Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

jane-do

03 -- Elle lui plaît...

Publié le par JaneDo

Je me suis donnée la peine de descendre déjeûner pour Pascal. Si ça ne tenait qu'à moi, je serais restée au lit. Je préfère dormir que manger de toute façon! Par ma faute, il était déjà assez enfermé comme ça. Arf, j'avais envie de trouver un coin tranquille pour avaler mon café, mais, je pouvais pas, il aurait été obligé de venir aussi. Bon ok, heureusement que ça ne dure que 2 jours, d'ailleurs ce soir, je vais devoir le rendre à sa femme, snif. Alors j'attendais avec impatience qu'ils partent tous sur les pistes. Je n'avais qu'une envie, c'était d'être tranquille et de dormir, j'étais raide. On ne dormait pas beaucoup, pas seulement parce que... mais les sorties, les soirées qui se prolongent une fois rentré... J'étais naze!

J'étais toute seule en train d'avaler mon café accoudée au bar de la cuisine quant Jess s'est pointée. Je me sentais coincée comme un insecte pris dans la lumière. J'avais envie de prendre mes jambes à mon cou et de partir. Je me suis concentrée sur mon café, en espérant être invisible. Malgré mes efforts, je ne l'étais pas. Pourtant, il y avait  juste une 10zaine de pas jusqu'à la salle à manger, j'aurai voulu pouvoir les faire sans avoir l'air de fuir. Crap. Et Jess avait envie de bavarder.

Elle avait soit-disant fait ce jeu des 48h principalement pour Pascal. Je ne savais pas exactement ce qu'elle voulait dire par là, mais je me trouvais mal placée pour commencer à lui demander des détails. Sa remarque suivante m'a laissée un peu perplexe, est-ce qu'elle savait que j'étais au courant qu'elle savait tout? Je ne saurais le dire. Tout en est-il qu'elle a utilisé le terme amitié, pour qualifier notre relation ou celle que Pascal entretien avec Caroline.

Prise au piège dans une conversation que je ne voulais pas avoir avec elle, je lançais des regards désespéré vers la salle à manger où j'aurai dû rester. Mais qu'est-ce qui m'a pris d'en sortir?!? Ma gêne l'amusait beaucoup, alors elle a remi une couche, elle m'a carrément demandée si j'étais amoureuse de Pascal? Là, j'allais pas jouer la timide, je lui ai dit que c'était difficile de ne pas l'être. Ca l'a fait rire. Puis elle m'a avouée qu'elle avait aussi eu envie de passer du temps avec Ethan, mais elle me demandait de n'en parler à personne.

Facile, je me voyais mal en parler à Pascal sans avoir l'air d'essayer de la dénigrer. Je n'avais pas envie d'avoir cette conversation là, surtout pas avec Jess pour l'amour du ciel.

  • T'inquiète... J'ai vu la manière que tu avais de le regarder. Par contre... enfin, tu sais, je le connais bien, très bien même et depuis des années, c'est quelqu'un de très actif et il risque de vite s'ennuyer à rester enfermé au chalet comme ça!!  Clairement, tu n'es pas sportive, vous n'avez pas grand chose en commun en fait. Pour en revenir au jeu,  j'avais envie de passer du temps avec Ethan, et difficile avec "mon" mari dans les pattes pas vrai? J'espère que tu garderas ça pour toi, je préfère éviter les histoires entre Pascal et Ethan..

Et elle a rigolé. Pourquoi me racontait-elle tout ça? Est-ce qu'elle espérait, au contraire justement que j'en parle à Pascal? Essayait-elle de provoquer sa jalousie? Glups. Non, je n'en parlerais pas à Pascal, ça c'était sûr.

Ouf. Pascal avait vu mon regard paniqué et il est immédiatement venu à mon secours. Ce qu'elle avait dit pourtant continuait à me trotter dans la tête; "Rien en commun? Enfermé au chalet?". Arf, j'étais naze, et il faisait si froid, mais apparemment pas en hauteur, qu'il faisait plus chaud qu'en station. Jess avait sans doute raison, et pour cette dernière journée ensemble, je pouvais au moins faire un effort pour faire plaisir à Pascal. J'aimais faire du snowboard en plus, suis pas terrible, mais j'aime bien. Suis pas nulle nulle, si je ne tombe pas dans la 1ère descente, je me débrouille plutôt bien, mais si je tombe, c'était fini, je perdais tous mes moyens.

J'ai prétendu avoir une furieuse envie d'aller faire du snowboard. Mouais, rien que ça!

Pascal a légèrement fronçé les sourcils en souriant. Mais Pascal m'a assurée que ça ne lui manquait pas et qu'il n'y tenait pas. Il pensait aussi que je ne devrais pas prendre de risque en faisant des exercices aussi radicales que le ski ou snowboard à cause de mon dos. Je ne voulais pas qu'il se prive pour moi et j'ai promis de faire attention. Après avoir réussi à me convaincre qu'il ne s'ennuyait pas, qu'il préfèrait qu'on reste que les 2 pour les quelques heures qui nous restait, je me suis détendue.

On était pas les seuls à rester au chalet, alors on a passé un petit moment au salon avec 2 autres couples, dont Mickael et Barbie. Je n'avais pas tellement envie de rester là et Pascal non plus. On a prétexté vouloir aller en ville se balader, mais Mickael a sauté sur l'occas pour nous accompagner avec Barbie, alors Pascal l'a pris de côté pour lui parler. Je devine; on n'avait pas vraiment dans l'idée d'aller en ville du tout, on avait juste envi d'être seuls, c'était tout.

J'avais tord de me laisser torturer la tête, Pascal n'avait pas eu envi d'aller sur les pistes, n'avaient pas envi de compagnie, mais juste envi qu'on puisse profite des dernières heures qu'on pouvait passer ensemble. On ne voulait pas sortir manger avec les autres non plus. Pour éviter de les avoir sur le dos, on a prétendu qu'on irait  les rejoindre, mais on est resté au chalet.

Plus les heures passaient, plus je devenais mélancolique. Je n'avais pas faim. Pascal avait beau essayé de me faire voir le bon côté des choses et qu'on avait quand même pu passer 2 jours ensemble, et que c'était bête de gâcher les dernières heures à être triste. Mais rien n'y faisait. Malgré mon sourire, j'étais triste quand même.

Jess serait sûrement furieuse, parce qu'on avait pas l'intention d'aller les rejoindre en boîte. Quant les 48h ont pris fin, on s'est installé au salon devant un feu de cheminée. On était plutôt silencieux. Tant qu'il n'y avait personne, je pouvais encore profiter d'être dans ses bras.

Et bien sûr, il fallait que je gâche tout... baaaaahhh.

Non, non et non, je devrais me faire piquer. Je ne devais pas revenir sur le sujet de Caroline. Je le sais, je sais que c'est une grosse grosse connerie. Tout ce que je pouvais y gagner, c'est de le faire penser à elle. Grosse bêtise qu'il ne faut jamais commettre. Mais ma connerie étant sponsorisé par ma curiosité, pffff... je l'ai fait. Et vas y que je te pompe l'air avec du Caroline par-ci et du Caroline par-là. Que la foudre me frappe. Mouais, j'aurai dû m'arracher la langue!

En fait, je pense que comme n'importe quelle fille, inconsciemment, on aimerait pouvoir ou avoir été dans leur peau dans ses moments là pour savoir exactement ce qu'ils pensaient, ce qu'ils ressentaient, mais comme c'est pas possible... ben on leurs cassent les pieds pour savoir des détails qu'on devrait ne pas chercher à connaître.

Je voulais savoir ce qu'il pensait, si elle embrassait bien? En fait, je voulais savoir si elle embrassait mieux, mieux que moi, mais je suis restée au bien. grrrr.

J'aurai dû m'arracher la langue. J'aurai dû remarquer son petit froncement de sourcils, mais j'étais déjà embarquée sur le train que rien n'arrête, même pas un peu de raisonnement. Je savais bien, quant je ne fonctionnais pas en "mode-débile" que je le faisais revenir à ces moments où il était avec elle, essayé de se rappeler des choses qu'il avait peut-être oublié. Du coup, il devait se rappeler son parfum, le goût de ses lèvres. Iiiiiak. Couchée à essayer de dormir, je me suis revenu un peu à la raison et je me serais tapée tellement j'avais été stUpide. Pffff. C'était fait, je pouvais plus revenir en arrière. Erk, il a dû se dire que j'étais jalouse en plus. En plus, c'est vrai, j'étais jalouse, pas d'elle, mais des moments où elle était dans ses bras et pas moi

Dire que je lui ai fait repenser à ses baisers... Oui, alors oui, il trouve qu'elle embrasse bien. Cauchemar... je la revoyais dans ses bras, et son sourire quant il la regardait. Horrible cauchemar. Et il a fallu que je revienne sur le fait qu'il m'avait dit qu'elle lui plaisait. Ho-la-la, peut-être que j'avais espéré que la réponse change? Ridicule.

  • Oui, c'est vrai elle me plaît beaucoup, je ne vais pas te mentir. Elle est gentille, et elle est vraiment très chou.

Ciel, mais oui, j'aurai voulu que tu me ments et avec conviction en plus tiens! Arf... Non, je ne voulais pas qu'il me ment. Tartufle que je suis, pourquoi lui demander ça. Et, pire, je n'arrivais pas à arrêter. Il a fallu que je lui demande si ça lui avait fait quelque chose de l'embrasser.

  • Aïe, Jane... Je t'en prie, si on parlait d'autre chose? Je ne suis pas avec elle là, et j'ai pas spécialement envi d'y penser.

Et j'ai insisté. Je n'aurai pas dû, mais qu'il ait essayé d'éluder la question, me faisais idiotement insister de plus belle. Et oui, j'avais envi d'entendre que ça ne lui avait rien fait, mais je l'aurai pas cru et j'aurai continué d'insister. Et pourtant dans mon manuel, des choses à ne jamais faire, ça, ça figurait en 1ère position. Arf, damnation, bêtise quant tu nous tiens! Il a poussé un gros soupir;

  • Jane...Tu veux pas vraiment que je réponde à ça, si? (ben, oui je voulais...). Bien sûr que j'ai ressenti des choses, suis pas en pierre quand même.

Arf, ça fait mal aux oreilles et ailleurs aussi.

  • Est-ce que... est-ce que vous...
  • Arrête. Ecoute, ça va nous mener nulle part, à part nous faire du mal. Tu crois que je ne vous imagine pas, Layne et toi? Tu ne crois pas que les images qui se bousculent dans ma tête ne sont pas pire? En plus, tu sais que c'est l'ex à Jess, alors imagine un peu... Je sais pas mal de détails à son sujet, notamment que c'est un obsédé, drogué du sex, alors à ton avis... Tu crois que quant je pense à toi, je pense à quoi? Je pourrais aussi te demander tiens, est-ce que tu aimes faire l'amour avec lui? Est-ce que tu ressens des choses? Est-ce que c'est mieux, dis moi? Est-ce que tu l'aimes?

Heum... Oui... Non... Pas envie de répondre à ces questions. C'était trop gênant, intrusif. Sacré douche froide.

  • Et Thomas, hein? C'était comment? Il embrasse bien? Tu as ressenti quoi? Ca t'as fait quelque chose? Tu sais qu'il est toujours amoureux de toi...

Pascal s'était levé, il ne tenait plus en place. Il avait plongé ses beaux yeux verts dans les miennes, et je sentais mes oreilles prendre feu. Il avait raison, c'était pas top.

  • Tu crois pas que ça m'obsède de t'imaginer avec lui, jour et nuit? Ca me rend fou de savoir que t'es avec lui. Alors dis moi? Avec Layne... c'est mieux? Oh puis non, ne me répond pas. Je ne veux pas le savoir.

J'étais d'accord de changer de sujets, même si une saleté de petite diablesse continuait de susurer à mon oreille. Pascal a prétexté aller nous chercher à boire pour quitter la chambre. Arf, je crois que je l'avais mis en boule.

C'était bien vu, vers les minuit, Jess est venue se changer parce qu'elle s'était renversé de la sauce dessus. Layne et Thomas l'accompagnait. On a dû les suivre en boîte. Pas le choix, si je restais, Layne restait. Je n'étais pas d'humeur pour une prise de tête ou, connaissant Layne, à passer à la casserole.

Voilà, on était séparé. Pas très loin l'un de l'autre, mais séparé quand même.

Tout le reste de la soirée, depuis qu'il était à nouveau avec Jess, Pascal avait évité de croiser mon regard. On aurait jamais dit qu'on venait de passer 48h collé comme des siamois. Je n'arrivais pas à mettre les 2 images de lui ensemble.Celui qui me disait  des mots doux, qui me serrait dans ses bras comme si ça vie en dépendait et ce type distant, voir froid.

J'avais l'impression de ne pas le connaître si bien que ça ou de m'être fait des films. J'avais même l'impression de ne plus exister pour lui, jusqu'à ce qu'il attrape ma main sous la table. Pascal regardait les gens danser, et écoutait distraitement Paul qui lui parlait à l'oreille. Si ça n'avait pas été pour mes doigts presque broyés sous la pression, j'aurai pu croire que je l'avais imaginé. Ca n'avait duré que quelques secondes.

Layne m'attendait au contour. Il ne m'a pratiquement pas quittée de la soirée, multipliant les gestes de tendresses et d'affections. L'empêche que c'était chou, parce que je sentais que derrière son sourire, il était furieux. Pourtant, même s'il m'a juste fait une petite remarque, il n'avait pas voulu en parler... Tant mieux

*  *  *  *  *

Publié dans diary, jane-do, journal

Partager cet article
Repost0

Publicité

02 -- White Wedding

Publié le par JaneDo


Bah... Je l'aime à la folie ce mec! Jess avait vraiment de la chance d'être sa femme. Si j'étais elle, je ferais tout pour le garder. En amour, comme à la guerre; que la meilleure gagne! Si j'étais à la place de Jess, je ne le laisserais pas filer. D'être réveillée avec tendresse le matin, ça faisait longtemps. D'habitude, je déteste carrément. En fait, je déteste être réveillée tout court. J'aime me réveiller quant je veux, lentement et surtout qu'on me fiche la paix, qu'on ne me parle surtout pas pendant... jusqu'à ce que j'avale deux ou trois cafés, en silence!

On a traîné au lit comme de vrais limaces. J'avais pensé qu'on devait se dépêcher de descendre rejoindre les autres, mais Pascal m'a rappelé que personne ne s'étonnerait de ne pas nous voir, je n'étais pas réputée pour mes apparitions aux déjeuners! C'est vrai, j'étais une vrai marmotte. Comme je n'étais non plus pas la grande sportive qui se lançait sur les pistes dès l'ouverture, Pascal pensait qu'on pouvait tout aussi bien rester tranquille et descendre quant on veut. Alors on a traîné au lit toute la matinée. Si j'avais pu arrêter le temps, je l'aurais fait!!!

L'après-midi, on a été se balader en amoureux dans le village. Pas besoin d'avoir peur de se faire prendre, on était officiellement en  couple. Comme de vrais nullos bêbêtes complètement amoureux, on s'est baladé collé l'un à l'autre, bras dessus, bras dessous,  buvant dans le même verre,  se donnant à manger, trouvant des excuses pour s'embrasser pour un oui ou un non, s'amusant de petits rien. C'était super super chouette et... reposant. J'aime être avec lui, j'aime tout de lui, tout tout tout.

J'étais contente d'être loin du chalet, des autres pour un petit moment, et d'être rien que les 2. Je pensais réussir depuis le temps à ne pas être complètement nunuche à le regarder comme s'il était une merveillle tombée du ciel, mais rien y faisait.

Fallait toujours que je me pince pour être sûr que j'étais réveillée et que j'étais vraiment dans ses bras. Ridicule. Il me faisait toujours trembler dans mes grolles! Chacun de ses petits sourires ou rien que le contact de sa main me faisait frissonner de la tête au pieds. J'espère qu'il ne s'en rendait pas compte, tout l'effort que je faisais pour avoir l'air cool et détachée serait bon pour la poubelle!

Petit à petit, je m'étais détendue. Pascal n'avait pas l'air de s'ennuyer comme un rat mort, au contraire, c'était même lui qui encourageait mon côté larve. On est rentré pour manger encore (on avait plus faim), enfin.. faire semblant de manger avec ceux qui étaient restés au chalet, puis Pascal a prétendu que, même si je n'osais rien dire, j'étais crevée et que j'avais besoin de ma sieste de la journée. J'ai failli éclaté de rire. Monstre, je portais le chapeau ;)) On a passé le reste de l'après-midi dans la chambre. Je suis raide dingue de lui.

On est sorti tous ensemble d'abord manger puis en boîte. Ayant profité de la journée ensemble, on a essayé de se tenir tranquille. Pascal avait le sourire scotché sur la figure et les yeux pétillants. Il avait l'air heureux.

Ses copains l'ont un peu charier parce qu'on restait au chalet et passait le plus clair de notre temps dans la chambre. Ils pensaient que Pascal devait s'ennuyer de ne pas pouvoir faire du scowboard et de devoir rester enfermé au chalet. Bah, il a dit que ça allait, qu'il ne s'ennuyait pas et que c'était vrai que j'étais une vraie marmotte. Ça l'a fait rire, il me taquinait, mais j'espère qu'il le pensait vraiment.

Quant ils ont voulu savoir plus en le taquinant, il a dit tout à fait sérieusement qu'on étudiait la science et que sinon, ben, on jouait au "Trivial Poursuit". J'ai étouffé un petit rire; au Trivial Poursuit hein? Je lui le proposerait tout à l'heure tiens!

Pascal  est très câlins, mais on évitait d'être l'un sur l'autre tout le temps. Il avait joué le jeu avec Caroline pour ne pas éveiller la curiosité d'un changement brusque d'attitude quant il était avec moi. J'avais fait pareil avec Thomas.

Pascal me faisait des tonnes de bisous; sur l'épaule, sur la main. Miam-miam, j'adorais ça. Il me prenait naturellement la main en parlant et jouait avec mes doigts malgré les missiles dans le regard de Layne. De mon côté, j'évitais de regarder Layne, sinon, je crois qu'automatiquement, je me serais tenue à distance de Pascal.

On avait pas besoin de menotes pour rester tout le temps collé ensemble, ça venait tout naturellement.

Je me lovais dans ses bras, sans pour autant qu'on soit tout le temps en train de se lécher la figure. C'est vrai que je n'avais pas envie d'être ailleurs, même si je ne participais pas vraiment aux discussions avec ses copains et même avec les autres nanas. Je ne les connaissais pas vraiment ces filles et je ne crois pas qu'elles m'aimaient beaucoup. Etonnament, la seule à être vraiment sympa, était encore Jess.

A la surprise générale, Layne et Jess ont changé de partenaires et se sont mis en couple. Quant est-ce que..? Mais bon, rien à cirer. Après tout, ils sont déjà sorti ensemble par le passé. C'est à ce moment là, que j'ai remarqué la mine d'Alexia!! Je me demande ce qui c'était passé. Une dispute? Bah, je ne voulais pas m'occuper d'eux. Mais Jess avait l'air d'être tout à fait à l'aise avec Layne, lui aussi. Même les regards assassins des 2 miss, Caroline et alexia, ne me faisaient aucun effet.

Les seuls moments où on se sentait vraiment seuls au monde était quant on dansait. J'étais au 7ème ciel.

Comme je dis toujours, il ne faut jamais poser des questions quant on ne veut pas entendre la réponse. Mais voilà, j'ai pas pu m'en empêcher et j'ai demandé pourquoi il avait choisi Caroline le soir précédent. Et c'est vrai que j'aurai préféré ne pas connaître la réponse. Caroline lui plaisait beaucoup et s'il avait été célibataire, ou peut-être que s'il l'avait rencontrée avant... Aïe... Ça m'a scié le moral.

Je ne me doutais pas qu'elle lui plaisait et je me suis mise à l'observer, essayant de voir ce qui lui plaisait chez elle. Bon, c'est vrai qu'elle était plutôt, même extrêmement mignonne... hum. Donc, j'avais eu raison d'avoir la peur au ventre quant il s'agit d'elle.

Ouais, ça m'a scié le moral, mais j'ai rien fait paraître. Autant garder mes insécurités et mes peurs pour moi.

Ça n'avait donc pas été si dur pour lui d'être avec elle, ni de l'embrasser. Arf, stop. Pas penser comme ça voyons!

Mince, je crevais d'envie de lui demander ce que ça lui avait fait de l'embrasser et tout. Iak, c'était une chose à ne pas faire. Je ne voulais pas qu'il se mette à penser à elle. Je devais me mordre la langue pour pas me laisser aller à le lui demander.Ciel, si je n'avais pas pu venir au chalet à cause de mon dos...  je pense que ces 48h, il les aurait passé avec Caroline!!

Ça me faisait plaisir de sentir Pascal chercher tout le temps le contact physique même quant on discutait avec d'autres. Il cherchait tout le temps mes mains. Ses petits sourires ou les petites farfeluteries qu'il me chuchotait à l'oreille me faisait rougir. Je ne me lassait pas de l'observer, d'écouter sa voix, même si je n'écoutais pas ce qu'il disait ou ses rires. J'aime le regarder, observer ses gestes, sa manière de pencher la tête ou de se mordre la lèvre, les expressions de son visage ou sa façon de lever le sourcil quant il s'apercevait de mes regards.

J'aimais trop ses sourires. Il avait passé la main sous mon chemisier et me caressait le ventre, il voulait rentrer. Layne qui aurait dû être en train de s'amuser n'en avait que l'air. Il ne nous quittait pas des yeux, ça me rendait nerveuse. Ça allait barder après pour moi, mais pour l'heure... tant pis.

En rentrant avant de monter se coucher, avec Pascal, on a préparé les spaguettis pour ceux qui voulait encore traîner en bas.

*  *  *  *  *

Publié dans diary, jane-do, journal

Partager cet article
Repost0

01 -- 1er Janvier, l'Année 2009 commence bien ;)

Publié le par JaneDo


En rentrant, Caroline a proposé le jeu de la vérité. Arf, j'avais pas envie. J'étais pas d'humeur pour des vérités ce soir, et je n'étais heureusement pas la seule. Un jeu pareille aurait juste foutu le merdier et flinguerait l'ambiance de cette nouvelle année. Layne voulait aller se coucher après avoir transbahuté mes affaires dans la chambre. Mais ça pouvait attendre le lendemain.

J'aurais aimé passer la 1ère nuit de l'année 2009 avec Pascal. Je sentais encore le goût de ses lèvres sur les miennes et j'avais le coeur aussi gros que la Tour Eiffel. Si je regagnais la chambre de Layne... ce n'était pas avec lui que je la passerai!!!  Mais bon, il ne fallait pas être trop gourmande non plus. Je pouvais quand même pas lui dire non. Ciel, dans quelle galère je me suis encore fourrée ou Layne est vraiment très malin. Faire la paix était la meilleure façon de nous séparer Pascal et moi... Malin! Si je lui dis que je passe la nuit dans l'autre chambre, il va péter un cable. Zut, je ne pouvais quand même pas lui faire ça, mais je ne voulais pas encore aller me coucher.

Avec Jess, on a préparé des spaguettis-bolo pour tout le monde. C'est fou, mais il n'y avait pas beaucoup de filles qui proposaient de l'aide. On avait, pour la plupart, envi de traîner encore un peu devant le feu de cheminée. Avec le froid qu'il faisait dehors, c'était tellement agréable, et ça nous permettait d'évacuer un peu de l'exitation de la soirée.

Layne était collé à moi comme un scotch, me faisant des bisous dans le cou, me tripotant les cheveux. Il voulait aller à la chambre en trouvant toutes sortes de prétextes, mais j'avais envie de rester au salon avec les autres. Peut-être parce que Pascal y était aussi... Même si je n'étais pas avec lui, il était tout près. Il était tout chou-chou avec sa petite femme, l'entourant de milles petites attentions. Je l'enviais un peu. J'avais pas de quoi me plaindre, j'étais dans les bras de Layne qui m'en faisait tout autant.

Puis Caroline, qui devait être saoûle a décidé de flinguer l'ambiance. Elle a rappelé à Jess que Pascal lui appartenait ce soir, et que c'était elle-même qui avait lancé le jeu. Glups. Jess est vraiment joueuse, et bonne perdante, parce qu'elle a abandonné les bras chaleureux de Pascal, qui a fait une drôle de tête, pour se réfugier dans ceux d'Antony. La fille que je ne connaissais pas à décidé de suivre son exemple, et a réclamé les bras de Layne. Surprenant, mais Layne n'avait pas envi de finir la soirée avec elle. Il a dit que c'était débile, qu'il avait envi d'être avec sa nana (nana? moi? ok!), que c'était une soirée spéciale. 

J'ai étouffé un petit rire. La mauvaise humeur de Layne m'a valu les regards plutôt envenimées des 2 comparses, Alexia et Caroline. Layne essayait sûrement de se rattraper. Peut-être qu'il aurait préféré Alexia? De mauvaise grace, il a fini par accepter mais il voulait me parler d'abord.  Il voulait savoir si je comptais retourner à notre chambre. J'ai croisé le regard curieux de Pascal, je savais qu'il nous écoutait, ça m'a mise mal à l'aise.

Le matin, je n'arrivais pas à m'extraire du lit, j'étais hyper crevée. Layne est descendu déjeuner avec toute la troupe. La plupart était trop cassé pour aller sur les pistes, sauf les kamikazes comme Pascal, Thomas, Layne, Mickael ont voulu profiter de la désertion des fêtards. Je préférais dormir plutôt que manger. En zombie, je ne suis descendue que 5mn me faire un café, et je suis remontée aussi sec me recoucher au chaud.

Les mains gelées de Layne m'ont réveillées. Il avait envi de câlins et de se blottir au chaud.  Il faisait un froid de canard et Layne était tout gelé. J'avais traîné toute la journée au lit. Miam, j'adore. Mes seules apparitions de la journée ont été pour du café et sortir le chien.

Pour le dîner, j'ai été volontaire pour les corvées de cuisine avec Pascal. Layne a tiqué mais il n'a rien osé dire. Jess s'est jointe à nous, mais c'était un boulet. Elle est la championne des surgelés au micro-ondes. Aucune idée, aucune initiative, elle était vraiment aux corvées; couper les oignons, peler les patates pour le gratin, et il y en avait un paquet. J'ai continué à faire semblant de ne pas savoir qu'elle était au courant, Pascal aussi, je crois. De toute façon, qu'aurais-je pu dire?  "Ha, au fait, je sais que tu sais?"... Mouais! On a bavardé normalement. Je crois qu'elle voulait juste nous écouter ou savoir de quoi on se parlait. Normal sans doute. Pascal, malgré la présence de Jess, m'a demandé comment ça allait avec Layne? Si on avait fait la paix et des trucs comme ça. Je n'étais pas à l'aise d'en parler devant Jess / ex à Layne!

  • Hé, faut pas te gêner de parler, on sait tous que vous vous êtes disputés...

On a manger au chalet. Il y avait ceux qui voulaient ensuite sortir en boîte, ceux qui voulaient jouer à des jeux de sociétés (moi aussi) ou aux cartes, ceux qui voulaient juste passer une soirée tranquille (aussi)...  Mais Jess avait tendance à s'ennuyer très vite si on ne fait pas quelque chose de spécial. Pauvre Pascal. Elle avait toujours besoin de sensations fortes, de bouger. C'était vraiment crevant.

Après le dîner, je savais que Jess allait mettre en pratique son plan de changements de partenaire. Je ne voulais pas être là pendant la sélections. Au cas où Pascal ne me choisissait pas, il serait assez tôt pour l'apprendre après, et j'avais des trucs à faire avant de sortir. Et, j'avais vraiment envie d'être un peu seule un moment. Ouais, j'avais presque eu la journée entière, mais j'en ai jamais assez...

Layne est monté après que les couples aient été formés pour le jeu de Jess; 48heures à se supporter. He was pissed. Comme il s'y attendait, et comme je l'espèrais, Pascal m'avait choisie comme cavalière. Yiiipiii. Bon Layne était entre... furieux, j'ai envie de lui en coller une, déception, esprit vengeur... enfin un mélange de tout ça en vrac. Même si je dansais un petit "pas de deux" dans ma tête, je lui ai présenté plutôt une expresion de; "Afff, okay" quant il me l'a appris. Il m'en voulait un peu de n'avoir pas voulu faire une petite sieste crapuleuse avant le dîner, parce que maintenant, on allait être séparé pendant 2 jours.

Pendant ces 2 jours, on était sensé tout faire ensemble, à 2, comme si on était attaché par les poignets. Seule chose qu'on pouvait faire seul... aller au petit coin... manquait plus que le contraire!!!! Si l'un veut aller skier, l'autre doit le suivre et aller skier. Toutes les corvées sont faites à 2. Si l'un veut lire, l'autre doit se faire chier à côté, il ne peut pas décider d'aller faire autre chose qui lui plaît plus. Mince, ça allait être l'enfer? Comment j'allais faire pour lire ou faire mes trucs, si j'ai tout le temps quelqu'un dans les pattes? J'avais juste pensé aux côtés ludiques et amusants d'être avec Pascal, mais je n'avais pas pensé aux inconvénients. Et moi, aller me geler les oreilles par ce froid sur les pistes... hum... pas question! Il fallait qu'on trouve des compromis!

Je me demande si le jeu n'avait pas pour but de ne plus pouvoir se supporter à la fin? Aoutch, si je dois suivre Pascal partout, je ne tiendrais jamais, s'il doit me suivre, lui tellement actif, il va s'ennuyer comme un rat mort? Pascal réalisera qu'il ne voudra jamais vivre avec moi autre chose que des " 5 à 7"??? Que j'étais ennuyeuse comme une porte d'église??? Oh là... c'était pas bon ça! Et faire des efforts, je peux pas! Faire semblant que je suis quelqu'un d'autre, je peux pas! Aïe... Pas si con son jeu après tout!

Layne avait dans l'idée de se rattraper, mais moi non. En plus, il fallait que je me prépare pour aller en boîte. J'avais commencé à lui exposer toutes ces excuses, quant Pascal a frappé à la porte entre-ouverte pour savoir à quelle heure je pensais être prête ou si j'allais descendre. En fait, il était juste venu me dire que j'étais sa "Valentine" pour les prochaines 48h, et prendre son service! Il a fait un tantinet froid tout à coup. Layne est sorti en lui donnant un coup d'épaule au passage. Du Layne tout craché quoi!

Avant d'aller en boîte, j'aurai bien aimé aller faire une sieste, seule, mais... c'était pas possible! Je pouvais pas pendre Pascal dans l'armoire en attendant non!? En bas, les autres étaient en train de jouer au jeu de la vérité; si on ne veut pas répondre, on doit avaler un verre cul sec. Encore un truc pour être complètement raide avant de sortir. J'étais déjà crevée, j'aurai plutôt avalé un pot de café.

La veille de Nouvel An, Layne avait menacé Thomas de lui refaire le portrait s'il osait me toucher, il n'a pas osé avec Pascal. Je savais pourquoi  il avait choisi la nouvelle le soir d'avant... ce soir, il avait choisi Alexia comme Valentine! Tout s'expliquait. Peut-être qu'après, elle lui sortira par les oreilles aussi, qui sait.

Pascal s'était allongé sur le lit pendant que je me préparais. Ça me dérangeait un peu et perturbait mes habitudes. Il n'a pas osé me faire des avances, parce qu'il avait entendu la conversation entre Layne et moi. Ciel, j'essayais de me dépêcher, mais c'était pire. J'avais l'impression de traîner comme une tortue. Je lui ai dis qu'il pouvait descendre, mais il ne pouvait pas, c'était contre les règles. Je me demandais si les autres filles se sentaient aussi coincées que moi en ce moment.

Pascal avait l'air de beaucoup s'amuser à me regarder courir dans tous les sens, me changer x fois (oh la la). J'espère qu'il ne se rendait pas compte que là, il voyait ça pendant 48h, mais si d'aventure... c'était 365 jours par an... ça risquait de devenir moins amusant très vite!!! Après mon 2ème changement de vétements, il m'a attrapée au passage pour me dire de ne pas être si nerveuse et de me calmer un peu. Zut, il s'en était rendue compte, la barbe. J'entendais encore sa voix dire combien il m'aimait le soir du réveillon... aïe-aïe-aïe... Glups... Il allait peut-être changer d'avis après ces 48h!

J'avais les oreilles en feu quant on est descendu rejoindre les autres. J'avais l'impression de porter un très gros panneau et que tout le monde savait pourquoi on avait fait si long. On était pas les 1ers, mais on était pas les derniers non plus. Ouf. Layne et Alexia manquaient aussi à l'appel. Jess et Ethan aussi.

On est parti, en laissant les autres nous rejoindre en boîte. Ça m'a permis de me détendre un peu.

Très vite, j'ai retrouvé le sourire en oubliant tout le petit stress. Ce serait vraiment chouette de pouvoir être ensemble, Pascal était vraiment très très chou. Comme un petite midinette à deux balles, je frissonnais de plaisir quant il me prenait la main, à ses petits bisous, au contact de ses lèvres, même quant il plongeait ses yeux verts dans les miennes. Vraiment cruche. C'était bien d'être la 1ère équipe et de ne pas avoir Layne ou Jess dans les pattes. Ça nous a permis de prendre nos marques, etc'était chouette de ne pas avoir à se cacher. J'avais décidé de ne quand même pas exagérer et de faire comme si on était ensemble depuis longtemps.

J'ai adoré chaque milli-seconde d'être serrée dans ses bras et danser avec lui. J'avais ses sourires pour moi toute seule. On essayait de ne pas passer notre temps à nous embrasser, ça nous donnait trop envi de filer de la boîte pour rentrer au chalet. Je pouvais me coller contre lui et jouer avec ses cheveux. Les mauvaises habitudes sont difficiles à perdre, et on s'est quand même planqué pour s'embrasser. On ne sort pas avec un groupe pour passer son temps dans la bouche l'un de l'autre, ça n'avait pas de sens. A la table, on se tenait à carreau. J'avais même fini par oublier les autres, mais quant Layne a passé la porte en me fusillant du regard, hum, ça m'a un peu fait redescendre sur terre. Mais, on pouvait se toucher,  se tenir la main, alors on s'en est pas privé. Je crois que je pourrais dessiner ses mains les yeux fermés.

On est resté 2 petites heures avec les autres et on s'est tiré de la boîte pour rentrer.

Pascal a fermé la porte de la chambre à clef, on ne sait jamais!!! Au moins, on était sûr de ne pas être réveillé par surprise.  On avait bien 2h avant que qui que ce soit ne rentre, et j'étais heureuse de me retrouver avec lui. Pas besoin de se lever le matin pour partir, pas besoin de se trouver des excuses... C'était... On a pas eu besoin de parler, d'ailleurs, on a pas parlé du tout.

*  *  *  *  *

Publié dans diary, jane-do, journal

Partager cet article
Repost0

366..2 -- 2008 est mort, Vive 2009!

Publié le par JaneDo


Jess avait maintenu ses jeux de rôle. La majorité avait gagnée et on était obligé de participer qu'on le veuille ou non. J'étais la petite amie à Thomas jusqu'à 23h ce soir. Adorable, il m'avait attendu pendant tout le temps où je me suis cachée dans ma chambre. J'ai ensuite passé une bonne demi-heure à essayer de dégonfler mes yeux. Même s'il avait remarqué, il n'en a rien dit.

La soirée commencait mal. J'avais la boule à l'estomac. Je ne savais toujours pas ce que j'allais faire. Layne avait été bizarre  pendant tout le dîner. Après notre dispute, il a gardé ses distances et ne m'avait pratiquement plus adressé la parole sauf pour me demander si mes affaires avaient réintégré ou non notre chambre. Génial. La soirée du Nouvel An s'annonçait bien!!!

Je me suis arrangée pour être dans le salon en train de lire quant tout le monde est rentré. Je ne voulais pas qu'on puisse penser que je boudais ou que je me cachais... ce que j'aurai voulu faire en fait... crrrreuk. J'avais passé la majeur partie de la journée à ruminer. La question de Pascal pour savoir si j'aimais Layne me turlupinait. Je n'avais pas su lui répondre. Pourtant un simple "non" l'aurait rassuré. Tssss, suis nulle. Je ne savais toujours pas si j'allais ramener mes affaires dans la chambre de Layne. Quant tout le monde était rentré, Thomas nous a dévoilé les costumes d'époque qu'il avait loué pour la soirée. On allait se déguiser, coool. Les costumes pour les filles étaient dans le jardin d'hiver, et ceux des garçons dans la salle de Billard. Waouh... Bravo Thomas! Absolument géniale comme idée!

Quelques filles se sont jetés sur les robes, à bras raccourcis, pour être les premières à choisir. J'ai attendu, je prendrais ce qui reste et je me débrouillerais.

Pendant le dîner, j'observais Pascal et Caroline, le plus discrètement possible. Ils étaient plutôt crédiles, difficile de croire, que ces 2 là, n'étaient pas vraiment ensemble. J'enviais Caroline, j'en avais la chair de poule. Berk. Et ça faisait hyper mal, comme des coup de poignard dans le ventre. Pascal avait raison, les jeux à Jess étaient mortels. Caroline était partout sur lui, et ça me rendait malade même si je savais qu'il allait jouer le jeu. Sinon, comment expliquer qu'il joue le jeu seulement avec moi...  Et vas-y que je te donne à manger, et un bisous par ci, et vas-y que je te tripote. Son bras autour de ses épaules pesaient sur les miennes. Iakkk. Nos regards se sont croisés à plusieurs reprises, mais je n'arrivais pas à voir ce qu'il pensait.

Layne était avec une fille que je ne connaissais pas. C'était une nouvelle. dans l'équipe. Je l'avais aperçue mais je ne savais pas qui l'avait invitée, et je dois dire que je m'en fichais un peu. Je n'étais pas la seule assise sur des braises, apparemment, Alexia aussi. Elle ne quittait pas Layne des yeux. J'étais contente de voir que je n'étais pas la seule à en baver ce soir.

En arrivant à la boîte, on a tous eu droit au TGV, c'est une lignée de 6 verres de téquilla, cul sec, accompagné  d'un petit verre de jus de  pêche ou je ne sais quoi, mais un jus de fruits. Je n'aime pas la téquilla, j'étais out après!

Caroline était aux anges, elle était dans les bras de Pascal, et elle profitait de chaque seconde. Pascal jouait parfaitement son rôle. On avait vraiment l'impression qu'ils étaient ensemble. Il était attentif et écoutait tout ce qu'elle lui chuchotait à l'oreille avec le sourire. Elle le suivait dans tous ses déplacements et ils se tenaient par la main. Ça me... tuait. Si je ne les connaissais pas, je n'aurai jamais pu me douter qu'elle n'était pas sa petite amie. J'avais les palpitations en les épiants du coin de l'oeil. Pascal avait l'air content et parfaitement à l'aise. Il ne semblait n'avoir d'yeux que pour elle.
Voir Pascal et Caroline s'embrasser me rendait hystérique. Bon okay, j'avoue qu'à la place de Carol, j'en profiterais aussi!

Jouer un rôle n'était pas si dur. Après nos "hot shots", j'étais beaucoup plus détendue. J'ai résolu d'arrêter d'épier chaque faits et gestes de Pascal et Caroline ou de Layne et miss inconnue. Enfin... j'avais de la buée dans la tête, alors j'avais arrêté de les épier.

Thomas était adorable. J'avais oublié à quel point il était chou... Ou est-ce la téquilla qui parle? J'avais arrêté de me prendre la tête, et pour évacuer un peu le brouillard, je dansais avec Thomas. Il est super sexy quant il danse, tout comme Pascal, parce qu'ils savent danser, et ça, c'est un truc qui me séduit pas mal. J'adore danser et on s'en ait donné à coeur joie, même si la boîte était hyper surchauffée. Ma longue robe était toute légère, c'était une robe de fée ou des femmes romaines. Les autres filles s'étaient embardouflées des grandes robes lourdes... quelle chance! Le temps a passé vite, c'était 22h30, il était temps de rejoindre nos moitiés.

Mais voilà, est-ce que j'en avais encore un?

Je n'ai pas eu le temps de trop me poser la question, je me suis retrouvée séparée de Thomas, en 2 temps 3 mouvements. Layne m'a attrapée par le bras pour me tirer à lui  et m'a serrée dans ses bras. On a dansé comme si rien ne s'était passé. Enfin... c'est ce que je croyais, jusqu'à ce qu'il me demande dans le creux de l'oreille; si je pensais revenir dans notre chambre ce soir? Comme je n'en savais rien, il m'a tout simplement plantée au milieu de la piste pour aller rejoindre Alexia. Espèce de raton laveur, caractère de merde.

Je suis retournée toute seule m'asseoir à la table. J'avais le coeur qui battait fort, j'étais un peu anxieuse. J'aurai peut-être dû lui dire oui pour éviter de me retrouver toute seule?

Waouh, la nouvelle année allait mal commencer mal pour moi!

Pascal avait retrouvé les bras de Jess, ils dansaient tous les deux amoureusement. Ils se racontaient des choses qui les faisaient sourires. Layne de son côté avait une Alexia larmoyante dans ses bras, qui s'accrochait à lui comme une limace. Je l'ai vue tendre le visage vers lui, mais, grâce au ciel, il ne l'a pas embrassée. Il continuait à m'ignorer complètement. Bah, c'était de ma faute après tout. Pis non, je n'avais pas à m'excuser de ne pas apprécier, qu'il passe toute la nuit dehors, et s'attend à ce que je sois dans la chambre à attendre que monsieur rentre?  Non mais!

Je n'ai pas été étonnée quant Paul a voulu m'inviter à danser et à ce qu'on se tienne compagnie. Il avait un faible pour Alexia, et ça depuis qu'il l'avait rencontrée, mais elle semblait l'avoir oublié depuis un moment. Il n'avait qu'à regarder devant lui pour savoir pourquoi. Thomas, qui devait sûrement avoir un peu pitié de moi, est resté tout près avec sa future copine. Il essayait de nous faire discuter ensemble, mais ce soir, j'étais un peu à cran.

Minuit arrivait à grand pas... et je me sentais au bord des larmes!

Je ne pouvais pas m'empêcher de regarder en direction de Pascal, qui lui ne semblait pas faire attention. Lui et Jess se chuchotaient des trucs à l'oreille.

C'était bientôt minuit parce que tout le monde commencait à bouger dans tous les sens. Les gens se cherchaient. Moi, je n'avais personne à chercher alors je suis restée assise. Avant de les perdre de vue, Pascal a jeté un regard dans ma direction, puis je l'ai vu se pencher vers Jess. Petit pincement au coeur et grosse, grosse parano; il se moquait peut-être ou peut-être de la pitié? Je me suis enfilée une "vodka on the rocks" cul sec et j'essayais de sourire et de contrôler les larmes qui montaient.

Une partie de groupe a commencé  à se rabattre vers la table, tant mieux, je me sentirais moins seule. Thomas remplissait nos verres de champagne (je n'aime pas le champagne iak), il restait environ 15mn avant minuit, et on s'est levé tous levé pour trinquer. J'ai vu Pascal Pascal se diriger vers la table. Jess n'était pas avec lui. Est-ce qu'il avait décidé de venir trinquer entre potes? Non. A la surprise générale, Pascal est juste venu m'arracher au groupe en me prenant par la main. Je l'ai suivi sans discuter.

Pascal m'a emmenée dans une des loges à l'étage et il a fermé les rideaux avant de me prendre dans ses bras. Il voulait sûrement me souhaiter Bonne Année d'avance avant de retourner auprès de sa femme pour les 12 coups de minuit. J'étais un peu déçue mais c'était mieux que rien. Mais Pascal a dit qu'il avait passé les 6 mois les plus heureux et voulait qu'on soit ensemble pour tourner la  page sur 2008 à 2009. Il ne pouvait pas imaginer le faire sans moi.

Qu'est-ce que j'aimais le son de sa voix grave et tendre. Pascal a séché mes larmes en souriant, en disant que ce ne serait pas terrible de rentrer dans la nouvelle année en larmes. Son sourire était tout plein de tendresse, alors mon coeur a doublé de volume. Les félures dans sa voix, ses yeux, son sourire... Je l'aimais tant en ce moment même. Personne n'aurait pu être plus adorable. Au loin, on a entendu le DJ faire le compte à rebours

On était en 2009...

2008 avait disparu à jamais. Je l'avais eu mon baiser de minuit. Minuit était bien passé quant on a quitté la loge pour descendre rejoindre les autres. On s'est séparé au bas des escaliers pour se retrouver à la table et souhaiter Bonne Année avec les potes.

Après avoir tringuer à 2009, Layne m'a prise par la main pour m'entrainer dehors en me couvrant de sa veste. Wohhh, il voulait faire quoi? Me planter dehors au froid ou quoi?

  • Je sais que je peux être très con parfois. Je ne suis pas parfait et je peux pas promettre de ne plus réagir comme un idiot. Je sais que je suis difficile à supporter parfois aussi, mais je suis désolé d'avoir réagit comme un idiot ces derniers jours. Je tiens à toi et je veux pas qu'on se quitte.

Arf, celui-là!!! Il avait l'air d'un grand gamin pris en faute. Layne me proposait une trêve et de discuter de tout ça en rentrant. Lui, qui détestait avoir tord ou même s'excuser. Je ne pouvais quand même pas refuser. J'étais heureuse à nouveau. Toute la tension et l'appréhension que j'avais emmagasiné ces derniers jours s'étaient envolés.

C'est comme ça que Layne m'a souhaité la Bonne Année... pendant qu'on se gelait les fesses dehors!!! Lui, vraiment...

Le reste de la soirée a passé comme dans un rêve. Je flottais sur mon petit nuage tout rose. Personne, enfin... surtout les couples, n'avait vraiment envi de passer le reste de la soirée avec quelqu'un d'autre que sa moitié. Jess non plu, je pense. Voyant que les couples temporaires ne se reformaient pas, elle n'a rien dit. Layne était revenu à ses bons jours, et m'entourait de tendresses, de tout ce que j'aimais chez lui. Je retrouvais le charmeur qui m'avait plu chez lui. Pascal était retourné auprès de Jess, pendant que Caroline se rongeait les ongles dans son coin. Elle a fait une ou 2 tentatives de rendre Pascal jaloux en se pendant au cou d'un ou 2 mecs et en venant danser sous le nez de Pascal, mais je ne pense pas que ça ait vraiment marché. Il était avec sa femme! Nos regards se sont croisés quelques fois, il a juste souri. Ses sourires étaient pleins de petits messages secrets que j'étais la seule à pouvoir décrypter.

*  *  *  *  *

Publié dans diary, jane-do, journal

Partager cet article
Repost0

Publicité

366..1 -- Piquante soirée du 31 décembre 2008

Publié le par JaneDo


Pascal m’a demandé ce que je pensais des jeux imposés par Jess? Moi, je trouvais le jeu super cool. Je n’avais pas remarqué que lui n’aimait pas ça et n’avait pas envi d’y participer. Mais... Il avait pas le choix, on trouvait tous ça amusant et même. Ça mettrait du piquant dans la soirée.

Pascal n'avait pas envi de participer au jeux de rôles que Jess avait concocté pour la soirée du 31, ni à son jeux à enchaîner 2 personnes pendant 48h. J’ai essayé de lui faire voir le côté amusant, après tout c’était comme un rôle d’acteur, c’était aussi simple que ça! J’ai essayé de lui expliqué, qu’il fallait voir ça comme si on était avec quelqu’un d’autre comment on serait avec cette personne. Est-ce qu’on formerait un meilleur couple? Est-ce que le caractère de cette autre personne nous changerait? On serait peut-être différent suivant le caractère de la personne avec qui on était?

Mais Pascal ne voyait pas les choses comme ça.

Il m'a demandé comment je réagirais si on était ensemble, si j'apprécierais autant de passer 2 jours avec quelqu'un d'autre? Et si Jess avait eu la mauvaise idée de tirer les couples au sort? Aoutch, il avait tellement raison, j’avais pas pensé à ça! Il se demandait si personne ne pensait aux conséquences après? Presque tous les couples allaient se disputer en comparant comment on avait été avec quelqu’un d’autre, en décortiquant chaque parole, chaque geste, en accusant l'autre d'être plus ceci ou plus cela avec l’autre.

Ça allait être galère!!! Et encore cette impression qu'il ne me disait pas tout...

Et de devoir passer toute la journée du lendemain et une partie de la soirée avec quelqu'un d’autre que son partenaire, et ça, juste avant le Nouvel An? Mais à part Pascal, tous les autres trouvaient l’idée amusante et piquante, et jusque là... moi aussi.

Pascal m'a avoué qu'il ne savait pas s'il oserait vraiment me choisir en plus. 2x de suite, c'était peut-être un peu trop! Il aurait voulu faire en sorte de ne pas mettre Jess mal à l'aise pendant ces vacances, d'essayer de se rattraper pour toutes les fois ou il avait eu la tête ailleurs et de se comporter en mari. C’était plutôt mal parti. Apparemment, elle avait envie de s’amuser et n’avait pas envie d’un mari. De l'entendre dire qu’il n’allait peut-être pas me choisir m'a fait un frissonner d'horreur... iak... Il n’avait quand même pas l'intention de choisir quelqu'un d'autre? Glups. Pascal avait encore raison. C'était vrai que je n'avais pas pensé à tout ça, et que je ne trouvais le jeu amusant seulement parce que je pensais passer du temps avec lui.

En fin de compte, je ne trouvais plus ça tellement amusant...

Comme je m'y attendais, Layne était furieux. Doublement, parce que j'étais partie sans lui dire, et que je n'étais plus dans la chambre quant il était rentré. Partie sans lui dire? Et alors, il était bien trop occupé, Je suis même étonnée qu'il se soit aperçu de mon départ. Et plus dans la chambre? Quelle importance, il était sûrement rentré trop tard ou trop tôt pour utiliser le lit!

Je suis descendue prendre mon déjeuner, cette fois quant il y avait du monde. Je ne voulais pas me retrouver toute seule avec Layne... Quoique, il serait peut-être parti pour les pistes et j'aurai pu éviter la confrontation?

D'ailleurs, il était assis en bout de table, Alexia à ses côtés, avec qui il plaisantait. A mon arrivée, toutes traces de rigolade avaient quitté son visage. Layne s'est levé  et m'a attrapé par le bras pour me traîner hors de la salle à manger. Pascal et Thomas ont essayé d'intervenir, mais Layne leur a dit de se mêler de leurs affaires. Grrr. J'étais nerveuse.

On s'est donc jeté nos récriminations perso à la figure, tout ça, sans élevé la voix. On avait pas envi que tout le monde participe à notre petite dispute.

Je ne voyais pas ce qui le mettait dans un tel état, il n'avait pas eu l'air de vouloir de ma présence. J'avais l'impression d'être de trop depuis mon arrivée et d'avoir dérangé ses petits plans. Il disait qu’au contraire, il était content que je sois là. Il savait que j'avais encore des sentiments pour Pascal et ça l'avait énervé que Pascal ait été me chercher. J'ai réalisé ce que Pascal me cachait, je n'avais plus à essayer de deviner, Layne venait de me l'apprendre...

Pascal avait tout dit à Jess. Elle savait tout.

Ça confirmait l'impression que j'avais ressenti ces derniers temps. Jess avait craquer, avait supplier Pascal de ne pas changer d'attitude envers elle... envers eux. Elle lui avait fait promettre de ne rien me dire. J'avais mal au ventre. Elle avait passé des semaines à nous observer comme des rats de laboratoire. Mais pourquoi en parler à Layne? Et quant, depuis quant...

Y avait pas à dire... ces vacances étaient pourris, et ça n'avait pas l'air de s'arranger! Quelle année pourrie, j'en avais assez. Vivement l'année prochaine, ousst à cette satanée année.

Layne avait d'abord pensé partir, avec ou sans moi, puis il a décidé de me parler d'abord. Il me laissait le choix, ou je réintègre notre chambre, sinon c'était terminé. Aoutch. Je ne savais pas quoi lui répondre alors j'ai attaqué et envenimé les choses et je lui ai fait une petite scène de jalousie. Je savais que ça lui plairait. Une scène signifiait que je tenais à lui et que j’étais probablement amoureuse. Ça lui a plu.

Mais...

Maintenant que Jess savait tout, je n'avais plus besoin de rester avec Layne? Je n'avais plus besoin de prétendre que j'étais intéressée par quelqu'un d'autre? Mais alors pourquoi cette constatation ou décision me fichait la boule à l’estomac? Je n'arrivais pas à penser, je n'écoutais même plus ce que Layne me disait et je ne savais plus ou j’en étais! Je me suis réfugiée dans ma chambre. Je me sentais malade.

La soirée allait être un enfer...

Quant je suis descendue, ils étaient tous parti sur les pistes, sauf Barbie. Zut, j’avais les yeux tous rouges, et je n’avais pas trop la frite. J’ai voulu battre en retraite, mas elle m’avait vue. Barbie savait pour la dispute avec Layne, il n’y avait qu’à voir la manière qu’il m’avait traînée hors de la salle à manger. On avait pas grand chose à se dire, mais elle essayait d’être gentille. Elle devait sûrement être au courant pour Pascal et moi, c’était la meilleure amie de Jess après tout, Jess lui avait sûrement raconté.

Elle a voulu savoir où on en était... mais je n’en savais rien. Quant j’ai dit que Layne était difficile, elle a ri. Oui, Layne était difficile, elle le connaissait bien. Elle m’a dit de ne pas trop faire attention à ses attitudes d’enfant gâté et tyrannique, derrière ses grands airs, il cachait souvent ses vrais sentiments, il devait tenir à moi plus qu’il n’aimerait l’admettre. Mais je n’étais pas d’accord, je pensais qu’il était juste caractériel, possessif et n’admettait pas que son jouet lui échappe, c’était tout. Barbie a dit en riant qu’il y avait de ça aussi.

Barbie m’a appris que Pascal était en paire avec Caroline. Glups.

C’était pas tellement nécessaire qu'elle me dise quoi que ce soit, je l’ai immédiatement remarqué à leur retour. C’est lui qui l’aidait à enlever ses skis, et elle s’accrochait à lui comme une huître à son rocher. Grrr. Elle a prétendu avoir froid et s’est installée entre les jambes à Pascal qui l’a entouré de ses... de "mes" bras! Elle lui collait sans arrêt des bisous partout en lui prenant le visage pour lui rouler des patins. Beurk.

Layne m’a surprise en train de les regarder et il a quitté le salon.

Publié dans diary, jane-do, journal

Partager cet article
Repost0

365 -- Vacances Pourris

Publié le par JaneDo

Mon arrivée au chalet avait été un vrai flop. Layne était fâché pour je ne sais quel raison. On partageait la même chambre, mais j'étais tellement en colère, que ça me fichait de lurticaire d'être dans la même pièce que lui.

J'ai mal dormi et n'étais pas en très grande forme au réveil. Je n'avais pas vraiment envie de descendre, ni de prendre mon déjeuner avec tout le monde. J'aurai bien aimé le prendre toute seule, en lisant ou en boutiquant sur mon ordi. Quant Layne a senti que j'étais réveillée, il a essayé de me sauter dessus comme si tout allait bien. Non mais? Je me suis d'abord éclipsée, ça l'a mis en colère. Qu'il aille se faire voir chez les grecques! Je ne voulais pas qu'il m'approche. Puis... j'ai réfléchi et  j'ai décidé de jouer le jeu.

Je ne comprenais pas comment il fonctionnait. Après la soirée d'hier, il devait bien se douter ou pas? Ou peut-être voulait-il voir comment j'encaissais? Si je ne montre pas de colère, il va continuer comme ça, c'était sûr. Mais, je n'avais pas vraiment envie de passer des vacances pourris. Puis après tout, on était 2 pour faire en sorte de passer de bonnes vacances. Je n'étais pas la seule à devoir porter le chapeau, non?

Layne est descendu déjeûner, je suis restée dans la chambre en espérant que lorsque je descendrais, je pourrais prendre mon déjeuner seule. Ce sera mon petit moment de paix à moi. J'aurais peut-être la chance que tout le monde soit parti.

Pascal est venu frapper à ma porte. J'étais encore couchée, mon ordi sur les genoux. Il est redescendu nous chercher du café et il est venu s'étendre à côté de moi, en laissant la porte entre-ouverte. Apparemment, j'avais raison, ils partaient tous skier. Ceux qui ne skiait pas, feraient du ski bar. Donc, j'allais vraiment avoir la maison pour moi toute seule. Pendant qu'on discutait, tout ceux qui passaient devant ma chambre, pouvait voir qu'il ne se passait rien de mal.

Plus tard, j'ai pu prendre mon déjeuner tranquille, c'était génial.

J'adore le silence du matin. Après, j'ai été jouer dehors, un moment, avec les chiens. Il faisait un froid de canard, je n'aurai pas voulu aller skier. Tout était glacé malgré le soleil, et j'étais drôlement contente de mes bottes. (rire) Des bottes que j'ai choisi seulement parce qu'elles étaient pratiques, et non pas jolies. D'ailleurs, je ne les trouvaient pas jolies, mais facile à  enfiler, fourrées et noires. Des bottes spéciales "promenades Max". Elles sont géniales même sur la glace, elles ne glissent pas et elles sont chaudes. La meilleure paire que j'ai jamais achetée!

Ce que j'aimais être seule comme ça, avec les chiens qui jouent, sur la terrasse, dans le froid à fumer ma clope. Ensuite, j'allais m'installer au coin du feu de cheminée, boutiquer sur mon ordi. Si j'avais eu la chance d'être vraiment seule-seule au chalet, j'aurai pu m'enrouler dans une couverture et faire une petite sieste devant la cheminée. Hélas, ici, je devrais aller dans ma chambre pour la sieste. J'aurai aussi pu faire une sieste au bord de la piscine, s'il n'y avait eu que moi... soupir!

Ciel... J'avais de la chance d'être arrivée après le départ des parents à Pascal!

J'ai passé une super journée tranquille. J'adore. J'ai fait ma petite sieste et quelques brasses dans la magnifique piscine dans l'aile gauche. Complètement d'attaque, je me suis habillée, et j'ai commencé à préparer un casse-croute pour nourrir la troupe à leur retour. Quelque chose de léger, ce n'était pas censé remplacer le dîner. On ne m'avait rien demandé, mais ça me faisait plaisir, parce que j'avais eu la maison pour moi toute seule.

Le soir, Pascal avait réservé dans une pizzeria.

A la Pizzeria, Layne était assis entre nous 2. Alexia d'un côté, moi de l'autre. J'ai fait semblant de ne pas remarquer les regards amusés, mais franchement, ça commencait à m'énerver. ELLE, commencait sérieusement à me les pomper. Pendant tout le dîner, elle a essayé, avec succès, je dois dire, de monopoliser l'attention à Layne. Il se laissait faire, et ça m'énervait aussi. Ça me faisait tellement tiquer, que je ne trouvais rien à dire ou à faire. Par moment, elle posait sa main, familièrement sur ses genoux. J'avais la moutarde qui me montait au nez. Elle n'avait aucune gêne sachant que j'étais juste à côté. Et c'était la faute à Layne, parce qu'il la laissait faire.

Pascal ne m'aurait jamais permis de me comporter comme ça avec Jess à côté ou même si elle n'était pas là!

Un de ces 4, j'allais devoir lui faire un champoing à celle-là. Puis j'ai remarqué que Layne faisait des sourires à une nana à la table voisine! Celui-là... il ne changera jamais!!

Après avoir mangé, on s'est réfugié dans un des pub de la place. Layne ne s'occupait pas de moi. Encore ce soir, il agissait comme si je n'étais pas là. Je me sentais un peu seule sans une copine avec qui bavarder. Thomas était occupé avec une nana, Pascal avec sa femme... et Layne avec tout le monde, sauf moi.

Layne remplissait bien son rôle. Je me focalisais sur lui pour éviter de penser ou regarder Pascal. Cette pensée m'a fait sourire, parce qu'en fait, que Layne fasse ce qu'il veut ne me dérangeait pas du tout. Dans ses soirées, on est pas sensé être collé-collé avec sa moitié, sinon, on n'avait qu'à sortir, en couple de son côté. Et j'ai soudain eu une petite attaque d'envie d'être dans mon coin pour observer autour de moi. Mais on était pas en boîte, et dans les bars, c'était légèrement plus difficile.

J'ai senti la présence de Pascal tout près avant même qu'il me touche. Arhhh, malgré tous mes efforts, j'étais toujours hyper sensible à son aura. Il venait de s'asseoir sur le tabouret à côté de moi et m'a tirée discrètement sur ses genoux. Ça me gênait un peu, parce que ça pouvait donner l'impression que, c'était moi qui me collait à lui et Jess pouvait avoir envie de me refaire une coupe! Dès qu'il approchait, j'avais l'impression que l'atmosphère se chargeait d'électricité. On était de toute façon obligé de se parler à l'oreille, à cause de la musique, alors il y avait pas besoin de pousser non plus. Je lui ai demandé si je pourrais avoir une autre chambre en rentrant, j'avais pris la décision de ne pas dormir avec Layne. J'avais déjà les palpitations en pensant à l'humeur dans lequel ça allait le mettre, mais qu'importe. Après tout, si c'était comme hier soir, il allait sûrement rentrer aux aurores.

Pascal m'a emmené prendre un verre au bar à l'étage. C'était agréable d'être, que les 2, un petit moment. Il s'était assis face aux escaliers, pour pouvoir surveiller qui montait. Chaque fois qu'il me touchait ou prenait la main, mon petit coeur faisait des claquettes. J'étais en train de lui raconter mes déboires, avec ma dernières ernies discales à Cambridge, quant je me suis rendue compte qu'il ne m'écoutait pas mais regardait seulement le mouvement de mes lèvres. Quant il s'est penché pour m'embrasser, j'ai cru que c'était bon pour la crise cardiaque. J'ai le coeur qui a failli lâcher. Ça m'a coupé la parole et je me rappelais plus de quoi je parlais.

Mickael et une copine à Jess sont venu s'incruster, alors j'ai laissé Pascal avec eux et je suis redescendue. On avait décidé de s'éclipser avec Pascal dans la demi heure, alors entre temps, on donnait le change. Il allait m'aider à déménager mes affaires avant que tout le monde ne retourne au chalet.

Je n'avais pas vraiment défait mon sac, alors c'était vite fait. En un trajet, c'était réglé. La chambre était aussi belle que l'autre, mais celle-ci avait une cheminée en plus. Pascal m'a préparé de quoi faire du feu, je n'avais plus qu'à craquer une allumette. Super cool.

Il m'a ensuite fait visité sa pièce dans l'attique où il aimait se réfugier quant il était plus jeune. C'était son coin à lui, personne n'avait le droit d'y entrer sans son autorisation. Il y avait ses médailles, les coupes qu'il avait gagnées, ses modèles réduits, tout un tas de fourbis et 3 guitares. Je ne savais pas qu'il savait jouer à la guitare? Et je croyais connaître pleins de choses sur lui... 

Il m'a raconté qu'il avait un temps, quant il était gamin, il avait rêvé d'être un musicien professionnel. Pour faire plaisir à son père, il avait accepté de terminer ses études avant de se lancer dans la musique, mais ça lui avait passé entre temps. Il était content d'avoir écouter son père. Il ne s'imaginait pas vraiment arpentant les routes du monde, il avait besoin d'un point d'encrage. Ça m'a fait sourire. Tant mieux, sinon, je ne pense pas qu'on se serait jamais rencontré.

J'avais retrouvé la douceur de ses bras et j'étais bien. J'aimais beaucoup l'attique, parce que ça lui ressemblait. C'était une petite fenêtre sur son vrai lui, de ce qu'il était vraiment. Derrière son beau sourire et ses yeux verts, il y avait un rêveur. Par son côté solitaire et rêveur, il me ressemblait. J'aimais ce que je voyais de son jardin secret. Il y avait aussi pleins d'album et de photos un peu partout que j'aurai bien aimé voir. Mais pour l'heure, tout ce que j'avais envie, c'était de le coller, le laisser me serrer dans ses bras et m'embrasser.

On a même pas eu le temps de... profiter, parce qu'une demi heure plus tard, une partie du groupe rentrait. Les autres n'allaient pas tarder non plus. Snif. On a quitté l'attique en vitesse, pour les rejoindre au salon. C'était Barbie, Alexandra et Mickael. Apparemment, Layne m'avait cherchée et il était énervé que je sois partie sans le lui dire. Pffff... comme s'il avait même remarqué que j'étais là-bas. Aïe, ça allait peut-être barder.

Si je trouvais Pascal trop trop MIAM avant, je suis devenue une groupie-fan. La guitare, ça rend hyper sex. Ça lui allait trop bien.

Atroce, mais je me suis drôlement réjouis que son père ne l'ait pas laissé se lancer dans la musique. Il aurait eu des tas de fans, c'était sûr, et elles n'auraient aucune peine à me voler la vedette. Crrr.. C'était déjà pas évident là, étant donné qu'il ne passait pas inaperçu. Qui sait, il aurait peut-être eu la grosse tête? Ou il serait devenu pire que Layne?

On a passé une super soirée, à faire de la musique, à chanter. Pascal avait l'oreille, et même sans les partitions de certaines chansons récentes, il arrivait sans problèmes à les jouer. On a fait les recherches sur internet, pour les paroles des chansons, comme ça on pouvait tous chanter ensemble.

Puis Jess a proposé un jeu réalité. Au lieu de s'attacher par 2 pendant 24 ou 48h, on choisissait son partenaire. On a tous voté pour 48h, mais ça n'allait pas jouer parce qu'il y avait Nouvel An. Donc, on formait un couple avec quelqu'un d'autre pendant 48h. On n'avait pas le droit de choisir son petit ami ou sa petite amie. Ce qui évitait que les couples se sentent obligé de choisir son compagnon de peur de la scène. Mais on ne pouvait pas le commencer sans ceux qui étaient encore dehors. Layne, Alexia, Caroline, Ethan et Paul faisaient parti des absents. J'espèrais être endormie avant que Layne ne rentre, je ne voulais pas l'affronter quant il se rendrait compte que j'avais déserté la chambre. Je me demandais bien comment il réagirait? Peut-être qu'il en aura rien à cirer? J'avais un peu les flopettes.

Les garçons devront choisir la fille avec qui ils passeront les prochaines 48h. On savait pas encore comment ça allait s'organiser pour la soirée de Nouvel An, mais on faisait confiance à Jess, elle trouvera sûrement une idée. Puis, elle a décidé qu'il y aurait un "temps libre" de 2h, entre 23h à 1h du matin. Elle se réjouissait de voir la tête des gens dans la boîte où on passait Nouvel An quant les couples changeront de partenaires.

C'est vrai que... ça allait faire très bizarre!!!

Thomas a proposé 24h de pause, mais Jess trouvait que ça gâchait toute l'expérience. Tant pis pour les absents, on a tiré au sort l'ordre de qui choisirait. Mickael était en 1, en 2ème Thomas et en 3ème Pascal. Je me faisais pas trop de souci et je me réjouissais. Pascal allait sûrement me choisir, et je passerais 48h à pouvoir jouer à sa petite amie, sans avoir besoin de se cacher. Trop trop cool. Jess avait des idées brillantes quant il s'agit de jeux... Je crois que Jess devinait déjà que Pascal allait sûrement me choisir à cause du petit regard qu'elle m'a lancé. Les garçons allaient en sûrement discuter âprement entre eux. Finalement, comme on était à la veille du 31 au 1er, Thomas était d'avis d'annuler. Mais Jess voulait absolument voir la tête des gens pendant la soirée de l'An. Mais elle ne savouait pas vaincu, Jess aimait les challenges, elle ne voulait pas lâcher le challenge des 48heures, elle le gardait pour après le 1er janvier. Pour le 31, elle avait une autre idée. Arf, c'était autre chose. Personne n'était vraiment chaud, mais Jess avait toujours le dernier mot. On avait rien d'autre ou de plus fou à proposer!

Il commençait à se faire tard, comme ils allaient tous sur les pistes le lendemain, on a décidé d'aller se coucher. J'avais de plus en plus la trouille que Layne ne rentre, alors j'avais déjà décidé d'aller me coucher. Je ne risquais pas grand chose ce soir, ça allait être demain matin que je saurais à quelle sauce il allait me cuisiner. Je m'en fiche. Après ça, pendant 48h, je serais avec Pascal, alors je n'aurai que quelques heures à subir son humeur.

Plus tard cette nuit là, Pascal s'est glissé dans ma chambre. Il est reparti quelques heures plus tard au lever du jour. J'aurai tellement voulu qu'il reste, mais je pouvais bien attendre, il sera à moi pendant 48 heures. Après tout, c'était une idée à Jess!

Mais pour le 31, ça allait être le calvaire!!!

*  *  *  *  *

Publié dans diary, jane-do, journal

Partager cet article
Repost0

361 -- Petite Visite de Dani

Publié le par JaneDo

  Petite Visite de Dani 
361 (26 déc 08-ven)

Arf, les fêtes de Noël... enfin fini... Je me sens comme une énorme autruche, une baleine! Bouffer, bouffe et quant il y en a plus, y en a encore, ieeeerrk. Suis repue, crevée et pourtant, il faut que je prépare des affaires pour la retraite à la montagne.

On a plannifié de passer les fêtes de fin d'année au chalet. Je me réjouis vraiment, parce que j'adore être en vacances de neige. J'espère réussi à me ménager un peu de temps en solitaire, malgré ou grâce au nombre des invités. Ce sera au chalet de mon petit coeur... heum, celui de Pascal et sa famille. Ses parents seront présent les 2 premiers jours, ensuite on sera qu'entre nous. J'ai pris mes livres et mon ordi, les 2 premières choses que je prends partout. Les livres sans quoi je ne peux subsister et mon ordi qui est aussi une sorte de livre ;)) et mon loulou, Maxou. Il y aura 2 autres chiens, donc mon bébé aura des camarades pour jouer. Je rigole d'avance, ils vont nous faire un de ces bals.

Pour l'heure, je récupère encore de mon ernie discale. Vraiment ma veine!  Réussir à avoir une attaque d'ernie discale pendant les fêtes, y a qu'à moi que ça pouvait arriver ça! C'est sûrement le contre-coup de plusieurs petits chocs,  étant introvertie, ce sont des symptômes psychosomatiques, il paraît..

Layne et moi sommes dans un "no-man's-land". On est ensemble sans pour autant se comporter comme tel. Evidemment, c'est pas terrible. Mais je l'aime bien ce voyou. Il a été à mon chevet, essayant de faire ce qu'il pouvait avant que je ne l'expédie chez lui. Je suis une très mauvaise malade. Si par malheur quelqu'un ose m'approcher quant je suis mal, je me plains non-stop! Pire que le mur des lamentations; "Oh, j'ai mal" - "C'est inssuportable" - "J'ai faim" - C'est pas bon - Oh mon Dieu que j'ai mal..." et vas-y que je te casse la tête toute la sainte journée avec mes plaintes. Me connaissant mieux que personne, hihihi, je préfère rester seule, comme ça, je ne peux  me lamenter. Je trouve la force que je n'ai pas quant je peux le déverser sur quelqu'un d'autre, surtout en général mon partenaire.

Aujourd'hui ma best friend, Dani, est passée me faire un coucou. Elle a même été faire mes courses. Elle est vraiment trop chou. Je l'adore cette fille, c'est vraiment une perle et dire que j'ai la chance de la connaître et qu'elle soit ma meilleure amie. Qu'est-ce qu'elle me manque depuis qu'elle vit en Angleterre.

Je savais qu'elle rentrait pour les fêtes et j'avais reçu avant hier un message où elle me disait être en Suisse. Vu mon état, je lui ai répondu que je pourrais pas la voir vu mon dos bloqué douloureux. Elle savait de quoi je parlais étant donné que la dernière fois que j'ai eu une crise d'ernie discale, j'étais chez elle à Cambridge. On faisait du vélo, un faux mouvement, et j'ai passé le reste de mon séjour dans des souffrances incroyables droguée aux anti-douleurs de toutes sortes. Je les avalais comme des bonbons.

Ce qui me fait avoir une petite pensée pour Heath Ledger, qui en janvier 2008, est mort d'une overdose médicamenteuse.

Ciel, quant on souffre, on avale tout ce qui nous tombe sous la main. Et ça avait duré un mois. J'étais triste de ne pas pouvoir la voir, parce que j'allais être couchée comme une grosse larve. Et hier, elle m'a répondu qu'elle passerait quand même. Trop cool. Ca tombait pile poil, j'étais en train de préparer un message pour lui dire que, si ça ne la gênait pas que je sois larvée sur le canapé... Après tout, elle m'avait déjà vue comme ça, et que si elle trouvait le moyen de venir chez moi... Et hop, transmission de pensée! Cool.

On a passé la journée ensemble, ça me faisait trop plaisir de la voir.

En début de soirée, après avoir avalé quelques anti-douleurs, j'ai osé prendre la voiture pour la ramener. Sur le moment, tant que les médics faisaient leurs effets, je me sentais bien... Une demi-heure plus tard, à mon retour à la maison, les médics m'ont lâchés et j'ai souffert le martyr.  Mais tant pis, j'avais vu Dani. J'ai rampé jusqu'à mon lit, et je me suis lamentée toute seule.

Cette fois, c'était décidé, si je veux être sur pied rapidemment,  je ne bougerais plus...

*  *  *  *  *

Publié dans diary, jane-do, journal

Partager cet article
Repost0

360 -- Joyeux Noël :(

Publié le par JaneDo

   Joyeux  Noël  :( 
360 - (25/déc/08 -mer)

La mémoire enregistre avec exactitude la dose de douleur qu'on ressentira en faisant tel ou tel mouvement... aïe, alors après quelques exercices de respirations près natal, j'ai finalement résolu de me laisser glisser hors du lit. Douleur pour douleur, un bon coup et ce serait fait. Je suis bien restée 10mn à voir les étoiles danser dans ma tête parce que j'avais les yeux fermés tellement la douleur était vivace.

Après avoir passé la journée d'hier à faire tout ce qu'il ne fallait pas, au matin, il m'a fallu approx 1h et pas mal de courage pour rouler hors de mon lit. Je me retrouvais face contre moquette à chercher le courage de me mettre à quatre pattes et avec l'aide de mes bras m'accrocher à un meuble ou deux pour me remettre en position humanoïde. Quelle calvaire. Je me suis promise que cette fois, la visite chez un oesthéopathe s'imposait au plus tôt.

Je ne supporterais plus de souffrir comme ça.

Je n'ai sorti Max qu'une seule fois de la journée, vers midi, juste faire un pipi. Je souffrais encore plus qu'hier, et même les médics n'arrivaient pas à soulager la douleur et je ne tenais pas longtemps debout. Et les escaliers?... c'était carrément le délire.

Pauvre chien... Il me regardait avec de gros yeux compatissants. A croquer. Avec la pile de neige sur le balcon, Maxou a résolu de faire ses pipis urgents sur le balcon. Sauvée. Mais pour les grosses commissions... je priais qu'il attende l'arrivée de son papa. Il venait me faire des câlins voyant que j'étais à l'article de la mort. Petit chou va.

Pascal bouleversé voulait absolument venir m'aider avec le chien, me faire les courses, à manger... mais non, non... Hors de question qu'il me voit dans cet état. Je lui ai dit que mon ex passerait chercher le chien, ce qui était vrai. Que ma voisine du rez s'occupait de moi. J'ai eu de la peine à le convaincre, alors je lui ai fais croire que Layne était déjà sur mon dos, que ce serait mieux qu'il n'intervienne pas. Ça a résolu le problème.

Aux appels de Thomas et Layne... je n'avais pas le coeur à répondre, d'ailleurs à aucun appel. Résultat; ils n'ont pas arrêtés de rappeler jusqu'à ce que je finisse par répondre. God... qu'on me fiche la paix quoi !

J'avais trouvé une position plus ou moins agréable sur le canapé devant la télé, et je priais pour ne plus avoir à bouger. Mathieu savait que la porte serait ouverte, il est venu prendre Maxou. Petit cœur ne voulait pas partir. Il est venu se coucher à côté de moi et quant Mathieu l'a appelé, il a posé sa tête sur mon ventre. Je l'aurai couvert de bisous ce petit nounours. Malgré la douleur, je lui ai quand même fait des bisous-câlins, je savais que je ne le verrai pas pendant quelques jours, et il allait me manquer.

Après son départ, Marie a envoyé son fils, Yves m'apporter à manger. Vraiment trop trop chou. Je n'avais pas trop faim alors j'ai tout laissé pour le soir. Elle avait ajouté de la glace et des gâteaux.

Je n'aimais pas les gâteaux... trop suisse-allemandes... rempli de noix, de raisins confits, de chocolat et tout... Berk. Mais comme elle s'était donnée autant de peine, même si elle n'était pas là pour voir, j'ai tout mangé. Un de mes défaut. Et la bouffe... trop bon. J'ai rarement mangé une dinde aussi bonne. Il y en avait pour 4 personnes, j'ai tout mangé quitte à en être malade. Je ne pouvais pas jeté quoi que ce soit parce que c'était de la pure gentillesse. Mais ciel, demain je ne veux pas voir de bouffe et je cherchais déjà le moyen de l'éviter.

J'avais de la peine à tenir les hommes de ma vie à distance. Sachant que je risquais de mordre, je préférais qu'on me fiche la paix, sinon ils découvriraient une autre moi vachement moins sexy et adorable !!!

En tous cas, la fête de Noël battait son plein sur mon canapé d'où je n'ai pas bougé... Joyeux Noël !

J'ai passé la soirée à répondre aux adorables messages de mes neveux trop déçu de ne pas me voir. Pascal voulait juste passer voir si j'allais bien, mais c'était exclu. J'ai aussi envoyé Layne sur les roses.. Je ne devais pas bouger, et je ne voulais de la présence de personne... à part Brian.

Brian a été le seul que j'ai laissé passer la porte. Il me connaissait mieux que personne, et lui ne me voyait pas autrement que telle que j'étais et je n'avais pas de secret pour lui. Brian m'a forcée à bouffer encore. Ouais, je peux pas appeler ça autrement que bouffer.

Après quelques heures avec sa famille, il avait pris la fuite avec l'excuse de Noël avec sa nana... mais ce n'était que pour se réfugier chez moi.

Brian avait apporté une télé qu'il a installé dans ma chambre, pour éviter que je n'ai besoin de quitter mon lit. Il a joué au docteur. Adorable. Il a aussi installé un de mes lecteurs DVD et on s'est larvé. Ca m'a fait un bien fou. Je n'ai plus bougé de là. Quel amour. J'ai même mangé au lit. Dans la soirée, j'avais l'impression que ça allait déjà mieux.

Encore de la dinde, encore du gâteau et encore de la bouffe... Suis dégoûtée, ça me sort par les oreilles... eeeeerk.

*  *  *  *  *

Publié dans diary, jane-do, journal

Partager cet article
Repost0

Publicité

359 -- Avant Goût des Fêtes

Publié le par JaneDo

  Avant Goût des Fêtes 
359 - (24/déc/08 -mer)

Génial, super... les fêtes commençaient bien !

En forme de gâteries, je m'enfilais des tonnes de ponstans ou de brufens. Moi qui déteste les médicaments, je n'avais pas le choix. Douleur oblige! Beurk, beurk, beurk. Je n'arrivais pas à me tenir droite, c'était l'enfer. Et m'extirper du canapé ou de mon lit.. c'était une autre paire de manche. Ce devait être le résultat de ma discussion avec mon beaufre hier soir. Vraiment pas de chance.

Chaque mouvement me tirait des larmes. Il a fallu que Maxou ait la chiasse aussi... franchement!

J'avais passé la soirée à devoir le sortir. La 1ère fois, comme une vieille de 100ans, courbée et lentement. Chaque pas me coûtait ma sanité. Folle de douleur, en rentrant j'ai avalé un anti-douleur et un anti-inflamation. Puis, pour plus de sûreté, encore une dose de chaque. Les promenades suivantes ont été moins pénible, mais je savais que je payerais le prix fort quelques heures plus tard.

La dernière fois que j'avais eu des douleurs pareilles et fait toutes les conneries habituelles; conduire, bouger, marcher, etc, ça avait duré plus d'un mois. Cette fois, sans trop me poser de questions, j'ai demandé à mon ex, Mathieu, le papy à Maxou de s'en occuper pendant quelques jours. Une bonne chose de faite. Mathieu passait chercher Max demain dans l'après-midi. Ensuite, j'ai averti ma petite famille de mon indisponibilité pour Noël. J'ai dû appeler mon frère à la rescousse pour aller me chercher un supplément de médics à la pharmacie. Ces plouks fermaient plus tôt et le livreur était déjà en congé!

Ma voisine du rez, quel amour, m'a préparé à manger; de la morue à la Portugaise. Faut dire qu'avec la tonne de médics que je m'étais enfilé, je ne pensais pas avoir faim, mais j'ai avalé l'énorme assiette que Marie m'avait préparée. Vraiment adorable.

Malgré les anti-douleurs, j'avais un mal de chien et pas mal de peine à marcher. Couché, c'était le pied géant. Se coucher c'était bien, mais il fallait pouvoir se relever après... et ça, c'était plus qu'un calvaire. La douleur était incroyable et m'empêchait d'avoir envie bouger. Il a fallu beaucoup d'amour pour mon chien pour essayer de le sortir malgré tout.

Layne croyait que je blaguais quant je lui ai dit que j'étais clouée au canapé et que je ne voulais voir personne. Il n'a pas pu s'empêcher de passer quand même et il m'a fallu presque 20mn pour arriver jusqu'à la porte. J'en avais les larmes aux yeux.

Profitant de la situation, aussi pour éviter une prise de tête inutile, je lui ai fait croire que j'étais déjà dans cet état dimanche. Il m'a cru... Il a sorti mon petit nounours. Intérieurement, je riais un peu parce que je voyais la culpabilité voiller son regard. Peste!

Il devait se dire que samedi soir pendant qu'il faisait des galipettes, je devais être au plus mal. Et le dimanche matin, pendant qu'il roucoulait encore, j'étais en train de me tordre de douleur. Et comme si ça ne suffisait pas, il a fallu qu'il me bombarde de messages débiles le restant de la journée et de la soirée... Dieu sait ce qu'il avait fait ces derniers jours et qui devait lui peser sur l'estomac... Suis vraiment une chipie! Hihihi...

Probablement poussé par un gros gros besoin de se racheter, Layne a voulu passer la soirée ici. Mais je me connais, suis la pire malade de la planète. Si j'ai quelqu'un dans les pattes, je l'utilise comme défouoloir et je n'arrête pas de me plaindre et rien de ce que la personne fera ne me conviendra.Raison pour laquelle je préfère qu'on me fiche la paix quant je vais mal. Suis comme ces oiseaux qui se cachent pour mourir, j'aime souffrir caché et en paix.

Layne avait sorti mon bébé, donc je n'aurais plus besoin de le ressortir alors je me suis couchée complètement stone de médics.

*  *  *  *  *

Publié dans diary, jane-do, journal

Partager cet article
Repost0

358 -- Mise au Point avec Roger

Publié le par JaneDo

  Mise au point avec Roger 
358 - (23/déc/08 -mar)

Demain, c'était la veille de Noël. C'était le jour que ma famille avait choisi, depuis des années, pour fêter Noël. Le 25, en général, c'était dans nos belles-familles. Quelle chance de ne pas avoir à subir ça! Mais j'avais quelque chose d'important à régler avant; organiser une réunion avec mon beaufrère pour lui dire en face ce que je pensais de lui.

Comme toujours, c'était toujours au dernier moment que certains arrivent à se libérer...Pffff.

Donc, j'avais rendez-vous chez ma frangine, avec mon frère et mon beaufrère à 19h. Ils étaient là comme témoin de la discussion. Je déteste les "il a dit, elle a dit", c'est un petit jeu qui ne m'amuse pas. Cela évitait aussi que mon beaufre aille ensuite pleurer vers ma frangine en jouant la victime. 18h30, ma soeur m'envoie un message pour me demander de reporter à 20h30-21h. Grrrr.

Mais bien sûr...  je suis posée sur une étagère. Je n'avais rien d'autre à faire que de glander...

Ni mon beaufre, ni mon frère n'étaient pas encore arrivé. Ma soeur essayait de me tirer les vers du nez, mais tant que je n'avais pas dit à quelqu'un en face que c'est un enfoiré, je n'aime pas le faire dans son dos. 22h45, enfin mon frangin s'est pointé. Non mais!!! Mon beaufre, qui habite à 2 pas, est arrivé une demi heure plus tard.

Avec les problèmes que j'avais eu avec mon appartement, mon beaufrère l'avait racheté en juillet dernier. Roger a commencé par essayer de me passer la pommade. Ensuite, il a essayé en me berner en me disant que le loyer était moins élevé que ce qu'il m'avait dit au début. J'ai dû  lui couper la parole pour lui dire qu'il m'avait volé et pas une petite somme, 100'000 francs suisses c'était pas rien. Sans doute, avait -il imaginé qu'en rachetant mon appartement, ça ferait l'affaire et que cela m'empêcherait de me plaindre? C'était mal me connaître! En attendant, je ne lui devait pas grand chose comme loyer et plus de la moitié de l'appartement m'appartenait toujours. Du prix d'achat, j'ai déduis ce qu'il m'a volé, et le crédit supplémentaire qu'il s'était fait sur mon appart  et mon dos au taux hypothécaire. La 2ème solution, c'était la plainte pénale.

Ca l'a énervé. Bien sûr, comme tout voleur quant ce sont des proches, il pensait que je n'allais rien dire parce que c'était le mari de ma soeur... Ben voyons! Il pensait aussi que j'allais être si reconnaissante, que j'allais avaler plus facilement la pilule sur le fric qu'il m'avait volé et gentiment payer les intérêts sur son crédit? Pfff... Il y en a qui rêve en plein jour!!! Je lui ai donné le tableau de mes calculs avant qu'il ne prenne la fuite, laissant à ma frangine le soin d'essayer de le défendre. Mais il n'y avait plus grand chose à dire.

Sa cupidité me dégoûte, au moins il sait ce que je pense.

D'avoir enfin pu libérer toute la rage et la colère que j'avais emmagasiner jusque là m'a libérée. Même si j'avais trop mal à la tête, je savais que j'allais enfin retrouver le sommeil. Je n'avais plus à trimbaler un sac de colère. C'était lourd. Comme je suis plutôt une introvertie, d'habitude j'avais tendance à des réactions extérieures; comme des plaques rouges sur tout le corps, une grippe en plein été... Donc, quant mon mal de tête à commencé à s'estomper, j'ai cru que c'était bon. Mais non... je me suis retrouvée paralysée par une douleur insoutenable dans le dos. Coucou... petite visite d'une ernie discale!

Fabuleux... juste pendant les fêtes... manquait plus que ça.

*  *  *  *  *

Publié dans diary, jane-do, journal

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>
" target="_blank">
Publicité