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148/11 - Petite vacance improvisée à 3

Publié le par JaneDo

Petite vacance improvisée à 3
(samedi.28.mai.2011 - 148/11)

Je ne pouvais vraiment pas la laisser avec Pascal, je me devais d’intervenir, de m’immiscer. J’avais quand même noté que c’était elle qui semblait m’inviter à partager leur week-end, mais j’avais décidé de faire semblant de ne pas le voir. Tout mon être me criait de leur laisser un message à tous les 2 et de rentrer! Montrer que j’étais au-dessus de ça. Mais, si elle en avait parlé à Pascal, il aura l’impression que j’en ai rien à foutre avec qui il traîne.

Je les ai observé un moment avant d’aller vers eux. Ils étaient tous les 2 au bar et discutait. Caro le touchait sans arrêt, ou se serrait contre lui quant elle riait suite à quelque chose qu’il avait dit. Caro avait l’air super heureuse, Pascal aussi. Glups, moi, le trac me noyait les boyaux.

Au lieu de me faire la bise sur la joue, il me l’a fait sur la bouche. Wafff, j’avais envie de lui sauter dans les bras, mais je me suis rappelée qu’on venait souvent ici, alors il fallait faire attention de bien se conduire.

Pascal m’a quand même passé un bras autour de la taille. Petite peste, je me suis placée entre eux. Caroline n’a pas eu l’air de s’en offusquer. Caro m’avait aussi fait un bisou sur la bouche. Iak. Elle m’a proposé son tabouret, ce qui m’aurait placée en face de Pascal et elle? Entre nous? J’ai refusé prétendant être très bien debout, mais je me serais bien assise, j’avais les jambes un peu en coton.

Au début, j’étais un peu coincée, rien à dire, alors je les écoutais bavardé en regardant autour de moi. Pascal m’a alors tirée entre ses jambes. Crap, ça me faisait frissonner de sentir son corps collé à mon dos, mais en même temps, je ne pouvais pas voir ses expressions, ni s’il faisait des signes à Caro, par contre, je le sentais et je l’entendais parler. J’aime trop fort le timbre de sa voix! De temps en temps, même souvent, il collait sa joue à la mienne quant il parlait. Miam.

Il fallait quanad même que je lui parle, si je fais comme si de rien, il va croire que tout est rentré dans l’ordre, ça je ne le voulais pas. D’habitude, je passe assez facilement sur beaucoup de choses, est-ce que c’est ce qu’il attendait de moi cette fois aussi?

En voyant Caroline si détendue, sans prise de tête, si agréable, de bonne humeur, souriante, j’ai planqué au fond de ma poche mon délire de vouloir avoir une discussion sérieuse avec Pascal. Ce ne serait pas le moment et en comparaison, j’aurai l’air d’une chieuse.

On a porté plusieurs toasts, ce qui m’a quelque peu décoincée et j’ai commencé à me mêler à la conversation, à plaisanter aussi.

C’était vraiment très chouette, libre, on se sentait libre, c’était génial. On a beaucoup ri, et Caro est revenu sur la réunion que Jess avait organisé et a dépeint la tête qu’on faisait toutes, c’était assez rigolo. Le seul qui riait moins était Pascal. Peut-être parce que Caroline l’a mentionné, je me suis rendue compte qu’il était assez gêné par la situation, alors elle lui a dit que c’était en souvenir de nos merveilleuses vacances en Sardaigne. Je me suis jointe à Caroline pour lui dire qu’il n’y avait aucune raison pour qu’il soit si tendu.

Plus d’1h après mon arrivée, on est rentré au chalet. On était tous les 3 un peu pompettes!

En rentrant, on s’est jeté dans la piscine pour se baigner malgré notre état surexcité, aucun de nous n’avions sommeil. On a fait les fous dans la piscine, puis après avoir dit quelque chose à Caro, à l’oreille, elle a quitté la piscine pour aller nous préparer des cocktails de sa spécialité. Pascal m’a tirée de côté et on été se cacher dans la sauna.

Afff, Pascal me fait vraiment perdre la tête, j’aime tellement être dans ses bras. Dire que j’avais pensé passé un moment en boîte avec eux et ensuite rentrer chez moi. Impossible pour moi de me soustraire à son charme, à sa voix douce et rauque, entendre son souffle me faisait autant frissonner que ses lèvres se promenant sur mon corps. Ciel, que je l’aime.

Perdu entre ses bras, je n’ai même pas réalisé que Caroline s’était glissée discrètement dans la sauna.

Épuisée, je me suis allongée sur le ventre, la tête sur mes bras, Pascal continuait à me couvrir de bisous sur tout le dos. Je sentais chaque mouvement de son corps contre le mien, c’était bon de sentir sa chaleur, sa douceur. Caroline nous a donné des verres remplis d’un liquide vert; des cocktails à la liqueur de kiwi je crois. C’était très bon. Elle s’était installée plus bas et en tendant son verre à Pascal, elle avait tendu aussi ses lèvres, Pascal l’a embrassée. Il est resté couché à moitié sur moi et sa main continuait à se promener sur ma peau. Ils ont voulu retourner se baigner, moi je suis restée un moment dans la sauna, j’étais naze.

Je me suis décidée à aller les rejoindre avant de finir par m’endormir...

Ils s’amusaient dans l’eau et chaque 2 secondes, Caro se collait à lui pour lui voler un baiser. Caroline lui parlait de ses recherches de boulot, aussi qu’elle avait un dîner en famille et cherchait à savoir si Pascal l’accompagnerait. Gentiment, tout en passant les mains dans ses cheveux, Pascal lui a dit qu’il ne pouvait pas. J’ai été me pendre à son cou, puis après, on a été se larver sur les matelas au bord de la piscine. Les choses ont commencés à déraper à nouveau et Caro a suggéré qu’on aille se coucher.

On est monté toutes les 2 alors que Pascal vérifiait que tout était bien fermé avant de venir nous rejoindre. Ça nous a laissé le temps de discuter pour se mettre d’accord sur la suite du week-end. J’avais complètement oublié mon idée de départ; partir après avoir été prendre un verre en boîte!

On a pas dormi tout de suite... Impossible, je crois qu’on voulait profiter de chaque minute... Le temps passe si vite...

J’ai remarqué que Pascal changeait chaque fois de préservatif, de Caro à moi, ce qui signifiait qu’il avait eu d’autres partenaires!!! Je sais que Caroline, Pascal et moi avions fait les tests, donc s’il prenait le soin de changer chaque fois, c’est qu’il fallait les refaire. Peut-être que c’était à cause de moi? Caro avait toujours été fidèle, alors ça ne pouvait être que Pascal ou moi!

A la lueur du jour, on s’est enfin endormi...

Samedi vers midi, quant je me suis réveillée, Pascal et Caro étaient déjà debout et chahutaient dans la cuisine en préparant le déjeuner. Pascal m’a servi une grosse tasse de café et est venu m’entourer de ses bras. Ses petits bisous dans le cou m’empêchait de me concentrer sur mon café. On a flâné un moment au chalet avant de se décider à aller faire quelques courses.

Glups, on avait aucune idée de se qu’on allait préparer à manger ou si même on allait manger au chalet, mais il fallait de quoi grignoter, etc. On est donc sorti tous les 3 pour faire les courses. J’ai toujours aimé faire mes courses toute seule, mais là je dois dire, comme en Sardaigne, c’était chouette, je n'ai jamais aimé autant faire les courses. Pascal avait des idées pour la bouffe, nous non. Après avoir payé les courses, Pascal nous a traîné sillonner les boutiques.

Pour marquer notre week-end de retrouvailles, Pascal voulait nous offrir quelque chose, la même chose pour les 2, si on arrivait à trouver ce qu’on voulait. Ce sera notre petit secret. L’idée nous a amusée. On a fini par trouver quelque chose qu’on pouvait porter tous les 3, un bracelet tissé en lanière de cuir toute fine. On pouvait avoir quelques petites variations; celle a Pascal était toute simple sans pierre, celle de Caro avait de petites pierres rouges, moi, j’ai choisi les pierres vertes (verts comme les yeux à Pascal).

On a passé une chouette journée tous les 3, on avait l’impression d’être en vacances. Pascal a même fait la remarque. En fin d’après-midi, j’ai demandé à Pascal si on pouvait aller marcher un peu, se balader, je voulais lui parler.

Caroline m’avait entendu. Discrètement, elle m’a dit que ce n’était pas une bonne idée, elle pensait que je ne devais pas gâcher le week-end avec des reproches ou lui prendre la tête, ça lui laissera que de mauvais souvenir.

Glups... Elle avait sûrement raison!!! Alors, précipitamment, j’ai dit à Pascal que ça pouvait attendre, il n’y avait pas le feu et que c’était pas grand chose. J’ai même prétendu que je voulais seulement l’avoir à moi toute seule, ce qu’il l’a fait sourire. Il m’a alors promis qu’on trouvera le moyen de passer des moments seulement tous les 2, Caroline comprendra.

Jess avait essayé de joindre Pascal, mais il n’a pas répondu. C’était trop risqué, il aurait été facile de trianguler sa position s’il utilisait son natel. Pascal avait averti qu’il ne serait pas là durant le week-end, il avait même prétendu avoir l’intention d’aller à Munich pour le week-end. Sur ce, Jess a essayé d’appeler sur le natel de Caroline. Elle n’a pas répondu non plus. Jess n’a pas essayé mon numéro, par contre, Thomas, oui. Après ça, on a tous les 3 éteint nos natels, c’était plus prudent.

Difficile de raconter chaque moment de la journée, c’était une journée de rêve. On restait collé tous les 3 et on a passé des moments merveilleux, pleins de rire, de sourires, de douceurs. C’était chouette d’être tous les 3, à aucun moment je n’ai ressenti la présence de Caro comme une menace, ni comme si elle était de trop. On arrivait à se fondre tous les 3 en une sorte de cohésion, étrangement, ça semblait tout à fait normal d’être ensemble, de partager ces moments ensemble.

C’était vraiment, vraiment chouette... La journée a passé si vite...


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147/11 - Je me sentais trahie?

Publié le par JaneDo

Est-ce que je me sentais trahie?
(vendredi.27.mai.2011 - 147/11)

En me réveillant ce matin, j’ai eu la bonne surprise de trouver plusieurs messages de Pascal. J'avais aussi reçu pas mal de petits mots de Thomas. J'ai lu les messages de Thomas en 1er, il avait toujours l'art de me faire du bien et de me mettre de bonne humeur, puis j'ai lu ceux de Pascal.

Pascal m’expliquait qu’il n’avait pas pu me courir après hier soir parce que Thomas aurait immédiatement su où il avait été. Il pensait que je faisais tout pour l’éviter, il ne comprenait pas et pensait qu’il fallait qu’on en parle. Pascal me demandait si j’étais d’accord qu’on passe le week-end ensemble, comme ça on aurait tout le temps de parler.

Aoutch! Sa proposition était vraiment très très alléchante, comment refuser? Pourtant, c’était bien trop rapide. Je savais qu’il n’en fallait pas beaucoup pour me faire craquer, et ça ce n’était pas la chose à faire, ce serait trop facile et il ne comprendrait pas la leçon. Mais... si je continuais à faire ma mauvaise tête, Pascal risquait aussi de se fatiguer et passer à autre chose. Je laissais trop de distance et n’importe quelle fille pouvait venir se mettre entre nous. En même temps, si c’était le cas, alors basta! Ah la la, je ne savais pas quoi lui répondre.

Puis, il y avait aussi son message qui me disait qu’il avait un truc ce soir, mais qu’on pouvait se retrouver après? Puis, il avait dû changer d’avis pour me dire qu’il devait jouer avec le groupe et me demandait de venir le chercher là-bas. Ça, c’était déjà mieux, parce que le j’ai un truc ce soir... suffisait à me faire péter un câble.

Que faire? Accepter ou refuser? L’empêche que l’idée de passer tout le week-end dans ses bras... Afff, j’avais envie de dire oui! Et tout le week-end pour discuter? Oh oui! Est-ce que j’aurai l’air trop faible si j‘acceptais? Mince, j’avais trop envie de dire oui! Stratégiquement, je pensais que je devais au contraire refuser tout en laissant une ouverture, comme proposer éventuellement le week-end prochain.

C’est ce que j’ai fini par lui répondre le cœur rempli de regrets!

J’étais sûre que si je le repoussait, il passerait son temps avec Caro ce qui me rongeait de jalousie!

Rongée de doutes, dans l’après-midi, j’ai appelé Caroline et j’ai fait un saut chez elle. Elle savait aussi où il jouait. Caro allait les regarder jouer et elle avait fait des projets pour le week-end; elle avait réservé une chambre d’hôtel ailleurs pour qu’ils aient la paix tout le week-end. J’ai noté qu’elle ne m’avait pas dit où, je pense qu’elle se méfiait de moi aussi. Je ne peux même pas expliquer le degré de douleur et d’anxiété qui m’a submergé lorsqu'elle me racontait tout ça. Caro m’a raconté que Pascal avait été distant ces derniers temps et elle s’était demandé si on avait recommencé à se voir. Je lui ai dit que non, que Pascal avait voulu me parler, mais j’avais préféré l’éviter.

C’était peut-être par méchanceté ou pour qu’elle soit honnête avec moi, ou peut-être parce que je lui ai demandé si je pouvais aller avec eux et qu’elle a dit non, mais je lui ai dit que Pascal m’avait proposé de passer le week-end avec lui, mais que j’avais refusé. Caro m’a demandé pourquoi? Elle était étonnée.

Peut-être aussi pour emmerder Caroline, je lui ai proposé de tester Pascal et je lui ai envoyé un message pour dire que; j’avais changé d’avis, c’était oui, que j’irai le chercher ce soir. Là dessus, il a envoyé un message à Caro pour dire que ça ne jouait pas ce soir. Pas d’explication, rien. Elle a voulu l’appeler, mais il n’était pas joignable. Caroline a fondu en larmes et j’ai regretté d’avoir été aussi méchante. Notre amitié était vraiment bizarre!!!

Quant elle s’est calmée, on a discuté et finalement Caroline m’a proposé de me joindre à eux. Je crois qu’elle pensait que Pascal tenait plus à moi qu’à elle, ou que si je le voulais, elle ne verrait pas Pascal du week-end. Je ne pense pas que c’était le cas, je crois seulement qu’il voyait une occasion pour nous de discuter, c’était seulement ça. Pascal revenait toujours vers elle, alors je ne pouvais pas imaginer que c’était plus que ça.

Si j’annulais, Caroline m’a promis de me tenir au courant si Pascal acceptait de passer le week-end avec elle, et elle m’a dit qu’elle avait réservé un hôtel à Villars, question d’être loin de la foule habituelle et de se sentir libre pour une fois. Alors j’ai annulé! Peut-être pour être une bonne fille ou par stupidité!

Qu’est-ce qui me garantissait que Caro m’avertirait de ce qu’ils allaient faire? Et si elle ne me disait rien, comment je saurais où les trouver? Je ne savais même pas s’ils allaient vraiment à Villars ou si elle m’avait dit ça comme ça! Pour éviter qu’elle ne m’évince, en rigolant, je lui ai dit que si elle avait dans l’idée de ne rien me dire, je pourrais toujours dire à Pascal que j’avais encore changé d’avis, mais en attendant, je ne savais pas si j’irai ou non les rejoindre. Caroline m’a demandé de ne pas parler de cet après-midi à Pascal, elle voulait avoir l’air de lui faire une surprise, c’est tout et qu’on avait seulement parlé au téléphone au cas où il posait la question. Elle voulait avoir le beau rôle quoi!

Caroline ne tenait pas à ce qu’il sache qu’elle était au courant qu’il avait voulu annuler avec elle, ni qu’on avait organisé que je les rejoigne. Ce serait une bonne surprise pour lui de constater que j’avais annulé pour passer le week-end tous les 3.

Je ne sais pas si elle avait raison, il me semble qu’elle avait une idée derrière la tête. Je suis sûre qu’elle avait une idée comment retourner la situation, ce qui m’a fait un peu flipper intérieurement parce que je savais qu’elle était maligne et avait plus d’un tour dans son sac. Peut-être qu’elle lui dirait et alors je me verrais obligée de me justifier?

Ah ben, je dirais qu’elle m’avait proposé alors j’ai fait semblant d’annuler parce que je savais que je le verrais de toute façon! Arf, je verrais bien! De toute façon, je ne savais pas si j’irai ou pas. Bon ,c’était presque sur que oui. Mince, je n’avais pas l’intention de lui faciliter les choses et j'avais prévu de ne pas le voir du week-end, et me voilà coincée, juste parce que je ne voulais pas le laisser à Caro! Lamentable.

J’ai insisté pour que Caro lui parle de ses projets pour voir ce qu’il allait dire. C’était surtout pour ne pas être tenue à l’écart. Je voulais éviter qu’elle me joue un tour de salope. J’ai bien fait, Pascal lui a demandé d’annuler sa réservation, il n’avait pas envi de sortir le soir, mais il ne savait pas si c’était une bonne idée. Bref, pour finir, il lui a proposé d’aller plutôt au chalet, qu’en attendait, de son côté, il allait faire une réservation d’hôtel au Beau Rivage avec sa carte de crédit. Comme ça, s’il était surveillé, on irait l’attendre là-bas et pas au chalet.

C’était malin... et maintenant, je savais où ils seraient!

Le soir, j’étais fin prête, et j’attendais un message de Caro. Entre temps, Pascal m’avait écrit et tenté de me joindre au téléphone pour savoir pourquoi j’avais annulé, que ça lui aurait fait plaisir qu’on se retrouve un peu, puis qu’il savait qu’on avait pas mal de choses à se dire. J’ai évité de lui répondre. J’étais impatiente d’aller le retrouver, impatiente de savoir ce qu’il allait faire en me voyant. D’un autre côté, me méfiant qu’il était bel et bien en couple avec Caro, j’étais contente de m'immiscer entre eux, comme elle me l’avait fait des milliers de fois.

C’était mon tour d’être une épine dans le pied de Caroline et de Pascal par la même occasion. Je crois que la meilleure chose à faire, était de faire bonne figure, souriante et tout, comme si tout était normal, comme si je ne me doutais de rien pour lui et Caro. C’était mieux que de les confronter avec ce que je pensais savoir, ils seraient obligés de prétendre ne pas être ensemble, et moi de faire comme si je pensais que Pascal était plus avec moi qu’avec elle. Caro et Pascal seraient coincés, hihihi.

Quand même j’enviais tout le temps qu’elle passerait en voiture avec lui, de cette complicité qu’ils partageaient et je remerciais le ciel d’avoir eu la chance de savoir ce qui se préparait. Sinon, j’aurai passé le week-end à jouer à mon petit jeu toute seule alors qu’ils passaient du bon temps ensemble. L’idée me donnait envie d’exploser de rage, j'étais en colère qu'il pense à passer le week-end loin de moi et avec Caro en plus! Relax ma fille, pfffouhhh, relax.

J’ai été les épier à la sortie du concert et je les ai perdu dans la circulation. Après ça, j’ai fichu le camp à Gstaad me préparer à les voir arriver. Surprenant, ils n’avaient pris ni la voiture à Caro, ni la Pascal la sienne! Caro m’avait envoyé un message pour me dire qu’ils étaient en route  seulement à leur arrivée au chalet... Petite vache! Elle avait sans doute voulu pouvoir passer un peu de temps avec lui, seul à seul, avant de me voir débarquer!

Sans surprise, j’ai vu Caro se jeter au cou de Pascal dès leur arrivée au chalet, ce qui a eu pour effet de faire monter ma température.

Je suis retournée à ma voiture, je ne savais pas quoi faire, y aller ou non? Les laisser tranquille pour ce soir? Tout à coup, je me sentais hyper déprimée, étranglée d’angoisse, hors jeu et tout. Je crois que j’ai bien dû passer 1 bonne heure à me torturer la tête. J’avoue que j’avais une sorte de frousse géante qui me secouait de partout, je n’arrivais pas à me décider, mais l’idée de le laisser à Caro me faisait encore plus peur.

Ils sont sortis prendre un verre, Caro m’a envoyé un petit message pour m’avertir et me demander si je venais ou pas?

Peut-être que je signais mon arrêt de mort si j'y allais??? 1h du matin, déjà? Ah la la, je fais quoi?


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146/11 - Petite soirée nostalgie

Publié le par JaneDo

Petite soirée nostalgie - (Jeudi.26.mai.2011 - 146/11)

Thomas est passé me chercher vers 20h. J’étais surprise qu’il n’est pas annulé, je l’espérais presque, parce que d’habitude, il avait toujours un truc de prévu avec ses potes. Thomas a essayé de parler de nous 2, mais il n’y avait plus de “Nous Deux”. Malgré ces quelques tentatives qui a failli tourné en prises de têtes, on a passé une agréable soirée. Je l’ai remercié pour la rose.

Évidemment, 2 de ses copains nous ont aperçu, enfin, plutôt sa voiture qui est vraiment trop voyante, donc ils ont vite fait de nous retrouver et ils sont venu s'incruster à la table. Thomas, toujours très généreux avec ses amis, n’a pas pensé à leur demander de partir. Ce n’était pas très grave, ça évitait qu’on reparle de nous deux.

Petite tempête à l’estomac quand même... Thomas me plaît toujours, et je ressens toujours quelque chose!

Après le resto, il a voulu qu’on aille prendre un verre avec ses amis, mais je n’avais pas prévu ça, je préférais rentrer. Encore une fois, Thomas m’a quelque peu surprise en voulant laisser tomber ses amis parce qu’il voulait qu’on passe la soirée ensemble. J’ai essayé de lui faire change d’avis, mais Thomas est têtu et il a voulu rester chez moi. J’avais peur que Pascal s’en aperçoit et passe à nouveau la soirée à épier le départ de Thomas.

Cette fois, ça me ferait moins plaisir, parce que je ne voulais pas qu’il pense que je tentais de le rendre fou ou jaloux. J’ai donc proposé de passer prendre ma voiture et de le suivre chez lui. C’était pas mieux, mais au moins, j’avais ma voiture et je pouvais rentrer quant ça me chantait.

Glups! En arrivant chez Thom, j’ai remarqué que Pascal était là, et bien sûr, il a remarqué notre arrivée.

Dès que je suis arrivée à l’appart... Évidemment, pleins de souvenirs, beaucoup de nostalgies... J’ai adoré toutes les soirées qu’on avait passé ensemble tous les 2 en tête à tête... Mais, j’ai prétexté devoir aller aux toilettes, je voulais envoyer un message à Pascal pour lui dire qu’il ne se passait rien, qu’il ne fallait pas qu’il aille s’imaginer des choses, on prenait juste un verre entre amis. Pascal m’a presque répondu aussitôt pour demander s’il pouvait venir aussi? Ben, je ne savais pas, il pouvait faire comme il le voulait, mais je préférais pas.
Je ne voulais pas spécialement le voir, ce serait trop facile, il n’avait rien fait pour me montrer que je lui manquais!

On a passé un moment super. J'aime quant on est rien que les 2, il est adorable et je me sens toujours si à l'aise avec Thomas. Je crois que Thomas se doute bien que je l'aime toujours, il est tellement plein de charme et adorable, et j'aime sa compagnie, je crois qu'il sait qu'il faudrait un rien pour que je lui tombe dans les bras.

On s'est larvé dans le canapé. Thomas s'était changé à moitié devant moi, je pense que c'était pour me donner des idées, mais j'ai pas mordu à l'hameçon. Je n'aurai jamais pu; à l'étage en-dessous, il y avait quelqu'un qui n'aurait pas apprécié de me trouver en mauvaise posture. Je me demande bien pourquoi j'ai pensé à ça, parce qu'entre nous, lui ne se gênait pas trop!!! Glups, je crois que ces temps, je suis en "mode-masculine" ou gros salaud, parce que j'aurai bien voulu avoir l'argent et l'argent du beurre, c'est-à-dire; les garder tous les 2!

Pascal est quand même monté 2h plus tard. A voir la tête qu’a fait Thomas, ça ne lui faisait pas trop plaisir. Dès qu’il est entré, j’ai prétexté qu’il était temps pour moi de partir et j’ai aussitôt attrapé mes affaires pour filer, mais Pascal voulait me parler. Afff, je n’étais pas prête à ça. De le voir, j’avais déjà mes pulsations qui jouaient aux claquettes. J’ai prétendu que je devais vraiment filer, que je ne pouvais pas, qu’on pouvait s’appeler le lendemain s’il y tenait. Après leurs avoir fait la bise à tous les 2, j’ai foncé comme si j’avais tous les diables de l’enfer aux fesses. Je n’avais rien de prévu, je voulais juste m’enfuir. Impossible de faire face à Pascal encore sans fondre comme une glace.

Ouf, je l’avais échappé belle! J’ai failli faire demi tour pour aller le manger des yeux, mais je ne l’ai pas fait. Yosh! Encore un soir à éviter de me retrouver sur le front, c’était toujours ça de gagner!


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145/11 - Toujours d'attaque... Je tiens le coup

Publié le par JaneDo

Toujours d’attaque... Je tiens le coup!
(Lundi, mardi, mercredi...25.mai.2011 . 145/11)

Lundi; Evidemment, Pascal a deviné que je ne voulais pas le voir. Je devais l’appeler pour lui dire si oui ou non on pouvait se voir. Je ne l’ai pas appelé. En fait, je n’y ai pas vraiment pensé, puis les rares moments ou je me demandais si je ne devais pas au moins l’avertir que je ne pouvais pas, je n’ai pas eu le courage de l’appeler. J’aurai très bien pu lui envoyer un texto, mais bah, pas l’envie ou pas le courage, je ne sais pas vraiment.

J’avais bien fait de planquer mon natel, au moins les nombreux appels en absences et les messages de Pascal ne m’ont pas perturbée. Dans l’un d’eux, après avoir tenté de m’appeler à plusieurs reprises, il me demandait si j’étais fâchée, et si c’était à cause de la confrontation avec Jess. Il avait tout faux.

J’ai bien bosser aujourd’hui, et je n’ai pas eu l’impression d’être au bord du précipice comme je l’avais été ces derniers temps. Je me sentais bien, apaisée, je crois que j’avais repris du poil de la bête ;)

Mardi, j’ai été mangé dehors avec Layne. On est tombé sur une copine à lui en quittant le resto et on a fini la soirée chez lui. On a bavardé, beaucoup ri, c’était vraiment sympa. Vers les minuit, je suis rentrée et j’ai trouvé une rose posée derrière ma porte. C’était de Thomas avec un petit mot pour me dire qu’il était passé. Thomas me proposait aussi un ciné mercredi soir, mais pour ça, il aurait fallu que je le rappelle pour confirmer.

Je ne savais pas encore ce que j’allais faire, et pourquoi pas? Puis, non, ça risquait de nous compliquer les choses!

De son côté, Pascal me proposait de manger avec lui à midi mercredi, si ça ne jouait pas, il aurait aimé qu’on puisse se voir le soir pour discuter un peu, ou simplement se balader au bord du lac. C’était comme s’ils faisaient tous les 2 un concours pour savoir qui allait faire mieux que l’autre ou voir qui me ferait craquer en 1er! Bien entendu, Pascal avait le léger avantage qu’il n’avait pas besoin de faire grand chose pour me faire craquer!!!

J’étais tout de même épatée de tenir aussi bien le coup, d’avoir su me retirer, me mettre en retrait pendant quelques temps!

Mercredi; J'ai passé toute l'après-midi avec ma nièce. Dans la matinée, j'avais eu Brig au téléphone qui me parlait de son voyage en Suisse, elle avait prévu de passer une semaine à Lausanne avant de partir pour l'Italie, et je me suis entendue lui offrir l'hôspitalité!! A peine les mots avaient traversés mes lèvres que je me frappais intérieurement, grrr, je suis trop trop nulle. Recevoir Brig me gêne pas, mais son mec, pfff, et il y aura son fils de 7ans aussi. Je sens que ça va être une longue semaine!

Vers 19h30, après avoir commandé chinois, j'ai raccompagné ma nièce. Elle avait l'école demain, alors il fallait qu'elle se couche au plus tard vers 20h30. Sa soeur et sa maman rentreraient tard, alors on avait prévu de manger ensemble. Je suis partie quant elle a été se coucher. Morte de rire; on a commandé par téléphone et on devait passer prendre notre commande en passant, le chinois se trouve dans la même rue, mais on a réussi à passer tout droit. Ce n'est qu'une fois parquée devant la maison qu'on s'est rappelé qu'il manquait quelque chose.

Thomas m'avait appelée quant j'étais en voiture avec ma nièce, et je lui ai demandé de répondre à ma place comme je conduisais, je ne savais pas que c'était Thomas, alors j'ai été obligée de lui parler.

Quant je suis partie de chez ma soeur, c'était trop tard pour le ciné, alors Thomas m'a proposé de passer chez lui. Ca, c'était vraiment la dernière chose que j'avais envie de faire, alors j'ai accepté de prendre un verre avec lui demain. Il me l'a fait juré. De toute façon, ce serait ridicule de continuer à l'éviter, il n'y avait pas de raison.


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142/11 - Enfin une réaction...

Publié le par JaneDo

Enfin une réaction... - (dimanche.22.mai.2011 - 142/11)

Ca a sonné à ma porte à peine 5mn après le départ de Thomas. J’ai pensé qu’il était revenu sur ses pas, afff, j’avais commencé à me préparer pour aller me coucher, donc je sortais de la douche. Je ne voulais pas lui ouvrir comme ça, il pensera que je lui faisais des avances! J’ai enfilé en vitesse une robe de chambre, serré la ceinture... mais en regardant dans la lunette de la porte, ce n’était pas Thomas... mais Pascal?

Ah non alors, je ne m’étais pas préparée à le voir. Je me suis mise à trembler, panique à bord, je ne voulais pas lui ouvrir, mais je ne pouvais pas non plus le laisser derrière la porte.

  • Jane, je sais que tu es là, alors ouvre...

Si je n’ouvrais pas, il va croire que j’étais fâchée. Mince, ma tête était vide, Je ne savais plus si je devais être fâchée, je ne savais plus pourquoi je n’avais pas répondu à ses messages, ni pourquoi je n’avais pas voulu le voir. Plus rien, le vide total. Alors j’ai ouvert, ç’aurait été pire si j’avais trop traîné à le faire.

Pascal avait les yeux rouges, comme s’il avait pleuré. Glups.

  • Mais qu’est-ce q...
  • Tu as couché avec lui avoue le?
  • Quoi? Mais non! Qu’est-ce que tu raconte? Qu’est-ce que tu fou là?
  • Tu as disparu de la boîte, j’étais sorti exprès pour te voir et tu es partie sans même me dire bonjour, ni même que tu partais. Alors je suis venu ici et j’ai vu que Thomas était déjà là. Je... Je n’ai pas voulu vous déranger. Non, c’est pas vrai, j’ai attendu, je voulais voir si...
  • Je n’ai pas couché avec Thomas, je te le jure sur ma tête!

Purée, pourquoi je me mettais à me justifier moi? Pourquoi est-ce que j’étais soudain en position d’infériorité à me confondre en excuse moi? Et pourquoi je jurais encore?

Comme soulagé Pascal m’a presque soulevée pour me serrer contre lui. Il m’a dit qu’il s’était fait des films quant il attendait dans sa voiture. Il avait aussi fait les 100 pas dans le jardin, hésité plus d’1 fois à débarquer pour nous prendre sur le fait.

  • Tu aurais pu, on discutait seulement...
  • J’étais sûr que tu allais retomber dans ses bras... Ça m’aurait achevé!

On s’est fait quelques bisous. Je n’étais pas à l’aise, je ne fonctionnait pas correctement et s’il restait, je savais que je le regretterais à la lumière du jour. La main de Pascal se faufilait sous ma robe de chambre et je commençais à perdre pied, alors je l’ai repoussé. Je ne voulais pas me retrouver les 4 fers en l’air, même si.... afff, j’en avais drôlement envie... Sa réaction me faisait plaisir, mais j’avais encore tellement de choses qui me perturbaient, tellement de questions sans réponses, je ne pouvais pas le laisser me... Non. Il fallait qu’il s’en aille avant que je ne sois plus capable de lui résister, avant que je ne perde le peu de volonté qui me restait.

Pascal a essayé de me faire changer d’avis, il a même été jusqu’à promettre qu’il ne se passerait rien, alors je lui ai dit ce que je pensais et que c’était mieux de toute façon, sa femme devait surement se demander où il avait passé.

Parler de Jess a eu l’effet escompté, Pascal a accepté à contre-cœur de s’en aller contre la promesse de se voir dans l’après-midi. J’ai inventé une excuse bidon en disant que j’avais un truc en famille, que je ne savais pas si je pouvais. J’ai promis de le tenir au courant, mais je n’avais pas l’intention de le voir, c’était trop tôt.

La réaction de Pascal m’avait vraiment fait très plaisir, je ne m’y attendais pas. En tous cas, pas si tôt. Est-ce qu’il m’aimait alors? Je ne voulais pas perdre le petit avantage que j’avais réussi à avoir, alors je ne pouvais pas céder et le voir juste parce qu’il le voulait.

Dimanche, je n’avais rien prévu, à part me larver chez moi. Je n’avais pas envie de mettre le nez dehors, j’étais raide, j’avais eu une semaine stressante, j’avais envie de me reposer.

J’avais l’intention de mettre mon natel sur silence, de le laisser dans la chambre, de ne pas le regarder de la journée. Je voulais juste qu’on me fiche la paix. Un jour, c’est pas trop demander non! J’ai donc passé un dimanche tranquille sans me laisser déranger par qui que ce soit!


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141/11 - Je ne me laisserais pas faire!

Publié le par JaneDo

Je ne me laisserais pas faire! - (samedi.21.mai.2011 . 141/11)

Pascal n’avait pas franchement proposé qu’on se voit, alors je n’avais pas l’intention cette fois de lui courir après, ni de l’appeler. Je ne savais pas si j’allais lui parler ou non s’il appelait. Bizarrement, j’avais bien dormi sans me torturer la tête.

J’avais décidé de ne pas chercher à savoir ce qu’il faisait, avec qui, quoi, je lui poserais directement la question. S’il avait le malheur de me mentir, j’espère qu’il le fera comme il faut, parce que la vérité avait une manière bien à elle de se faire connaître. Je savais que je finirais par savoir.

Samedi, Layne m’a invitée à manger avec lui en début de soirée, j’avais accepté sans me poser trop de questions. Après tout, la vie continue. Pascal avait essayé de m’appeler, sans pour autant me laisser de textos, je ne l’ai pas rappeler. Après tout, il n’avait qu’à se montrer plus persistant ou inventif, puis, je verrai aussi combien de temps il tiendrait sans réaction de ma part.

J’ai l’étrange faculté de zapper ce qui ne me plaît pas, éviter les désagréments, ou ne pas aller au devant de crève cœur, avec Pascal j’avais souvent la fâcheuse tendance à oublier d’y faire appel. Mon côté distant et froid me coupait assez facilement de tout et je ne souffrais pas. J’arrivais aussi assez facilement à ne pas penser à ce qui risquait de me contrarier, et pour ça, il me suffisait juste de ne pas chercher à tout analyser.

J’avais aussi un côté sombre, assez mazot, un côté qui aimait plonger au fond du gouffre de la souffrance pour voir si j’arrive à en sortir, encore et encore, mais je crois que ces derniers temps, j’avais trop fleurté avec le danger.

J’avais retrouvé le plaisir de quelques petites habitudes; en rentrant hier soir vers les 1h du matin, j’avais mis un film en VO, que j’avais envie de voir depuis un moment, tout en le regardant, j’ai fait de la peinture. Quant je peins, je nage dans le bonheur parfait et je ne pense à rien d’autre. Le pieds quoi. Après la soirée à jouer aux cartes, et tout, c’était comme si j’avais construit un petit mur infranchissable autour de moi et je me sentais d’attaque. Rien ne pouvait m’atteindre... pour le moment!

Je ne savais pas combien de temps j’allais me cacher derrière mon armure, mais autant en profiter à mort. En tous cas, dans ces moment là, c’est comme si j’étais sous, je ne sais quelle drogue, mais personne ne me manque, je ne pense à personne, ne ressent ni tristesse, ni rien, juste un plaisir immense d’être tranquille, et aussi, hihihi, d’être la Reine de mon Château.

Pascal seul avait la faculté de me faire perdre pied, alors il s’agissait de l’éviter!

A mon réveil, j’ai passé quelques heures au téléphone avec des cops, puis j’avais quelques petites courses à faire, ensuite j’ai foncé chez moi pour me plonger dans un bon bain où j’avais l’intention de traîner 1 bonne heure ou 2. J’ai vu les appels de Pascal, et ceux de Thomas. Thomas avait la bonne idée de me laisser tout plein de sms, c’était chou. Je les ai lu et j’ai répondu à un de ses messages, immédiatement après avoir reçu mon sms, il m’en envoyait un autre. Ils allaient faire du motocross et il aurait aimé que je fasse un saut. Je n’en avais aucune envie. J’avais l’intention de profiter de ma journée de farniente.

J’avais failli oublié que j’avais rendez-vous avec une copine vers 18h30. Rhhh, 18h30, c’était un peu tôt, puis j’avais accepté d’aller prendre un verre avec miss Caroline aussi, vers 17h. Je regrettais d’avoir à sortir de mon trou, j’aurai bien voulu pour une fois rester tranquille, avec moi! Courir à droite et à gauche, quelle poisse!

Caroline m’a raconté qu’hier soir, Pascal avait un truc avec sa femme et qu’elle avait réussi à le voir après. J’avais déconnecté ma sensibilité, alors elle aurait pu aussi bien me parler du Pape. Je n’ai pas collé le Pascal de qui elle me parlait avec l’autre Pascal, donc je ne ressentais rien. Tout était compartimenter dans ma tête, un bout ici, l'autre là-bas, rien à voir entre eux. Mais c’était toujours bon à savoir.

J’avais averti ma cops que j’aurai du retard. Je pensais être chez elle vers 19h, mais j’y suis arrivée vers 19h30. Pas top parce que je pensais me tirer vers les 21h30. Finalement, je suis repartie vers 23h. Je suis rentrée directement.

J’avais croisé quelques potes à moi quant j’avais été prendre un verre avec Caro, et ils m’avaient proposé de les rejoindre pour prendre un verre. Ça ne me tentait pas trop, parce que ça voulait dire, croiser Pascal et ça, ça risquait de me faire replonger dans les affres des doutes et le voir risquait de me faire fléchir.

Mais, je les avais tellement souvent, même tout le temps planté pour être avec Pascal et sa clique que je ne pouvais pas, une fois de plus refuser! Après m’être soigneusement préparée à l’affrontement, je me suis pointée au Tiger vers les 1h du matin.

Bien sûr mon regard à tout de suite capté la silhouette de Pascal debout au bar. Ciel, mon cœur a fait un bond, j’avais la gorge serrée, les battements de mon cœur se sont affolés et j’ai dû faire un gros effort pour ne pas repartir illico presto en courant.

Le sourire aux lèvres, l’air sûr de moi, j’ai fait semblant de n’avoir pas vu celui qui me faisait transpirer rien qu’en sentant sa présence, et je me suis dirigée vers mes potes.

J’ai délibérément tourné le dos à l’endroit où se trouvait Pascal et les autres. Malheureusement, par ma faute, la plupart du temps, nos 2 groupes finissent par se mêler, et j’avais bien peur de finir par me retrouver face à Pascal. Mais pour l’heure, je ne voulais pas y penser.

Après 1/4h à peu près, j’ai senti un bras se glisser autour de ma taille, les yeux révolvers, je me suis retournée pour fusiller celui qui avait le culot de se permettre autant de familiarité... ce n’était que Thomas. Souriante, je lui ai fais la bise et on a discuté un peu, aussi avec mes potes bien sûr. Je ne voulais pas le laisser m’entraîner vers son groupe et lâcher les miens.

Thomas m’a montré où il se trouvait, et en regardant dans la direction indiquée, comme Pascal nous observait, je lui ai fais un signe en souriant, l’air à l’aise Blaise, détendue, comme si tout était normal. Glups, mais je tremblais intérieurement, je n'étais pas si détendue. J’ai fait croire à Thomas que je passerais vers eux dans un moment, mais je n’en avais aucune intention. Autant me jeter sous un train!

J’ai passé 1 bonne heure avec mes potes et quant ils ont décidés d’aller en boîte, j’ai prétendu avoir quelque chose tôt le lendemain matin et je me suis discrètement éclipsée, sans dire au revoir à Thomas, ou les autres. Qu’ils aillent se faire voir chez les grecques.

A la maison, ravie de n’avoir pas flanché plus que ça, je me suis détendue devant un petit film, tout en bidulant sur mon ordi. En face de moi, j’avais posé les 2 peintures que j’avais commencé pour déterminer la direction à suivre. Pour l’une, j’ai eu une idée, alors je l’ai terminé.

Vers 3h du matin, Thomas a essayé de me joindre, je n’ai pas répondu. Puis, il m’a envoyé un message pour dire qu’il avait l’intention de passer... Oups, non! J’avais tout fait pour qu’il se remette avec son ex, qu’est-ce qu’elle penserait si elle savait qu’on se tournait toujours autour. Non, il ne pouvait pas passer chez moi.

Je l’ai appelé pour lui dire que je n’étais pas à la maison, mais Thomas était derrière ma porte, il m’entendait lui débiter des excuses bidons, alors il m’a demandé d’ouvrir, qu’on en parle face à face. Poisse!

Je lui ai dit franchement que je me sentais mal vis à vis de son ex, je ne voulais pas qu’il me mette dans cette situation, qu’après ce qui c’était passé, je ne me sentais pas à l’aise qu’il passe comme ça chez moi. Mais, j’avoue que ça me faisait quand même plaisir de le voir.

On a donc passé des heures à discuter, évitant de parler de son ex, de Pascal et du reste. Thomas m’a raconté ses tracas de boulot, les trucs qu’il avait fait, le basket et le reste. Il m’a fait pouffé de rire plus d’une fois. Vers les 5h-5h30 du matin, j’ai dû lui demander de partir. Je savais bien qu’il espérait passer la nuit chez moi.

Sa petite visite m’avait fait du bien et surtout très plaisir. C’est drôle, mais il m’avait manqué. C’était dur de faire semblant de lui en vouloir ou de lui faire la tête.


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140/11 - La blondinette hein!?

Publié le par JaneDo

La blondinette... - (vendredi.20.mai.2011 . 140/11)

Pour vendredi soir, je n’avais pas reçu de proposition ou d’invitation de Thomas, ni de Pascal. J’avais pourtant passé toute la journée à anticiper la sortie de ce soir, du coup, je ne savais pas quoi faire.

Je n’avais pas de copine qui pouvait m’accompagner, toutes mes meilleures copines habitent à l’étranger, Vania ne sortirait surement pas, elle avait assez de problèmes avec sa copine et je n’osais pas appeler Caro en dernier recours. Caro savait sûrement ce qu’ils faisaient, ou-quant-comment, je me sentirais encore plus mal d’être la seule qui ne savait rien, et c’était carrément hors de question que j’appelle Thomas, ce serait vraiment l’utiliser là.

J’aurai pu me résoudre à appeler Pascal, mais comme il n’avait pas pensé le faire, lui, alors je ne voulais pas.

Durant mon angoissante attente, tout à coup, ça a percuté; une des filles que Caro avait fait venir était la nana avec laquelle Pascal était parti en taxi un soir quant Caro et moi avions essayé de le suivre. C’était elle, j’en mettrais ma main à couper. La dessus, j’avais un bon prétexte pour appeler Caro ou même passer chez elle. C’est ce que j’ai fait.

Caroline savait que Pascal et Thomas avait un truc avec l’équipe de basket. Apparemment, Jess l’accompagnait alors Pascal lui avait demandé de ne pas se montrer. Elle restait donc à la maison, et pensait faire un saut au Bleu plus tard. Je lui ai alors demandé si elle connaissait les autres filles présentent quant Jess nous avait réuni; elle savait. Donc, elle en avait discuté avec Pascal. Encore une fois, ça m’a bouffé le moral.

  • La blondinette est une des filles qui, une fois en début d'année, était partie en taxi avec Pascal? On avait essayé de les suivre, on les avait suivi jusqu’à Pully, tu te rappelle?
  • Oui, je sais. Il avait d’ailleurs passé la nuit chez elle. Je me demande comment Caro a eu son numéro?

Elle savait, elle savait tout. Pfff, je me suis sentie en reste. Du coup, je n’avais plus envie de lui parler, ni à elle, ni à Pascal. Caroline a voulu savoir si j’étais avec Pascal hier soir, j’ai menti et je lui ai dit que non. Ça a paru la surprendre, Pascal lui avait pourtant dit qu’il était avec moi. De lui avoir dit le contraire était une petite vengeance de ma part; elle allait se creuser la tête maintenant et se poser des tas de questions. Si elle en parlait avec Pascal, il continuerait à lui dire qu’il était avec moi et elle pensera qu’il ment. Ça leur fera les pieds à tous les 2!

  • Coucou! Tu me manquais, puis, j'avais envie d'entendre ta voix!

Pascal a rigolé.

  • Qu'est-ce que tu fais ce soir?
  • Pourquoi?
  • Comme ça!
  • Pourquoi tu me demande ce que je fais?
  • Pour savoir...

Chiant. Il voulait le savoir parce qu'il voulait me proposer quelque chose ou c'était juste pour savoir s'il avait le champ libre? Cette manière de poser sans raison une question était désagréable. J'ai insisté, je voulais connaître le pourquoi de la question.

  • Dis? Tu as des conversations aussi instructives avec Caro? Quant elle te pose une question tu réponds ou tu tournes autour du pot comme avec moi? Parce qu'elle au moins elle sait toujours ce que tu fais, donc je pense que tu réponds?

Ça y est, j'étais chiante et en plus, je parlais de Caroline; 2 des pires choses à faire!

  • Ben... J'ai un truc en début de soirée, je n'ai pas franchement envi de sortir, mais si tu sortais, j'aurai pu faire un saut, question de se voir un moment, c'est tout. Il n'y avait pas de piège derrière ma question, tu sais!

Ben voilà, je m'étais ridiculisée et j'avais mentionné ma rivale, ce qui allait indubitablement le faire penser à Caroline. Je me suis excusée et je me suis radoucie pour lui faire oublier que je m'étais montrée désagréable. Je lui ai dit que je ne me sentais pas non plus d'humeur à sortir. J'aurai espéré qu'il me propose un rancart, mais il n'en a rien fait, alors je n'ai pas voulu être celle qui semblait le supplier de le voir. Pfff. J'ai raccrochée déçue.

Comme on m’avait proposé d’aller jouer aux cartes, j’ai accepté. Tant pis, je ne verrais pas Pascal ce soir. Je ne voulais pas passer la soirée à me saper le moral en pensant à lui, à me demander ce qu’il faisait, et jouer aux cartes m’évitait de penser à tout ça.

On a joué jusqu’à env. 1h du matin, pendant tout ce temps, je n’ai pas pensé à autre chose qu’aux cartes, maintenant en route pour la maison, je ne pouvais pas chasser les idées noires de ma tête.


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139/11 - Ambre, Carla & Yasmine (2)

Publié le par JaneDo

Ambre, Carla et Yasmine (2)
(jeudi.19.mai.201-139/11)

Après une petite hésitation qui m’a semblé bien trop longue, il m’a dit que les 3 filles étaient; Ambre, Carla et Yasmine. Yasmine est la sœur de la nana d’une de ses potes de basket. Elle venait souvent voir les matchs et accompagnait souvent sa sœur lors des sorties d'équipe après certains matchs, c’est comme ça qu’il l’avait connue. Soit disant, qu’il n’y avait rien, Jess a beaucoup d’imagination, parce qu’ils n’avaient fait que parler ensemble.

Je ne le croyais pas. Je ne pensais pas que Jess avait pu se tromper aussi grossièrement. Finalement, il m’a avoué que Yasmine avait dit au copain de sa sœur qu’il lui plaisait.

  • Elle savait pourtant que j'étais marié, mais elle a voulu qu'il me transmette le message. On a pris un verre ensemble une fois, c’est tout.
  • Et tu pense pas que tu l’encourageait là?
  • Non. J’ai pensé qu’elle dirait quelque chose et ça m'aurait permis de mettre les choses au clair.
  • Ah oui? Et qu’est-ce que tu lui aurais dit?
  • Qu’il ne se passerait rien!

J’ai eu un sourire sceptique. Pour moi, il l’avait encouragée, d’aller prendre un verre avec elle, signifiait pour elle qu’il y avait une ouverture. En tous cas, moi je l’aurai compris comme ça à sa place, alors je ne trouvais pas ça très malin s’il voulait la décourager.

Il a dû avouer que je n’avais peut-être pas tout à fait tord. Je me demande ce qu’il pensait réellement, est-ce qu’il n’avait pas en fin de compte voulu justement l’encourager parce qu’elle lui plaisait? Mais ça, c’était une question que je ne pouvais pas lui poser!

Carla était une copine à un des potes du groupe d'amis qu'on fréquentait, et elle était venue sur le bateau à  1 ou 2 reprises. Ils s’étaient tout de suite bien entendu et avaient passé la journée à discuter ensemble. Là aussi, il me soutenait qu’il ne se passait rien, elle savait aussi qu’il était marié, d’ailleurs Jess était présente sur le bateau à chaque fois.

Ambre fréquentait épisodiquement le groupe et les endroits où l'on traînait, il s’entendait bien avec elle et ils avaient pris un verre ensemble quelques fois.

Il y avait bien trop de filles autour de lui, je ne me sentais pas à la hauteur, j’avais les boules.
Je crois qu’à la tête que je faisais, Pascal a bien vu que je n’étais pas dans mon assiette.

Comment lui dire que je ne savais pas si je pourrais le supporter? Pourtant, je ne pouvais pas lui interdire d’avoir des amis “filles, je ne pouvais pas non plus les faire toutes disparaître? Je crois que... j’avais peur... Il y avait bien trop de filles mignonnes dans ce monde, et je ne pouvais pas l’empêcher de le remarquer!

Je n’ai rien trouvé à dire, je n’avais pas envie de parler, j’étais au bord du gouffre de la déprime... Je voulais encore lui demander ce qu’il y avait entre lui et Caroline? S’ils étaient ensemble, mais du coup qu’il m’aurait confirmé que oui, là, je serais tombée à la renverse. Alors, je n’ai pas voulu lui poser la question.

Pascal a voulu savoir ce que j’avais l’intention de faire, si je voulais l’accompagner rejoindre les autres? Je me suis immédiatement rappelée qu’il avait promis à Caro de passer la chercher, alors ma déprime devra attendre, je voulais l’obliger à faire faux-bond à Caroline. Je ne le laisserais pas non plus lui parler au téléphone pour la prévenir, sinon je me casse.

Prenant sur moi, je me suis assise sur le muret. J’avais entendu son natel vibrer, j’imagine que Caroline ou sa femme devait le chercher. J’allais tout faire pour éviter qu’il les prévienne, et pour ça, j’étais prête à prendre sur moi.

  • Tu veux bien me prendre dans tes bras 2mn et me serrer très fort?
  • Jane... Tu sais que je ne peux pas faire ça... Pas ici...
  • Alors, on pourrait s’asseoir en silence un moment... J’ai la tête qui va éclater, je ne me sens pas très bien.

Pascal a dit devoir juste passer un coup de fils et j’ai tout de suite deviner que ce devait être pour avertir Caroline. Alors je lui ai dit que s’il avait des téléphone à faire, alors je me tire, ou il n’a qu’à s’en aller. Il était nerveux, il ne savait pas comment faire pour prévenir l’une ou l’autre qu’il ne fallait pas compter sur lui. Pascal a pensé qu’il pouvait envoyer un sms, mais dès qu’il a pris son natel, je me suis levée pour partir et il m’a arrêté.

  • Jane, attend voyons! Je voulais juste avertir mes potes qu’il ne fallait pas m’attendre c’est tout!
  • Depuis quant est-ce qu’ils t’attendent pour faire leurs soirées? Ils verront bien que tu n’es pas là!
  • Je voulais juste dire que j’arrive dans 1h...
  • Oh?! Alors tu n’as plus qu’1h à m’accorder? Waouh! Ben alors, vas-y... S’ils comptent tellement, faudrait pas faire attendre tes amis. Et ne me dis pas qui c'est, je veux pas le savoir, si c'est une nana, t'as intérêt de me mentir sur ce coup là!

Pascal n’a pas osé me dire que Caro l’attendait en fait, ou peut-être même Jess. Il a proposé qu’on prenne nos voitures et qu’on aille ailleurs. Il rêve? Une fois dans sa voiture, il aurait aussitôt appelé Caro, alors niet. Pas si folle la guêpe. Je remerciais le ciel d’avoir été traîner du côté du basket, sinon je ne me serais doutée de rien et je me serais faite bernée comme une débutante.

Pascal a fait encore une tentative en me proposant d’aller chez lui puisque Jess l'acceptait si gentiment. J’ai refusé, je n’avais pas confiance. De plus, après ça, on n’aura plus la paix, tout le monde sera au courant qu’on se voit encore. Ce n’était pas une brillante idée. Il a insisté, cherchant tous les prétextes possible pour pouvoir passer son coup de fils.

  • De toute façon, si on a l’intention de continuer à se voir, tôt ou tard, il faudra bien se décider à parler à Jess et à Thomas! Ce jeu de cache-cache est infernal... Je vois déjà que tu ne le supporte plus toi-même.
  • En tous cas, ce n’est pas pour ce soir... Je ne me sens sur de plus rien... Je nage dans le doute!

Pascal a fini par se rendre à l'évidence qu’il ne pourrait pas avertir qui que ce soit, sinon il aurait des problèmes avec moi. Alors, il s’est assis tout collé et discrètement, il a posé sa main sur la mienne. Son natel continuait les vibratos, alors il l’a éteint. Là, je me sentais un peu mieux.

Maintenant, comment faire pour éviter qu’il rentre trop tôt et réussisse à rattraper les choses? Comment et combien de temps devrais-je le garder auprès de moi pour être sur qu’il rentre directement chez lui sans passer chercher Caro et sans pouvoir l’avertir ou la voir? En tant que femme, je savais qu’il n’y avait qu’un moyen, pourtant, vu tout ce que j’avais reçu dans les dents, je me sentais ra-pla-pla, et je n’avais certainement pas envie de faire l’amour! Mais à certains moment, une femme doit faire ce qu’elle doit pour obtenir ce qu’elle veut.

Toute mielleuse, même si le cœur n’y était pas encore, je lui ai susurré à l’oreille qu’on pourrait aller quelque parte de tranquille, que j’avais envie de sentir sa peau sous mes doigts, j’avais envie de bisous... C’était déjà passé minuit, mais, ni 1 ni 2, il était remonté comme une horloge. Évidemment, on laissait ma voiture sur place, on passerait la reprendre plus tard.

Dès qu’on est arrivé au petit refuge dans les bois, je lui ai pas laissé le temps de respirer. En anglais, on appellerait ça du “angry sex”, mais j’étais consciente que, c’était plus de la manipulation qu'autre chose. Au début du moins, maintenant à savoir qui manipule qui...

Pascal n’est pas le genre avec qui on pouvait faire l’amour sans risquer de perdre le nord, et il ne m’a pas fallu longtemps pour être d’humeur et d’oublier tout ce qui c’était passé en quelques secondes. Il ne fallait pas grand chose pour que Pascal oubli l’heure et ses bonnes résolutions.

God, je l’aime tellement, c’est de la folie! Ou est-ce que je vais comme ça? Ne devrais-je pas plutôt partir en courant, et si possible à l’autre bout du monde?

Je pensais qu’après, on rentrerait tout de suite, il était tard et il bossait vendredi, mais Pascal n’avait pas envie de me laisser partir aussi vite. Il avait envi de câlins, et encore de câlins. J’ai posé ma tête sur son torse, j’entendais le battement de son cœur, c’était rassurant. J’aimais être collée comme ça contre lui, j’aime sentir sa main me caresser la nuque, se promener le long de mon dos, j’aimais entendre ses mots doux, écouter le son de sa voix et j’adorais ses bisous sur ma tête.

3h du matin... Il allait vraiment falloir rentrer... et dire qu’il fallait encore aller chercher ma voiture et conduire jusque chez moi... Pfff, j’aurai voulu juste disparaître dans ses bras...


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139/11 - Confrontation; Ambre, Carla, Yasmine?

Publié le par JaneDo

Confrontation; Ambre, Carla, Yasmine? - (jeu.19.mai.2011 . 139/11)

Je n’ai presque pas fermer l’oeil de la nuit, ma tête se remplissait de pensées négatives. J’étais inquiète, encore plus que le jour d’avant. J’étais persuadée que Jess avait une idée derrière la tête. Je devais parler avec Pascal, le voir. Je ne voulais pas attendre ce soir, s’il sortait, il serait certainement avec elle, et il y aurait trop de monde autour. J’étais persuadé qu’on ne pourrait pas se parler, j’ai donc décidé d’aller voir Pascal au boulot.

Peu avant 10h, je me suis présentée à la réception et malheureusement, ils l’ont averti de ma présence. J’aurai préféré lui faire la surprise. Bon, surprise il y avait, je ne faisais jamais ce genre de truc et Pascal le savait. Je n’ai pas été étonnée qu’il soit déjà au courant; Caroline avait déjà passé par là, donc c’est même lui qui est venu sur le sujet. Ça m’arrangeait.

Je m’étais faite la leçon; ne pas éclater, ne pas me mettre à lui prendre la tête, etc. J’ai été choquée de voir qu’il avait l’air de croire que le geste de sa femme partait d’un bon sentiment. Il n’était pas en colère. Apparemment, Caroline le prenait aussi comme ça. Finalement, j’étais la seule à me poser des questions? A trouver son attitude bizarre? Je ne pouvais pas m’emporter, je ne voulais pas être la seule à le prendre mal, mais franchement, j’étais énervée. Je n’arrivais pas à croire qu’il avalait aussi facilement ce que sa femme avait fait. Puis, d’un autre côté, qui j’étais pour avoir le droit de lui dire de se monter contre sa femme!!!???

Quant je suis arrivée à son étage, il était dans le open space, alors il m’a conduite dans une pièce où l’on pouvait être tranquille pour discuter, mais c’était vitré, tout le monde pouvait nous voir. Donc, pas de bisous, seulement une bise sur la joue. Il s’était assis au coin du bureau et je suis restée debout malgré qu’il m’ait proposé de m’asseoir. J’aurai eu l’impression d’être tassée sur moi-même.

Hum, ça avait l'air de l'amuser, ça le faisait même sourire...

  • Je ne pensais pas que tu trouverais ça drôle! Tu m’enlèvera pas l’impression qu’elle a une idée derrière la tête... C’est Caro qui te l’a dit?
  • Oui, je suis passé chez elle hier soir, elle voulait absolument me parler et elle m’a raconté quoi. Dis, tu voudrais pas qu’on aille manger ensemble à midi pour parler de tout ça, c’est pas vraiment l’endroit? Oh, non, je peux pas à midi. Ben, écoute, on se voit ce soir et on en parle d’ac?
  • Avec toute la foule autour?
  • Non, juste les 2. Je n’avais pas envi de bouger de la maison ce soir, mais je vois bien que ça te tracasse et que tu as eu besoin d’en parler.
  • Je ne sais pas si j’arriverais à tenir jusqu’à ce soir...
  • Un peu de patience d’ac.

On s’être donné rendez-vous au bord du lac à notre endroit habituel, je suis partie. Je n’avais pas pu poser la moitié des questions qui me bouffaient la tête, je suis sûre qu’il en avait déjà parlé de long en large avec Caro, ça m’énervait. J’ai cru que j’allais exploser quant il m’a appelé quelques minutes plus tard pour me dire qu’il avait oublié qu’il avait un match, donc on ne pouvait se voir qu’après. Je crois qu’il voulait annuler, mais il n’a pas osé vu la manière que je l’ai pris.

J’aurai voulu savoir ce qu’ils s’étaient dit avec Caro, mais je ne voulais pas l’appeler, je me serais sentie en position d’infériorité. Bah, je lui demanderais tout ça tout à l’heure, j’espère seulement savoir garder mon calme et ne pas aller trop loin. Je ne voulais pas l’agacer.

Ils avaient un match à domicile, j’étais sûre que Caro y serait, alors avant d’aller à notre rendez-vous, je suis passée à la salle de sport. Elle semblait toujours savoir où trouver Pascal, est-ce que c'était parce qu'il la tenait au courant de ses faits et gestes? Je ne sais pas à quoi je pensais, Caro n’était sûrement pas en voiture, alors je ne pourrais pas savoir si elle était là, sans entrer dans la salle. Ce que je ne pouvais pas faire, on me verrait tout de suite. Je ne pouvais pas non plus pas prendre ma voiture, si j’attendais Pascal vers sa voiture, je croiserais Thomas. Poisse!

Caro y était bel et bien. A la sortie du match, je l’ai vue emboîter le pas à Pascal, attendre patiemment qu’il ait salué ses copains pour le suivre à sa voiture. Pascal a demandé à Thomas de la raccompagner, ça ne l’arrangeait pas, Thomas n’avait pas l’intention de repasser à la maison, il sortait directement. Pascal à dit à Caro qu’il ne pouvait pas la ramener, il avait rendez-vous avec moi. Elle a voulu l’accompagner et j’étais contente qu’il refuse. J’aurai pas aimé le voir se pointer avec elle, moi aussi j’avais droit à mon moment pour discuter avec lui, seul à seul. Je crois que je me serais énervée.

Pascal a quand même arrêté Thomas. Il pensait qu’elle allait quand même sortir prendre un verre, qu’ils allaient se retrouver plus tard, alors elle pouvait déjà y aller avec Thomas. Alors, Pascal a promis à Caroline de passer la chercher pour la ramener chez elle après notre rendez-vous. Caroline a essayé d’insister pour le suivre.

J’ai attendu que tout le monde soit parti pour filer à mon rendez-vous. Je suis arrivée 10mn après Pascal. Mince, pourquoi j’ai toujours la chair de poule quant je le vois? Pascal gardait les mains dans les poches, il m’a seulement fait la bise. Ça m’a fait ressentir un manque, j’aurai tellement voulu qu’il me prenne dans ses bras, mais hélas, on pouvait nous voir.

J’ai commencé par lui dire ce que j’ai ressenti au geste de sa femme, je lui ai dit ce que j’en pensais; pour moi, elle préparait quelque chose ou voulait avoir un certain contrôle sur lui, ou sur ses relations. Pascal, lui pensait toujours que ça partait d’un bon sentiment, il était bêtement persuadé qu’elle essayait de lui faciliter la vie. Ils s’entendaient plutôt bien depuis quelques temps, et il pensait qu’elle voulait faire un geste pour lui montrer qu'elle était son amie, qu'elle le laissait vivre sa vie. Naïf!

Une fois ça réglé, j’ai voulu savoir combien de fois Caroline avait dormi chez lui? Je ne lui ai pas caché que ça m’avait surprise de l’apprendre, je pensais sérieusement être la seule qui avait dormi chez lui quant elle était là, alors j’étais vraiment très déçue.

  • Afff, je crois que c’était la période où elle avait fait sa tentative de suicide? Oui, je crois que c’est ça, je crois que c’était la seule fois. Et je n’ai pas dormi avec elle.
  • Encore heureux!
  • Jane... Je t’en prie...
  • Jess a mentionné 3 fois? Elle a dit que Caro a dormi 3x chez vous, et moi, qu’1x!
  • Heu... Je crois pas... Non, je vois pas... Ha... Oui, à Munich elle a dormi 1x à la maison, c’est Jess qui l’avait invitée à le faire. Caro m’avait appelée et elle était down, elle voulait que je passe chez elle, alors Jess a proposé qu’elle reste dormir. Il ne s’est rien passé, on a simplement discuté, puis elle a dormi dans la chambre d’amis, c’est tout.
  • Tu n’oublie pas encore une autre fois?
  • Non... Non, c’est tout, 2x, c’est tout. Et rappelle-toi, tu as dormi aussi 2x chez nous!
  • Puis, dis moi, c’était avant ou après que j’ai dormi dans la chambre d’amis?
  • C’était après... J’aurai dû te le dire, je m’excuse, mais je ne voulais pas que tu le prennes mal.
  • Tsss... Tu pensais que je le prendrais comment? Pourquoi tu me caches toujours des choses pareilles et je dois supporter de l’apprendre par les autres, hein?
  • Je sais pas... Peut-être parce que j’ai chaque fois peur que tu réagisse au 1/4 de tour comme maintenant? Pleure pas je t’en prie, tu sais que je ne peux même pas te prendre dans mes bras, alors stp...

Je n’avais même pas réaliser que les larmes coulaient sur mon visage. J’étais super enragée, je ne pleurais pas vraiment, c’était des larmes de rage, pas de chagrin.

Ensuite, je lui ai dit qu’il y avait 3 autres filles que je ne connaissais pas, qui étaient ces nanas? J’étais sûre que Caro lui avait fait son rapport et que j’étais persuadée qu’elle connaissait mieux sa vie que moi, vu qu’elle était sa confidente, et qu’elle était toujours au courant de tout.

Ça y est, j’avais commencé à péter un plomb, l’angoisse et la rage avaient fini par remonter à la surface, et j’étais au bord de ma limite de tolérance, un peu plus et je ne pourrais plus me contrôler et j’exploserais. Il ne le fallait pas, je ne devais pas perdre le contrôle de mes nerfs. J’ai dû prendre une grosse inspiration pour tenter de garder mon calme.

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138/11 - Impossible de garder mon calme!

Publié le par JaneDo

Impossible de garder mon calme! - (mer.18.mai.2011 . 138/11)

Toujours perturbée par la réunion organisée par Jess hier, je n’avais pas encore l’occasion d’en parler avec Pascal, parce que j’avais ma nièce cet après-midi.

On a été acheté des mangas, puis je suis passée nous chercher du chinois à emporter et on est rentré manger à la maison. On s’est mis à faire de la peinture et tout à coup, quant on a regardé l’heure, c’était déjà 19h30. On allait se faire disputer, j’aurai dû la ramener au plus tard à 19h. Quand même, on avait pas envie d’arrêter de peindre, donc on a attendu l’appel de ma frangine. Vers 20h30, je l’ai ramenée à la maison. J’ai bu un café avec ma frangine et mes nièces avant de rentrer.

22h, enfin maison...

En rentrant, je suis passée chez Pascal, et Jess était seule à la maison. Ça m’énervait de recommencer à courir espionner chez lui pour savoir ce qu’il faisait. Jess avait cassé le peu de confiance que j’avais cru avoir. Par acquis de conscience, puisque j’étais déjà là, je suis passée guigner chez Caro et sans surprise, j’ai vu que Pascal était là-bas. Ils avaient l'air de seulement discuter, rien de plus. Je ne suis pas restée pour les observer, je crois que j’étais juste contente de savoir où il était sans plus.

Quant je suis avec la famille ou les enfants, je ne réponds pas à mon natel, d’ailleurs, je ne le regarde même pas. La plupart du temps, je le mets sur silence, ça évite le dérangement. En rentrant, j’ai vu les messages de Pascal et j’en avais aussi 2 de Thomas. Malgré notre rupture, Thomas continuait à se montrer présent et ça me remplissait de tendresses envers lui. Il me manquait. Ce qu’il pouvait être chou quand même.

Pascal était sûrement chez lui maintenant, donc avec Jess, je ne pouvais pas lui téléphoner, ni lui parler, alors j’ai répondu de manière laconique à ses messages. Je ne voulais pas qu’il puisse deviner mes états d’âmes, ni être trop froide, je ne voulais pas qu’il puisse avoir l’impression que j’étais fâchée, au cas où Jess avait monter toute cette mise en scène pour me torturer, donc je ne voulais pas me montrer trop distante, ni non plus lui donner l’impression que tout allait bien dans le meilleur des mondes au cas où c’était vrai.

J’étais toujours à me demander ce que j’allais faire... J’avais voulu me montrer compréhensive, être une amie à qui on pouvait parler, tout dire sans dépasser certaines limites, surtout être plus présente, aimante, et pas de prises de têtes. Je voulais ré-instaurer le climat de confiance qui nous liait et retrouver le Pascal qui m’aimait comme un dingue. Mais là, j’étais à 2 doigts d’éclater comme une bombe nucléaire, de lui demander des explications, exiger des comptes, bref, être la pouffiasse de service. Et je savais que je ne devais pas, mais le volcan qui sommeillait en moi était proche de l’explosion. Que faire?

Impossible de parler de ça au téléphone, je voulais voir son visage, sonder les expressions de son visage sinon, ce serait trop facile pour lui de me mentir et de se préparer pour la confrontation, si confrontation il y aurait. Non, je voulais le voir. Mais est-ce que c’était une bonne idée? Ne serait-ce pas mieux de rester moi-même, lui mentionner juste le rendez-vous avec Jess et le laisser venir sur le sujet? S’il évitait d’en parler ou changeait de sujet, alors là, je passerai à l’attaque.

J’ai longuement parlé avec Brian par Skype, il pense que c’est peut-être encore une combine de Jess pour manipuler Pascal. A son avis, elle veut se montrer généreuse et ouverte, mais en même temps, elle veut maîtrise, diriger sa vie et quel meilleur moyen que de se montrer compréhensive et lui permettre de rencontrer qui il veut à la maison. Comme ça elle gardait la main mise et l’oeil sur lui. Aussi, toute nana qui se montrerait réfractaire, ou lui demandait de faire un choix passera pour la méchante. Bref, Brian me conseillait de ne pas trop lui ruer dessus, parce que peut-être que rien n’est vrai, ou seulement une petite partie. Brian me demandait de réfléchir, parce que d’après ce que je lui racontais, Pascal n’avait pas le temps de voir toutes ces filles, non?

Brian avait peut-être raison... Je dois garder mon calme et ne pas sauter à d’horribles conclusions...

Pascal m’a envoyé un message pour me dire qu’il fallait qu’on se voit, on devait se parler. J’en ai conclu qu’il était au courant, que c’était sans doute Caro qui le lui avait raconté. Dire qu’elle avait réussi à le voir avant moi, j’en avais mal à l’estomac. Les choses m’échappaient et je n’aimais pas ça. Le pire est que je ne savais pas quoi faire...

Dans mon délire, j’ai voulu aller chez lui. Mais oh! Pourquoi faire? Je ne pouvais pas discuter de ça devant Jess? Elle ne savait pas qu’on se voyait et faire ça allait tout gâcher. Hé??? Mais peut-être que c’était ce qu’elle cherchait? Juste pour savoir qui, pour ensuite lui pourrir la vie? Cette pensée, bizarrement, m’a un peu calmée et aussi un peu rassurée.

Mais je ne tenais pas en place, j’avais besoin de le voir et de suite. Je lui ai donc envoyé un message pour lui demander de m’appeler. Une fois fait, je me suis traitée d’idiote; je ne voulais pas lui en parler au téléphone voyons! Il ne répondait pas, ce qui m’a rendue encore plus impatiente. Ma tension était à son comble. Maniaque, j’ai aussitôt essayé de l’appeler, oubliant la présence de sa femme. Pas de réponse. Zut. Je n’allais pas pouvoir dormir, tellement j’étais énervée. Ce qui a fini de m’achever était de me demander s’il n’était pas encore chez Caro? Flûte.


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