approcher sans avoir à affronter Jess avait décidé de l'ignorer, et parlait à Pascal comme si elle n'était pas là. Quant elle se mêlait à leur conversation, Caroline regardait ailleurs ou la dévisageait comme si elle avait été une poussière sur la veste à Pascal. Quelle pouffe quand même! Sachant que Pascal l'appréciait et la trouvait à son goût me picotait de  partout. Pascal me faisait de temps en temps des sourires ou des signes de têtes de m'approcher. Mais j'avais eu assez de Jess pour la semaine, je n'avais pas envie de me creuser la tête pour avoir une conversation mesurée. Mais comme je passais près de lui, il m'a attrapée par le bras pour me demander si je l'évitais ou quoi!  Euhm non, mais Jess et Caro, oui.

Après ça, Pascal et Jess sont partis. De mon côté, j'ai suivi mes potes en boîte, mais sans Pascal dans ma ligne de mire, la soirée n'avait aucun intérêt. Mais je devais profiter de l'occasion pour être avec mes potes. Je n'ai pas fait très tard, je suis rentrée en traînant les pattes. J'espérais de tout mon coeur que Pat soit couchée que je puisse respirer un peu... Yipiiii, elle l'était. Alors je me suis gâvée de télé et de mon canapé. Ahhhhfff.  Pas cool, mais je me demandais combien de temps j'allais devoir la supporter chez moi..

Evidemment, pas de Layne de la soirée. Je ne lui avais pas donné de nouvelles sur ma routine, après tout...

*  *  *  *  *

Fuir mon appart, ma scouateuse!  - (16jan09 -ven)

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