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243/244..2 - WEEK-END DES AVEUX

Publié le par JaneDo

Thomas n’était pas dupe, il devinait que sur la cassette se trouvait, probablement, la réponse à ses questions, à savoir qui était la mystérieuse fille que Pascal voyait. Il voulait voir la vidéo. Mais Pascal lui a conseillé de ne pas la regarder.

  Je voulais m’enfuir du jardin d’hiver. Mais Thomas, aussi têtu que Pascal, a insisté pour que je reste... ARFFF. Si j’avais pu devenir invisible ou me réduire à la taille d’une épingle et me glisser sous quelque chose, je l’aurai fait. J’avais une énorme boule dans la gorge, je ne voulais pas être là.

Et Pascal a tout balancé. Il lui a dit qu’on était ensemble. Le regard que Thomas m’a lancé était éloquent. Il ne savait pas quoi dire, et nous dévisageait tous les 2... Il se sentait assez blessé.

Paul en a profité pour s’éclipser.

C’était atrocement embarrassant. GLUPS. Je ne sais pas pour Pascal, mais moi j’avais envie d’être transparente, de disparaître, envie de vomir. Thomas marmonnait qu’il aurait dû le deviner. Qu’il aurait dû se rappeler la soirée cinéma en plein air quant Pascal m’avait ramenée. Mais il a pensé que ça allait rester de l’amitié parce qu’il m’avait dit pour Pascal et Jess. J’ai rougi, enfin, mes oreilles ont pris un coup de fard. Oui, Pascal n’était pas plus à l’aise que moi. Thomas se répétait, qu’il aurait dû réagir plus tôt, il était dégoûté de n’y avoir pas repensé.

Pascal ou moi, n’osions pas nous regarder. On n’osait rien dire non plus. Je n’osais pas plus regarder Thomas. Thomas répétait sans arrêt que c’était évident. Il se targuait de n’être qu’un idiot de n’y avoir pas pensé; après le cinéma plein air, m’avoir retrouvée chez Pascal, nos disparitions communes en soirée, et les réactions de Pascal...

Thomas ne voulait pas que Jess le sache, jamais. Il a demandé à Pascal de ne rien dire à sa soeur.

Pascal et Jess devaient se marier et le rester au moins 5ans!!! Une histoire de contrat moral et d’héritage, passé entre le père de Pascal et celui de Thom & Jess. Le père de Thom et Jess et celui de Pascal étaient associés, ils avaient fait fortune. Aussi une histoire de fisc... J’avais la tête dans le brouillard. Bref,  depuis la mort de leurs parents, le père de Pascal s’étaient occupé des 2 enfants de son meilleur ami, comme s’ils avaient été les siens. Il n’y avait apparemment aucune échappatoire possible. J’ai le coeur qui se serre un peu en y pensant. C’était un mariage forcé peut-être, mais Pascal ne pourrait pas, ne pas se marier avec Jess, même s’il le voulait, c’était évident. Pascal s’est un peu effondré.

Thomas se sentait humilié de m’avoir confié tant de choses. Il estimait que j’aurai dû lui en parler, lui dire que je voyais secrètement Pascal. (Lui dire? Heum... non...!!!). Pascal a essayé de lui expliquer que c’était difficile, plus le temps passait plus ça devenait difficile de lui en parler.

Thomas a traité Pascal de menteur, parce qu’il lui avait posé la question après le cinéma en plein air, et Pascal lui avait assuré qu’il n’y avait rien. Qu’on était juste ami et qu’il m’aimait bien, c’est tout. Pascal lui a dit qu’il ne lui avait pas menti, que c’était bien le cas ce soir là.

Thomas a demandé à Pascal de lui promette de ne plus me voir, que s’il tenait à moi, il me laisserait vivre ma vie. Il n’y avait pas de place pour moi dans la sienne. Super... il lui parlait comme si je n’étais pas là... Serais-je vraiment devenue invisible tout à coup?

Ce que je redoutais était arrivé, maintenant Thomas savait, ça allait être impossible de se voir! Thomas était blessé à mort. Il m’en voulait, non, il nous en voulait à tous les 2. Il ne supportait pas de nous regarder, il voulait rester seul. Pascal est resté quand même. J’ai quitté le jardin d’hiver pour aller me réfugier dans ma chambre.

Après ça, Thomas m’a soigneusement évitée, bien évidemment. C’était assez discret pour ne pas que cela se remarque trop. Pascal ne pouvait plus m’approcher, ni me passer, amicalement, le bras autour des épaules. On ne pouvait plus, non plus, passer du temps ensemble à discuter...

Le coeur dans les tongues, j’essayais de me comporter normalement. C’était pas évident. Je me sentais mal, mal à l’aise, de trop.

Jess avait remarqué le changement d’attitude entre Thomas et moi. Elle a essayé de me parler ou de questionner son frère, mais on est resté tous les 2 assez vague.

Jess sentait que quelque chose n’allait pas. Elle me faisait la conversation en insistant sur toutes les qualités de Thomas. J’avais les oreilles écarlates en permanence. Je ne pipais pas le mot. Je ne voulais pas être amie avec elle, je ne pouvais pas être amie avec elle, c’était pas possible et c’était gênant.

Le reste du week-end a été un véritable cauchemar.

Depuis pas de nouvelles. Thomas était sûrement très fâché, et il y avait de quoi, je ne pouvais pas lui en vouloir. Maintenant ce qui était chiant, est, que je n’avait plus de tuyaux sur ce que son groupe faisait, ni ce que Pascal faisait quant je ne le voyais pas.

Pascal était soulagé d’avoir enfin pu mettre cartes sur table, moi c’était complètement l’inverse. S’il pensait qu’avant c’était insupportable de ne pas pouvoir se voir comme on le voulait, ou de devoir grappiller des petits moments par-ci, par-là, il allait vite réaliser que ça pouvait être pire!

Maintenant on allait pas pouvoir se voir aussi souvent, ou même, pas du tout!

Publié dans diary, journal

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243/244..1 - WEEK-END DES AVEUX

Publié le par JaneDo

LE WEEK-END DES AVEUX
samedi 30, dimanche 31 août 2008  - (243 /244)

On s’est retrouvé embarqué à passer le week-end avec une partie de la clique au chalet. On avait rêvé et prévu de se voir samedi, mais Thomas avait organisé au dernier moment ce week-end au chalet. Je me demande, si ce n’était pas pour avoir Pascal à l’oeil. Thomas n’avait pas envi que Pascal s’éclipse à la dernière minute avec le prétexte de les rejoindre sans le faire!! Mouais, notre soirée était fichue...

Thomas ne quittait pas Pascal d’une semelle.

Pascal n’avait pas pu m’appeler pour m’avertir des changements, mais Thomas, ne sachant toujours rien, m’a invitée, grâce au ciel. Pascal l’aidait à organiser le week-end. Thomas a prétexté une panne de voiture, pour que Pascal lui serve de chauffeur! Malin! C’était un week-end en petit comité, je pensais que ça allait être plus reposant, mais j’avais tord.

Le week-end allait être une véritable catastrophe!

Il y a eu plusieurs petits incidents qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille. J’aurai dû aussi faire attention à mes faits et gestes et je n’aurais pas dû pousser Pascal à bout... ouais... C’est toujours ce qu’on se dit après, mais personne n’a jamais pu remonter le temps...

En arrivant au chalet, Thomas m’a proposé, en insistant lourdement de partager la même chambre.  A l’oreille, il me jurait qu’il ne se passerait rien. Pascal a essayé de se contenir en attendant ma réaction. Je le voyais bouillir sur place, ça l’énervait. Hum... j’ai failli accepter juste pour l’embêter... Je savais que ça allait lui faire péter une durit... mais j’ai dit non.

Jess s’ennuyait. L’idée de passer le week-end avec des têtes connues ne l’emballait pas des masses. Elle avait envie de sortir, aller faire la fête et aurait nettement préféré rester sur Lausanne. Jess pestait et était de très mauvais poil.

Je me demandais encore pourquoi j’étais venue, c’était un peu idiot. Si c’était pour Thomas? C’était le mener en bateau, pas très cool. Pour Pascal? Il était avec Jess, donc inutile.

Au moins j’avais mon ordi et mes bouquins.

Hahhh, ce sourire, ce regard vert tendre... J’ai le coeur, carrément affolé, qui me tape dans les tympans dès qu’il m’approche. Je rêve du jour où je pourrais être près de lui sans que tout mon corps se mette en émoi. C’était un peu de la folie, mais oui... je savais pourquoi j’étais venue !

Jess ne voulait pas jouer à des jeux de société, ni rester plantée au chalet. Pour elle, le samedi soir, c’était pour faire la fête. Jess et Barbie, ont décidés d’aller en boîte flanquée de Denis,  Mickael et Anthony.

Nous, on a joué aux cartes et raconté nos pires souvenirs. Pendant une petite pause WC, quant tout le monde s’éparpillait dans tous les sens, Pascal m’a attrapée au passage et attirée dans la bibliothèque. J’avais un peu les flopettes qu’on se fasse prendre. C’était tout ce qu’il pouvait y avoir pendant ce week-end, de petits bisous en cachette. De petits moments volés ça et là. Pascal en avait ras la casquette!

Ethan était un peu pompette, et il me baratinait gentiment. Il avait un peu les mains baladeuses, mais, je le laissait faire pour enrager Pascal. C’était pas très cool de ma part, même un peu enfantin. J’avais oublié que ça pouvait aussi enrager Thomas, mais Thomas semblait bien le prendre. Ethan me touchait sans arrêt, ou me passait son bras autour des épaules en me collant contre lui ou me racontait des foutaises à l’oreille, ce qui me faisait rire. Pascal a pété un câble, il a attrapé le bras d’Ethan assez brutalement et lui a demandé d’arrêter de me tripoter. Thomas a assisté à la scène et se posait des colles, il a froncé les sourcils en regardant Pascal bizarrement. La réaction à Pascal avait été un peu excessive et il s’en ai rendu compte. Il a demandé à me parler avant de quitter la pièce.

Après sa petite prise de tête avec Pascal, Ethan est parti rejoindre les autres à la piscine en espérant qu’ils étaient moins mortels que nous!

Pascal était énervé, c’était sûr. Là, j’aurai dû me méfier, j’aurai dû lui faire du chantage, que s’il balançait tout, on ne pourrait plus se voir et que je refuserais de le revoir autrement qu’en copain.

Pascal ne voulait sérieusement plus avoir à se cacher tout le temps ou passer de week-ends sans se voir. Il  ne voulait plus de cette situation débile, se voir pendant le week-end 'en passant', passer un moment ensemble 'en passant'...!!! J’ai tenté de le raisonner, mais il n’a rien voulu savoir. Il ne voulait plus jouer à ça, il en avait assez. Il voulait mettre cartes sur table avec Thomas et Jess. Glups, ça m’a fait dresser les cheveux sur la tête. Là, va falloir que je lui parle avant qu’il ne bousille sa vie pour rien!  Je ne savais pas que je n’en aurais même pas le temps!!! Pascal voulait parler à Thomas dès la fin du week-end, et je n’arrivais pas à le faire changer d’avis.

Puis, il y a eu la cassette vidéo... Ça, c’était pas de chance. Aïe.

Je lisais tranquillement dans mon coin dans le jardin d’hiver. Pascal et Paul discutait près des portes-fenêtres, quant Thomas s’est ramené avec une des cassette vidéo de surveillance du chalet du 1er week-end qu’on avait passé ensemble. On a pas vraiment fait attention à lui. Puis, j’ai sorti mon nez de mon bouquin quant j’ai vu Pascal traverser la pièce en trombe et arracher la cassette de l’appareil vidéo.

Le visage tout pâle, Pascal a dit à Thomas qu’ils avaient des choses à se dire. OUPS... Pas bon. Paul et moi avons voulu quitter la pièce, mais Thomas nous a demandé de rester. Pascal lui a dit que ce serait mieux s’ils étaient seuls... Je crois que là, j’ai les poils qui se sont mis au garde à vous! Je crois qu’il y a des moments comme ça où on devine ce qui va se passer...

C’était pas bon.

Publié dans diary, journal

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242.1 -- (vendredi) - Qu'est-ce qui m'arrive?

Publié le par JaneDo

Mais Qu'est-ce Qui M'arrive ?
(29 août 08 - vendredi)

Brig, ma cops des USA m’a appelée...

En fait, elle est franco-suisse. Elle s'était mariée avec un américain, puis avait divorcé, s'était remariée avec un frenchy et était sur le point de divorcer encore! Elle est tombée raide dingue d’un type qu’elle a rencontré au boulot. Il est aussi marié. En 2 temps 3 mouvements, Brig s’est séparée de son mari, l’a fait quitter la maison, et hop... niet! Le type vit encore avec sa femme et il n’a pas l’air pressé de tout mettre sens dessus-dessous pour elle!

Bon... c’est bien fait pour sa gueule.

Je lui avait dit de ne pas précipiter les choses. Qu’elle ne connaissait pas assez le type pour savoir si elle le supporterait, si elle accepterait toutes ses petites manies. Mais madame est une impatiente!

Brig pleurait au téléphone, Arfff, ça m'a fait trop mal au coeur.

C’était en début de soirée, et j’étais vraiment crevée. Je rêvais d’un peu de tranquillité et de calme avant de me lancer dans la vie nocturne...

Et bla-bla-bla... ARF. Le pourri l’avait plantée, parce que son futur, ex-mari, est passé manger avec elle à la maison à midi. Il a piqué une crise, et depuis 2 jours, elle est sans nouvelles. Pourtant, lui habite avec sa femme!!! Non mais! Elle lui a envoyé, messages sur messages... Rien. Il ne s’est même pas donné la peine de lui répondre. Ils avaient organisé un dîner chez elle, avec des amis à elle, et elle pensait que peut-être, il se pointerait sans autre.

Je lui avait conseillé de ne pas lui envoyé de messages, de ne pas l'appelé non plus. Elle n’a pas voulu m'écouter, et maintenant, elle se sentait rejetée et blessée. Je lui ai conseillé d’annuler le dîner, parce qu’il ne se pointera sûrement pas. Et là, elle m’appelle en larmes. Il n’a pas appelé. Elle espérait qu’il viendrait quand même, la bouche en coeur, mais il n’est pas venu.

J’ai dû prendre mon bain avec le natel à l’oreille. Lui rappeler que moi, je l’aimais. Que même si on était séparé par des milliers de kilomètres, je serais toujours là pour elle. Elle pleurait qu’elle se sentait abandonnée et seule. Sa peine me brisait le coeur.

Ce soir, j’avais prévu de sortir avec mes potes et ensuite finir la soirée chez Brian qui était sensé nous rejoindre.

Ça a sonné à ma porte... J’avais encore le natel collé à l’oreille. J’ai pensé que c’était malheureusement Patricia. Fini la tranquillité, fini la paix, fini les soirées sans avoir besoin de parler, fini...

Mais c’était Laurent... Mince, pensant que c’était Pat, j’avais ouvert sans regarder dans l’oeil de boeuf. Poisse.

ARF, Laurent!!! Laurent est un gentil ga, mais pas mon genre du tout, et dans tous les sens du terme. Il n’avait aucune des qualités qui attire mon oeil. Il manquait de charme, était emprunté dans ses tentatives de drague, manquait de subtilité... En plus, c’est le genre à attendre que la fille fasse le 1er pas... Mec, ça n’arrivera jamais!

La porte d’entrée était ouverte, alors il est monté. Mince, cette fois, je vais devoir être une vache, ARF, il ne le méritait pas trop. Mais je voulais qu’il me lâche.

Je savais que Thomas allait nous rejoindre dans notre quartier général. Je m’attendais, bien évidemment, à ce que Pascal soit avec lui. Mais Pascal n’était pas là. Je crevais littéralement d’envie de demander à Thomas où il était, mais ça ne se fait pas. Malgré tout, j’espèrais qu’il apparaisse un peu plus tard, mais il n’arrivait pas. Passé minuit... toujours pas de Pascal. Pour finir, j’ai fini par demander à Paul.

Je devais sembler désespérée...

Pascal passait la soirée avec Jess. Ils avaient prévu de dîner en tête à tête. Paul ne savait pas s’ils allaient venir plus tard, ou les rejoindre directement en boîte. Paul a bien voulu appeler Pascal. Jess n’avait pas envie de sortir ce soir. Pascal passait la soirée avec sa chérie. Ça m’a rendue triste à mourir, mais je savais que ça allait être souvent le cas, alors autant que je m’y habitue!

Alors, je savais que je ne verrais pas Pascal ce soir.

Publié dans diary, journal

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242.2 -- (vendredi) - Qu'est-ce qui m'arrive?

Publié le par JaneDo

Après sa soirée avec Jess, Pascal a essayé de me joindre sur mon natel. Il n’a pas arrêté d’essayer... Je n’ai pas répondu. C’était exprès, je savais que ça allait le rendre fou. NA! C’est peut-être ce qui a causé la débâcle du week-end... Ma faute!

Je crois que, je lui en voulais...

Je lui en voulais parce que ça me faisait souffrir de le savoir avec Jess. Pourtant, il n’y avait pas de quoi. C’était complètement débile de ma part. Je crois que j’avais envie qu’il ait mal aussi. Pourtant, je ne voulais pas qu’il casse avec elle pour ou à cause de moi. Arfff, moi et ma tête étions encore en mode-débile.

Malgré tout le temps passé à y réfléchir, à essayer de me convaincre, à me persuader de lui répondre, qu’il n’y avait pas de quoi en faire un caca nerveux. Rien à faire. Malgré toutes mes bonnes résolutions, j’avais quand même mal. C’était enfantin et débile, mais bon, je l’ai fait quand même, je ne lui répondais pas. Ça le rendait dingue, et il continuait à essayer.

Je savais que ça le perturberait et il ne pourra pas sauter sur Jess. En fait, méchante moi, je voulait lui gâcher sa soirée. C’était vraiment un peu vache.

J’étais curieuse de savoir ce qu’il allait faire... J’étais vraiment une peste!

S’il tenait à moi, après n’avoir pas réussi à me joindre, s’il disait vrai, ne pas supporter de ne pas me voir du week-end, il essayerait de me trouver. Si par contre, il voulait l’argent et l’argent du beurre, c’est-à-dire, nous garder toutes les 2, Jess et moi. Il passera un week-end tranquille avec sa chérie et m’appellera seulement le week-end terminé, question de ne pas mettre en péril sa relation avec Jess. Si c’était ça, le rat, alors il n’était pas sorti de l’auberge. A ce jeu là, je suis plus forte que lui!

Pascal n’avait pas l’air de vouloir abandonner. Mon natel continuait à sonner et je voyais son numéro s’afficher. Bon point pour lui. Mais un test est un test, et il faut aller jusqu’au bout, même si je commençais à avoir un peu mal au coeur de lui faire ça.

Quitte à avoir des ennuis, quitte à s’attirer les foudres de Thomas et de Jess, Pascal s’est pointé chez moi. Un autre bon point pour lui. Je l’adore carrément.

Du coup, je m’en voulais d’être une telle vache et de le tester sans arrêt. Ça, je ne lui le dirais jamais. Pascal réussissait tous mes petits tests à la con. Le revers de la médaille, est que je m’attachais, de plus en plus, à lui.

Comme je trouvais son geste trop chou, je n’allais pas abusé. Alors après de petits câlin bisous, j’ai voulu le renvoyer chez lui.  Mais c’était sans compter avec l’entêtement de mon petit chou.

Maintenant qu’il était là, qu’il ait pris le temps de semer Ducky, il n’avait pas l’intention de repartir. Avec son sourire à million, il m’a charrié en me disant que je n’avais qu’à répondre à ses appels, et il ne serait pas venu. Et comment résister à ses câlins et à ses bras?? Impossible...

Il y a des moments où, il est un peu frappa-dingue! Quel fou furieux. J’adorais carrément ça.

* * *
 

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241 -- DANS LA M... !

Publié le par JaneDo

DANS LA M...
(28 août 08 - jeudi)

ARF... Je crois que j'ai l'art de me fiche dans la M... Thomas a dormi chez moi, dans mon lit en me tenant dans ses bras. Il ne s'est rien passé.

Bon, c'est clair, si Pascal passait la nuit avec Caroline, dans le même lit et qu'il me racontait ça... Je ne le croirais pas. Big tâche, idiote, sotte... pffff. Je n'aurais pas dû laisser Thomas dormir chez moi. Maintenant c'est trop tard, c'est fait. Il aurait fallu que je puisse le dire à Pascal avant qu'il l'apprenne par Thomas. Mais voilà, je ne peux pas le joindre sans risquer que Ducky le sache. Quelle poisse....

Je n'ai plus qu'à attendre ce soir !

Quand même, j'ai un peu peur de la réaction à Pascal. La dernière fois que j'ai fais une toute toute petite sottise, de ce genre, il m'avait évitée pendant des jours et des jours. C'était infernal. Je ne pouvais pas, non plus, demander à Thomas de mentir pour moi, cette fois-ci, sans qu'il se doute de quelque chose. Pourtant, j'étais impatiente de voir Pascal ce soir. Juste un peu peur qu'il ne vienne pas à cause de ça. S'il ne vient pas, je lui tord le cou.

Pascal le savait déjà... Je l'ai vu à sa tête. Son visage était fermé, sans que ce soit vraiment évident, il essayait de garder ses distances. J'ai fait semblant de rien et je me suis quand même jetée dans ses bras. On s'est embrassé, mais je l'ai senti tendu comme une arbalète. Il n'avait pas envi d'aborder le sujet en 1er et attendait que je le fasse . Mais je ne savais pas comment en parler alors c'est sorti brouillon et en vrac.

Pascal se demandait si je jouais avec ses sentiments, et il était un peu inquiet. Il se demandait si, peut-être, j'avais des sentiments pour Thomas? Il se demandait si c'était cette raison que je l'empêchais de tout avouer à Thomas? Si c'était juste une aventure pour moi?

Il n'avait pas réussi à fermer l'oeil de la nuit, et a attendu le retour de Thomas, qui n'est rentré que le matin, pour se changer. Donc, il a deviné où Thomas avait passé la nuit et avec qui.

Au milieu de tout son speech, il m'a dit qu'il avait mal et qu'il savait que c'était idiot, parce qu'on ne pouvait plus rien y changer. Ca me faisait de la peine de le voir down comme ça. J'aimais le voir sourire et heureux, pas triste.

Pascal ne voulait pas imaginer qu'il ait pu se passer quelque chose. En fait, il ne se savait pas aussi jaloux et avait peur que je puisse si facilement le blesser. Il avait passé une nuit atroce, malade de jalousie. Alors il m'a demandé d'imaginer le reste, les visions qui ont pu lui passer par la tête. Il m'a demandé comment je réagirais à l'inverse?

La meilleure défense, c'est l'attaque, c'est bien connu! Alors j'ai attaqué. Je lui ai dit que c'était facile... Jess. J'avais visé juste, ça l'a blessé. Et je me suis sentie coupable tout de suite après.

Non, non, non et non, je ne veux pas qu'on passe la soirée à se prendre la tête. On a déjà si peu de temps, ce serait trop nul.

Il était assis au coin de la table et évitait de me regarder. Il avait vraiment l'air malheureux et ça m'a touchée. Je l'ai pris dans mes bras en espérant pouvoir lui faire oublier toute sa tristesse. Pascal m'a serré contre lui. Je voulais le voir détendu, léger et souriant. Peut-être que j'en demandais trop!

Pascal s'est un peu détendu, mais il se sentait toujours vert de jalousie. Il ne voulait plus attendre pour parler à Thomas et lui dire qu'on était ensemble. Là, gros gros trou sous mes pieds... JE NE VEUX PAS.

Je l'ai supplié de nous laisser au moins une semaine sans chaud/froid. Une semaine après on verra.

J'imaginais le pire et je n'avais pas envie d'aller trop vite. J'avais besoin de temps. D'habitude, il me faut minimum 6 mois avant de commencer à voir quelqu'un au grand jour, parfois plus. Pendant cette période là, je garde mon histoire pour moi. Il me faut du temps pour m'ouvrir.

Pascal essayerait, mais ne pouvait pas me garantir tenir une semaine. Je ne voulais pas qu'il parle à Jess. Hors de question. Il n'avait pas envi de passer encore un week-end sans qu'on puisse se voir, ou à voler quelques heures par-ci, par-là. Pour Pascal, si Thomas lui reposait la question, il ne lui mentirait pas. Ca avait assez duré, et le plus on attendrait, plus Thomas pourrait se sentir humilié qu'on lui ait menti.

Ciel, il allait falloir que je parle à Pascal avant qu'il ne gâche sa vie... Au moins, avant qu'il ne parle à Thomas. Comment lui dire que je n'ai rien à lui offrir; que je ne veux pas me marier, je ne veux pas avoir d'enfants, et même vivre ensemble sous le même toit, c'est pas vraiment ma tasse de thé!

On avait décidé de se voir juste un petit moment avant d'aller rejoindre nos potes. Mais comme d'habitude, Pascal ne voulait pas partir. Ca devenait de plus en plus difficile de se séparer. Je n'avais pas non plus envie qu'il parte!

On a fait le plein de tendresse encore une bonne petite heure, en laissant de côté tous nos petits tracas. Et il fallait se séparer... dur dur!

incroyablement, il me fait toujours le même effet. Pourtant, on venait de se quitter, mais de le voir pénétrer dans le bar, mon coeur tremblottait quand même.

Je ne pouvais pas m'empêcher de l'observer discrètement; sa main sur la taille à Jess, son petit sourire extra en coin, sa manière de pencher la tête. C'est vrai que j'étais follement amoureuse de ce mec. ARF. Et ça me donnait des palpitations. Thomas a essayé de me kidnapper pour la soirée, essayant de me convaincre de me joindre à eux. J'ai refusé. Pascal nous regardait parler en serrant des dents. Les contacts physiques avec Thomas, ce rapprochement complice... c'était peut-être un peu tôt pour Pascal. Pascal avait encore le regard un peu triste et semblait encore un peu sur la défensive. Il est quand même venu s'assoir à côté de nous et écoutait notre conversation. Jess était posée sur ses genoux et insistait avec son frère. Pascal, lui, était muet comme une carpe!

Ils ne sont pas restés longtemps. J'étais un peu soulagée de les voir partir... sauf Pascal. J'aurai voulu qu'il reste!

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240 -- ENORME CONNERIE !

Publié le par JaneDo

ENORME CONNERIE !
(27août08 - mer)

C'est mercredi, c'est le jour des enfants. Le jour où je passe chercher mes petits zouzous, les emmène au parc où on peut jouer au ballon. Ou je prends les cousins pour les emmener jouer chez l'un des autres cousins. Comme il fait encore beau et que c'est l'été, on en profite. Maï avait aussi ses enfants, alors on s'est tous retrouvé chez Didine. C'est en général, chez Didine qu'on se retrouve, sinon chez moi. Pendant que les gamins profitent de dépenser leurs énergies sur le trampoline à Dylan, nous, on boit un petit café et on se raconte nos histoires.

Une 10zaine d'enfants, ça fait du bruit, et ça court partout... Ca épuise!

Quant je suis rentrée, j'étais légèrement sur les rotules. Patricia n'était pas là. Grosse veine pour moi. Elle a recommencer à discuter réconciliation avec son ex, un sacré débile profond. Il a le QI d'un asticot, essayant de compenser sa stupidité par un machisme de Neandertal. Le pauvre idiot. Si au moins il avait un peu de cerveau, il comprendrait que c'est pas la meilleure technique! Mais bon, si Pat accepte ça... De toute façon, ils n'ont aucune chance. Ça va bientôt re-pété.

J'ai présenté un de mes cops, un type super cool à Pat, et je crois qu'elle lui plaît. Si tout se passe bien, elle va planté cet abruti incessamment sous peu. Bon débarras! Elle réapprendra à avoir du plaisir dans la vie, et l'autre pourra aller prendre des cours accéléré de savoir vivre. Oups... ça n'existe pas? Mince, alors il est cuit. Il n'aura plus qu'à se chercher une copie de sa mère, ou une pauvre fille désespérée tiens!

Le plouk m'aime bien, huh... pas réciproque! Il pensait probablement qu'en disant cela, j'allais subitement me bander les yeux et ignorer sa connerie. Pauv'tâche! Si au moins, il savait se débrouiller au lit, mais même pas. Ohhh que suis méchante aujourd'hui... L'épuisement peut-être...

Thomas m'a supplié de prendre un verre avec lui, à court d'arguments de retraite, j'ai fini par accepter. Je l'ai averti que j'étais raide et que j'étais d'humeur massacrante... il s'en fiche. Bon! Mais, je sais bien que je ferais un effort pour pas lui faire subir mon humeur. Le hic, c'est qu'étant seule à la maison, je voulais profiter de mon terrier, me prélasser sur mon canapé, dans un bain, regarder un DVD ou 2... Je ferais pas tard.

Ça devient de pire en pire avec Thomas. C'est vrai qu'il aurait fallu lui dire la vérité à propos de Pascal. Plus les jours passent plus ça devient atroce de le lui dire, et plus il nous détestera. Malgré tout, je n'arrive pas à m'y résoudre malgré tous les arguments raisonnable de Pascal... ARF.

On a été prendre un verre à Ouchy. Comme par hasard, on a croisé des potes à lui. Certains étaient à la soirée cinéma plein air à laquelle Pascal m'avait emmené tout au début, Thomas y était aussi. Thomas a plaisanté qu'il pensait au début que j'avais craqué pour Pascal... Cette fois, j'ai pris mon courage à 4 mains et je lui ai dis que c'était le cas. Thomas a changé de sujet après ma révélation, mais hé, tant mieux, même si je m'étais préparée à 1 ou 2 questions à ce sujet. Mon natel a sonné 1 ou 2 fois, je ne connaissais pas le numéro, alors j'ai pas répondu.

Je n'avais vraiment pas envie de traîner dehors, alors j'ai proposé à Thomas de venir à la maison. Ça le tentait de regarder des DVDs. Je me sentais d'humeur "castagne", alors on a regardé "Ghost of Mars". Après, j'avais envie qu'il s'en aille, et je ne savais pas comment lui dire de partir. Du coup, je regrettais de lui avoir proposé de venir chez moi. Quelle nouille. Voilà une des raisons pour lesquelles, je n'aime pas que les mecs viennent chez moi. Je préfère aller chez eux, ensuite je me casse. GRAOUHHH...

Mon natel a sonné encore, toujours ce fichu numéro que je ne connaissais pas. Pour finir, j'ai envoyé un sms "C ki?", la réponse a été "A ton avis... P".

Morte de rire. J'ai répondu que Thomas était dans les parages alors je ne pouvais pas vraiment répondre. Immédiatement après, j'ai regretté. J'avais envie d'entendre sa voix, ARF. Je suis nulle, j'aurai pu juste changer de pièce!!!! Alors j'ai renvoyé un message pour lui dire que s'il pouvait m'appeler dans 1/2h, je m'arrange. J'ai profité de l'appel de ma cops, Brig, et j’ai dit, devant Thomas, que j'avais un copain à la maison, mais que si elle m'appelait 10mn plus tard, le temps que je puisse lui dire au revoir. Je suis pas très fière de moi. Thomas a été un peu blessé par mon geste. J'ai pas eu le coeur de le faire décamper... Quant Pascal a rappelé, j'ai changé de pièce.

Tout comme moi, Pascal avait juste envi de m'entendre. Il avait une carte avec un autre numéro, en espérant que Ducky ne soit pas en train de surveiller ma ligne. Il avait envi de me voir, et serait passé à la maison si Thom n'était pas là, mais bon...

J'ai ensuite fait une énorme, mais alors, une ÉNORME connerie...

Thomas n'avait pas envi de rentrer, et comme je ne savais pas comment dire gentiment "Casse toi"... Et pourtant, j'ai tourné ça, dans tous les sens, mais tout semblait méchant;

-Tu devrais peut-être rentré...
-Tu pense pas que tu devrais y aller...
-J'ai envie d'être seule...
-Fou le camp...
-Dégage...
-Ta présence m'indispose...
-Tu peux pas rester ici...


Bref, je ne savais vraiment pas comment lui dire gentiment de partir... et il se faisait tard.

Avec un air de chien battu, Thomas m'a demandé s'il pouvait rester? Je lui ai dit que non, et il a insisté en me disant qu'il ne tenterait rien de rien. Il avait juste envi d'être... juste envi de dormir à côté de moi. Il m'a encore juré qu'il ne passerait rien et j'ai stupidement accepté de guerre lasse. Peut-on être plus bête?
S'il y avait un cours pour savoir dire non à ceux qu'on aime... je serais dernière de la classe!

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239.2 -- (mardi) - Le pot en pote !

Publié le par JaneDo

Le Pot en Pote !
(26 août 08-mardi)

Si Pascal faisait autant de sport, c’était d’abord parce qu’il aimait les sports d’équipe, mais aussi au début, pour s'occuper, Jess n’étant pas là. J’ai failli lui poser des questions sur sa famille, mais je ne l’ai pas fait. Je n’avais pas besoin de savoir toutes ses choses. Je savais déjà qu'il était fils unique.

On parlait des aspects de nos vies dont on ne parle jamais trop occupé à se sauter dessus. Je lui ai parlé de mon envie de récupérer mon espace vital chez moi. Comme j’étais toujours encombrée de scouateurs, ça commençait à me porter un peu sur les nerfs. Pascal m'écoutait amusé. Il m’a dit que mon entourage pouvait difficilement me prendre au sérieux parce qu'avec la manière que j'en parle, c' était plutôt amusant. Je racontais les choses avec peut-être trop d’humour. Je lui ai dit que c'était censé être cynique pas humoristique. Que j’arrivais difficilement à en parler autrement. Je pète un câble sur le moment, mais je ne dis rien. Après, j’essaie de tourner les choses autrement pour ne pas rester énervée ou j’essaie de voir le bon côté des choses.

Pascal souriait. God, que j’aime ses sourires, et ses yeux... Arfff. J’avais envie de lui sauter dessus.

Pascal m’a raconté, un peu, ses années d’études aux États-Unis, et ensuite en Angleterre. Qu’il avait vécu en Suisse étant plus jeune, mais qu’il nétait de retour que depuis quelques mois. Il avait été dans une école privé à Leysin. Qu'il aimait beaucoup le ski, le snowboard et m'a demandé si j'aimais les sport d'hiver. Hhhhh, petit toux. Oui, j'aime les sports d'hiver, mais je les aime encore mieux sous le soleil d'hiver et sur une terrasse. Ils avaient un chalet à Zermatt, et il espérait que je monterais cet hiver.

Je lui ai dit que je savais par Thomas et aussi Paul, que Thomas et lui s’étaient un peu pris la tête. Je voyais que Pascal choisissait ses mots au cas où nous étions écoutés pour m'expliquer pour Jess... Arf, je voyais qu'il n'était pas très à l'aise. Puis, pour clore le sujet, il m'a dit que quoi qui se passe, il n'aimait pas parler de choses tant qu'il n'avait pas de réponses ou de solutions. C'était un peu mettre la charrue avant les boeufs, et il n'aimait pas trop ça.

Je lui ai posé des questions à propos de Cassandra. Son sourire a disparu. Je n'aurais pas dû, quelle tarte! Je ne sais pas ce qui m'a pris de lui poser une question pareille. De quoi je me mêle enfin !!! Il m’a expliqué qu’il sortait avec Cassandra et à la mort des parents de Thomas et Jess, il avait dû rompre avec Cassandra. C’est là que son mariage avec Jess avait été décidé.

Un moment donné en parlant, Pascal a failli me prendre la main, il a suspendu son geste et à la place, il a attrapé le sel. On s’en ait rendu compte tous les 2. Il s’est mordu la lèvre en étouffant un rire. Il s’est senti un peu bête avec la salière dans la main, alors il a salé énergiquement son plat...  C’était déjà assez salé... Moi, j’ai pas pu m’en empêché, j’ai éclaté de rire.

Il avait l’habitude d’être seul et il était un peu solitaire à sa manière. Pascal aimait beaucoup voyager, mais pas spécialement pour aller visiter tous les monuments et musées.

Il préférait se mêler à la foule, mais pas au point d’aller vivre et dormir n’importe où. Il aimait surtout le contact avec les gens du coin plutôt que le contact avec des objets inanimé. Ça m’a fait sourire, parce que je suis pareille. Ce qui ne voulait pas dire que s'il était en Égypte, il n'irait pas voir les pyramides! Mais tout son séjour ne serait pas consacré à la visite de monuments! Il aimait aussi beaucoup faire de la photo.

Je n’avais pas spécialement envie de manger, mais plutôt d’aller me balader avec lui. Mais Pascal m’a chuchoté que pour la 1ère fois, sous l’oeil de Moscou, valait mieux qu’on soit dans un restaurant. Il était sûr de ne pas faire de faux pas au moins. J’ai rit. Alors on est resté là.

On s’est beaucoup amusé et franchement c’était sympa. Je ne sais pas pourquoi j'avais si peur. J'aimais vraiment beaucoup sa compagnie.

* * *

C’était le début de la soirée, et j’étais vraiment crevée. Je rêvais d’un peu de tranquillité et de calme... J'essayais de manger quelque chose, je venais de passer une heure au fourneau! Ah oui, Patricia, ne cuisine pas... Alors en général, elle attend que je veuille bien faire quelque chose pour manger, sinon c'est livraison de pizza, chinois, etc...

Une de mes copines, Brig, qui vit au USA, en Floride, m'a appelée. Je la connais depuis... poufff, très, très longtemps. Hu-m, mouais, je connais la plupart de mes amies depuis des siècles. Je suis très fidèle en amitié, en général, c'est à vie.

Depuis quelque temps, Brig m'appelle pratiquement tous les soirs de la semaine... Bon le "tous les soirs" me gave un peu. Je ne peux pas faire grand chose d'autre avec le téléphone collé à l'oreille. Elle est très déprimée parce qu'elle vit une histoire d'amour compliquée. Quant c'est comme ça, ben, on a besoin de ses amis.

Ça énerve un peu Pat, qui connaît Brig, parce que finalement, on ne passe pas la soirée ensemble. Je suis dans une autre pièce avec téléphone et ordi. C'est un peu chiant... Mais hé, c'est bien connu, les filles sont de vrais maniaques du téléphone ou des conversations qui durent des heures. J'ai calculé que Brig et moi avons passé, un soir, 6h d'affilé non-stop au téléphone. Un peu excessif quand même. Et pas 1x, dans nos conversations, je n'ai parlé de moi. Elle m'a raconté ses impressions, ses sentiments, son mec pendant plus de 6h et ça, au téléphone; USA-Suisse! Waouh. Ça va nous coûté bonbon, c'est sûr.

Et ça, c'est presque tous les soirs de la semaine!!! Le week-end, si je la laissait faire, j'aurai aussi l'oreille collé au téléphone. Et ce soir, elle avait le moral dans les tongues...

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239.1 -- (mardi) - Le pot en pote ?

Publié le par JaneDo

 Le Pot en Pote ?
(26 août 08-mardi)

Depuis que je me suis réveillée, je tourne en rond comme une hélice! Je me prépare, je me prépare pas? Finalement, j’ai décidé de me préparer.

J’étais un peu anxieuse, nerveuse, excitée... j’avais envie d’appeler Pascal. Je savais plus ou moins, d'après la conversation bizarre devant chez Paul, qu’il aurait aimé qu’on aille mangé ensemble ou tout simplement se voir? Hha Hha... pffffou... Être nerveuse comme ça n'avait aucun sens... Trop nul... Surtout avec un garçon, que je pense quand même connaître un peu maintenant... Depuis le temps, cette espèce de nervosité d'anticipation était complètement débile!

J’ai décidé de passer à l’agence (mon boulot) pour apporter les derniers croquis et projet. Ça allait m’occuper et m’enlever de la tête le fichu téléphone à faire. J’avais finalement décidé de n’appeler que dans l’après-midi. Cela me donnait un peu plus de temps pour m'y préparer... je ne suis pas très courageuse!

Quant mon natel a sonné, j’ai reconnu le numéro à Pascal. J’avais déjà des palpitations avant même de répondre... Complètement à la masse... grrr... La voix est un instrument, comme un instrument de musique, et je dois dire qu’il maîtrise la sienne à fond. J’adore les intonations de sa voix, ses craquelures, le sourire qu’il y fait passer et tout... bref j’arrête...

Pascal me proposait  de manger avec lui à midi.

Fini de me scléroser pour l'appeler. Plus besoin de réfléchir à quant, ni quelles allaient être mes 1ers mots... Pascal avait pris les devant. J'adore les mecs qui prennent les devants, c'est top sexy à mes yeux. Comme, je ne l’appelais toujours pas, et qu’il allait avoir un meeting jusqu'à midi, il m’a vite appelé avant.

J’étais tendue, parce qu’il allait falloir faire attention à ce qu’on allait se dire. Pas se prendre la main, ni se regarder bêtement, éviter les silences qui en disent longs... Arf, je ne comprenais pas très bien pourquoi Pascal voulait qu’on aille manger ensemble?  Éviter de parler de nos secrets en fait... ça allait être pénible.


* * *

Je l'ai retrouvé au casino. Mon coeur se met chaque fois à jouer des claquettes quant je le vois. Comme s'il devinait ma timidité, il m'attendait à l'extérieur. J'aurai pu me jeter à ses pieds, pour le remercier, rien que pour ça. Je suis tellement timide, que ça me bouche la vue et je ne l'aurai pas vu même s'il avait été le seul dans le restaurant... quoique!! Et ce sourire, ciel, comment peut-on avoir un sourire aussi MIAM. Comme il était chou. Je l'avais rarement, sinon jamais, vu en habit de travail. Et il était à croquer, carrément renversant. S'il m'intimidait déjà avant, inutile d'en parler maintenant... Totalement pire. Fini le short, les jeans ou le t-shirt. J'avais l'impression de rencontrer un nouveau Pascal. Pour la 1ère fois, honte à moi qui le scrute sans arrêt, je remarquais ses cheveux qu'il laissait pousser depuis qu'on s'est rencontré. Ça lui allait trop bien.

En entrant dans le restaurant, je voyais les regards des filles se tourner vers lui et je dois l'avouer, j'étais assez fière d'être sa cavalière. Je me suis demandée s'il se rendait compte à quel point il était mignon!

On pouvait se parler un peu, en chuchotant par moment. Pascal avait réservé une table un peu à l’écart vers les fenêtres et on avait une vue imprenable sur le lac et les côtes françaises. Avec le bruit ambiant, se serait dur à moins d’avoir un micro collé sur notre table, d’entendre ce qu’on se disait, mais on ne sait jamais. Fallait faire attention à ne pas se toucher, et les regards...

Je ne sais pas pourquoi j’avais tellement la trouille... Peur qu’on ne sache pas quoi se dire en dehors des plumes? Peur qu’on ne sache pas parler d’autres choses que de “nous 2”? Mais finalement, c’était même très chouette ce dîner, parce qu’on apprenait à se connaître mieux.

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238 -- Dr.Ruth moi !

Publié le par JaneDo

Docteur Jane - Ruth moi
(25août08-lundi)

J'adore être chez moi, j'adore mon chez moi et j'adore carrément y être seule... Patricia m'a poussée à sortir dimanche soir... et maintenant, je suis légèrement crevée comme un ballon d'eau. Pourtant, je n'ai pas fait long feu. Je crois que je suis restée dehors une petite heure et je suis rentrée dans mon antre.

J'ai toujours des tas de trucs à faire et je ne m'ennuie jamais. Ce qui fait que parfois, quant Patricia me raconte son mal être d'être seule, j'essaie de l'imaginer, mais j'ai un peu de peine! Elle a besoin d'être avec quelqu'un et ça, je comprends juste pas. Elle n'arrive pas à s'occuper, elle n'aime pas lire, n'aime rien faire seule, n'apprécie pas son appartement si, elle y est seule... Bref, tout le contraire de moi. Mais c'est sans doute pour ça qu'on s'entend bien. On doit sûrement se compléter quelque part !!!

C'est lundi, et le lundi, j'ai mon petit train-train habituel. Voir ma famille, et après, hop, j'ai la paix pour tout le reste de la semaine. C'est aussi une manière de vérifier que tout le monde va bien et de voir mes neveux, et tout.

En fin d'après-midi, après avoir fait ma tournée, je suis rentrée pour trouver mon meilleur pote (scouateur-1) devant la maison. Il venait de me laisser un petit mot dans la boîte aux lettres pour dire qu'il était passé. Je l'ai invité à prendre un caf. Il m'a raconté ses mésaventures amoureuses.

Hafff, Tchoy ne s'en sortira jamais lui...

Il n'a aucune idée des attentes d'une femme. Malgré les conseils s'y prend de travers. De temps en temps quant il suit les conseils à la lettre, il arrive enfin à en trouver une qui tombe amoureuse de lui... et  pafff, il devient hyper collant, joue au macho au mauvais moment... La traite bien en intimité et la traite comme une pétasse emmerdeuse en public et se fait larguer. Là, il vient pleurer qu'il ne comprend pas!! Je crois que je devrais me transformer en Dr.Ruth bientôt... non elle est pas terrible... Dr.Jane tiens! Patricia et moi, avons essayé de lui remonter le moral. Bien sûr, il y a des choses qu'il n'a pas dites, vu la présence de Pat, mais je les devine!!! Il a failli s'endormir son mon canapé...

Il avait rencontré une gentille fille. Ils ont commencé à sortir ensemble, et il a fallu qu'il la harcèle pour savoir qui elle appelait, avec qui elle parlait et tout, l'accusant de mentir s'il avait l'impression qu'elle parlait avec un copain! Au bout d'un moment, elle en a eu marre! Il a commencé à devenir un peu fou, la suivant à son travail et n'acceptant même pas qu'elle sorte prendre un verre avec ses copines! Mais qu'est-ce qui lui a prit? D'habitude Tchoy n'est pas aussi dingo. Bon c'est vrai, qu'il devient toujours collant avec ses copines, mais le harcèlement comme ça... je connaissais pas. Le pire, est qu'il ne s'en rend même pas compte et raconte ça, comme si ses réactions étaient normales! Bof!

Je pensais à Pascal, je me demandais ce qu'il faisait? Est-ce qu'il pensait à moi?

Ce soir, je crois qu'il avait un entraînement ou un truc du genre. J'avais eu envi de l'appeler, mais je me suis retenue. J'avais emmagasiner un peu de lui ce week-end, alors ça allait.

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237 -- (dimanche) - Manic Sunday!

Publié le par JaneDo

Comme il fallait s'y attendre, Pascal a eu des ennuis...

Quant il est rentré, non seulement une Jess en pleurs l'attendait, mais aussi un Thomas furieux. Inutile de dire qu'évidemment du coup, la culpabilité s'est emparé de lui. Jess ne voulait pas lui parler et elle a été se barricader dans la chambre. Thomas était très en colère et lui a demandé où il avait passé la nuit. Paul les a interrompu pour leur demander s'ils voulaient vraiment parler de ça.. ici?

Pascal, à contrecoeur, est monté avec Paul chez Thomas.

Paul leur a suggéré de baisser d'un ton sinon Jess pourrait les entendre. Paul voulait rentrer, mais il avait un peu soucis que les 2 n'en viennent aux mains. Thomas fulminait. Pascal lui a dit qu'il savait bien où il avait passé la soirée, c'était inutile de revenir là-dessus. Que ce serait mieux que Jess sache tout, une fois pour toute. Que Jess se doutait bien qu'il voyait quelqu'un d'autre, ça, il en était presque certain, alors toute cette charade l'épuisait. Thomas l'a culpabilisé un peu plus, en lui demandant, si ça ne lui faisait donc rien de faire souffrir Jess. Mais bien sûr que ça lui faisait de la peine. Pascal pensait, quand même, qu'elle avait le droit de savoir contrairement à son frère. Thomas a eu un petit rire ironique en demandant à Pascal, ce qu'il pensait lui dire exactement, hein? Si Jess avait le droit de savoir, elle avait le droit de tout savoir, de savoir la vérité et ça allait avec, qui?

GLUPS, là, Pascal était coincé... Il avait fait la promesse de ne jamais mentionné de nom!

Thomas était sceptique, Pascal voulait avouer la vérité à Jess? Lui qui était incapable de lui avouer à lui, son meilleur ami, son ami d'enfance qui c'était? Alors Thomas lui a reposé la question, mais Pascal ne pouvait pas lui répondre. Thomas lui a dit qu'il serait temps qu'il se secoue un peu, qu'il reprenne ses esprits. Qu'il arrête cette histoire avec cette mystérieuse fille, qu'il n'était pas capable de nommer et cette ridicule histoire de fesses. Pascal s'est énervé, lui qui s'énerve si rarement. Il a demandé à Thomas d'arrêter ses qualifications débiles. Il avait essayé de ne plus me voir, mais il n'y arrivait pas, c'était au-dessus de ses forces. Thomas lui a dit que ce n'était qu'une passade et qu'il devrait arrêter de faire inutilement souffrir les gens qui l'aime.

 Thomas m'a appelée pour m'inviter a passé l'après-midi avec lui.

Il était toujours encore un peu furieux et m'a raconté un peu tout ça, en vrac, par téléphone, et que ça lui ferait du bien de me voir. Paul a rempli les bouts manquants. Sachant ça, je n'étais pas vraiment d'humeur à aller là-bas. En fait, je ne pensais pas que c'était une bonne idée. Paul m'a appelé aussi pour savoir si j'y allais ou pas. Je savais que c'était pour transmettre le message à Pascal. Je lui ai dit que je n'irais pas. Paul a insisté pour que je passe chez lui avant??? Heu! Je venais de lui dire que je n'irais pas, et je n'ai pas tout de suite saisi pourquoi il insistait, surtout sur, "avant" d'aller à quelque chose où je n'irai pas... Puis j'ai compris.

C'était en début d'après-midi, dimanche, et j'étais en training, pas vraiment habillée pour une sortie. Mais j'ai filé chez Paul. Comme je m'y attendais, Pascal était là. Paul nous a laissé seul pour aller prendre une douche et se changer.

Pascal m'a fait signe de ne rien dire et il m'a juste serré dans ses bras. La TV faisait bruit de fond. On est pratiquement resté comme ça, tout en chuchotant, jusqu'à ce que Paul sorte de sa salle de bain. Pascal avait juste envie de me serrer dans ses bras même si c'était juste pendant 5 minutes. Ça lui faisait super plaisir et du bien que je sois venue. Pascal me fait toujours perdre pieds avec de petits riens... Je crois que j'aime ces petits riens... Comme me caresser les lèvres du bout des doigts quant je lui parle, ça me fait bégueiller et perdre tous mes effets. Aussi quant, au lieu de m'écouter avec concentration, il s'amuse à me coincé les cheveux derrière les oreilles en me  faisant des bisous, ou même ses jeux de mains... Ça me déconcentre, et j'ai le coeur qui se met à flancher dangereusement. Bon, c'est pas pire que quant il plonge ses magnifiques yeux verts dans les miens... j'en perds l'usage de la parole ARF...!

Il savait que je n'allais pas avec eux et il a bien essayé de me faire changer d'avis. Mais je me sentais pas l'envie de supporter Thomas qui semblait d'humeur massacrante.

On est descendu tous les 3 et Pascal m'a demandé de l'appeler pour aller prendre un verre ou manger ensemble. J'ai compris que c'était pour la galerie. Pascal est parti vers la voiture, pendant que Paul me demandait ce que je faisais mardi soir, et si on pouvait aller se manger un truc. Ils étaient un peu nul, j'ai failli éclater de rire. C'était quand même bizarre que tous les 2 me demande un rendez-vous, quant on descend de chez l'un d'eux, non! Bref, discussions en codes... Et je les ai regardé partir. Une golf grise stationnée entre 2 maisons presque en face de chez Paul a immédiatement démarré après eux... C'était Ducky et un de ces acolytes. Waouh... J'ai fait semblant de ne pas les avoir remarqué et je suis partie de mon côté.

Je suis rentrée les jambes un peu flageolante...

Ducky travaillait aussi le dimanche? Mais alors, il le suit tout le temps? Ça doit coûter une fortune... Je crois que j'avais un peu les flopettes. En repensant à samedi soir, j'espérais qu'il n'avait pas réussi à suivre Pascal, sinon on était dans la boîte! Fallait vraiment que je fasse extra gaffe. On ne pouvait pas tout le temps utiliser Paul, parce qu'à la longue... Ducky le devinerait !

Je commençais à avoir une assez bonne idée de ce que ce doit être, d'être traqué par des paparazzis... Détestable!

Brian m'attendait devant la maison quant je suis rentrée. Heum, il avait trouvé porte close et je ne répondais pas à mon natel. Pour cause... je l'avais oublié à la maison! J'avais aussi oublié que Brian devait passé. Arfff, j'oublie tout ces temps-ci. On avait décidé de passer l'après-midi ensemble. Poisse.

J'avais envie de rester un peu tranquille aujourd'hui.

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