ARF... JE FONDS
(22.08.08-vendr)
Je commençais à déprimer. Je n’avais pas vu Pascal de la semaine... Ok pas tout à fait vrai... Hihihi, j’adore dramatiser. En général, je m’accorde quelques petites heures de déprime totale, et après j’en ressorts plus forte et toute de bonne humeur. Je m’amuse de mes propres petits défauts... hihihi.
Bon, je l’ai vu lundi et jeudi soir, hier... mais j’appelle pas ça vraiment le voir. Quoique... C’était quand même le voir allez... Mais tout de même, ça devenait vraiment infernal. Ce qui était atroce c’était de savoir que c’était impossible de se voir quant on le voulait... quant je le voulais! Il n’y avait pas moyen de se contacter, pas moyen de se voir sans se griller. Quand même, je trouvais que c’était à Pascal de trouver une issue... Heum... pourquoi pas moi? Bah... peut-être aussi...
Thomas m’a invitée à aller prendre un verre, mais ce soir. Je n’avais pas la pêche. Pascal me manquait vraiment beaucoup. Pourtant, les seuls news que j’avais, étaient à travers Thomas. C’est vrai que Thomas était vraiment mon seul lien avec Pascal dans ce merdiez. Un peu puant de l’utiliser comme ça. Ok, ça c’était vraiment pas top.
Je suis donc sortie avec mes potes. Je savais évidemment où était Pascal et tout, grâce à Thomas. Sans Thomas, je serais vraiment dans le noir. J’avais résolu de laisser, pour ce soir au moins, Pascal de côté et profiter un peu de ma soirée.
Brian a dû sentir mon down au téléphone parce qu’en cours de soirée, il est venu se joindre à nous. C’était adorable. J’avais, je crois, prévu d’aller dormir chez lui. Il sait me remonter le moral et me dorloter comme un gros bébé. Et l’air de rien, j’adore ça. De temps en temps, être faible avait aussi du bon.
Une fille est venue se planter vers nous, et j’ai vite compris que c’était une des conquête de Brian. Probablement, la dernière en date. Brian l’ignorait complètement et s’est mis à fleurter avec moi assez ouvertement. J’ai compris pourquoi... Il avait couché avec elle, et maintenant il était saturé. Il n’avait plus envi de la voir et elle le collait. Alors il était venu exprès dans notre repaire pour se débarrasser d’elle en cours de soirée. Ils avaient rendez-vous. Ça m’a fait un peu mal au coeur de la voir debout ne sachant pas quoi faire
Brian est venu de suite s’asseoir vers moi, et m’a passé le bras sur l’épaule. Elle, la pauvre, restait debout à côté de la table. Il ne l’a même pas présentée. J’avais pitié. Je l’ai quand même saluée, ce que je ne dois normalement jamais faire. Ça fait partie des règlements de conduites. Ne jamais s’occuper des nanas de mes potes. Pas trop cool pour elle, la pauvre. Je devais me faire violence pour ne pas la prendre sous mon aile. Je savais bien que je devais pas parce que Brian ne le voulait pas.
En boîte, après quelques vodkas, j’avais un peu oublié Pascal. J’adore danser et je me défoulais à fond la caisse. Brian dansait avec moi et il fleurtait toujours un peu. Il n’allait jamais trop loin sachant bien que je n’aimais pas me donner en spectacle. Encore moins devant mes potes. J’avais carrément oublié aussi la fille avec qui Brian avait rendez-vous. Bon, après tout, ce n’était pas mon problème. Je suis la seule fille d’une bande de mecs, je ne veux pas qu’ils me voient comme une fille, mais une des leurs. Et Brian le savait aussi bien. Je ne pouvais pas me permettre ce genre de faux pas, sinon je deviendrais un coup possible et une fille.
Au bout d’un long moment, la fille que Brian avait carrément ignorée jusqu’ici, lui a dit qu’elle aimerait partir. Comme si de rien, il lui a fait la bise et elle est restée toute bête. Elle pensait sûrement qu’il allait partir avec elle, mais non! Puis elle lui a demandé de la raccompagner, du coup il lui a donné de quoi payer son taxi. Il s’était commandé un verre, et ne s’était pas donné la peine de lui en commander un. C’était vraiment vache, mais c’est comme ça.
Mes copains sont parfois de vrai porcs avec les filles. Ces comportements de salopards, sont juste pour se débarrasser des pots de colle. En général, après ils étaient tranquille, elles n’essayaient plus de les revoir.
Et tout à coup, Pascal est arrivé...
Ahhrrr... Il me fait toujours autant d'effet. Je fonds littéralement, comme toujours mon coeur se met à jouer au flipper. Toujours l’impression que les projecteurs de la salle se braquent sur lui. Mon coeur frétillait comme un petit poisson, en le regardant traverser la salle en saluant au passage des potes à lui, le regarder sourire, ou même quant il penchait la tête pour écouter Jess. Pascal me donnait des palpitations tellement je le trouvais... hahhhh.
Pascal m’a vue et il m’a décroché un de ses sourires hyper craquant. J’avais la chair de poule... Je ne pensais pas l’apercevoir, ni le voir du tout de la soirée. Je tremblotais de joie quant il est venu me dire bonjour et qu’il a simplement mis son bras autour de ma taille. J'suis complètement à la masse!!!
Hummm, je le sentais... je sentais son odeur...
Nos groupes se sont mêlés, et même si on ne se parlait pas tout le temps. C’était bon de le sentir là, de sentir son regard sur moi et de se sourire de temps à autre.
Il y a eu des slows et Pascal m’a invitée à danser. C’était vraiment trop chou et vraiment... incroyablement bon d’être dans ses bras, même si c’était au milieu de la foule. On pourrait penser que je me contente de peu, mais ce peu, il est à moi. Dans les boîtes, ils ne passent pas souvent de slows, alors c’était étonnant. J’ai su qu’il avait demandé à Paul de demander au disk-joker de mettre une longue série de slows. Il a été grassement payé pour ça. Juste avant les slows, Pascal était venu danser. C’est extrêmement rare les garçons qui dansent bien, et Pascal de même que Thomas font parti de ces oiseaux rares.
D’habitude les garçons ont l’air de se battre contre la musique. Ils ont souvent l’air de faire une démonstration extra sensoriel ou une forme de danse préhistorique indescriptible. Mais pas Pascal. Je dois dire, que j’adore danser, c’est... comme un sport. J’oublie tout, ça me détend, et j’adore la musique. La bonne musique. Ça, ça doit venir de mes racines. Je danse quant je suis heureuse, mais aussi quant je suis triste ou pour me détendre. Ça m’est arrivé de danser à mort quant j’étais au plus bas. Après, ça va tout de suite hyper mieux. Souvent, c’est même complètement évacué.... pffffst, loin, disparu, effacé.
Pascal devait savoir que les slows allaient suivre. Petit coeur va. Et MERCI Paul. On pouvait enfin se parler sans être entendu. Et ce qui était encore plus MIAM est qu’il était obligé de coller son visage presque au mien pour me parler à l’oreille, et j’adore... j’adore. Sentir son visage si proche, voir son sourire, entendre sa voix se casser par moment. Bon d’accord, suis folle de lui! Mais je sentais tout; de la pression de son bras autour de ma taille, à son corps bouger avec le mien. Trop bon.
- “Tu m’as trop manqué. Est-ce que je t’ai manqué un peu?” -(Pascal)
- “Tu sais bien que tu m’as manqué à mort” -(moi)
- “Et si on filant... et si on se tirait d’ici?” -(Pascal)
- “T’es dingue... Et demain, Ducky me surveillera aussi.” -(moi)
- “Arhhh"... -(Pascal)
Il faisait la mou. Ça me donnait envie de l’embrasser.
Mince, c’est vrai que c’était tentant de se tirer. J’avais envie de dire oui. Mais si je faisais une bêtise pareille, tout ce qu’on gagnera, c’est de ne plus pouvoir se voir. Ce serait la super poisse. Pas une bonne idée. Si on disparaissait tous les 2, on était cuit. Pourquoi se donner tant de mal pour ne pas s’appeler ou se voir toute la semaine, si c’était pour se faire prendre direct le vendredi.
- “Au moins... on a pu danser ensemble. On est pas bien là?" -(moi)
Il m’a regardé avec un petit air sceptique.
- “Non. Je peux pas vraiment te serrer contre moi, Ni t’embrasser. et pour les idées qui me traversent l’esprit... tu es un peu trop habillée à mon goût. -(Pascal)
Il souriait, Hahh ce sourire craquant. Ça m’a fait rire.
- “J’ai envi de t’embrasser... et même un peu plus que ça...” -(Pascal)
Ça m’a fait frissonner, et il l’a senti.
J’ai dansé ensuite avec Thomas. C’était un peu collé-collé et j’ai bien cru que Pascal allait sortir de ses gongs. Je le voyais nous jeter des coups d’oeil incendiaire et prendre de grandes inspirations. ARF, je voyais bien que c’était pénible pour lui, mais il a tenu le coup. Je pouvais le comprendre parce que c’était aussi assez insupportable de le voir dansé avec Jess ou Caroline. Ciel, ce qu’il est beau. Chaque fois que je le regardais, j’avais le coeur dans la gorge. Qu’est-ce qu’il a bien pu me trouver? Et Jess est une bombe? Bahh, fallait pas que je continue comme ça...
On avait décidé de se voir, que les 2, le lendemain soir, quoi qu’il puisse arriver.
Pascal a dansé un slow avec Caroline et le suivant, il a commencé à le danser avec Jess quant la musique danse est revenu sur le plateau. Bizarrement, le slow avec Caroline m’a plus agacée. Elle avait des manières qui faisait douter qu’un mec puisse lui résister. Caroline était irrésistible. Je me suis même demandée si Pascal avait besoin de lunette... BRRR, fallait que j’arrête ça.
Jess s’était assise à côté de moi quant Pascal discutait de son côté avec ses copains. Il était égal à lui-même. Jess à commencé à fleurter un peu avec Brian. Je ne voulais pas devenir copine avec Jess et elle finissait par me stresser. En fait, j’avais peur d’elle. J’avais peur des éventuelles sujets de conversations, j’avais peur de ses questions et j’avais peur de la trouver sympa.
Brian est parti peu après notre arrivée en boîte. Il trouvait que c’était un peu mal barré avec Pascal et en plus un Thomas qui espérait, alors lui par dessus le marché... pas génial. J'ai finalement décidé de ne pas aller dormir chez Brian. Fallait aussi que j'arrête d'avoir tout le temps besoin d'une béquille!
C’était une soirée sympa. J’ai essayé d’être une grande fille et ne pas me sentir mal quant je voyais Jess assise entre les jambes à Pascal ou quant ils se faisaient des bisous, ni quant il discutait dans un coin avec Caroline ou d’autres filles, ou même quant il passait son bras autour des épaules d’une autre.
J’étais impatiente d’être à demain soir...