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Sam. 14 Déc 2019 - Marcher sur mes plates-bandes
Je ne pouvais pas tenir sans savoir. J'ai insisté. J'ai dis à Pascal que s'il y avait eu quelque chose, ou s'il y avait encore quelque chose, autant qu'il me le dise. Je devais le savoir, et je voulais la vérité.
Bekky passait son temps à me provoquer, et je devais savoir pour pouvoir me défendre. Sinon, j'aurai trop l'air de la dernière des tartes. Je lui ai dit qu'elle cherchait tout le temps à me provoquer, lui chuchotant des trucs à l'oreille, prenant la fuite dès que je m'approchait d'eux, etc. Et je parlais même pas des regards en biais!
Pascal m'a dit d'ignorer Bekky. Il avait aussi remarqué son cirque. Il a dit que j'étais plus intelligente qu'elle, je ne devais pas laisser son cinéma m'atteindre, ça lui ferait trop plaisir.
J'avais l'impression qu'il ne voulait pas en parler. Ce qui ne fait qu'augmentait mes doutes. Pour qu'il cherche à esquiver la question, c'est qu'il y avait quelque chose. Ma tension a grimpé en flèche. J'avais compris, il ne voulait pas parler. Et quant on ne veut pas parler de quelque chose, c'est qu'on à quelque chose à cacher.
Si j'insistais trop, j'allais finir par avoir l'air de l'emmerdeuse. Pourtant, je devais savoir. Il devait me parler. Je voulais entendre de sa bouche et pas par quelqu'un d'autre. J'entendais des tonnes d'insinuations. J'en avais assez, je voulais la vérité de sa bouche.
Rien à faire, j'avais beau tourner dans tous les sens, Pascal ne voulait pas parler. Alors pour moi, c'est sûr qu'il y a quelque chose. Donc, Bekky ne mentait pas. Ça m'a retourné l'estomac. Pascal l'a vu, alors il m'a dit qu'on pouvait en discuter tout à l'heure, quant on sera seul. Pour moi, c'était la confirmation.
Ça ne me convenait pas, alors bon gré mal gré, on a été discuter dans la bibliothèque.
Pascal continuait à dire qu'il n'y avait rien. Parfois, elle débarquait dans sa chambre à moitié nue. Pascal disait que ce n'était pas de sa faute. Malgré tout ça, il ne s'était rien passé.... de grave... qu'il disait!!! Il s'était une fois réveillé et l'a trouvée dans son lit. Elle s'était enfilée dans sa chambre pendant la nuit et avait dormi là. Grrhhh!
Bien sûr qu'il lui avait dit de ne plus faire ça, sinon il la foutrait dehors, mais elle continuait quand même...
Pascal ne savait pas pourquoi elle faisait des trucs pareilles, parce qu'il n'y avait rien entre eux. Ils s'étaient une fois embrassé. Il n'avait pas craqué jusqu'à maintenant, alors il ne fallait pas que je m'en fasse. Huh, pas que je m'en fasse? Il est drôle lui. Je suis pas dans sa tête, je peux pas être sûr qu'il ne finisse pas par craquer.
Et l'air de rien, je ne le croyais pas. Je ne pouvais pas croire qu'un sex addict comme lui puisse résister à la tentation. En fait, c'est surtout parce que je sais que moi, à sa place, je n'arriverai pas à résister, alors je ne pouvais pas imaginer que lui oui. C'était juste pas croyable. Bref, valait mieux laisser tomber.
Il y avait l'inauguration d'une nouvelle remontée mécanique aujourd'hui, Pascal, Thomas, enfin, les mecs surtout, voulaient y aller. Moi, ça ne me disait rien du tout. Pas envie de peler de froid pendant des heures, ni de monter jusque là-bas, pour redescendre après. C'est clair que je n'étais pas d'humeur à aller skier ou autre.
Ce soir, ils allaient voir un spectacle aussi. Musique classique je crois. On allait pas souvent à des évènements du genre dans la station. Mais j'ai compris que Bekky, n'étant jamais venue en Suisse, avait envie de participer à des trucs comme ça. Inutile de dire que ça m'a fait grincer des dents, parce que j'avais déjà dis que je n'y allais pas.
Donc, je suis restée à lire au chalet, pendant que mon homme allait se balader avec ses 2 colles aux fesses; j'ai nommé Caro et Bekky. Bon, j'étais soulagée de savoir que Caro l'accompagner. S'il y avait quelque chose, elle me racontera.
Super journée tranquille. Y en a qui doivent se demander pourquoi je viens si je reste seulement au chalet!
Le soir, on a été manger au Fondue-Chalet. J'adore la Fondue, alors j'étais partante. On a dû réserver, parce qu'on était beaucoup trop pour aller comme ça, et espérer trouver une table. Encore un truc qu'on ne faisait pas souvent, mais je pense que c'était pour les nouveaux et miss Bekky connasse. Elle me tape sur les nerfs!
Cette vache m'a reléguée de l'autre côté de la table pour prendre ma place à côté de Pascal. Pour ne pas faire d'histoire, on a rien dit, mais ça m'a rendue grinche intérieurement.
Pascal a bien essayé de changer de place avec Nicolas. Mais, idiote comme je suis, j'ai dis ça allait, et avec le sourire je vous prie!
Contente d'elle, elle m'a jeté un regard et sourire amusée d'avoir réussi. Mais, je pense qu'elle a dû être déçue, on ne pouvait pas voir que j'étais furax.
Pas mal d'entre nous continuons de boire du coca, quant on sait qu'on ferait mieux de prendre un thé chaud. Mais moi, je n'ai jamais eu de problèmes d'estomac ou de digestion en buvant du coca jusqu'à maintenant. Et toujours pas. Je suis de la génération Coca!
On a fini dans un de nos bars après, et là, Pascal s'est débrouillé pour ne pas laisser Bekky le squatter sans arrêt.
Il m'a d'ailleurs gardée près de lui, ou passait son bras autour de mes épaules, dès que quelqu'un essayait de s'insinuer entre nous, sous prétexte de commander quelque chose au bar. J'ai trouvé ça adorable.
Ils ont décidé d'aller à la discothèque du Palace ce soir. Sûrement encore un vœux de la miss Bekky. Je n'en avais pas envie, et j'ai dis que je rentrais. Pascal a hésité, puis a insisté que je vienne aussi. J'imagine qu'il n'avait pas trop envi de rentrer déjà. Pascal a réussi à nous trouver un traineau, alors j'ai fini par accepté.
Seulement... je n'avais pas pensé au retour!!!
Je savais que je ne voulais pas aller danser... Je savais que Bekky passerait la soirée à essayer de m'énerver...
C'était pénible. Mais heureusement, après quelques verres de Vodka, j'étais en état "Peace & Love", donc, je ne faisais plus trop attention. Je l'ai vue refaire son cirque en dansant avec Pascal, qui, comme il avait aussi quelques verres dans le nez, souriait, les yeux dans les yeux, avec cette chèvre.
Sobre, je ne l'aurai pas supporter, comme en y repensant le lendemain. Parce que dans cet état, Pascal se laisse facilement aller. Et pourrait faire des conneries qui seraient un peu dures à pardonner. Ouais, même un peu raide, j'ai quand gardé un œil sur lui. Vodka inhibition; je serais intervenue sans gêne au cas où!
Ouf, Pascal et Thomas pensaient à tout! Ils ont donc réservé le traineau pour nous ramener à partir de 3h du matin. Dieu merci. Je ne me voyais pas marcher jusqu'au chalet raide, alcoolisée, transpirante après avoir dansé, jusqu'au chalet. Je crois pas que j'aurai pu. Le type était tout content d'avoir autant de clients d'un coup à partir de 3h!
Prétendant être trop saoul pour être responsable de son comportement, elle s'est assise sur les genoux de Pascal, qui au lieu de réagir violemment, a juste souri. Heureusement, quant elle a essayé de l'embrasser sur la bouche, il a quand même réagi. Je crois que je l'aurai poussée par terre sinon.
De retour au chalet, elle a voulu refaire sa combine d'hier soir; elle a prétendu avoir quelque chose à dire à Pascal. Parfois les hommes sont vraiment de parfait idiots! Pascal n'a pas pensé lui dire non, alors elle a pris son bras pour l'entraîner à nouveau à la piscine.
Quant il a voulu me lâcher la main pour la suivre, j'ai tenu sa main plus fermement. Sans même la regarder, j'ai demandé à Pascal si ça ne pouvait pas attendre demain. Ça a dû faire tilt, parce que tout à coup, il a eu comme un petit sursaut de lucidité. Bekky était déçue, son plan n'avait pas fonctionné ce soir.
Quant je pense qu'il ne m'a même pas dit de quoi ils avaient tellement à discuter hier soir... alors ce soir que dalle!
Ravie de lui avoir damné le pion à cette chèvre, je me suis coulée dans les bras de mon petit chérie adoré. J'ai eu ma dose de câlin, de bisous, d'amour. Et surtout, j'étais ravie de savoir qu'elle devait être en train de chercher une autre combine pour la prochaine fois.
Bekky savait maintenant que je n'avais pas l'intention de me laisser faire. Pascal était à moi, je n'avais aucune intention de la laisser marcher sur mes plates-bandes !
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