222/2012 - Quant il me prend dans ses bras...
Vendredi, 10 Août 2012 - (222/2012) - Pas déçue
Coiffeur aujourd’hui! Je me suis coupé les cheveux tout courts. Voilà. J’ai passé 4h au salon, parce que ma frangine voulait que je corrige un courrier pour elle.
Petite grillade au bord du lac ce soir chez un des potes de basket. Après ce qui s’était passé hier, c’est-à-dire, voir comment Pascal et sa femme semblait bien s’entendre, je n’avais pas trop envie de devoir les revoir ensemble ce soir…
Ce soir, petite grillade au bord du lac ce soir chez un des potes du basket. On n’avait pas été invitée, mais Caro insistait pour qu’on s’invite à la soirée. C’est vrai que ce serait mieux d’être 2 si on le faisait, mais bof, ça ne me disait rien. Ce serait ridicule, on aurait l’air de poursuivre Pascal comme de petits chiens, attendant qu’il nous lance gentiment un n’os-n’os, qu’il nous accorde un peu d’attention.
J’ai senti au téléphone que Pascal n’avait pas très envi que je sois dans les parages quant il paradait avec sa femme, ça le gênait beaucoup. Il a parlé de la grillade, raison pour laquelle on ne pouvait pas se voir, mais il ne m’a pas proposé d’y aller. Thomas non plus d’ailleurs.
Donc, je passerai la soirée tranquille à la maison… J’ai proposé à Caro de passer, mais elle tenait à aller s’incruster à la grillade. Chapeau, moi je n’ose pas faire des trucs comme ça.
Avant de se rendre chez son pote, Pascal m’a envoyé un petit message pour me dire qu’il passerait plus tard. Hum, je n’y croyais pas trop. Ce ne serait pas la 1ère fois qu’il me pose un lapin. Ça m’a un peu énervée, mais, je me suis préparée quand même et l’air de rien, je me suis mise à l’attendre. C’est nul, mais voilà. S’il ne passe pas, je serais encore une fois toute triste et déçue.
Je crois qu’inconsciemment, je ne m’attendais vraiment pas à le voir, j’étais sûre qu’il allait me décevoir, alors quant il a sonné vers 22h, j’étais atterrée, proche de… l’extase! Je crois que c’était un bonheur intense de le voir, savoir qu’il était venu jusque là pour moi. Alors il est vraiment venu? Wow! Trop cool.
Pascal n’a pas perdu du temps en explications, rien, dès que j’ai ouvert la porte, il m’a prise dans ses bras, me serrant à me couper le souffle. God, je l’adore. Il sent si bon. Puis, il m’a embrassée. Miam. Un de ses baisers si doux, si chaud, ses lèvres sont douces, tendres, pressantes. Impossible de résister et de ne pas fondre.
Quant il m’a enfin lâchée, c’était pour me presser de prendre ce je voulais pour dormir ailleurs, il voulait qu’on se dépêche de filer avant de se faire arrêter par quelqu’un. Il pensait sans doute à sa femme. Pascal sait très bien que je n’aime pas les imprévus et les surprises, alors il a insisté. J’aurai préféré qu’il m’avertisse un peu avant, j’aurai eu le temps de me préparer, au moins mentalement. Mais, pour une fois, je n’ai pas perdu de temps à me poser 36milles questions. Je l’ai suivi.
Ce n’est qu’une fois dans sa voiture que j’ai commencé à me sentir mal à l’aise… J’espère qu’il n’espérait pas… faire l’amour? Je ne me sentais pas encore prête pour ça.
On a été chez Michael… Ouf, Pascal ne m’a forcée à rien. Il n’a pas essayé. J’étais contente de passer la soirée avec lui. On a parlé de tout, sauf de ce que j’avais déjà discuté avec lui par téléphone l’autre jour. Il m’a raconté un peu ce qu’il faisait ces temps, de son travail, etc. Moi j’écoutais ravie de me laisser bercer par le son de sa voix. Jeeez, on était ensemble, c'était tout ce qui comptait pour moi.
Il m’a raconté qu’il avait ramené Jess chez eux, puis il lui a dit qu’il sortait. 1h après être arrivé chez Michael, il l’a appelée pour lui dire qu’il ne rentrait pas. Il lui a aussi demandé d’éviter d’aller faire du grabuge chez moi, je n’étais pas là. Elle risquait seulement de se faire arrêter par la police pour tapage nocturne, et ce soir, il ne pourra pas l’aider à sortir.
Ils ont discutés une bonne vingtaine de minutes. Je me suis faite discrète, j’ai quitté la chambre pour le laisser tranquillement parler avec sa femme.
J’étais contente de dormir dans ses bras. Je me sentais privilégiée, chanceuse. Tout le monde adorait Pascal, il avait cette faculté de faire penser à chaque personne qui croisait son chemin, qu’elle était une personne spéciale, importante, intéressante. C’était ce charme discret qui m’avait fasciné chez lui. Ses yeux aussi; il avait un regard intense, captivant. Et je ne parle même pas de son sourire ravageur!
Jeeez, encore maintenant faut que je me pince… Il est venu… Rien que pour moi!
J’avais eu trop la trouille de sortir jouer les espionnes avant la tombée de la nuit, mais Caro elle n’avait pas hésité à le suivre, même au risque de se faire prendre. Pendant nos longues discussions dans la voiture alors que nos yeux étaient rivés sur Pascal et Jess, j’ai appris qu’il ne s’était rien passé. Ouf, Pascal ne m’avait pas menti.

Bof, de toute manière, tout ça avait quelque chose de dérangeant, ce n’était pas cool de savoir qu’autant de bonnes femmes lui tournent autour et qu’il avait l’air de marcher dans leurs jeux. Tout ça ne me plaisait pas beaucoup. En plus, étant donné comment je me sentais ces temps-ci, je ne trouvais pas très cool qu’il passe son temps à consoler x, y et z, alors qu’il me laissait toute seule dans mon jus. Mouais, ça ne me plaisait pas beaucoup.
Hey! Ce n’est que moi…

C’est affreux qu’il m’ait 
Le soir, Thomas m’avait proposé de passer chez lui prendre un verre et si ça me tentait, de l’accompagner faire la tournée des grands ducs. Je n’en avais pas trop envie, j’avais pas la frite, mais j’ai accepté d’aller chez lui parce que je pourrais jeter un oeil chez Pascal.
Zut, j’étais mal, à 100 milles lieux en dessous de zéro… Pendant toute la soirée, je n’ai fait que regretter de n’avoir pas accepté de voir Pascal. Zut, zut et zut. En plus, je ne me sentais pas belle, je ne pouvais rien faire de mes cheveux. J’étais vraiment nulle et super down, quelle poisse.