231/2012 - Pas beaucoup dormi...
Dimanche, 19 août 2012 - (231/2012) - Pas beaucoup dormi...
Je n'arrive toujours pas à me remettre d'avoir oublié le jour de l'anniversaire à Pascal! C'est horrible! Dire que j'ai quitté 2 hommes pour avoir oublié le mien! Pascal n'a pas l'air de s'en rendre compte, c'est ma chance. Tout de même... Dire qu'il s'était précipité ici ce soir-là, et moi, complètement hors du coup, je n'ai même pas réalisé.
Ce soir-là, j'avais eu l'impression qu'il n'en avait pas envi, mais en fait, il était l'invité d'honneur et il pouvait difficilement s'en aller comme ça. Ha là là, moi alors! Je n'ai même pas eu la présence d'esprit de lui offrir quelque chose! Et même si je le veux, je ne sais pas quoi!!!

Apparemment, il n'arrivait pas à trouver le sommeil, il m'envoyait des sms auxquels je répondais, parce que moi non plus, je ne dormais pas. J'aurai pu lui proposer de passer chez lui, mais, je préférais que ce soit lui qui le propose. 3h du matin, on s'écrivait encore, alors j'ai proposé de l'appeler.
Pascal avait réussi à faire avaler un somnifère à sa femme, et elle dormait comme une masse, alors il m'a proposé de passer chez lui. Il n'osait pas partir, il risquait d'oublier de rentrer, Jess sera vraiment furax. Il ne pourra pas justifier son absence, et là, il aura vraiment des problèmes. Pascal avait réussi à éviter de parler de moi, donc Jess ignorait toujours la femme qu'il voyait. Il a même prétendu qu'il ne voyait personne. Evidemment, elle ne le croyait pas, elle savait bien qu'il mentait. Jess avait beau pleurer, insister, criser, taper du pied, Pascal n’a pas voulu parler. Tant mieux, je vois qu’il m’avait écouté.
Il m'a demandé de faire attention de ne pas me faire voir... Bon, je savais que si on restait devant la maison, il n'y aurait pas de bisous, pas de câlins, pas de bras... Mais j'avais envie de le voir.
Pascal m'attendait assis sur les escaliers de son porche. En arrivant à pieds, je lui ai envoyé un message et il m’a dit de l’attendre au bord du lac où on était la dernière fois.
- Hey! Ça va? T’as fais vite dis donc!
- Ben, je n’avais plus qu’à sauter dans ma voiture!
Il a souri. Dieu que j’adore le voir sourire. Wafff, j’avais juste envie de lui sauter dans les bras, mais je me suis rappelée qu’on était à l’extérieur, donc je ne pouvais pas.
On a marché jusqu’au bout du ponton et on s’est assis. Bon, il faisait nuit, alors heum, ne sachant pas quel monstre pouvait se cacher sous le ponton, je n’osais pas laisser pendre mes jambes dans le vide. Ça l’a amusé. Il avait beau me dire que ce n’était qu’un lac, qu’il n’y avait ni requin, ni alligator, pas de monstre du Lochness, rien à faire. Ça m’aurait trop fait dresser les cheveux sur la tête. Bof, je préférais avoir les pieds sur du solide moi. Dommage parce qu’on aurait pu se tenir la main, s’effleurer. Mais bon, trop trouillarde moi.
Dans la précipitation, j’avais oublié mes cigarettes dans la voiture. J’ai fumé les siennes.
- J’étais à 2 doigts de tout balancer, mais… Tu avais raison. Chaque fois que j’avais parlé, c’était la cata. Quoique, ce soir, c’était pas mieux. (Gros soupir). Je ne me sens pas à l’aise tu sais dans cette situation… C’est… C’est vachement pénible. Pénible pour nous, enfin, en tous cas pour moi, pénible pour Jess aussi. Tu sais, je ne m’attendais pas à ce qu’elle le prenne si mal.
- Ah bon?
- Après Layne, et il n’y a pas si longtemps Ethan… Je pensais qu’elle avait sa petite vie à elle et qu’elle se fichait pas mal de ce que je pouvais faire de mon côté. En tous cas, c’est ce qu’elle m’avait fait croire.
- Oui, mais tu rigoles… On dit ça pour gagner la confiance et faire parler l’autre c’est tout. Mais, ça veut pas toujours dire qu’on en a rien à foutre! Puis… Ces derniers temps, elle n’avait pas l’air de fréquenter quelqu’un d’autre non? Vous vous êtes drôlement rapprochés!
- On a toujours été proches, ça ne changera jamais ça. Mais…
Encore un gros soupir. C’était rare qu’il me parle ouvertement de ses problèmes avec Jess, alors je n’allais certainement pas l’en empêcher. Mais j’avoue que je déteste être avec un type qui me parle de sa régulière, ça me gave. C’était comme si elle était là avec nous. Elle pouvait tout aussi bien venir s’asseoir à côté sur le ponton! Mais bon, pour une fois qu’il se confie!!!
Comme on ne pouvait pas vraiment se mettre à s’embrasser, toujours tendre, Pascal me faisait discrètement de petits bisous sur l’épaule ou le bras en faisant semblant de me tendre une cigarette ou autre. C’est mignon, pourquoi je n’en ai pas eu l’idée moi! Je me suis collée contre son épaule. On a discuter bien 2h comme ça dehors, sans se tripoter, ni s'embrasser, ni rien, il faisait bon. Dès qu’on a entendu Thomas rentrer, Pascal s’est dépêcher de regagner la maison. Thomas était rentré avec une petite bande et le bruit pourrait réveiller sa femme malgré les somnifères.
Pascal a discuté un moment devant la maison avec un ou 2 potes, puis je l’ai vu monter chez Thomas. Malgré ça, il m’a envoyé encore quelques messages. Il me racontait qu’il était monté chez Thomas, que peut-être qu’il pouvait utiliser ça la prochaine fois pour s’évader de la maison. 1h après, il me mettait qu’il allait se coucher, donc il me souhaitait bonne nuit et que je lui manquais. Wahhh, ça, ça m’a fait drôlement drôlement plaisir…
Pascal allait s'arranger pour qu’on se voit dimanche et me demandait si ça me dirait qu’on aille se larver au bord du lac quelque part, bronzer peut-être s’il fait beau. Je n’étais pas trop de la journée moi, et je sentais que ce serait dur de résister si on se retrouverait rien que les 2 en maillot de bains… Je crois aussi qu’il se faisait des idées en croyant pouvoir se tirer de la maison pour passer la journée avec moi!!! Et j’avais raison.
Vers midi, il m’a proposé de passer à la maison, ils étaient toute une bande à se bronzer au bord du lac, à faire des jeux et il faisait une chaleur! Je le savait déjà, Thomas m’avait proposé de passer aussi. Je suis donc allée les rejoindre.
Hum… Pascal en maillot de bains…. C’est hot! S’il savait ce qui me passait par la tête, il rougirait!
J’étais un peu déçue parce que Pascal semblait m’éviter. Il jouait parfois à taquiner Caro, jouait presque tout le temps au volet, toujours en train de bouger et venait rarement s’asseoir à côté de moi. Seul Thomas me tirait pour me faire participer à droite et à gauche aux activités, mais pas de sport pour moi par cette chaleur, ça ne me disait rien du tout, je préférais rester à l’ombre.
J’ai compris plus tard pourquoi il restait à distance et je dois dire que même si c’était cocasse, ça m’a fait plaisir. Pascal a dû se coucher sur le ventre et rester sur sa chaise longue un sacré moment. Rouge de gêne, il avait plongé sa tête entre ses bras. J'imagine que c'étit pour se concentrer sur autre chose. Il avait eu le malheur d’avoir pensé qu’il aurait aimé me faire l’amour et paf, il avait eu une érection impossible à dissimuler. J’ai pensé qu’il était préférable que je m'éloigne de lui, alors je suis allée aider Thomas avec les grillades.
L’empêche, la chaleur me donner envie de dormir, et j’aurai donné beaucoup pour pouvoir faire une sieste!
C’était sympa la grillade et l'après-midi au bord du lac. Après l’incident de tout à l’heure, Pascal m’évitait à nouveau, me lançant de loin quelques sourires et de petits clins d’oeil. Dès qu’il a enfilé ses jeans, il a été plus proche, se collant à côté de moi ou me taquinant comme je l’avais vu le faire avec Caro.
Je suis restée à traîner avec eux jusqu’à 22h… C’était vraiment cool… Je devrais le faire plus souvent...
C’est seulement plus tard quant je suis rentrée que j’ai réalisé que c’était plutôt rassurant qu’il puisse parler avec les autres filles ou même avec Caro sans avoir de réactions physique. Ça m’a fait l’aimer encore plus fort! J’étais pourtant toute seule, mais mon coeur cognait dans tous les sens, j’avais trop envie de l’appeler juste pour lui dire que je l’aime. Mais je ne pouvais pas faire ça, si sa femme tombe sur mon message, ce serait la merde.
Mais je voulais absolument lui dire que je l’adorais, que je l’aimais, qu’il était l’amour de ma vie… Alors j’ai appelé!
A l’entendre, sa femme ne devait pas être loin. 2mn après, Pascal m’a envoyé un message pour me dire que même s’il n’avait pas pu me le dire au téléphone, lui aussi était raide dingue de ma petite personne, et que je ne pouvais pas imaginer à quel point mon appel lui a fait plaisir.
Après, je me suis étalée sur mon canapé un petit sourire stupide aux lèvres… J’étais heureuse...







Je suis passée chez la frangine le matin pour vite corriger sa lettre… Heu… Ma frangine et les enfants ont insisté pour que je reste manger! Riz au Curry? Ça se refuse pas! Bref, je ne suis 





