24 -- Parents? Mauvaise surprise
Le lendemain matin, en la femme parfaite, j’ai porté le petit déjeuner au lit à mon petit coeur. Ça changeait, pour une fois, c’était à moi de le gâter. On a ensuite été se balader dans le village pour faire quelques courses, les produits frais nécessaires. Comme le chalet n’était pas tout le temps occupé, il fallait du lait, du beurre, etc.
C’est drôlement agréable de pouvoir se balader ensemble, sans avoir peur, de se sentir complètement libre. En fait, c’était agréable de ne pas avoir à faire attention sans arrêt à nos faits et gestes ou la manière de se regarder, se parler ou la manière de se tenir. De pouvoir se prendre par la main, se câliner ou de simplement pouvoir se prendre par les épaules. Des gestes simples, mais qu’on avait pas souvent eu l’occasion de faire entouré par nos connaissances. Comme Pascal était plutôt du genre affectueux, j’avais la chance de recevoir des tonnes de petits bisous et j’adorais ça.
Un vrai petit couple en Lune de Miel.
La dame de la boulangerie a cru que j'étais sa femme, qu’on rentrait de notre voyage de noces ou qu’on était en lune de miel. Hum... sourire béat sur mon visage. Et qui dit béat, veut dire bébête, nunuche, proche de stupide.
En faisant les courses, on avait croisé potes d’enfance à Pascal et on devait les retrouver à la fête du village en début de soirée. On avait trop traîné, c’était de ma faute, je ne savais pas quoi mettre, et on est arrivé presqu'à la fin. Ses potes nous ont entraînés au Pub. Je ne pouvais pas vraiment me joindre à leurs conversations, je ne les connaissais pas, mais j’étais bien, même si je ne participais pas des masses. Pascal ne me lâchait pas et s’inquiétait bien trop que je m’ennuie. Je ne m’ennuyais pas. J’avais son bras autour de l’épaule et j’étais heureuse rien que d’être avec lui. On voulait être seul, alors on a pas fait long.
Une très grosse mauvaise surprise nous attendait... on ne le savait pas encore.
On était devant la cheminée, dans les bras l’un de l’autre, pas vraiment une tonne de vêtements sur le dos, pensant être seul au monde, loin de tout, en sécurité, seul. On avait pas entendu la porte, ni rien. Il était vrai qu’on ne s’attendait pas à voir qui que ce soit pendant ses 2 jours... Ce n’était pas vraiment la meilleure situation pour se retrouver nez à nez avec des parents... Vraiment pas... surtout quant on est pas la femme légitime du jeune homme avec qui on batifole.
Une situation dans laquelle on ne se sent pas terriblement bien, heum, plutôt rétrécir à la taille d’une tête d’épingle. Ses parents... Iaaaaaaeh... Quelle poisse!
Je n'avais jamais vu Pascal rougir autant. Heummm, moi aussi. Si sa mère aurait pu, je pense qu'elle m'aurait jetée dehors direct. Mais, elle n'a pas osé. Ça ne m’aurait vraiment pas gênée, j’aurais détaler avec joie. C’était la 1ère fois que j’ai pris autant de couleurs, tout y a passé; les oreilles, le front, les joues, tout.
Mais, les belles-mères, je connais, et j’ai une technique infaillible; ne pas leurs accorder d’importance. Faut seulement se rappeler que ce n’est pas sa propre mère, mais une mère quand même et que son avis à la limite, je m’en tape sans pour autant le lui dire en face. Si conflit il y a, ça reste entre mère-fils, je ne m’en mêle pas, et ne m’embarrasse jamais à entrer en conflit direct avec elles. Jamais. C’est sa mère, c’était à lui de se débrouiller avec.
En général, et surtout pendant la période bénie des débuts, la sorte de période “Lune de Miel”, ce n’est plus le fils à maman, alors ça se passe toujours bien. Il monte au créneau et défend son territoire et ses choix.
Sa mère était livide.
Thomas était monté avec eux, mais il s’est fait discret. Son père m’a saluée d’un signe de tête assez mal à l’aise, mais je crois qu’on l’était tous. C’était en fait horriblement embarrassant et si j’avais pu disparaître, je l’aurai fait. J’avais du mal à ne pas montrer mon malaise caché derrière mon sourire stoïque. Je hurlais encore à l’intérieur de ma tête. Sa mère a fait comme si je n’existais pas, pas un regard, pas un bonjour rien et s’était adressé directement à Pascal. En gros; “Qu’est-ce qui se passe ici? Et qui est cette “fille”. Dans sa bouche, c’était une insulte. J’étais une poule de couleur avec qui il avait osé se vautrer sur son tapis ultra cher, en gros... Waouh, comme entrée en matière, il y a eu mieux!
Doucement, Thomas m’a prise par la main pendant que les tours montaient entre Pascal et sa mère et je me suis éclipsée avec lui. A la lueur dans le regard à Pascal, je savais que ça allait exploser. Et ça a explosé! Thomas n’avait pas envi d’être dans les parages pendant le règlement de comptes. Et au son des voix provenant du rez, moi non plus.
Une fois à l’abri dans la chambre, je n’ai pas pu retenir les tremblements qui me secouaient tout le corps. Thomas a eu pitié de moi, et m’a juste serrée contre lui. C’était horrible, parce que j’avais l’impression que c’était pire. Impossible à contrôler. Après m’être calmée, je ne pouvais même pas avoir une discussion normale avec Thomas. Malgré mon semblant de sourire, ma voix aussi tremblait. Je crois que j’étais hyper nerveuse.
J’avais peur que Pascal en arrive à penser que je ne lui causais que des ennuis. Horrible.
Thomas nous a laissé seuls quant Pascal est remonté. Il m’a juste prise dans ses bras sans un mot. Il voulait partir de suite. Hum, j’étais d’accord. Je n’aurai pas pu espérer mieux. C’était vraiment trop gênant, et je ne voulais absolument pas me retrouver en face d’eux. Iak. Mais les choses ont la sale habitude de ne jamais tourner comme on le voudrait.
Sa mère est venue, à ma surprise totale, me demander si je voulais l’aider à préparer le dîner. Glups... Euhm NON. C’était sa manière à elle de s’excuser en se montrant gentille et agréable. Pascal lui a dit qu’on rentrait, mais elle m’a prié de rester, que ça nous donnerait l’occasion d’apprendre un peu à se connaître. Comment refuser??? Je n’en avais aucune envie, je voulais rentrer, retourner chez moi, loin d’eux.... et vite. Si j’ignorais sa requête et que je prenais la fuite avec Pascal, j’aurai demblée le mauvais rôle. Quel calvaire. Pascal n’en avait pas plus envi que moi, sauf que moi, je gardais ce que je pensais pour moi.
Pffff... notre week-end était fichu. Quelle poisse. C’était vraiment chiant à la longue.
Mon invisible moi m’a poussée en bas quant, tout ce que je voulais, c’était de partir d’ici. Pascal avait décidé que ce serait lui qui aiderait sa mère à préparer le dîner. Je crois qu’il ne voulait pas nous laisser, toutes les 2, seules! Tant mieux. Je n’ai absolument pas insisté, même pour la forme.
Et Thomas, quel amour... Il m’a traînée avec lui, et grâce un moment de tranquillité, loin de leurs parents, j’ai pu retrouver mon calme et ma bonne humeur. J’avais décidé de faire comme si de rien, mais j’avais l’estomac noué toute la soirée, faisant attention à mes faits et gestes, complètement coincée.
Je me suis demandée ce qui allait se passer à l’heure du coucher... mais sa mère m’avait préparé une autre chambre... Problème résolue! Malgré tout, Pascal est venu me rejoindre. Je crois que ses parents s'en doutaient... La 2ème chambre était bien évidemment pour la façade.
La soirée s’est bien passée dans l’ensemble, même si c’était terrifiante et long et... ciel... qu’est-ce que j’avais envie de rentrer moi...
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Parents? Mauvaise surprise - (24 jan 09-sam)




























