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Lun - 15 juin 2020 - Jour J-4...

Publié le par JaneDo

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Lun - 15 juin 2020  -  Jour J-4...

Pascal m'a demandé de rester. De rester toute la semaine, ou il pouvait venir chez moi si je préférais. Il avait l'air tellement désespéré de me faire accepter, ça m'a touché. Je sais bien qu'il a du shampoing, des tonnes de produits de douche, mais il y a des choses pour lesquelles j'aime mieux être chez moi, en toute intimité.

Rester le week-end, ça commence à ne me poser aucun problème, mais je ne suis pas installée chez lui, alors il me manque toujours mes petites affaires. Oui, je sais, je suis bourrée de manies. Par exemple, me laver les cheveux et faire mon brushing, je préfère chez moi.

Chez moi, je peux me balader à poils d'une pièce à l'autre, sans gêne. Son foehn n'est pas aussi performant que le mien, c'est juste un sèche-cheveux, moi il m'en faut un qui discipline mes cheveux frisés. Je rapporte toujours mon linge sale chez moi. Hors de question que je les laisse traîner chez lui pour sa femme de ménage.

Puis, il y a l'épilation, la chasse aux poils indésirables, soins des pieds, et touti quanti, que je ne ferai jamais chez lui. Autant qu'il garde l'illusion que je suis presque parfaite naturellement. C'est beaucoup de travail en arrière plan qu'il n'a pas à découvrir. Une des raison qui fait que je ne veux pas vivre avec un mec, quel qu'il soit.

Mettre tout ça sous le nez de son partenaire c'est tout gâché, c'est détruire le mystère, c'est, en tous cas pour moi, un tue-l'amour terrible. Et dire que certains pensent qu'on peut sans autre se faire les boutons devant son partenaire, beurk beurk beurk. Iark. Sans compter les mimiques qui vont avec!!!

C'est des choses que je n'ai pas à savoir de mon partenaire. C'est peut-être pour ça que j'adore tellement Pascal... Je ne l'ai jamais vu faire des trucs qui me dégoûteraient...

Quand même la boule au ventre à me rappeler qu'il part ce week-end, alors j'ai promis de m'arranger pour retourner chez lui ce soir. Et c'est ce que j'ai fais. Caro n'était pas très contente, mais bon. Il ne reste que quelques jours avant de le voir s'envoler pour New-York. Et moi aussi je veux profiter de passer le max de temps avec lui.

Cette semaine va être un peu lourde, dans le sens que Caro aussi est là tous les soirs... Elle commence à déprimer, et ça se voit. J'espère que j'arrive mieux à le cacher qu'elle. Ou... peut-être que je devrais me laisser aller un peu plus??? Après tout, ça m'angoisse qu'il s'en aille, alors pourquoi faire autant d'effort pour le cacher.

L'empêche, ça doit être pénible pour lui... On a mangé presque en silence, son voyage jetait une ombre de tristesse entre nous. Oui, ça commence à faire peur, les jours passent trop vite. En allant nous coucher, j'ai pas pu m'empêcher de faire le compte; il reste 4 jours... 4 foutus petits jours. Boule à l'estomac.

Je me suis reprogrammée pour être la plus gentille, douce possible, pour que quant il pense à moi là-bas, il se remémore ces derniers jours; mon sourire, mes petits gestes de tendresses, mes bisous, les rires, mes yeux qui le couvent d'amour, et lui dire que je l'aime autant que possible...

Lui laisser un paquet de bons souvenirs, qui l'encouragent à revenir aussi sec vers moi... vers nous...

Soyons sérieux, je ne pourrais jamais tenir plus d'une semaine à faire la gentille... S'il ne partait pas ce week-end, j'aurai râler sur Caro. Ou peut-être que je l'aurai renvoyer chez elle.

Mais "façade" oblige, j'ai gardé le sourire, ignoré les moments où elle se jetait sur Pascal, parfois la larme à l’œil.

Je dois avouer qu'elle était mignonne et attendrissante. On pouvait lire dans ses yeux sa détresse et à quel point elle l'aime. Au point même ou ça me rendait un poil jalouse. J'aurai voulu pouvoir être aussi attendrissante et chou. Je ne pense pas que c'était de la comédie.

Pour la consoler, Pascal lui faisait des bisous et lui rappelait qu'il ne partait pas pour toujours. Elle lui répondait toujours "même". Même ses "même" était mignon.

Quant je la vois faire, je me dis que je suis plutôt coincée et raide. A cause d'elle, de sa présence, je n'ose pas me laisser aller à être aussi libre, ni à le coller comme une limace.

Mais il faut que je me démarque, sinon Pascal ne se rappellera que d'elle... et pas de moi... J'ai le cœur lourd... Je crois que Pascal commence, lui aussi, à sentir la pression. Thomas lui, au contraire, semble très heureux. Ce foutu virus ,'a lâchement laisser tomber! Ils n'auraient pas pu partir sinon... et ça m'aurait plut.

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Dim - 14 juin 2020 - Un temps à dormir

Publié le par JaneDo

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Dim - 14 juin 2020  -  Un temps à dormir

Vers 10h, on s'est levé à cause du bruit. On a rien demandé à personne, mais ils étaient tous là, avec des croissants et du pain, comme excuse. Y en avait trop; Thomas, Bekky & Paul, Sarah, avaient eu la même idée, pour ne pas se présenter les mains vides. J'étais pas très contente, il faisait un temps de rêve pour dormir; orage et pluie.

Ni moi, ni Pascal n'étions très content, on avait pensé faire la grasse matinée...

Caro jouait les maitresses de maison, et ils aidaient tous bruyamment à mettre la table, préparer des œufs au bacons, œufs brouillés, confitures, café etc. Nous, on tirait la gueule.

Pascal a voulu les expédier chez Thomas, mais comme tout était déjà sur la table, on a pas eu le choix. Il les a averti; après le déjeuner, il ne voulait voir personne.

Sarah avait cru que Caro avait dormi ici, et a été surprise de me voir sortir de la chambre avec Pascal. Elle n'avait pas vraiment cru Paul, quant il lui avait dit qu'on sortait toutes les 2 avec Pascal. Elle devait se sentir mal à l'aise d'avoir voulu me monter contre Caro. Tout montrait qu'on était amies.

Après le déjeuner, ils sont tous monté chez Thomas. On a pris notre douche avant de monter un moment.

Dès que l'orage s'est mis à battre les mûrs et les fenêtres, on est redescendu se jeter au lit. En haut des escaliers, en voyant que Caro était restée en arrière, Pascal a fait demi-tour et a été récupérer Caro par la main, pour l'emmener avec nous. De l'extérieur, si je n'étais pas impliquée, c'était mignon comme tout, et très explicite.

Caro a rosi de plaisir et a suivi sans un mot. Toute contente. Pascal a bouclé la porte entre les 2 appartements.

On a passé toute l'après-midi au dodo, à faire tout ce que des couples peuvent faire dans un lit. Dormir aussi. Plus tard, quant je me suis réveillée, Pascal et Caro avaient quitté la chambre. Ils préparaient à manger pour le souper. Je ne sais pas si j'appréciais vraiment qu'il ait embarqué Caro tout à l'heure.

Caro dormait ici ce soir, alors je ne sais pas si c'était tellement juste. La journée était à moi, non... Mais, c'était chez lui, s'il voulait qu'elle reste, je n'avais pas mon mot à dire. C'est évident, il l'aime... elle aussi.

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Article publié depuis Eklablog

Publié le par JaneDo

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Sam - 13 juin 2020  -  Interagir avec un film...

Après le petit déjeuner, Pascal voulait aller courir, alors j'ai décidé de rentrer chez moi. Question de me laisser aller et de profiter de quelques heures toute seule. J'étais persuadée qu'il n'allait pas vraiment courir, mais plutôt faire un crochet chez Caro. Je me suis planquée pour vérifier, question de balayer les doutes.

J'avais raison. Elle l'attendait... Ils avaient réussi à se donner RV sans que je m'en aperçoive...

Je dois faire gaffe, un de ces 4, les voisins vont finir par me dénoncer et dire qu'une étrangère louche espionne chez elle! J'aurai l'air fine. Bof, si c'est seulement à eux, Pascal ou Caro, je dirais la vérité; je voulais juste être sûre de ne pas m'être trompée. Mais, si les flicos s'en mêle...

Le soir, j'ai averti avant mon arrivée. Je m'attendais bien sûr à trouver toute la petite clique habituelle (Paul, Michael, Sarah, Thomas & Bekky, Caro, Pascal et moi), une fois chez Pascal. Grâce au ciel, ils ont fait ça chez Thomas. Ce qui m'arrange. Quant j'en ai marre, je peux simplement descendre me coucher.

Ç’aurait été mission impossible et nettement plus difficile si c'était chez Pascal.

Le temps est gris et pluvieux par moment, donc pas de grillades dehors. Les garçons, enfin, disons plutôt Pascal et Michael ont fait des pizzas. Soirée cinéma & pizzas. Cool. Par contre, un truc super, c'est le film qu'ils ont mis; on pouvait interagir avec. Je ne savais pas que ce genre de truc existait!

Chaque fois qu'on pouvait choisir le destin des protagonistes, on se lançait dans des discussions enflammées pour savoir dans quelle direction les pousser. C'était marrant. Je pense que c'est plutôt un jeu, et pas un vrai film? Je sais pas, en tous cas, c'était génial. A refaire absolument. J'ai adoré. C'était fun.

Je me suis efforcée à ignorer Sarah et son petit manège. Elle n'était pas affublée de sa copine Monica. Tant mieux. Je n'ai pas pris ombrage de toutes ses petites tentatives, ni de leurs petites discussions à l'écart, chaque fois qu'elle en avait l'occasion. J'ai bien sûr remarqué ses petits coups d’œil pour voir ma réaction. Mais, je m'en fou.

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Ven - 12 juin 2020 - Balade sous la pluie...

Publié le par JaneDo

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Ven - 12 juin 2020  -  Balade sous la pluie...

Chaska n'a pas arrêté de me harceler depuis ce week-end. Calmée, pour ne pas me lâcher au téléphone, je l'ai enfin rappelée. Et la voilà qui insiste encore pour me coller aux fesses samedi. Pour avoir la paix, j'ai accepté, mais j'en avais pas envie du tout. Elle me fiche en l'air mes week-ends à la fin! Elle me gonfle.

J'ai un peu attaqué le jardin ce matin... donc, on aura pratiquement rien à faire, à part passer la tondeuse.

Oui, il fallait absolument passer la tondeuse. Comme il pleut tout le temps, le jardin ressemblera bientôt à une forêt si ça continue. Donc, puisque Chaska tient tellement à venir jusqu'ici samedi, autant la faire bosser, et redonner un aspect potable à mon jardin.

On a bien bosser. J'ai taillé quelques arbres qui en avaient bien besoin, et mon jardin respire enfin. Elle a d'abord fait le ménage dedans, puis on a pris un café, mangé un petit truc, avant d'attaquer le jardin. Après l'avoir éjectée au métro à Epalinges, je suis rentrée faire une petite sieste, avant de filer chez Pascal.

J'avais fait les courses, parce que j'avais une idée précise de ce que je voulais manger ce soir. Dès que je suis arrivée, j'ai attaqué le souper; Haut de cuisses de poulet, avec une sauce maison et du riz au morilles. C'était prêt quant il est rentré du boulot. Je ne voulais pas être coincée à la cuisine, et j'en avais fait assez au cas où Thomas etc, passent.

Pascal était translucide de bonheur de me voir déjà là. Il aime ne pas rentrer dans un maison vide.

Pour se libérer du stress de la semaine, il voulait aller courir. Je lui ai suggéré une promenade au bord du lac. Il pleut, donc on allait être trempé, qu'importe. J'aime bien la pluie, et j'aime bien me balader sous la pluie. Seul moment où il n'y a pas âmes qui vivent sur la plage. C'est reposant.

S'il avait eu l'idée de passer chez Caro, il n'en a rien dit, et c'était fichu. J'y avais pensé, d'où l'idée de la promenade.

Évidemment, on a eu toute la clique pour souper. Caro avec. Après le souper, je voyais bien qu'elle scotchait un peu en espérant que quelqu'un allait lui proposer de rester, ou à chercher une raison de traîner ici.

J'avais déjà pris une douche après la promenade, pour me réchauffer les os. Je suis allée me changer, espérant la voir partie à mon retour.

J'avais à peine tourné le dos et pénétré dans notre chambre que je l'entendais demander de rester. Il a dit qu'il n'avait pas l'impression que j'aie envie de voir du monde ce soir. Puis, elle était tout le temps plantée ici quant j'y étais, est-ce qu'elle ne pensait pas que j'avais aussi droit d'un peu de tranquillité aussi?

Bien joué mon adorable petit chou! Il lui a proposé d'aller squatter Thomas et Bekky... Rire.

Ses parents ont appelé pour savoir où il en était avec les billets d'avion. Il leur a dit de regarder ça avec Thomas, c'est lui qui s'occupait des réservations. Je m'étais plantée dans la chambre pendant le coup de fils de sa famille aux States. Ils ne fallait pas qu'ils sachent que j'étais là.

Pascal a parlé un moment avec Jess. Je l'ai trouvé plutôt gentil et même tendre au téléphone. Hum, j'allais pas en faire un fromage. J'ai trouvé ça un peu... un peu... Est-ce qu'il jouait sur les 2 tableaux? Ce ne serait pas le 1er homme à dire une chose et à faire tout son contraire. Avait-il encore des sentiments pour elle? Peut-être bien...

Je ne voulais pas me prendre la tête avec ça. Caro était rentrée, c'était déjà ça, et il ne semblait pas si pressé d'aller retrouver Jess à New-York. Je n'avais pas à me plaindre de lui. On a passé une délicieuse tendre soirée rien que les 2. C'était comme se retrouver au paradis de l'amour. Je l'adore à en mourir.

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Jeu - 11 juin 2020 - Se relayer...

Publié le par JaneDo

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Jeu - 11 juin 2020  -  Se relayer...

On va essayer de profiter de chaque jour, chaque moment qu'on pourra passer ensemble, avant que Pascal ne s'envole pour New-York. Je ne lui ai pas encore dis que.. je ne pense pas que je le suivrai.

Maintenant que son père, et ses relations, me fichent la paix, je ne veux pas risquer de me retrouver encore dans la ligne de mire. Ça me fait trop mal au cœur, mais, je ne vois pas comment je pourrais l'accompagner là-bas.

J'aurai l'air louche, surtout aux États-Unis, après 9.11, à traîner vers les bagages à attendre que lui et Thomas sortent, avant d'oser sortir à mon tour.

Puis, dehors, je fais quoi, je vais où? Oui, je sais, il organisera ça pour moi. Mais je ne vois pas comment faire pour ne pas sortir en même temps qu'eux une fois à JFK.

Et puis, il y a Thomas, est-ce qu'on peut être sûr qu'il ne dira rien? Que Jess ne le piègera pas à lui dévoiler ma présence? Puis, une fois à l'hôtel, je fais quoi? J'attends inlassablement, peut-être dans le vide? S'il ne reste pas avec sa famille, ils vont tout de suite se douter de quelque chose.

Et là-bas, je suis en terrain miner... Sur le terrain de jeu de ses parents... Trop  risqué... Le seul moyen en fait, se serait de prendre un autre vol... Et ça, ça me fait carrément chier...

Caro a appris pour son départ par Bekky. Elle est, elle aussi, à cent lieux dessous. Elle a appelé ce soir, et ils ont longuement parlé au téléphone. Difficile de ne pas alimenter sa jalousie, étant donné qu'elle sait que je suis là tous les jours. Je comprends si bien. Elle aussi voudrait le voir avant qu'il parte.

On ne sait pas ce qui nous attend après... S'il revient ou pas... S'ils vont réussir à le faire rester jusqu'à son accouchement? Par contre, grâce au Coronavirus, c'est  difficile de voyager... Donc, pour l'instant ils sont coincé ici.

Merci au Covid-19. Il paraît qu'ils doivent se faire tester, maxi 24h avant de prendre l'avion... Et une fois là-bas, même pas sûr qu'ils ne vont pas se retrouver en quarantaine! Ce serait comique, si ce n'était pas tragique.

Arhhh, comment dire à Pascal que je ressens de la pression de rester chez lui tous les jours? C'est difficile pour moi, même si j'aime être avec lui. Je ressens toujours le besoin de me retirer dans mon antre pour respirer. C'est égoïste, je le sais bien. J'en discuterai avec Caro, et aussi avec Pascal.

Peut-être que Caro et moi, on pourrait se relayer? En tous cas, ce soir, il ne lui a pas proposé de venir, et je peux imaginer sa déception...

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Mer - 10 juin 2020 - L'accompagner à New-York?

Publié le par JaneDo

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Mer - 10 juin 2020  -  L'accompagner à New-York?

Wahh, secoue toi ma fille ! Déjà que Pascal est down, je ne vais pas m'y mettre aussi. Il faut bien que l'un des 2 soit là pour remonter le moral à l'autre, non? Ça devra être moi.

Hum, manquerait plus que Caroline me coiffe aux poteaux et prenne ce rôle. Elle en est capable...

Pascal m'a demandé de  l'accompagner à New-York... J'ai failli dire non, mais après réflexion, je lui ai dis que j'allais y réfléchir. Inutile de me rappeler que j'ai peu de temps. J'ai beau retourner le problème dans tous les sens; je ne peux pas vraiment faire ça. Si son père s'en aperçoit ou l'apprend, je suis dead!

Connaissant Pascal, il n'arrivera pas à cacher ma présence très longtemps... S'il s'absente le soir pour venir me rejoindre, on se fera prendre! Si d'aventure, on mange ensemble, que ce soit midi ou soir, on se fera prendre! Donc, je fais quoi? Je reste enterrée dans ma chambre d'hôtel pendant 1 semaine ou 2?

Puis, je fais quoi à l'aéroport? Je me déguise? Ce sera idem à l'aller comme pour le retour... Foutu d'avance! Bon, soyons positif, il y a bien une solution, c'est juste que je ne la vois pas... encore!

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Mar - 9 juin 2020 - J'avais tout faux...

Publié le par JaneDo

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Mar - 9 juin 2020  -  J'avais tout faux...

J'avais raison, il y a quelque chose, Pascal est tout bizarre. Sans être tout le temps à sourire, il n'était pas sombre comme ces temps. Il a une tête de renfrogner, maussade. Il ne sourit presque plus. Clairement, il se passe quelque chose. Je ne savais pas si je devais forcer les choses et le faire parler.

Parfois, c'est bien de ne pas tout savoir, surtout si ça peut vous donner l'envie de vous foutre en bas d'un pont!

Ce serait quand même le comble de laisser penser que je ne remarquais pas les changements et que mon homme n'avait plus d'appétit, qu'il jouait avec la nourriture dans son assiette, qu'il était devenu grinchu.

Et surtout, il avait perdu du poids en l'espace de 15 jours! Je devais le faire se confier coûte que coûte.

Il m'avait appelée ce matin, à son ton déjà, je savais que ça n'allait pas, même s'il faisait semblant d'être enjoué. C'était trop forcé. Puis, il a insisté, insisté. Pour midi, je n'arrivais pas, mais il a quand même insisté. Il disait avoir besoin de me voir, même 5mn. Pour finir, on a convenu d'aller manger ensemble ce soir.

Je me suis sentie tourmentée, mal, parce que je sentais qu'il n'allait pas bien. C'était un fait si rarissime, j'ai décidé de lui faire la surprise de passer à son boulot; lui accorder les 5 petites minutes qui semblait si important pour lui.

Hélas, quant je suis arrivée à son travail, sa secrétaire est venue à la réception pour me dire qu'il était en réunion, que ça risquait de durer 1 bonne heure. Arf. Je lui ai demandé de lui transmettre un petit mot, dans la réunion, pour qu'il sache que j'étais là, question de savoir si je devais attendre ou pas.

Je me suis installée et j'ai commencé à feuilleté les magazines. Je m'attendais à voir sa secrétaire redescendre, ou peut-être passer le mot aux réceptionnistes, mais certainement pas à voir Pascal en personne. Au moins, pas avant 1h! Dès qu'elle lui a transmis le mot, il a quitté la réunion pour venir me serrer dans ses bras.

Les réceptionnistes étaient scotchées... Elles se lançaient des regards d'incompréhension... Sous le choc quoi... Bon, moi aussi, je ne m'attendais pas à ce qu'il fasse ça à son boulot...

Pascal a retrouvé le sourire. Il m'a serré si fort. Pris le visage entre ses mains, fait des bisous, et serrer encore. Il a chuchoté que je lui manquais, que je lui avais fait un énorme cadeau, qu'il avait tellement eu envi de juste me serrer contre lui. Il est reparti tout heureux.

Au moins, j'avais marqué sa journée, et lui avais fait retrouvé un peu de son allant.

J'étais en avance au resto. Chose rarissime chez moi. Je me fais un point d'honneur d'arriver toujours 5 à 10mn après l'heure. Déjà, parce que je ne suis pas fichue d'être à l'heure, donc c'est même pas forcé.

Pascal avait l'air moins maussade, plus calme. Il a même souri en arrivant. Il s'attendait surement à me voir arriver en retard comme d'habitude. J'étais un peu mitigé, parce que je craignais de le forcer à parler. Je ne crois pas que je voulais vraiment savoir ce qu'il avait, surtout si ça devait se rapporter à la garce à qui je pensais.

Mais, j'avais tout faux... tout tout faux... Ce qui le préoccupait tant, c'était qu'il devait partir pour New-York dans les jours à venir. Avec Thomas, qui était chargé de prendre les billets.

Leur départ avait été prévu pour le samedi qui arrive, mais, il avait forcé Thomas à repousser au week-end prochain... parce qu'il n'avait pas réussi à m'en parler.

C'était donc ça! Et moi qui avait cru qu'il avait fait une bêtise, donc des choses à se reprocher... Tout faux!

C'est pas pour autant que j'étais contente, au contraire. De savoir qu'il allait bientôt s'envoler pour New-York, retrouver femme et parents, ne me réjouissait guère. Du coup, j'étais aussi déprimée qu'il l'avait été, sinon plus. L'angoisse m'a envahie, couvert d'un lourd manteau gris. Mon cœur saignait déjà.

Je n'avais plus que 10 à 12 jours avant de me retrouver dans un désert sentimental... Je vais mourir de chagrin...

Oh, Pascal me connait bien. Même si je continuais à sourire, il savait bien que j'étais en-dessous de zéro... Il n'a même pas eu besoin d'insister cette fois, j'ai été dormir chez lui. Lui comme moi, on était à court de mots. Je flottais déjà dans le néant, trop triste pour parler, ou même pleurer.

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Coronavirus - Covid-19 rode toujours...

Publié le par JaneDo

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Restez  prudent    -    VIGILANT    -    C'est pas encore fini

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Le Coronavirus rode toujours, restons prudent, tous

Pensez à vous... à ceux que vous aimez...

Pour se rappeler du danger, il suffit de regarder à nouveau cette vidéo

 

Je ne sais pas qui a eu l'idée de faire cette vidéo, mais à la visionner, en tous cas... ÇA CALME...
(cliquer sur l'image pour voir la vidéo )

 On croit toujours que ça n'arrive qu'aux autres...

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Lun - 8 juin 2020 - Quelque chose à se reprocher?

Publié le par JaneDo

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Lun - 8 juin 2020  -  Quelque chose à se reprocher?

Ce matin, je suis partie en même temps que Pascal, après un petit café ensemble. Caro était restée au lit, elle dormait encore. Pascal a voulu savoir si je pouvais venir ce soir, et on sortirait manger ensemble. Mais, je ne pouvais pas. D'abord, c'était la soirée à Caro, et je ne pense pas qu'elle apprécierait, et j'ai un anniversaire.

C'était l'anniversaire du mec à ma frangine. Je n'avais pas prévu d'y aller. Comme elle avait prévu de faire une Bolognaise, et que je n'aime pas, j'avais utilisé ça comme excuse. Mais, les enfants voulaient me voir. Depuis le confinement et tout ça, on ne s'était pratiquement pas vu. Donc, pas le choix.

Pascal me cache quelque chose... Il me colle un peu beaucoup... Bizarre...

Comme hier soir, alors que je n'étais pas sensé être là, tout le temps à chercher le contact, à me prendre la main, me serrer contre lui, à m'en faire perdre le souffle! Allant jusqu'à se disputer avec Caro, alors qu'ils sont tous deux de nature douce, pas bagarreur pour un sous.

Bizarre, bizarre... J'avais remarqué qu'il était souvent dans la Lune, le regard triste... A croire qu'il a quelque chose à se reprocher... Trop bizarre. J'espère que ce n'est pas ce que j'imagine... Qu'il n'a pas osé me trahir avec la Sarah...

Je lui en voudrais à mort... Rien à foutre qu'il regrette ou qu'il m'ait pris si souvent dans ses bras...

Rien à foutre non plus qu'il soit obligé de partir bientôt, je ne pourrai pas supporter de le voir... Je serais plus que verte. Ce serait vraiment impardonnable, je l'avais averti. Cette fois, je pardonnerai pas si facilement. Et tant pis s'il doit rentrer aux État-Unis entre 2, ce serait pas la peine qu'il compte sur ma compréhension...

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Dim - 7 juin 2020 - Déjeuner en paix...

Publié le par JaneDo

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Dim - 7 juin 2020  -  Déjeuner en paix...

Ah non, je voulais un dimanche tranquille, hors à peine debout, l'invasion a commencé. Juste un dimanche calme et reposant. Je ne crois pas que j'arriverai à supporter encore du monde. J'avais l'impression du coup de ne pas avoir de week-end. Ou est-ce que c'est parce que je suis un poil déprimée???

Je pensais qu'après hier, on nous laisserait un peu tranquille et qu'on pourrait déjeuner en paix, mais non, Thomas et Bekky sont descendus. On avait à peine commencé qu'on a entendu une voiture, et Thomas nous a averti que Paul, et probablement Sarah (encore!!!) venaient se joindre à nous pour le déjeuner.

Ouais, ouais, ça voulait dire qu'ils allaient rester planter là toute la sainte journée...

Ha non, je ne pouvais pas... J'ai pris Pascal à part et je lui ai dis que je rentrais. Je ne pouvais pas supporter encore une journée entouré de monde, le bruit, la proximité, le manque de repos, etc, je préférais rentrer chez moi. Il ne voulait pas que je parte. Il a pensé que c'était à cause de Sarah.

Ça l'était, mais je ne pouvais pas lui le dire, alors j'ai juste prétendu que j'avais besoin de solitude... Heu oui, il me connait bien...

J'avais prévu de revenir en fin de journée, mais il m'a rappelé que Caro dormait là, et qu'elle restait là tout le lundi. Ha oui, j'avais oublié ce détail. Ben, il n'avait qu'à m'appeler si je pouvais venir et dormir là. Ou peut-être que je viendrais un moment et retournerait dormir chez moi.

D'être à la maison, je me suis tout de suite sentie plus reposée. Je regrettais presque d'être partie, parce qu'après tout, j'aurai pu les ignorer et lire dans mon coin, comme je faisais souvent. Personne n'aurait été surpris. Mais, l'idée de retourner là-bas et d'avoir à supporter tout ce monde me fatiguait.

J'espère que Pascal se sentirait frustré que je sois partie à cause d'eux et s’ennuiera toute la journée.

Moi qui pensait me larver chez moi, ben non... On dirait que tout le monde s'était donné le mot. Vers midi, j'ai cru reconnaître la voiture de ma frangine. Elle venait de déposer Kaya à l'arrêt du bus et pensait prendre un café avec moi. J'avais été si surprise de la voir, un dimanche, que je n'aurai pas pu refuser.

Puis Kaya a raté son bus, et sachant que sa maman venait chez moi, elle est venue se joindre à nous. Elle rentrait des écuries, alors elle était couverte de boue.

Au moment de partir, j'ai compris que ma frangine allait à nouveau la déposer au bus, ou au métro, un des deux. Ça lui faisait 1h40 de trajet jusque chez elle. J'ai eu pitié et j'ai décidé de la ramener jusqu'à la maison. Après l'avoir déposée, en rentrant, j'avais encore 3h de repos avant d'aller me noyer dans le bain de foule chez Pascal.

Pascal n'a pas appelé, alors je ne me suis pas foulée, je suis restée chez moi. Être seule me faisait du bien.

Pascal m'a bombarder de messages et d'appels, il voulait absolument que je rentre. Enfin, il voulait que je retourne chez lui.

J'ai remarqué depuis quelques temps, il avait tendance à utiliser des formules signifiant que chez lui, c'était chez nous. Il semblait tenir à ce que je sois avec lui ce soir. Pascal voulait venir me chercher.

Puis, Caro m'a laissé un message dans lequel elle disait s'être pris la tête avec Pascal à cause de moi. Elle est rentrée!

Ha! Comment ça? J'ai essayé de la rappeler, mais elle ne m'a pas répondu. Inquiète, je me suis changée et j'ai foncé chez Pascal. Que se passait-il? Je ne voyais pas en quoi j'étais responsable de sa prise de tête avec Pascal. Qu'est-ce que j'avais bien pu faire pour provoquer ça?

Ah voilà... Pascal voulait que je vienne, et Caro ne voulait pas; voilà la raison de leurs prises de têtes! Elle voulait l'avoir pour elle toute seule.

Sur la route, j'ai eu un pincement au cœur, en me rappelant que Pascal risquait de partir bientôt. Alors, je devais profiter un max, quant il est là. Sinon plus tard, je risquais de le regretter amèrement. J'avais oublié et j'ai fais ma grosse tête. Et j'ai eu encore plus mal au cœur en le voyant tout effondré. Mais heureux que je sois là.

Caro aussi devait être complètement effondrée, parce qu'il ne l'a même pas retenue, ni même poursuivie. Je sais que moi, je l'aurai été. J'ai toujours eu le cœur trop tendre, alors j'ai voulu arrangé les choses. Je pensais aller moi-même la chercher, puis j'ai pensé que ce serait mieux si c'était Pascal.

Il ne voulait pas, alors j'ai été moi-même lui tirer les oreilles.

Gênée de revenir, j'ai dû lui rappeler que Pascal n'était pas fâché et ne serait jamais vraiment fâché avec elle. Il l'aimait nom d'un chien. Elle savait bien qu'il était un gros nounours tout tendre, et elle pouvait bien avoir ses petites humeurs aussi.

Alors pourquoi n'est-il pas venu la chercher lui-même? Hum, ben, parce qu'elle m'avait dit que c'était de ma faute, c'est pour ça que je suis venue. C'était un petit mensonge pour ne pas briser son petit cœur fragile. Rassurée, son humeur a changé d'un coup, de morose à folle de joie!

C'était déjà passé 22h30, mais on a quand fait traîner pour profiter un peu de la soirée. Je ne regrettais pas d'avoir été chercher la petite folle. Elle est restée collée à Pascal telle la super glu. Je suis restée à ma place, c'est-à-dire en retrait. Mais je voyais bien dans le regard de Pascal qu'il m'aimait.

Bon, peut-être que je suis trop gentille... J'aurai peut-être dû penser à ma gueule... Mais je ne suis pas comme ça.

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